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samedi 9 mars 2024

SANS FAMILLE Téléfilm (FR-1965)


Sans famille
est une des innombrables adaptations qui ont vu le jour du célèbre roman d'Hector Malot publié en 1880 et qui reste son oeuvre la plus connue. Si je parle de ce téléfilm réalisé par Yannick Andréi en 1965, (adaptation de Jean-Louis Roncoroni), c'est qu'il fait partie des "madeleines" de mon enfance. Lecteurs assidus de la mythique Bibliothèque verte, créée en 1923 par l'éditeur Hachette qui publiait alors tous les classiques destinés aux enfants, mon frère et moi, nous avions lu le livre d'Hector Malot et sans doute aussi beaucoup pleuré sur les tribulations de Rémi et des animaux, Joli-Coeur et Capi...Pour rien au monde nous n'aurions raté le téléfilm qui en avait été adapté et qui fut présenté en deux parties d’environ 60 minutes pour la première fois le jour de Noël 1965 (1ère partie) et le 1/1/1966 (pour la 2ème partie) dans la série Le Théâtre de la jeunesse. Cette série d'émissions de grande qualité étaient pilotées par Claude Santelli et avait pour ambition de présenter des dramatiques inspirées d'œuvres classiques de la littérature, à destination principale des enfants et des adolescents. 

Voir aussi : Rémi sans famille (film - 2018)

Distribution

·         Michel Vitold : Vitalis

·         Bernard Jeantet : Rémi

·         Andrée Tainsy : mère Barberin

·         Marcel Pérès : père Barberin

·         Blanchette Brunoy : Mme Milligan

·         Jacques Hilling : Garofoli

·         Jacky Catalayud : MattiaV

·         François Chaumette : Jeroboam Driscoll

mardi 1 novembre 2022

LE PATIENT Téléfilm de Christophe Charrier (FR-2022)

Le patient, téléfilm de Christophe Charrier diffusé sur Arte (novembre 2022). Le cinéaste a déjà réalisé un premier film, Jonas, diffusé lui aussi sur Arte et visible en replay. Le film a été primé au festival La Rochelle 2022. Le film est adapté d’un roman graphique de Timothée Le Boucher sorti en 2019.

Présentation

 Le patient, Thomas (Txomin Vergez, dont c’est le 1er rôle), un jeune homme de 19 ans, se réveille amnésique d’un coma de trois ans. A son chevet se trouve Anna Kiefer, une psychologue (Clotilde Hesme) dont le rôle est de lui permettre de retrouver ses la mémoire et d’essayer de comprendre ce qui s’est passé car, bien que grièvement blessé, Thomas est le seul à avoir survécu au massacre de sa famille (ses parents et son cousin), tuée dans des circonstances non élucidées. Sa sœur Laura a disparu.

A chaque étape où Thomas retrouve ses souvenirs, on croit avancer sur le chemin de la vérité mais on se rend vite compte que les images que voit le héros sont biaisées. On imagine même un moment que l’un des soignants est le responsable de la tuerie et veut se l‘empêcher de parler. On doute aussi de la sincérité de la psychologue à vouloir l’aider.

Mon opinion

On plaint tout d’abord ce garçon d’avoir perdu la mémoire et on est de tout cœur avec lui pour que ses efforts pour la retrouver soient couronnés de succès. Jusqu’à ce que la victime nous apparaisse comme le bourreau. A la différence de Jonas qui, malgré ses qualités, n’était pas totalement abouti, ce 2ème téléfilm de Christophe Charrier est une réussite en cela qu’il nous entraîne dans les méandres de la psyché humaine, nous engageant avec roublardise, sur de fausses pistes jusqu’à nous révéler l’impensable. C’est intelligent et bien mené. A noter la très belle musique originale d'Alex Beaupain qui évoque étonnamment la Lolita d'Alizée.        

mercredi 14 septembre 2022

CHAMPION Téléfilm de Mona ACHACHE (FR-2022)

 


Champion est un téléfilm en 2 parties de Mona Achache, sur un scénario de Sabrina Compeyron et Olivier Gorce, avec Kendji Girac dans le rôle principal. Ce téléfilm est une création de la chaîne TF1 sur laquelle il a été programmé le 5 septembre 2022.

Résumé

Zack (Kendji Girac) travaille avec son père à la menuiserie familiale. Il semble épanoui, bien dans sa peau et est apprécié de tous, en particulier dans le club de boxe local dans lequel il est entraîneur bénévole.  Mais lorsque son père a un grave accident et se retrouve dans le coma, Zach doit faire face, seul, non seulement aux chantiers en cours, mais à tout ce qui concerne la gestion administrative de l’entreprise, devis, factures, comptabilité... Et c’est la catastrophe car, à 24 ans, Zack est illetré. Seul son père était au courant de son handicap et en grande partie responsable de sa situation car il l’avait encouragé très tôt à quitter l’école. Trop fier pour accepter l’aide qu’on lui propose, Zach se renferme sur lui-même jusqu’à ce qu’il tombe amoureux d’Inès (Hanane El Yousfi) une jeune femme qui élève seule son petit frère Anthony (Keanu Peyran). On ne le sait pas au début mais Anthony est malade et il se bat contre un cancer. Devant la force que montre Anthony, Zach accepte d’affronter lui aussi son handicap et décide d’apprendre à lire et à écrire.

