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jeudi 28 décembre 2017

LE MUSEE DES MERVEILLES film de Todd HAYNES (USA-2017)


Le Musée des Merveilles (Wonderstruck, littéralement « émerveillé ») est un film américain réalisé par Todd Haynes, sorti en 2017 à partir du roman Wonderstruck de Brian Selznick, publié en 2011.

Résumé

Comme dans le roman dessiné de Brian Selznick, le film suit en parallèle deux héros sourds, Ben et Rose, venus de deux époques différentes qui cherchent à retrouver l’un son père, l’autre sa mère.

La première histoire se déroule en 1977. Ben (Oakes Fegley), rendu sourd par la foudre, quitte la petite ville du Minesotta où il habite pour se rendre à New York sur la base d’un marque-page échappé d’un vieux livre intitulé Wonderstruck trouvé dans les affaires de sa mère décédée dans un accident de voiture.

La seconde histoire est celle de Rose et se déroule à New York en 1927. La petite fille, sourde de naissance, est tenue enfermée dans la maison de son oncle (ou de son père ?) De sa fenêtre, elle voit Manhattan et crée une maquette de la ville. Elle s'enfuit pour retrouver sa mère, actrice (Julianne Moore), actrice à Broadway et se réfugie chez son frère Walter (Cory Michael Smith). 

Mon opinion sur ce film

Si avant d’aller voir le film je n’avais pas lu le livre, je pense que je n’aurais pas compris grand-chose à l’histoire. En effet, le livre lui-même est déjà, de par sa présentation, assez déroutant par son mélange dessins au crayon en noir et blanc (façon manga) et texte, une partie de l’histoire étant évoquée plus que révélée par les dessins, l’autre par le texte, les uns complétant l'autre.

Le film reprend la même démarche en faisant une large place aux images et laisse au spectateur le soin de les relier entre elles. Pour souligner les différentes époques, les parties concernant Rose (Millicent Simmonds[1]) sont en noir et blanc alors que celles relatives à Ben sont en couleurs. Pour évoquer la surdité des enfants,  le réalisateur n’a pas hésité à remplacer les sons qu’ils ne perçoivent pas par de grandes plages de  silence, ce qui peut aussi passablement désarçonner le spectateur.

Je crains que ce film, esthétiquement magnifique, trouve difficilement son public car si l’on n’a pas lu le roman, on risque de ne rien comprendre à cette histoire de destins croisés. Au bout de leur périple, les deux héros vont se retrouver et tout va s’éclaircir pour le spectateur. 

Par de nombreux côtés, on retrouve dans le film l’univers décalé d’Hugo Cabret, que j’avais beaucoup aimé.   

Le film a été présenté en sélection officielle en avant-première le 18 mai 2017 au Festival de Cannes.

Dans le même esprit, je vous recommande :



  • Hugo Cabret de Martin Scorsese (2011)
  • La voleuse de livres de Brian Percival (2013)
  • L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet de Jean-Pierre Jeunet (2013)
  • Les animaux fantastiques de David Yates (2016)
  • Miss Peregrine et les enfants particuliers de Tim Burton (2016)



  • [1] C’est la jeune actrice Millicent Simmonds qui incarne Rose enfant. Le rôle de Rose adulte est joué par Julianne Moore.


    Si vous avez aimé ce film, je vous recommande aussi :

    vendredi 12 mai 2017

    MOI, CESAR, 10 ANS 1/2, 1 m 39 film de Richard BERRY (FR-2003)



    Moi César, 10 ans ½, 1m39 est un film français réalisé par Richard Berry, sorti en 2003.

    Résumé

    César (Jules Sitruk) habite à Montmartre. Il a 10 ans et demi et mesure 1,39 m. Garçon rond, plutôt timide mais réfléchissant énormément sur sa condition d'enfant, adorant les desserts et les pâtisseries, est très amoureux de Sarah Delgado (Joséphine Berry), la première de la classe décrite comme la « plus belle fille de l'école », qui est aussi dans le cœur de Morgan Boulanger (Mabô Kouyaté) le meilleur ami de César.

