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samedi 3 février 2024

UNE ENFANCE VOLEE : L'AFFAIRE FINALY Téléfilm de Fabrice GENESTAL (FR-2008)

Une enfance volée : L'Affaire Finaly est un téléfilm français de Fabrice Genestal, diffusé pour la première fois le 25 novembre 2008 sur France 2. Je l’ai vu en diffusion vendredi 2 février 2024 sur la chaîne parlementaire.

Présentation

En 1938, à la suite de l’Anschluss, Fritz Finaly, médecin juif autrichien et sa femme Annie, se réfugient en France, à La Tronche, près de Grenoble. Le jeune couple donne naissance à deux enfants : Robert et Gérald. Le 14 février 1944, les époux Finaly sont arrêtés par la Gestapo et déportés à Auschwitz où ils sont mis à mort. Avant d’être arrêtés, ils confient leurs enfants de deux et trois ans à la pouponnière Saint-Vincent de Paul à Meylan, mettant une de leurs amies, Madame Poupaert, dans le secret. Celle-ci, craignant que les enfants ne soient découverts, demande l'aide du couvent des religieuses de la Congrégation de Notre-Dame de Sion, à Grenoble, dirigé en février 1944 par Mère Clotilde. En raison du très jeune âge des enfants Finaly et du fait qu'elles n'hébergent que des fillettes, les religieuses ne peuvent les garder avec elle et les confient à une résistante, fervente catholique, Antoinette Brun, célibataire, directrice de la crèche municipale de Grenoble, qui cache déjà neuf enfants juifs dans le château des Hayes à Vif. Fans un premier temps, cette dernière refuse car elle a déjà de la difficulté à subvenir au besoin des enfants qu’elle cache. Les religieuses lui offrent alors une petite pension pour s'occuper de ces deux bouches supplémentaires.

En fécrier 1945, Margarete Fischl, la tante des deux enfants qui vit en Nouvelle-Zélande, cherche à retrouver la trace de ses neveux. Elle fait appel à Moïse Keller (Pierre Cassignard), un vieil ami vivant à Grenoble. Celui-ci trouve rapidement la trace de Gérald et Robert. Mais il se heurte à l'hostilité d'Antoinette Brun (Charlotte de Turckeim, méconnaissable), qui s’est fait nommer tutrice des enfants refuse de les rendre à leur famille et les a fait baptiser catholiques. Les tantes des enfants intentent un procès et, en 1953, le tribunal ordonne la restitution des enfants à leur famille biologique.

Mais les deux enfants sont introuvables. Confiés par Antoinette Brun à la supérieure de la Congrégation de Notre-Dame de Sion, ceux-ci ont été déplacés à Marseille, puis à Bayonne et enfin au Pays basque espagnol. L’affaire prend alors une dimension internationale, car, appuyé par la hiérarchie catholique et le Vatican, Franco estime que les enfants doivent être élevés dans la religion catholique et refuse de les rendre.

L'affaire tourne au scandale en France. La presse de gauche et anticléricale s'implique fortement, ainsi que la presse catholique progressiste qui condamne la conduite d'une partie du clergé. Devant la tournure des évènements, le cardinal Pierre Gerlier (Jean-Marie Winling), archevêque de Lyon, décide de négocier avec les autorités juives et, suite à la négociation menée par la résistante française Germaine Ribière (Delphine Chuillot), qui a la confiance des communautés juive et catholique, les enfants Finaly sont finalement rendus à leur famille en juin 1953. Par la suite, ils seront emmenés par leur tante en Israël où l’un deviendra médecin, comme son père, et l’autre militaire.  

Mon opinion

Je n’avais jamais entendu parler de cette affaire qui, pourtant, a fait grand bruit, se transformant en véritable guerre de religion. Elle me rappelle furieusement celle de l’affaire Mortara, récemment adaptée en film par Marco Bellocchio sous le titre L’enlèvement. L’affaire italienne se déroule à la fin du XIXe siècle et n’est pas liée à la 2nde guerre Mondiale mais les faits sont très semblables, bien que, dans celle des enfants Finaly, c’est la famille qui finit par gagner. Mais, en tout cas, on se rend compte, en rapprochant ces deux affaires, qu’à un siècle de différence, les manigances de l’église pour s’approprier des enfants d’une autre religion afin d’en faire de « bons » catholiques n’a pas vraiment changé ! Ce qu’en Italie on met sur le compte de l’obscurantisme se reproduit presqu’à l’identique en France en plein XXe siècle et dans des circonstances encore plus cruelles. Force est de constater que l’église, ou du moins certains de ses membres, n'ont pas renoncé pour des raisons idéologiques à leurs pratiques mafieuses.

Dans le même esprit, vous pouvez voir : 

 

lundi 8 janvier 2024

LITTLE BOY Drame de guerre d'Alejandro GOMEZ MONTEVERDE (USA-2015)

 


Little Boy est un film dramatique américain de guerre réalisé en 2015 par Alejandro Gómez Monteverde. Vu à la télévision.

Présentation

Le film se déroule en 1941dans la ville côtière d'O'Hare en Californie. Le père de famille, James Busbee (Michael Rapaport) qui tenait un garage, a dû partir à la guerre pour remplacer son fils London (David Henrie) qui a été réformé. Pepper (Jakob Salvati), 8 ans, que tout le monde surnomme « Little boy » en raison de sa petite taille, est bouleversé par le départ de ce père avec qui, depuis sa naissance, il a une relation privilégiée.     

Quand Pepper entend le passage de la Bible qui dit : « Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : transporte-toi d'ici à là, et elle se transporterait ; rien ne vous serait impossible. » Il s’imagine alors qu’en ayant assez de foi, il pourra faire revenir son père sain et sauf à la maison.