Mon opinion

On le sait peu mais l’illettrisme est un sujet grave qui touche 7% de la population (soit plus de 2,5 millions de personnes) et, avec la dégradation du système scolaire, est en croissance permanente en France. Aborder ce sujet sous la forme d’un téléfilm était une gageure qu’ont su relever intelligemment la réalisatrice Mona Achache et ses scénaristes en confiant à Kendji Girac le rôle principal. D’origine gitane, Kendji Girac, découvert dans The Voice en 2014, a fait depuis un beau parcours de chanteur, son album Color gitano, qui s’est vendu à 1 million d’exemplaires, lui ayant valu, en 2000, alors qu’il avait à peine 18 ans, deux NRJ Music Awards en tant que « révélation francophone » et « chanson francophone » de l’année. Faisant partie des « gens du voyage », il n’a suivi l’école que partiellement, et a arrêté ses études à 16 ans pour devenir élagueur. Son parcours atypique le destinait à interpréter le rôle de Zach, qu’il incarne avec une justesse et une sincérité étonnante. Une autre révélation de ce téléfilm est le jeune Keanu Peyran (vu dans la série Clem) lui aussi parfaitement à l’aise dans le rôle de ce petit garçon qui lutte avec courage et détermination contre un cancer.     

vendredi 18 février 2022

APPRENDRE A T'AIMER Téléfilm de Stéphanie PILLONCA (FR-2020)

 

Apprendre à t'aimer est un téléfilm français en 2 épisodes réalisé par Stéphanie Pillonca et diffusé le 8 septembre 2020 sur M6. Il a été rediffusé sur M6 le 15 février 2022 et on peut le revoir en replay sur 6 Play. Le téléfilm aborde le sujet d'un couple dont le bébé est porteur de la trisomie 21.

Résumé

Franck (Ary Abittan) et Cécile (Julie de Bona) sont tout à leur bonheur car Cécile est enceinte et ils attendent cet enfant avec joie. Malheureusement, lors de l’accouchement, il s’avère que la petite Sarah est porteuse du gène de la trisomie 21 qui n’a pas été dépistée lors de la grossesse. Franck, qui est entraîneur d’une équipe de judo amateur, fuit ses responsabilités, laissant Cécile faire face toute seule aux multiples problèmes auxquels est confronté un bébé trisomique. Devant les difficultés, les deux époux s’éloignent peu à peu jusqu’à ce que Cécile, à bout de nerfs, décide de laisser Sarah à la garde de Franck. Mais cela ne suffit pas au couple à se rapprocher. Ce n’est que lorsque Franck assiste à une compétition de judo gagnée par un garçon trisomique que sa fille pourra un jour s’épanouir malgré son handicap. Il commence alors à s’impliquer davantage dans l’éducation de Sarah. Il assiste ensuite à un spectacle de danse organisé par l’école où les trisomiques participent et il est ému aux larmes par leur performance.   

Après que Sarah a dû être opérée pour une malformation cardiaque, il se rapproche définitivement de sa femme. Il ne se voit plus désormais accepter la mirifique proposition professionnelle d’un recruteur et choisit de rester aux côtés de sa femme et de sa fille.

A la fin, on le voit entraîner une équipe de judokas trisomiques.

Mon opinion

Magnifique film traité sans pathos et même avec un certain humour sur un handicap qui touche près de 50 000 personnes en France. A voir absolument !  

vendredi 3 décembre 2021

M'ABANDONNE PAS Téléfilm de Didier BIVEL (FR-2021)

 


M’abandonne pas est un téléfilm de Didier Bivel, scénario de Sabrina Compeyron et Olivier Gorce, programmé sur TF1 en novembre 2021 (durée 1.30 H).

Présentation

Le téléfilm met en scène Achille (Maxime Bergeron), placé par l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance) chez un couple aimant, Mia et Paul (Elisabeth Commelin et Jean-François Stévenin) depuis qu’il a été retiré à sa mère Fanny (Manon Azem), trop immature pour s’en occuper correctement. Malgré l’opposition de Romain, son éducateur (Michaël Youn) Achille est brutalement retiré à l’affection de sa famille d’accueil qui a atteint la limite d’âge. Romain a beau s’opposer à sa hiérarchie, représentée par Carole (Armelle Deutsch) et Guy, le psychologue de l’ASE (Michaël Assié), Achille est placé chez Marion (Fauve Hautot) et Sébastien (Vincent Heneine), un jeune couple parent de deux jeunes enfants, et les choses se passent mal.     

Devant l’insistance d’Achille et pensant, contre l’avis de ses collègues, que ce rapprochement permettra au garçon de calmer sa colère, Romain parvient à lui ménager un week-end avec sa mère biologique. Pendant le week-end, Fanny se comporte plus comme une copine que comme une mère avec Achille et celui-ci revient ravi de sa première expérience. Mais les choses ne se passent pas aussi bien par la suite car Fanny démontre une fois de plus son immaturité vis-à-vis d’Achille.

Mon opinion

Beau téléfilm qui traite du scandaleux sujet des enfants placés. Sans aller jusqu’aux extrémités de maltraitances montrées dans L'enfant de personne, hélas fondées sur des faits réels, puisqu’inspirées du livre autobiographique de Lyès Louffok, vu en début de mois, cette fiction démontre une nouvelle fois l’inadaptation des solutions proposées par l’Aide Sociale à l’Enfance en France. Admirablement joué par le jeune Maxime Bergeron, qui incarne Achille et une pléiade de bons acteurs, Michaël Youn, dans un rôle sérieux, mais aussi Manon Azem, ce film tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur un sujet de société dont on se demande ce qu’attendent les autorités politiques pour le prendre au sérieux. En attendant, et même si on n’en est plus à l’époque des bagnes d’enfants ou de l’assistance publique, on est révolté devant un constat d’échec aussi terrible qui continue à sacrifier, en toute bonne conscience, des générations d’enfants, sur l'autel de l'absurdité administrative.   

