lundi 31 juillet 2017

HOMMAGE A JEANNE MOREAU


Hommage à Jeanne Moreau, une immense actrice et une femme libre.

Par un message de France Info datant d’aujourd’hui (31/07/2017), nous apprenons le décès de Jeanne Moreau à son domicile, dans sa 89ème année.

Je reprends ici le communiqué de presse, non signé, de France Info :

« Elle quitte le tourbillon de la vie. Le cinéma français perd l'une de ses plus grandes représentantes. Jeanne Moreau est morte à l'âge de 89 ans, lundi 31 juillet. Elle a été retrouvée sans vie à son domicile parisien, a précisé Jeanne d'Hauteserre, maire du 8e arrondissement, confirmant une information du magazine Closer. Elle a notamment joué dans Jules et Jim de François Truffaut, Le Journal d'une femme de chambre de Luis Buñuel et Les Amants de Louis Malle. »

Jeanne Moreau a été récompensée par le prix d'interprétation féminine du Festival de Cannes en 1960 pour le rôle d'Anne Desbarèdes dans Moderato Cantabile de Peter Brook. Elle avait aussi obtenu le César de la meilleure actrice pour La Vieille qui marchait dans la mer en 1992. L'actrice avait tourné avec les plus grands réalisateurs français comme François Truffaut ou André Téchiné, et internationaux, comme Orson Welles ou Wim Wenders. »

A 19 ans, elle lâche une carrière prometteuse à la Comédie Française, scandalisant ses collègues, pour suivre Jean Vilar qui venait de créer le Festival d’Avignon. Dès 1947, elle y joua dans trois pièces, dont un Shakespeare, puis, en 1951, aux côtés de Gérard Philippe, dans un inoubliable Prince de Hombourg mis en scène par Jean Vilar.

Jeanne Moreau était une grande actrice et une belle personne : bien qu’elle ait toujours refusé l’étiquette de « féministe », elle soutint le combat de Simone Veil pour la légalisation de l’avortement et signa le « Manifeste des 343 salopes » qui reconnaissaient avoir été contraintes à avorter au moins une fois dans leur vie.  

Elle avait aussi toujours refusé tout engagement politique, ce qui ne l’empêchait pas de dire, haut et fort et parfois même crûment, ce qu’elle pensait car Jeanne Moreau était, avant, tout, une femme libre. Comme le dit La Croix, elle avait « le don de l’insoumission »[1]

En 2008, elle afficha son soutien aux sans-papiers en enregistrant deux émouvantes lettres diffusées dans le monde entier.

En 2009, elle s’était violemment prononcée contre la loi Hadopi, déclarant[2] :

« Oui, c’est vraiment du vent cette histoire ! C’est un projet de loi inapplicable, sans aucun fondement. On nous a beaucoup dit, pour lui donner du crédit, que même des gens de gauche le soutenaient, certains ont même écrit que le PS les avait déçus en s’y opposant. Mais je ne suis pas sûre que ces artistes-là votent encore à gauche… Enfin bon, c’est une question de génération. Aujourd’hui, les jeunes artistes se font connaître par internet, par la gratuité, c’est absurde de vouloir s’y opposer. Laissez-les voler, les internautes, c’est pas eux les bandits ! »

Et dans la même interview, voilà ce qu’elle disait sur la politique culturelle et les politiques en général :

« Ah oui, bien sûr ! J’ai de vrais emportements quand j’observe ce qu’il se passe. Mais les emportements, ça ne sert pas à grand-chose. Je vais voter, croyez-moi ! (Rires). Les gens qui s’abstiennent, ça me retourne. Je dis à mes amis qui ne vont pas voter : “Mais l’Etat, c’est nous ! Ces gens-là, les responsables politiques, sont nos employés. Parce que nous votons, nous les embauchons. L’Elysée, c’est nous, c’est notre argent.” Comment peut-on refuser la possibilité de s’exprimer là-dessus ? »

En 2012, lors d’une rencontre avec Stéphane Hessel, organisée par l’Obs[3] ; extrait :

