Ce blog est consacré au cinéma et aux séries TV. J'y traite principalement des films et des séries que j'aime mais je me réserve aussi le droit d'en critiquer certains.
Le Septième Fils (Seventh Son) est un film de fantasy
britanno-américano-canadien réalisé par Sergueï
Bodrov, sorti en 2014. Ce film est inspiré de la série L'Épouvanteur (The Wardstone
chronicles) de Joseph Delaney.
Résumé
Il y a bien longtemps, une force
maléfique menaçait de se déchaîner et de raviver la guerre entre les puissances
surnaturelles et l'humanité. Pendant plusieurs décennies, le chevalier Maître
Gregory (Jeff Bridges) avait enfermé
la redoutable et maléfique sorcière Mère Malkin (Julianne Moore). Mais elle s'est désormais échappée et cherche à se
venger. Convoquant ses adeptes, Mère Malkin s'apprête à déverser sa colère
contre un monde qui ne s'y attend pas. Seul Maître Gregory peut encore s'y
opposer. Dès lors, il lui faut initier son nouvel apprenti, le septième fils
d'un septième fils : Tom Ward (Ben Barnes), à combattre la pire magie noire de tous les temps - mais il doit
le faire d'ici la prochaine pleine Lune de Sang. Le dernier espoir de
l'humanité réside dorénavant entre les mains de Thomas Ward auquel sa mère (Olivia Williams), mi-sorcière, mi-humaine, a remis un talisman (La pierre des Ward) qui lui permettra de vaincre Mère Malkin.
Mon opinion sur ce film
J’ai vu ce film lors de son
passage à la télévision. Je le classe d’emblée parmi les « navets à grand
spectacle », rejoignant en cela l’opinion de la plupart des spectateurs
qui lui ont donné des notes désastreuses (2,5/5 sur Allociné, 3,7/10 sur Senscritique et 30% d’opinions
favorables sur Metacritic). Difficile de comprendre comment des acteurs aussi
renommés que Julianne Moore, Jeff Bridges, Olivia Williams ou encore Ben Barnespuissent se laisser
convaincre de tourner dans de telles âneries.
Le Musée des Merveilles
(Wonderstruck, littéralement « émerveillé ») est un film américain réalisé par Todd Haynes, sorti en 2017 à partir du
roman Wonderstruckde Brian Selznick,
publié en 2011.
Résumé
Comme dans le roman dessiné de Brian Selznick, le film suit en
parallèle deux héros sourds, Ben et Rose, venus de deux époques différentes qui
cherchent à retrouver l’un son père, l’autre sa mère.
La première histoire se déroule en
1977. Ben (Oakes Fegley), rendu sourd par la foudre, quitte la petite ville du
Minesotta où il habite pour se rendre à New York sur la base d’un marque-page échappé
d’un vieux livre intitulé Wonderstruck
trouvé dans les affaires de sa mère décédée dans un accident de voiture.
La seconde histoire est celle de
Rose et se déroule à New York en 1927. La petite fille, sourde de naissance, est tenue enfermée dans la maison de son oncle (ou de son père ?) De sa fenêtre, elle voit Manhattan et crée une maquette de la ville. Elle s'enfuit pour retrouver sa mère, actrice (Julianne Moore), actrice à Broadway et se réfugie chez son frère Walter (Cory Michael Smith).
Mon opinion sur ce film
Si avant d’aller voir le film je
n’avais pas lu le livre, je pense que je n’aurais pas compris grand-chose à l’histoire.
En effet, le livre lui-même est déjà, de par sa présentation, assez déroutant par son mélange dessins au crayon en noir et blanc (façon manga) et texte, une partie de l’histoire étant évoquée plus
que révélée par les dessins, l’autre par le texte, les uns complétant l'autre.
Le film reprend la même démarche
en faisant une large place aux images et laisse au spectateur le soin de les
relier entre elles. Pour souligner les différentes époques, les parties
concernant Rose (Millicent Simmonds[1])
sont en noir et blanc alors que celles relatives à Ben sont en couleurs. Pour
évoquer la surdité des enfants, le
réalisateur n’a pas hésité à remplacer les sons qu’ils ne perçoivent pas par de
grandes plages de silence, ce qui peut
aussi passablement désarçonner le spectateur.
Je crains que ce film,
esthétiquement magnifique, trouve difficilement son public car si l’on n’a pas
lu le roman, on risque de ne rien comprendre à cette histoire de destins croisés. Au bout de leur périple, les deux héros vont se retrouver et tout va s’éclaircir pour le spectateur.