  

mardi 16 novembre 2021

L'ENFANT DE PERSONNE Téléfilm de Akim ISKER (FR-2021)

 

L’enfant de personne est un téléfilm français réalisé par Akim Isker à partir du livre autobiographique Dans l’enfer des foyers, écrit par Lyes Louffok. Programmé sur France 2 le 15/11/2021. Visionnable gratuitement en replay sur France.TV.

Présentation

Retiré dès l’âge de 4 mois à sa mère biologique, schizophrène, Lyes est placé chez Emilie qui l’aime et l’élève comme son propre fils jusqu’à l’âge de 6 ans. Pour raisons professionnelles, elle doit alors déménager dans le Sud et l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance) refuse qu’elle emmène avec elle l’enfant pour ne pas l’éloigner de sa mère biologique qui n’a jamais voulu l’abandonner à l’adoption. Malgré les efforts d’Agathe (Isabelle Carré), la sœur d’Emilie, qui est très attachée au petit garçon, Lyes est brutalement arraché à sa famille d’adoption et placé dans un foyer. Là, malgré l’attention que lui prodigue Myriam (Nawell Madani), Lyes ne s’adapte pas à cette vie où sont mélangés des enfants de tout âge. A partit de là, c’est la dérive : placements en familles d’accueil aux résultats désastreux, fugues, retour au foyer, comportements agressifs, re-fugues, etc. Et ce, jusqu’à ses 15 ans, où il retrouve enfin Agathe et parvient à se stabiliser.  

Mon opinion

On est pris aux tripes par la situation de ce petit garçon qu’on a privé de la plus belle partie de sa vie, sa jeunesse. Mais c’est surtout la colère que j’ai ressenti envers l’échec complet de la politique française de l’Aide Sociale à l’Enfance, entre manque de structures, de moyens, de personnels formés, inaptitude de la justice à prendre des décisions « dans l’intérêt de l’enfant » auxquelles elle est tenue… Une administration défaillante, des services sociaux inopérants, une justice sourde et aveugle, des moyens insuffisants, les institutions ont une lourde responsabilité dans ces vies d’enfants gâchées voire détruites. Le livre de Lyes est paru en 2014. Son constat est malheureusement toujours d’actualité comme il apparaît dans le débat qui a suivi le film : En 20 ans, rien ne semble avoir changé malgré les grandes déclarations des ministres successifs dont on se demande ce qu’ils attendent pour mettre un point d’arrêt à un système qui a fait la preuve de son insuffisance, voire de sa nuisance. On peut hélas dire la même chose en ce qui concerne la situation des handicapés, celui des autistes ou celui des prisons. Les solutions sont pourtant connues. Les rapports s’accumulent et prennent la poussière dans les tiroirs des ministères. Quand donc notre pays se décidera-t-il enfin à prendre à bras le corps ces problèmes qui pourrissent la vie de la société et se répercutent de génération en génération ?

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mercredi 10 novembre 2021

LE BRUIT DES TROUSSEAUX Téléfilm dramatique de Philippe CLAUDEL (FR-2021)

 


Le bruit des trousseaux, téléfilm autobiographique inspiré du livre du même nom de Philippe Claudel (2003) qui raconte sa propre expérience d’enseignant en prison. Le film a été réalisé par Philippe Claudel lui-même et diffusé sur France 2 le 8/11/2021 et suivi d’un débat sur le thème « A quoi sert la prison » présenté par Julian Bugier. Il peut être vu en replay sur France.TV jusqu’au 3/1/2022.

Présentation

Alexis Pasquier (Cyril Descours), un jeune professeur de français passionné de littérature commence bien mal sa première journée de cours à la maison d’arrêt de Nancy : après avoir pris son café au bar proche de la prison, il se rend aux toilettes où il prend en plein visage la porte brutalement poussée par Léa (Déborah François), une jeune esthéticienne pressée.

Mon opinion

J’ai aimé ce film touchant et empreint d’un réalisme qui sent le vécu. L’interprète principal, Cyril Descours, est parfait dans le rôle du prof débutant plein de bonne volonté et d’empathie pour ces délinquants dont aucun n’est un enfant de cœur. Le format du téléfilm est malheureusement trop réduit pour développer des situations que l’on aimerait voir approfondies comme celle du jeune Kevin (Louis Durant) ou de l’enfant de Lise Chartier (Diane Rouxel). La production serait peut-être bien inspirée de prévoir une mini-série à la suite de ce premier téléfilm très réussi.

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mercredi 28 octobre 2020

T'EN FAIS PAS, J'SUIS LA Téléfilm de Pierre ISOARD (FR-2020)

 

T'en fais pas, j'suis là est un téléfilm français réalisé par Pierre Isoard, avec Samuel Le Bihan dans le rôle du père d'un jeune garçon autiste. Il a été diffusé pour la première fois en octobre 2020 sur France 2 dans le cadre d'une soirée dédiée à l'autisme.

