Ce blog est consacré au cinéma et aux séries TV. J'y traite principalement des films et des séries que j'aime mais je me réserve aussi le droit d'en critiquer certains.
Serviteur du peuple
(en ukrainien : Слуга народу, Slouha narodou et en russe : Слуга народа, Slouga
naroda) est une série télévisée ukrainienne, de genre comique et politique,
produite par Studio Kvartal-95. Comportant trois saisons, elle est diffusée
entre 2015 et 2019 sur la chaîne de télévision ukrainienne 1+1.
Le sujet de la série est
l'incroyable histoire de l'élection d'un professeur d'histoire comme président
de l'Ukraine. Le rôle principal du professeur, Vassili Holoborodko, est joué
par Volodymyr Zelensky.
En 2018, devenu très populaire
grâce à cette série, Zelensky fait son entrée sur la véritable scène
politique ukrainienne avec le parti portant le même nom que la série "Serviteur du peuple". L’année suivante,
bénéficiant du succès de la série et de son discours anti-élites, il remporte
l’élection présidentielle face au chef de l’État sortant, Petro Porochenko.
La série comporte à ce jour 3
saisons, composées de 51 épisodes de 23 à 25 minutes. On peut voir les 2 premières saisons de cette étonnante série en libre accès sur la plateforme d'ARTE. La 3ème saisson vient d'y être mise en ligne.
Résumé
Vassili Holoborodko (Volodymyr
Zelenski) joue le rôle d’un professeur d’histoire d’une classe de terminale.
Il est séparé de sa femme, qui a la garde de leur fils, et vit chez ses
parents, des gens du peuple (sa mère est infirmière et son père chauffeur de
taxi).
Un soir, après le départ de ses
élèves, il discute avec un de ses collègues et s’emporte avec violence contre
le système politique et la corruption de son pays. En cachette, l’un de ses
élèves enregistre toute la discussion avec son téléphone portable et la met sur
les réseaux sociaux. Le lendemain, Vassili est convoqué par le comité de
direction de son établissement où il est sévèrement réprimandé. Mais la vidéo,
vue par des milliers de gens dans le pays, le rend instantanément célèbre et on
l’incite à se présenter comme candidat à la présidence de la République. Très
réticent mais poussé par ses élèves, il se présente et est élu. On assiste
ensuite à son intronisation dans le monde politique corrompu qu’il a si
fortement dénoncé. Ecœuré par l’ampleur de la corruption qu’il découvre, il décide
de réformer son pays en profondeur.
Mon opinion
J’ai découvert les premières
images de cette série grâce au reportage inédit intitulé « La
story Zelensky », effectué par les équipes de Quotidien et diffusé sur TMC
le 9 mars 2022, quelques jours seulement après l’invasion de l’Ukraine par la
Russie le 24 février 2022. On a peine à croire à ce destin inouï d’un comique de 44 ans devenu, en
avril 2019, chef d’Etat puis, en quelques jours, chef de guerre et véritable
héros international dressé avec un admirable courage face au tyran Vladimir
Poutine qui a décidé d'annexer l'Ukraine et de détruire son peuple.
On ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec l’histoire de Coluche qui, lors des présidentielles de 1981,
décida de se présenter aux élections françaises. L’affaire, démarrée comme une farce, sera
prise très au sérieux dans notre pays, finalement bien moins démocratique qu’on ne le pense, et, entre pressions, et vraisemblablement menaces sur sa vie ou celles
de son entourage (bien que cela n’ait jamais été prouvé), Coluche renonce puis, quelque temps après, est tué dans un accident de moto dont les circonstances exactes n'ont jamais été élucidées et où certains ont vu la main des services secrets. Les
choses eussent sans doute été différentes si nous avions eu à l’époque les
réseaux sociaux qui ont été déterminants pour l’élection de Zelenski.
Certes, Serviteur du peuple
ne brille pas toujours par ses nuances mais on ne peut ignorer une série télévisée aussi
prémonitoire (et politiquement "incorrecte"), véritable OVNI dans le paysage audiovisuel, dans le conflit actuel qui menace la paix de l’Europe et peut-être
même du monde. On est en pleine politique fiction entre scènes grotesques et réflexions sérieuses et documentées sur l'état d'un pays qui aspire depuis des décennies, à rejoindre l'Europe et à se détacher définitivement de la l'influence russe.
Par certains côtés, Serviteur du Peuple rappelle une autre série, danoise, Borgen, tout aussi remarquable.
Je vous recommande aussi Parlement, une série satirique très drôle et passablement déjantée sur les arcanes du parlement et de la commission européenne qui vous fera rire mais aussi réfléchir. Elle est disponible en accès libre sur France.TV/Slash
Borgen, une femme au
pouvoir (en danois : Borgen [ˈbɒːˀwən]1) est une série télévisée
danoise en trente épisodes de 58 minutes créée par Adam Price et ses
coscénaristes Jeppe Gjervig Gram et Tobias Lindholm et diffusée
entre le 26 septembre 2010 et le 10 mars 2013 sur la chaîne de télévision
danoise DR1. Elle compte actuellement 3 saisons (2010-2011 et 2013). La diffusion
de la 4ème saison a commencé le 13 février 2022 sur la chaine de
la télé danoise DR1 puis sur Netflix.
En France et en Belgique, la
série est diffusée depuis le 9 février 2012 sur Arte où elle est disponible
er replay gratuit.
Résumé
La série met en scène l’arrivée
au pouvoir comme 1er ministre de Birgitte Nyborg (incarnée par la
talentueuse actrice danoise Sidse Babett Knudsen, vue aux côtés de Fabrice
Lucchini dans le film français L’hermine). Son personnage
aurait été inspiré par Helle Thorning-Schmidt, Première ministre danoise de
2011 à 2015. Représentante d’un parti centriste minoritaire, on la voit se
battre contre les compromissions qui lui sont imposées par l’alliance
nécessaire pour pouvoir gouverner avec les autres partis.
Mon opinion
J’avais beaucoup entendu parler
de cette série avant de la découvrir, en replay gratuit dur Arte.TV,
après visionné l’extraordinaire série Serviteur du peuple, où Volodymyr
Zelenski, actuel président de l’Ukraine, représente un président fictif qui
bouleverse les institutions en luttant contre la corruption de son pays.
Formidable série, tout à fait
passionnante sur un pays que l’on cite souvent en exemple comme une réussite
démocratique européenne mais qui nous montre le dessous de cartes fictives mais
sans doute très inspiré d’une réalité politique beaucoup moins reluisante. Menée
comme un thriller, cette remarquable série est un incontournable pour les
personnes qui s’intéressent à la géopolitique et à l’avenir du monde. Elle
rappelle aussi Parlement, une série que l’on peut voir en replay gratuit exclusivement
sur France.TV/Slash mais qui devrait connaître bientôt une diffusion sur
les chaînes publiques (France 5 ?) et une nouvelle saison.
Parlement est une
série télévisée satirique franco-germano-belge en 2 saisons de 10 épisodes de 26 minutes,
créée par Noé Debré et diffusée à partir du 9 avril 2020 exclusivement sur
france.tv. La série a reçu un accueil plutôt favorable de la presse française à
sa sortie en avril 2020. La série en est à sa 2ème saison. Une 3ème saison est prévue dont le tournage devrait commencer à l'automne 2022.
Cette série peut être vue en intégralité et gratuitement sur le site France.TV/Slash
Présentation
Samy Kantor (Xavier Lacaille)
est un jeune assistant parlementaire qui arrive au parlement européen pour prendre
son poste auprès du député centriste Michel Specklin (Philippe Duquesne).
Le jour de son arrivée, par naïveté, il se laisse refiler un dossier dont
personne ne veut, et doit défendre un amendement interdisant la pratique du « shark
finning » qui consiste à découper les ailerons des requins pour le marché
chinois et rejeter l’animal à la mer.