A O’Hare vit un vieux Japonais du nom d’Hashimoto (Cary-Hiroyuki Tagawa), considéré, en raison de ses origines, comme un banni depuis l’entrée en guerre du Japon, sentiment qui s’est accru depuis l’attaque de la flotte américaine à Pearl Harbor (voir le film Pearl Harbor).

Lorsque Pepper consulte le Père Oliver (Tom Wilkinson), celui-ci lui dit que : « La foi est inutile à quiconque porte la haine » et il lui donne une liste de tâches à accomplir, la première étant de devenir ami avec Hashimoto. Dans l’esprit de Pepper, cette liste est « magique » et il se persuade que, s’il accomplit tous les préceptes qui y sont indiqués, il fera revenir son père.

Plein de bonne volonté, Pepper essaie de vaincre ses réticences, partagées par tous les habitants d’O’Hare, pour devenir ami avec Hashimoto qui ne fait rien pour l’y aider mais, peu à peu leurs différences les rapprochent : le Japonais, méprisé pour ses origines, et Pepper, raillé pour sa petite taille, deviennent amis.  

Mais les choses se gâtent lorsque l’Armée vient annoncer à Emma Busbee (Emily Watson) que son mari James a été tué au combat et que son corps a été incinéré aux Philippines. Fou de douleur, d’autant plus que son père l’ayant remplacé pour partir à la guerre, London, accompagne Sam (Ted Levine), qui a lui aussi perdu son fils, chez Hashimoto pour l’agresser. London est arrêté mais sera libéré après qu’Hashimoto, reconnaissant de lui avoir sauvé la vie en prévenant les secours, ait retiré sa plainte contre le jeune homme.      

Plus tard, un nouvel émissaire de l’armée vient apprendre à la famille Busbee que James est vivant, une erreur administrative l’ayant fait passer pour mort. Pepper est convaincu que sa foi a protégé son père.

Commentaires

Little boy (« Petit garçon ») est aussi le nom de code de la 1ère bombe atomique qui fut larguée sur Hiroshima au Japon le 6 août 1945. Ce bombardement, suivi, trois jours plus tard, du largage de la 2ème bombe dite Fat Man (« Gros homme ») sur Nagasaki, joua un grand rôle dans la capitulation du Japon, le 2 septembre 1945. Le film fait clairement le parallèle entre ces évènements et le surnom de Pepper.

Mon opinion  

J’ai trouvé ce film très émouvant. On se met à la place de l’enfant qui croit dur comme fer que sa foi va sauver un père qu’il adore. Comme souvent, la prestation de l’enfant est époustouflante de justesse et de vérité.

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Dans un autre registre : 

mercredi 4 janvier 2023

SIMONE, LE VOYAGE DU SIECLE Biopic d'Olivier DAHAN (FR-2022)

 

Simone, le voyage du siècle, biopic français consacré à Simone Veil, écrit et réalisé par Olivier Dahan, sorti en 2022.

Résumé

Lorsqu’on évoque en France le nom de Simone Veil, on pense immédiatement et presqu’exclusivement à la loi sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG) qu’elle réussit à faire voter par l’Assemblée nationale, après un long et difficile combat, le 29 novembre 1974 (loi entrée en vigueur le 17 janvier 1975). Cette loi, véritable révolution des mœurs françaises, lui valut injures et menaces de mort de la part de l’extrême-droite mais aussi dans son propre camp.

Simone Veil était née Jacob, dans une famille bourgeoise d’origine juive mais non pratiquante et laïque. Son père, André Jacob, était un architecte reconnu, qui avait obtenu en 1919 le second grand prix de Rome. Sa mère, Yvonne Steinmetz, née en 1920, fille d’un fourreur parisien, était bachelière et étudiante en chimie, ce qui était rare à l’époque. Son mari exigera cependant qu’elle abandonne ses études et se consacre à sa famille.

Après la naissance de leurs filles, Madeleine (Milou) et Denise, la famille Jacob quitte Paris pour s'installer à Nice sur la Côte d'Azur. Un fils, Jean, naît en 1925. Simone, née en 1927, est la benjamine de cette fratrie.

En 1937, Simone entre en sixième au lycée de jeunes filles (lycée Albert-Calmette depuis 1962), où elle fait ses études secondaires jusqu'au baccalauréat (en 1944).

Arrive la déclaration de guerre. Lorsque l'armistice est signé le 22 juin 1940 par le gouvernement Pétain, la France est occupée mais Nice se retrouve en « zone libre ». Du fait de son statut, la famille Jacob se croit à l’abri des persécutions et, sans méfiance, Albert répond à l’obligation faite par le gouvernement Laval le 4 octobre 1940, de se faire « recenser » en tant que « juif ». La conséquence est immédiate : il ne pourra plus exercer sa profession d’architecte. Yvonne Jacob, la mère de Simone, passe alors ses journées à essayer de trouver de quoi permettre à sa famille de subsister et à ses enfants de poursuivre leurs études. C’est dans ces conditions difficiles que Simone passe son bac en 1944, tout en faisant partie des scouts où elle côtoie Nicole Clarence, cheftaine de son frère Jean et future résistante.

Le 3 septembre 1943, après la chute de Mussolini, les Allemands occupent l'Italie. Nice passe sous leur contrôle et la Gestapo commence sa sinistre besogne.

André Jacob, sentant la menace qui pèse sur sa famille, fait établir de faux papiers pour ses enfants.