    Morgan, qui ne connaît pas son père, décide d’aller le retrouver à Londres où celui-ci réside. Sarah, qui parle très bien anglais parce que sa mère est d’origine anglaise, et César, son meilleur ami, l’accompagnent. Sur leur chemin, ils croisent Gloria (Anna Karina), une cinquantenaire sympathique et protectrice, qui va les aider dans leur folle aventure afin de retrouver Mr Fitzpatrick (Charley Boorman), le père de Morgan. Les trois amis partent sans rien dire à leurs parents dans un voyage qui leur réservera bien des aventures.

    Autour du film

    Le film a été présenté au Festival des films du monde de Montréal le 28 août 2003.
    On peut voir dans le film des extraits et une parodie de Pulp Fiction. Maria de Medeiros, qui joue le rôle de la mère de César jouait Fabienne, la petite amie de Bruce Willis dans ce film.
    C'est le deuxième film en tant que réalisateur de Richard Berry après L'Art (délicat) de la séduction (2001).

    C'est Joséphine Berry, la fille du réalisateur, qui interprète le personnage de Sarah, qui s'inspire d'ailleurs d'elle-même.

    Katrine Boorman, qui interprète la mère de Sarah, est la fille du réalisateur John Boorman. Vingt ans après Excalibur, elle retrouve son frère Charley, qui jouait aussi dans ce film.

    Jean-Paul Rouve et Jules Sitruk s'étaient déjà croisés sur le tournage de Monsieur Batignole (2002) réalisé par Gérard Jugnot.

    Richard Berry a choisi de filmer presque tout le film à hauteur des enfants :

    « Je souhaitais replacer les choses dans ce regard des premières années. Tout ce que vit le personnage est perçu uniquement de son point de vue. Je suis donc parti de ce principe de subjectivité absolue, à travers mes propres expériences transposées. » Richard Berry

    À l'origine, Richard Berry souhaitait un jeune acteur avec un certain embonpoint pour le personnage de César. Jules Sitruk dut alors porter des prothèses pour le grossir.

    Mon opinion sur ce film


    L'idée de départ était bonne : trois copains partent à la recherche du père de l'un d'entre eux sans se préoccuper des dangers et des risques qu'ils auront à braver. Mais le scénario est vraiment trop indigent pour qu'on y croie une minute. Dommage, car ce film gentillet se laisse cependant regarder malgré tous ses défauts : situations improbables, trop nombreux clichés sur l’enfance… Il faut dire qu'il repose exclusivement sur la prestation pétillante et la belle complicité des trois enfants, Jules Sitruk, en premier, qui joue le rôle de César. Après avoir interprété d’autres rôles où on l’avait particulièrement remarqué, Sans famille, 2000 et surtout Monsieur Batignole, 2002, sa bouille sympathique le rend toujours aussi craquant. Les deux autres jeunes acteurs, Mabô Kouyaté et Joséphine Berry, la fille de Richard Berry, sont aussi excellents et dament largement le pion à tous les acteurs adultes qui passent, pour la plupart (à part Jean-Paul Rouve et surtout Anna Karina), au second plan.   

    Dans le même esprit, vous pouvez voir : 


    mercredi 22 mars 2017

    LION film de Garth DAVIS (2016)


    Lion est un film américano-britannico-australien réalisé par Garth Davis, sorti en 2016. 

    Résumé

    Ce film est basé sur une histoire vraie, celle de Saroo Brierley, racontée dans son livre autobiographique A long way home

    Lorsque le film commence, on voit Saroo (Sunny Pawar), un enfant indien pauvre de cinq ans, et son frère aîné Guddu (Abhishek Bharate), risquer leur vie en montant sur un train en marche pour y voler du charbon. Ils revendent ensuite ce charbon contre deux portions de lait qu’ils s’empressent à rapporter à leur mère. 

    Les deux garçons, leur petite sœur et leur mère vivent dans une misérable maison du quartier de Ganesh Talai dans la ville de Khandwa dans l'État du Madhya Pradesh. 