Résumé

Jonathan Rivière (Samuel Le Bihan) est avocat d’affaire. Séparé de son épouse Sophie qui élève seule leur fils Gabriel (Roman Villedieu), un garçon autiste de 11 ans, il lui rend visite pour lui déposer le chèque de la pension mensuelle. Il la découvre alors effondrée dans la salle de bains, victime d’une rupture d’anévrisme. Il doit alors prendre en charge Gabriel qu’il ne connaît pas et dont il n’a jamais appris à s’occuper. Habitué à décider de tout, sa première réaction est de refuser cette charge, et de se débarrasser du problème en plaçant l’enfant dans une institution en Suisse. Il renvoie sans ménagement Marie (Lizzie Brocheré), l’éducatrice qui s’occupe de Gabriel. Celui-ci fait alors crise sur crise, entraînant Jonathan dans une spirale infernale qui menace jusqu'à sa carrière. Avec l’aide de Marie, Jonathan finit par comprendre qu’il n’a d’autre choix que de se remettre en question et d’assumer pleinement son rôle de père.   

Mon opinion

Ce téléfilm n’est pas un documentaire. C’est Samuel Le Bihan, connu surtout pour son rôle d’enquêteur-ermite dans la série Alex Hugo, qui a en a eu l’idée car, lui-même parent d’une fillette autiste de 8 ans, il est engagé dans cette cause (il a créé le centre d’appel « SOS autisme »). L’autisme a souvent été traité au cinéma mais il s’agissait principalement d’autistes Asperger qui allient une intelligence supérieure et une grande difficulté à communiquer (The oodDoctor, Monsieur je sais tout, Le monde de Nathan …). Dans ce téléfilm, perturbant, touchant et même par moments drôle, nous sommes confrontés à l’autisme « ordinaire » et aux difficultés que vivent les parents d’un enfant autiste dans leur vie quotidienne mais aussi avec la société. Le film était suivi d’un débat où l’on a appris que la France, malgré des avancées significatives, n’avait toujours pas comblé son retard abyssal de la prise en compte de l’autisme par rapport à certains pays plus avancés.  

Il faut savoir que Roman Villedieu, le jeune acteur qui joue brillamment le rôle de Gabriel n'est pas autiste. Il est éblouissant de justesse et de sincérité. Malgré son jeune âge, il a déjà tourné dans pas moins de quatre films précédents depuis 2015.     

lundi 13 juillet 2020

PAS DE TOIT SANS MOI Téléfilm de Guy JACQUES (FR-2006)



Pas de toit sans moi est un téléfilm français de 2006 et diffusé en 2009 réalisé par Guy Jacques.

Synopsis

Paul Morand (Antoine Duléry), un musicien sans emploi, divorcé, vit seul dans un grand appartement dont il ne peut plus payer le loyer. Répugnant de demander de l’aide à sa mère Madeleine (Bernadette Lafont), il risque d’être expulsé comme sa voisine, Ashanti (Aïssa Maïga), une jeune femme africaine réfugiée politique qui squatte avec ses deux jeunes enfants, Léo (Samen Télésphore Teunou) et Bintou (Carine Ndoumou Ekokobe), l’appartement du dessus. Contre toute attente, ces deux exclus de la société que rien ne préparait à se rencontrer, vont faire alliance pour lutter contre le sort.

Mon opinion  

Film vu en rediffusion à la télévision. 

Sympathique téléfilm qui a le mérite d’aborder le problème des réfugiés à travers la comédie. Le sujet est néanmoins sérieux, notre pays, entre intransigeance politique et postures, n’ayant jamais réussi, depuis des années, à répondre humainement à des situations humainement dramatiques. On a adoré retrouver Bernadette Lafont en mamie déjantée. Comme toujours, les enfants sont extraordinaires de naturel. Quant à leur mère, jouée par la superbe Aïssa Maïga, elle nous touche à la fois par sa fragilité et par sa force de caractère. Antoine Duléry, en vieux bougon dépressif, est aussi excellent.

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mardi 5 mai 2020

JONAS Téléfilm de Christophe CHARRIER (FR - 2018)



Vu à la télévision pendant le confinement. 

Jonas est un téléfilm français réalisé en 2018 par Christophe Charrier, et diffusé pour la première fois le 23 novembre 2018 en France et en Allemagne sur la chaîne Arte. Ce téléfilm est la première réalisation de Christophe Charrier. Sa première a lieu le 23 septembre 2018 au Festival de la fiction TV de La Rochelle où il a remporté trois prix, dont celui du meilleur téléfilm.

Présentation

Le film alterne entre deux périodes de la vie de Jonas adolescent (Nicolas Bauwens) et Jonas adulte (Félix Maritaud). En 1997, Jonas a 15 ans. Timide et introverti, lors de la rentrée scolaire, il rencontre, Nathan (Tommy Lee-Baïk), un garçon un peu trop sûr de lui, qui l’entraîne dans une amitié amoureuse. En 2015, Jonas a trente ans. Il travaille, le jour, comme brancardier dans un hôpital où il est très apprécié de ses collègues et des patients, mais il passe ses nuits à chercher l’aventure avec d’autres hommes et fait facilement le coup de poing. On comprend peu à peu qu’il a vécu dans son adolescence un drame qui l’a traumatisé et a fait de lui cet écorché vif, instable et parfois violent. On comprendra vers la fin pourquoi Jonas est, depuis son adolescence, rongé par la culpabilité pour ne pas avoir su venir en aide à Nathan lorsque ce dernier a été victime d’un prédateur sexuel.