Le 30 mars 1944, la veille des résultats du bac, alors que Simone va rejoindre des amies avec un copain pour fêter la fin des épreuves du baccalauréat, elle est contrôlée par des Allemands dans le centre-ville de Nice. Ceux-ci, comprenant que ses papiers sont faux, l’arrêtent et la conduisent à l’hôtel Excelsior. Le camarade à qui elle avait demandé de prévenir sa famille est filé et conduit sans le savoir les gestapistes à l’appartement des Jacob où ils interceptent toute la famille. Outre Simone, sont arrêtés sa mère Yvonne, son frère Jean et sa soeur Milou. Ils sont alors envoyés au camp de camp de Drancy, d'où les trois femmes partent pour Auschwitz. La dernière soeur, Denise, engagée dans la résistance, sera elle aussi arrêtée à Lyon et envoyée à Ravensbrück. Albert, le père de Simone et Jean, qui a tout juste 19 ans, seront eux aussi déportés et ne reviendront pas. Après avoir surmonté des épreuves inimaginables, avoir été déplacées de camp en camp (Auschwitz-Birkenau, Bobrek, Gleiwitz, Dora, Bergen-Belsen) et survécu à la "marche de la mort", Simone et sa soeur revinrent en France en mai 1945 sans leur mère Yvonne morte peu avant la libération du camp. Denise revint aussi mais ni leur père, ni leur frère dont elles ne purent jamais savoir comment ils étaient morts.

A son retour, Simone s’inscrit en droit en en Sciences Po. C’est là qu’elle rencontre son futur mari, Antoine Veil et l'accompagne, dans un premier temps, dans sa carrière.

Plus tard, renonçant à devenir avocate, et bien que déjà mère de famille, elle poursuit ses études de droit et devient magistrate. Après un incroyable parcours politique fait d’incessants combats en faveur de causes multiples pour lesquelles elle montre une ténacité exemplaire (statut des prisonniers politiques pendant la guerre d’Algérie (1954-1962), statut des femmes dans les prions...), elle devient ministre de la Santé (1974-1976), fit voter la loi sur l’IVG (1974-1975), puis présidente du parlement européen (1979), membre du Conseil constitutionnel (1998), entre à l’Académie française (2008). A sa mort en 2013, elle est inhumée au côté de son mari au cimetière du Montparnasse. En 2018, ses restes sont transférés au Panthéon.

Mon opinion sur le film

Déjà, en soi, le titre du film est mal choisi. Il aurait été plus approprié, à mon avis, de l’intituler tout simplement Simone Veil car on ne sait pas de quelle Simone il s’agit. En outre, on peut se demander pourquoi « le voyage du siècle » ? « Les combats d’une vie » eut été plus judicieux. Le choix de l’actrice ensuite : Elsa Zylberstein, malgré des couches de prothèses et de maquillage, a beau faire tout son possible pour ressembler à Simone Veil, en copier les mimiques et essayer d’en prendre la voix, cela sonne faux. Là aussi, l’erreur a été de vouloir singer un personnage plutôt que de le recréer, comme se fut le cas, par exemple, pour l'excellent film d'Anne Fontaine Présidents. Une autre solution eut été de ne jamais filmer l’actrice en gros plan. Cela marche très bien quand on voit l'actrice de loin, de dos, à contrejour ou en silhouette mais, hélas, de face, le trucage est grotesque et, à la limite gênant. Le montage du film enfin est catastrophique, avec ses incessants flashbacksqui donnent le tournis.

Il reste néanmoins de ce film une redécouverte de l’action de cette extraordinaire personnalité aux idées de gauche qui refusa toujours de plier devant les compromis que tentèrent de lui imposer ses pairs et fit faire de grands pas à notre société.

vendredi 5 novembre 2021

L'ENFANT PERDU Téléfilm dramatique de Christian FAURE (FR-1997)

 


Ce film peut être visionné gratuitement en version intégrale sur You Tube. 

L’enfant perdu est un téléfilm dramatique français de Christian Faure (1997). Scénaristes : Sylvie Simon et Jacques Nahun.

Avertissement : Plusieurs autres films, ainsi que des romans, portent le même titre. 

Résumé

Après cinq ans de captivité en Allemagne, Pierre Neuville (Robin Renucci) revient à Paris et part à la recherche son fils, disparu pendant les bombardements lors de l'exode de 1940 où sa femme Odile a été tuée.

Alors qu’on annonce le bombardement de la capitale, Odile (Julie Debazac) emmène Jean-Louis dit Loulou, 3 ans dans la maison de famille des Neuville, située à Chagny, à 180 km au sud de Paris. Elle est accompagnée de leur amie Antoinette (Annie Romand). Alors qu’ils sont presque arrivés, la colonne de réfugiés parmi laquelle leur voiture, conduite par François, leur chauffeur, peine à avancer, est mitraillée par un avion allemand. Odile est mortellement touchée et Antoinette, restant aux côtés de son amie agonisante, confie le petit garçon au chauffeur qui s’enfuie à travers champs.

Depuis, malgré toutes ses recherches, Antoinette n’a plus jamais eu de nouvelle de François ni de Loulou.

Dès qu’il a pu se changer, Pierre part à la recherche de son fils qui a maintenant 9 ans. Ses démarches auprès du bureau de recherche des disparus ne donnant rien, il retourne sur les lieux du drame et mène sa propre enquête. Celle-ci le conduit à l’orphelinat Saint Joseph où il croit reconnaître son fils parmi les pensionnaires : comme Loulou, André (Jim Redler) est blond et aurait le même âge que lui. Malgré les réticences du directeur du pensionnat qui ne veut pas donner de faux espoirs au petit garçon, Pierre veut croire qu’il a retrouvé son fils.