    Un soir, Saroo insiste pour accompagner Guddu, qu'il adule, à la gare de Khandwa. D'abord Guddu  refuse puis il cède à l'insistance de son petit frère. Pendant que Guddu explore les wagons des trains à quai à la recherche de menue monnaie ou d’objets perdus par les voyageurs,  Saroo dort sur un banc . Lorsqu’il se réveille, la gare est vide et le petit garçon s’affole. Montant dans le premier train à l’arrêt, il se met à chercher son frère. Epuisé et désespéré, il finit par s'endormir sur une banquette alors que le train démarre. Quand il se réveille enfin, le train roule à grande vitesse. Les voitures sont vides et les portières sont bloquées. Le train ne s’arrêtera que deux jours plus tard, après avoir parcouru 1600 km. Il finira par s’arrêter à Calcutta, une ville située à l’opposé du village de Saroo. Perdu dans l’immense cité, ne parlant pas le bengali (sa langue est l'hindi), il erre en compagnie d'autres enfants et, après plusieurs péripéties où il risque sa vie, il est finalement enfermé dans un asile pour enfants des rues dont on ne sait s’il s’agit d’un orphelinat ou d’une prison. Quelques mois plus tard, les autorités n’ayant pas réussi à retrouver sa famille, il est proposé à l’adoption et envoyé en Australie où il est élevé par un couple qui vit à Hobart, en Tasmanie.

    Arrivé à l'âge adulte, intégré à la société australienne, Saroo (DevPatel) se lance dans des études supérieures de tourisme mais, lors d’une réunion chez des étudiants indiens, des souvenirs de son enfance lui reviennent avec une violence inouïe. A partir de là, il n’a de cesse que de tenter de localiser son village d’origine et faire savoir à sa mère qu’il est toujours vivant et en bonne santé. Cette recherche, pour laquelle il s’aide du logiciel Google Earth, finit par l’obséder à tel point qu’il en perd le sommeil, abandonne ses études et se sépare de sa petite amie…

    Après plusieurs années de recherche où il s’enfonce de plus en plus dans la dépression, il est sur le point d’abandonner sa quête mais le hasard lui fait retrouver le nom de son village. Ayant renoué les liens avec sa famille d’adoption et sa petite amie, il décide de repartir en Inde pour y retrouver sa mère biologique, âgée mais toujours en vie, sa sœur adolescente alors qu’il l’avait quittée bébé. Mais, lorsqu’il demande des nouvelles de son grand frère Guddu, qu’il adulait, il apprend qu’il a été fauché par un train la nuit-même où le train l’a emporté loin des siens.

    Mon opinion sur ce film


    Ce film pose le problème de l’adoption et de la recherche de leur identité par les enfants adoptés. J’ai d’autant plus été ému par ce cas qu’outre la misère extrême dans laquelle vivent certains enfants de par le monde, le cas de Saroo m’a rappelé celui d’enfants adoptés que je connais personnellement. Si je suis aussi allé voir ce film, c’est pour Dev Patel, un acteur anglais d’origine indienne, dont je suis l’évolution depuis que je l’avais découvert dans Skins. Jusque-là, il avait montré une énergie extraordinaire dans les rôles dans lesquels je l’avais vu, que ce soit dans Slumdog millionaire ou Indian Palace,… Il est presque méconnaissable dans celui de Saroo adulte, qui demande une intensité et une concentration démontrant une autre facette de son talent. Un mot aussi des autres acteurs : Nicole Kidman, qui joue le rôle de sa mère adoptive australienne est d’une grande justesse. Quant à Rooney Mara, dans celui de Lucy, la petite amie de Saroo, elle est aussi parfaite. Mais la palme revient au petit Sunny Pawar, le jeune acteur indien qui joue le rôle de Saroo enfant. L’énergie et la sincérité que déploie ce gamin sont impressionnantes.  Originaire de Mumbai (Bombay) en Inde, le garçon a été repéré dans une école pour enfants défavorisés et signe ici son premier rôle. A l'époque, il ne parlait pas un mot d'anglais. S'il vit toujours avec sa famille à Mumbai, une carrière d'acteur semble lui ouvrir les bras puisqu'il va tourner dans le film Love Sonia, aux côtés de Demi Moore. Souhaitons-lui de faire une aussi belle carrière que Dev Patel.      

    samedi 23 mai 2015

    UN CHÂTEAU EN ESPAGNE film d'Isabelle Doval (FR - 2008)


    Un château en Espagne est un film français d'Isabelle Doval sorti en 2008.

