lundi 27 mars 2017

LOVING de Jeff NICHOLS (USA-2016)


Loving est un film dramatique américano-britannique écrit et réalisé par Jeff Nichols sorti en 2016. Il traite de l'histoire du couple Loving.

Résumé

Le film commence en Virginie, en juin 1958. Mildred Jeter (Ruth Negga), une jeune femme noire annonce à  Richard Perry Loving (Joel Edgerton), son compagnon blanc, qu’elle est enceinte. Comme les mariages mixtes sont interdits dans leur Etat, ils se rendent à Washington D.C. pour y officialiser leur mariage. A leur retour, Richard affiche fièrement dans leur maison leur certificat de mariage et fait des plans pour construire leur maison. Mais, en pleine nuit, le shérif du lieu vient les arrêter et les conduire en prison, bien qu'ils soient légalement mariés et sans tenir compte que Mildred est enceinte. Jugés coupables, ils ont le choix entre une année de prison ou le bannissement de l'État pour 25 ans. Ils décident de partir à Washington D.C. où une amie de Mildred les héberge. Mais c’est un trop grand sacrifice pour Mildred qui veut aller accoucher dans sa famille. Ils sont à nouveau arrêtés et traduits devant le même juge. Ils ne doivent leur liberté qu’à l’intervention de leur avocat blanc qui, devant le juge, prend la responsabilité de leur retour. Plusieurs années plus tard, Mildred et Richard sont parents de trois enfants. On est en 1963, année de la grande marche pour les droits civiques sur Washington, au cours de laquelle Martin Luther King prononcera son fameux discours « I have a dream ». Mildred n’en pouvant plus de vivre loin des siens et de la campagne décide d'écrire à Robert Kennedy - alors procureur général des États-Unis - pour lui demander d’intervenir dans leur situation, arguant de leur amour et de leur honnêteté. Ils sont alors contactés par Bernard S. Cohen, avocat auprès de l’ACLU (American Civil Liberty Union) qui voit dans leur situation un cas d’école pour porter l’affaire devant la Cour suprême des Etats-Unis. Avec l’aide du constitutionnaliste Phil Hirschkop, et l’appui de la presse (en particulier Life magazine dont le reportage du photographe Grey Villet bouleversera l’opinion), la plus haute juridiction américaine promulguera le 12 juin 1967 le célèbre arrêt « Loving versus Virginia » rendant inconstitutionnelle « toute loi qui apporterait des restrictions au droit au mariage en se fondant sur l’origine ethnique des époux. » En 1967, de telles lois existaient encore dans 16 Etats américains.   

Mon opinion sur ce film

Le titre du film prête à confusion. "Loving" ne signifie pas, comme on pourrait le penser, « aimant », bien qu’il traite d’un amour profond et sincère entre les personnages, mais du nom de famille des protagonistes, qui qualifia l’un des plus célèbres arrêts de la Cour suprême des Etats Unis, donnant raison à Mme et M. Loving contre la cour fédérale de Virginie, l’arrêt « Loving versus Virginia ». Cet arrêt, rendu le 12 juin 1967 à l'unanimité des neuf juges, déclara anticonstitutionnelle toute loi apportant des restrictions au droit au mariage en se fondant sur la couleur de peau des époux. Le film est inspiré du documentaire « The Loving story » de Nancy Buirski (2011).

Jeff Nichols a notamment réalisé Take shelter et Mud, sur les rives du Mississippi deux films qui se passent dans l’Amérique profonde. Loving a été présenté en sélection officielle au Festival de Cannes 2016. C’est un film âpre, qui parle de gens simples, qui s’aiment sincèrement et ne demandent rien à personne ; ils deviennent malgré eux les porte-étendards d’un combat pour faire évoluer la société américaine. La réalisation est d’une sobriété qui confine au documentaire et rend compte d’une injustice sans pathos ni effets spectaculaires.

Pour Jean-Baptiste Morain des Inrockuptibles, « Jeff Nichols filme Richard et Mildred, mais aussi tous les autres personnages avec un respect infini. Ce qui est beau aussi, dans Loving, c'est que Nichols se place toujours à la hauteur de ses personnages. »


Pour Cécile Mury de Télérama, « moins spectaculaire, moins ouvertement singulier que le reste de son œuvre, Loving déjoue pourtant tous les pièges, avec un infinie délicatesse. Jeff Nichols – qui, comme à son habitude, signe aussi le scénario du film – investit le genre biographique comme il s'était par exemple déjà emparé de la science-fiction dans le récent Midnight Special : en y instillant son drôle de souffle poétique. [...] Si Loving apparaît, malgré tout, comme le film de Nichols le plus classique à ce jour, c'est peut-être une question de respect. De sensibilité. [...] Ni militants, ni porte-drapeaux, les Loving sont à l'image du film : discrets, et profondément humains ».

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dimanche 26 mars 2017

Quentin DOLMAIRE (Acteur français)


Quentin Dolmaire (Photo de Jean-Claude Lother - Why not productions)


Quentin Dolmaire, né le 18 février 1994, est un acteur français. Il fut notamment nommé au César du meilleur espoir masculin pour Trois souvenirs de ma jeunesse.

Biographie

Quentin a un père professeur et fait du théâtre à partir de l'âge de dix ans.  Quentin Dolmaire a suivi  un cursus universitaire en physique qu’il a abandonné pour suivre les Cours Simon. Il y est étudiant en deuxième année quand Arnaud Desplechin l’engage pour incarner Paul Dédalus jeune (Mathieu Amalric joue la version adulte du même personnage) dans Trois souvenirs de ma jeunesse. Le comédien y donne la réplique à la jolie et mystérieuse Lou Roy-Lecollinet qui campe Esther, le vrai grand amour de Paul.

Le long-métrage est sélectionné dans la catégorie « Quinzaine des réalisateurs » au Festival de Cannes 2015 et permet à Quentin de monter les marches du Palais des Festivals et de vivre un vrai rêve éveillé. Dans son 3ème long-métrage, Sage-femme (2017), il incarne Simon, le fils de Claire et donne la réplique à deux monstres sacrés (Catherine Frot et Catherine Deneuve).  

Filmographie

  • 2015 : Trois souvenirs de ma jeunesse d'Arnaud Desplechin – Paul Dédalus adolescent
  • 2016 : Les heures de coton de Sébastien Truchet (sortie prévue en 2017)
  • 2017 : Sage-femme de Martin Provost – Simon
  • 2017 : Le Redoutable de Michel Hazanavicius.


Distinctions

Césars 2016 : nomination au César du meilleur espoir masculin pour Troissouvenirs de ma jeunesse

21e cérémonie des prix Lumières (2016) : nomination pour le Prix Lumières du meilleur espoir masculin pour Trois souvenirs de ma jeunesse dans lequel il a été particulièrement remarqué.

SAGE-FEMME comédie dramatique de Martin PROVOST (FR-2017)

Sage-Femme est un film français réalisé par Martin Provost, sorti le 22 mars 2017.

Synopsis

Claire (Catherine Frot) est sage-femme dans une maternité dont la fermeture est programmée. Béatrice (CatherineDeneuve) a été la maîtresse de son père décédé. Après 30 ans de silence, Béatrice se rappelle au (mauvais) souvenir de Claire qui ne veut pas entendre parler de celle qui a provoqué le suicide de son père.
Tout oppose les deux femmes. Claire gagne difficilement sa vie dans un métier qu’elle aime mais qui l’épuise. Elle vit une vie routinière, habite un HLM, a élevé son fils Simon (Quentin Dolmaire), seule. Béatrice au contraire a toujours mené la vie sans entrave qu’elle a voulue. D’un égoïsme absolu, elle ne s’est attachée à rien ni à personne. Frivole, du moins en apparence, elle aime tout ce qui brille, elle fume, boit, aime manger… Tout ce que s’est toujours interdit Claire. Mais, alors que Claire déteste tout ce que représente la vie qu’a menée Béatrice, lorsque celle-ci lui annonce qu’elle a un cancer en phase terminale et que, malgré les apparences, elle crève de trouille, Claire lui tend la main. Cette irruption inattendue de Béatrice dans la vie bien réglée et passablement étriquée que menait jusque-là Claire va la chambouler entièrement et, paradoxalement, la mort annoncée de l’une va donner à l’autre une nouvelle envie de profiter de la vie.