Alors qu’il cherche d’anciens jouets de Loulou pour tenter de raviver les souvenirs d’André, il retrouve Rose, l’une de ses amies d’enfance.  Elle lui avoue qu’elle a toujours été amoureuse de lui. Ensemble, ils retournent à l’orphelinat. Rose a beau mettre en garde Pierre contre son emballement, il obtient du directeur de l’orphelinat qu’il autorise André à passer quelques jours avec eux. Le petit garçon est fou de joie.

En fait, Loulou a été recueilli par Adrienne (Anny Duperey), couturière dans le village, qui a caché son identité et l’appelle Jeannot (David Houri).  

Par hasard, Rose découvre le pot-aux-roses et Pierre, qui avait déjà entamé les démarches d’adoption pour André, décide de réclamer la garde de Jeannot/Loulou, faisant ainsi deux malheureux, André et Adrienne et par la même occasion rompt avec Rose au prétexte qu’elle lui aurait caché la vérité.

Mais, comprenant ce que sa décision a d’égoïste et les conséquences catastrophiques qu’elle aura sur la vie des enfants, Pierre renonce à ses droits sur Jeannot.

Mon opinion

Dommage que le scénario ne ménage pas mieux le suspense car on comprend très (trop) vite que Pierre, qui veut à tout prix croire en la survie de son fils, se trompe et que son obstination va entraîner un drame terrible. Mais, grâce à la qualité des acteurs, en particulier des enfants toujours stupéfiants de justesse (Jim Redler est remarquable), du charme de Rose (Anne Jacquemin) on est conquis par le film. 

Dans le même esprit :

   

mercredi 3 novembre 2021

SECRETS DE GUERRE Drame de Dennis BOTS (NL-2015)

 


Secrets de guerre est un drame de Dennis Bots (Pays Bas 2015)

Ce film peut être vu en intégralité et gratuitement sur You Tube.

Résumé

L’action se passe en 1943 dans village de South Limburg, près de Maastricht (Pays-Bas) occupé par les Allemands. Lambert (Joes Brauers), le fils du maire collaborateur et Arthur (Maas Bronkhuyzen) ont 12 ans tous les deux et sont inséparables. Ils vont à l’école et jouent aux jeux de leur âge. En voulant échapper à des garçons plus âgés qu’eux, ils se réfugient dans une grotte et tombent sur une cachette de résistants.  

A l’école, ils deviennent amis avec une fillette de leur âge, Marie (Pippa Allen) qui vient d’Amsterdam et est hébergée par son oncle et sa tante.

Arthur délaisse son copain pour se rapprocher de Marie. Un jour, il lui ment pour retrouver Marie qui lui a révélé qu’elle était juive et qu’elle était venue d’Amsterdam où ses parents avaient été arrêtés et déportés en camp de concentration. Son oncle et sa tante cachent aussi un cochon qu’ils ont soustrait aux confiscations allemandes.

Au cours du dîner, Lambert, par vengeance et sans prendre la mesure de sa révélation, vend la mèche, sans penser qu’ainsi il signe l’arrêt de mort de Marie et de sa famille.

Lorsqu’il comprend qu’il les a trahis, Arthur, furieux, le roue de coups et enfourche son vélo pour se rendre à Maastricht afin de faire libérer Marie mais, lorsqu’il arrive, celle-ci est en train de monter dans un camion allemand et c’est lui qu’on arrête et jette en prison.

Lambert, pour amadouer son père, se présente à lui en uniforme de milicien et obtient qu’il intervienne pour faire libérer Arthur.

Mais quelques jours après, c’est toute la famille d’Arthur qui est à son tour arrêtée pour faits de résistance. Lambert les aide à s’enfuir par les grottes.    

Mon opinion

Un film sur l’amitié trahie et ses conséquences en temps de guerre. Les jeunes acteurs sont admirables de justesse et de sincérité. Ce film peut être vu par tout public.

Dans le même esprit : 

mardi 2 novembre 2021

WINTER IN WARTIME Film de guerre réalisé par Martin KOOLHOVEN (NL-2008)

 


Winter in Wartime (Titre original : Oorlogswinter) est un film néerlandais réalisé par Martin Koolhoven et sorti en 2008.

Le film peut être visionné gratuitement sur You Tube en VF sous le titre « L’enfant soldat ».

Résumé

Le film se déroule en plein hiver dans un village des Pays-Bas lors de l’occupation allemande. Michiel van Beusekom (Martijn Lakemeier), 13 ans, est le fils du maire. Sans collaborer avec les Allemands, ce dernier essaie de ménager la chèvre et le chou, ce que lui reproche son fils qui adule son oncle Ben (Yorick Van Wageningen), qu’il croit engagé dans la Résistance.

Avant que Dirk, l’un des amis de Michiel, soit arrêté, il lui confie un message secret pour un autre de leurs amis résistants, Bertus, qui est abattu par les Allemands au moment où Michiel va lui remettre  le message. Michiel ouvre alors l’enveloppe : ce sont des coordonnées d’un lieu dans la forêt. Il s’y rend et découvre Jack (Jamie Campbell Bower) un jeune pilote de la R.A.F. blessé dont l’avion a été abattu et qui se cache dans un trou couvert de branchages. Il lui apporte de la nourriture et lui amène sa sœur, infirmière, pour le soigner.

Mais, après avoir retrouvé un soldat allemand abattu par Jack, le commandant SS, en représailles, fait arrêter des otages, dont le père de Michiel, qui sera exécuté devant les yeux de son fils.