Mon opinion

Je n’irais pas jusqu’à dire, comme certains commentateurs, que ce film m’a bouleversé. C’est un beau film tout de même avec de bons acteurs mais cela reste un téléfilm. Jonas adolescent est touchant par sa naïveté et sa fraîcheur et contraste avec le Jonas adulte, fermé et presque mutique dont on comprend qu’il a vécu un drame dont il ne s’est jamais remis. Mais il y a des maladresses dans ce film dont on apprend qu’il était le premier du réalisateur : l’abus de flashbacks en est un. Même si on  comprend le propos du réalisateur, on ne voit pas la nécessité de la dernière scène où Léonard (Ilian Bergala), le jeune frère de Nathan, qui, manifestement, à la différence de sa mère, rend Jonas responsable de la mort de Nathan, se laisse entraîner par ce dernier dans une fête foraine.

dimanche 8 décembre 2019

HUGUETTE Téléfilm dramatique d'Antoine GARCEAU (FR-2019)




Huguette est un téléfilm dramatique français réalisé par Antoine Garceau. Il a été diffusé le 6 décembre 2019 sur Arte.

Présentation

Huguette (Line Renaud), une enseignante à la retraite de 78 ans, se fait expulser de chez elle parce que sa pension ne suffit plus à payer le loyer de son appartement. Marion (Romane Bohringer) une infirmière débordée qui habite seule avec son fils de 15 ans, Rémi (Romann Berrux) l’appartement contigu, la voyant dans le dénuement, lui propose d’occuper une pièce qui lui sert de débarras. 

Comme Rémi risque d’être orienté vers un bac technologique ou de redoubler sa seconde, Marion demande à Huguette de lui donner des cours de rattrapage. Mais la cohabitation est difficile et Rémi, en pleine crise d’adolescence, refuse ce qu’il considère comme une intrusion dans son intimité et celle de sa mère. Il faut dire qu’Huguette ne fait pas preuve d’une grande diplomatie. La crise s’amplifiant, elle décide de partir en faisant croire à Marion qu’elle a trouvé un logement social. Mais elle n’a rien et se retrouve à la rue, confrontée à la loi de la jungle. Comprenant qu’Huguette, désemparée, lui a menti pour ne pas perdre la face, Marion et Rémi se mettent à la recherche de la vieille dame et l’adolescent, qui est féru d’informatique, la convainc de participer à une chaîne Youtube où elle donnera des conseils aux élèves en difficulté comme lui. 

Mon opinion sur ce film

Très touchante histoire remarquablement interprétée par Line Renaud, Romane Bohringer et un jeune inconnu à la gueule d’ange, Romann Berrux. Certes, le film a une "happy end" mais combien de personnes âgées se trouvent ainsi poussées sans ménagement hors de chez elles par une société de plus en plus inhumaine ? Ce film me rappelle Box 27, un autre émouvant téléfilm sur le sujet de la précarité d’un père et de son fils.   

samedi 15 septembre 2018

MAUVAISE INFLUENCE Téléfilm de Vic SARIN (USA-2012)


Mauvaise influence (A Mother's Nightmare) est un téléfilm américain réalisé par Vic Sarin, et diffusé le 29 septembre 2012 sur Lifetime et en France le 18 mars 2013 sur TF1.

Résumé

À la suite d'une rupture sentimentale, Chris (Grant Gustin), un jeune lycéen, bon élève et sportif, est en pleine dépression. Après son retour au lycée, il tombe sous le charme de Vanessa (Jessica Lowndes), une nouvelle élève dont personne ne sait rien de son passé difficile. 

Fragilisé par sa rupture, il tombe sous l'influence toxique de Vanessa, néglige ses études, quitte l'équipe de sport dont il était l'un des meilleurs éléments, et s'éloigne de ses deux meilleurs amis. Sa mère, inquiète, se rend bien compte que quelque chose ne va pas et que Vanessa est responsable de cet état de fait. Elle essaie de se renseigner sur son passé mais se heurte au silence des autorités. 

Mon opinion sur ce film

J’ai visionné ce film qui était programmé sur TF1 surtout parce que le rôle principal y était tenu par Grant Gustin, qui incarne Flash dans la série du même nom. Dans la distribution, on trouve aussi Burkeley Duffield, le héros de la série fantastique Beyond, qui joue le rôle d’un des meilleurs amis de Chris. 

Il paraît que ce film est tiré de faits réels mais on a tout de même du mal à croire qu’un ado, même s'il est particulièrement naïf, qui est par ailleurs bon élève, sportif et élevé par une mère aimante et attentive, puisse à ce point se laisser prendre dans les filets d’une fille dont tout indique qu’elle est une manipulatrice. Il semblerait que le spectateur soit le seul à voir le piège se refermer sur le jeune héros… Le scénario manque vraiment trop de subtilité pour être crédible et ne vaut guère que par la présence du toujours charismatique Grant Gustin.    


mardi 7 février 2017

BOX 27 Téléfilm France 2 (1er février 2017)


Box 27 est un téléfilm dramatique français diffusé sur France 2 le 1er février 2017. Produit par Adrénaline, à partir d'un scénario écrit par Mikaël Olivier et Viviane Moore et réalisé par Arnaud Sélignac.   