Par de nombreux côtés, on
retrouve dans le film l’univers décalé d’Hugo Cabret, que j’avais beaucoup
aimé.
Le film a été présenté en
sélection officielle en avant-première le 18 mai 2017 au Festival de Cannes.
Hunger Games : La Révolte, partie
2 (Titre original : The
Hunger Games: Mockingay - Part 2) est un film américain de science-fiction
dystopique réalisé par Francis Lawrence, sorti en novembre 2015.
Cette adaptation du roman éponyme de Suzanne Collins, le troisième et dernier de la série, est divisée en deux parties à l'écran : Hunger Games : La Révolte 1ère partie (sorti le 19 novembre 2014) et Hunger Games : la Révolte - 2ème partie.
Le film se déroule après HungerGames : La Révolte -1ère partie qui était adapté du roman Hunger Games : Mockingjay publié en français sous le titre La Révolte.
Comme dans le cas des précédents,
aucun résumé n’est fait en début de film et on a intérêt, soit à avoir vu les
précédents films, soit à avoir lu les livres ou du moins, avoir bien présent les faits à l'esprit.
Rappel
Nous avions laissé Katniss Everdeen (Jennifer Lawrence) blessée
mais saine et sauve (du moins physiquement) lors de son exfiltration dans le
District 13, district censé avoir été annihilé des années plus tôt par le
Capitole. En réalité, le District 13 a survécu et développé
d'impressionnantes installations secrètes souterraines dans lesquelles ont été stockés des équipements
militaires de pointe destinés à renverser le Capitole et l'immonde président Snow (Donald Sutherland).
Lors de son arrivée au District
13, Katniss y avait retrouvé sa mère et sa sœur Prim (Willow Shields) ainsi que son ami d’enfance,
Gale (Liam Hemsworth), qui avaient échappé à la destruction du District 12. Haymitch
Abernathy (Woody Harrelson), Plutarch Heavensbee (Philip Seymour-Hoffman), l’ex-Haut Juge des jeux et Effie
Trincket (Elizabeth Banks), sa « préparatrice », tous passés à la résistance, les avaient aussi rejoints.
Katniss retrouve
aussi deux autres survivants des 75e Hunger Games, Finnick Odair (Sam Claflin) et Beetee
Latier), avec lesquels elle est devenue amie.
La présidente du District 13,
Alma Coin (Julianne Moore), une femme calculatrice à la personnalité glacée, demande à Katniss
de prendre la tête de la révolte en incarnant le Geai moqueur (Mockingjay). Mais, moralement
brisée et physiquement épuisée par ce qu’elle a vécu dans l’arène, Katniss
refuse, n’aspirant qu’à se reconstruire en compagnie de sa mère, de sa sœur et
de Gale. Mais, lorsqu'elle découvre les horreurs commises par le Capitole
contre les rebelles, notamment ceux du District 12 qui est son district
d’origine, elle change d'avis et finit par accepter de prendre la tête de la
révolte. Toutefois, avant de s'engager, elle exige de la présidente qu’une mission de secours soit envoyée pour libérer Peeta (Josh Hutcherson) et Johanna (Jena Malone), qui sont encore entre les griffes du président Snow.
Lorsque la mission revient avec
Peeta et Johanna, ceux-ci sont détruits physiquement et moralement par les
tortures qu’ils ont subies au Capitole. En effet, avec toute la cruauté et la
perversité dont il est capable, Snow a tout fait pour les briser et les retourner contre la résistance. Lorsque l’équipe de sauvetage les ramène,
Peeta, bien que très affaibli, fait preuve d’une haine incommensurable envers
Katniss et, lorsqu’ils sont confrontés pour la première fois, il lui saute à la
gorge et tente de l’étrangler. Dès lors, le District 13 le met en observation dans
une chambre sécurisée et Katniss n’est plus autorisé à le voir.
Le film
Lorsque le film commence,
Katniss est elle-même à l’infirmerie, tentant de se remettre des blessures que
lui a infligées Peeta et suivant des cours pour rééduquer ses cordes vocales gravement lésées lors de son agression.