Dès lors, Michiel n’a plus qu’une idée en tête, organiser l’évasion de Jack. Alors que tout est prêt, il découvre in extremis que son oncle Ben, loin d’être un résistant, collabore avec les Allemands et que c’est lui qui a trahi Dirk et Bertus et qu’il n’a rien fait pour faire libérer son père. Mettant tous les éléments bout à bout il comprend que, maintenant, il s’apprête à trahir Jack. Fou de douleur et de rage, il saute sur son vélo et intercepte Ben juste au moment où celui-ci allait livrer l’Anglais aux ennemis.

Mon opinion

Certes, le sujet n'est pas original et la fin ne nous surprend qu'à moitié. Il s'agit cependant d'un beau film, avec des personnages attachants, sur le difficile passage à l’âge adulte en temps de guerre d’un jeune garçon qui voit ses meilleurs amis, son père et le cheval qu’il adorait mourir en découvrant que son héros vénéré était un traitre.

Dans le même esprit, vous pouvez voir

mardi 26 octobre 2021

JOJO RABBIT Film de Taika WAITITI (USA-NZ- 2019)

 


Jojo Rabbit est un film américain réalisé par Taika Waititi, sorti en 2019. C'est une adaptation du roman Le Ciel en cage (Caging Skies), de Christine Leunens.

Résumé

L’action est censée se passer en Allemagne pendant les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale. Johannes « Jojo » Betzler (Roman Griffin Davis), un blondinet de 10 ans, vit seul avec sa mère Rosie (Scarlett Johansson) à Falkenheim, une petite ville pimpante qui semble être restée à l’écart du conflit. La sœur aînée de Jojo, Inge, est morte et son père serait quelque part sur le front en Italie. Sa mère attentionnée, toujours sur son 31, sort tous les jours pour de mystérieuses activités. Jojo a deux amis, un garçon de son âge Yorki (Archi Yates), un petit gros à lunettes et un « ami imaginaire » qui n’est autre qu’Adolf Hitler (Taika Waititi), mais un Hitler d’opérette tel que peut l’imaginer un enfant de 10 ans.

Comme tous les gamins de son âge, Jojo est embrigadé dans les Deutsches Jungvolk, les Jeunesses hitlériennes à mi-chemin de la colonie scoute et du camp d ‘entraînement militaire. Le chef du camp, le capitaine Klenzendorf, ou capitaine K (Sam Rockwell) ne se fait, quant à lui, aucune illusion sur l’issue de la guerre.

Lors de son premier jour dans le camp, les nazillons qui le dirigent, obligent Jojo à tuer un lapin de sang froid pour montrer son courage. Celui-ci s’y refuse, ce qui lui vaut le surnom de Jojo Rabbit (Jojo-lapin). Mais, ne voulant pas passer pour un lâche au regard de ses camarades, il vole une grenade qui explose, le blessant au visage et à la jambe.

Après cela, alors que les gamins de son âge sont envoyés se battre lui est cantonné à distribuer des tracts et coller des affiches.

Un jour en rentrant chez lui alors que sa mère est absente, il découvre Elsa (Tomasin McKenzie), une jeune fille juive cachée dans le grenier.

Bien que nourri de propagande anti-juive, il se rend compte au cours des jours suivants qu’elle n’est pas si différente de lui et la couvre lorsqu’Elsa, lors d’une visite de la gestapo, se fait passer pour Inge.

Quelques jours après, Jojo découvre que sa mère a été pendue en place publique. Dévasté, il retourne chez lui dans le but de poignarder Elsa, qu’il rend responsable de la mort de sa mère, mais il ne va pas au bout de son geste et tombe dans les bras de la jeune fille qui le console.

Lorsque les Alliés prennent la ville, Jojo, qui erre au milieu des ruines revêtu d’un uniforme allemand, est arrêté et il est sauvé une nouvelle fois par le capitaine K.

Quand le fantôme d’Hitler lui apparaît et l’accuse de l’avoir trahi, Jojo, furieux, le jette par la fenêtre de sa chambre.

Mon opinion

Le film commence comme une comédie parodique avec des couleurs à la Wes Anderson soutenu par le standard des Beatles « I want to hold your hand » (en version allemande). Mais qu’on ne s’y trompe pas, sous ses dehors burlesques, ce film traite de la tragédie que fut, pour certains Allemands, le nazisme.    

J’ai personnellement beaucoup aimé ce film atypique et je regrette que la plupart des professionnels du cinéma (Télérama, Première, Les Cahiers du Cinéma…), n’aient visiblement pas vu sa dimension tragi-comique qui, par certains côtés, rappelle notre excellent et sous-estimé Papy fait de la résistance.

Mais la force et le courage du film de Taika Waititi est de nous présenter, sous la forme d’un conte, la guerre du côté des vaincus et à hauteur d’un enfant de dix ans dont l’univers a été détruit par les mensonges des adultes. La dernière scène où les deux enfants sortent de la maison et dansent sur la place où la vie reprend son cours normal est une formidable image de résilience et d’optimiste.   

lundi 4 mai 2020

MALENA film de Giuseppe TORNATORE (IT-2000)





Vu en DVD en VO sous-titrée. 

Réalisation Giuseppe Tornatore, musique d'Ennio Morricone. Actrice principale : Monica Bellucci, Giuseppe Sulfaro.  

Résumé

Le film commence au printemps 1940 dans un petit village fictif de Sicile, du nom de Castelcutò. La population fête l’entrée en guerre de l’Italie, décidée par Mussolini.

