Ce blog est consacré au cinéma et aux séries TV. J'y traite principalement des films et des séries que j'aime mais je me réserve aussi le droit d'en critiquer certains.
Un p'tit truc en plus
est une comédie française réalisée par Artus et sortie en 2024. Il
s'agit du premier long métrage réalisé et écrit par l’humoriste.
Résumé
Quand le film commence Paulo (Artus)
et son père surnommé « La Fraise » (Clovis Cornillac) sont en train de
commettre un casse dans une bijouterie. Pour échapper à la police, ils montent
dans un car qui emmène des handicapés en vacances dans le Vercors.
Alice (Alice Belaïdi), la
responsable du centre, qui attendait un handicapé retardataire du nom de Sylvain,
croit que Paulo est celui qu’elle attendait. Paulo (sous le nom de Sylvain)
monte alors dans le car, accompagné par La Fraise qui se fait passer pour son
accompagnateur. À la suite d’une confusion,
les pensionnaires renommeront La Fraise « Orpi ».
Arrivés sur place, Alice apprend
que le propriétaire du gîte a décidé d’augmenter le loyer pour l’année suivante
et qu’elle sera obligée de renoncer à y retourner alors que les pensionnaires y
sont très attachés. Parallèlement, elle se débat avec un problème personnel,
tiraillée entre partir avec son copain qui veut s’expatrier aux USA ou rester
avec ses pensionnaires auxquels elle est très attachée. Les essais de Paulo
(connu maintenant sous le nom de Sylvain) pour se faire passer pour un
handicapé, s’ils trompent les encadrants, sont vite battus en brèche par les
handicapés eux-mêmes. Quant à La Fraise, devenu Orpi, il accepte de jouer le
rôle d’un éducateur en attendant de trouver une solution à leur cavale.
Méprisant tour d’abord pour ces
handicapés, Paulo et La Fraise finissent par les apprécier. Inversement, ils
sont acceptés par les pensionnaires.
Distribution
·Marc Riso : Marc
·Céline Groussard : Céline
·Gad Abecassis : Gad
·Ludovic Boul : Ludovic
·Stanislas Carmont : Alexandre
·Marie Colin : Marie
·Thibaut Conan : Thibaut
·Mayane-Sarah El Baze : Mayanne
·Théophile Leroy : Baptiste
·Arnaud Toupense : Arnaud
·Sofian Ribes : Soso
·Boris Pitoeff : Boris
·Benjamin Vandewalle : le vrai Sylvain
Mon opinion
Ce film est peut-être une comédie sans
prétention mais il fait du bien, à l’instar d’Intouchables ou de Hors
normesqui traitaient, l’un, de handicap physique, l’autre de handicap
mental. Mais, à la différence d’Intouchable où François Cluzet jouait
(avec talent) un handicapé qu’il n’était pas ou dans de nombreux autres films
par ailleurs réussis (plusieurs bons films sur l’autisme comme Le cerveau d’Hugo, Sam I am Sam, Simple ou les magnifiques Rain man et Forrest Gump, pour ne citer que ceux-là), ce sont des acteurs qui jouent
le rôle de handicapés. C’est pourquoi on doit féliciter Artus d’avoir « osé »
(le mot est justifié) mettre en scène de véritables handicapés avec leurs faiblesses,
mais surtout à nous avoir montré leur « P’tit truc en plus », leur
gentillesse, leur force, leur joie de vivre, leur sens de l’humour et… leur
intelligence.
J’ai eu la surprise, moi qui vais beaucoup au cinéma,
de trouver pour une fois une salle pleine, avec des spectateurs de tout âge et
de toutes conditions, et nous avons tous ri aux situations cocasses et aux dialogues
du film. Depuis, j’ai appris que le film avait, en 15 jours de programmation,
dépassé les deux millions d’entrées, et qu’il était même en tête du box-office,
loin devant des films pourtant à l’affiche depuis plus longtemps que lui. Bravo Artus qui s’est vu refuser, pour lui et
ses comédiens « handicapés » d’être habillé, comme les « stars
du tapis rouge » par les grandes marques de luxe. Telerama aussi a
fait la fine bouche. Gageons que tous, devant le succès public du film,
changeront vite. Bravo à la région Auvergne Rhône-Alpes d'avoir aidé le film à se réaliser dans les très beaux paysages du Vercors et de St. Laurent-en-Royans.
Sur les chemins noirs
est un film français réalisé par Denis Imbert, sorti en 2023. Il s'agit
de l'adaptation du récit autobiographique du même nom de l’écrivain-explorateur
Sylvain Tesson.
Résumé
Pierre (Jean Dujardin)
fête la sortie de son dernier livre lors d’une soirée arrosée. Ivre, il veut
épater son éditeur en passant par le balcon de sa chambre d’hôtel et il tombe
huit mètres plus bas et s’écrase sur le goudron. Gravement blessé, à la tête, au
thorax, aux jambes et à la colonne vertébrale, il pense ne jamais pouvoir
remarcher et se fait la promesse que, s’il s’en sort, il traversera la France,
du sud-est à l’ouest en prenant les « chemins noirs », des chemins non-balisés, des chemins de traverse...
Le film raconte ce difficile
« road-movie », des Alpes-Maritimes à la Manche, pendant lequel
l’écrivain se reconstruit en surmontant ses difficultés physiques.