La série décrit avec humour la
découverte du Parlement européen et de son fonctionnement par le jeune et inexpérimenté
Samy, pris entre le désir de bien faire, l’inertie de son député qui ne cherche
rien d’autre que de se la couler douce, et les différentes forces antagonistes
qui s’y disputent le pouvoir, tout en échappant aux chausse-trappes que ses
collègues bien intentionnés placent sous ses pas.
Mon opinion
Une satire sans concession des institutions
européennes au fonctionnement aussi hermétique qu’absurde. Xavier Lacaille joue un jeune attaché parlementaire attachant. Dommage que les chaînes n’aient pas programmé cette série à charge à la
télévision car le visionnage sur internet réduit sans doute significativement
le nombre de spectateurs. Faut-il y voir un manque de courage car les
institutions européennes n’en sortent pas grandies ? Jouissif !
Gotham est une série
télévisée américaine créée par Bruno
Heller, diffusée depuis le 22 septembre 2014 sur le réseau Fox aux
États-Unis. En France, la série a été diffusée à partir du 23 septembre 2014 en
version originale sous-titrée français sur le service de vidéo à la demande
MYTF VOD puis à partir du 3 février 2016 en version française sur TMC. La série
a été diffusée sur TF1 à partir du 4 octobre 2017.
Résumé
La série est basée sur les
personnages des comics créés par Bob
Kane et Bill Finger et se centre
plus spécifiquement sur ceux de James Gordon et du jeune Bruce Wayne.
Gotham commence par l’assassinat,
sous les yeux d’une enfant des rues débrouillarde, Cat, de son vrai nom Selina
Kyle (Camren Bicondova), de Thomas
et de Martha Wayne alors qu’ils sortent du cinéma avec leur fils Bruce (David Mazouz). L'inspecteur James
Gordon (Ben McKenzie), un jeune militaire
idéaliste récemment muté dans la police de la ville, intervient sur les lieux
aux côtés de son collègue, l’inspecteur Harvey Bullock (Donal Logue), un vieux policier blasé et corrompu. James Gordon jure
à Bruce de retrouver le coupable du crime de ses parents. Il ignore que cet
assassinat va déclencher une guerre entre les deux parrains qui se partagent
Gotham, Carmine Falcone et Salvatore Maroni, guerre dont compte bien tirer
profit Fish Mooney (Jada Pinkett Smith),
une tenancière de bar mafieux sans scrupules. Quant à Oswald Cobblepot, dit le Pingouin (Robin Lord Taylor), c’est un dangereux
psychopathe qui en veut à tout le monde et s’allie avec qui lui permettra de se
venger de ceux qui l’ont méprisé.
Mon opinion sur cette série
Accroché par les 1ers épisodes vus à la télé, j'ai fini par commander la 1ère saison en DVD. Avec cette série, on est plus près des films noirs que des blockbusters à effets spéciaux (du moins pour l'instant). L'accent est surtout mis sur la psychologie complexe des personnages en se focalisant en particulier sur deux d'entre eux, l'inspecteur James Gordon, ex-militaire, intègre et idéaliste, pris au piège de l'univers corrompu de Gotham, et de son partenaire Harvey Bullock, flic désabusé et alcoolique qui, à son contact, va reprendre goût à son métier de flic. On assiste aussi à l'amitié naissante qui le lie au jeune Bruce Wayne à James Gordon qui lui a juré de retrouver l'assassin de ses parents. La série, très sombre, est bien menée et, à ce point de développement de l'histoire, je la trouve en tout point parfaite.
Shooter est une série
télévisée américaine d'action en 18 épisodes de 42 minutes créée par John Hlavin, diffusée entre le 15
novembre 2016 et le 5 septembre 2017 sur USA Network et en simultané sur Bravo!
au Canada.
Cette série est l'adaptation du
roman Point of Impact de Stephen Hunter et du film Shooter,
tireur d'élite de 2007.
En Belgique et en Suisse, la
série est diffusée respectivement depuis le 16 novembre 2016 et le 19 novembre
2016 sur Netflix. En France, à partir du 5 mars 2017 à la télévision sur 13ème rue et courant 2017 sur C8. Saison 1 disponible en DVD.
Synopsis
Cette série est une adaptation du
film homonyme dans lequel le rôle du tireur d'élite était tenu par Mark Wahlberg. Dans cette série
dérivée, le rôle est tenu par Ryan Philippe mais le scénario est le même. Un tireur d'élite réformé des
Marines après une grave blessure, Bob Lee Swagger, surnommé "Shooter", s'est retiré du monde et vit dans une maison isolée sur les bords d'un lac de l'Etat de Washington, avec sa femme et sa petite fille, en tentant d'oublier la mort d'un de ses camamarades Danny. Le capitaine Isaac Johnson, qui fut son supérieur et fait désormais partie de la garde rapprochée du président des Etats-Unis, vient le chercher dans sa retraite pour lui demander de reprendre du service : en effet, les services secrets ont été informés d'un attentat que préparait un snipper Tchétchène contre le président. Or ce tueur est celui qui a grièvement blessé Bob Lee en Afghanistan et tué son coéquipier. Mais en acceptant cette mission, Bob Lee va se trouver au centre d'une conspiration qui le dépasse et être accusé de meurtre. Il va tenter de se défendre avec toute l'expérience
accumulée dans sa carrière et se venger de ceux qui lui ont tendu ce piège. Mon opinion Six épisodes de la série avaient été programmés sur C8 entre le 3 et le 10 octobre. Mais la diffusion a été suspendue suite à la fusillade meurtrière qui a eu lieu le 3 octobre à Las Vegas. Voilà pourquoi je me suis procuré le DVD. Dans cette 1ère saison, l'action est menée de main de maître et ne faiblit pas jusqu'au dernier épisode. Ryan Phillippe y est vraiment excellent.
Mr. Robot (saison 2)[Voir aussi la présentation et le contenu de la1ère Saison]
Résumé de l’épisode
2.01 : d3masqu3r_p1.tc
Un mois s’est écoulé depuis le
piratage massif des données de ECorp par Fsociety. Elliot a totalement coupé
les ponts avec son équipe et s’est réfugié chez sa mère où il s'est enfermé
dans une routine, sans ordinateur, afin d'essayer de retrouver son équilibre
mental, mais Mr. Robot le hante encore et le pousse à continuer la lutte ;
Elliot refuse, Mr. Robot lui cachant encore les circonstances de la disparition
de Tyrell. Son état est encore fragilisé quand Gideon Goddard lui rend visite
et menace de révéler au FBI qu'il soupçonne son ancien employé d'avoir utilisé
les moyens d'Allsafe pour permettre le piratage.
Darlene a pris la suite du combat
de Fsociety. Soutenue par des rebelles profitant de l’anarchie, elle lance une
nouvelle opération depuis l'appartement de Susan Jacobs, avocate d'ECorp, dont
elle a piraté le système de sécurité pour la chasser des lieux. Ainsi, Fsociety
menace de détruire toutes les données des comptes bancaires gérés par ECorp si
cette dernière ne paie pas une rançon de 5,9 millions de dollars : pour
que Fsociety n’exécute pas sa menace, la rançon doit être remise en mains
propres par l’un des membres dirigeants d’Ecorp. C’est Scott Knowles qui se
porte volontaire pour la livraison.
Résumé de l’épisode
2.02 : d3masqu3r_p2.tc
Fsociety oblige Scott Knowles à
détruire en public les 5,9 millions de dollars en liquide après avoir mis le
masque de Fsociety. Malgré ses doutes, Angela décide de rester au sein de
ECorp. Joanna, la femme de Tyrell Wellick reçoit un téléphone caché sous une
boîte à musique et est absente lors du premier appel. Gideon Goddard est abattu
par un inconnu dans un bar alors qu'il allait dénoncer Elliot au FBI. Alors
qu'il croyait en sa routine, Elliot découvre que son état dissociatif empire et
que la personnalité de Mr. Robot resurgit pendant son sommeil. En sortant d'une
crise, il se surprend à parler au téléphone avec Tyrell qu’il croyait avoir tué
dans la salle d’arcade.