Distribution


Mon opinion sur ce film

Je ne serais sans doute pas allé voir ce film si je m’étais arrêté à son titre, malgré la présence au générique de Catherine Frot, qui est une actrice française que j’adore. C’est la bande annonce, présentée lors d’une autre séance, qui m’a donné envie d’aller le voir. Et je ne le regrette pas. D’abord parce que, malgré le sujet dramatique, qui est celui de la mort, on rit beaucoup grâce aux répliques inattendues et déjantées de Catherine Deneuve. Je me suis laissé aller à penser que certaines de celles-ci auraient pu être écrites par Audiard. Dans la bouche et avec le rythme de mitraillette de Deneuve, elles ont une saveur toute particulière. Mais ce film est loin d’être une simple comédie : il est fin et le sujet est traité avec sensibilité mais sans pathos. Catherine Frot et Catherine Deneuve sont parfaites, chacune dans son rôle. Toutes mes félicitations aussi à Grégoire Hetzel pour sa musique qui souligne sans s’imposer le propos du réalisateur. C’était à lui que l’on devait aussi celle de Dans la cour de Pierre Salvadori (2013) ou de Trois souvenirs de ma jeunesse d’Arnaud Desplechin (2015)

Dans le même esprit, vous pourriez aimer :



  • Dans la maison de François Ozon (2012)
  • Comme des frères d'Hugo Gélin (2013)
  • Dans la cour de Pierre Salvadori (2013)
  • Les souvenirs de Jean-Paul Rouve (2014)
  • Trois souvenirs de ma jeunesse d'Arnaud Desplechin (2015)
  • Le goût des merveilles d'Eric Besnard (2015)



  • samedi 25 mars 2017

    Xavier SAMUEL (Acteur australien)


    Xavier Samuel, né le 10 décembre 1983, est un acteur australien. Il a accédé à une certaine notoriété en interprétant le rôle de Riley Biers dans Twilight, chapitre III : Hésitation, le troisième film tiré de la Saga Twilight.

    Biographie et formation

    Xavier Samuel est né à Hamilton le 10 décembre 1983. Il est le fils de Clifford et Maree Samuel. Il a grandi à Adélaïde, en Australie du Sud, et a été diplômé de Rostrevor College en 2001. Xavier est le frère aîné de Benedict Samuel, qui est écrivain, producteur et acteur. Il a également une sœur plus âgée, Bridget Samuel, qui est metteur en scène.

    À la fin de ses études à Rostrevor, il a fréquenté la compagnie théâtrale de l'école. Il joue notamment le personnage de Tom Museau (alias le mur), dans la pièce de William Shakespeare, Le Songe d'une nuit d'été. Sur cette même période, il a également interprété le rôle de Belvile dans une production de Radio-Canada : The Rover d'Aphra Behn (L'Écumeur).

    Samuel a aussi étudié à la Flinders University Drama Centre en 2005 avec un professeur d'art dramatique réputé, Julie Holledge. Il a joué Hamlet dans une production de son université.
    Attiré par la musique, il a été le chanteur d'Adelaid Group, du nom de sa ville de naissance.
    Il débute devant la caméra dans des séries locales comme McLeaod’s daughters, un soap-opera très apprécié en Australie, où il incarne le rôle de Jason.

    En 2006, c'est sur grand écran qu'il se révèle : il interprète le rôle de Théo dans 2:37, un film qui relate la vie difficile de certains lycéens, contraints de faire des choix compliqués. Il enchaîne la même année avec le rôle de Will Turner dans le film Angela's Decision.

    L'année suivante, il est à l'affiche de September et de Newcastle.

    2010 marque un tournant majeur dans sa carrière, outre un film d'horreur déjanté à l'humour très noir (The Loved Ones qui a reçu d'excellentes critiques) il est engagé pour tenir le rôle de Riley dans le troisième opus de Twilight : Twilight, chapitre III : Hésitation. Sa performance remarquée dans le film, son premier blockbuster, lui confère une certaine reconnaissance et lui offre sa première récompense aux MTV Movie Awards de 2011.

    En 2010, il a été élu 4e homme le plus sexy de la planète par le magazine anglais Glamour.
    En 2012, Samuel est apparu dans le film Anonymous. Il enchaîne ensuite avec le tournage de deux films, Shark et My Best Men (où il tient un rôle de premier plan), ainsi que celui d'un court-métrage Sanctuary. Il partage en outre l'affiche avec Sam Worthington dans Drift, une production australienne sur le surf dont le teaser avait été dévoilé à la 64e édition du Festival de Cannes.
    En 2013, il partage l'affiche avec Naomi Watts, Robin Wright et James Frecheville dans Perfect Mothers. Le film, signé Anne Fontaine, reçoit globalement des critiques positives avec une moyenne de 3,1/5 sur Allociné.


    Filmographie (Cinéma)

    • 2006 : 2:37 de Murali K. Thalluri : Théo
    • 2006 : Angela's Decision de Mat King : Will Turner
    • 2007 : September de Peter Carstairs : Ed Anderson
    • 2008 : Les Dieux de la vague (Newcastle) de Dan Castle : Fergus
    • 2008 : Drowing de Craig Boreham (court métrage) : Dan
    • 2009 : The Loved Ones de Sean Byrne : Brent Mitchell
    • 2009 : Further we search de Darius Devas : Age
    • 2010 : Road Train de Dean Francis : Marcus
    • 2010 : Twilight, chapitre III : Hésitation de David Slade : Riley Biers
    • 2011 : Anonymous de Roland Emmerich : Henry Wriothesley, 3e comte de Southampton
    • 2011 : My Best Men de Stephan Elliott : David
    • 2012 : Sanctuary de Benedict Samuel (court métrage) : David
    • 2012 : Bait de Kimble Rendall : Josh
    • 2013 : Drift de Ben Nott et Morgan O'Neill : Jimmy Kelly
    • 2013 : Perfect Mothers d'Anne Fontaine : Ian
    • 2013 : Plush de Catherine Hardwicke : Enzo
    • 2014 : Healing, de Craig Monahan : Paul Atherton
    • 2014 : Fury de David Ayer : le lieutenant Parker
    • 2015 : Frankenstein de Bernard Rose : Adam
    • 2016 : Love & Friendship de Whit Stillman : Reginald DeCourcy
    • 2016 : Mr. Church de Bruce Beresford : Owen
    • 2016 : The Death and Life of Otto Bloom de Cris Jones : Otto Bloom
    • 2016 : Spin Out de Tim Ferguson et Marc Gracie : Billy
    • 2017 : Della Mortika de Marisa Martin (court métrage) : Lieutenant Pasha Dimitrikov (voix)
    • 2017 : A Few Less Men de Mark Lamprell : David Locking
    • 2017 : Bad Blood de David Pulbrook : Vincent


    jeudi 23 mars 2017

    Emma STONE (Actrice américaine)



    Emma Stone, née le 6 novembre 1988 à Scottsdale (Arizona), est une actrice américaine.
    Elle est surtout connue pour avoir joué les rôles d'Olive Penderghast dans la comédie Easy Girl (2010), Eugenia « Skeeter » Phelan dans le drame La Couleur des sentiments (2011), et Gwen Stacy dans The Amazing Spider-Man (2012), The Amazing Spider-Man : Le Destin d'un héros (2014) et Mia Dolan dans La La Land (2016).

    Pour ce dernier film, elle reçoit la Coupe Volpi pour la meilleure interprétation féminine lors du Festival de Venise 2016 et l'Oscar de la meilleure actrice.