Mon opinion
J’avais entendu plusieurs
interviews de Jean Dujardin parler de ce film qui m’avait donné envie de
le voir. Moi qui ai marché jusqu’à St. Jacques-de-Compostelle, je pensais y
retrouver certaines des impressions que j’y ai ressenties. Or, la sauce ne
prend pas. Cette succession de belles images n’est pas suffisante pour faire un
bon film. Est-ce dû au choix de
l’acteur, au montage erratique, au sujet, aux textes verbeux - qui sont ceux de Sylvain Tesson - dont nous
accompagne cette errance ?... Je ne sais pas, mais ça ne fonctionne pas. On
reste extérieur aux états d’âme du héros. Les quelques rencontres qui auraient
pu donner lieu à des échanges intéressants (celle avec le jeune Dylan) ne sont
pas exploitées comme elles auraient pu l’être. L’ensemble dégage de l’ennui et,
malgré la remarquable prestation de Jean Dujardin, on s’ennuie,
attendant avec impatience la fin d’un film qui n’est pourtant pas très long (93
petites minutes).
Lycée Toulouse-Lautrec
est une mini-série télévisée franco-belge en 6 épisodes réalisée par Fanny
Riedberger, Nicolas Cuche et Stéphanie Murat sur une idée originale
de Fanny Riedberger et Justine Planchon, et diffusée en Belgique
sur La Une à partir du 29 décembre 2022 et en France sur TF1 à partir du 9
janvier 2023.
Cette fiction est une
coproduction de Habanita Federation (filiale du groupe Federation
Studios), TF1, Be-FILMS et la RTBF (télévision belge), avec la
participation de la Radio télévision suisse (RTS).
Elle a reçu le prix de la
meilleure série 52 minutes au Festival de la fiction TV de La Rochelle 2022.
Présentation
À la suite du divorce de ses
parents, Victoire (Chine Thybaut) doit changer de ville, de vie et de
lycée.
Son frère Théo (Adrien Casse),
épileptique depuis un grave accident survenu dans son enfance, fait l'objet de
toutes les attentions de sa famille et Victoire doit le suivre et intégrer le
lycée Toulouse Lautrec, un établissement pour élèves en situation de handicap
qui accueille également des élèves valides.
À contre-cœur, l'adolescente se
voit nommée "référente" de Marie-Antoinette (Ness Merad), une
jeune fille tétraplégique en fauteuil roulant qu'elle doit seconder et
accompagner partout, jusqu'aux toilettes.
Après avoir diffusé une vidéo
insultante sur les réseaux sociaux, Victoire devient la bête noire du lycée et
il lui est très difficile de s'intégrer.
Mais Victoire va peu à peu
dépasser ses préjugés et développer une vraie complicité avec Marie-Antoinette,
Charlie (Juliette Halloy), Roxana (Aminthe Audiard), Corto (Max
Bayssette de Malglaive), Reda (Adil Dehbi), Hugo (Nolann Duriez),
Maëlle (Margaux Lenot) et Jean-Philippe (Hippolyte Zaremba),
Jules (Abraham Wappler), le fils du proviseur.
Dans la distribution, on trouve
aussi :
·Stéphane De Groodt : le proviseur
Stéphane Feuillate
·Valérie Karsenti : Mme Lespic, l'adjointe
du proviseur
·Joséphine Draï : Fanny Bayle, la
psychologue
·Bérangère McNeese : Mme Janin, la
professeure de musique
·Rayane Bensetti : Khaled (surveillant)
·Bruno Salomone : le docteur Ramzilag
Mon opinion
Cette nouvelle création de TF1
s’inscrit dans la veine de séries comme Les bracelets rougesouHandigang. Le handicap y est traité sans apitoiement et comme il
devrait toujours l’être : un fait avec lequel il faut « faire avec ».
J’ai beaucoup aimé les épisodes que j’ai vus de cette série. Inspirée de faits
réels, le Lycée Toulouse-Lautrec, premier internat en France dédié à
l'intégration des élèves en situation de handicap, situé à Vaucresson, dans les
Hauts-de-Seine, près de Paris, la série met en scène de véritables handicapés,
dont certains sont gravement atteints par la maladie, mais restent des
adolescents rieurs, chahuteurs, pleins de vitalité et d’optimisme : des
ados, quoi !
Théo Curin, né le 20 avril
2000 à Lunéville en Meurthe-et-Moselle, est un nageur handisport, conférencier,
chroniqueur, mannequin et acteur français.
Biographie
À l'âge de six ans, il contracte
une méningite à méningocoque de type C compliquée d'un purpura fulminans qui
entraîne l'amputation de ses quatre membres. Après deux ans de rééducation, il réapprend à manger et à marcher avec des
prothèses.
Sa rencontre avec Philippe
Croizon, amputé lui aussi des quatre membres et athlète à records qui vient de
réussir la Traversée de la Manche à la nage, le pousse à commencer la natation
alors qu’il a une phobie de l'eau. La pratique de la natation l’aide à surmonter
son handicap.
A 13 ans, il intègre le pôle
France handisport de natation à Vichy et participe à ses premiers championnats
de France. Évoluant dans la catégorie S5, il devient très vite l’un des grands
espoirs français de la natation handisport. Sa carrière au niveau international
débute en 2015 avec l'équipe de France lors des championnats du monde de
natation handisport 2015 à Glasgow au Royaume-Uni. Il s'illustre avec son
premier podium international avec une médaille d'argent sur 200 m nage libre
aux championnats d'Europe de natation handisport 2016 à Funchal au Portugal. Benjamin
de l'équipe de France aux Jeux paralympiques de Rio, il termine au pied du
podium sur le 200 m nage libre.
Après le report d'un an des Jeux
paralympiques de Tokyo à cause de la pandémie de Covid-19 et les changements de
classification de handicap dans sa catégorie, il se lance un autre défi :
traverser à la nage le lac Titicaca sur 122 km en compagnie de l’ancienne
nageuse Malia Metella et l'activiste écologiste Matthieu Witvoet.