Synopsis

Après la mort de sa femme, Vincent Cassagne (Eric Elmosnino) a perdu son emploi et son logement et doit élever seul son fils de 10 ans, Tom (Marius Blivet). Malgré tout, il essaie de tenir la tête hors de l'eau en travaillant au noir comme manutentionnaire. Tom ne manque de rien, surtout pas de l'amour de son père. Pour leur éviter d'être à la rue, Vincent loue un box, le Box 27, dans un parking. Bien qu'il n'y ait ni chauffage, ni eau ni électricité, il a aménagé le box de manière à offrir à Tom une vie aussi normale que possible. Tom ne manque de rien surtout pas de l’amour de son père. Il  est propre, va tous les jours à l’école, et mène une scolarité brillante. Personne, ni parmi ses camarades, ni parmi les enseignants, ne se doute une minute des conditions dans lesquelles lui et son père vivent… Tout se passe aussi normalement que possible jusqu’à ce qu’une dénonciation déclenche une enquête des services sociaux. Heureusement, Patricia, l’assistante sociale chargée de l’enquête, jouée par Zabou Breitman, fait preuve d’humanité et essaie de retarder au maximum l’intervention de la justice. Mais une de ses collègues, à qui elle a, dans un moment de doute, confié la situation dramatique de Vincent et de Tom, juge que l’attitude de Patricia est irresponsable et elle la dénonce. Patricia se voit retirer le dossier et est mise à pied. La police intervient alors que Vincent revient à son refuge en compagnie de son fils. Il s’enfuie avec Tom et ils passent tous les deux une première nuit dans la rue. Le lendemain, Vincent, se rendant compte qu’il ne peut pas imposer une vie d’errance à son fils, va le déposer devant le domicile de Patricia. Celle-ci, désemparée, n’a pas d’autre solution que de le faire prendre en charge par un foyer pour enfants. A partir de là, Tom devient mutique et coupe les ponts avec tous ses camarades, en particulier avec son meilleur ami, Mathis (Clovis Couillard), qui ne comprend pas pourquoi Tom ne lui adresse plus la parole. Patricia cherche alors à retrouver Vincent qui est devenu un SDF jusqu’à ce que celui-ci, qui a cédé à la tentation de boire, soit pris d’un coma éthylique et conduit aux urgences.

Devant une telle détérioration de la situation, le directeur des services sociaux, se rendant compte qu’il n’a pas su gérer la situation, vient rechercher Patricia et lui confie à nouveau le dossier. Celle-ci mobilise les parents d’élèves et les enseignants et une solution est trouvée pour donner un emploi à Vincent afin qu’il puisse se voir confier à nouveau la garde de son fils.

Ce film était suivi d’un débat, animé avec beaucoup d’humanité et de professionnalisme par le hournaliste Julian Bugier. Parmi les invités, d’anciens SDF qui s’étaient sortis de la misère ont pu témoigner en présence de représentants d’associations d’aide aux sans-abris (Fondation Abbé Pierre, ATD Quart Monde), d’une assistante sociale, d’un sociologue, d’un juge pour enfants, de la ministre du logement…

Mon opinion

J’ai été touché par ce film qui dégage une profonde émotion de la première à la dernière image ; à travers le portrait de ce père aimant, qui fait tout pour s’en sortir et assurer à son fils le nécessaire, il rend bien compte de la précarité qui guette chacun d’entre nous pour peu qu’on soit victime d’un accident de la vie.  Sans doute le film n’est-il pas exempt de critiques mais il a le mérite d’attirer l’attention sur la fragilité d’une société où la réponse institutionnelle est brutale et inadaptée. Les acteurs, en particulier Eric Elmosnino (qui a obtenu le prix de meilleure interprétation masculine au Festival de La Rochelle) et surtout le petit Marius Blivet, qui joue le rôle de son fils, sont remarquables.   

La musique originale de Fabrice Aboulker (primée elle aussi) accompagne le film avec délicatesse.  La chanson finale, « What if »,écrite par Pascal Stive et interprétée par Ben Ricour, souligne la détresse que ressent le spectateur face à une telle situation.     

vendredi 26 février 2016

UN FILS téléfilm d'Alain Berliner (FR-2015)


Un fils, téléfilm dramatique français d’Alain Berliner (1.36 H) avec Michèle Laroque, Philippe Lefèbvre, Maxence Perrin. Le film a été programmé le 4/11/2015 sur France 2.

Résumé

Mathilde (Michèle Laroque), mariée et mère de trois adolescents, l’aîné Florian (Maxence Perrin), Paul (Victor Meutelet) et Héloïse (Liah O’Prey), travaille au planning familial. 

Lors d’une consultation, elle reçoit une jeune fille, Léa (Roxane Bret) venue pour se faire prescrire la pilule du lendemain. D'abord réticente, l’adolescente désemparée finit par lui avouer qu’elle a été violée lors d’une fête deux jours plus tôt. 

Le monde de Mathilde s’écroule quand elle apprend que l’agresseur de Léa est Florian, âgé de 16 ans… Dans un premier temps, elle refuse de croire en sa culpabilité et elle cherche à le protéger jusqu’au moment où, confrontée aux preuves,  elle se résout à le dénoncer à la police.

Ce téléfilm tourné en 2014 marque les retrouvailles entre Michèle Laroque et le réalisateur Alain Berliner. Ce dernier lui avait offert le premier rôle du film Ma vie en rose pour lequel il a remporté le Golden Globe du meilleur film étranger à Hollywood ! C'était il y a bientôt 20 ans, en 1997. Ils se sont retrouvés pour tourner ce drame qui a permis à la comédienne de remporter le prix d'interprétation féminine au Festival de la fiction TV de la Rochelle. Elle incarne ici une mère déchirée entre l'amour qu'elle a pour son fils et le crime dont il est accusé. Ce dernier est joué par Maxence Perrin, révélé dans le rôle de Pépinot dans Les choristes (2004). 