Résumé de l’épisode 3
: paniqu3_du_n0yau.ksd
Dans un flashback qui se déroule avant
la série au moment de Noël, Romero montre à DJ Mobley la salle d'arcade et lui
raconte l'histoire des lieux afin de la lui vendre, mais Mobley refuse et lui
propose d’intégrer le groupe de hackers, composé de lui-même, Darlene et
Trenton, qui deviendra la Fsociety.
Pendant sa conversation au
téléphone avec Tyrell, Elliot essaie d'en
savoir plus, mais Mr. Robot reprend le dessus. Pour lutter contre ses accès de
panique et de dissociation, Elliot prend des doses massives d'Adderall, un
puissant psychostimulant. La nouvelle de la mort de Gideon Goddard fait la une
des télévisions. En se rendant chez Romero, Mobley découvre que celui-ci a été
tué. Avec Trenton, ils pensent que la Dark Army est à leurs trousses. La police
et le FBI, menées par l’agent Dominique DiPierro, enquêtent sur Romero. Philip
Price invite Angela à dîner avec deux directeurs d'ECorp ; après le départ des
deux hommes, il lui révèle qu'ils étaient impliqués dans le scandale qui a
causé la mort de la mère d’Angela et il lui remet un CD contenant les preuves
pour les faire inculper.
Ray revient voir Elliot, après
l’avoir fait suivre quelque temps, et récupère son journal intime que ce
dernier avait abandonné dans la poubelle en sortant du groupe de prière où il
venait de faire un esclandre. Ray se confie à lui, il lui parle de sa femme
morte et de sa recherche d'un programmeur assez doué pour gérer son site
internet. Au domicile de Romero, l’agent DiPierro découvre des listings confidentiels
avec des noms d’agents du FBI, ainsi qu’une affiche qui la mène tout droit à
Mobley et la salle d'arcade.
Résumé de l’épisode 4
: init_1.asec
Flashback : Plusieurs mois
avant le début de la série, Darlene revenait en ville rendre visite à Elliot à
l’occasion d’Halloween et lui proposait de passer la soirée à regarder le film
d’horreur « Massacre de la bourgeoisie » qu’ils regardaient
lorsqu’ils étaient enfants. C’est dans ce film qu’apparaît pour la 1ère
fois le masque de la Fsociety. La conversation vire sur leur père, et Elliot sort
de sa penderie sa veste d’aviateur qu’il a conservée. Darlene insiste pour
qu’il la mette ainsi que le masque de Fsociety. Elliot échafaude à voix haute
un plan pour entraîner la chute d’E Corp, responsable de la mort de leur père.
Cisco informe Darlene que le FBI
a découvert la salle d’arcade et a commencé à analyser les données trouvées
chez Romero. Inquiète, Darlene demande à Elliot de rejoindre l’équipe car lui
seul est capable de les sortir du pétrin dans lequel ils se sont fourrés. Ray donne
un échiquier à Elliot et lui conseille de s’exercer contre lui-même. Eliott se
rend compte qu’il ne pourra jamais vaincre Mr. Robot car, après trois parties
nulles (ce qui n’arrive jamais), il comprend qu’ils sont de force égale puisqu’ils
sont une seule et même personnalité. Elliot décide alors d’aider Darlene et, ne
pouvant retourner dans son appartement, il accepte l’offre de Ray, pour avoir accès
à un ordinateur, sans se douter que sous ses airs de bon père de famille, Ray
est à la tête d’un trafic mafieux. Depuis l’ordinateur de Ray, Elliot
s’introduit sur les serveurs du FBI.
Angela a utilisé les fichiers remis
par Price pour faire tomber les deux directeurs d’E Corp. Elle sait cependant
que Price exigera une contrepartie dont elle ignore la nature. On découvre que Price
prend ses ordres auprès de Whiterose, la chef de la Dark Army, et que celle-ci
s’impatiente.
Résumé de l’épisode 5
: Logic-b0mb.hc
Depuis l'ordinateur de Ray, Elliot
commence à préparer le piratage des serveurs du FBI, mais il a besoin pour y
parvenir de se ménager une faille au sein du réseau de l'agence. Darlene pense
qu'Angela pourrait y parvenir mais Elliot s’oppose à l’idée d’impliquer Angela.
Quand Ollie reprend contact avec Angela et tente de lui arracher des preuves
l'incriminant, Angela décide d'apporter son aide à Darlene et Fsociety. Pour sa
mission chez Ray, Elliot demande des informations à RT, l’ancien administrateur
réseau qui lui révèle la nature des services qu'offre le site de Ray : un
marché noir total, vendant armes, drogue, médicaments contrefaits, jeunes
filles asiatiques… Elliot envisage de livrer Ray mais celui-ci le devance en le
faisant enlever et tabasser par ses hommes de main.
Joanna devient anxieuse, ses
moyens commençant à se réduire comme peau de chagrin. Elle charge son homme de
mains de tuer la personne qui a des informations sur elle et de remonter la
piste des courriers laissés par Tyrell.
L'agent DiPierro fait partie de
la délégation du FBI envoyée à Beijing pour accéder aux serveurs de sauvegarde
d'ECorp basés en Chine. Le ministre Zhang, chargé de la sécurité chinoise,
accepte toutes les demandes, y compris l'accès au dossier de la Dark Army. Au
cours d'une réception, Zhang offre une visite privée de ses appartements à
l'agent DiPierro afin de mieux la connaitre ; on comprend que Zhang n'est autre
que Whiterose. Le lendemain, alors qu’ils se rendent au buffet de l’hôtel pour
prendre leur petit-déjeuner, la plupart des agents du FBI sont massacrés par
deux hommes vêtus de noir. Seule DiPierro parvient à leur échapper et est
rapatriée aux USA.
Résumé de l’épisode 6
: M4ster-slave.aes
Elliot se voit dans une sitcom du
début des années 90, avec ses parents et Darlene, lors d’un road trip étrange.
La situation devient de plus en plus absurde, et il comprend qu'il est dans un
état dissociatif créé par Mr. Robot pour l'empêcher de ressentir la douleur des
coups portés par les hommes de main de Ray. Après deux jours dans le coma,
Elliot reprend conscience et, quelque temps plus tard, il est emmené de force
dans une cave alors qu'il se remet à peine de ses blessures. Mr Robot vient le
soutenir dans cette épreuve.
L'attaque de Beijing force le FBI
à suspendre temporairement l'enquête contre la Dark Army. Bien que celle-ci
soit attribuée à un groupe séparatiste, DiPierro est convaincue qu'il s'agit
d'une diversion orchestrée par la Dark Army pour empêcher le FBI d’enquêter sur
ses agissements.
Fsociety prépare Angela à pirater
le FBI. L'installation est risquée, d'autant qu'Angela n’est pas familière avec
ce type de manipulations. Elle parviendra cependant à détourner l’attention des
agents et à atteindre son but, non sans attirer sur elle l’attention de l’agent
DiPierro.
Un flash-back montre comment Elliot a appris la maladie de
son père : il a perdu son travail à cause de ses absences pour des examens
médicaux, et a décidé d'ouvrir un magasin d'ordinateurs. Il a donné à son fils
la liberté de le baptiser à son goût et c’est Elliot qui a choisi le nom de Mr.
Robot.
Résumé de l’épisode 7
: p0ign33_d3_main.sme
Joanna a de plus en plus de mal à
assurer son train de vie. Quand son amant Derek lui demande de s'engager et de
partir avec elle, elle lui montre les papiers attestant du divorce d’avec
Tyrell.
Angela essaie de repousser
l'agent DiPierro mais celle-ci lui avoue qu'elle la surveille de près, son
parcours entre Allsafe et E Corp la rendant suspecte. Quand Darlene parvient à
pirater les serveurs et effacer les enregistrements vidéo incriminant Angela,
l'agent DiPierro soupçonne aussitôt Angela. Peu après, Angela parvient à
convaincre son père d'abandonner l'action en justice qu'il avait introduite
contre E Corp. En échange, elle demande à Philip Price de la muter au service
de gestion des risques. Le directeur sait qu'elle a un plan secret mais
accepte.