En novembre 2021, le trio réussit la traversée à la nage du lac Titicaca en 11
jours entre la Bolivie et le Pérou.
Carrière médiatique
Depuis 2017, Théo Curin
joue le rôle de Théo dans la série télévisée Vestiaires diffusée
sur France 2 qui met en scène des handicapés. En 2019, il devient l'égérie de
la marque Biotherm. La même année, il devient chroniqueur dans Le Magazine de
la santé, sur France 5, aux côtés de Marina Carrère d’Encausse et de Michel
Cymes.
Durant les Jeux olympiques 2020 à
Tokyo, il est consultant pour Eurosport et commente les épreuves de nage en eau
libre.
À partir de 2021, il devient
chroniqueur sur Virgin Radio, au côté d'Amandine Petit, dans
l'émission de Robin Bernaud : "La Team Virgin Radio".
En 2022, Lacoste dévoile une
collection à son nom, travaillée en collaboration avec lui, adaptée aux Après
une première expérience d'acteur dans Vestiaires, une émission
qui met en scène des handicapés sur France 2, Théo Curin joue dans trente
épisodes dans la série Plus belle la vie.
On vient de le découvrir dans le rôle
principal, celui de Sam, dans l’émouvant téléfilm Handigang, diffusé
sur TF1 le 2 mai 2022, aux côtés d’Alessandra Sublet. Après la diffusion
du téléfilm, un documentaire lui était entièrement consacré.
Handigang est un
téléfilm français en deux parties réalisé par Stéphanie Pillonca,
diffusé en 2022. Le film a été diffusé sur TF1 le lundi 2 mai 2022.
Il s'agit de l'adaptation du
roman Handi-Gang de Cara Zina (éditions Libertalia, 2017). Le
téléfilm a été sélectionné et projeté le 10 février 2022 au Festival TV de
Luchon, où il a reçu le prix « Émotion du festival » – Excellence pyrénéenne
pour l'ensemble des jeunes comédiens.
Résumé
Sam, 17 ans (Théo Curin), vit
avec sa mère, Nina (Alessandra Sublet), qui l’a élevé seul. Amputé des quatre
membres à l’âge de 6 ans à la suite d’une grave maladie, Sam mène une vie aussi
normale que possible. Malgré son terrible handicap qui l’oblige à se déplacer
en fauteuil roulant, Sam est un garçon optimiste et joyeux ; Il va au
lycée et est prêt à passer son bac. Lorsque Vincent (Arthur Legrand), un
adolescent rebelle atteint de mucoviscidose, arrive en cours d'année dans sa
classe, Sam se rend brusquement compte qu’il est temps de réveiller les
consciences et de bousculer une société qui ignore superbement le handicap et n’applique
pas la loi obligeant à aménager l’espace public pour faciliter la vie des
handicapés, datant pourtant de près de 20 ans ! Grâce à son charisme, Vincent
et lui mettent en place des actions de plus en plus spectaculaires pour que les
institutions publiques les intègrent et assument leur singularité.
Mon opinion
Nous avions salué la belle réussite
desBracelets rouges qui décrivait avec humour et optimisme le
quotidien de jeunes malades hospitalisés. Handigang aborde, dans le même
esprit, celui de jeunes adultes handicapés confrontés aux difficultés de la vie
dans une société qui ne fait pas ce qu’elle devrait faire pour les intégrer. L’acteur
principal de ce superbe téléfilm est Théo Curin, quadri-amputé à l’âge
de 6 ans à la suite d’une méningite foudroyante, qui a réussi, à force de
volonté, à devenir champion paralympique de natation et qui a fait parler de
lui, à l’automne 2021, en ayant tenté et réussi l’exploit de traverser à la
nage le Lac Titicaca (122 km avec une température de l’eau de 10° avec une
altitude de 3812 m). Ce film était suivi d’un reportage sur la vie de ce lumineux athlète depuis son enfance jusqu’à maintenant. Le téléfilm et le reportage nous
ont montré un jeune homme qui devrait être un exemple, non seulement pour les
handicapés qui se laisseraient aller au désespoir, mais pour chacun d’entre
nous, valides ou pas : une magnifique leçon de vie !
Apprendre à t'aimer
est un téléfilm français en 2 épisodes réalisé par Stéphanie Pillonca et
diffusé le 8 septembre 2020 sur M6. Il a été rediffusé sur M6 le 15 février
2022 et on peut le revoir en replay sur 6 Play. Le téléfilm aborde le sujet
d'un couple dont le bébé est porteur de la trisomie 21.
Résumé
Franck (Ary Abittan) et
Cécile (Julie de Bona) sont tout à leur bonheur car Cécile est enceinte
et ils attendent cet enfant avec joie. Malheureusement, lors de l’accouchement,
il s’avère que la petite Sarah est porteuse du gène de la trisomie 21 qui n’a
pas été dépistée lors de la grossesse. Franck, qui est entraîneur d’une équipe
de judo amateur, fuit ses responsabilités, laissant Cécile faire face toute
seule aux multiples problèmes auxquels est confronté un bébé trisomique. Devant
les difficultés, les deux époux s’éloignent peu à peu jusqu’à ce que Cécile, à
bout de nerfs, décide de laisser Sarah à la garde de Franck. Mais cela ne
suffit pas au couple à se rapprocher. Ce n’est que lorsque Franck assiste à une
compétition de judo gagnée par un garçon trisomique que sa fille pourra un jour
s’épanouir malgré son handicap. Il commence alors à s’impliquer davantage dans
l’éducation de Sarah. Il assiste ensuite à un spectacle de danse organisé par l’école
où les trisomiques participent et il est ému aux larmes par leur performance.