Mon opinion

Très belle interprétation, juste et sensible, de Michèle Laroque. Maxence Perrin et Roxane Bret sont aussi remarquables.  

lundi 22 février 2016

ENTRE VENTS ET MAREES téléfilm policier de Josée Dayan (FR-2014)


Entre vents et marées est un téléfilm policier français réalisé par Josée Dayan, diffusé en deux parties une 1ère fois en décembre 2014 et rediffusé le 12 février 2016 sur France 3. Il a été principalement tourné en février et mars 2014, en Bretagne.

Résumé

Partie 1 : Christian de Kersaint-Gilly est abattu de deux balles dans la poitrine dans le parc de son château quasiment en ruine, en Bretagne. Dépêchée sur les lieux du drame, le capitaine Marleau (Corinne Masiero) en vient à soupçonner l'épouse du défunt, Joséphine de Kersaint-Gilly (Nicole Garcia). En effet, Christian venait de céder une partie de leur propriété à deux hommes ambitieux : Étienne Quemener et son douteux associé, Vincent Salmon (Stanislas Merhar). Tous deux ont le projet de transformer le petit port traditionnel de pêcheurs, hautement pittoresque, en une marina de luxe. Cet endroit ultra-moderne est censé attirer une clientèle triée sur le volet, pour en faire un lieu de villégiature à la mode.

Partie 2 : Étienne Quemener et Vincent Salmon ne convoitent pas seulement le domaine de Kersaint-Gilly. Les deux sinistres personnages s'intéressent aussi au hangar où Cécile Prigent (Muriel Robin), la sœur d'Étienne et mère de deux adolescents, son fils Yann (Maxence Perrin) et sa fille, Gwen, abrite son chalutier. En dépit du déséquilibre des forces, Cécile est prête à se battre coûte que coûte pour sauver le port et résister au projet de marina. Elle peut compter sur l’aide de son fils, Yann, qui partage son amour de la mer, mais pas sur sa fille Gwen, qui veut devenir architecte et rejoint le camp de son oncle Etienne Quemener et de son ambitieuse épouse, par ailleurs maire de la ville. Malheureusement pour elle, Gwen cède aux avances du diabolique Vincent Salmon et, après qu'elle ait découvert qu'il travaillait pour des mafieux, ce dernier la tue. Cécile Prigent comprend alors que l’enjeu est beaucoup plus important qu’elle ne le pensait et que les commanditaires de l’affaire sont puissants et ne reculeront devant rien pour arriver à leurs fins. De son côté, Joséphine, ruinée par l'addiction au jeu de son mari décédé, doit se résoudre à céder aux manipulations crapuleuses de Vincent Salmon et signer l'acte de vente du domaine.

Mon opinion sur ce téléfilm

Je ne suis généralement pas un grand fan de Josée Dayan bien que j’aie apprécié son adaptation du Comte de Monte-Cristo (1998) et Cet amour-là, son film consacré aux derniers jours de Marguerite Duras (avec une Jeanne Moreau plus vraie que nature dans la peau de l'écrivain).

Lorsque j’ai commencé à regarder ce téléfilm policier, j’ai surtout été séduit par la beauté des images, tout le tournage s’étant effectué en décors naturels en Bretagne, principalement à Belle-Ile en Mer et dans le sud Finistère.

La distribution (Nicole Garcia, Muriel Robin, mais surtout Stanislas Merhar et un jeune acteur du nom deMaxence Perrin) m’a aussi déterminé à regarder ce film.


Cette fois, la réalisatrice n’est pas en cause mais plutôt le scénario (de Philippe Besson et Daniel Tonachella) : confus, incohérent, bavard – à condition d’entendre les dialogues murmurés, comme à son habitude par Nicole Garcia – on est vite perdu dans les relations familiales compliquées de cette famille d’Atrides. Quant à Stanislas Merhar qui, malgré ses presque 45 ans, a toujours des airs de jeune homme louche et son regard inquiétant, on le comprend à peine mieux que Nicole Garcia. Muriel Robin, par contre, m’a bluffé. Elle est bien meilleure actrice dramatique que comique. Mention spéciale aussi à Corinne Masiéro, qui, malgré ses allures de SDF et ses blagues pourries cache une intelligence d'experte du FBI. Et enfin, je voudrais décerner un satisfecit particulier à un jeune acteur talentueux, déjà remarqué précédemment dans un excellent téléfilm que je n’ai pas encore chroniqué, Un fils (2014), Maxence Perrin, qui joue le rôle de Yann, le fils de Muriel Robin. Il est le fils de Jacques Perrin. On l’avait découvert, inoubliable, dans le rôle du petit Pépinot des Choristes (2004). Il a, depuis, relativement peu tourné (Faubourg 36, en 2008 et trois téléfilms, dont Un fils et cette dernière prestation), mais, à chaque fois, on le remarque car il joue de manière naturelle et intense. J’espère pour lui qu’il fera une belle carrière.       

mardi 23 juin 2015

LA NUIT SE LEVE téléfilm de Bernard-Roland (FR-1970)




La nuit se lève, téléfilm fantastique français de Bernard Roland (aussi crédité Bernard-Roland), 1970.