    Biographie

    Jeunesse et formation

    Née à Scottsdale (Arizona), Emily Jean Stone est la fille aînée de Jeff Stone, un entrepreneur, et de Krista Yeager, femme au foyer. Ses parents sont les copropriétaires du Camelback Golf Club de Scottsdale et Emma a vécu à l'hôtel Camelback Inn dès l'âge de 12 ans. Elle a un jeune frère, Spencer, né en 19904. Son grand-père paternel, Conrad Ostberg Stone, était d'origine suédoise et leur nom de famille était en réalité Sten mais est devenu Stone lorsqu'ils ont émigré aux États-Unis. Emma a également des origines néerlandaises, anglaises, écossaises et irlandaises.

    Emma fréquente la Sequoya Elementary School, puis la Cocopah Middle School. Elle suit ensuite des cours par correspondance pendant deux ans, car elle se produisait dans seize productions théâtrales différentes au Valley Youth Theatre. Elle faisait également partie d'une troupe de comédiens spécialisés dans l'improvisation. Ses parents engagent par la suite un coach personnel afin qu'elle puisse prendre des cours de comédie.

    À l'âge de 15 ans, elle intègre le lycée privé, Xavier College Preparatory, le temps d'un semestre. Peu après, elle tente de convaincre ses parents de quitter l'Arizona, afin de s'installer à Los Angeles pour se lancer dans la comédie. En janvier 2004, à l'âge de 15 ans, Emma s'installe à Los Angeles avec sa mère et prend à nouveau des cours par correspondance.

    Lorsqu'elle s'inscrit à la Screen Actors Guild, son nom complet étant déjà pris, elle choisit le diminutif de son prénom « Emma ». Cependant, sa famille et ses amis continuent de l'appeler « Emily ». Elle avait tout d'abord choisi le nom « Riley » mais, après avoir joué dans Malcolm, elle a décidé qu'elle se sentait plus à l'aise avec « Emma ».

    Carrière

    Débuts télévisuels

    Elle fait ses débuts en 2004, avec le rôle de Laurie Partridge dans l'émission de télé-réalité, In Search of the New Partridge Family. Cependant, l'épisode dans lequel elle joue n'a pas été diffusé. Par la suite, elle apparaît dans de nombreuses séries à succès : Médium, Malcolm ou encore Lucky Louie. Elle auditionne ensuite pour le rôle de Claire Bennet dans la série fantastique Heroes, mais c'est l'actrice Hayden Panettiere qui décroche le rôle. En avril 2007, elle prête ses traits à la jeune Violet Trimble, dans la série d'action Drive, qui est cependant annulée au bout de six épisodes.

    En 2007, Emma tourne dans son premier film, la comédie SuperGrave, jeune lycéenne dont tombe amoureux un camarade de classe incarné par Jonah Hill. L'année suivante, elle apparaît dans la comédie The Rocker, où elle joue le rôle d'une jeune musicienne. Pour ce faire, elle a dû apprendre à jouer de la basse. Plus tard, cette même année, elle évolue aux côtés de Kat Dennings, Colin Hanks et Anna Faris dans la comédie romantique Super blonde, où elle enregistre une nouvelle version de la chanson I Know What Boys Like (1982) du groupe The Waitresses.

    En 2009, elle côtoie les stars Matthew McConaughey, Jennifer Garner et Michael Douglas pour la comédie romantique Hanté par ses ex. Elle est ensuite à l'affiche de la comédie horrifique Bienvenue à Zombieland, aux côtés de Jesse Eisenberg, Abigail Breslin et Woody Harrelson. Toujours en 2009, elle a joué dans la comédie Paper Man, aux côtés de Jeff Daniels, Ryan Reynolds et Lisa Kudrow.

    En 2010, elle prête sa voix du personnage de Mazie dans le film d'animation Marmaduke. Cette même année, Emma obtient son premier grand rôle dans la comédie Easy Girl. Pour cette prestation, elle se voit nommée dans la catégorie "Meilleure actrice dans une comédie" lors des Golden Globes 2011.

    Lors de son apparition aux MTV Video Music Awards 2010, elle exprime le souhait de produire et réaliser ses propres films et assure que l'un de ses grands rêves était de jouer dans un sketch de l'émission Saturday Night Live. Elle a animé l'émission le 23 octobre 2010 et le 12 novembre 2011.
    Elle retrouve le réalisateur d’Easy Girl, Will Gluck, pour un petit rôle dans la comédie Sexe entre amis, dont les acteurs principaux sont Mila Kunis et Justin Timberlake (2011).

    Elle se fait surtout de nouveau remarquer au sein du casting de la comédie romantique Crazy, Stupid, Love, aux côtés de Steve Carell et Ryan Gosling (2011).

    Emma prévoit alors de retravailler avec le scénariste et réalisateur Will Gluck sur une nouvelle comédie pour les studios Screen Gems. À la suite du succès mondial d'Easy Girl, les studios leur ont donné le feu vert pour écrire et produire un nouveau film.

    Mais la fin de cette année 2011 lui permet de prendre un tournant décisif. Elle prête en effet ses traits à la jeune héroïne du mélodrame La Couleur des sentiments - adapté du roman éponyme de Kathryn Stockett. Le casting du film est multi-récompensé.

    En 2012, elle décroche le rôle convoité de Gwen Stacy dans le blockbuster The Amazing Spider-Man, un reboot de la série Spider-Man, aux côtés d'AndrewGarfield. Le film a été tourné entre décembre 2010 et novembre 2011 à New York et Los Angeles. Elle choisit de décliner le rôle féminin de la comédie 21 Jump Street, pour pouvoir évoluer dans cette super-production.

    L'année d'après, elle retrouve Ryan Gosling pour le thriller d'époque Gangster Squad, puis prête de nouveau ses traits à Gwen Stacy pour le tournage de la suite The Amazing Spider-Man : Le Destin d'un héros, à New York (2014) dont l’accueil est médiocre.

    En 2013, elle signe pour tourner sous la direction de Cameron Crowe dans une comédie romantique intitulée Deep Tiki. Le tournage débute en septembre 2013 à Hawaï et la sortie planifiée pour le 25 décembre 2014, puis reportée à mai 2015. Renommé Aloha, le film est un énorme échec critique et commercial. Malgré la présence de Bradley Cooper en tête d'affiche, sa sortie française est annulée, et une diffusion uniquement sous forme digitale prévue pour janvier 2016.

    Renonçant à un rôle dans le blockbuster Crimson Peak, elle choisit d’accepter de tourner avec Woody Allen, et tourne dans Magic in the Moonlight (2014).

    La fin de l'année 2014 permet enfin à l'actrice de briller dans la satire fantastique Birdman, présentée à la Mostra de Venise. Le film obtient un score de 93% d'opinions favorables pour le site Rotten Tomatoes et aura 4 étoiles chez Allociné. Il remportera de nombreuses récompenses dont l'Oscar du meilleur film. Pour ce film, l'actrice reçoit les meilleures critiques de sa carrière et sera nommée entre autres à l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle.

    Toujours en mai 2015, elle vient défendre au Festival de Cannes sa seconde collaboration avec Woody Allen, L'Homme irrationnel. Avec ce drame, elle s'impose comme la nouvelle muse du cinéaste après Scarlett Johansson.


    Fin 2016, elle retrouve une troisième fois Ryan Gosling pour la comédie musicale La La Land, écrite et réalisée par l'auteur de Whiplash, Damien Chazelle. Le film est acclamé par la critique et connaît un succès mondial. Elle obtient, entre autres récompenses, l'Oscar de la meilleure actrice lors de la 89e cérémonie des Oscars, le Golden Globe de la meilleure actrice et le British Academy Film Award de la meilleure actrice.

    COLONY série TV de science-fiction (USA 2016-...)