Après que Sarah a dû être opérée
pour une malformation cardiaque, il se rapproche définitivement de sa femme. Il
ne se voit plus désormais accepter la mirifique proposition professionnelle d’un
recruteur et choisit de rester aux côtés de sa femme et de sa fille.
A la fin, on le voit entraîner
une équipe de judokas trisomiques.
Mon opinion
Magnifique film traité sans
pathos et même avec un certain humour sur un handicap qui touche près de 50 000
personnes en France. A voir absolument !
The Road Within est une
comédie dramatique américaine écrite et réalisée par Gren Wells, sortie en 2014. Il s'agit du remake américain du film
allemand Vincent, ses amis et sa mer de Ralf Huettner, sorti en 2010.
Présentation
Vincent (Robert Sheehan) est atteint du syndrome de Gilles de La Tourette.
Après la mort de sa mère, son père, un homme politique avec qui il entretient
des rapports difficiles, décide de l'envoyer dans une clinique spécialisée pour
qu'il ne soit pas un obstacle à sa carrière.
A la clinique, Vincent partage sa
chambre avec Alex (Dev Patel), qui
est atteint de TOC et ne supporte pas son intrusion dans son intimité.
Il fait aussi la connaissance de
Marie (Zoë Kravitz), anorexique et
révoltée contre la société. Une idylle nait entre les adolescents et ils
décident de s’enfuir, entraînant avec eux, contre son gré, Alex. Les trois jeunes
gens s'embarquent dans un road-movie qui doit les conduire jusqu’à la côte
californienne où Vincent a décidé de répandre les cendres de sa mère.
Dans leur fuite, ils sont
poursuivis par leur psychiatre, le Dr. Mia Rose (Kyra Sedgwick, célèbre pour son rôle d’avocate dans la série Aly
McBeal et d’inspectrice dans The Closer) et par le père psycho-rigide
de Vincent, Robert.
Mon opinion sur ce film
J’ai vu ce film lors de sa
diffusion hier soir (22/1/2019) sur RMC Story. Il s’agit d’une comédie où les situations cocasses déclenchent le rire mais l’émotion est constamment au rendez-vous,
en particulier vers la conclusion dramatique du film. Les jeunes acteurs sont très crédibles dans leur rôle respectif mais ma préférence va à Robert Sheehanpour son interprétation remarquable, qui ne tombe jamais dans la caricature, de Vincent. Les somptueux paysages du Parc National de Yosemite et de la côte californienne ajoutent à la réussite de ce film.
Chrissy Metz est une actrice américaine, surtout connue pour ses
rôles dans des séries américaines. Elle est l'interprète de Kate Pearson dans This Is Us, de Chunk dans Earl, et de Barbara/Ima Wiggles dans
American
Horror Story: Freak Show.
Biographie
Chrissy Metz naît le 29 septembre 1980, et grandit à Homestead, en
Floride. Elle passe une partie de son enfance au Japon, son père étant dans la
Marine américaine. Elle a vécu plus tard à Gainesville, en Floride.
Après le départ de son père
biologique alors qu’elle avait 8 ans, sa mère s’est remariée mais son beau-père
ne supportant pas l'aspect physique de Chrissy, leurs relations deviennent
conflictuelles s’aggravant à l'adolescence. Elle raconte cette partie difficile
de sa vie dans un livre dont le titre est un rappel de la série qui l’a rendue
célèbre : This is Me (Ceci est moi).
Sa performance dans This Is Us
lui vaut une nomination aux 74e Golden Globe Awards, dans la catégorie de
meilleure actrice dans un second rôle dans une série, une mini-série ou un
téléfilm. En outre, Chrissy Metz est également chanteuse dans son groupe, nommé
Chrissy and The Vapors.
Témoignage
Star de This is Us depuis un peu
plus d'un an, Chrissy Metz raconte
sa vie et surtout son enfance difficile, dans un livre confession, intitulé This is Me. Elle y parle de pauvreté et
surtout des violences physiques et morales infligées par son beau-père, à
l'époque.
En effet, Chrissy Metz raconte que son père est parti lorsqu'elle avait 8 ans
et sa mère s'est remariée quelques années après avec Trigger, qui est donc
devenu son beau-père. Lui avait déjà un enfant issu d'une première union et
avec la mère de l'actrice, ils ont eu ensuite une fille, Abigail.
"Trigger aimait ses deux enfants biologiques et tolérait Morgana
(l'autre demi-sœur de Chrissy Metz). Moi, pas vraiment. Ma mère était toujours
au travail, donc elle ne voyait pas comment il me traitait. Mon corps semblait
l'offenser, mais il ne pouvait pas s'empêcher de me dévisager, surtout quand je
mangeais. Il disait en blaguant qu'il allait mettre un cadenas sur le
frigo" raconte--t-elle dans son livre, citée par EW. "Nous avions
manqué de nourriture pendant si longtemps que, quand on en avait, j'avais
l'impression qu'il fallait que je mange avant qu'elle ne disparaisse. La
nourriture, c'était mon seul bonheur."
"Et c'est ainsi que j'ai commencé à manger en cachette. Je me
levais au milieu de la nuit et je mangeais. Je faufilais de la nourriture dans
la salle de bain. Cookies, chips. Des choses que je pourrais manger aussi vite
que possible pour éviter de me faire repérer. Des choses qui me donneraient un
bref bonheur et de l'engourdissement."