    Synopsis

    Maxime Breal (Jean Senejoux) et Esteban Marquès (Martin Jobert) habitent le même immeuble et leurs familles sont amies. Maxime ayant pour mère une avocate très occupée, Emma Breal (Anne Brochet), il a surtout été élevé par les Marquès, des Espagnols expatriés en France, le père de famille, Lluis étant entraîneur d'une équipe professionnelle.

    Les deux garçons sont inséparables. Ensemble, ils font toutes les bêtises de leur âge et Maxime, qui est un bon élève, aide souvent Esteban, beaucoup plus dissipé, à faire ses devoirs. Tous les deux sont aussi passionnés par le théâtre et, dans le grenier de l'immeuble, ils préparent des pièces dont Maxime est le metteur en scène et Esteban, particulièrement doué pour jouer la comédie, l'acteur.

    Mais un jour, Maxime surprend une conversation entre les parents d'Esteban. Lluis a eu une proposition intéressante en Espagne et la famille s'apprête à repartir définitivement dans leur pays et retrouver leur maison de famille, qu'ils appellent le "château", située à St. Jacques-de-Compostelle.
    Maxime prend très mal cette nouvelle et, pendant quelque temps, il bat froid à Esteban, qui ne comprend pas ce changement d'attitude à son égard jusqu'à ce que son ami lui dévoile son secret. Esteban n'a pas vraiment la réaction qu'attendait de lui Maxime : bien sûr, s'il est triste de quitter son meilleur ami, il est aussi content de retourner dans son pays et s'y faire de nouveaux amis.

    Un jour, Maxime découvre une annonce de casting et, pensant que si Esteban était sélectionné, il resterait en France, il convainc sa mère de les aider et de proposer aux parents d'Esteban de l'héberger pendant qu'ils seront en Espagne.

    Mon opinion sur ce film

    L'idée de départ (une amitié entre deux enfants) était alléchante. Je connaissais l'un des deux jeunes acteurs, Martin Jobert (qui joue le rôle d'Esteban) pour l'avoir remarqué dans Les enfants de Timpelbach où, dans le rôle de Willy Hak, il crève littéralement l'écran. Il m'a un peu déçu dans ce rôle. Il faut dire que, dans ce film, il avait deux ans de moins que dans Les enfants de Timpelbach et nettement moins de métier. Paradoxalement, Jean Senejoux a, dans Un château en Espagne, plus de présence.

    Mais les enfants ne sont pas en cause car, sans eux, le film n’existerait même pas. Par contre le scénario, si. Sur une idée qui aurait pu être excellente, la réalisatrice, dont c'est, il est vrai, le premier film, n'a pas su bâtir autre chose qu'une gentille comédie basée sur l'amitié convenue entre deux enfants que la vie va séparer. Dommage car il y a de belles scènes qui auraient pu être mieux exploitées comme celle du pique-nique sur fond de musique gitane, celle où les deux complices jouent au toréador, etc.

    Disponible en DVD. 

    Mon classement : Moyen. Une jolie comédie mais sans véritable ressort dramatique, même par moments légèrement ennuyeuse. A regarder uniquement pour la prestation des deux jeunes acteurs.

    Voyez plutôt :

    vendredi 12 décembre 2014

    JOSH HUTCHERSON (Acteur américain)


    Josh Hutcherson dans "Voyage au centre de la terre"

    Joshua "Josh" Ryan Hutcherson est un acteur américain, né le 12 octobre 1992 à Union (Kentucky).