    Colony est une série télévisée américaine de science-fiction créée par Carlton Cuse et Ryan Condal, diffusée depuis le 14 janvier 2016 sur USA Network et en simultané sur Bravo ! au Canada. En France, la série est diffusée depuis le 7 mars 20173 sur TF1.

    Résumé

    La série se déroule à Los Angeles, en partie détruite lors d’une attaque par des envahisseurs extra-terrestres. Beaucoup d’humains ont été tués le jour de l’invasion. Les survivants vivent dans une partie de la ville épargnée. Ils sont dirigés par des humains qui collaborent avec les envahisseurs et en tirent profit en vivant dans la « zone verte », séparée du reste de la ville par un mur infranchissable de 200 m de haut. Dans cette zone, ils bénéficient de privilèges (nourriture, belles maisons, etc.) que n’ont pas les autres. On suit le destin du couple Bowman et de leurs trois enfants.  Will Bowman est employé par le gouvernement provisoire qui prend ses ordres de l’ennemi, en tant que policier chargé de démanteler la résistance dont sa femme, Katie, propriétaire d’un bar-musical, fait secrètement partie. Will a accepté de collaborer afin de retrouver son fils de 10 ans, Charlie, qui survit quelque part de l'autre côté du mur qui divise Los Angeles.

    Distribution

    Acteurs principaux

    • Josh Holloway (VF : Arnaud Arbessier) : Will Bowman
    • Sarah Wayne Callies (VF : Gaëlle Savary) : Katie Bowman
    • Amanda Righetti (VF : Stéphanie Lafforge) : Madeline « Maddie » Kenner, sœur de Katie
    • Peter Jacobson (VF : Patrick Osmond) : Proxy Alan Snyder
    • Tory Kittles (VF : Jérôme Rebbot) : Eric Broussard
    • Alex Neustaedter (en) (VF : Gabriel Bismuth-Bienaimé) : Bram Bowman, fils de Will et Katie
    • Isabella Crovetti-Cramp (en) (VF : Bianca Tomassian) : Gracie Bowman, fille de Will et Katie

    Acteurs récurrents

    • Gonzalo Menendez (VF : Gilduin Tissier) : Captain Lagarza (saison 1)
    • Kathy Baker (VF : Béatrice Delfe) : Phyllis (saison 1)
    • Paul Guilfoyle (VF : François Dunoyer) : Quayle (saison 1)
    • Adam Busch (VF : Emmanuel Gradi) : Owen (saison 1, invité saison 2)
    • Adrian Pasdar (VF : Pierre-François Pistorio) : Nolan (depuis saison 1)
    • Kathryn Morris (VF : Léovanie Raud) : Charlotte (saison 1)
    • Jacob Vargas (VF : Marc Saez) : Carlos (saison 1)
    • Ally Walker (VF : Martine Irzenski) : Helena (depuis saison 1)
    • Thora Birch (saison 1) puis Bethany Joy Lenz (saison 2) (VF : Noémie Orphelin) : Morgan
    • Carl Weathers (VF : Frédéric Souterelle) : Beau (saison 1)
    • Kathleen Rose Perkins (VF : Sybille Tureau) : Jennifer MacMahon (depuis saison 1)
    • Mac Brandt : Sgt. Jenkins (saison 2)

    Première saison (2016)

    • Derrière le mur (Pilot)
    • Un monde meilleur (Brave New World)
    • La résistance dans la peau (98 Seconds)
    • Ouvrir les yeux (Blind Spot)
    • Geronimo (Geronimo)
    • Dos au mur (Yoknapatawpha)
    • Loyautés (Broussard)
    • Haute trahison (In from the Cold)
    • Contre-attaque (Zero Day)
    • Passer de l'autre côté (Gateway)

    Réception critique

    La première saison a été accueillie de façon plutôt favorable par la critique. L'agrégateur de critiques Metacritic lui accorde une note de 69 sur 100, basée sur la moyenne de 22 critiques. Sur le site Rotten Tomatoes, elle obtient une note moyenne de 78 %, sur la base de 23 critiques.

    Accueil aux États-Unis

    L'épisode pilote, diffusé le 14 janvier 2016, a réalisé une audience de 1,359 millions de téléspectateurs avec un taux de 0,4 % sur les 18-49 ans lors de sa première diffusion. L'audience cumulée des trois premiers jours est de 2,629 millions de téléspectateurs avec un taux de 0,9 % sur les 18-49 ans. La première saison a réalisé une audience moyenne de 1,125 millions de téléspectateurs avec un taux de 0,38 % sur les 18-49 ans lors de la première diffusion de chaque épisode.

    Dans le même esprit, je vous recommande :

    SLUMDOG MILLIONAIRE (GB - 2008)



    Slumdog millionaire est un film dramatique britannique réalisé par Danny Boyle sorti en 2008. Il est adapté du best-seller de l'écrivain indien Vikas Swarup "Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire". Le film est disponible en DVD depuis le 15/07/2009

    Résumé

    Un jeune Indien, Jamal Malik (DevPatel) issu des bidonvilles de Bombay, devient finaliste de l'équivalent de notre jeu télévisé "Qui veut gagner des millions ?" L'inspecteur Srinivas, ne pouvant admettre qu'un garçon né dans l'un des plus sordides bidonvilles de la ville, qui n'a aucune éducation, puisse atteindre un tel niveau dans le jeu, il est persuadé qu'il triche ou connaît à l'avance les questions. En réalité, Jamal connaît les réponses grâce à la vie et à l'expérience qu'il a eus depuis l'enfance. Le film est fait de tous ces flashbacks où l'on voit dans quelles conditions Jamal a pu apprendre les réponses aux questions qui lui sont posées au cours du jeu.

    Mon opinion

    Comme beaucoup, j'ai eu les mêmes réticences quand j'ai lu que le film tournait autour du jeu planétaire "Qui veut gagner des millions ?".

    Mais ceci n'est qu'un prétexte car, en réalité, ce qui compte pour le réalisateur, c'est de nous montrer la vie d'un gamin d'un bidonville de Bombay et de son frère, devenus orphelins après l'assassinat de leur mère lors d'affrontements ethnico-religieux d'une rare violence. Ils survivent grâce à leur débrouillardise et leur intelligence dans un monde sans pitié où les ordinateurs, la haute-finance, le luxe éhonté et les palaces cohabitent avec la misère la plus noire, un mépris absolu de la vie des pauvres, une cruauté et une criminalité aussi inhumaines que celle que l'on pouvait trouver chez nous au Moyen-âge.

    Pour les âmes sensibles, il y a quelques scènes difficilement supportables : l'assassinat de la mère devant les yeux de ses enfants en est une ; mais il y a pire : l'un des enfants du bidonville, qui a une très belle voix, est enlevé puis rendu aveugle par un soi-disant humanitaire sans scrupules, pour en faire un mendiant et rapporter ainsi de l'argent à son "souteneur". Cela rappelle les horribles pratiques qui se déroulaient chez nous jusqu'au XVIIe ou XVIIIe siècle où des enfants étaient achetés à leur famille pauvre, pour être mutilés afin d'attendrir les passants.

    Cela dit, le film vaut surtout par ses moments lumineux et le triomphe final du jeune héros nous montre que tout est possible dans le Tiers-monde, le meilleur comme le pire.

    Les enfants jouent, comme toujours, merveilleusement et l'acteur principal Dev Patel est fantastique dans son rôle. Je l'ai retrouvé avec surprise dans la première saison de la série Skins, où il est impayable dans le rôle d'un adolescent musulman pratiquant tiraillé entre sa foi sincère et l'éveil de sa sexualité. Je l'ai aussi, depuis, beaucoup apprécié dans la comédie Indian Palace Hotel et de sa suite, encore plus réussie : Indian Palace, suite royale. 

    Pour ce film, le réalisateur Danny Boyle a amplement mérité les nombreux prix (Oscars et Golden globes) qu'il a reçus.

