dimanche 18 octobre 2020

LA COMPAGNIA DEL CIGNIO Série télévisée italienne (IT - 2019)

 La Compagnia del Cigno (en français : La Compagnie du Cygne) est une série télévisée italienne en 12 épisodes de 50 min. Cette série a été créée et dirigée par Ivan Cotroneo. Elle a été diffusée pour la 1ère fois le 7 janvier 2019 sur la chaîne de télévision italienne RAI 1. Elle est disponible gratuitement en replay, dans sa version française, sur la plateforme France.TV.

Présentation 

La série se déroule dans le milieu des élèves musiciens de 1ère année du Conservatoire Giuseppe Verdi de Milan sous la direction d’un professeur particulièrement exigeant, Luca Marioni, que les élèves ont affublé du pseudonyme du « psychopathe » (dans la version française. En italien, ils le désignent sous le nom d’« Il Bastardo », ce qui est encore moins sympathique.) 

La série s’attache surtout à suivre sept de ces élèves de ce conservatoire, et en particulier Matteo Mercanti (Leonardo Mazzarotto), un violoniste de talent venu de la ville d’Amatrice, au nord de Rome, sinistrée par le tremblement de terre de 2016, dans lequel sa mère est morte sous ses yeux. Il est hébergé à Milan par Daniele (Alessandro Roja) son jeune oncle homosexuel, toujours à la recherche du grand amour.  

Ses camarades sont : 

  • Barbara (Fotini Peluso), une pianiste douée mais peu sûre d’elle-même car elle veut complaire à ses parents, de grands bourgeois fortunés, en menant de front études de langues anciennes et musicales. Elle sera obligée de faire un choix ; 
  • Domenico (Emanuele Misuraca), pianiste talentueux. D’origine modeste il vient de Sicile et vit avec son père ouvrier ;
  • Sara (Hildegard de Stefano), une jeune fille malvoyante qui compense son handicap par une attitude cynique et des propos provocants et mène la vie dure à ses parents ;
  • Roberto « Robbo » (Ario Nikolaus Sgroi), le plus jeune du groupe, très proche de sa sœur cadette Chiara. Très affecté par la séparation de ses parents ;
  • Rosario (Francesco Tozzi), qui a été placé en famille d’accueil à cause de la dépendance de sa mère à la drogue. Très perturbé lorsque celle-ci, guérie, cherche à le reprendre avec elle et l’emmener à Florence ; 
  • Sofia (Chiara Pia Aurora), joueuse de violoncelle. Elle souffre de surpoids et a une mère très protectrice. Elle passe son temps à se disputer avec son frère jusqu’au moment où on découvre à ce dernier un sarcome d’Ewing, un cancer grave des os.    

Les sept adolescents se regroupent au sein de la « Compagnia del Cigno », terme choisi en l’honneur de Giuseppe Verdi, surnommé « Le cygne de Busseto », ville dont le grand compositeur était originaire. 

Ensemble, ils vont s’épauler, s’entraider, se disputer, tomber amoureux… jusqu’au grand concert qui  marquera la fin de l’année scolaire et une étape de leur vie.  

Mon opinion

Cette série italienne est d’une originalité qui tranche avec la médiocrité de la production dont on nous inonde sur les chaînes grand public. Cela nous change des réalisateurs qui ne savent nous montrer qu’une jeunesse sans repères, se perdant dans l’alcool et la drogue. Ces jeunes-là travaillent d’arrache-pied par amour de la musique en surmontant toutes les difficultés, qu’elles soient techniques ou personnelles. Ils sont jeunes, beaux, purs, sincères et attachants et, en plus, ils jouent une merveilleuse musique ! Enthousiasmant. 

 Dans le même esprit, je vous recommande : 

vendredi 16 octobre 2020

DIABOLIQUE Téléfilm de Gabriel AGHION (FR-2016)

Diabolique est un téléfilm français de 2016 réalisé par Gabriel Aghion inspiré de l’affaire de Védrines (connue sous le nom des « reclus de Monflanquin ») où, dans les années 2000, une famille de notables bordelais, tombée sous la coupe d’un escroc mythomane, s’est vu spolier de tous ses biens. L'histoire est adaptée du récit du même nom co-écrit par Ghislaine de Védrine et son mari Jean Marchand, deux des principales victimes de cette invraisemblable affaire.