- S. Hessel : « On me dit, Jeanne, que vous êtes une « indignée ». On me fait toujours le coup, maintenant, depuis que j'ai publié ce petit bouquin[4] : « Vous n'êtes pas le seul indigné, il y en a d'autres.» Ainsi, Jeanne Moreau est une indignée perpétuelle. (…) Nous vivons dans un monde qui mérite toutes les révoltes. Si vous vous considérez comme une révoltée, vous avez raison. »
- J. Moreau : « Quand j'ai vu le titre de votre livre, je me suis dit : « Moi, je suis révoltée.» Je n'ai jamais dit à personne que j'étais indignée, mais toute ma vie est celle d'une révoltée. Je me suis révoltée contre l'autorité paternelle pour arriver à être ce que je suis. Enfant, je me suis révoltée contre les adultes, je les trouvais trop cons (…) Maintenant je pourrais grimper sur des barricades mais, malheureusement, j'ai passé l'âge. Je suis devenue révolutionnaire trop tard. Les scandales politiques ou financiers s'accumulent. On parle sans cesse de transparence alors que tout est obscur : abus de pouvoir, appât de l'argent. »
-L’Obs : « Stéphane Hessel, une cause vous tient à cœur depuis de nombreuses années, celle des sans-papiers et des immigrés. Jeanne Moreau, en 2008, vous avez lu et enregistré deux lettres ouvertes à Brice Hortefeux à l'appel de RESF (Réseau Education sans Frontières) où vous affirmez qu'en tant que citoyenne française vous avez honte de l'accueil fait aux immigrés, ces gens qui ont le courage de tout quitter. Comment ce combat vous réunit-il ? »   
- J. Moreau : « J'ai du sang arabe, vous savez (…) Alors, oui, j'ai enregistré deux lettres admirables qui ont été diffusées par internet dans le monde entier, même au Japon. J'avais été invitée par Ariane Mnouchkine, cette femme magnifique du Théâtre du Soleil, pour une réunion en soutien aux sans-papiers. Et j'ai choisi deux lettres proposées par RESF. Souvenez-vous qu'à l'époque quiconque venait en aide à un sans-papiers pour l'héberger était menacé de poursuite : 60.000 euros d'amende et la prison. J'ai signé le manifeste. J'ai dit : « Si je peux protéger et abriter quelqu'un, je le ferai.» (…) Il faut résister. J'admire le parcours de Stéphane Hessel. De Gaulle, la Résistance, les camps, son évasion. Mais l'espoir... Moi, par moments je me réveille et je n'ai plus d'espoir. Je suis désespérée et donc je peux devenir violente. [A propos de sa carrière] : « On m'a toujours proposé des rôles de femme indépendante et révoltée. Regardez aujourd'hui à qui sont identifiées les femmes, avec l'histoire DSK. La femme est présentée comme une enjôleuse, un morceau de bifteck auquel il ne peut pas résister. Pour les parties fines, si on ne lui a jamais demandé d'argent, c'est parce que pour lui les femmes brûlent du désir de s'envoyer en l'air avec lui. Elles sont donc un produit de consommation courante, des « copines » que les hommes se refilent entre eux ! Mais enfin ce n'est pas possible ! Je n'ai jamais fait partie d'un groupe de féministes, je n'aime pas les groupes. Je mène ma vie en féministe, dans mes actions quotidiennes, même les plus infimes - respect pour l'une, respect pour l'autre (…). »

 En 2013, elle soutint l'une des Pussy Riot, emprisonnée en Russie, et décide de lire une lettre au micro de France Culture et de Mediapart pour "exprimer (sa) révolte"

En 2015, elle signa une tribune dans le Monde pour rappeler à François Hollande quelques-unes de ses nombreuses promesses de campagne non tenues pendant le quinquennat.

Elle avait déclaré : « A mon âge, je ne peux plus monter sur les barricades (…). Je prends la parole pour exprimer ma révolte. Je veux toucher le plus de monde possible pour dénoncer ce qui arrive à cette jeune femme dont la vie est en danger ».

Personnellement, à part son inoubliable interprétation du « Tourbillon de la vie », dans Jules et Jim, sa prestation qui m’a le plus marqué au cinéma, c’est, en 1967, son rôle dans la Mariée était en noir de Truffaut. Elle est aussi éblouissante dans le rôle de Marguerite Duras dans le biopic Cet amour-là, de Josée Dayan, aux côtés d’Aymeric Demarigny (2001).

Au revoir, Jeanne. Nous n'oublierons ni ton visage, ni ta voix.  




[1] Arnaud Schwarz, La Croix, 31/7/2017.
[2] Loi visant à pénaliser le téléchargement sur Internet. Cf. « Jeanne Moreau à Avignon, interview », in : Les Inroks, 08/07/2009.  
[3] "Toute ma vie est celle d'une révoltée" : quand Jeanne Moreau s'entretenait avec Stéphane Hessel. L’Obs, 2 janvier 2012. Toute l’interview est passionnante à lire : http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20111221.OBS7300/jeanne-moreau-stephane-hessel-la-rencontre.html
[4] Indignez-vous ! Montpellier, Indigène éd., 2010. 

samedi 29 juillet 2017

DINOTOPIA mini-série fantastique de M. BRAMBILLA (USA-2002)


Dinotopia est une mini-série américaine en trois parties de 90 minutes réalisé par Marco Brambilla, adaptée de l'univers Dinotopia, créé par l’écrivain James Gurney, et diffusée en mai 2002 sur ABC.
En France, la mini-série a été diffusée les 25 décembre 2002 et 1er janvier 2003 sur M6.

Une série télévisée avec une distribution différente a été commandée par le réseau ABC pour l'automne 2002, qui a été annulée après six épisodes.

