jeudi 10 août 2017

THE CLOSER série policière (USA 2005-2012)


The Closer : L.A. enquêtes prioritaires (The Closer) est une série télévisée américaine créée par James Duff et diffusée du 13 juin 2005 au 13 août 2012 sur la chaîne TNT.

On y suit les enquêtes menées de manière peu conventionnelle par le chef adjoint Brenda Leigh Johnson (Kyra Sedgwick) sur des meurtres et disparitions à Los Angeles au sein de la division des Enquêtes prioritaires, renommées Crimes majeurs.

En France, la série a été diffusée à partir du 19 février 2006 sur France 3.

En 2010, la chaîne a annoncé la fin de la série à la fin de la 7e saison, diffusée en 2011 et 2012 aux États-Unis après la décision de Kyra Sedgwick de la quitter. En 2011, TNT annonce la production d'un spin-off (série dérivée) intitulé Major Crimes, dont le personnage principal est la capitaine Sharon Raydor, interprétée par Mary McDonnell, déjà aperçue dans la série à la tête de la division des Affaires internes du LAPD.

La série est intégralement disponible en DVD.

Résumé

Chaque épisode aborde, en parallèle des enquêtes policières, des aspects de la culture de Los Angeles et son interface avec le maintien de l'ordre au sein de la mégapole : elle intègre les questions de gestion d'un service de police, la guerre des gangs, ainsi que l'éthique de la politique publique, l'intégrité personnelle et le bien et le mal.

Les méthodes très personnelles (et toujours "border-line") du chef-adjoint Brenda Leigh Johnson (Kyra Sedgwick), si elles donnent en fin de compte satisfaction, sont toujours à l'origine de tensions avec sa hiérarchie. Dans cette saison, on assiste à l'arrivée du capitaine Sharon Raydor (Mary McDonnell) - déjà apparue dans la saison 5 -, représentant les affaires internes (sorte d'IGPN), chargée de venir enquêter sur les raisons qui ont fait relâcher un coupable à qui avait été promise la protection de la police, ce qui a conduit à sa mort. Le procès qui la menace menace aussi toute la brigade, ainsi que son chef direct, le capitaine Will Pope qui l'a toujours couverte. Au départ, Brenda accepte très mal la présence de Sharon jusqu'à ce qu'elle comprenne qu'elle n'est pas là pour la condamner mais pour lui venir en aide.

Le dernier épisode de la saison 7 (2011-2012), The last word (Le dernier mot) sera déterminant pour la série dérivée, Major crimes. Elle introduit un nouveau personnage, Rusty Beck (Graham Patrick Martin), dont l'importance grandira tout au long de cette nouvelle série. Lorsque cet épisode commence, on voit Rusty en train de se prostituer dans le Parc Griffith. Rusty et son "client" surprennent un homme en train d'enterrer un cadavre dans une fosse. Malheureusement pour eux, le meurtrier les aperçoit et les poursuit. Rusty lui échappe in extremis, non sans avoir reçu au front un violent coup de pelle. Mais il a tout de même pu s'enfuir et téléphoner à la police.

Au cours de l'enquête, le chef  Jonhson, est persuadée que le meurtrier est Phillip Stroh, un avocat qui a assassiné plusieurs femmes mais a toujours réussi à passer entre les mailles du filet. Alors qu'elle héberge Rusty chez elle en tant que témoin protégé, Stroh les attaque et elle lui tire dessus. Bien qu'elle soit en état de légitime défense, ce dernier acte signe son départ définitif de la brigade des crimes majeurs.     


samedi 5 août 2017

Graham Patrick MARTIN (Acteur américain)



Graham Patrick Martin est un acteur américain né le 4 novembre 1991. Il s’est fait connaître dans le rôle d’Eldridge dans Two and a Half Men (2010–2012) ainsi que dans celui de Rusty Beck dans le dernier épisode de The Closer et sa série dérivée Major Crimes (2012–…) dont il devient l'un des personnages les plus attachants.

Biographie

G. P. Martin a effectué ses études secondaires au lycée Fiorello H. LaGuardia High School à New York City.

Pour se décrire, lors d’une interview de TNT Newsroom, il répondit : “Je suis un newyorkais de la Nouvelle-Orléans qui vit à Los Angeles."

C’est un camp d’été auquel ses deux frères, sa sœur aînée et lui qui lui donna l’envie de jouer la comédie:

 "Je voulais m’inscrire en natation et en équitation mais je me retrouvai par hasard à auditionner pour une pièce de théâtre . J’avais huit ans à l’époque et je fus pris pour un rôle dans une comédie musicale intitulée Le roi et moi. Chaque été, je jouai dans une comédie musicale dans ce camp jusqu’à ce que j’aie 15 ans. L’acteur qui m’influença le plus fut Leonardo DiCaprio. Je vis Titanic et décidai que je voulais faire exactement comme lui. »

Filmographie

Cinéma

2007      The Girl Next Door : Willie Chandler, Jr.
2010      Rising Stars : Garrett    
2011      Monster of the House : Jamie   
2013      Somewhere Slow Danny          
2014      The Girlfriend Experience : Max (court métrage)
2017      Bukowski : Baldy (en post-production)

Television
2006      Law & Order: Criminal Intent : Benjamin Price  (Episode: "To the Bone")
2007–09 The Bill Engvall Show : Trent Pearson
2009      iCarly : Pete      (Episode: "iMake Sam Girlier")
2009      Jonas : Randolph (Episode: "Love Sick")
2010–12 Two and a Half Men : Eldridge McElroy (rôle recurrent Saisons 7-9)
2011      Good Luck Charlie : Dustin (Episode: "Baby's New Shoes")
2012      TheCloser : Rusty Beck (Episode 21 - saison 7: "The Last Word")
2012–…Major Crimes : Rusty Beck
2013      The Anna Nicole Story : Daniel Wayne Smith
2015      Impastor : Jasper Simmons (Episode: "Genesis")


Mary McDONNELL (Actrice américaine)


Mary McDonnell est une actrice américaine née le 28 avril 1952 à Wilkes-Barre, en Pennsylvanie.

Biographie

Elle a grandi à Ithaca dans l'État de New York. Elle a quatre sœurs et un frère. Après des études à l'université d'Etat de New York à Fredonia, elle a fréquenté l'école d'art dramatique et a rejoint le prestigieux Long Wharf Theatre Company de la côte Est, avec qui elle a travaillé pendant plus de 20 ans.

Mary est mariée avec l'acteur Randle Mell depuis 1984, ils ont deux enfants, Olivia et Michael. Ils vivent désormais à Pacific Palisades (Los Angeles).

Carrière

Après plus de 21 ans de carrière à Broadway, au théâtre mais aussi à la télévision, Mary McDonnell commence en 1988 sa carrière au cinéma aux côtés de Patrick Swayze dans Tiger Warsaw.