Renato Amoroso (Giuseppe Sulfaro), un garçon de treize ans, ne pense pas à la guerre car son père vient de lui offrir sa première bicyclette. Il est aussi, comme tous les hommes du village, sous le charme de la belle Malèna (Monica Bellucci), dont le mari est sur le front. Mais, autant les hommes admirent et fantasment la jeune femme, autant les femmes du village la haïssent et répandent sur son compte les pires rumeurs.

Le jeune Renato, lui, est comme envoûté et la surveille de loin sans oser l’approcher.

Lorsque les autorités annoncent à Malèna que son mari est mort, elle se retrouve sans ressources et se compromet avec les notables fascistes mais, quand la Sicile est libérée par les troupes américaines, elle est victime de la vindicte des femmes du village qui lui font payer toute leur aigreur accumulée et, après l’avoir copieusement rossée en place publique, la tondent et la chassent de la ville.

Renato assiste impuissant à leur vengeance mais, lorsque le mari, amputé d’un bras, revient du front et cherche désespérément sa femme, c’est Renato qui lui permettra de la retrouver.    

Mon opinion   

C’est grâce à un extrait de ce film publié sur Youtube en illustration de la chanson de Pierre Bachelet, Elle est d’ailleurs, que j’ai découvert l’existence de Malèna. Du même réalisateur, je connaissais déjà Cinema Paradiso et La légende du pianiste sur l’océan qui sont de très beaux films. En outre, j’aime beaucoup Monica Bellucci dont j’ai souvent déploré qu'elle se fourvoie dans des films moyens, voire franchement mauvais (par ex. Les frères Grimm, L'apprenti sorcier, Les merveilles ou le catastrophique Dracula de Coppola.) 

Le film commence comme une comedia del arte et se termine en tragédie grecque. Il se classe cependant légèrement en-dessous des deux cités plus haut même par son manque de subtilité, même si Monica Bellucci est royale et si elle s’acquitte à merveille de ce rôle difficile qui rend enfin justice à la grande actrice qu’elle est. C'est aussi un film profondément féministe. 

samedi 18 mai 2019

THE AFTERMATH (COEURS ENNEMIS) drame de James KENT (D-GB-USA 2019)



Cœurs ennemis (The Aftermath) est un film dramatique germano-britannico-américain réalisé par le réalisateur britannique James Kent (The white queen), sorti en 2019.

Présentation

Le film commence pendant l’hiver 1946, après la reddition de l’Allemagne nazie. Rachael (Keira Khightley), une jeune femme anglaise qui a perdu son fils de 11 ans dans les bombardements de Londres, arrive en Allemagne, pour rejoindre son mari, le commandant Lewis Morgan (Jason Clarke), chargé de la reconstruction de Hambourg, rasée par les bombardements Alliés.

Une somptueuse demeure à l’écart de la ville, épargnée par les bombes, a été réquisitionnée pour eux. Elle est celle d’un jeune architecte, Stefan Lubert (Alexander Skarsgard) qui y vit seul avec sa fille adolescente, Freda car sa femme a été tuée. Par humanité, Lewis va permettre aux Lubert de rester dans leur demeure à condition d’habiter le grenier et de rester discrets. Mais même cela paraît un sacrifice trop grand pour Rachael qui hait les Allemands qui lui ont tué son fils. La haine est aussi forte du côté de Freda, qui rend responsables les Anglais d’avoir tué sa mère. Autant par refus de l’autorité que par défi, elle se rapproche d’Albert (Jannik Schümann, vu dans Moi et mon monde), un hitlerjugen jusqu’auboutiste, qui a juré d’assassiner Lewis.   

La cohabitation se fait malgré tout et peu à peu, Rachael tombe sous le charme du beau Stefan, d’autant que, depuis la mort de son fils, elle n’a plus aucun amour pour son mari.   

Mon opinion

J’ai beaucoup aimé ce film magnifique auquel son titre français, une fois de plus, ne rend pas justice. En effet, en anglais, The aftermath, ce sont les « récoltes » et, par extension, les « conséquences de ses actes » comme dans l’expression française « Qui sème le vent récolte la tempête ». Peut-être eût-il mieux valu garder, sans le traduire, le titre original, qui est celui du roman de Rhidian Brook dont est adapté le film. En effet, les personnages sont confrontés aux conséquences de la guerre qui sont pour eux autant de plaies ouvertes. J’ai vu de nombreux films sur la 2nde guerre mondiale (Mémoires de nos pères, Pearl Harbor, Fury, etc.) mais toujours, jusque-là, à travers le regard des vainqueurs et jamais, à ce jour, à travers celui des vaincus. Très beau film porté par de grands acteurs, qui mérite d’être vu.    

lundi 18 mai 2015

X-MEN : LE COMMENCEMENT film de Matthew Vaughn (USA-2011)




X-men, le commencement  est un film américain de Matthew Vaughn sorti en 2011. Il met en scène des super-héros adaptés des comics de Marvel créés par Stan Lee (le créateur de Hulk ou Spiderman), et Jack Kirby, créateur de  Captain America. X-Men le commencement est un prequel au premier X-Men réalisé par Bryan Singer en 2000.

Synopsis

Le film commence en 1944 dans un camp de concentration dirigé par les SS en Pologne. Le Dr. Schmidt, un de ces "médecins de la mort" selon la formule de Philippe Aziz, remarque les capacités extraordinaires dont fait preuve un jeune prisonnier, Erik Lensherr, lorsqu'il est soumis à la colère ou à la douleur. Afin de le forcer à utiliser ses pouvoirs, Schmidt exécute la mère d'Erik sous ses yeux. Les pouvoirs du jeune garçon se déchaînent alors, détruisant tous les objets métalliques de la pièce.