La série est sortie sous forme d’un triple coffret de 6 DVD en 2005 (VF) et suite à une rediffusion sur les chaînes françaises, sous une forme nouvelle mais au contenu identique, en septembre 2016.
Avant son adaptation filmée, Dinotopia est à l'origine un livre illustré pour la jeunesse de James Gurney paru en 1992 sous le titre Dinotopia. A Land Apart from Time, paru en français chez Albin Michel sous le titre Dinotopia, l'île aux dinosaures. Le 1er livre de Gurney édité par le New York Times, Dinotopia: A Land Apart from Time, a vite eu un grand succès pour la qualité exceptionnelle de ses illustrations; deux millions de copies furent vendues, traduites en 18 langues dans 30 pays.

Le best-seller a donc donné lieu à des suites, Dinotopia: The World Beneath, Dinotopia: First Flight et Dinotopia: Journey to Chandara. Le succès vient de l'alliance d'un thème fantastique et d'illustrations de style proche du néoromantisme. À partir de 1995 James Gurney a travaillé avec plusieurs auteurs sur une collection de nouvelles pour enfants utilisant le monde et les personnages de Dinotopia. Ces livres, au nombre de 16, ont été publiés en anglais chez 'Random House. Deux autres nouvelles pour adultes écrites par Alan Dean Foster ont aussi vu le jour, Dinotopia Lost (1996) et Hand of Dinotopia (1999).

En 2002, le 1er livre a donné lieu à l’adaptation dans un téléfilm sur la chaîne ABC pour un budget de 86 millions de dollars puis dans une série de quelques épisodes. Le téléfilm, bien qu'ayant été supervisé par Gurney, apporte quelques modifications : les dinosaures sont dotés de parole, les visiteurs sont des américains contemporains (et non plus du XIXe siècle) et ils accèdent à Dinotopia par la mer, plus précisément par le récif de l'effroi à la suite du crash de leur avion qui remplace le bateau.

Résumé

La série est censée se dérouler à l’époque contemporaine. Karl (Tyron Leitso) et David Scott (Wentworth Miller) s’embarquent avec leur père pour un tour en avion. Pris dans la tempête, l’avion se crashe en mer et les deux frères se retrouvent sur l’île de Dinotopia, où les dinosaures et les humains cohabitent.  Ils rencontrent Marion (Katie Karr), la fille du maire Waldo et de la matriarche Rosemary, qui les introduit aux curieuses coutumes de ce monde.    

Autour du film

Dinotopia a inspiré des scènes d’Avatar : en particulier quand le jeune héros escalade dangereusement la montagne pour trouver le repère des ptérodactyles, qu'il parvient à en domestiquer un et à voler sur son dos.Le monde imaginaire de Dinotopia rappelle aussi par certains côtés Voyage au centre de la terre (2008) et le fameux Jurassic Park de Steven Spielberg (1993). 

La qualité des effets spéciaux a valu à ce film un Emmy Award en 2002.

vendredi 28 juillet 2017

A MONSTER CALLS/QUELQUES MINUTES APRES MINUIT de J. A. BAYONA (Film fantastique 2016)


Quelques minutes après minuit (A Monster Calls) est un film fantastique américano-hispano-canado-britannique réalisé par Juan Antonio Bayona sorti en 2016 aux Etats-Unis et en 2017 en France. Il est aussi paru en DVD et en Blu-ray.  

Résumé

Conor O'Malley (Lewis MacDougall) est un garçon d’une dizaine d’années qui doit affronter au quotidien la maladie de sa mère (Felicity Jones), en phase terminale d’un cancer. Il est également confronté à l’intimidation de ses camarades d'école et à la dureté de sa grand-mère (Sigourney Weaver). Pour fuir son quotidien, il s’échappe alors chaque nuit dans un univers peuplé de créatures extraordinaires, en particulier une créature fantastique géante en forme d’arbre qui pousse sur la colline en face de sa maison. C'est dans ce monde imaginaire qu’il va apprendre le courage et affronter la vérité…

Mon opinion sur ce film

J’avais été assez impressionné par l’Orphelinat, et, à un titre différent, par The impossible qui traitait de la survie d’une famille européenne au terrible tsunami qui ravagea une partie de l’Asie du sud-est en 2004. 

Ce film m’a déçu, non par le jeu des acteurs (le jeu du jeune Lewis MacDougall est parfait, et surpasse de loin celui des acteurs adultes), ni des effets spéciaux, remarquables, mais pour son scénario, qui nous laisse sur notre faim. Il est vrai que le livre dont le film a été adapté d’un livre inachevé de Siobhan Dowd, « The monster calls », repris et complété par un autre auteur, Patrick Ness et sorti, à titre posthume, avec des illustrations de Jim Kay. Etait-il sage de s’attaquer à une telle œuvre, connue seulement dans les pays anglo-saxons ? Car, quelle que soit sa valeur et sa résonance auprès du jeune public d’Outre-Manche, j’ai trouvé pour ma part que le pari du réalisateur était en partie raté. En tout cas, et bien que je sois généralement sensible à l’univers du conte, ce film m’a laissé insatisfait car je n'ai pas tout à fait compris son propos et encore moins sa morale... En tout cas, en ce qui me concerne, je ne le montrerai pas à des enfants car le personnage ambigü du "monstre" m'a paru à la fois effrayant mais surtout déroutant. 