En 1990, elle obtient le rôle de Dressée avec le poing, fille adoptive blanche du peuple des Sioux, dans Danse avec les loups aux côtés de Kevin Costner. Ce rôle lui vaut d’être nominée pour l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle.

Son rôle dans Passion Fish lui apporte une autre nomination aux Oscars, cette fois-ci pour l'Oscar de la meilleure actrice dans un rôle principal.

En 1996, elle joue dans Independence Day aux côtés de Will Smith et Bill Pullman. Elle y joue la Première dame des États-Unis, Marilyn Whitmore.

En 1997, elle joue également dans un remake de Douze hommes en colère, aux côtés d'Edward James Olmos.

Elle joue également dans le film Donnie Darko aux côtés de Jake Gyllenhaal. Elle y jouera le rôle de Rose Darko, la mère de Donnie Darko, jeune adolescent schizophrène cherchant sa place au sein de la société.

À la télévision, Mary joue en tant que personnage principal dans la série télévisée médicale E/R avec Elliott Gould et Georges Clooney. En 2001, elle est la guest-star dans la série Urgences durant plusieurs épisodes. Elle est nominée aux Emmy Awards pour son rôle d'Eleanor Carter, mère du Docteur John Carter, joué par Noah Wyle, également présent dans Donnie Darko.

En 2003, elle obtient un des rôles principaux dans la série à succès Battlestar Galactica (2004-2007) de Ronald D. Moore dans laquelle elle joue le rôle de la Présidente des Douze Colonies, Laura Roslin, qui devra protéger son peuple de la menace des Cylons après la quasi-entière destruction de l'humanité. Mary McDonnell reçoit une reconnaissance mondiale grâce à ce rôle. Elle est invitée, avec Edward James Olmos (William Adama) lors d'une assemblée de l'Organisation des Nations unies pour une rétrospective et un débat. En 2009, elle gagne un Saturn Award de la meilleure actrice de télévision.

Durant trois épisodes, elle joue le rôle du Docteur Virginia Dixon, atteinte du syndrome d'Asperger, en 2008 et 2009 dans la série Grey's Anatomy.

De 2009 à 2012, Mary McDonnell obtient un rôle récurrent dans TheCloser en tant que Sharon Raydor. Elle est nominée aux Emmy Awards pour ce rôle, en tant que meilleure guest-star dans une série dramatique. En 2012, son rôle est désormais le personnage principal de la série dérivée de The Closer : Major Crimes. Le Capitaine Raydor prend alors  la tête de l'ancienne brigade dirigée par Brenda Leigh Johnson.

Filmographie

Au cinéma

  • 1987      Matewan : Elma Radnor
  • 1988      Dirty Tiger : Paula Warsaw
  • 1990      Danse avec les loups : « Dressée avec le poing »
  • 1991      Grand canyon : Claire
  • 1992      Les Experts : Liz
  • 1993      Passion Fish : May-Alice Culhane
  • 1994      Blue Chips :  Jenny Bell
  • 1996      Independence Day : La première dame, Marilyn Whitmore
  • 1999      Mumford : Althea Brockett
  • 2000      La Montre à remonter le temps : Laura Brown
  • 2000      Un cowboy pour père : Susan Shaw
  • 2001      Donnie Darko : Rose Darko
  • 2003      Nola : Margaret Langworthy
  • 2011      Scream 4 : Kate Roberts
  • 2011      Margin Call : Mary Rogers

Séries TV

  • 1984      E/R : Eleanor carter
  • 2000-2001 Lydia DeLucca : Jules O'Grady
  • 2001     Urgences :  Eleanor Carter (mère du Dr. Carter)
  • 2004-2009 : Battlestar Galactica : Présidente Laura Roslin
  • 2008      Grey's Anatomy : Virginia Dixon
  • 2009-2010 TheCloser : Capitaine Sharon Raydor
  • 2012 - …  Major Crimes : Capitaine Sharon Raydor
  • 2017 Fargo : Ruth Goldfarb

MAJOR CRIMES série policière (USA-2012)


Major Crimes ou Crimes majeurs au Québec est une série télévisée américaine dérivée de The Closer créée par James Duff, Michael M. Robin et Greer Shephard, diffusée depuis le 13 août 2012 sur la chaîne TNT aux États-Unis et en simultané sur Super Channel au Canada pour les quatre premières saisons. La série est diffusée au Québec depuis le 30 mai 2013 sur Séries+, en Belgique depuis le 3 juillet 2014 sur La Une, en Suisse depuis le 27 avril 2015 sur RTS Un et en France depuis le 4 mai 2015 sur France 2.

Résumé

Le capitaine de police Sharon Raydor (Mary McDonnell), déjà présente dans The Closer, succède au chef adjoint Brenda Leigh Johnson à la tête de la brigade des crimes majeurs de la police de Los Angeles. Cette brigade enquête sur des homicides classés comme « prioritaires », étant donné qu'ils concernent le plus souvent des membres de gangs, des mafieux, des passeurs de clandestins, des personnalités de l'industrie du cinéma et d'autres personnalités locales.

Les débuts de Sharon Raydor à la tête de la brigade des crimes majeurs est considéré par le lieutenant Louie Provenza comme une atteinte à son autorité et il critique les méthodes qu’elle emploie, très différentes des siennes, plutôt « vieille école » jusqu’à ce qu’il mette sa démission dans la balance.
Mais l’intelligence et le savoir-faire de Sharon lui gagnent rapidement l’estime de toute l’équipe.
Dès le premier épisode, Sharon Raydor doit prendre en charge, Russell « Rusty » Beck (Graham Patrick Martin), un adolescent de 16 ans, témoin dans l'affaire Phillip Stroh, un avocat qui a violé et tué plusieurs jeunes femmes. Son père l'avait déjà abandonné à la naissance en abandonnant ses droits parentaux. À peine âgé de 15 ans, sa mère l'a laissé seul « en l'oubliant » dans un zoo. Il a dû se prostituer pour survivre. Son témoignage permet de le placer sous le programme de protection des témoins. Révolté, il passe de famille d’accueil en famille d’accueil jusqu’à ce que Sharon Raydor décide de l’héberger chez elle et finalement, de l’adopter lors de la saison 3.