Elliot a une longue discussion
avec Mr. Robot dans la cave où l’a enfermé Ray. Il essaie de comprendre ce qui s’est
réellement passé avec Tyrell et ce qu’il a fait du corps. Mr. Robot lui
explique qu'il lui a caché le fait qu'il a abattu Tyrell pour le protéger de la
mégalomanie de l'homme d'affaires. Peu après, Ray lui demande de finir le travail
commencé sur son site. Une fois terminé, Elliot suggère une partie d'échecs.
Bien entendu, Elliott le met en échec et Ray comprend qu'il l'a dénoncé à la
police mais il le laisse partir. Ray est
arrêté et Elliot reprend sa routine, entre ses journées avec Leon, ses séances
auprès de sa psychologue et du groupe de prière. Cependant, un groupe d’anciens
clients de Ray le menacent car en le dénonçant, Elliot leur a fait perdre
beaucoup d’argent. Au moment où les malfrats s’apprêtent à le passer une
nouvelle fois à tabac, Leon les surprend et les tue : on se rend compte qu’il travaille
pour Whiterose. S’ensuit une nouvelle scène de dissociation où l’on voit Elliot
pendant sa détention (on ne sait plus s’il a réellement vécu les journées de
routine, les nuits chez sa mère, le travail pour Ray, les sessions en groupe de
soutien ou s’il s’agit d’une construction complexe de son esprit).
Résumé de l’épisode 8
: succ3ss0r.p12
Un flashback montre la première
rencontre de Mobley et de Trenton : alors qu'ils devaient retrouver Elliot dans
un café, Trenton a piégé Mobley en piratant son téléphone, avant que Darlene
n'arrive, révèle l'astuce et explique le plan d'Elliot.
Grâce au dispositif implanté par
Angela dans les bureaux des équipes du FBI, qui occupent le dernier étage de
l’immeuble d’Ecorp, Fsociety parvient à intercepter une conférence téléphonique
où il est question de l'opération Berenstain et de la mise sur écoute massive
et illégale de plusieurs suspects. Darlene décide aussitôt de révéler
l'opération, information immédiatement reprise par toutes les télévisions. Mais
alors que l’équipe de Fsociety réfléchit aux suites à donner à tout cela, ils
sont surpris par l’arrivée inattendue de Susan Jacobs, qui revient dans son
appartement. L'avocate se montre violente et les menace de les dénoncer.
Darlene, Mobley, Trenton et Cisco la séquestrent et piratent ses ordinateurs
pour obtenir un moyen de pression contre elle. Lors d’une altercation, Darlene
l’électrocute d'un coup de taser et Jacobs se noie dans sa piscine. Elle
renvoie Mobley et Trenton pendant qu'elle se débarrasse du corps avec Cisco.
Peu après, Trenton remarque une voiture suspecte dans sa rue et Mobley est
interrogé par l'agent DiPierro.
En raison des révélations
publiques faites sur l’opération Berenstain, le FBI doit relâcher Mobley. Avant
de disparaître, il tente de prévenir Trenton. Le lendemain, Darlene se réveille
après avoir passé la nuit avec Cisco et découvre que son amant l'espionne pour
le compte de la Dark Army. Furieuse, elle détruit l'ordinateur et assomme
Cisco.
Résumé de l’épisode 9
: init_5.fve
Elliot est en prison, purgeant
une peine de 18 mois pour le piratage des comptes personnels et le vol du chien
de l’ex petit-ami de sa thérapeute. Comme dans l’épisode 6, le spectateur se
demande si ce qu’il voit est réel ou imaginaire. Elliot est libéré de manière
anticipée ; il soupçonne la Dark Army d'avoir accéléré sa libération.
Retrouvant Darlene venue l’attendre à sa sortie de prison, il exige de
rencontrer au plus vite Whiterose pour savoir à quoi correspond la « phase
2 », mais il réalise que son trouble de personnalité empire, ses
transitions avec Mr. Robot se faisant plus fréquentes. Darlene s’est aperçue que l’une des cassettes
VHS sur lesquelles on voit son visage est restée dans l'appartement de Susan Jacobs. Cisco accepte d’y
aller mais il est reconnu et le FBI le prend en chasse. En épiant les
conversations de la Dark Army, Darlene surprend l’un de ses membres dire que la
« Phase 2 » est une idée d'Elliot. Elliot, revenant à son ancien
appartement, trouve Joanna qui l’attend.
Whiterose (sous son apparence de
ministre chinois) se prépare à une rencontre secrète avec Philipp Price. Price
lui annonce que la situation d'E Corp est critique et que la société va céder
le contrôle de leur antenne chinoise au gouvernement américain, à moins que le
ministre ne transfère des liquidités en urgence pour renflouer les caisses d’E
Corp. Angela profite de sa nouvelle position pour pirater E Corp. Elle accède
ainsi à des dossiers sensibles prouvant qu'E Corp cache un scandale sur une de
leurs centrales nucléaires et livre ces informations à la Commission de
réglementation nucléaire des États-Unis avant de devenir soupçonneuse et de
fuir. Dans la soirée, l'agent Dominique DiPierro vient la trouver dans son
appartement pour lui proposer de l’aider.
Résumé de l’épisode
10 : pr0c3ssus_cach3.axx
Philip Pryce rencontre Terry
Colby et lui demande un service : arranger une décision de l'ONU pour apaiser
les Chinois en les laissant annexer le Congo. Malgré ses réticences, Colby y
consent tout en cherchant à comprendre les motivations de Pryce. Le PDG d'ECorp
lui montre alors l'étendue de sa mégalomanie.
Joanna demande à Elliot de
localiser la source des appels qu’elle reçoit sur le téléphone laissé par
Tyrell. Elliot accepte. Les appels ne proviennent pas de Tyrell mais de
l’appartement de Scott. Angela demande à voir Elliot : elle sait tout pour
Fsociety et va se dénoncer, mais alors qu'Elliot la laisse seule dans le métro,
elle est kidnappée par un couple dont on ne connaît pas les motivations.
En allant rechercher la cassette
oubliée dans l’appartement de Susan Jacobs, Cisco a retrouvé Vincent qui a été battu
à mort. Ils l’emmènent à l’hôpital. Pendant leur absence de l’appartement de
Cisco, le FBI investit l’appartement et diffuse le portrait-robot de Cisco. A
l’hôpital, Cisco et Darlene sont allés manger dans un restaurant proche. Au
moment où l’agent DiPierro va pour les arrêter, deux tueurs de la Dark Army
surgissent et tirent à travers la vitre du restaurant. Blessé par DiPierro et
vite cerné par la police, le tireur se suicide. DiPierro sort du restaurant,
indemne mais éclaboussée de sang. On apprend plus tard que Darlene a échappé à
la tuerie du restaurant mais que Cisco a été tué.
Résumé de l’épisode 11
: pyth0n_pt1.p7z
Angela a été emmenée par ses
ravisseurs vers une maison isolée où elle doit subir un interrogatoire absurde de
la part d’une fillette. A la fin de l’interrogatoire, Whiterose apparaît et lui
explique que tout ce qui arrive est en lien avec la mort de sa mère et celle du
père d’Elliot, mais que son obsession pour faire tomber ECorp met à mal le plan
du mystérieux hacker. Angela semble accepter de rejoindre le camp de Whiterose et
se rend par la suite chez son ancienne avocate pour lui intimer l’ordre
d’oublier toute l’affaire et de ne plus la contacter.
L’agent DiPierro a survécu à la
tuerie du bar et est prête à reprendre les investigations sur les liens entre
ECorp et la Dark Army. Cependant, son supérieur lui révèle qu’il est trop tard
: la Chine vient de prêter à ECorp 2 000 milliards de dollars sans intérêt, un
arrangement historique qui devrait permettre de mettre un terme à la crise née
du piratage. Peu après, Pryce parvient à forcer le gouvernement fédéral à
libéraliser l’usage de sa propre monnaie cryptographique, l’ECoin.