Dans le même esprit, vous pouvez voir : 


jeudi 27 juillet 2017

PARIS A TOUT PRIX comédie de Reem KHERICI (FR-2013)


Paris à tout prix est une comédie française écrite et réalisée par Reem Kherici, sortie en 2013.

Résumé

Originaire du Maroc, Maya (Reem Kherici), une jeune styliste de la maison de haute couture Ritz, vit à Paris depuis vingt ans avec des titres de séjour et s'est parfaitement intégrée à la vie française. À l'approche d'un défilé de mode, Nicolas (Stéphane Rousseau), l'exigeant et impitoyable patron de la maison de couture, met en concurrence Maya et sa collègue Emma (Shirley Bousquet): la meilleure des deux stylistes emportera un contrat de travail à durée indéterminée.

Après une soirée trop arrosée, Maya est contrôlée pour conduite dangereuse par la police, qui découvre que son permis de séjour est périmé : elle est alors expulsée de France en moins de vingt-quatre heures, malgré l'aide d'un de ses amis avocat (François-Xavier Demaison) qui avait essayé de la séduire à plusieurs occasions.

De retour au Maroc, elle retrouve sa famille qui lui reproche de ne pas avoir donné de nouvelles depuis des années. Habituée à Paris à un train de vie parmi la jet-set, elle vit très mal son retour au Maroc, pays qu'elle juge arriéré et qu'elle méprise. Elle est par ailleurs en froid avec son père, à qui elle reproche de lui avoir caché la mort de sa mère. Quant à son frère (Tarek Boudali), il se moque de son snobisme en lui jouant quelques mauvais tours humiliants.

Après avoir tenté sans succès d'obtenir un visa pour retourner en France, Maya est abattue. Toutefois, le soutien de sa belle-sœur et de sa grand-mère lui permettent de garder courage. Elle continue à préparer sa robe de défilé avec l'aide de sa grand-mère et finit par trouver quelque charme au pays, aux paysages et à Mehdi, l'ami de son frère (Salim Kechiouche) Pour confectionner sa robe, elle s'inspire de motifs touaregs qu'elle a vus lors d'une promenade dans le désert.

Maya croise plusieurs de ses connaissances en vacances au Maroc, et le mensonge qu'elle a servi à son employeur (un soi-disant accident qui la clouerait chez elle) est éventé. Mehdi finit par trouver un moyen de lui faire regagner la France : un faux passeport. Son amie Alexandra la récupère à l'aéroport et l'emmène au défilé où elle est censée apporter sa robe. Son patron, d’abord furieux contre elle, accepte in extremis de faire figurer sa création au défilé. Devant l'accueil réservé à la robe de Maya, et admiratif de sa combativité, il lui accorde finalement le CDI qu’il réservait à Emma et fait de Maya son assistante. Un épilogue situé un an plus tard montre que Mehdi l'a rejointe à Paris et qu'ils vivent en couple.

Distribution
  • Reem Kherici : Maya Benlatif, la styliste marocaine
  • Cécile Cassel : Alexandra, l'infirmière, amie de Maya
  • Tarek Boudali : Tarek, le frère de Maya au Maroc
  • Philippe Lacheau : Firmin, le copain d'Alexandra
  • Shirley Bousquet : Emma, la styliste concurrente de Maya
  • Salim Kechiouche : Mehdi, l'ami marocain de Maya et de Tarek
  • Stéphane Rousseau : Nicolas, le patron de Maya
  • Joséphine Draï : Marine, l'employée styliste subalterne
  • Mohamed Bastaoui : le père de Maya
  • Fatima Naji : la grand-mère de Maya
  • François-Xavier Demaison : l'ami avocat
  • Florence Foresti : Gigi    
Autour du film

Tous les membres de la Bande à Fifi, troupe comique française réunissant Philippe Lacheau, Reem Kherici, Tarek Boudali, Julien Arruti et Pascal Boisson figurent dans ce film. Ce groupe de comédiens s’est formé en 2005, sous l'impulsion de Michel Denisot qui les avait recrutés dans Le Grand Journal pour jouer leurs sketchs en direct. En 2006, l'équipe abandonne ce format et est présente tous les soirs sur le plateau de l'émission. La bande se fait surtout remarquer lors du Festival de Cannes 2006 avec ses sketchs en direct. En 2007, ils quittent le talk-show de Canal+ pour se consacrer au cinéma et au théâtre. En 2008, ils se produisent au Splendid dans Qui a tué le mort ?, une comédie produite par Dominique Farrugia.

Mon opinion sur ce film

J’ai bien aimé cette histoire d’une jeune femme qui se croit intégrée et se trouve brusquement confrontée au destin d’une immigrée lambda en butte aux stupidités de règles stupides. Prise dans le tourbillon de son métier, elle ne s’est jamais vraiment préoccupée de son statut et se trouve, du jour au lendemain, renvoyée dans un pays avec lequel elle n’a plus rien de commun. On rit des situations cocasses dans lesquelles elle se trouve tout en souffrant du racisme à l’envers qu’elle subit.  