Distribution

Acteurs principaux
  • Mary McDonnell (VF : Véronique Augereau) : Capitaine puis commandant Sharon Raydor
  • G. W. Bailey (VF : Jean-Claude De Goros) : Lieutenant Louie Provenza
  • Anthony Denison (VF : Érik Colin saison 1, Gabriel Le Doze depuis saison 2) : Lieutenant Andy Flynn
  • Michael Paul Chan (VF : Olivier Destrez) : Lieutenant Michael dit « Mike » Tao
  • Raymond Cruz (VF : Jérôme Rebbot) : Inspecteur Julio Sanchez
  • Phillip P. Keene (VF : Patrick Delage) : Buzz Watson
  • Kearran Giovanni (VF : Marie Zidi) : Inspectrice Amy Sykes
  • Graham Patrick Martin (en) (VF : Thomas Sagols) : Rusty Beck
Mon opinion sur cette série

On s’étonnera sans doute que je puisse m’intéresser à une série policière, car ceux qui me lisent savent que ce n’est pas ma tasse de thé. Mais ce qui a soulevé mon intérêt, c’est la présence, dans le rôle principal, de l’actrice Mary McDonnell, que j’avais beaucoup appréciée lorsqu’elle jouait le rôle de la présidente dans Battlestar Galactica. J’aurais préféré la retrouver dans un cadre différent d’une énième série policière, mais je trouve que son jeu est toujours aussi brillant. Ce qui me plaît aussi beaucoup, plutôt que les enquêtes qu’on nous propose (qui ne sont ni meilleures ni pires que dans d’autres séries) c’est « l’histoire dans l’histoire » et les relations que Sharon développe avec le jeune Rusty, ado écorché vif, en guerre avec raison contre la société toute entière, qu’elle finit par « apprivoiser ».    


vendredi 4 août 2017

LES YEUX DE L'AMITIE film d'Allan HARMON (CA-2013)


Les Yeux de l'amitié (Titre original : If I Had Wings = Si j'avais des ailes) est un film canadien réalisé par Allan Harmon et diffusé en 2013.

Résumé

Alex Taylor (Richard Harmon) a dix-sept ans et rêve de courir pour l'équipe de cross-country de son lycée. Malheureusement, ses rêves sont hors de sa portée car, suite à une maladie contractée alors qu'il avait deux ans, il a perdu l'usage de la vue. Cependant, il vit dans une famille aimante et il est d'un caractère combatif. Sa passion est la course. Alex s'entraîne avec son père, Geoff, jusqu'au jour où ce dernier n'arrive plus à suivre son fils. Il doit donc lui trouver un partenaire de son âge et de son niveau pour qu'il puisse intégrer l'équipe du lycée. 

Geoff, qui est conseiller d'insertion et de probation le trouve en la personne de Brad Coleman (Jared Brandt Bartlett), un des camarades d'Alex, qui est aussi un petit voyou et s'est fait prendre en train de commettre un vol. Comme il accumule, depuis des années, des comportements répréhensibles, cette dernière incartade risque de le conduire cette fois directement en prison. Comme Geoff sait que Brad est au fond un brave garçon, pour lui éviter une condamnation qui le perdrait à tout jamais, Geoff lui propose de devenir le guide d’aveugle de son fils. Il parvient à convaincre le juge et la coach bien qu'elle ait eu, par le passé, maille à partir avec l'adolescent. 

La première rencontre entre Brad et Alex n'est pas facile car Brad est un écorché vif et répond par la violence dès qu'il se croit agressé. 

Mais l’amour du sport rapproche les deux garçons et ils vont finir par développer une complicité puis une véritable amitié. 

Autour du film

Le réalisateur du film, Allan Harmon, est le père de Richard Harmon, qui tient le rôle d’Alex.
Richard Harmon est l'un des personnages majeurs de la série de science-fiction Les 100. 

Mon opinion


On peut une fois de plus regretter le titre banal donné en français à ce film. Le titre original : "If I had wings" (Si j'avais des ailes) est nettement plus poétique. Si j’ai regardé ce film c'est parce que j’ai reconnu Richard Harmon, un jeune acteur que j'avais remarqué dans la série Les 100. Dans cette série, il joue le rôle du « bad-boy » John Murphy, un rôle complexe et difficile qui nous le fait d’abord détester en tant que traître avant d'admirer son courage en tant que héros sacrificiel, finalement bien plus intéressant que d'autres personnages à la psychologie plus simpliste. 

Dans ce film, le jeune acteur montre aussi toute sa maîtrise car, outre l'exploit physique qu'il fournit, il doit, du début à la fin, jouer le rôle d'un aveugle, rôle dans lequel il est parfaitement crédible et ce, sans utiliser - ce qui aurait été une facilité - de lunettes noires : chapeau l’artiste ! A part ça, le film, certes pétri de bons sentiments (ce qui n'est pas pour me déplaire), traite avec sensibilité du handicap et du regard de l'autre, pas toujours bienveillant et même souvent cruel, sur celui-ci. Il y a peu de réalisateurs qui osent s'attaquer à un tel sujet que ceux qui le font, comme ici avec intelligence et sans pathos, doivent en être remerciés. 

Films dans le même esprit :



mercredi 2 août 2017

SHOWING ROOTS de M. WILSON (USA-2016)



Showing Roots (mot à mot : "Montrer ses racines", platement traduit en français par “Une amitié contre les préjugés”) est une comédie dramatique américaine réalisée par Michael Wilson, à partir d’un scénario de Susan Baten. 2016. 

Résumé

L’action se déroule en Louisiane en 1977 au moment de l’arrivée au pouvoir du démocrate Jimmy Carter qui a mis au premier plan de ses priorités la défense des droits de l’homme. Au même moment, la télévision américaine diffuse pour la 1ère fois la série Roots ("Racines")[1], adaptation du roman d’Alex Haley, qui révèle les conditions épouvantables de la traite des noirs et de l’esclavage aux Etats-Unis.

Les conditions de vie de ses ancêtres esclaves sont une révélation pour Pearl (Uzo Aduba), la jeune femme noire qui travaille comme femme de ménage dans le seul salon de coiffure de la ville appartenant à Shirley (Elizabeth McGovern, antipathique à souhait), une femme blanche raciste. Shirley emploie aussi Violet (Maggie Grace), une jeune femme blanche aux idées progressistes qui se prépare à devenir coiffeuse. Pearl et Violet, qui sont amies et ne supportent plus les préjugés de leur patronne, décident, après une ultime vexation, de créer leur propre salon.

L’arrivée de Bud (Adam Brody), un jeune homme venu de la côte Est comme chef de chantier qui, lui non plus, ne peut admettre le racisme, vont les aider à sauter le pas.

Les idées nouvelles en matière de coiffure de Violet auront finalement raison des préjugés qui règnent en maître sur la ville et les clientes, bravant les conventions, finiront par délaisser Shirley, pour venir se faire coiffer dans le salon de Violet, qui coiffe aussi les femmes noires.

Mon opinion

Ce film sur le racisme aux Etats-Unis m’en a rappelé un autre, découvert lui aussi par hasard à la télévision, Lacouleur des sentiments. Bien sûr, les situations nous paraissent, à nous européens, tellement caricaturales et cocasses qu’on a peine à les croire possibles, mais les lavabos séparés pour les blancs et les noirs, les places à l’arrière des bus, et même les crachoirs séparés (mais oui !) ont pourtant bel et bien existé, d’autres films nous l’ont montré. J’ai trouvé que la révolution par la coiffure (mon dieu, les coiffures !!!) en valait bien d’autres plus dramatiques tant il est vrai que le racisme est une attitude tellement stupide qu’elle peut prendre les formes les plus absurdes et invraisemblables.      