    Dans le même esprit, je vous recommande :
    Autres films ou séries se déroulant en Inde ou en rapport avec la civilisation indienne: 

    mercredi 22 mars 2017

    LION film de Garth DAVIS (2016)


    Lion est un film américano-britannico-australien réalisé par Garth Davis, sorti en 2016. 

    Résumé

    Ce film est basé sur une histoire vraie, celle de Saroo Brierley, racontée dans son livre autobiographique A long way home

    Lorsque le film commence, on voit Saroo (Sunny Pawar), un enfant indien pauvre de cinq ans, et son frère aîné Guddu (Abhishek Bharate), risquer leur vie en montant sur un train en marche pour y voler du charbon. Ils revendent ensuite ce charbon contre deux portions de lait qu’ils s’empressent à rapporter à leur mère. 

    Les deux garçons, leur petite sœur et leur mère vivent dans une misérable maison du quartier de Ganesh Talai dans la ville de Khandwa dans l'État du Madhya Pradesh. 

    Un soir, Saroo insiste pour accompagner Guddu, qu'il adule, à la gare de Khandwa. D'abord Guddu  refuse puis il cède à l'insistance de son petit frère. Pendant que Guddu explore les wagons des trains à quai à la recherche de menue monnaie ou d’objets perdus par les voyageurs,  Saroo dort sur un banc . Lorsqu’il se réveille, la gare est vide et le petit garçon s’affole. Montant dans le premier train à l’arrêt, il se met à chercher son frère. Epuisé et désespéré, il finit par s'endormir sur une banquette alors que le train démarre. Quand il se réveille enfin, le train roule à grande vitesse. Les voitures sont vides et les portières sont bloquées. Le train ne s’arrêtera que deux jours plus tard, après avoir parcouru 1600 km. Il finira par s’arrêter à Calcutta, une ville située à l’opposé du village de Saroo. Perdu dans l’immense cité, ne parlant pas le bengali (sa langue est l'hindi), il erre en compagnie d'autres enfants et, après plusieurs péripéties où il risque sa vie, il est finalement enfermé dans un asile pour enfants des rues dont on ne sait s’il s’agit d’un orphelinat ou d’une prison. Quelques mois plus tard, les autorités n’ayant pas réussi à retrouver sa famille, il est proposé à l’adoption et envoyé en Australie où il est élevé par un couple qui vit à Hobart, en Tasmanie.

    Arrivé à l'âge adulte, intégré à la société australienne, Saroo (DevPatel) se lance dans des études supérieures de tourisme mais, lors d’une réunion chez des étudiants indiens, des souvenirs de son enfance lui reviennent avec une violence inouïe. A partir de là, il n’a de cesse que de tenter de localiser son village d’origine et faire savoir à sa mère qu’il est toujours vivant et en bonne santé. Cette recherche, pour laquelle il s’aide du logiciel Google Earth, finit par l’obséder à tel point qu’il en perd le sommeil, abandonne ses études et se sépare de sa petite amie…

    Après plusieurs années de recherche où il s’enfonce de plus en plus dans la dépression, il est sur le point d’abandonner sa quête mais le hasard lui fait retrouver le nom de son village. Ayant renoué les liens avec sa famille d’adoption et sa petite amie, il décide de repartir en Inde pour y retrouver sa mère biologique, âgée mais toujours en vie, sa sœur adolescente alors qu’il l’avait quittée bébé. Mais, lorsqu’il demande des nouvelles de son grand frère Guddu, qu’il adulait, il apprend qu’il a été fauché par un train la nuit-même où le train l’a emporté loin des siens.

    Mon opinion sur ce film


    Ce film pose le problème de l’adoption et de la recherche de leur identité par les enfants adoptés. J’ai d’autant plus été ému par ce cas qu’outre la misère extrême dans laquelle vivent certains enfants de par le monde, le cas de Saroo m’a rappelé celui d’enfants adoptés que je connais personnellement. Si je suis aussi allé voir ce film, c’est pour Dev Patel, un acteur anglais d’origine indienne, dont je suis l’évolution depuis que je l’avais découvert dans Skins. Jusque-là, il avait montré une énergie extraordinaire dans les rôles dans lesquels je l’avais vu, que ce soit dans Slumdog millionaire ou Indian Palace,… Il est presque méconnaissable dans celui de Saroo adulte, qui demande une intensité et une concentration démontrant une autre facette de son talent. Un mot aussi des autres acteurs : Nicole Kidman, qui joue le rôle de sa mère adoptive australienne est d’une grande justesse. Quant à Rooney Mara, dans celui de Lucy, la petite amie de Saroo, elle est aussi parfaite. Mais la palme revient au petit Sunny Pawar, le jeune acteur indien qui joue le rôle de Saroo enfant. L’énergie et la sincérité que déploie ce gamin sont impressionnantes.  Originaire de Mumbai (Bombay) en Inde, le garçon a été repéré dans une école pour enfants défavorisés et signe ici son premier rôle. A l'époque, il ne parlait pas un mot d'anglais. S'il vit toujours avec sa famille à Mumbai, une carrière d'acteur semble lui ouvrir les bras puisqu'il va tourner dans le film Love Sonia, aux côtés de Demi Moore. Souhaitons-lui de faire une aussi belle carrière que Dev Patel.      

    dimanche 19 mars 2017

    LA LA LAND film musical de Damien Chazelle (USA-2017)


    La La Land est un film américain écrit et réalisé par Damien Chazelle, sorti le 9 décembre 2016 aux États-Unis et au Canada et le 25 janvier 2017 en Belgique et en France. Ce film marque la troisième collaboration entre Ryan Gosling et Emma Stone après Crazy, Stupid, Love (2011) et Gangster Squad (2013). En anglais américain, l'expression « La La Land » désigne le quartier de Hollywood à Los Angeles, ainsi qu'une situation déconnectée de la réalité.

    La La Land est aussi le titre d’une chanson du groupe Green Velvet (2001) ; La-La Land Records est le nom d’une société discographique spécialisée dans les bandes originales de films fondée en 2002 ; The La la land store est enfin un immense magasin de disques, T-shirts, et objets souvenirs rappelant la musique et le cinéma, situé au 7001, Hollywood Blvd. à Los Angeles.      
     
    Damien Chazelle est un réalisateur américain, de père français. Il a écrit le scénario de cette comédie musicale en 2010, alors qu’il n’avait que vingt-cinq ans. Ne parvenant pas à trouver un studio susceptible de financer le film, il décide de réaliser Whiplash, un projet moins ambitieux. Devant le succès de ce premier film, Summit Entertainment accepte de produire La La Land en 2015.

    Présenté en ouverture de la Mostra de Venise en août 2016, le film remporte un succès critique. Emma Stone obtient, quant à elle, la Coupe Volpi de la meilleure interprétation féminine. En janvier 2017, lors de la 74e cérémonie des Golden Globes, La La Land reçoit un record historique de sept récompenses, avant de recevoir quatorze nominations pour les Oscars 2017, égalant ainsi le record historique de Ève (1950) et de Titanic (1997). Il remporte six trophées, dont ceux du Meilleur réalisateur pour Damien Chazelle et de la Meilleure actrice pour Emma Stone, ainsi qu'une double consécration pour le compositeur Justin Hurwitz (Meilleure musique et Meilleure chanson originale pour City of Stars).

    Résumé

    Le film se déroule de nos jours, presque entièrement à Los Angeles. Il commence au milieu d’un embouteillage monstre sur une autoroute dont la capitale de la Californie est coutumière. Mia (Emma Stone), est serveuse au café Warner situé au sein des studios d’Hollywood. Rêvant depuis son plus jeune âge d’être actrice, elle enchaîne sans succès les castings. Sebastian (Ryan Gosling), est un pianiste de jazz éclectique dont le rêve est d’ouvrir son propre club. Lorsque le bouchon commence à se dissiper, Mia, qui répète son texte, ne démarre pas assez vite au gré de Sebastian qui la double en klaxonnant.  Furieuse, elle lui fait un doigt d’honneur en l’injuriant. Peu après, elle passe une audition qui se révèle infructueuse. Le soir, Mia se rend avec ses amies à une fête organisée dans une villa sur les hauteurs de Hollywood Hills (Someone in the Crowd). Lorsqu'elle veut reprendre sa voiture pour rentrer chez elle, elle constate, dépitée, qu'elle a été emmenée à la fourrière.