Elliot parvient, par un intense
exercice mental, à rester conscient alors que Mr. Robot prend le contrôle. Il
l'observe ainsi déchiffrer un code qui le conduit à un rendez-vous avec Tyrell
Wellick qu’il croyait avoir tué dans la salle d’arcade.
Résumé de l’épisode
12 : pyth0n_pt2.p7z
L’agent DiPierro commence à
interroger Darlene, indemne mais encore marquée par la mort de Cisco. Elle
préfère se taire mais DiPierro lui dévoile tous les éléments qui prouvent son
implication dans Fsociety.
Joanna a compris que ce n’était
pas Tyrell qui lui téléphonait mais Scott Knowles pour se venger de la mort de
sa femme Sharon, assassinée par Tyrell sur la terrasse le soir de la réception
à E Corp. Joanna commence à insulter Sharon et Scott commence la frappe au
visage. Joanna prépare sa vengeance en demandant à son amant, Derek, qui était
le barman lors de la soirée du meurtre, de témoigner contre Scott Knowles.
Elliot suit Tyrell, tout en doutant
qu’il soit réel. À partir des quelques éléments qu’il voit, il reconstitue le
plan de la phase 2 conçu par Mr. Robot : pirater le système d’alimentation des
bâtiments où sont stockées les archives-papier d’ECorp pour les faire exploser.
Alors que Mr. Robot réapparait et commence à distraire Elliot, celui-ci décide
de reprendre le contrôle et d’annuler l’opération pour éviter un massacre.
Tyrell s’y oppose et le menace d’une arme mais Elliot, persuadé qu’il n’est
qu’une illusion de son esprit, ne le prend pas au sérieux. Il reçoit alors une
balle dans le ventre. Alors qu'Elliot perd connaissance, Mr. Robot lui explique
qu’il était résolu à tout risquer pour que son plan se réalise, quitte à tuer
Elliot.
Peu après, Angela reçoit un appel
de Tyrell, qui part aussitôt la rejoindre alors que les coupures de courant se
multiplient.
Dans la scène post-générique, on
voit Trenton et Mobley, en pause, assis à la table du supermarché Fry’s
Electronics dans lequel ils sont employés, afin de se cacher sous de nouvelles
identités, puis Leon apparaît et leur demande s’ils ont l’heure.
Troisième saison (2017)
Le 16 août 2016, USA Network a annoncé
le renouvellement de la série pour une troisième saison de 10 épisodes qui
devraient être diffusés à partir d'octobre 2017.
The Code est une
mini-série australienne créée par Shelley
Birse et diffusée du 21 septembre au 26 octobre 2014 sur ABC.
En France, la série a été
diffusée sur Arte – du 19 février au 5 mars 2015 – puis sur France Ô (à partir
du 25 septembre 2015). Les six épisodes de la série ont été rediffusés à la
suite dans la nuit du 31/12/2015 et le 1er janvier 2016 sur Arte.
Une saison 2, composée, comme la
1ère de 6 épisodes, a été mise en chantier par ABC en 2015 et
devrait être diffusée en 2016.
Cadre
La série se déroule en AustralIe,
en partie dans l’outback[1]
australien (dans la ville fictive de Lindara) et en partie à Canberra, en
entrecroisant plusieurs intrigues. La première partie suit l’histoire de deux
frères Ned Banks (Dan Spielman), un
journaliste en ligne accrédité auprès du gouvernement, et de son frère autiste,
atteint du syndrome d’Asperger, Jesse ‘Jessie’ Banks (Ashley Zukerman), un génie de l’informatique.
En parallèle, une deuxième
intrigue se déroule dans l’outback : deux adolescents sont victimes d’un
accident de voiture inexpliqué. La fille est tuée et le jeune garçon, qui
conduisait, est recueilli par la directrice de l’école où il est scolarisé. Bien
que couvert de sang, il n’est pas blessé mais il est en état de choc et n’a pas
le moindre souvenir de ce qu’il lui est arrivé.
A Canberra, Ned, le journaliste
en ligne, lors d’une enquête sur le comportement d’un homme politique, est mis
sur la piste du mystérieux accident des adolescents après avoir trouvé, glissé
dans le dossier de l’homme sur lequel il enquête, un morceau de papier sur
lequel est inscrit le mot « Lindara ». Intrigué, il fait des
recherches sur Internet et prend contact avec la directrice de l’école de
Lindara.
1er épisode (Pilote) – Résumé :
Réalisation : Shawn Seet,
scénario de : Shilley Birse
L’épisode commence par les images
confuses d’un accident de voiture en pleine nuit dans l'outback, le désert australien. Le véhicule,
conduit par Clarence Boyd, un collégien élève à Lindara, qui a
« emprunté » la voiture pour faire une virée et épater sa copine
Shenya, est percuté par un camion. On voit ensuite arriver Clarence, affolé et
couvert de sang, chez son enseignante, Alex Wisham (Lucy Lawless). En état de
choc, il lui fait un récit quelque peu incohérent : après l’accident, il a
perdu conscience et, lorsqu’il s’est réveillé, la voiture et sa copine Sheyna avaient
toutes les deux disparu. Dès le matin, Alex et son ex-mari, qui est aussi le
shérif de Lindara, se rendent sur les lieux et découvrent la
voiture écrasée au fond d’un ravin avec le corps de Shenya à l'intérieur. Dans les débris du véhicule, Alex trouve
aussi un téléphone portable endommagé et le subtilise.
A Canberra, le journaliste Ned
Banks (Dan Spielman) se met en contact avec l'enseignante Alex qui l’invite à venir sur place. Elle
lui envoie la vidéo filmée avec le téléphone portable qu'elle a retrouvé sur le lieu de l'accident. Jessie, le frère de Ned (Ashley Zukerman), avec l’aide d’Hani (Adele Perovic), une geek rencontrée
lors d’une convention de fans d’informatique, parvient à décrypter la vidéo qui
a filmé les derniers instants de Shenya. Ned découvre avec stupeur que l’adolescente,
bien que grièvement blessée, était encore vivante lorsqu’on a délibérément poussé la voiture dans le vide.
Peu à peu, la mémoire revient aussi à Clarence et Ned comprend qu’il a mis la
main sur une affaire dont les implications vont bien au-delà d'un simple accident de voiture. Pendant qu’il se rend à Lindara, Jessie, qui a
piraté et nargué les serveurs gouvernementaux, se fait enlever par des hommes
des services secrets qui le mettent à l'isolement et l'interrogent brutalement sur ses motivations.
À Canberra, les autorités gouvernementales ont
pris connaissance de l’accident et tentent d’en savoir plus à propos des
personnes impliquées. Le conseiller personnel du premier ministre Ian Bradley (David Wenham) remet des
documents au chef du personnel Randall Keats (Aden Young), qui ordonne à la directrice des
communications, Sophie Walsh (Chelsie Preston Crayford), de les communiquer à son ancien petit ami, le
journaliste Ned Banks. Intrigué, celui-ci découvre le rapport de police initial
de l’accident et téléphone à Alex Wisham, à Lindara, pour en savoir plus. Bien
que, dans un premier temps, celle-ci refuse de lui parler, elle se ravise
ensuite et lui envoie la vidéo du portable qu’elle a secrètement récupéré dans
le véhicule accidenté et qui, à priori, est illisible car trop abîmée. Ned fait
appel au service de son frère, Jesse Banks pour réparer le fichier. En effet, Jesse,
autiste Asperger, est surdoué en informatique et sa grande passion est de s’introduire
dans les systèmes informatiques de l’Etat, ce qui lui a valu par le passé,
nombre d’ennuis. Il a interdiction de procéder à de nouveaux piratages et il encourt
une peine de prison pour cybercriminalité. Jesse répare la vidéo et il découvre
ce qu’elle contient (la collision initiale entre la voiture et un camion et surtout
la suite : la voiture accidentée avec à son bord la jeune fille blessée que l’on
a poussée dans le ravin). Pendant que l’employeur de Ned, le journal en ligne Password,
publie le fichier, Jesse poursuit ses explorations et arrive à identifier
plaque d’immatriculation du camion ; ces informations le mènent jusqu’à
Physanto, une société dont l’activité officielle est celle de recherches en
médecine et biotechnologie. Mais Jesse suspecte que ce n’est qu’une couverture
et que la société exerce en réalité des activités moins avouables. À l’encontre
des règles de sa conditionnelle, il pirate les serveurs de la compagnie,
téléchargeant des fichiers codés mais il est repéré par la sécurité qui
implante des logiciels espions malveillants sur son ordinateur. Au même moment,
Password subit aussi une attaque et la vidéo mise en ligne est effacée. Quant à
Ned, il reçoit un courriel anonyme l’avertissant de ne pas la reposter. Cela intrigue
au plus haut point l’équipe de journalistes qui décide qu’ils doivent envoyer
quelqu’un à Lindara pour récupérer le téléphone de Clarence avec la vidéo originale.