Dans le même esprit : 


[1] D’où le titre original. 

lundi 31 juillet 2017

HOMMAGE A JEANNE MOREAU


Hommage à Jeanne Moreau, une immense actrice et une femme libre.

Par un message de France Info datant d’aujourd’hui (31/07/2017), nous apprenons le décès de Jeanne Moreau à son domicile, dans sa 89ème année.

Je reprends ici le communiqué de presse, non signé, de France Info :

« Elle quitte le tourbillon de la vie. Le cinéma français perd l'une de ses plus grandes représentantes. Jeanne Moreau est morte à l'âge de 89 ans, lundi 31 juillet. Elle a été retrouvée sans vie à son domicile parisien, a précisé Jeanne d'Hauteserre, maire du 8e arrondissement, confirmant une information du magazine Closer. Elle a notamment joué dans Jules et Jim de François Truffaut, Le Journal d'une femme de chambre de Luis Buñuel et Les Amants de Louis Malle. »

Jeanne Moreau a été récompensée par le prix d'interprétation féminine du Festival de Cannes en 1960 pour le rôle d'Anne Desbarèdes dans Moderato Cantabile de Peter Brook. Elle avait aussi obtenu le César de la meilleure actrice pour La Vieille qui marchait dans la mer en 1992. L'actrice avait tourné avec les plus grands réalisateurs français comme François Truffaut ou André Téchiné, et internationaux, comme Orson Welles ou Wim Wenders. »

A 19 ans, elle lâche une carrière prometteuse à la Comédie Française, scandalisant ses collègues, pour suivre Jean Vilar qui venait de créer le Festival d’Avignon. Dès 1947, elle y joua dans trois pièces, dont un Shakespeare, puis, en 1951, aux côtés de Gérard Philippe, dans un inoubliable Prince de Hombourg mis en scène par Jean Vilar.

Jeanne Moreau était une grande actrice et une belle personne : bien qu’elle ait toujours refusé l’étiquette de « féministe », elle soutint le combat de Simone Veil pour la légalisation de l’avortement et signa le « Manifeste des 343 salopes » qui reconnaissaient avoir été contraintes à avorter au moins une fois dans leur vie.  

Elle avait aussi toujours refusé tout engagement politique, ce qui ne l’empêchait pas de dire, haut et fort et parfois même crûment, ce qu’elle pensait car Jeanne Moreau était, avant, tout, une femme libre. Comme le dit La Croix, elle avait « le don de l’insoumission »[1]

En 2008, elle afficha son soutien aux sans-papiers en enregistrant deux émouvantes lettres diffusées dans le monde entier.

En 2009, elle s’était violemment prononcée contre la loi Hadopi, déclarant[2] :

« Oui, c’est vraiment du vent cette histoire ! C’est un projet de loi inapplicable, sans aucun fondement. On nous a beaucoup dit, pour lui donner du crédit, que même des gens de gauche le soutenaient, certains ont même écrit que le PS les avait déçus en s’y opposant. Mais je ne suis pas sûre que ces artistes-là votent encore à gauche… Enfin bon, c’est une question de génération. Aujourd’hui, les jeunes artistes se font connaître par internet, par la gratuité, c’est absurde de vouloir s’y opposer. Laissez-les voler, les internautes, c’est pas eux les bandits ! »

Et dans la même interview, voilà ce qu’elle disait sur la politique culturelle et les politiques en général :

« Ah oui, bien sûr ! J’ai de vrais emportements quand j’observe ce qu’il se passe. Mais les emportements, ça ne sert pas à grand-chose. Je vais voter, croyez-moi ! (Rires). Les gens qui s’abstiennent, ça me retourne. Je dis à mes amis qui ne vont pas voter : “Mais l’Etat, c’est nous ! Ces gens-là, les responsables politiques, sont nos employés. Parce que nous votons, nous les embauchons. L’Elysée, c’est nous, c’est notre argent.” Comment peut-on refuser la possibilité de s’exprimer là-dessus ? »

En 2012, lors d’une rencontre avec Stéphane Hessel, organisée par l’Obs[3] ; extrait :

- S. Hessel : « On me dit, Jeanne, que vous êtes une « indignée ». On me fait toujours le coup, maintenant, depuis que j'ai publié ce petit bouquin[4] : « Vous n'êtes pas le seul indigné, il y en a d'autres.» Ainsi, Jeanne Moreau est une indignée perpétuelle. (…) Nous vivons dans un monde qui mérite toutes les révoltes. Si vous vous considérez comme une révoltée, vous avez raison. »
- J. Moreau : « Quand j'ai vu le titre de votre livre, je me suis dit : « Moi, je suis révoltée.» Je n'ai jamais dit à personne que j'étais indignée, mais toute ma vie est celle d'une révoltée. Je me suis révoltée contre l'autorité paternelle pour arriver à être ce que je suis. Enfant, je me suis révoltée contre les adultes, je les trouvais trop cons (…) Maintenant je pourrais grimper sur des barricades mais, malheureusement, j'ai passé l'âge. Je suis devenue révolutionnaire trop tard. Les scandales politiques ou financiers s'accumulent. On parle sans cesse de transparence alors que tout est obscur : abus de pouvoir, appât de l'argent. »
-L’Obs : « Stéphane Hessel, une cause vous tient à cœur depuis de nombreuses années, celle des sans-papiers et des immigrés. Jeanne Moreau, en 2008, vous avez lu et enregistré deux lettres ouvertes à Brice Hortefeux à l'appel de RESF (Réseau Education sans Frontières) où vous affirmez qu'en tant que citoyenne française vous avez honte de l'accueil fait aux immigrés, ces gens qui ont le courage de tout quitter. Comment ce combat vous réunit-il ? »   
- J. Moreau : « J'ai du sang arabe, vous savez (…) Alors, oui, j'ai enregistré deux lettres admirables qui ont été diffusées par internet dans le monde entier, même au Japon. J'avais été invitée par Ariane Mnouchkine, cette femme magnifique du Théâtre du Soleil, pour une réunion en soutien aux sans-papiers. Et j'ai choisi deux lettres proposées par RESF. Souvenez-vous qu'à l'époque quiconque venait en aide à un sans-papiers pour l'héberger était menacé de poursuite : 60.000 euros d'amende et la prison. J'ai signé le manifeste. J'ai dit : « Si je peux protéger et abriter quelqu'un, je le ferai.» (…) Il faut résister. J'admire le parcours de Stéphane Hessel. De Gaulle, la Résistance, les camps, son évasion. Mais l'espoir... Moi, par moments je me réveille et je n'ai plus d'espoir. Je suis désespérée et donc je peux devenir violente. [A propos de sa carrière] : « On m'a toujours proposé des rôles de femme indépendante et révoltée. Regardez aujourd'hui à qui sont identifiées les femmes, avec l'histoire DSK. La femme est présentée comme une enjôleuse, un morceau de bifteck auquel il ne peut pas résister. Pour les parties fines, si on ne lui a jamais demandé d'argent, c'est parce que pour lui les femmes brûlent du désir de s'envoyer en l'air avec lui. Elles sont donc un produit de consommation courante, des « copines » que les hommes se refilent entre eux ! Mais enfin ce n'est pas possible ! Je n'ai jamais fait partie d'un groupe de féministes, je n'aime pas les groupes. Je mène ma vie en féministe, dans mes actions quotidiennes, même les plus infimes - respect pour l'une, respect pour l'autre (…). »