    Durant un concert dans un restaurant qui l’emploie, Sebastian est renvoyé car il a joué des improvisations de jazz au lieu des chansons de Noël exigées par le propriétaire. Alors qu'elle entre dans le restaurant, Mia l'entend interpréter le morceau qui lui a valu son renvoi (Mia and Sebastian's Theme), et s’avance pour le féliciter au moment où Sebastian se précipite au dehors avec les maigres pourboires qu’il a récoltés. Tout à sa colère, il la bouscule et quitte le club. 

    Plusieurs mois plus tard, Mia croise à nouveau Sebastian dans une soirée où celui-ci joue dans un groupe de reprises de chansons des années 1980. Elle se moque de lui et de sa carrière stagnante ; il réplique en se moquant de sa piètre carrière d'actrice. Après le concert, ils repartent ensemble pour reprendre leurs voitures et, tout en se plaignant d’avoir passé la soirée ensemble, ils improvisent des pas de danse en contemplant le coucher de soleil sur Mulholland drive (A Lovely Night).

    S'étant rapprochés, ils s’entraînent à découvrir leurs passions respectives : Mia emmène Sebastian visiter les studios d’Hollywood et lui confie son rêve de devenir actrice et le plaisir qu’elle a à jouer la comédie. De son côté Sebastian l'invite dans un club de jazz et lui confie son rêve : ouvrir un jour son propre établissement. Au cours d’une conversation, Mia dit à Sebastian qu’elle n’a jamais vu La Fureur de vivre, l’un des films emblématiques de James Dean ; enthousiaste, elle accepte avant de s'entendre rappeler par son petit ami, Greg  qu’ils sont attendus à un dîner en l'honneur du passage du frère de Greg à Los Angeles. La soirée avec Greg et ses amis se révélant d’un ennui mortel, Mia la quitte brusquement pour rejoindre Sebastian au cinéma où le film vient de commencer. Au moment où leurs mains se retrouvaient et où ils allaient échanger leur premier baiser, la pellicule brûle et le film s’interrompt. Comme la scène qu’ils s’apprêtaient à voir se déroulait au planétarium de l'Observatoire Griffith, qui domine Hollywood, Sebastian l’entraîne vers ce lieu mythique du récit de La Fureur de vivre (Planetarium). Une fois sur place, ils peuvent terminer leur baiser interrompu lors de la séance de cinéma.

    Après de nouvelles auditions ratées, Mia commence à désespérer. Mais, encouragée par Sebastian, elle se décide à écrire un one-woman-show pour le théâtre où elle sera la seule actrice et n’aura donc pas à passer d’auditions. De son côté, Sebastian décroche un emploi dans un club de jazz et emménage avec Mia (Summer Montage). Il y retrouve Keith (John Legend), un de ses vieux camarades qui lui propose de venir jouer avec le groupe de jazz-rock qu’il a monté. Dans un premier temps, Sebastian refuse car, d’une part, il semble avoir un contentieux avec Keith, et d’autre part, il est trop puriste pour aimer le style musical du groupe. Cette fois, c'est Mia qui l’encourage à faire un essai avec Keith. Ni l'un ni l'autre n'imagine alors que la conséquence de ce choix sera leur séparation. En effet, le succès venant, Sebastian se prend au jeu et il accepte de partir en tournée avec son nouveau groupe, abandonnant Mia à l'écriture de son "one-woman show".

    Un soir, Mia, après avoir essayé en vain d’avoir Sebastian au téléphone, rentre chez elle pour découvrir qu'il lui a fait la surprise de lui préparer un repas d’amoureux. D'abord heureuse, elle déchante lorsqu'il lui apprend que le succès du groupe l’amène à prolonger sa tournée et qu’ils vont être séparés plusieurs mois voire davantage si le succès se confirme. Sebastian reconnaît qu’après des années de galère il a enfin, non seulement trouvé un revenu stable mais qu’en plus il est heureux de pouvoir jouer devant des salles pleines et un public enthousiaste. Ils ont leur première querelle d’amoureux, Mia accusant Seb d’avoir abandonné son rêve et ne pouvant accepter d’être plus longtemps séparée de lui, elle lui demande de démissionner. Seb lui fait remarquer que c'est elle, à l'origine, qui lui a conseillé de rejoindre ce groupe. La discussion s'envenime : Seb affirme qu'elle l'aimait davantage quand il était un artiste fauché. Vexée et furieuse, Mia quitte l'appartement.

    Plus tard, après avoir terminé l’écriture de son spectacle, Mia s’apprête à le présenter dans un théâtre qu’elle a loué pour l’occasion. Sebastian, qui avait promis d’assister à la première, lui fait faux-bond car il est retenu par une séance photo avec son groupe. Le spectacle est un échec : seule une dizaine de personnes y assiste et les critiques qu'entend Mia de la part de certains spectateurs sont meurtrières, Mia craque et décide d'abandonner l’idée de devenir actrice. Elle quitte Los Angeles et retourne vivre chez ses parents à Boulder City au Nevada.

    Quelques jours après, on retrouve Sebastian, seul dans l’appartement qu’ils ont habité ensemble. Il reçoit un appel d'une directrice de casting qui a assisté au spectacle de Mia et veut lui faire une proposition pour un premier rôle dans un film qui doit se tourner à Paris. Malgré leur brouille, Sebastian roule jusqu'à Boulder City pour annoncer la bonne nouvelle à Mia mais, traumatisée par ses échecs, elle refuse de le suivre pour éviter une nouvelle humiliation. Le lendemain matin, Sebastian l'attend devant la maison de ses parents et conduit Mia au casting. Durant l'audition, les recruteurs demandent à Mia de leur raconter une histoire : elle commence en parlant de sa tante, qui lui a donné l’envie de devenir comédienne alors qu’elle n’était qu’une petite fille puis elle improvise en chantant (Audition/The Fools Who Dream). Certain que Mia a réussi son audition, Sebastian lui conseille de tenter sa chance dans le cinéma. Ils se promettent alors de s'aimer toujours, sans savoir de quoi le lendemain sera fait.

    On les retrouve cinq ans plus tard, Mia, devenue une actrice célèbre, est désormais mariée à un autre homme avec qui elle a une fille. Un soir, après avoir dîné au restaurant, Mia et son mari vont boire un verre dans un club de jazz. En entrant, Mia remarque le logo du bar : Seb's (c'était elle qui l'avait suggéré à Sebastian lorsqu'ils étaient ensemble. Mia s'installe dans le public et regarde Sebastian jouer du piano. Celui-ci interprète la chanson qu'il jouait lorsqu'ils s'étaient rencontrés pour la première fois (Epilogue). Durant cette chanson, Mia repense à ce qu'aurait pu être leur histoire si la vie ne les avait pas séparés. À la fin de la chanson, elle se lève et part avec son mari ; sur le seuil de la porte d'entrée, elle et Sebastian s'adressent un dernier sourire.

    Difficultés à réaliser le film

    Damien Chazelle a commencé à travailler sur son scénario alors qu'il était étudiant à l'université d’Harvard avec son meilleur ami et colocataire, Justin Hurwit, le compositeur de la bande originale du film. En 2010,  peu après avoir achevé leurs études, ils déménagent tous les deux à Los Angeles et continuent à travailler sur le scénario, modifiant l’action initiale, qui se déroulait à Boston, pour la placer à Los Angeles.