Au même moment, un autre jeune garçon, Charles-Xavier, télépathe,  fait la rencontre de Raven, une métamorphe dont l'aspect a de quoi surprendre, qui s'est introduite de nuit dans le manoir de la campagne anglaise où il habite. Loin d'être surpris ou effrayé par son aspect, Charles-Xavier lui révèle que lui aussi est un mutant et il lui propose de l'héberger et de l'aider. 

Nous sommes maintenant en 1962, en pleine guerre froide. Erik, devenu adulte (Michael Fassbender), traque les nazis pour retrouver la trace du Dr. Schmidt, réfugié en Argentine alors qu'à Oxford Charles-Xavier (James McAvoy) soutient sa thèse sur la mutation génétique en présence de Raven, sous l'aspect d'une belle jeune-fille, qu'il fait passer pour sa sœur.

A Las Vegas, le Dr. Moira Mac Taggert (Rose Byrne), qui travaille pour la CIA, découvre l'existence des mutants du Club des Damnés, formé de Sebastian Shaw (qui n'est autre que le Dr. Schmidt) et ses associés, Emma Frost, Azazel et Riptide, qui fomentent un complot pour forcer les Américains à installer des missiles nucléaires en Turquie.

Moira Mac Taggert contacte alors Charles-Xavier pour en faire le patron de la Division-X, supervisée par la CIA, chargée de recruter  d'autres mutants pour déjouer les plans de Schmidt. Grâce à ses pouvoirs télépathiques, Charles-Xavier repère Schmidt qui est embarqué à bord d'un sous-marin. Il sauve in-extremis Erik Lensherr de la noyade alors que celui-ci essayait d'intercepter le submersible, ce qui, malgré ses pouvoirs sur le métal, était au-dessus de ses forces.

La Division X  s'agrandit avec l'arrivée du Dr. Hank McCoy, lui aussi mutant, doué de capacités intellectuelles et physiques hors-normes et d'autres super-héros : Angel/Tempest, qui a la capacité de voler, Sean Cassidy/Le hurleur, Alexander 'Alex' Summers/Havok, Armando Munoz/Darwin que Charles-Xavier va emmener dans son manoir de Grande-Bretagne pour les préparer à lutter contre Shaw et ses sbires.

Pendant ce temps, Shaw/Schmidt convainc les Russes d'installer des missiles à Cuba, son but étant de déclencher une guerre nucléaire totale qui détruira l'humanité et laissera les mutants libres d'agir à leur guise.

Shaw est sur le point de réussir. Grâce à ses manipulations, les USA et les Russes s'affrontent, prêts à déclencher la guerre nucléaire. La division X intervient in extremis et Erik Lensherr parvient à tuer Shaw/Schmidt mais, en laissant libre cours à sa soif de vengeance, il détruira aussi l'unité de la Division-X, ralliant à sa cause les anciens alliés de Shawn mais aussi Raven. Au cours de la bataille, Charles-Xavier a été blessé à la colonne vertébrale et restera paraplégique, devenant désormais le Professeur X alors qu'Erik Lensherr, sous le nom de Magneto, deviendra son ennemi juré.

Mon opinion sur ce film

Il y a seulement quelques années, je n'aurais pas prêté la moindre attention à ce genre de film. Bien entendu, j'ai vu les premiers Superman avec Christopher Reeve (1978 à 1987) et suivi, en leur temps, les séries dérivées, comme Loïs et Clark ou Smallville, dont j’ai fini par me lasser. J'ai aussi vu avec plaisir le 1er Spiderman avec Tobey Maguire mais n’ai pas vu les autres. Quant à Batman Begins, avec Christian Bale, il m'a séduit par sa profondeur et la qualité de sa réalisation.

J'ai définitivement pris goût aux films de super-héros avec Captain America même si je fais le tri et ne suis pas prêt à accepter n'importe quoi. Mais les films que j'ai cités ont tous en commun d'être basés sur des personnages qui ont surmonté leur handicap en développant des superpouvoirs et en les mettant au service du bien, de la liberté ou de la démocratie.

On verra que le scénario du présent film (X-men : le commencement), comme celui de Captain America, commence plus comme Le pianiste, le magnifique film de Polanski (qui se passe dans le ghetto de Varsovie) que comme un banal film d'aventures un peu "mou du cerveau". Il en est de même de Batman begins où le jeune héros voit ses parents assassinés sous ses yeux. Spiderman ou Superman  sont eux-aussi des orphelins et la vie ne leur a pas vraiment fait de cadeaux. En cela, ces personnages, pour autant qu'ils soient bien traités par les scénaristes, sont attachants et intéressants.
Je ne pourrai évidemment pas convaincre les irréductibles de regarder l'un de ces films et je ne chercherai pas à le faire. Comme pour la science-fiction ou le fantastique, beaucoup de gens disent ne pas être intéressés ou sont rebutés par l'idée qu'ils se font de ces genres. Tout ce que l'on peut regretter, c'est qu'ils n'aient pas l'esprit assez ouvert pour comprendre que ce n'est pas le « genre » qui compte mais la qualité du film. Un bon film, bien bâti, avec de bons acteurs, reste un bon film, quel que soit son genre.