 En 2013, elle soutint l'une des Pussy Riot, emprisonnée en Russie, et décide de lire une lettre au micro de France Culture et de Mediapart pour "exprimer (sa) révolte"

En 2015, elle signa une tribune dans le Monde pour rappeler à François Hollande quelques-unes de ses nombreuses promesses de campagne non tenues pendant le quinquennat.

Elle avait déclaré : « A mon âge, je ne peux plus monter sur les barricades (…). Je prends la parole pour exprimer ma révolte. Je veux toucher le plus de monde possible pour dénoncer ce qui arrive à cette jeune femme dont la vie est en danger ».

Personnellement, à part son inoubliable interprétation du « Tourbillon de la vie », dans Jules et Jim, sa prestation qui m’a le plus marqué au cinéma, c’est, en 1967, son rôle dans la Mariée était en noir de Truffaut. Elle est aussi éblouissante dans le rôle de Marguerite Duras dans le biopic Cet amour-là, de Josée Dayan, aux côtés d’Aymeric Demarigny (2001).

Au revoir, Jeanne. Nous n'oublierons ni ton visage, ni ta voix.  




[1] Arnaud Schwarz, La Croix, 31/7/2017.
[2] Loi visant à pénaliser le téléchargement sur Internet. Cf. « Jeanne Moreau à Avignon, interview », in : Les Inroks, 08/07/2009.  
[3] "Toute ma vie est celle d'une révoltée" : quand Jeanne Moreau s'entretenait avec Stéphane Hessel. L’Obs, 2 janvier 2012. Toute l’interview est passionnante à lire : http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20111221.OBS7300/jeanne-moreau-stephane-hessel-la-rencontre.html
[4] Indignez-vous ! Montpellier, Indigène éd., 2010. 

samedi 29 juillet 2017

DINOTOPIA mini-série fantastique de M. BRAMBILLA (USA-2002)


Dinotopia est une mini-série américaine en trois parties de 90 minutes réalisé par Marco Brambilla, adaptée de l'univers Dinotopia, créé par l’écrivain James Gurney, et diffusée en mai 2002 sur ABC.
En France, la mini-série a été diffusée les 25 décembre 2002 et 1er janvier 2003 sur M6.

Une série télévisée avec une distribution différente a été commandée par le réseau ABC pour l'automne 2002, qui a été annulée après six épisodes.

La série est sortie sous forme d’un triple coffret de 6 DVD en 2005 (VF) et suite à une rediffusion sur les chaînes françaises, sous une forme nouvelle mais au contenu identique, en septembre 2016.
Avant son adaptation filmée, Dinotopia est à l'origine un livre illustré pour la jeunesse de James Gurney paru en 1992 sous le titre Dinotopia. A Land Apart from Time, paru en français chez Albin Michel sous le titre Dinotopia, l'île aux dinosaures. Le 1er livre de Gurney édité par le New York Times, Dinotopia: A Land Apart from Time, a vite eu un grand succès pour la qualité exceptionnelle de ses illustrations; deux millions de copies furent vendues, traduites en 18 langues dans 30 pays.

Le best-seller a donc donné lieu à des suites, Dinotopia: The World Beneath, Dinotopia: First Flight et Dinotopia: Journey to Chandara. Le succès vient de l'alliance d'un thème fantastique et d'illustrations de style proche du néoromantisme. À partir de 1995 James Gurney a travaillé avec plusieurs auteurs sur une collection de nouvelles pour enfants utilisant le monde et les personnages de Dinotopia. Ces livres, au nombre de 16, ont été publiés en anglais chez 'Random House. Deux autres nouvelles pour adultes écrites par Alan Dean Foster ont aussi vu le jour, Dinotopia Lost (1996) et Hand of Dinotopia (1999).

En 2002, le 1er livre a donné lieu à l’adaptation dans un téléfilm sur la chaîne ABC pour un budget de 86 millions de dollars puis dans une série de quelques épisodes. Le téléfilm, bien qu'ayant été supervisé par Gurney, apporte quelques modifications : les dinosaures sont dotés de parole, les visiteurs sont des américains contemporains (et non plus du XIXe siècle) et ils accèdent à Dinotopia par la mer, plus précisément par le récif de l'effroi à la suite du crash de leur avion qui remplace le bateau.

Résumé

La série est censée se dérouler à l’époque contemporaine. Karl (Tyron Leitso) et David Scott (Wentworth Miller) s’embarquent avec leur père pour un tour en avion. Pris dans la tempête, l’avion se crashe en mer et les deux frères se retrouvent sur l’île de Dinotopia, où les dinosaures et les humains cohabitent.  Ils rencontrent Marion (Katie Karr), la fille du maire Waldo et de la matriarche Rosemary, qui les introduit aux curieuses coutumes de ce monde.    

Autour du film

Dinotopia a inspiré des scènes d’Avatar : en particulier quand le jeune héros escalade dangereusement la montagne pour trouver le repère des ptérodactyles, qu'il parvient à en domestiquer un et à voler sur son dos.Le monde imaginaire de Dinotopia rappelle aussi par certains côtés Voyage au centre de la terre (2008) et le fameux Jurassic Park de Steven Spielberg (1993). 

La qualité des effets spéciaux a valu à ce film un Emmy Award en 2002.

vendredi 28 juillet 2017

QUELQUES MINUTES APRES MINUIT de J. A. BAYONA (Film fantastique 2016)


Quelques minutes après minuit (A Monster Calls) est un film fantastique américano-hispano-canado-britannique réalisé par Juan Antonio Bayona sorti en 2016 aux Etats-Unis et en 2017 en France. Il est aussi paru en DVD et en Blu-ray.  

Résumé

Conor O'Malley (Lewis MacDougall) est un garçon d’une dizaine d’années qui doit affronter au quotidien la maladie de sa mère (Felicity Jones), en phase terminale d’un cancer. Il est également confronté à l’intimidation de ses camarades d'école et à la dureté de sa grand-mère (Sigourney Weaver). Pour fuir son quotidien, il s’échappe alors chaque nuit dans un univers peuplé de créatures extraordinaires, en particulier une créature fantastique géante en forme d’arbre qui pousse sur la colline en face de sa maison. C'est dans ce monde imaginaire qu’il va apprendre le courage et affronter la vérité…

Mon opinion sur ce film


J’avais été assez impressionné par l’Orphelinat, et, à un titre différent, par The impossible qui traitait de la survie d’une famille européenne au terrible tsunami qui ravagea une partie de l’Asie du sud-est en 2004. 