    Biographie

    Né le 12 octobre 1992, Josh a commencé à jouer alors qu’il était enfant, apparaissant dans des films mineurs et des téléfilms. Sa première prestation remarquée fut dans le film American splendor (2003). Il avait alors 11 ans. À partir de 2005, les rôles qui lui ont été confiés eurent davantage d’importance. C’est le cas dans les films Little Manhattan et Zathura : Une aventure spatiale (2005), et les adaptations cinématographiques du Secret de Terabithia, mais surtout Voyage au centre de la Terre et L'Assistant du vampire

    Personnellement, je l’ai découvert dans le film Voyage au centre de la terre d’Eric Brevig au côté de Brendan Fraser (2008), la suite, réalisée par Brad Peyton en 2012, étant un parfait navet malgré le recours à la 3D.

    Mais c’est dans Hunger Games, en particulier dans l’épisode 2 : L’embrasement, que son jeu prend plus de consistance. Dans le dernier volet de Hunger Games, ép. 3 : La Révolte (1èrepartie), il arrive à communiquer une véritable émotion dans le rôle de jouet tragique du président Snow ;   

    A titre personnel, Josh Hutcherson est aussi engagé dans la lutte contre le SIDA et l’homophobie.  

    dimanche 7 décembre 2014

    LES CHRONIQUES DE NARNIA (Série de films 2005-???)


    Les Chroniques de Narnia

    Le Monde de Narnia (titre original : The Chronicles of Narnia) est une monumentale œuvre littéraire pour enfants, en sept volumes, écrite entre 1949 et 1954 par l'écrivain irlandais C. S. Lewis (Clive Staples Lewis). Moins connue qu’Harry Potter ou Le seigneur des anneaux, cette œuvre a pourtant été publiée dans le monde à plus de 100 millions d'exemplaires et traduite en 47 langues différentes. En France, la saga a commencé à être connue depuis l’adaptation des trois premiers volumes en films.

    Le Monde de Narnia est beaucoup moins léger qu’on ne le croit. En effet, les romans se déroulent sous la menace des bombardements de Londres par les Allemands pendant la seconde guerre mondiale. A cette époque terrible, les londoniens qui avaient de la famille ou des connaissances vivant dans la campagne anglaise envoyaient leurs enfants en pension loin d’eux et de la capitale soumise quotidiennement au pilonnage des bombes ennemies.

    C’est ainsi que commencent les aventures des quatre enfants Pevensie dans le 1er livre de la série : Le Lion, la Sorcière blanche et l'Armoire magique.  Envoyés chez un vieux professeur excentrique habitant un manoir isolé dans la campagne anglaise, ils échappent au contrôle de sa rigide gouvernante et, après lui avoir désobéi, se retrouvent propulsés dans le monde de Narnia, un royaume régi par la magie, où les animaux parlent. Mais, un peu à l’image du leur, ce monde est en proie à une guerre où s’affrontent les forces du Bien et celles du Mal. Dans cet autre monde, bien différent de celui qu’ils ont quitté, ils vont venir en aide aux opprimés et jouer un rôle déterminant.

    I - Le Monde de Narnia : Le Lion, la Sorcière blanche et l'Armoire magique est le 1er volume de la saga  à avoir été adapté et réalisé par Andrew Adamson. Il est sorti sur les écrans en 2005. 

    Résumé

    Le film commence sous les bombardements de Londres pendant la 2nde guerre mondiale. Pour les mettre à l’abri, les parents Pevensie envoient par le train leurs quatre enfants Pevensie, Peter (William Moseley), Susan (Anna Popplewell), Edmund (Skandar Keynes) et Lucy (Georgie Henley), dans un manoir à la campagne. Le manoir appartient à un vieil ami de la famille, qui passe son temps enfermé dans son bureau et que sa gouvernante, une femme assez revêche, interdit aux enfants de déranger. Ceux-ci s’ennuient. Ils n’ont rien d’autre à faire qu’à explorer le manoir et, en jouant à cache-cache, la cadette, Lucy, trouve, dans une pièce isolée, une armoire dans laquelle elle se dissimule. Mais l’armoire communique avec un autre monde, celui de Narnia. Emerveillée, elle arrive dans une forêt enneigée où elle fait la connaissance d'une étrange créature, mi-homme, mi-chèvre, le faune Mr. Tumnus (James McAvoy), qui lui offre le thé (bien que dans un autre monde, on est en Grande Bretagne, aren't we ?). Repassant par l’armoire, Lucy raconte son aventure à ses frères et à sa sœur qui croient qu’elle a tout inventé et refusent de la croire. Mais, alors qu’un jour où ils ont involontairement brisé un carreau, ils sont poursuivis par l’ire de la gouvernante, ils n’ont d’autre ressource que de tous se cacher dans la fameuse armoire et ils découvrent par eux-mêmes que l’histoire que leur petite sœur leur avait pas racontée n’était pas sortie de son imagination.