Résumé

Dans ce téléfilm, les noms et les prénoms des protagonistes véritables ont été changés : la famille de Védrines est devenue la famille de Lassay.

Les de Lassay sont propriétaires d’un château de 800 m2, entouré d’un parc de plusieurs hectares et de plusieurs autres biens qui représentent un total de 5 millions d’euros.

Au printemps 1997, la famille apprend qu’ils ne recevront pas les subventions indispensables pour effectuer les réparations de leur château. C'est alors qu' Hélène de Lassay (Michèle Laroque), qui dirige une école de commerce, fait la connaissance de Thomas Texier (en réalité Thierry Tilly), venu pour installer le parc informatique de l’école.

Prétextant une menace imaginaire, il convaincra les 11 membres de la famille de s’enfermer dans leur château et de couper les ponts avec le village, leurs amis et leur famille. Puis, la menace fictive grandissant, ils quitteront la France pour se mettre à l’abri de leurs persécuteurs imaginaires en Angleterre.

Entre temps, Texier aura fait main basse sur tous leurs biens et les maintiendra dans un état de sujétion proche de la folie. Ils ne s’en sortiront que grâce au combat acharné mené par l’ex-époux d’Hélène de Lassay, qui avait vu clair dans le jeu de Texier dès le début.

Mon opinion

« Diabolique » est bien le terme approprié pour qualifier l’invraisemblable piège dans lequel est tombée une famille de notables modernes, cultivés et intelligents. On a peine à croire qu’une telle affaire ait pu se dérouler entre 2001 et 2008 et encore le film est-il édulcoré par rapport à la réalité, bien plus terrible que ce qui nous est montré. Un film efficace, mené par une étonnante Michèle Laroque, à l'opposé de ses rôles de comédies légères, en psychopathe aveuglée par les boniments d’un escroc-affabulateur (Tilly fera aussi un séjour en hôpital psychiatrique après ses dix ans de détention), avec d’excellents seconds rôles, en particulier Anne Consigny en victime expiatoire et le touchant Ernst Umhauer dans le rôle du jeune de Lassay. 

dimanche 11 octobre 2020

INFIDELE Série TV (FR-2020)

Infidèle est une mini-série télévisée française en 12 épisodes de 52 minutes (2 saisons) réalisée par Didier Le Pêcheur pour TF1. Elle est diffusée à partir du 6 janvier 2019 en Belgique sur La Une et en France en 2020. Il s'agit de l'adaptation de la série britannique Doctor Foster diffusée en 2015 sur BBC One.

Résumé

1ère saison

Emma (Claire Keim) est médecin. Elle travaille dans un cabinet associé du pays basque. Mariée depuis une 20e d’années avec Mattéo (Jonathan Zaccaï), qui s’apprête à ouvrir son restaurant, ils ont un fils de 15 ans, Luigi (Félix Lefèbvre, 1ère saison ; Grégoire Paturel, 2ème saison) bon élève, qui a une petite amie, Joséphine (Capucine Valmary). A priori, la famille semble sans problème.

Mais Emma prend plusieurs fois Mattéo en défaut et commence à avoir des doutes sur sa fidélité. Il s’avère que ses soupçons se confirment car, malgré ses dénégations, Mattéo a une maîtresse beaucoup plus jeune que lui, Candice (Chloé Jouannet), qu’il a mise enceinte.

Lorsqu’Emma a la preuve de la trahison de son mari, elle va engager une procédure de divorce.

2ème saison

Dans la 2ème saison, Emma et Mattéo ont divorcé. Emma rencontre Gabriel (Tom Leeb), son séduisant mais secret collègue ostéopathe. Luigi, qui est resté avec sa mère, vit très mal l’éclatement de sa famille et, lui, qui était jusque là un lycéen exemplaire, se laisse entraîner dans le trafic de drogue. Quant à Candice, son statut de mère au foyer et l’absence de Mattéo lui pèsent de plus en plus et elle se laisse séduire par un garçon de son âge rencontré dans une soirée.