Bien que tout d’abord réticent à l’idée de laisser son frère seul, Ned décide
de partir pour Lindara, rassuré par le fait que Jesse sera en compagnie de Hani
Parande, la jeune geek qui partage ses intérêts pour l’informatique. Ned n’a
pas plutôt quitté Camberra que Jesse est enlevé par de mystérieux ravisseurs
qui le brutalisent et le questionnent sur ses motivations.
Mon opinion sur cette série
Série très addictive, qui met en scène un journaliste d'investigation, son jeune frère autiste Asperger, surdoué en informatique, une multinationale aux activités troubles qui en rappelle d'autres (Physanto ne peut que faire penser à Monsanto !), tout cela débouchant sur une affaire d'Etat touchant les plus hautes sphères politiques de l'Australie.
La fin de la saison 1 nous avait laissé sur notre faim. Nous apprenons avec excitation qu'une saison 2 va être diffusée (où et quand ?) L'attente sera difficile.
[1]
« L’outback » désigne « l’arrière-pays », qui se situe
au-delà du « bush » australien, autrement dit, c’est un pays
quasi-désertique et extrêmement peu peuplé d’Australie.
Mr. Robot est une série
télévisée américaine créée par Sam
Esmail et diffusée depuis le 24 juin 2015 sur USA Network et depuis le 5 septembre 2015 sur Showcase au Canada. Le pilote a été diffusé dès le 26 mai 2015 sur
plusieurs plateformes de VOD en partie pour anticiper le piratage ou le partage
de vidéos. En Belgique, la série est diffusée depuis le 31 août 2016 sur La Deux, en France, depuis le 19
septembre 2016 sur France 2. Au
Québec, elle est prévue pour le 11 octobre 20167 sur AddikTV. Néanmoins, elle reste inédite dans les autres pays
francophones. Selon The Guardian en
2016, « Mr. Robot est l’une des séries les plus excitantes du moment, car elle
refuse de jouer selon les règles ».
Synopsis
Elliot Alderson (Rami Malek) est un jeune informaticien
vivant à New York, qui travaille en tant qu'ingénieur en sécurité informatique
pour Allsafe Security. Elliot souffre d’une forme légère d’autisme (il ne
supporte aucun contact physique), de troubles d’anxiété sociale et de
dépression, et son processus de pensée
semble fortement influencé par la paranoïa et l'illusion. Il a une double
personnalité qui le conduit souvent à agir comme un cyber-justicier. Elliot
rencontre « Mr. Robot », un mystérieux anarchiste qui souhaite le recruter dans
son groupe de hackers connu sous le nom de « Fsociety ». Leur objectif consiste
à lutter contre les injustices en s’attaquant aux multinationales de la finance
parmi lesquelles l’une des plus puissantes, le conglomérat E Corp. (qu’ils
surnomment «Evil Corp.»), par ailleurs, le plus gros client d’Allsafe Security.
La série démarre dans le cybercafé
« Ron'coffee » où Elliot s’invite à la table du patron de la chaîne
commerciale. Elliot lui dit qu’il sait qu’il s’appelle Rohit Mehta et qu’à
l’ouverture de son premier cybercafé on le surnommait Ron. Elliot sait
également qu’il possède 17 cybercafés et qu’il compte en ouvrir huit autres.
Elliot aime bien ce cybercafé car il y a une connexion internet très rapide,
mais, ayant découvert que Ron, sous couvert de son commerce de cybercafés, a fait
sa fortune dans la pédocriminalité, il le dénonce à la police. C’est lors de
cet épisode que l’on apprend qu’Elliot veut se venger d’ E Corporation qui est
responsable de la leucémie de son père.
Or, Elliot travaille à Allsafe,
une entreprise de sécurité cybernétique dont le plus gros client est justement
E Corporation. Pour lutter contre ses problèmes psychologiques, Elliot utilise
régulièrement de la morphine tout en prenant du suboxone, un médicament de
sevrage, afin d’éviter de devenir dépendant de la drogue.
Alors qu’Elliot est rentré chez
lui, sa meilleure amie, Angela Moss, qui l’a fait embaucher chez Allsafe et qui
est aussi son supérieur dans la société, l’appelle pour lui demander de revenir
d’urgence au bureau, car une cyberattaque de grande ampleur est en train de
toucher E Corp. Elliott arrive à enrayer l’attaque mais tombe sur un rootkit
provenant d’un mystérieux groupe de hackers dénommé Fsociety. Tout en interrompant
l’attaque, il comprend qu’il s’agit d’un message qui lui est destiné. En
retournant chez lui, Elliot est approché dans le métro par Mr. Robot (Christian Slater), l’homme qui a posté
le message et dirige le groupe de hackers dénommé Fsociety. Le projet de Mr.
Robot est de mettre en place une révolution financière qui induirait une
redistribution générale des richesses en supprimant toutes les dettes des
clients d’E Corp. Il essaie de convaincre Elliot de se joindre à leur cause.
D’abord hésitant, Elliot y adhère finalement. Sa première mission est de faire
plonger le directeur technique d’E Corp, Terry Colby, en le rendant responsable
de la cyberattaque. Colby est arrêté.
Commentaires
Cet épisode a une durée
exceptionnelle de 65 minutes.
Elliot est ensuite approché par
le remplaçant par interim de Colby, Tyrell Wellick (Martin Wallström), le nouveau directeur de la technologie par
intérim d’E Corp. Elliot refuse sa proposition de travailler pour lui et
s’introduit dans les comptes de Tyrell. Dans un message vidéo public destiné à
accréditer la culpabilité de Colby, Fsociety exige que Colby soit libéré et
qu’E Corp soit dissoute. Elliot, confronté au stress de sa situation, augmente
ses prises de morphine. Darlene (CarlyChaikin), une fille bizarre qui hacke pour le compte de Fsociety,
s’introduit chez lui pour le conduire chez Fsociety. Mr. Robot lui demande de
pirater une usine de production de gaz afin de provoquer une explosion qui
détruira Steel Mountain, l’endroit où sont stockées les sauvegardes
informatiques d’E Corporation, ce qu’Elliot refuse car il ne veut pas que innocents
soient tués.
Elliot fait arrêter Fernando
Vera, le fournisseur de Shayla (Frankie Shaw), sa dealeuse de drogue et
voisine, car il la maltraite. Mais comme ce dernier est sa seule source d’approvisionnement
de suboxone, il se trouve confronté à un nouveau dilemme. Elliott accepte de
rencontrer Mr. Robot qui, après qu’il se soit confié sur son enfance et la mort
de son père, le pousse dans le vide du haut d’une balustrade.