    Chazelle peine à trouver des financements : les studios sont réticents à l'idée de produire un film musical contemporain ne comprenant que des chansons originales, inconnues du public. En outre, il s'agit d'un film musical de jazz - un genre que The Hollywood Reporter a qualifié de « genre définitivement éteint » - et Justin Hurwitz et lui étaient alors jeunes et inconnus. Des amis finissent par lui présenter deux producteurs, Fred Berger et Jordan Horowitz, qui transmettent le scénario au studio Focus Features avec un budget estimé à environ un million de dollars. Toutefois, celui-ci demande à Chazelle de modifier plusieurs éléments : faire du personnage principal un artiste de rock plutôt qu'un pianiste de jazz ; changer la scène d'ouverture, jugée beaucoup trop complexe à réaliser et… trouver une autre fin au film. Chazelle, peu disposé à faire de si gros sacrifices, décide d'abandonner provisoirement La La Land et s'attelle à un nouveau projet.

    Il décide alors d'écrire Whiplash, un film au budget plus modeste. Le film sort en 2014 et est bien accueilli lors de sa première projection au festival du film de Sundance. Damien Chazelle se remet alors à espérer réaliser son projet initial. Un an plus tard, quand Whiplash obtient cinq nominations à la 87e cérémonie des Oscars, dont celle dans la catégorie du meilleur film, et près de cinquante millions de dollars de recettes dans le monde (pour un budget initial de 3,3 millions). En 2015, soit cinq ans après l'écriture du scénario, Summit Entertainment et Black Label Media acceptent de participer au financement et d'en assurer la distribution. Patrick Wachsberger, du studio indépendant Lionsgate, convainc même Damien Chazelle d'augmenter le budget de son film car les comédies musicales de qualité, selon lui, ne peuvent être réalisées avec un budget réduit. Le tournage a officiellement débuté le 10 août 2015 et s'est achevé au bout de quarante jours, à la mi-septembre 2015.

    Influences

    Le film se nourrit de diverses influences, bien que la principale soit la comédie musicale hollywoodienne de l'âge d'or. La La Land comprend ainsi plusieurs références à des classiques hollywoodiens tels que Broadway qui danse, Chantons sous la pluie ou Tous en scène ou Beau fixe sur New York, avec Gene Kelly. La photographie et l'ambiance du film sont quant à eux inspirés par Les Parapluies de Cherbourg (1964) et Les Demoiselles de Rochefort (1967) de Jacques Demy - et notamment par ce dernier, qui comprend plus de danse et dont la bande originale est plus proche du jazz. La scène du Planétarium, poétique et fantastique, m’a aussi rappelé Mary Poppins. Damien Chazelle déclare également s'inspirer des films musicaux des années 1920 dédiés à une ville, comme Manhatta (1921)* ou L'Homme à la caméra (1929), qui filment respectivement New York et plusieurs villes soviétiques [*Il ne s’agit pas d’une coquille. Plusieurs films sont intitulés Manhattan, mais le film auquel il est fait référence s’intitule bien Manhatta. Il s’agit d’un court-métrage documentaire sur Manhattan, réalisé par le peintre Charles Sheeler et le photographe Paul Strand].
    Outre la référence au film La Fureur de vivre, avec la scène de l'observatoire Griffith, le film fait allusion à Magic in the Moonlight de Woody Allen (2014), où jouait déjà Emma Stone. Dans ce film, Stanley (Colin Firth) et Sophie (Emma Stone) trouvent refuge pendant l’orage dans l’observatoire de Nice, situé au sommet du mont Gros à Nice.

    Le chef décorateur David Wasco a créé plusieurs fausses affiches de classiques hollywoodiens, auxquelles Damien Chazelle a parfois donné un nom ; l'une d'entre elles, censée être celle d'une comédie musicale des années 1930, porte le titre de son premier film, Guy and Madeline on a Park Bench.

    Pour retrouver l'esprit de ces films, le réalisateur souhaitait que les numéros musicaux soient filmés en une seule prise, à l'image des films des années 1930 avec Ginger Rogers et Fred Astaire. Il voulait également imiter l'apparence des films en format CinemaScope des années 1950, comme Beau fixe sur New York, et a ainsi utilisé un équipement Panavision en format large ; le format CinemaScope d'époque n'étant plus aujourd'hui disponible.

    Les lieux de tournage

    L'action du film étant située à Los Angeles, le réalisateur a sélectionné plus de soixante lieux de tournage différents dans la ville. Il souhaitait tourner dans des endroits du Los Angeles « historique », à l'abandon, voire démolis. Des scènes ont ainsi été filmées dans des lieux mythiques de Hollywood (le Château Marmont, des villas de Hollywood Hills, des studios de la Warner Bros), et d'autres dans des lieux touristiques tels que les Watts Towers, Hermosa Beach ou South Pasadena. Un bon nombre de scènes n'ont nécessité qu'une seule prise. L'une des plus belles scènes se déroule sur Mulholland Drive mais on est très loin de l'ambiance glauque qui a inspiré David Lynch pour son film homonyme, que personnellement j'ai détesté, Mulholland Drive.  

    Une scène se déroule également dans le funiculaire d'Angels Flight, construit en 1901 et fermé au public depuis 2013 à la suite d'un déraillement. L'équipe du film a obtenu l'autorisation pour l'utiliser durant une journée de tournage.

    On voit aussi, dans le film, le Planétarium de l’Observatoire Griffith, construit en 1935, dans le style art-déco. Cet endroit emblématique, qui domine Los Angeles et la baie de Santa Monica, a servi de décors à de très nombreux films ou séries, La fureur de vivre (1955), dont on voit un extrait dans La La Land, Mannix (1967), Terminator (1984), MacGyver, Bienvenue à Gattaca (1997), Terminator Genisys (2015)...      

    La scène d'ouverture est la première à avoir été tournée. Elle a nécessité de bloquer l'accès à une portion d'un échangeur autoroutier permettant la connexion entre l'Interstate 105 et l'Interstate 110, qui conduit au centre-ville de Los Angeles (le Judge Harry Pregerson Interchange). Il a fallu obtenir l'autorisation de mobiliser la rampe d'accès à l'échangeur pendant deux jours, un samedi et un dimanche d'août 2015 ainsi que, une semaine avant, une partie du dimanche afin de faire des essais de costumes » se souvient le réalisateur. Les répétitions des chorégraphies, supervisées par la chorégraphe Mandy Moore, ont quant à elles été effectuées sur plusieurs parkings de Los Angeles, tout en essayant de retrouver la dimension de l'autoroute.Deux jours de tournage furent nécessaires et plus de cent danseurs mobilisés. Alors que la scène devait être tournée au niveau du sol, Chazelle a finalement décidé de la filmer sur l'échangeur, à environ trente mètres de hauteur, afin de montrer l'étendue de la ville. Le chef décorateur David Wasco déclara qu'il craignait fortement qu'un danseur ne passe accidentellement par-dessus la rambarde de sécurité et tombe en bas. Par ailleurs, les contraintes techniques furent presque insurmontables : des coups de vent violent menaçaient de faire tomber les grues sur les danseurs, les chorégraphies rapprochaient dangereusement les danseurs près de la route, ce qui a imposé de les modifier et de faire plusieurs prises. En outre, toutes les scènes devaient être tournées au même moment de la journée dans le but d'obtenir la même luminosité : « C'était un casse-tête technique. Nous avons gardé l'idée du mouvement, mais on a dû à certains moments nous placer derrière les danseurs au lieu de devant. Pour le problème des ombres, nous avons divisé la scène en plusieurs prises, et masqué les coupures avec la technique de transition panoramique rapide [terme technique : whip pan]. Pour le spectateur, c'est l'illusion d'une seule prise, comme le souhaitait Damien Chazelle », affirme Linus Sandgren, chef opérateur du film. Bien que la scène puisse sembler être un seul plan-séquence, elle a été tournée en trois plans : le premier constituant les trois premières minutes, le deuxième jusqu'à quatre minutes et quarante-cinq secondes, et enfin le troisième jusqu'à la fin de la scène. Tandis que la scène finale a été tournée en steadicam, les deux premières prises ont été tournée avec des grues afin de filmer entre les voitures avec aisance : « Nous avons beaucoup parlé de la manière exacte dont nous allions déplacer la caméra, mais en raison du fait qu'elle devait naviguer entre les voitures, nous devions utiliser des grues », affirme le réalisateur.