Dès qu’elle est sur pied, Katniss
repart en mission avec une unité militaire du District 13. En théorie, elle ne doit pas prendre part au combat mais juste faire de la figuration sur un
film de propagande destiné à convaincre les autres districts de faire alliance avec le District 13. C’est cependant mal la connaître car, une fois sur le terrain, elle est rejointe par
ses amis Gale, Finnick et Johanna, avec l'intention de s'introduire dans le palais présidentiel et de tuer Snow. Peeta, bien que toujours sous surveillance à cause de ses réactions incontrôlables, les rejoint. Lors de cette mission suicide, dont
peu réchapperont, le président Snow
mettra sur leur route les pièges les plus horribles, prolongeant, à l’échelle du
Capitole, les diaboliques inventions des Hunger Games. L’épisode le plus atroce
sera celui où, ayant promis à la population la protection du Palais, il appelle les enfants de se regrouper devant les grilles du Palais en leur promettant la vie sauve et les fait bombarder par des bombes miniatures larguées par des parachutes de couleur. Cette
dernière horreur précipite sa chute et le Palais tombe sous les coups réunis de
la résistance mais aussi des Pacificateurs et de la population du Capitole qui a vu ses enfants
assassinés sous ses yeux. Lors de ce dramatique épisode, Prim qui s'était engagée comme infirmière pour secourir les blessés, est tuée sous les yeux de sa sœur.
Mais une fois au siège de la présidence, Katniss comprend quels sont les objectifs de la présidente Coin et elle la juge aussi dangereuse pour la liberté de Panem que l’avait
été Snow. Au lieu d’exécuter ce dernier devant toute la population de Panem rassemblée, elle dirige son tir contre la présidente Coin et la tue d'une flèche en plein coeur.
A la fin du film, on la
revoit dans un environnement agreste et apaisé, en compagnie de Peeta, jouant
avec les deux enfants qu’elle a eus avec lui. Quant à lui, Gale est resté au
Capitole où il occupe une haute fonction auprès du gouvernement militaire de
transition.
Mon opinion sur ce film
J’avais déjà trouvé excellent la
première partie de Hunger Games : La Révolte, partie 1. Cet ultime opus m'a paru encore plus réussi. Dans ce film, qui n'est pas exempt d'erreurs, la
préférence a été donnée aux dialogues, à l’intensité des situations et à la
complexité des personnages qui avait déjà largement évolué dans l'épisode précédent. On apprécie aussi l'évolution psychologique des personnages, plus
complexes, déchirés en permanence entre leurs sentiments profonds et ce qui doit être fait. Dans cette adaptation, on retrouve la sobriété et l'immédiateté du style des romans, qui m'avait un peu désarçonné au début. Le
jeu des personnages est tout en retenue, leurs costumes, des uniformes militaires uniformément
gris sont fonctionnels et austères, les effets spéciaux sont limités et les images de synthèse, dont on n'ignore pas qu'elles sont
omniprésentes tout au long du film, savent se faire oublier (à part dans l’épisode de
l’attaque des mutants dans les égouts qui s'étire en longueur et aurait pu être coupée des 2/3). Quant à la bande son (de James Newton Howard qui avait déjà composé celle des films précédents) elle soutient bien les images sans s'imposer.
Je ne doute pas cependant que certains
spectateurs, tellement habitués aux excès des blockbusters, critiqueront cette
sobriété que, personnellement, j'apprécie et qu’ils vont reprocher au réalisateur ce qu’ils considéreront comme un
manque d’action, ce qui serait totalement injustifié. Avec le film précédent,
on était déjà passé du film pour ados au film pour adultes.
Quant aux acteurs, j’avais déjà
apprécié l’évolution du jeu de Jennifer Lawrence dans le film précédent. Elle
se révèle cette fois dans toute sa maturité. Je ne reviendrai pas su ce que j’ai
dit dans ma critique de la première partie sur les autres acteurs : Donald
Sutherland incarne encore à la perfection le méchant au sommet de son
ignominie, Philip Seymour Hoffman, dont on sait qu’il est décédé au début du tournage,
est toujours aussi excellent. Mais je n’ai pas changé d’opinion en ce qui
concerne Julianne Moore, qui est certes dans son rôle puisqu’elle incarne un
personnage aveuglé par le goût du pouvoir qui a su faire taire en elle tout
sentiment humain. J’aimerais cependant être sûr qu’elle joue bien un personnage !
On retrouve malgré tout avec plaisir cette fois Elizabeth Banks, la flamboyante
Effie Trinket des précédents Hunger Games. Elle est moins effacée que dans le
précédent film et a retrouvé un peu de sa flamboyance.