(…) Et quand la fillette est
devenue une adolescente, les choses ont empiré : "Quand j'avais quatorze ans, Trigger a commencé à me peser",
écrit Metz. "Il prenait la balance
de la salle de bain et la jetait fort sur le sol de la cuisine en criant : « Eh
bien, vas-y, putain!» Regarde ça !"
"À chaque fois, il criait. Je faisais alors quelque chose comme 65
kilos, quand mes amies en faisaient 40 ou 50. Alors il me demandait sans cesse
pourquoi j'étais si grosse... Quand je regarde des photos de moi à cette
époque, je me dis que je serais ravie d'avoir cette taille aujourd'hui. Mais je
pensais que j'étais énorme. À ce moment-là, les coups ont dégénéré..."
(…)
C'est en tout cas pour oublier
ses malheurs que la star de This is Us a commencé à faire de la
comédie. "Nous traversons tous des
choses. Et je crois vraiment que tout ce qui m'est arrivé est arrivé pour une
bonne raison. J'ai appris de belles leçons dans tout ça."
Extrait de « Les confessions poignantes de la star de This is Us, Chrissy
Metz » par Charles Martin (www.premiere.fr)
Filmographie
Cinéma
Loveless in Los Angeles (2007)
News Movie (2008)
Télévision
Entourage – 1 épisode (2005)
All of Us (en) – 1 épisode (2005)
Earl – 1 épisode (2008)
Solving Charlie – Téléfilm (2009)
Huge (en) – 1 épisode (2010)
American Horror Story: Freak Show – 5 épisodes
(2014-2015)
This Is Us est une série télévisée américaine créée par Dan Fogelman et diffusée depuis le 20
septembre 2016 sur le réseau NBC et en simultané sur le réseau CTV4 au Canada. En
France, la série a été diffusée en version originale sous-titrée en octobre 2016 sur Canal+ Séries et dès le 24 janvier 2018 sur 6ter. Le DVD de la saison 1
est paru.
Présentation
La série est ce qu'il est convenu d'appeler une "série chorale" qui suit les enfants d’une même famille, Kevin, Kate et Randall, et celle de leurs
parents, Jack et Rebecca
Pearson, à des époques différentes de leurs vies[1]. Elle se déroule entre les années 80 et de nos jours.
Kevin et
Kate sont les deux membres survivants d’une fratrie de triplés conçus pendant
le déroulement du Super Bowl XIV (October 1980). Après avoir perdu leur
3ème bébé, Jack et Rebecca décident d’adopter Randall, un enfant noir né le
même jour que leurs propres enfants et abandonné par son père biologique devant une caserne de pompiers. On
désigne généralement la fratrie sous le nom de « The Big Three ».
Les épisodes montrent alternativement des scènes du présent (2016-2018)
et des flashbacks se déroulant dans les années 80, 90 et 1995-1997.
La plupart des scènes se déroulent à Pittsburgh mais aussi, lorsque les enfants sont devenus adultes, à Los Angeles et à New York.
Distribution
Milo Ventimiglia (dans
le rôle de Jack Pearson, le mari de Rebecca et le père biologique de Kate et Kevin, et
père adoptif de Randall)
Mandy Moore (Rebecca Pearson, l'épouse de Jack et mère biologique de Kevin et Kate)
Susan Kelechi Watson
(Beth Pearson, l’épouse de Randall adulte et la mère de Tess et d' Annie)
Chris Sullivan (Toby
Damon, le petit-ami de Kate)
Ron Cephas Jones (William
H. "Shakespeare" Hill, le père biologique de Randall qui l’a
abandonné bébé)
Jon Huertas (Miguel
Rivas, le meilleur ami de Jack et deuxième époux de Rebecca)
Mon opinion sur cette série
Pas toujours facile à suivre à cause de son procédé de flash-backs, cette série est en tout point remarquable car elle ose aborder, sans tabous, les problèmes du racisme et de l'obésité. L'actrice qui joue le rôle de Kate, Chrissy Metz, est réellement obèse depuis l'enfance. La série aborde la question du surpoids qui touche tant d'Américains et commence à être un véritable problème de santé publique en Europe, avec une liberté et un humour admirables. Les autres sujets (le racisme, y compris au sein de la famille, la drogue, la maladie...) sont aussi traités avec beaucoup d'intelligence.
Dans le même esprit, vous pouvez aussi être intéressés par :
[1] On
trouvait un peu le même procédé - mais dans un contexte bien différent - dans la minisérie de SF Taken (Disparition),
produite par Leslie Bohem et Steven Spielberg (2002), qui suivait à différentes
générations, plusieurs familles victimes d’enlèvements extra-terrestres.
Patients est un film
français réalisée par Grand Corps Malade
et Mehdi Idir, sortie en 2017. Il
s'agit de l'adaptation du roman autobiographique du même nom du slameur Grand Corps Malade (de son vrai nom Fabien
Marsaud), dans lequel il raconte les circonstances de son accident et la
rééducation qui lui a permis de remarcher.
Résumé
Benjamin « Ben » (Pablo Pauly) est amené à l’hôpital
tétraplégique après s’être brisé une cervicale en plongeant dans une piscine.
Les premières images nous
montrent le plafond de l’hôpital qui défile alors qu’on transporte un corps sur
une civière. Puis l’on voit le visage des soignants qui se penchent sur lui et
enfin son installation dans une chambre qu’il partage avec un autre patient.
Ben, « tétraplégique
incomplet », selon la terminologie médicale, est au début de son
hospitalisation, totalement paralysé, sous assistance respiratoire et nourri
par sonde gastrique. Le pondre mouvement lui est impossible et il dépend des autres pour chaque acte de sa vie.