La bande originale de qualité composée par Laurent Aknin donne à  ce film une dimension nostalgique bien en adéquation avec le propos doux amer de la réalisatrice. J’ai particulièrement aimé certains morceaux, comme Nocturne n°8, Lighthouse ou Révélation.     

Dans le même esprit :


dimanche 23 juillet 2017

BATAILLE NATALE téléfilm d'Anne DELUZ (FR-2006)


Bataille natale est une comédie française réalisée par Anne Deluz (2006).

Résumé

Joseph (Arié Elmaleh) et Sonia (Olivia Bonamy), un couple de trentenaire amoureux l’un de l’aitre, sont invités au baptême du petit Jules, dont Joseph est le parrain. Cette cérémonie va littéralement changer le sens de sa vie. A la fin de la journée, Joseph ne pense plus qu'à une chose : avoir un enfant. Mais Sonia, après plusieurs mois de recherche d’emploi, vient enfin de trouver sa voie et d’être embauchée comme assistante chez un éditeur et elle ne se sent pas prête à avoir un enfant. Quant à lui, Joseph refuse le poste de DRH qu’on lui proposait et se fait licencier. Son désir d’être père devient alors une véritable obsession. Le sort s’en mêle car l’une de ses amies, Leila, qui élève seule ses trois enfants, Maxime (12 ans), Léa (8 ans), et Théo un bébé qui ne marche pas encore, est envoyée en mission et se retrouve en galère pour garder ses rejetons. Aussitôt, Joseph se propose comme nounou et il s’épanouit si bien dans ce rôle de père de substitution que l’épisode se reproduit jusqu’à ce que Sonia n’en puisse plus et décide de quitter Joseph...

Distribution

  • Olivia Bonamy : Sonia
  • Arié Elmaleh : Joseph
  • Julie Ferrier : Valéry
  • Anémone : Françoise Darcy
  • Patrick Bouchitey : Claude
  • Virginie Hocq : Leila
  • Julien Frison : Maxime
  • Nell Geeraerd : Léa
  • Amaury Heldenberg : Théo
Mon opinion sur ce film

Certes, ce téléfilm n'est pas inoubliable, mais il a le mérite de l'originalité. Pour une fois, ce n'est pas la femme qui est en mal d'enfant et impose son désir à son compagnon qui n'en veut pas, mais l'homme, l'excellent Arié Elmaleh, le frère de Gad, que l'on a découvert dans le rôle du juge dans La Stagiaire, au côté de non moins excellente Michèle Bernier. Un téléfilm sympathique qui doit beaucoup à la présence des enfants, en particulier Julien Frison, qui joue maintenant le rôle de Jacques-Etienne, le fils aîné de la famille Dubernet-Carton dans la série quotidienne humoristique sur TF1 (et maintenant sur TMC) Nos chers voisins. Les autres rôles secondaires sont aussi bien traités. On appréciera en particulier le jeu d'Anémone, dans le rôle de la vieille garce aigrie, ou celui de Julie Ferrier dans celui de la copine hystérique mais fidèle.    

Dans le même esprit, je vous recommande : 





samedi 22 juillet 2017

MOI ET KAMINSKI comédie de W. Becker (D/B - 2015) :



Moi et Kaminski film belgo-allemand de Wolfgang Becker adapté du roman de Daniel Kehlmann (2015).  

Scénario : Wolfgang Becker, Thomas Wendrich. Musique : Lorenz Dangel. Image : Jürgen Jürges. Production : X-Filme, ED Prod., Les Films du Losange. Producteur/-trice : Uwe Schott, Wolfgang Becker, Michael Scheel, Franz Esterhàzy.

Résumé

Un jeune critique d’art sans scrupule, Sebastian Zöllner (Daniel Brühl) décide de se faire un nom sur le dos d'un peintre autrefois célèbre, Manuel Kaminski (Jesper Christensen), personnage fictif ayant côtoyé Matisse, Picasso et Warhol, en rédigeant sa première biographie. 

L’artiste, aveugle, malade et misanthrope, vit retiré depuis plusieurs années dans un village montagnard, en Bavière. 

Persuadé que Kaminski n’en a plus pour très longtemps à vivre, Sebastian, sans le moindre état d'âme, espère faire coïncider la publication de l’ouvrage avec l’annonce de son décès.

Il s’introduit dans l'intimité de l'artiste et arrive à le convaincre, lui qui ne sort plus de chez lui, d'aller rendre visite à son amour de jeunesse, Therese Lessing (Geraldine Chaplin), non par bonté d'âme mais dans l’idée que leurs retrouvailles soient l’occasion pour lui d’écrire des pages "tire-larmes" et d'ainsi rédiger un best-seller. 