Les acteurs principaux  

  • ·         JamesMcAvoy: Charles Xavier /Professeur X
  • ·         Michael Fassbender : Erik Lensherr /Magnéto (on retrouve Fassbender interprétant le robot David de Prometheus, seul personnage intéressant de ce film que j'ai par ailleurs trouvé particulièrement nul malgré les éloges qui lui ont été tressés). 
  • ·         Kevin Bacon :Sebastian Shaw
  • ·         Rose Byrne :Dr Moira MacTaggert
  • ·         Jennifer Lawrence : Raven Darkholme /Mystique
  • ·         NicholasHoult : Hank McCoy /Le Fauve déjà vu dans Skins - saison 1
  • ·         Zoë Kravitz : Angel Salvadore /Tempest
  • ·         Caleb Landry Jones : Sean Cassidy /Le Hurleur
  • ·         Lucas Till : Alexander Summers /Havok
Autres films de super-héros

mardi 7 avril 2015

THE WALL, film d'Alan Parker (1982)


The Wall ("Le mur") est un film musical en partie biographique réalisé par Alan Parker en 1982 et inspiré d double album éponyme du groupe anglais The Pink Floyd

Synopsis

Sentant sa personnalité vaciller, Pink (incarné par le chanteur Bob Geldof), une star du rock. Souffrant de paranoïa aiguë, il se croit agressé de toutes parts et tente de construire autour de lui un mur protecteur derrière lequel il s’imagine qu’il trouvera un refuge. Mais le mur devient aussi une menace et, en se refermant sur lui, il le pousse encore plus vers la folie. Dans son délire, Pink s'assimilant à son père mort à la guerre, se revoit enfant, brimé par ses professeurs, surprotégé par une mère à la fois protectrice et castratrice, qui entraîne l'échec de son mariage, sa plongée dans la drogue et dans la folie. Le mur se construit brique par brique (« Another brick in the wall ») et l'enfermement est à la fois à l'extérieur (« Is there somebody out there ? ») et à l'intérieur... 

Mon opinion sur ce film

Totalement inclassable sur le plan technique, ce film génial mêle des images tournées avec des acteurs évoquant les scènes de la vie de Pink et la guerre avec la mort de son père au combat avec des scènes où les acteurs sont transformés en pantins sans visages entrecoupées de dessins animés extraordinairement forts et troublants réalisés par Gerald Scarfe, surtout connu comme caricaturiste pour la presse anglaise.

Le personnage de Pink est plus ou moins autobiographique car il emprunte à deux personnalités très fortes et torturées, celle de Syd Barrett, co-fondateur du groupe Pink Floyd en 1964 (mais qui le quitta deux ans plus tard) et Roger Waters, musicien génial qui écrivit la majorité des paroles et des musiques de l'album The wall, sorti en 1979.



Le film est un OVNI dans le monde du cinéma. Il restera un chef d'œuvre insurpassé, difficile, dérangeant mais salutaire, avec des scènes d'une lucidité insoutenable, une peinture à la fois extrêmement onirique et en même temps d'une violence absolue sur la douleur que peut ressentir une personnalité d'écorché vif comme celle de tout artiste de talent face à l'agressivité, à la bêtise et à la noirceur de la société qui l'entoure.

Voir aussi le blog Au-delà des rêves.

Mon classement

Un chef d'œuvre puissant et dérangeant (à ne pas mettre entre toutes les mains!)

jeudi 2 avril 2015

LE DISCOURS D'UN ROI de Tom Hooper (GB-2010)


Le Discours d’un roi (The King’s Speech) est un drame historique britannique réalisé par Tom Hooper, sorti en 2010.

Résumé

Albert, deuxième fils du roi d'Angleterre Georges V, est affecté depuis son enfance d'un grave bégaiement. A la mort de son père, c'est son frère aîné, Edouard VIII, qui aurait normalement dû lui succéder. Mais Edouard est épris de Wallis Simpson, une américaine, roturière et deux fois divorcée. Edouard doit choisir : soit renoncer à épouser Wallis Simpson, soit renoncer au trône. On sait tous qu’il a opté pour la deuxième solution.

Ce sera donc son frère cadet, Albert qui, sous le nom de Georges VI, succèdera au roi défunt. Albert devra surmonter son handicap d'autant plus que la Grande-Bretagne est à un tournant de son histoire puisqu'au côté des Alliés, elle s’apprête à déclarer la guerre à l'Allemagne et à Hitler.

C'est grâce aux méthodes peu orthodoxes d'un autodidacte d'origine australienne, Lionel Logue, qu'Albert pourra surmonter son bégaiement et assurer son rang de monarque.

Pour ce rôle, Colin Firth, qui interprète le rôle du roi bègue et son combat contre le handicap, a obtenu l'Oscar 2011 du meilleur acteur.

Le film, quant à lui, a obtenu un nombre incalculable de nominations et de récompenses.

Mon opinion sur ce film

J'ai trouvé le début du film maladroit et lent et j'ai bien failli décrocher. Cela aurait été dommage car le film mérite vraiment d'être vu, ne serait-ce que pour la prestation exceptionnelle de Colin Firth, dont c'est sans doute le meilleur rôle d’une carrière déjà impressionnante. Mais je trouve légèrement exagérée la véritable "averse" de nominations et de récompenses que ce film a obtenues.

Par certains côtés, en particulier lorsqu'on pénètre dans l'intimité de la royauté anglaise avec ses règles compassées et passablement ridicules, le film rappelle le chef-d’œuvre, The Queen de Stephen Frears, sans toutefois en atteindre ni le degré de cruauté ni soulever l'émotion comme ce dernier. 
Mais la comparaison s'arrête là car le film traite surtout du handicap et du courage admirable qu'il a fallu à Georges VI pour l'affronter et le surmonter. 
 

La musique joue un rôle non négligeable dans le film. Elle est officiellement signée par le français, abonné aux BOF, Alexandre Desplat mais, dans la réalité, on n'entend que la musique de Beethoven (la Septième Symphonie qui accompagne le discours) et le Concerto Empereur ainsi, en plus discret qu'un remix du Concerto pour clarinette de Mozart.