Mon opinion
Je n'ai vu que les deux premiers épisodes de la série lors de leur diffusion sur France 2 mais je suis déjà "accro". Cette série se classe dans la lignée des Arrow, Flashet Dark Angel. Ici, le héros est un jeune homme qui, comme souvent les super-héros, a un handicap dont l'origine est à rechercher dans son enfance. Surdoué en informatique, sa vie sociale se résume à presque rien car il ne supporte aucun contact physique et doit se shooter à la morphine pour surmonter son angoisse et sa paranoïa. Doté cependant d'un sens moral aiguisé, il doit combattre une multinationale toute puissante responsable de la mort de son père. Elliot (c'est son nom), nous est de suite éminemment sympathique à cause justement de ses faiblesses et nous aimerions le voir gagner son combat qui est un peu celui, finalement, de chaque citoyen. Bref, cette nouvelle série commence vraiment très bien et on attend la suite avec impatience.
Wargames (en français = Jeux de guerre) est un film de
science-fiction réalisé en 1983 par John Badham
Synopsis
Nous sommes à l'époque de la
Guerre froide. David Lightman (Matthew
Broderick) est un lycéen très doué en informatique (ce que nous appelons
maintenant un « geek ») qui pirate l'ordinateur de son lycée pour y
modifier ses notes et accessoirement celles de sa copine Ally.
Passionné de jeux vidéo, il est à
l’affût de toutes les nouveautés qui sont « dans les tuyaux » des
grosses boîtes de production. Par hasard, il tombe sur ce qu'il croit être un
jeu non encore commercialisé mais qui s'avère être un programme militaire
secret de simulation de guerre atomique entre les Etats-Unis et l'URSS.
Ce système est géré par un
super-ordinateur du nom de WOPR (pour War Operation Plan Response) enfoui dans
la base du NORAD sous les Cheyenne Mountains. Une fois lancé, le programme
échappe à tout contrôle et est à deux doigts de déclencher une guerre nucléaire
mondiale.
David qui, à la différence des
militaires, complètement dépassés et ridiculisés dans ce film, a compris que la
seule personne capable d'arrêter le processus d’escalade enclenché par
l’ordinateur est son concepteur, le professeur Stephen Falken (John Wood). Or, celui-ci est
"officiellement" mort. En fait, il a été écarté des laboratoires
militaires en raison de sa personnalité fantasque et de sa trop grande liberté
d'esprit, "effacé" des registres et s'est retiré, sous un faux nom,
sur une île isolée où il étudie les dinosaures.
David, arrêté et emprisonné dans
la base du NORAD, parvient à s'en échapper et, grâce à l'aide d'Ally, il
retrouve Falken. Mais celui-ci, qui a perdu tout espoir dans l'humanité, les
met, dans un premier temps, gentiment à la porte puis, se ravisant au dernier
moment, décide de les aider.
David, Ally et Falken parviennent
à la base du Norad in extremis avant que celle-ci n'ait été définitivement
coupée du monde extérieur par les procédures automatiques de sécurité et ils
parviennent à stopper à temps le programme.
Critique
Malgré les années (le film a plus
de 30 ans !), ce film n’a jamais été autant d’actualité. A part les
ordinateurs, qui ont bien entendu énormément évolué, on peut le revoir sans
crainte car il n'a pas pris une ride et n'est pas ringard pour deux sous. Le scénario
tient encore parfaitement la route, il est plein de rythme et de drôlerie et le
suspense est présent jusqu'à la dernière image.
Et on n'oubliera jamais la
fameuse phrase que prononce Joshua tout à la fin, avec une note de regret:
"Mes respects professeur Falken. Ce jeu est un jeu où pour gagner,
il ne faut pas jouer."
Wargames 2 : The dead code,
film de science-fiction américain de Stuart Gillard sorti directement en vidéo
en 2008.
Wargames 2 - The dead code est loin d’être aussi réussi que son illustre ancêtre. Il reprend à peu de choses près la même intrigue
que Wargames (on a du mal à croire que plus de 30 ans se sont
écoulés depuis le 1er film !). Certes, on n’est plus au temps de la Guerre
froide où l’ennemi était un pays unique, facile à identifier (l’URSS), mais
dans un monde marqué par les attentats du 11 septembre 2001, où le terrorisme
peut prendre tous les masques et se cacher n'importe où.
Dans Wargames, nous
avions à faire à un jeune lycéen, David, dont l’ambition initiale était de
pirater ses notes pour épater sa copine et qui, en voulant se procurer un jeu
non encore commercialisé, déclenchait sans le vouloir un programme de
simulation de guerre nucléaire top-secret.
Wargames 2 – The dead code met en scène un
étudiant surdoué, Will Farmer (Matt Lanter) qui, à peu près dans les mêmes
conditions mais avec une morale nettement plus élastique que son prédécesseur (il
pirate un compte en banque pour pouvoir jouer), déclenche un programme du nom
de RIPLEY (clin d’œil au personnage de Patricia Highsmith ?) . Or, ce programme a été spécialement conçu pour appâter et traquer
les terroristes potentiels par le biais d’un jeu en ligne et, une fois
identifiés, les éliminer... On n'est certes plus tout-à-fait dans le même esprit
que dans Wargames 1 ! Autre différence notable, dans Wargames, David
était seul et n’avait embarqué dans sa cavale que sa copine. Dans le cas de
Will, le hasard s’en mêle pour faire de lui, de ses amis (son voisin est un
immigré originaire du Proche-Orient) et de sa famille (sa mère travaille pour
un laboratoire qui manipule des produits toxiques), les« complices » rêvés d’un
complot terroriste. Il n’en faut pas plus pour déclencher la paranoïa des
services secrets américains qui se lancent à leur poursuite. Pourtant, malgré
un déploiement de moyens importants, et beaucoup d’effets spéciaux, ce film est
paradoxalement bien moins réussi que son illustre modèle.
Bonne trouvaille cependant : la
réapparition du professeur Stephen Falken, qui, dans le 1er opus, était le «
papa » du super-ordinateur WOPR. Il reprend du service pour venir en aide à Will
et battre en brèche, en réactivant WOPR, le programme RIPLEY...
Autre différence qui nous fait mesurer le temps parcouru. En 1983, David pouvait assez facilement narguer les autorités mais, depuis quelques années, et particulièrement depuis les attentats du 11 septembre, les choses se sont compliquées pour des fuyards non expérimentés.
Nous sommes de nos jours sous le regard permanent du tout puissant "Big Brother" où
l'électronique rend toute fuite « traçable » à travers un nombre sans cesse
toujours plus sophistiqué de mouchards (téléphones, réservations sur Internet,
cartes à puce, vidéosurveillance, satellites-espions, etc.). On frémit en se
disant que ce qui arrive à Will pourrait arriver, avec un peu de malchance, à
n'importe lequel d'entre nous, même s'il est parfaitement innocent.
C’est ce qui est, à la limite, le plus effrayant
dans ce film, reléguant au second plan les dangers, réels ou supposés, du cyberterrorisme.
Cependant, malgré les moyens techniques très supérieurs à ceux dont disposait le réalisateur de Wargames, Wargames 2 est loin d'être à la hauteur du premier film dont seuls les équipements électroniques ont vieilli. Il se laisse voir même s'il n'arrive pas à
a cheville de son illustre ancêtre qui reste, pour moi et pour beaucoup
d'amateurs de science-fiction, un film culte.
Le Transperceneige est un film américano-coréen
de SF de Bong Joon-ho (2013). Le film est adapté d’une bande dessinée française
du même nom créée par Jacques Loeb et Jean-Marc Rochette et publiée, à partir
de 1982 dans le magazine A suivre, puis sous forme de 3 albums par Casterman, de
1984 à 2000.
Synopsis
Ne vous fiez pas à la poésie du
titre. Ici, le Transperceneige n’est pas une fleur qui apparaît sous la neige
de printemps, mais un train fou qui parcourt sans s’arrêter une planète gelée. Après
une manipulation du climat censée lutter contre le réchauffement climatique, la
Terre s’est retrouvée confrontée à une nouvelle ère glaciaire. Les seuls
humains qui ont survécu sont enfermés dans un train, selon une rigoureuse
hiérarchie : les pauvres sont en queue du train où ils vivent
misérablement, au centre sont produites les protéines artificielles à base d’insectes.