    Les quatre enfants, emmenés par Lucy, très fière de leur servir de guide et de leur démontrer qu’elle n’avait rien inventé, les conduit chez M. Tumnus, mais ils trouvent sa maison déserte et le mobilier brisé et renversé. Ils apprennent par les animaux témoins de la scène que le faune a été enlevé par la police secrète de la Sorcière Blanche (Tilda Swinton, aussi glaciale qu'on peut l'être) en vertu d’une loi qui interdirait aux habitants de Narnia de fraterniser avec les humains. Les animaux, en particulier un couple de castors vivant dans la clandestinité leur racontent alors une fameuse prophétie qui laisse entendre que seuls des humains pourront libérer Narnia du sort que fait peser la sorcière sur le pays: « Deux fils d'Adam et deux filles d'Ève» devront s’associer au lion Aslan pour vaincre, dans une grande bataille, la sorcière, usurpatrice du trône de Narnia, qui règne par la terreur en  couvrant le royaume de glace et en transformant tous ses opposants en statues de glace.

    Les enfants prennent la tête de la révolte et deviennent des héros en emportant la victoire sur la Sorcière Blanche et ils sont couronnés comme  rois et reines de Narnia.

    Un jour, alors qu’ils chassaient, ils redécouvrent le lieu par lequel ils étaient entrés dans le Pays enchanté et ressortent du placard magique.

    A l’extérieur, le temps qui, dans le monde de Narnia, leur avait paru durer des années, n’a pas changé et ils se retrouvent dans le manoir comme s’ils ne l’avaient jamais quitté.

    Distribution

    • Peter Pevensie (William Moseley)
    • Susan Pevensie (Anna Popplewell)
    • Edmund Pevensie (Skandar Keynes)
    • Lucie Pevensie (Georgie Henley)
    • La sorcière Blanche (Tilda Swinton)
    • Mr Tumnus, le Faune (James McAvoy)
    II - Le monde de Narnia : Chapitre 2 – Prince Caspian


     *


    Le deuxième film, adapté du 2ème volume de la saga, est sorti trois ans après le 1er, en 2008. Personnellement, j’avais craint qu’il n’y ait pas de suite au premier film, comme cela a souvent été le cas avec d’autres adaptations (comme Dune ou, plus récemment, Eragon ou A la croisée des mondes : La boussole d’or).

    Synopsis

    En revenant à Narnia, les enfants, pour lesquels une seule année s’est écoulée, constatent qu’à Narniar, plusieurs siècles ont passé.

    Dans notre monde, nous sommes en 1941. Lorsque le film commence, les quatre enfants Pevensie (Lucy, Edmund, Susan et Peter) sont de nouveau à Londres et ils attendent le métro pour se rendre à leurs écoles respectives pour une nouvelle année scolaire. Alors qu’ils sont sur le quai, ils sont happés par un train et se retrouvent dans une île qu'ils n'ont jamais vue auparavant. En l’explorant, ils découvrent que le palais dont ils avaient été, dans le premier épisode, rois et reines, est en ruine. Plus tard, nous comprendrons qu’à Narnia,  1300 ans se sont écoulés pour un an seulement dans notre monde.