Mon opinion

On pourrait penser qu’avec cette série développée autour de la lassitude d’un couple et de l’adultère, il n’y a rien de nouveau sous le soleil (de Biarritz). Ce serait une erreur car, si sujet de l’adultère et du démon de midi a été traité jusqu’à plus soif par le cinéma et la télévision, l’originalité de la réalisation de Didier Le Pêcheur est d’en faire le sujet principal de son intrigue et c’est assez réussi. Les paysages du pays basque jouent aussi un grand rôle dans l’atmosphère étrange de la série qui apparaît dès le générique. En le visionnant, on pourrait s’attendre à voir un polar ou un thriller, ce que n’est pas Infidèle. Cette impression est encore amplifiée par la belle bande son de Jean-Pierre Taïeb qui, personnellement, m’a rappelé celle des Revenants.

dimanche 4 octobre 2020

MAXENCE DANET-FAUVEL (Acteur français)

 

Maxence Danet-Fauvel est un acteur et mannequin français connu pour son rôle d’Eliott Demaury dans l'adaptation française de la série télévisée Skam. Il a été le parrain de la Marche des Fiertés 2019 de Paris.

Biographie

Maxence a débuté sa carrière en tant que mannequin en 2015 (il a eu les honneurs de Vogue, de Lui ou de Grazia). En 2016, il rejoint l’Actors Factory de Paris et travaille en tant que mannequin pour l'agence française Elite Model Management.

En 2018, il obtient son premier rôle d’acteur en interprétant le personnage d’Eliott Demaury, l’un des rôles marquants de la série Skam France.

Carrière

Sa carrière est encore courte mais gageons qu’il ne restera pas longtemps un inconnu tant son charisme et sa présence sont évidents.

Téléfilms

  • 2019 : Le Diable au cœur de Christian Faure : Hugo
  • 2020 : Police de caractères de Gabriel Aghion : Maxime Mercier
  • Séries télévisées
  • 2019-2020 : Skam France : Eliott Demaury (De la saison 3 jusqu’à la saison 6)
  • 2020 : Grand Hôtel : Will Marchand

GRAND HÔTEL Série TV française (FR - 2020)

 

Grand Hôtel est une série télévisée dramatique française créée par Aurélie Belko et Sébastien Le Délézir, et diffusée entre le 3 septembre 2020 et le 24 septembre 2020 sur TF1.

Il s'agit de l'adaptation de la série télévisée espagnole Gran Hotel, créée par Ramón Campos et Gema R. Neira et diffusée entre octobre 2011 et juin 2013 sur Antena Tres.

Résumé

Anthony Costa (Victor Meutelet), vingt-cinq ans, se fait embaucher comme serveur au Grand Hôtel, un palace de la Côte d’Azur entre les mains de la famille Vasseur, pour tenter de comprendre ce qui est arrivé à sa sœur, Amélie Pereira (Juliet Lemonnier), une femme de chambre qui a mystérieusement disparu depuis des mois.

Dès son arrivée, il est confronté à un conflit d’intérêt entre Margaux (Solène Hebert, l'une des actrices phares de Demain nous appartient), l’une des filles d’Agnès Vasseur (Carole Bouquet), revenue des Etats-Unis pour épouser Sam Mogador, le directeur de l’hôtel (Virgile Bramly) et reprendre la direction de l’hôtel créé par son père, mort dans des conditions troubles.

Comme Anthony, on se rendra vite compte que rien n’est clair dans cette affaire, à commencer par la gestion de l’hôtel, où chaque individu semble jouer sa propre partition dans le dos des autres. A commencer par la « patronne », Agnès Vasseur, qui a promis l’hôtel au sulfureux homme d’affaire Paul Andrieux (Hippolyte Girardot).

Anthony mettra au jour un juteux trafic de prostitutions croisées dans lequel sa sœur s’est laissée prendre au point d’en être détruite.