Ce film m’a déçu, non par le jeu des acteurs (le jeu du jeune Lewis MacDougall est parfait, et surpasse de loin celui des acteurs adultes), ni des effets spéciaux, remarquables, mais pour son scénario, qui nous laisse sur notre faim. Il est vrai que le livre dont le film a été adapté d’un livre inachevé de Siobhan Dowd, « The monster calls », repris et complété par un autre auteur, Patrick Ness et sorti, à titre posthume, avec des illustrations de Jim Kay. Etait-il sage de s’attaquer ç une telle œuvre, connue seulement dans les pays anglo-saxons ? Car, quelle que soit la valeur de l’œuvre et sa résonance auprès du jeune public d’Outre-Manche, j’ai trouvé pour ma part que le pari du réalisateur était en partie raté. En tout cas, et bien que je sois généralement sensible à l’univers du conte, ce film m’a laissé insatisfait car je n'ai pas tout à fait compris son propos et encore moins sa morale. 

Dans le même esprit, vous pouvez voir : 






jeudi 27 juillet 2017

PARIS A TOUT PRIX comédie de Reem KHERICI (FR-2013)


Paris à tout prix est une comédie française écrite et réalisée par Reem Kherici, sortie en 2013.

Résumé

Originaire du Maroc, Maya (Reem Kherici), une jeune styliste de la maison de haute couture Ritz, vit à Paris depuis vingt ans avec des titres de séjour et s'est parfaitement intégrée à la vie française. À l'approche d'un défilé de mode, Nicolas (Stéphane Rousseau), l'exigeant et impitoyable patron de la maison de couture, met en concurrence Maya et sa collègue Emma (Shirley Bousquet): la meilleure des deux stylistes emportera un contrat de travail à durée indéterminée.

Après une soirée trop arrosée, Maya est contrôlée pour conduite dangereuse par la police, qui découvre que son permis de séjour est périmé : elle est alors expulsée de France en moins de vingt-quatre heures, malgré l'aide d'un de ses amis avocat (François-Xavier Demaison) qui avait essayé de la séduire à plusieurs occasions.

De retour au Maroc, elle retrouve sa famille qui lui reproche de ne pas avoir donné de nouvelles depuis des années. Habituée à Paris à un train de vie parmi la jet-set, elle vit très mal son retour au Maroc, pays qu'elle juge arriéré et qu'elle méprise. Elle est par ailleurs en froid avec son père, à qui elle reproche de lui avoir caché la mort de sa mère. Quant à son frère (Tarek Boudali), il se moque de son snobisme en lui jouant quelques mauvais tours humiliants.

Après avoir tenté sans succès d'obtenir un visa pour retourner en France, Maya est abattue. Toutefois, le soutien de sa belle-sœur et de sa grand-mère lui permettent de garder courage. Elle continue à préparer sa robe de défilé avec l'aide de sa grand-mère et finit par trouver quelque charme au pays, aux paysages et à Mehdi, l'ami de son frère (Salim Kechiouche) Pour confectionner sa robe, elle s'inspire de motifs touaregs qu'elle a vus lors d'une promenade dans le désert.

Maya croise plusieurs de ses connaissances en vacances au Maroc, et le mensonge qu'elle a servi à son employeur (un soi-disant accident qui la clouerait chez elle) est éventé. Mehdi finit par trouver un moyen de lui faire regagner la France : un faux passeport. Son amie Alexandra la récupère à l'aéroport et l'emmène au défilé où elle est censée apporter sa robe. Son patron, d’abord furieux contre elle, accepte in extremis de faire figurer sa création au défilé. Devant l'accueil réservé à la robe de Maya, et admiratif de sa combativité, il lui accorde finalement le CDI qu’il réservait à Emma et fait de Maya son assistante. Un épilogue situé un an plus tard montre que Mehdi l'a rejointe à Paris et qu'ils vivent en couple.

Distribution
  • Reem Kherici : Maya Benlatif, la styliste marocaine
  • Cécile Cassel : Alexandra, l'infirmière, amie de Maya
  • Tarek Boudali : Tarek, le frère de Maya au Maroc
  • Philippe Lacheau : Firmin, le copain d'Alexandra
  • Shirley Bousquet : Emma, la styliste concurrente de Maya
  • Salim Kechiouche : Mehdi, l'ami marocain de Maya et de Tarek
  • Stéphane Rousseau : Nicolas, le patron de Maya
  • Joséphine Draï : Marine, l'employée styliste subalterne
  • Mohamed Bastaoui : le père de Maya
  • Fatima Naji : la grand-mère de Maya
  • François-Xavier Demaison : l'ami avocat
  • Florence Foresti : Gigi    
Autour du film

Tous les membres de la Bande à Fifi, troupe comique française réunissant Philippe Lacheau, Reem Kherici, Tarek Boudali, Julien Arruti et Pascal Boisson figurent dans ce film. Ce groupe de comédiens s’est formé en 2005, sous l'impulsion de Michel Denisot qui les avait recrutés dans Le Grand Journal pour jouer leurs sketchs en direct. En 2006, l'équipe abandonne ce format et est présente tous les soirs sur le plateau de l'émission. La bande se fait surtout remarquer lors du Festival de Cannes 2006 avec ses sketchs en direct. En 2007, ils quittent le talk-show de Canal+ pour se consacrer au cinéma et au théâtre. En 2008, ils se produisent au Splendid dans Qui a tué le mort ?, une comédie produite par Dominique Farrugia.

Mon opinion sur ce film

J’ai bien aimé cette histoire d’une jeune femme qui se croit intégrée et se trouve brusquement confrontée au destin d’une immigrée lambda en butte aux stupidités de règles stupides. Prise dans le tourbillon de son métier, elle ne s’est jamais vraiment préoccupée de son statut et se trouve, du jour au lendemain, renvoyée dans un pays avec lequel elle n’a plus rien de commun. On rit des situations cocasses dans lesquelles elle se trouve tout en souffrant du racisme à l’envers qu’elle subit.  

La bande originale de qualité composée par Laurent Aknin donne à  ce film une dimension nostalgique bien en adéquation avec le propos doux amer de la réalisatrice. J’ai particulièrement aimé certains morceaux, comme Nocturne n°8, Lighthouse ou Révélation.     

Dans le même esprit :


dimanche 23 juillet 2017

BATAILLE NATALE téléfilm d'Anne DELUZ (FR-2006)


Bataille natale est une comédie française réalisée par Anne Deluz (2006).