Mais Kaminski, sous ses aspects fragiles, est une fine mouche et il a tôt fait de retourner la situation, manipulant le jeune blanc-bec comme il a toujours manipulé son entourage…

Le road-movie qui les conduira à rencontrer Therese Lessing, émaillé d’imprévus qui auraient pu être tragiques, mais s’avèrent burlesques, débouchera, au-delà de la terrible déception, à une émouvante complicité.   

En adaptant à l’écran le roman à succès de Daniel Kehlmann, le réalisateur de Good Bye, Lenin ! a signé le scénario d'une satire au vitriol, non dénuée d’humour, du monde de l’art et des galeristes.

Distribution

  • Daniel Brühl (Sebastian Zöllner)
  • Jesper Christensen (Manuel Kaminski)
  • Amira Casar (Miriam Kaminski, sa fille)
  • Denis Lavant (Karl Ludwig)
  • Jördis Triebel (Elke)
  • Geraldine Chaplin (Therese Lessing)

Mon opinion sur ce film

J’ai regardé ce film, programmé hier soir sur Arte, surtout parce que l’un des deux rôles était tenu par Daniel Brühl, que j’adore depuis que je l'ai découvert dans le merveilleux Ladies in Lavender (Les dames de Cornouailles). Je l’avais ensuite bien sûr apprécié dans Good bye Lenin.

On ne s’étonnera pas que je prenne le contre-pied de la critique très négative de Nicolas Didier dans Telerama – ce ne serait pas la 1ère fois ! - qui le trouve « décevant », en particulier en ce qui concerne " la satire du monde de l'art [qu'il trouve] grossière (...)", ou les sketches du road-movie "poussifs"...  
Certes, ils ne sont pas tous réussis et leur accumulation est plus pénible que drôle, mais cela fait partie du jeu et l’on comprend bien qu’il ne faut pas y chercher de vraisemblance et qu’il s’agit plus de fiction que de réalité.

Ce film rappelle, en plus subtil, l'irrésistible Tatie Danielle d'Etienne Chatilliez ou un autre film, plus ancien et injustement oublié, La vieille dame indigne, de René Allio (1965) avec, dans le rôle de la "dame indigne", la talentueuse Sylvie et dans le rôle de Rosalie, la jeune serveuse de bar qui lui sert de chauffeur, Malka Ribowska.   

J'ai beaucoup aimé, l'esthétique de la dernière scène du film sur la plage des émouvants adieux entre Manuel Kaminski et Sebastian ainsi que l'originalité du générique illustré de références à tous les peintres que Kaminski est censé avoir connus, comme Matisse, mais aussi Giacometti, Chagall, Picasso, Warhol, etc. 

Désolé, aucune bande annonce disponible. 

mercredi 19 juillet 2017

IL ETAIT TEMPS de Richard CURTIS (GB - 2013)


Il était temps (Titre original : About Time) est une comédie britannique réalisée par Richard Curtis, sortie en 2013.

Résumé

Le jour de ses 21 ans, Tim Lake (Domhnall Gleeson) apprend par son père (Bill Nighy) que les hommes de la famille ont le pouvoir de revenir dans le passé. Ils doivent cependant retourner à un moment et un lieu précis où ils ont vécu les événements. Tim, qui n’essuie que des rebuffades de la part des filles dont il tombe amoureux, utilise ce pouvoir pour se trouver une petite amie. Après un premier échec avec Charlotte, l’amie de sa sœur venue passer les vacances d’été en Cornouailles, il rencontrera Mary (Rachel McAdams), avec qui il finira par se marier et avoir une petite fille.   

Mais manipuler le passé et modifier l’avenir n’est pas sans danger, comme le découvrira rapidement Tim.

Mon opinion sur ce film      
             
Je dois reconnaître que le titre n'est pas "vendeur", ni en français, ni même en anglais. Mais sans être un chef-d'oeuvre, ce film se laisse regarder. Bien que réalisé par Richard Curtis, cette comédie romantique  n’a certes pas la saveur des autres films du même réalisateur (Love actually, Coup de foudre à Notting Hill, Quatre mariages et un enterrement…), mais on y retrouve sa patte, l’humour des dialogues et des situations décalées, typiquement britanniques. En voyant évoluer Domhall Gleeson, grand jeune homme dégingandé et maladroit, on pense inévitablement à Hugh Grant, dont on sent bien que le réalisateur aurait voulu lui confier le rôle.  Sans avoir le charme et le charisme de son illustre aîné, cet acteur méconnu ne s’en sort pas si mal et Rachel McAdams est pétillante dans le rôle de Mary. Les personnages secondaires ne sont pas négligés, ce qui est la marque d'un bon scénariste et chacun est à sa place : Bill Nighy en premier, plus anglais que nature, mais aussi la mère au caractère taillé à la serpe (Lindsay Duncan), Kit Kat, la sœur gentiment  déjantée (Lydia Wilson) ainsi que le brave Oncle Desmond (Richard Cordery) qui, en une seule réplique, arrive à nous émouvoir. La scène du mariage balayé par la tempête est hilarante. Tout le film est soutenu par une  bande originale soignée.  