Mais peu à peu, grâce à sa volonté et à son sens de l'humour, ses facultés reviennent :
il bouge un orteil puis une main. La difficile rééducation durera un an au cours duquel
Ben se fera des amis parmi les autres patients aux parcours différents, certains qui ne remarcheront jamais (Farid,
Toussaint, Samia, Steeve, Samir).
Le film a été tourné pendant sept
semaines au centre de réadaptation avec soins de suite spécialisés de Coubert
dans le département de Seine-et-Marne.
La musique originale du film a
été composée par Angelo Foley.
L'album contient par ailleurs des titres de Grand Corps Malade (qui slame sur le générique de fin), des
extraits du film ainsi que le Prélude No. 4 en mi mineur de Frédéric Chopin. Ce
morceau a été par ailleurs samplé par le Suprême NTM pour le titre That's My People, qui apparaît dans le
film.
Distribution
Tous les acteurs sont remarquables, à commencer par ceux qui jouent le rôle du petit groupe de copains qui entourent Ben avec une mention spéciale pour Soufiane Guerrab (Farid) et Franck Falise (Steeve).
Pablo Pauly : Benjamin, « Ben »
Soufiane Guerrab : Farid
Moussa Mansaly : Toussaint
Nailia Harzoune : Samia
Franck Falise : Steeve
Samir El Bidadi : Samir
Rabah Nait Oufella : Eddy, le
blessé par balle
Yannick Renier : François, le
kiné
Alban Ivanov : Jean-Marie,
l'infirmier
Anne Benoît : Christiane,
l'infirmière
Côme Levin : Éric
Florence Muller : la mère de Ben
Xavier Mathieu : le père de Ben
Valérie Even : la psychologue
Dominique Blanc : Docteur
Challes, la directrice du centre
Mon opinion sur ce film
« Patients est l'histoire
d'une renaissance, d'un voyage chaotique fait de victoires et de défaites, de
larmes et d’éclats de rire, mais surtout de rencontres »(Allociné). N’ayez
pas peur d’aller voir ce film, qui est une magnifique ode à la vie et vous donnera la pêche.
Wonder est un film
dramatique américain coécrit et réalisé par Stephen Chbosky*, sorti en 2017. Il s’agit de l’adaptation du roman du
même nom de R. J. Palacio (2012).
Résumé
August « Auggie » Pullman (Jacob Tremblay) est un garçon de 10 ans
né avec une maladie génétique appelée syndrome de Treacher Collins qui provoque
une malformation du visage. Pendant ses 10 premières années, il a subi 27
opérations chirurgicales. C'est sa mère Isabel (Julia Roberts) qui a assuré son éducation à la maison. Enfant
intelligent et passionné par les sciences et surtout l’espace, il se prépare à
intégrer sa première année de middle school (équivalent en France du CM2 ou de
la première année de collège) dans une école privée de son quartier. Auggie et
sa famille appréhendent grandement ce moment, craignant que les autres élèves
ne le stigmatisent, en dépit du soutien du principal de l'école, Mr Touchman (Mandy Patinkin). Peu avant la rentrée, sa
mère emmène Auggie visiter l'école en compagnie de trois autres élèves : si
Julian (Bryce Geishar) se montre
désagréable, Charlotte (Elle McKinnon)
et surtout Jack se montrent plus amicaux. Avec l'aide de ses parents (Julia Roberts et Owen Wilson) et de sa sœur Olivia « Via » (Izabela Vidovic), il doit surmonter
moqueries, mises à l'écart et méchancetés d'autres élèves, mais réussira à se
faire accepter.
Le film adopte principalement le
point de vue du petit Auggie, mais aussi, ponctuellement, le point de vue de
trois autres personnages principaux : sa sœur, celle de Miranda (Danielle Rose Russell), la meilleure
amie de cette dernière, et celle de Jack (Noah
Jupe), qui deviendra son meilleur ami.
Mon opinion sur ce film
Au vu du synopsis, j’avais hésité
à aller voir ce film. Je ne le regrette pourtant pas car il est magnifique du
début à la fin. Julia Roberts y apparaît tellement sans apprêt qu’on a du mal à
la reconnaître. Les jeunes acteurs qui entourent Auggie sont époustouflants de
justesse et de naturel. Quant à Jacob Tremblay, le jeune acteur canadien qui
joue le rôle principal (et ne souffre, heureusement d'aucune déformation faciale), il est tout bonnement magnifique. Ce film est porteur d’une belle leçon de courage et d’optimisme.
Notes additives : - Stephen Chbosky est aussi le réalisateur de la série de SF Jericho. - Dans la réalité, le jeune acteur Jacob Tremblay ne souffre d'aucun handicap. Dans le même esprit, vous pouvez voir :
Le Musée des Merveilles
(Wonderstruck, littéralement « émerveillé ») est un film américain réalisé par Todd Haynes, sorti en 2017 à partir du
roman Wonderstruckde Brian Selznick,
publié en 2011.
Résumé
Comme dans le roman dessiné de Brian Selznick, le film suit en
parallèle deux héros sourds, Ben et Rose, venus de deux époques différentes qui
cherchent à retrouver l’un son père, l’autre sa mère.
La première histoire se déroule en
1977. Ben (Oakes Fegley), rendu sourd par la foudre, quitte la petite ville du
Minesotta où il habite pour se rendre à New York sur la base d’un marque-page échappé
d’un vieux livre intitulé Wonderstruck
trouvé dans les affaires de sa mère décédée dans un accident de voiture.