On y trouve aussi les réserves d’eau, produite par le recyclage permanent de la
neige et de la glace avalée par l’avant du train, ainsi que des serres
hydroponiques et un aquarium géant. En tête du train se trouvent les riches qui
vivent dans l’opulence. Au fond, rien que de très classique depuis que le monde
est monde.
Mais la révolte gronde. Elle est
conduite par un vieux sage, Gilliam (John Hurt), Curtis (Chris Evans,
méconnaissable) et Edgar (Jamie Bell). Ensemble, ils parviendront, bravant la
répression sans pitié de Wilford (Ed Harris), le concepteur du train, sorte de
capitaine Nemo des glaces, en tête du train. Mais leur victoire est une
victoire à la Pyrrhus car il reste dans le train bien peu de survivants et,
malgré le réchauffement qui s’amorce, on se demande ce que va devenir Yona et l’enfant
qu’elle a sauvé.
Mon opinion sur ce film
Quoique dans un autre contexte, on
n’est pas loin, avec Le Transperceneige, des situations décrites dans Time out
ou, plus récemment, le pas très réussi Elysium : une société à deux
vitesses ou quelques « élites » règnent d’une poigne de fer sur le
reste d’une humanité ravalée au rang de quasi-animaux. Encore, dans ces deux
films, les humains exploités ont-ils un rôle puisqu’ils produisent les
richesses nécessaires au bien-être (et plus) des puissants. Rien de cela dans
Transperceneige où on se demande bien pourquoi Wilford s’embarrasse de cette
sous-humanité qu’il méprise. Ne cherchons pas la vraisemblance.
Alors, qu’est-ce qui fait que ce
film retient l’attention ? Ce n’est pas par son atmosphère qui,
paradoxalement, est plus prégnante dans une série à petit budget comme La Compagnie des glaces, ou dans le film catastrophe de Roland EmmerichLe jour d’après,
mais par la beauté formelle de certaines scènes (les combats entre
rebelles et forces de l’ordre sont filmés comme des ballets au ralenti - on
pense à Matrix) ou de certaines images (le flocon de neige qui apparaît devant
les yeux de Namgoong Minsu, les interminables paysages gelés, etc.) Cette
esthétique qui est la patte de Bon Joon-ho, n’empêchant cependant ni la cruauté
des situations où personne n’est épargné (même pas les héros – on avait l’espoir
qu’Edgar (Jamie Bell) parvienne au moins à la tête du train, ou des enfants sacrifiés dans les entrailles
de la machine), ni les scènes de violence (justifiée) dont certaines sont
dignes des pires films gore.
Au-delà du pamphlet écologique (à
mon avis beaucoup plus efficace dans Le jour d’après), de la critique sociale (les
inégalités tellement insupportables qu’elles conduisent au massacre des
puissants), il faut aller voir ce film plus pour sa beauté formelle que pour
son contenu, à condition toutefois de ne pas trop craindre l’hémoglobine ni les
membres coupés.
Un mot sur les acteurs
Presque méconnaissables sous
leurs oripeaux et leur crasse, on doit saluer leur prestation :
- John Hurt (Gilliam) en vieux
sage au corps martyrisé,
- Chris Evans (Curtis), qui, loin
d’être le héros triomphant, doute jusqu’à son dernier souffle,
- Song Kang-ho (Namgoong) dont la
force quasi-mutique est impressionnante
- et surtout Tilda Swinton, enlaidie
au point d’en être méconnaissable dans le rôle du garde-chiourme sadique,
lieutenant du maître du train. On la déteste tellement qu’on a envie d’applaudir
lorsqu’enfin elle rend son dernier souffle.
Quelques autres informations
Le film a été tourné en Hongrie
et en République Tchèque. On pourrait croire que c’est pour des raisons financières. Eh bien, non. C’est pour
des raisons techniques, la Corée du Sud n’ayant pas de studios assez grand pour
filmer un train faisant près d’une 100e de mètres de long (le
tournage a eu lieu aux studios Barrandov à Prague, le studio le plus long d’Europe).
Les images de paysages enneigés ont été filmées au Tyrol autrichien. 25 wagons
ont été construits dont un de 25 mètres, ce qui, en fin de compte, équivaut à
une longueur totale de plus de 500 mètres.
Le cinquième pouvoir de Bill
Condon (décembre 2013)
Le cinquième pouvoir(TheFifth Estate en anglais) est un terme, inventé par le journaliste-penseur Ignacio Ramonet, ancien directeur du Monde
diplomatique et fondateur d’Attac, qui tente une continuation à la série des
trois pouvoirs énumérés par Montesquieu et le quatrième pouvoir, représenté par
les médias en y ajoutant un « cinquième pouvoir » qui désigne le pouvoir de l’opinion qui
s’exprime à travers les nouveaux moyens d’informations que sont les réseaux
sociaux (Internet, Facebook, Twitter et les pétitions et actions en ligne).
Synopsis
Inspiré de la vie de Julian
Assange, qui divulgua des documents classés "secret défense" sur son
site internet Wikileaks, Le Cinquième pouvoir est réalisé par Bill Condon
(Twilight chapitre 5, Dreamgirls) et sortira en France le 4 décembre
prochain.
C’est Benedict Cumberbatch (surtout
connu pour incarner Sherlock Holmes dans la série britannique actuellement
diffusée Sherlock), qui jouera le rôle de Julian Assange. Mais le film se place
du point de vue de son ex-plus proche collaborateur et porte-parole, Daniel
Domscheit-Berg, qui sera incarné parDaniel Brühl.
Le film n’est pas une
« défense et illustration » de l’action de Julian Assange, bien au
contraire, ce qui explique que loin de plaire à l’intéressé, il a cherché à
s’opposer à son tournage.
Il n’empêche que, tout en sachant
cela, ayant moi-même suivi l’affaire Wikileaks d’assez près et maintenant l’affaire
Snowden qui en est une sorte de continuation, j’attends ce film, prévu pour
décembre, avec beaucoup d’intérêt. Généralement, je n'aime pas trop Benedict
Cumberbatch et je n’ai pas du tout accroché avec la série Sherlock mais je dois
reconnaître qu'il est bluffant dans la peau de Julian Assange. Par contre,
Daniel Brühl, étant un acteur que
j'adore, j’irai voir ce film ne
serait-ce que pour lui.
La Vague (Die Welle) est un film allemand réalisé
par Dennis Gansel en 2008 et très librement inspiré de «La Troisième
Vague », une étude expérimentale d'un régime autocratique menée en 1967 par le professeur
d’histoire Ron Jones avec des élèves de première du lycée Cubberley à Palo Alto
(Californie).
Synopsis
La Vague se déroule de nos jours dans un lycée allemand public, mixte et plutôt décontracté, dont l'un des professeurs, Rainer
Wenger (Jürgen Vogel), un professeur de lycée de gauche et fan de rock fait réfléchir ses élèves sur l'autocratie. En une semaine, des lycéens tout ce qu'il y a de plus normal se transforment en véritables nazillons. Les élèves choisissent un symbole, un uniforme et des règles. Puis la classe se divise en deux camps : les tenants de l'ordre et les autres. Mais certains élèves, psychologiquement plus fragiles, prennent le jeu trop au sérieux et l'expérience dérape et échappe à son créateur.
Mon opinion
J'ai vu ce film par le plus grand des
hasards, car il a été très peu diffusé en France (le réalisateur allemand et les acteurs, pour la plupart amateurs, sont inconnus du grand public), m'a impressionné, aussi bien par son propos que
par son montage sans fioriture mais terriblement efficace : on voit monter la
violence sous nos yeux et on se dit que cela peut se passer absolument
n'importe où, en particulier si un professeur a, comme celui du film, un tant soit peu de charisme. Une démonstration extrêmement inquiétante et salutaire.