On se demande pourquoi ce film n’est sorti en France qu’en DVD. Les distributeurs se sont-ils imaginés que le public français serait à ce point hermétique à l’humour anglais ? Eh bien, ila faudrait peut-être qu'ils évoluent un peu et arrêtent de nous inonder de comédies lourdingues "à la française du style de Camping ou des Bronzés avec les inusables (quoique !) Clavier ou Dubosc. Personnellement, je préfère de loin ce type d’humour décalé et, si vous êtes comme moi, je vous recommanderai quelques autres films de ce genre.   

Jack REYNOR (Acteur irlando-américain)



Jack Reynor est un acteur irlando-américain né le 23 janvier 1992 à Longmont dans le Colorado. Le rôle qui l’a révélé fut celui de Richard dans le film de Lenny Abrahamson What Richard Did (2012), pour lequel il lui a été décerné un IFTA Award for Best Film Actor. Il a aussi joué dans le blockbuster Transformers: Age of Extinction et dans Glassland, pour lequel il a obtenu le World Cinema Dramatic Special Jury Award for Acting au Festival de Sundance.

Biographie

Jack est né à Longmont, dans le Colorado et a vécu à Boulder avec sa mère, Tara, originaire d’Irlande. A l’âge de deux ans, il a quitté les Etats-Unis pour aller vivre avec sa mère à Valleymount, County Wicklow, en Irlande. Il est allé à l’école primaire de son village et a passé ses années de jeunesse dans un environnement rural avec sa mère et ses grands-parents maternels.

Son intérêt pour la comédie commença en 1999. En 2004, il alla poursuivre ses études au Belvedere College, une école Jésuite privée de Dublin où il put donner libre cours à son goût pour le théâtre.

Carrière

Début 2010, il a été retenu pour incarner Robbie, le 'voisin d'â côté', dans Dollhouse, de Kirsten Sheridan, présenté à la Berlinale de 2012.

Il a ensuite incarné Richard dans le film de Lenny Abrahamson What Richard Did, qui fut présenté au Festival du cinéma de Tribeca en 2013, rôle pour lequel il a obtenu plusieurs récompenses.

En janvier 2013, Reynor a été choisi pour incarner Shane, un chauffeur de course irlandais, dans Transformers: Age of Extinction, le 4ème volet de la saga Transformers. Le film est sorti en juin 2014 avec, comme co-acteurs Mark Wahlberg et Nicola Peltz. Jack Reynor jouera encore à leurs côtés dans une nouvelle trilogy, en particulier dans Transformers: The Last Knight (2017).
En 2015, Jack Reynor apparaît aussi dans The Jungle Book, aux côtés de Christian Bale, Cate Blanchett et Benedict Cumberbatch. La même année, il tourne dans le film  Glassland de Gerard Barrett aux côtés de Toni Collette et de Will Poulter : il y joue un jeune chauffeur de taxi qui se bat pour donner un sens à sa vie alors que sa mère sombre dans l'alcool. Son rôle dans ce film lui a valu le World Cinema Dramatic Special Jury Award for Acting au Festival de Sundance.
Après Glassland, Jack Reynor a joué dans la comédie romantique de Julian Jarrold, A Royal Night Out.
Plus récemment, il a tourné, aux côtés de Michael Fassbender, Marion Cotillard et David Thewlis dans Macbeth. Le film dirigé par Justin Kurzel, très salué à Cannes.

Le dernier film dans lequel on peut le voir est  Sing Street  de qui fut présenté au Festival de Sundance en 2016.

Filmographie

  • 2000  Country (Altar Boy)        
  • 2010  Three Wise Women (Colin)- TV 
  • 2012  Dollhouse (Robbie)        
  • 2012 Chasing Leprechauns (Tommy Riley) - TV
  • 2012 What Richard Did (Richard Karlsen)            
  • 2012 Stella (Michael) court métrage
  • 2013 Car Film (Martin) court métrage
  • 2013 Cold (Rory)             
  • 2013 Delivery Man (Josh)           
  • 2014 Transformers: Age of Extinction (Shane Dyson)     
  • 2014 Glassland (John)  
  • 2015 A Royal Night Out (Jack)   
  • 2015 Macbeth (Malcolm)           
  • 2016 Sing Street (Brendan Lawlor)         
  • 2015 Free Fire (Harry)  
  • 2015 The Secret Scripture (Michael McNulty)   
  • 2017 Philip K. Dick’s Electric Dreams Episode: "Impossible Planet"
  • 2017 Detroit (Demens) en post-production
  • 2017 HHhH (Jozef Gabčík) en post-production
  • 2018 Jungle Book (Brother Wolf) en post-production
  • 2018 TBA (Kin)                  


mardi 18 juillet 2017

WHAT RICHARD DID film de Lenny Abrahamson (IR-2013)


What Richard Did est un film dramatique irlandais réalisé par Lenny Abrahamson, sorti en 2012. Il s'agit d'une adaptation du roman Bad Day in Blackrock de Kevin Power.