    Pendant leur absence, Narnia a été envahie par les Telmarins, des pirates qui imposent leur loi au peuple de Narnia. La magie a presque disparu et la plupart des animaux ne parlent plus. Mais quelques nains et quelques animaux parlants vivent encore cachés pour échapper à la persécution des nouveaux maîtres. Pour remettre les choses dans l'ordre, les enfants Pevensie devront aider le prince légitime de Narnia, le prince Caspian (Ben Barnes, nouveau venu dans la saga) à monter sur le trône dont il a été chassé par son oncle Miraz, qui règne en despote sur les Telmarins et sur l'ensemble de Narnia.

     Distribution

    On retrouve avec plaisir l’ambiance magique du premier volet de la saga, plus travaillé, plus réussi. Les acteurs, bien que toujours jeunes, ont grandi et pris de l’assurance, et cela se voit aussi dans leur jeu. Les images sont superbes et les scènes de bataille, bien qu'il y en ait toujours un peu trop à mon goût, sont peut-être moins répétitives que dans « Le lion… ». Il y a aussi beaucoup d'humour, ce qui manquait aussi un peu dans le premier film.

    III - L'Odyssée du passeur d'aurore (The Voyage of the Dawn Treader), est le 3ème volet de la saga. Il est sorti en salles le 10 décembre 2010.

     

    Trois ans se sont écoulés depuis les précédentes aventures de Narnia (Episode 2 - L Prince Caspian). Le monde de Narnia est toujours en guerre. Les aînés des enfants Pevensie sont partis en Amérique et ils n'apparaîtront pas dans ce 3ème épisode (ils apparaissent toutefois dans des flash-back). Les plus jeunes, Lucy et Edmund ont été envoyés chez leur oncle à Cambridge et Edmund partage la chambre de son insupportable cousin Eustache (Will Poulter), un nouveau venu dans l'aventure et une véritable trouvaille de casteurs. Toujours hargneux, il déteste tout le monde, à commencer par ses cousins qui viennent bouleverser ses habitudes. Il avoue même qu'il aimerait voir sa famille transformée en insecte pour pouvoir transpercer d'une aiguille chacun de ses membres et ainsi compléter sa collection qui est le seul intérêt de sa vie ! Charmant garçon qui s'avérera tout de même par la suite beaucoup plus sympathique et même héroïque...

    Dans la chambre des enfants est accroché un tableau représentant un drakkar voguant sur un océan tempétueux. Lucy s'en approche et dit malencontreusement qu'il lui fait penser à Narnia. Aussitôt, l'image s'anime et l'océan commence à se déverser dans la chambre. Les enfants Pevensie et leur cousin sont entraînés et, à moitié noyés, se retrouvent à nager dans un vrai océan. Ils sont sauvés par les marins du drakkar du tableau : le Passeur d'Aurore.

    De nouveau projetés à Narnia, ils retrouvent leur ami, Prince Caspian (toujours interprété par Ben Barnes), qui, depuis leur précédente aventure, est devenu le Roi Caspian. Dans cet épisode, on retrouve aussi avec plaisir le rat-chevalier Ripitchip, entièrement réalisé en images de synthèse,


    Mon opinion         

    J'ai admiré la beauté et le raffinement des décors (le drakkar est incroyablement soigné dans ses moindres détails), les somptueux paysages 'en particulier les scènes se déroulant sur l'île volcanique), le professionnalisme des jeunes acteurs et surtout l'extraordinaire travail fait sur les images de synthèse qui se mêlent aux images filmées sans que le spectateur puisse en rien faire la différence. Le personnage de Ripitchip, avec ses réparties drolatiques, étant l'un des plus réussis. 

    Pour les vrais amateurs de cinéma, ce n'est sans doute pas un film qui vaut ni qu'on se déplace en salle, ni qu'on passe du temps à écrire une critique. Et bien tant pis si ça ne plaît pas à tout le monde, moi, je me suis régalé et je n'ai pas honte de dire que "j'ai pris mon pied".