Mon opinion

J’ai adoré la prestation de garce machiavélique et royale interprétée par Carole Bouquet, la beauté animale de Victor Meutelet et de la fragilité de Solène Hebert. J’ai regretté cependant que certains rôles, comme celui de Will (interprété par Maxence Danet-Fauvel, qui explose dans la série Skam), ou d’Anny Duperey, très prometteurs, n’aient pas aussi été développés que ce que le spectateur était en droit d’attendre. 

On s‘attendait aussi à beaucoup mieux que cette fin absurde qui a déçu une majorité de spectateurs dont je suis.    

LES FEMMES DU 6ème ETAGE film de Philippe LE GUAY (FR - 2011)

Les Femmes du 6e étage est une comédie sociale française réalisé par Philippe Le Guay, sorti en 2011.

Résumé

Le film se déroule à Paris en 1962. Jean-Louis Joubert (Fabrice Luchini), agent de change, sa femme Suzanne (Sandrine Kiberlain) et leurs deux fils vivent une vie bourgeoise et routinière dans l’immeuble cossu qu’ils habitent dans le XVIe arrondissement. Comme dans la formidable série britannique Maîtres et Valets, on a affaire à deux mondes qui cohabitent tout en s’ignorant : les patrons ne se préoccupent pas de la vie des domestiques qui occupent des chambres de bonnes miteuses situées sous les toits. Les choses changent lorsque Suzanne embauche une bonne espagnole, María (Natalia Verbeke), une jeune femme qui a laissé son fils en Andalousie.  Grâce à elle, Jean-Louis Joubert se rapprochera des « femmes du 6ème étage », travailleuses, pétries de valeurs d’amitié et de courage, qu’il finira par admirer. Son épouse, convaincue qu’il la trompe avec Maria (alors que l’idée ne lui en est même pas venue) lui demandera de choisir, ce qu’il fera en allant s’installer dans une chambre de bonne à l’étage des domestiques, devenant par là-même un tout autre homme.

Mon opinion

J’ai beaucoup aimé ce film qui nous plonge avec bonhommie et humanité au cœur des rapports de classe. Il en ressort un film gai et tendre qui doit évidemment beaucoup à la remarquable prestation de Fabrice Luchini mais aussi à la présence lumineuse de Natalia Verbeke et de ses comparses espagnoles, en particulier Carmen Maura (César de la meilleure actrice dans un second rôle) toutes marquées d’une forte personnalité.  

jeudi 6 août 2020

DALIDA biopic de Lisa AZUELOS (IT/FR-2017)

Dalida est un biopic français co-écrit, co-produit et réalisé par Lisa Azuelos, sorti en 2017 et consacré à la vie de la chanteuse.

Résumé

Le film commence en 1967, après que Dalida (incarnée par l’actrice italienne Sveva Alviti) ait tenté de mettre fin à ses jours quelque temps après le suicide de son amant Luigi Tenco (Alessandro Borghi). Autour d’elle se pressent son ex-mari, Lucien Morisse (Jean-Paul Rouve), son ex-amant Jean Sobieski (Niels Schneider) et son frère Orlando (Riccardo Scamarcio). Devant le psychiatre de la clinique (Laurent Bateau), ils se confient sur leur relation avec elle.

De nombreux flash-back nous la montrent enfant, les yeux bandés à cause d’une infection oculaire qui la fera souffrir toute sa vie. Née en 1933 au Caire, dans une famille originaire d’Italie, avec ses deux frères, Bruno (qui devint plus tard Orlando) et son frère aîné Orlando, elle fut élevée dans l’amour de la musique, son père étant 1er violon à l’Opéra du Caire.

On la voit chahutée par ses camarades dans l’école privée qu’elle suit à cause de ses épaisses lunettes et s’imagine qu’elle est laide.

Un épisode terrible marquera son enfance : l’arrestation de son père, immigré italien, par les Anglais, et son internement dans un camp dont il ne sortira, brisé, qu’en 1944. Il mourra peu après.

Décidée à se sortir de sa condition, la jeune Iolanda Gigliotti (son nom de naissance), s’inscrit à des cours de théâtre car, fascinée par la star américaine Rita Hayworth, elle rêve de devenir actrice. Après une opération pour réduire son strabisme divergent, elle se présente à plusieurs concours de beauté, dont celui de Miss Egypte, qu’elle réussit.