La seconde histoire est celle de
Rose et se déroule à New York en 1927. La petite fille, sourde de naissance, est tenue enfermée dans la maison de son oncle (ou de son père ?) De sa fenêtre, elle voit Manhattan et crée une maquette de la ville. Elle s'enfuit pour retrouver sa mère, actrice (Julianne Moore), actrice à Broadway et se réfugie chez son frère Walter (Cory Michael Smith).
Mon opinion sur ce film
Si avant d’aller voir le film je
n’avais pas lu le livre, je pense que je n’aurais pas compris grand-chose à l’histoire.
En effet, le livre lui-même est déjà, de par sa présentation, assez déroutant par son mélange dessins au crayon en noir et blanc (façon manga) et texte, une partie de l’histoire étant évoquée plus
que révélée par les dessins, l’autre par le texte, les uns complétant l'autre.
Le film reprend la même démarche
en faisant une large place aux images et laisse au spectateur le soin de les
relier entre elles. Pour souligner les différentes époques, les parties
concernant Rose (Millicent Simmonds[1])
sont en noir et blanc alors que celles relatives à Ben sont en couleurs. Pour
évoquer la surdité des enfants, le
réalisateur n’a pas hésité à remplacer les sons qu’ils ne perçoivent pas par de
grandes plages de silence, ce qui peut
aussi passablement désarçonner le spectateur.
Je crains que ce film,
esthétiquement magnifique, trouve difficilement son public car si l’on n’a pas
lu le roman, on risque de ne rien comprendre à cette histoire de destins croisés. Au bout de leur périple, les deux héros vont se retrouver et tout va s’éclaircir pour le spectateur.
Par de nombreux côtés, on
retrouve dans le film l’univers décalé d’Hugo Cabret, que j’avais beaucoup
aimé.
Le film a été présenté en
sélection officielle en avant-première le 18 mai 2017 au Festival de Cannes.
Les Yeux de l'amitié (Titre original : If
I Had Wings = Si j'avais des ailes) est un film canadien réalisé par Allan Harmon et diffusé en 2013.
Résumé
Alex Taylor (Richard Harmon) a dix-sept ans et rêve de courir pour l'équipe de
cross-country de son lycée. Malheureusement, ses rêves sont hors de sa portée
car, suite à une maladie contractée alors qu'il avait deux ans, il a perdu l'usage de la vue. Cependant, il vit dans une famille aimante et il est d'un caractère combatif. Sa passion est la course. Alex s'entraîne avec
son père, Geoff, jusqu'au jour où ce dernier n'arrive plus à suivre son fils. Il
doit donc lui trouver un partenaire de son âge et de son niveau pour qu'il puisse intégrer l'équipe du lycée.
Geoff, qui est conseiller d'insertion et de probation le trouve en la personne de Brad Coleman (Jared Brandt Bartlett), un des camarades d'Alex, qui est aussi un petit voyou et s'est fait prendre en train de commettre un vol. Comme il accumule, depuis des années, des comportements répréhensibles, cette dernière incartade risque de le conduire cette fois directement en prison. Comme Geoff sait que Brad est au fond un brave garçon, pour lui éviter une condamnation qui le perdrait à tout jamais, Geoff lui propose
de devenir le guide d’aveugle de son fils. Il parvient à convaincre le juge et la coach bien qu'elle ait eu, par le passé, maille à partir avec l'adolescent.
La première rencontre entre Brad et Alex n'est pas facile car Brad est un écorché vif et répond par la violence dès qu'il se croit agressé.
Mais l’amour du sport rapproche les deux garçons et ils vont finir par développer une
complicité puis une véritable amitié.
Autour du film
Le réalisateur du film, Allan Harmon, est le père de Richard Harmon, qui tient le rôle
d’Alex.
Richard Harmon est l'un des personnages majeurs de la série de science-fiction Les 100.
Mon opinion
On peut une fois de plus regretter le titre banal donné en français à ce film. Le titre original : "If I had wings" (Si j'avais des ailes) est nettement plus poétique. Si j’ai regardé ce film c'est parce que j’ai reconnu Richard Harmon, un jeune acteur que j'avais remarqué dans la série Les 100. Dans cette série, il joue le rôle du
« bad-boy » John Murphy, un rôle complexe et difficile qui nous le
fait d’abord détester en tant que traître avant d'admirer son courage en tant que héros sacrificiel, finalement bien plus intéressant que d'autres personnages à la psychologie plus simpliste.
Dans ce film, le jeune acteur montre aussi toute sa maîtrise car, outre l'exploit physique qu'il fournit, il doit, du début à la fin, jouer le rôle d'un aveugle, rôle dans lequel il est parfaitement crédible et ce, sans utiliser - ce qui aurait été une facilité - de lunettes noires : chapeau
l’artiste ! A part ça, le film, certes pétri de bons sentiments (ce qui n'est pas pour me déplaire), traite avec sensibilité du handicap et du regard de l'autre, pas toujours bienveillant et même souvent cruel, sur celui-ci. Il y a peu de réalisateurs qui osent s'attaquer à un tel sujet que ceux qui le font, comme ici avec intelligence et sans pathos, doivent en être remerciés.
L’Incroyable Histoire de Winter
le dauphin (Dolphin Tale,
dans la version originale anglaise), est un film dramatique pour la jeunesse
sorti en 2011, réalisé par Charles
Martin Smith sur un scénario de Karen
Janszen, dans lequel jouent Harry
Connick, Jr., Ashley Judd et Morgan
Freeman.
Le film est inspiré par
l’histoire vraie d’un dauphin nommé Winter qui a été sauvé au large des côtes
de Floride et pris en charge par l’association Clearwater Marine Aquarium ou CMA.