    Initialement, le réalisateur souhaitait que la caméra passe de voiture en voiture, dans lesquelles le spectateur entendrait différents genres musicaux qui passeraient à la radio, dans le but de montrer l'animation des rues de Los Angeles. Il s'est pour cela inspiré des ouvertures de films tels que Taxi Driver ou Fenêtre sur cour, où la mise en scène est relativement similaire (des inconnus vaquant à leurs occupations). Par ailleurs, l'ouverture musicale s'inspire également du film Aimez-moi ce soir (Love me Tonight), Chazelle déclarant : « C'est une idée que j'ai eu grâce à Aimez-moi ce soir, le film de Rouben Mamoulian sorti en 1932, qui s'ouvre avec les sons du matin à Paris - il y a un cordonnier et un balayeur de rue - ; ces sons créent rythmes et cascades en nombre ». La scène en elle-même est aussi inspirée du quotidien du réalisateur, qui vit à Los Angeles : « La scène vient du fait que je vis à Los Angeles et que je suis tout le temps dans les bouchons, à me demander si je veux me tirer une balle ou bien danser. Et on avait déjà vu la version où vous voulez vous flinguer dans Chute libre ». Quant à la danse et la chorégraphie, elles sont inspirées des Demoiselles de Rochefort et des Sept Femmes de Barbe-Rousse.

    Les scènes de danse

    La scène de danse de six minutes (dite de la « Prius » sur Mulholland Drive) devait être tournée durant la brève durée de « l'heure dorée », au coucher du soleil. Elle fut tournée en huit prises, étalées sur deux jours. Lorsque Ryan Gosling et Emma Stone parvinrent enfin à réussir la scène, « tout le monde sauta de joie », selon les termes de cette dernière. Les deux acteurs principaux, qui ne sont pas danseurs de comédie musicale, faisaient de nombreuses erreurs de chorégraphie, notamment durant les numéros filmés en une seule prise. Néanmoins, Damien Chazelle s'est montré compréhensif envers leur manque d'expérience et a validé la prise malgré la subsistance de quelques erreurs. Par exemple, lors du tournage de la scène de la première danse entre Mia et Sebastian, Emma Stone a trébuché contre le dos d'un banc mais s'est rattrapée et a continué à jouer.

    Ryan Gosling, en plus d’être un acteur reconnu, est aussi musicien et chanteur.  En 2009, il avait fait partie du groupe les Dead Man's Bones, accompagné de Zach Shields également à la voix et à la guitare et de Morgan Slade, bassiste et compositeur. Le groupe sort son premier album la même année.

    Bande originale

    Les chansons et la bande originale du film ont été composées et orchestrées par Justin Hurwitz, qui avait déjà travaillé avec Chazelle sur ses deux premiers films. Les paroles des chansons ont été écrites par le duo de paroliers Pasek et Paul, à l'exception de Start a Fire, composée par John Legend, Hurwitz, Marius De Vries et Angélique Cinelu. Afin d'interpréter les six chansons où leurs personnages interviennent, Emma Stone et Ryan Gosling ont suivi des cours de danse et de chant. Depuis sa sortie, le 20 janvier dans l'hexagone, la bande originale du film La la land est une des meilleurs ventes sur ITunes France selon Le Figaro.

    Lors de la 89e cérémonie des Oscars, le compositeur Justin Hurwitz obtient deux récompenses : celles de la meilleure musique et de la meilleure chanson originale pour City of Stars.

    Sortie

    La première mondiale de La La Land a eu lieu lors de la soirée d'ouverture du Festival international du film de Venise, le 31 août 2016. Le film est également projeté lors du Festival de Telluride, du Festival de Toronto en septembre 201639, et de l'AFI Fest en novembre 2016. Initialement, la sortie du film était prévue le 15 juillet 2016, mais en mars, le distributeur annonce que le film connaitrait une sortie limitée le 2 décembre 2016 aux États-Unis, avant de sortir dans tout le pays le 16 décembre. Damien Chazelle a affirmé avoir voulu changer la date de sortie car la date initiale ne correspondait pas au contexte du film, et qu'il souhaitait participer aux festivals d'automne. La sortie est à nouveau décalée jusqu'au 9 décembre, où Lionsgate diffuse le film dans cinq salles. Le distributeur étend la sortie à deux cents salles le 16 décembre, puis à toutes les salles américaines le 25 décembre. Le 13 janvier, le film sort dans certains cinémas IMAX. La La Land sort le 22 décembre aux Pays-Bas, le 26 décembre en Australie et le 12 janvier 2017 au Royaume-Uni. Les sorties dans le reste du monde doivent s'étaler au courant du mois de janvier 2017. Le film est finalement sorti le mercredi 25 janvier en France et en Belgique. Lors d'une conférence donnée par Justin Hurwitz à Austin au Texas le 12 mars 2017, Lionsgate confirme la sortie du film le 11 avril en Digital et le 25 avril en Blu-Ray, DVD et avec une édition spéciale Blu-Ray 4K.

    Réception critique

    Après sept nominations et sept récompenses à la cérémonie des Golden Globes le 8 janvier 2017, La La Land connait un succès critique. Son succès se poursuit à Los Angeles aux Producers Guils of America Awards 2017 dans la catégorie Meilleur film. Ryan Gosling et Emma Stone remportent tous deux les récompenses dans les catégories respectives Meilleur acteur et Meilleure actrice aux Screen Actors Guild Awards 2017. La Mostra de Venise et le Festival International du Film de Toronto avaient également réservé un bon accueil au film en août et septembre 2016. Ces derniers ont choisi de récompenser Damien Chazelle pour son travail de réalisateur. Le film est nominé quatorze fois à la cérémonie des Oscars le 26 février 2017.


    En France, l'accueil critique a été très positif : le site Allociné recense une moyenne des critiques presse de 4,3/5.49.

    [Ce texte est en grande partie emprunté à plusieurs articles de l'encyclopédie en ligne Wikipedia]

    Mon opinion sur ce film

    J'ai hésité à aller voir ce film sur lequel les mauvaises critiques étaient aussi nombreuses que les bonnes. J'ai fini par y aller avant qu'il ne soit plus à l'affiche et je ne le regrette pas. Certes, si ce film n'est pas exempt de certaines critiques, comme sa longueur et la confusion de la scène finale qui comporte un certain nombre de maladresses, je l'ai beaucoup aimé. Je ne suis pourtant pas un grand fan des comédies musicales et je dois dire que la 1ère scène (qui, semble-t-il, ait représenté pour le réalisateur un exploit technique sans précédent) m'a refroidi. Heureusement, le reste du film, en particulier certaines scènes, comme celle du duo de claquettes sur Mulholland Drive, celle du Planétarium, celle de l'audition de Mia ou la dernière scène, qui dégage une énorme émotion, à condition de la comprendre, m'ont emballé comme ne l'avait fait aucun film depuis de longs mois... 

    Mais je conçois que ce film, par son originalité et bien qu'il fasse de nombreuses allusions (on peut parler d'hommages) à ses grands prédécesseurs dans le domaine du film musical ou de la comédie musicale, apporte un souffle de fraîcheur dont on a bien besoin par les temps qui courent. Bref, j'ai adoré et je recommande fortement La La Land à tous les amoureux du cinéma, du jazz (dont je suis pourtant un très mauvais défenseur), et de Los Angeles qui est superbement mis en lumière par Damien Chazelle.