Résumé

Joseph (Arié Elmaleh) et Sonia (Olivia Bonamy), un couple de trentenaire amoureux l’un de l’aitre, sont invités au baptême du petit Jules, dont Joseph est le parrain. Cette cérémonie va littéralement changer le sens de sa vie. A la fin de la journée, Joseph ne pense plus qu'à une chose : avoir un enfant. Mais Sonia, après plusieurs mois de recherche d’emploi, vient enfin de trouver sa voie et d’être embauchée comme assistante chez un éditeur et elle ne se sent pas prête à avoir un enfant. Quant à lui, Joseph refuse le poste de DRH qu’on lui proposait et se fait licencier. Son désir d’être père devient alors une véritable obsession. Le sort s’en mêle car l’une de ses amies, Leila, qui élève seule ses trois enfants, Maxime (12 ans), Léa (8 ans), et Théo un bébé qui ne marche pas encore, est envoyée en mission et se retrouve en galère pour garder ses rejetons. Aussitôt, Joseph se propose comme nounou et il s’épanouit si bien dans ce rôle de père de substitution que l’épisode se reproduit jusqu’à ce que Sonia n’en puisse plus et décide de quitter Joseph...

Distribution

  • Olivia Bonamy : Sonia
  • Arié Elmaleh : Joseph
  • Julie Ferrier : Valéry
  • Anémone : Françoise Darcy
  • Patrick Bouchitey : Claude
  • Virginie Hocq : Leila
  • Julien Frison : Maxime
  • Nell Geeraerd : Léa
  • Amaury Heldenberg : Théo
Mon opinion sur ce film

Certes, ce téléfilm n'est pas inoubliable, mais il a le mérite de l'originalité. Pour une fois, ce n'est pas la femme qui est en mal d'enfant et impose son désir à son compagnon qui n'en veut pas, mais l'homme, l'excellent Arié Elmaleh, le frère de Gad, que l'on a découvert dans le rôle du juge dans La Stagiaire, au côté de non moins excellente Michèle Bernier. Un téléfilm sympathique qui doit beaucoup à la présence des enfants, en particulier Julien Frison, qui joue maintenant le rôle de Jacques-Etienne, le fils aîné de la famille Dubernet-Carton dans la série quotidienne humoristique sur TF1 (et maintenant sur TMC) Nos chers voisins. Les autres rôles secondaires sont aussi bien traités. On appréciera en particulier le jeu d'Anémone, dans le rôle de la vieille garce aigrie, ou celui de Julie Ferrier dans celui de la copine hystérique mais fidèle.    

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samedi 22 juillet 2017

MOI ET KAMINSKI comédie de W. Becker (D/B - 2015) :



Moi et Kaminski film belgo-allemand de Wolfgang Becker adapté du roman de Daniel Kehlmann (2015).  

Scénario : Wolfgang Becker, Thomas Wendrich. Musique : Lorenz Dangel. Image : Jürgen Jürges. Production : X-Filme, ED Prod., Les Films du Losange. Producteur/-trice : Uwe Schott, Wolfgang Becker, Michael Scheel, Franz Esterhàzy.

Résumé

Un jeune critique d’art sans scrupule, Sebastian Zöllner (Daniel Brühl) décide de se faire un nom sur le dos d'un peintre autrefois célèbre, Manuel Kaminski (Jesper Christensen), personnage fictif ayant côtoyé Matisse, Picasso et Warhol, en rédigeant sa première biographie. 

L’artiste, aveugle, malade et misanthrope, vit retiré depuis plusieurs années dans un village montagnard, en Bavière. 

Persuadé que Kaminski n’en a plus pour très longtemps à vivre, Sebastian, sans le moindre état d'âme, espère faire coïncider la publication de l’ouvrage avec l’annonce de son décès.

Il s’introduit dans l'intimité de l'artiste et arrive à le convaincre, lui qui ne sort plus de chez lui, d'aller rendre visite à son amour de jeunesse, Therese Lessing (Geraldine Chaplin), non par bonté d'âme mais dans l’idée que leurs retrouvailles soient l’occasion pour lui d’écrire des pages "tire-larmes" et d'ainsi rédiger un best-seller. 

Mais Kaminski, sous ses aspects fragiles, est une fine mouche et il a tôt fait de retourner la situation, manipulant le jeune blanc-bec comme il a toujours manipulé son entourage…

Le road-movie qui les conduira à rencontrer Therese Lessing, émaillé d’imprévus qui auraient pu être tragiques, mais s’avèrent burlesques, débouchera, au-delà de la terrible déception, à une émouvante complicité.   

En adaptant à l’écran le roman à succès de Daniel Kehlmann, le réalisateur de Good Bye, Lenin ! a signé le scénario d'une satire au vitriol, non dénuée d’humour, du monde de l’art et des galeristes.

Distribution

  • Daniel Brühl (Sebastian Zöllner)
  • Jesper Christensen (Manuel Kaminski)
  • Amira Casar (Miriam Kaminski, sa fille)
  • Denis Lavant (Karl Ludwig)
  • Jördis Triebel (Elke)
  • Geraldine Chaplin (Therese Lessing)

Mon opinion sur ce film

J’ai regardé ce film, programmé hier soir sur Arte, surtout parce que l’un des deux rôles était tenu par Daniel Brühl, que j’adore depuis que je l'ai découvert dans le merveilleux Ladies in Lavender (Les dames de Cornouailles). Je l’avais ensuite bien sûr apprécié dans Good bye Lenin.

On ne s’étonnera pas que je prenne le contre-pied de la critique très négative de Nicolas Didier dans Telerama – ce ne serait pas la 1ère fois ! - qui le trouve « décevant », en particulier en ce qui concerne " la satire du monde de l'art [qu'il trouve] grossière (...)", ou les sketches du road-movie "poussifs"...  
Certes, ils ne sont pas tous réussis et leur accumulation est plus pénible que drôle, mais cela fait partie du jeu et l’on comprend bien qu’il ne faut pas y chercher de vraisemblance et qu’il s’agit plus de fiction que de réalité.

Ce film rappelle, en plus subtil, l'irrésistible Tatie Danielle d'Etienne Chatilliez ou un autre film, plus ancien et injustement oublié, La vieille dame indigne, de René Allio (1965) avec, dans le rôle de la "dame indigne", la talentueuse Sylvie et dans le rôle de Rosalie, la jeune serveuse de bar qui lui sert de chauffeur, Malka Ribowska.   

J'ai beaucoup aimé, l'esthétique de la dernière scène du film sur la plage des émouvants adieux entre Manuel Kaminski et Sebastian ainsi que l'originalité du générique illustré de références à tous les peintres que Kaminski est censé avoir connus, comme Matisse, mais aussi Giacometti, Chagall, Picasso, Warhol, etc. 

Désolé, aucune bande annonce disponible. 

mercredi 19 juillet 2017

IL ETAIT TEMPS de Richard CURTIS (GB - 2013)


Il était temps (Titre original : About Time) est une comédie britannique réalisée par Richard Curtis, sortie en 2013.