Résumé
Sawyer Nelson (Nathan Gamble) est un jeune garçon
solitaire de 11 ans qui vit avec sa mère depuis le départ de son père cinq ans
auparavant. Son seul ami est son cousin Kyle (Austin Stowell), plus âgé que lui. Kyle est un excellent nageur et
envisage de se présenter aux Jeux Olympiques de natation. Mais, n'ayant pas les
moyens de payer ses études universitaires, il s'engage dans l'armée.
Un jour qu'il passe à vélo au
bord de la plage en se rendant à ses cours d'été, Sawyer découvre un pécheur
tentant d'aider une femelle dauphin échouée et, en attendant les secours, il la
libère des cordages du casier à crabes qui la maintenait prisonnière. Une
équipe du centre Clearwater Marine Hospital (CMA) du Docteur Clay Haskett (Harry Connick, Jr.) recueille alors le
dauphin pour le soigner.
Le lendemain et les jours
suivants, Sawyer retourne au centre et fait la connaissance d’une fillette de
son âge, Hazel (Cozi Zuehlsdorff),
la fille du docteur Clay et ils deviennent amis. Comme le dauphin semble mieux
réagir aux traitements lorsque le jeune garçon est présent, Sawyer intègre
petit à petit l'équipe. D'abord contrariée par son absentéisme répété aux cours
d'été, sa mère (Ashley Judd)
comprenant que la passion de son fils pour la vie marine lui apportera plus que
des cours qu’il suit sans conviction, elle l'autorise à aller plus
régulièrement donner la main à l’équipe du Centre.
Mais les lésions provoquées par
le cordage à la queue du dauphin sont trop importantes et l'équipe du Centre
décide d'amputer la partie nécrosée, tout en sachant qu'une telle opération est
très risquée et qu'elle n'a jamais été tentée. Après l'opération, Sawyer et
Hazel commencent à réapprendre au dauphin, qu'Hazel a prénommée Winter, à nager
sans son appendice.
Pendant ce temps, le cousin de
Sawyer, Kyle, grièvement blessé lors d'une mission militaire, a été rapatrié
partiellement paralysé des jambes, Etats-Unis. Sawyer se fait une joie de le
revoir, mais Kyle, traumatisé par ses blessures, rejette tout contact avec sa
famille et s'enferme dans le mutisme à l’hôpital militaire où il refuse toute
visite y compris celle de Sawyer que cette fin de non recevoir blesse profondément.
A l'aquarium, malgré les soins
qui lui sont prodigués, la santé de Winter se détériore car, pour pallier son
absence de queue, le dauphin a mis au point une technique de nage qui déforme
sa colonne vertébrale et, à terme, risque d'avoir de graves conséquences sur sa
survie.
Malgré les ordres de son cousin,
Sawyer, accompagné de sa mère, rend visite à Kyle. Celui-ci, en pleine séance
de rééducation avec le Dr. Cameron McCarthy (Morgan Freeman), les reçoit mal
mais Sawyer, voyant les miracles que le chirurgien plastique réussit avec
d'autres militaires amputés, force sa timidité naturelle pour lui demander de
venir au centre voir Winter. Devant l'enthousiasme du jeune garçon, le médecin
que le défi intéresse, accepte de réaliser une prothèse destinée à remplacer la
queue de Winter. Mais, lors du premier essai, le dauphin, furieux, se débarrasse
de la prothèse et fracasse l'attelle contre les parois du bassin. Le Dr.
Cameron, aidé de Sawyer qui passe tout son temps libre à apprendre tout ce que
l'on sait sur les dauphins et leurs comportements, ne s'avoue pas vaincu et
font d'autres tentatives jusqu'à ce que Winter finisse par accepter sa prothèse
et apprendre à s'en servir.
Malheureusement, quelques jours
plus tard, un violent cyclone s'abat sur la côte de Floride et une grande
partie des installations du centre sont dévastées. Or, celui-ci avait déjà de
grosses difficultés financières. Après sa remise en état par des bénévoles, le
conseil d'administration se réunit et décide de vendre le centre à un riche
acquéreur qui veut y installer un ensemble hôtelier.
Mais Sawyer et Hazel convainquent
l'équipe du centre d'organiser une collecte de fonds et une journée portes
ouvertes "Sauvez Winter". Kyle et son ancienne équipe de natation
viennent en renfort et organisent une compétition au cours de laquelle le
dauphin et les nageurs se mesurent à la course. La fête est un tel succès
populaire que le nouveau propriétaire du centre propose à Clay de poursuivre
comme chef de centre et, s'inspirant de l'expérience, de mettre au point un
protocole qui permettra de rééduquer des handicapés ou des patients amputés
appareillés.
Mon opinion sur ce film
Une magnifique histoire qui
plaira autant aux enfants qu’aux adultes. Ce qui nous aurait aidé à mieux l’apprécier
aurait été que le DVD se prolonge d’un bonus comportant un making-off (avec
interviews des vrais protagonistes) sur cette belle aventure animale et
humaine. Malheureusement, seules quelques images, sur le générique de fin, nous
montrent des photos des différentes étapes du les véritables protagonistes du sauvetage de
Winter. C’est mieux que rien mais c’est un peu insuffisant.
En ce qui concerne les acteurs,
je voudrais donner une mention spéciale à l’actrice peu connue qui joue le rôle
de la petite Hazel (Cozi Zuehlsdorff),
lumineuse et solaire comme seuls savent l’être les enfants. J’espère que les
réalisateurs lui donneront l’occasion d’exprimer tout son talent dans de futurs
films.
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