    C'est assez rare pour être dit : les films sont rarement à la hauteur des livres. Ici, c'est le contraire, les livres sont assez "rasoir", extrêmement répétitifs, avec des histoires qui se ressemblent de l'un à l'autre, surtout dans les derniers volumes. C’est un conseil qu’en tant qu’ancien libraire, je donne à contrecœur, mais je dois dire ici qu’il vaut bien mieux aller voir Le monde de Narnia au cinéma que de lire les sept volumes de la saga (surtout à partir du 3ème volume où l’histoire devient véritablement indigeste).       

    Deux autres films sont prévus, Walt Disney s’étant désengagée pour des raisons financières, c'est la 20th Century Fox, qui est censée prendre la relève. Connaissant sa propension à abandonner les séries en cours de route, nous espérons que, dans ce cas, elle tiendra parole et nous permettra de prolonger le rêve pendant encore quelques épisodes maintenant que nous n'avons plus ni Harry Potter ni Twilight pour le faire. Il semble maintenant peu vraisemblable que les deux autres volets annoncés (Episodes 4 et 5) sortent un jour en salle. Dommage. 

    Dans le même esprit, je vous recommande :






    lundi 29 septembre 2014

    A CHACUN SA GUERRE de Jon Avnet (USA-1994)



    À chacun sa guerre est un film américain réalisé par Jon Avnet avec Kevin Costner et Elijah Wood sorti en 1994.

    Synopsis

    L’action se passe dans le Mississippi en 1970. Steven Simmons (Kevin Costner) est revenu de la guerre du Vietnam avec de graves troubles psychologiques. Il sort de l’hôpital psychiatrique militaire où il a séjourné après son retour : il se remémore sans cesse dans quelles conditions il a abandonné son meilleur ami blessé aux mains de l’ennemi et ne se le pardonne pas.

    Bien que ce soit un homme honnête, il n'arrive pas garder un travail et sa famille vit dans la misère. Leur ancienne maison, attaquée par les termites, a été détruite par la municipalité et lui, sa femme et ses deux enfants, Stuart "Stu" (Elijah Wood) et Lidia, sa sœur jumelle, vivent dans une maison trop petite en attendant de trouver mieux.  Pendant que leurs parents se débattent contre l’adversité en essayant de rester dignes, les enfants livrés à eux-mêmes, vivent leur vie insouciante de sauvageons, entourés de leurs copains, noirs et blancs, aussi miséreux qu'eux, et se consacrent au projet de construire une cabane dans un arbre. Pour se procurer les matériaux nécessaires, ils vont les dérober dans une casse qui est la chasse gardée des Lipnicki, des gamins violents encore plus miséreux qu’eux avec lesquels ils finissent par se faire une véritable guerre.

    Steven trouve enfin un travail "bien payé mais dangereux". Il s'agit en fait d'un travail très dangereux dans une carrière de pierre. Lors d'un effondrement, il s'en sort indemne mais il trouve la mort en voulant sauver son meilleur ami, coincé sous un rocher.

    En secret, il avait cependant fait une offre pour une maison lors d’une vente aux enchères et, alors que ses obsèques viennent de se terminer, l’agent immobilier vient apprendre à sa veuve et à ses enfants que, malgré sa mise ridiculement basse, aucune enchère supérieure n'ayant été proposée, la maison revient à sa famille.

    Un très beau film qui raconte la dure vie que réserve l'un des plus puissants états de la planète à ceux qui sont pauvres et malchanceux : personne ne vient vous tendre la main et on ne peut compter que sur soi, son courage et sa force de caractère pour survivre.

    Une belle leçon d’honnêteté, de morale et d'optimisme que certains ont sans doute reproché au réalisateur. Mais ce serait faire abstractions de tout ce que ce film compte d'atouts : des acteurs magnifiques (Kevin Costner en homme courageux et déterminé, Elijah Wood, qui n’avait alors que 12 ans mais explose déjà de talent et éclaire ce film lumineux d'une joie de vivre communicative, l'humour (les dialogues savoureux des enfants), des images splendides (l'arbre dans lequel les gamins construisent leur cabane et un des acteurs les plus somptueux du film). Un très beau film qui défend de belles valeurs.