Résumé

Le jour de ses 21 ans, Tim Lake (Domhnall Gleeson) apprend par son père (Bill Nighy) que les hommes de la famille ont le pouvoir de revenir dans le passé. Ils doivent cependant retourner à un moment et un lieu précis où ils ont vécu les événements. Tim, qui n’essuie que des rebuffades de la part des filles dont il tombe amoureux, utilise ce pouvoir pour se trouver une petite amie. Après un premier échec avec Charlotte, l’amie de sa sœur venue passer les vacances d’été en Cornouailles, il rencontrera Mary (Rachel McAdams), avec qui il finira par se marier et avoir une petite fille.   

Mais manipuler le passé et modifier l’avenir n’est pas sans danger, comme le découvrira rapidement Tim.

Mon opinion sur ce film      
             
Je dois reconnaître que le titre n'est pas "vendeur", ni en français, ni même en anglais. Mais sans être un chef-d'oeuvre, ce film se laisse regarder. Bien que réalisé par Richard Curtis, cette comédie romantique  n’a certes pas la saveur des autres films du même réalisateur (Love actually, Coup de foudre à Notting Hill, Quatre mariages et un enterrement…), mais on y retrouve sa patte, l’humour des dialogues et des situations décalées, typiquement britanniques. En voyant évoluer Domhall Gleeson, grand jeune homme dégingandé et maladroit, on pense inévitablement à Hugh Grant, dont on sent bien que le réalisateur aurait voulu lui confier le rôle.  Sans avoir le charme et le charisme de son illustre aîné, cet acteur méconnu ne s’en sort pas si mal et Rachel McAdams est pétillante dans le rôle de Mary. Les personnages secondaires ne sont pas négligés, ce qui est la marque d'un bon scénariste et chacun est à sa place : Bill Nighy en premier, plus anglais que nature, mais aussi la mère au caractère taillé à la serpe (Lindsay Duncan), Kit Kat, la sœur gentiment  déjantée (Lydia Wilson) ainsi que le brave Oncle Desmond (Richard Cordery) qui, en une seule réplique, arrive à nous émouvoir. La scène du mariage balayé par la tempête est hilarante. Tout le film est soutenu par une  bande originale soignée.  


On se demande pourquoi ce film n’est sorti en France qu’en DVD. Les distributeurs se sont-ils imaginés que le public français serait à ce point hermétique à l’humour anglais ? Eh bien, ila faudrait peut-être qu'ils évoluent un peu et arrêtent de nous inonder de comédies lourdingues "à la française du style de Camping ou des Bronzés avec les inusables (quoique !) Clavier ou Dubosc. Personnellement, je préfère de loin ce type d’humour décalé et, si vous êtes comme moi, je vous recommanderai quelques autres films de ce genre.   

Jack REYNOR (Acteur irlando-américain)



Jack Reynor est un acteur irlando-américain né le 23 janvier 1992 à Longmont dans le Colorado. Le rôle qui l’a révélé fut celui de Richard dans le film de Lenny Abrahamson What Richard Did (2012), pour lequel il lui a été décerné un IFTA Award for Best Film Actor. Il a aussi joué dans le blockbuster Transformers: Age of Extinction et dans Glassland, pour lequel il a obtenu le World Cinema Dramatic Special Jury Award for Acting au Festival de Sundance.

Biographie

Jack est né à Longmont, dans le Colorado et a vécu à Boulder avec sa mère, Tara, originaire d’Irlande. A l’âge de deux ans, il a quitté les Etats-Unis pour aller vivre avec sa mère à Valleymount, County Wicklow, en Irlande. Il est allé à l’école primaire de son village et a passé ses années de jeunesse dans un environnement rural avec sa mère et ses grands-parents maternels.

Son intérêt pour la comédie commença en 1999. En 2004, il alla poursuivre ses études au Belvedere College, une école Jésuite privée de Dublin où il put donner libre cours à son goût pour le théâtre.

Carrière

Début 2010, il a été retenu pour incarner Robbie, le 'voisin d'â côté', dans Dollhouse, de Kirsten Sheridan, présenté à la Berlinale de 2012.

Il a ensuite incarné Richard dans le film de Lenny Abrahamson What Richard Did, qui fut présenté au Festival du cinéma de Tribeca en 2013, rôle pour lequel il a obtenu plusieurs récompenses.

En janvier 2013, Reynor a été choisi pour incarner Shane, un chauffeur de course irlandais, dans Transformers: Age of Extinction, le 4ème volet de la saga Transformers. Le film est sorti en juin 2014 avec, comme co-acteurs Mark Wahlberg et Nicola Peltz. Jack Reynor jouera encore à leurs côtés dans une nouvelle trilogy, en particulier dans Transformers: The Last Knight (2017).
En 2015, Jack Reynor apparaît aussi dans The Jungle Book, aux côtés de Christian Bale, Cate Blanchett et Benedict Cumberbatch. La même année, il tourne dans le film  Glassland de Gerard Barrett aux côtés de Toni Collette et de Will Poulter : il y joue un jeune chauffeur de taxi qui se bat pour donner un sens à sa vie alors que sa mère sombre dans l'alcool. Son rôle dans ce film lui a valu le World Cinema Dramatic Special Jury Award for Acting au Festival de Sundance.
Après Glassland, Jack Reynor a joué dans la comédie romantique de Julian Jarrold, A Royal Night Out.
Plus récemment, il a tourné, aux côtés de Michael Fassbender, Marion Cotillard et David Thewlis dans Macbeth. Le film dirigé par Justin Kurzel, très salué à Cannes.

Le dernier film dans lequel on peut le voir est  Sing Street  de qui fut présenté au Festival de Sundance en 2016.

Filmographie

  • 2000  Country (Altar Boy)        
  • 2010  Three Wise Women (Colin)- TV 
  • 2012  Dollhouse (Robbie)        
  • 2012 Chasing Leprechauns (Tommy Riley) - TV
  • 2012 What Richard Did (Richard Karlsen)            
  • 2012 Stella (Michael) court métrage
  • 2013 Car Film (Martin) court métrage
  • 2013 Cold (Rory)             
  • 2013 Delivery Man (Josh)           
  • 2014 Transformers: Age of Extinction (Shane Dyson)     
  • 2014 Glassland (John)  
  • 2015 A Royal Night Out (Jack)   
  • 2015 Macbeth (Malcolm)           
  • 2016 Sing Street (Brendan Lawlor)         
  • 2015 Free Fire (Harry)  
  • 2015 The Secret Scripture (Michael McNulty)   
  • 2017 Philip K. Dick’s Electric Dreams Episode: "Impossible Planet"
  • 2017 Detroit (Demens) en post-production
  • 2017 HHhH (Jozef Gabčík) en post-production
  • 2018 Jungle Book (Brother Wolf) en post-production
  • 2018 TBA (Kin)