Résumé

Richard ‘Rich’ Karlsen (JackReynor) est le capitaine de son équipe de rugby. Il est aimé et respecté de tous, et il est amoureux de Lara. Mais l’un de ses camarades, Connor, est aussi très proche de sa petite amie et, lors d’une soirée arrosée, une bagarre éclate entre Connor et Richard et ce dernier tue accidentellement son camarade. Bien que ce soit un accident, Richard n’assume pas son acte.  

Récompenses

  • Irish Film and Television Awards 2013 : Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur acteur pour Jack Reynor, Meilleur scénario, Meilleur montage
  • Evening Standard British Film Awards 2013 : Meilleur scénario.

Mon opinion sur ce film


Lorsque ce film est sorti, les critiques ont été dithyrambiques mais, comme il n’a pas été programmé dans les cinémas de ma ville, je ne l’avais pas vu et je me l’étais procuré en DVD. Mais, franchement, je n’ai pas été emballé et, bien que le film ne soit pas long (87 min.) j’ai dû me forcer pour aller jusqu’au bout. Malgré quelques qualités et une interprétation sans faute de Jack Reynor, on est très vite lassé par la répétition des scènes de beuverie de ces adolescents et pas très étonné de leur conclusion dramatique. Je suis donc loin de partager certaines critiques trop positives (en particulier en ce qui concerne le scénario) qui ont vu dans ce film un chef d’œuvre. 

lundi 17 juillet 2017

LA FOLLE AVENTURE DES DURRELL (Série britannique 2016-...)


La folle aventure des Durrell (titre original : The Durrells) est une mini-série britannique basée sur la Trilogie de Corfou, récit autobiographique écrit par le grand naturaliste Gerald Durrell qui couvre la période 1935–1939 où la famille Durrell vécut sur l’île grecque de Corfou, La série produite par Christopher Hall dans le cadre des créations de la BBC a été écrite par Simon Nye. Elle a été filmée par Steve Barron et Roger Goldby. Les producteurs exécutifs sont Lee Morris et Sally Woodward Gentle. Lee Durrell, la veuve de Gerald Durrell, qui est aussi directeur du Durrell Wildlife Conservation Trust, a été la consultante. La série est prévue pour durer trois saisons (2016-2017-2018) de 12 épisodes chacun, chaque épisode durant 46-47 minutes.  

Résumé

L'action commence à Bornemouth (GB) en 1935. Louisa Durrell, veuve de Lawrence Durrell, un ingénieur anglais mort en Inde, vit chichement avec ses quatre enfants adolescents : Lawrence, l’aîné, qui va devenir le célèbre auteur, Leslie, son cadet, amateur d’armes à feu, le plus jeune, Gerald, qui deviendra le grand naturaliste et l'auteur des livres dont est tirée l'histoire, et leur sœur, Margo. 

Vivant avec sa seule pension de veuve et n’arrivant pas à joindre les deux bouts, Louisa décide de vendre la maison qui est son seul bien et de quitter l’Angleterre pour aller vivre dans l’île grecque de Corfou. 

Arrivée en Grèce, un pays étranger dont elle ne parle pas la langue, dans une maison délabrée sans eau ni électricité, avec des adolescents qui vivent leur vie dans un égoïsme forcené, Louisa essaie désespérément de faire vivre sa famille en attendant le virement de sa pension qui n’arrive pas. Seul le plus jeune garçon, Gerald, passionné depuis son plus jeune âge par les animaux, trouve son compte à cette vie semi-sauvage où ses aînés ont bien du mal à se faire.

Distribution

  • Keeley Hawes (Louisa Durrell)
  • Milo Parker (Gerry Durrell)
  • Josh O'Connor (Larry Durrell)
  • Daisy Waterstone (Margo Durrell)
  • Callum Woodhouse (Leslie Durrell)
  • Yorgos Karamihos (Dr. Theo Stephanides)
  • Alexis Georgoulis (Spiros Hakaiopoulos)
  • Ulric von der Esch (Sven Lundblad)
  • Anna Savva (Lugaretzia)
Mon opinion

J’avais lu il y a plusieurs années les livres de Gerald Durrell et je m’étais régalé. Aussi, je n’aurais raté pour rien au monde les premiers épisodes diffusés hier soir sur France 3. Je n’ai pas été déçu car j’y ai retrouvé l’ambiance déjantée des livres, avec leur humour si anglais que j’adore. Les personnages, en particulier le jeune acteur qui joue le rôle de l’auteur, sont attachants, les paysages magnifiques et l’action bien menée. J’espère que les prochains épisodes ne nous décevront pas.
Je précise que les ouvrages dont a été tirée cette série ont été récemment republiés aux éditions de La Table Ronde sous le titre "La trilogie de Corfou" /

- Vol. 1 : Ma famille et autres animaux
- Vol. 2 : Oiseaux, bêtes et grandes personnes
- Vol. 3 : Le jardin des dieux

[Voir à ce sujet : La Trilogie de Corfou, Télérama]