Ce prix lui permet d’accéder aux studios en faisant de la figuration dans deux films dès 1954. Elle est alors remarquée par le réalisateur français Marco de Gastyne qui lui propose un rôle dans son film Le Masque de Toutankhamon. On connaît surtout Dalida comme chanteuse. On sait moins qu’elle tourna dans pas moins de 13 films dont le dernier, Le sixième jour, du réalisateur Youssef Chahine (1986), révéla tout son talent d’actrice.

Invitée à Paris, elle y rencontra Lucien Morisse, alors programmateur musical sur RTL puis directeur d’Europe n°1 et enfin des disques AZ qui l’imposera en tant que chanteuse. En 1961, il deviendra aussi son mari après avoir divorcé de sa précédente épouse. Leur mariage durera peu car Dalida, qui voulait un enfant de lui, se heurte à son refus car il privilégiait sa carrière. Elle le quittera très vite pour le peintre Jean Sobieski avec qui elle vivra 3 ans avant de le quitter à son tour.

En 1967, elle tombe amoureuse du chanteur italien Luigi Tenco qui se suicide après son échec au festival de San Remo.

Après un épisode de dépression qui la conduira à faire la tentative de suicide par lequel le film débute, elle rencontrera, lors d’une tournée italienne, Lucio, un jeune étudiant de vingt-deux ans. Enceinte de lui, elle décidera d’avorter alors qu’elle avait toujours souhaité être mère, en raison de leur trop grande différence d’âge. La fameuse chanson « Il venait d'avoir 18 ans », rappelle ce court épisode de sa vie.   

En 1970, son ex-mari Lucien Morisse en 1970 se suicide à son tour. Puis ce sera le tour de son dernier amant, Richard Chanfray (Nicolas Duvauchelle), un aventurier se faisant passer pour "l'immortel" Comte de Saint-Germain, avec qui elle vécut tout de même neuf ans avant de rompre avec lui en raison de trop nombreuses frasques. Il se suicidera deux après leur séparation. 

Après le film Le Sixième Jour en 1986, Dalida revient au Caire où elle est portée en triomphe. Malgré ce succès et sa brillante carrière de chanteuse, Dalida s’enfonce dans la dépression et se suicide à son tour dans son appartement parisien en laissant ces mots : « La vie m'est insupportable. Pardonnez-moi ». Elle avait 54 ans.

Mon opinion sur ce film

Dalida a accompagné ma jeunesse. Je n’ai pas pu voir ce film lors de sa sortie et j’ai profité de le voir lors de sa rediffusion à la télévision. Certes il était difficile de rendre compte d’une vie aussi riche que celle de Dalida en deux heures mais c’est la gageure de tout biopic. On est rarement satisfait mais ce film m’a particulièrement déçu.

Si l’actrice italienne incarne une Dalida assez crédible et par moments d’un mimétisme troublant, on ne peut pas en dire autant du reste du casting : si les personnages de Jean Sobieski, Luigi Tenco ou le jeune Lucio, qui nous sont peu ou pas connus, pouvaient être incarnés sans trop de dommage par des acteurs peu ressemblants, il ne pouvait en être de même, pour le public français du moins, pour des personnalités comme Bruno Coquatrix, le mythique directeur de l’Olympia, le flamboyant Eddie Barclay ou Orlando, respectivement interprétés par Patrick Timsit, Vincent Pérez et par l’acteur italien Riccardo Scamarcio !!! Quel que soit leur talent, ces acteurs ne sont pas crédibles dans ces rôles. On est pourtant habitué aux conventions au cinéma. Ce manque de ressemblance aurait pu encore passer si on avait pris la peine de rappeler, par de petits détails, qui ces acteurs incarnaient. Or, ce n’est pas le cas et on est vite perdu dans le déroulement non-chronologique du film qui amplifie la confusion par une trop grande utilisation des flash-backs. Que dire aussi du pénible doublage de l’italien au français (et inversement) ? En conclusion, un sujet un peu trop ambitieux pour une réalisatrice qui n’avait jusque-là proposé que des comédies assez moyennes (par ex LOL, Comme t’y es belle…)