Résumé

Dans un cadre prédisposé aux phénomènes étranges (le Gévaudan), une jeune femme à l'identité mystérieuse (on sait seulement qu'elle a passé son enfance dans un sombre château de Transylvanie) se conduit de façon incompréhensible pour son entourage. Est-elle la victime d’événements qui la dépassent : est-elle malade, en proie à des visions ou bien est-elle une créature dangereuse ? L'atmosphère d'angoisse est rendue par le mélange d'insolite ou de surnaturel qui se mêle insidieusement à la vie quotidienne.

Acteurs
  • ·         Pascale Audret (Karen)
  • ·         Régine Blaess (Claude)
  • ·         Paul Barge (Alain)
  • ·         Teddy Bilis (Le médecin)
  • ·         André Julien (Le petit homme vert)
Equipe technique
  •            Bernard Roland (réalisateur)
  •       Bernard Girod (directeur de la photo)
  •            Jean-Marie Thomen (décorateur)
  •            Jacqueline Guilbert (costumière) 


Mon opinion sur ce film

J'ai gardé de ce film étrange un souvenir particulier. J'aimerais le revoir mais il semble, comme beaucoup d'autres, complètement tombé aux oubliettes et je ne l'ai retrouvé qu'après une longue recherche sur Internet. Je remercie Alain Caumartin et son site, la BDFF (Base de Données du Film Français), grâce auquel j'ai pu glaner, sur ce film, quelques indications.  

mardi 21 avril 2015

L'ORDRE DES GARDIENS téléfilm de Nisha Ganatra (USA-2013)


L'Ordre des Gardiens (The Hunters) est un téléfilm américain produit et réalisé par Nisha Ganatra en 2013. Scénario : Matthew Huffman et Jeff Schechter. Durée : 1h20. Date de sortie du DVD : 21 mai 2014. Le film est dérivé du roman graphique éponyme de Joshua Williamson.

Résumé

Carter (Dan Payne) and Jordyn Flynn (Michelle Forbes) sont des chercheurs de trésors (Hunters). Leurs deux fils, Paxton (Robbie Amell), 21 ans et Tripp (Keenan Tracey), 16 ans, s’élèvent plus ou moins seuls dans le grand et luxueux ranch familial. Paxton rêve de faire le tour du monde en voilier alors que son cadet, surdoué, s’ennuie dans la pension privée où il est confiné et s’en enfuit régulièrement pour venir retrouver son aîné au ranch.   

Quand Carter et Jordyn disparaissent lors d’une de leur mission, leurs fils, avec l’aide de Dylan (Alexa Vega), l’ex-petite copine de Paxton, partent à leur recherche sans savoir qu’ils font eux aussi partie des « Gardiens », un ordre mystérieux chargé de protéger des artefacts  mythologiques dont les pouvoirs sont convoités par quelqu’un qu’ils considèrent comme un ami de leurs parents, le richissime homme d’affaire Mason Fuller (Victor Garber).

Ensemble, ils retrouveront cependant le miroir brisé de Blanche-Neige et le soustrairont à la convoitise de Mason.

Distribution

  • ·         Robbie Amell: Paxton Flynn
  • ·         Keenan Tracey : Tripp Flynn
  • ·         Alexa Vega : Dylan Savini
  • ·         Victor Garber : Mason Fuller
  • ·         Michelle Forbes : Jordyn Flynn
       
Mon opinion : Du sous-Indiana Jones


Ce téléfilm laisse à penser qu’il s’agit du pilote d’une série dont le thème rappelle furieusement la série Warehouse13, sauf que les héros ne sont pas des agents du FBI mais de simples adolescents. Les héros sont sympathiques mais c’est insuffisant pour faire un film, voire un téléfilm. Divertissant mais vraiment trop léger et manquant d’ambition pour marquer les esprits.

jeudi 16 mai 2013

SIMPLE (Téléfilm français d'Ivan Calbérac - 2011)


Simple est un téléfilm dramatique français d'Ivan Calbérac (2011) réalisé d'après le livre « Simple » de Marie-Aude Murail paru à l'Ecole des Loisirs et produit par France 2 (rediffusion le 15 mai 2013).

Avec : 

 - Bastien Bouillon (Barbabé dit  "Simple") 
- Julien Drion (Kléber)
- Michel Aumont
- François Civil (Enzo)
Synopsis

À la mort de ses parents, Kléber, 20 ans (Julien Drion), doit prendre en charge son frère, Simple, 26 ans (Bastien Bouillon), atteint d'une forme d'autisme, qui a l'âge mental d'un enfant de 3 ans. Poursuivant ses études à Toulouse, Kléber réussit à trouver une colocation que les deux frères partagent avec quatre étudiants. Comment concilier les études, la vie amoureuse de Kléber, les contraintes de la vie en société et le bien-être de Simple, imprévisible au quotidien, à la franchise redoutable et aux limites imprécises ? Simple émeut son entourage : il rapproche les générations en provoquant le dialogue avec un vieux voisin acariâtre, il voit clair dans le cœur des amoureux. Mais Simple irrite aussi et ses bêtises se multiplient... 

Première : "Un film gai et enchanté sur le handicap mental. Simple, réalisé par Ivan Calbérac, diffusé ce soir à 20h35 sur France 2, remporte le pari. La performance de l’acteur principal Bastien Bouillon, qui incarne Simple, 26 ans mais trois d’âge mental, y est pour beaucoup (...)" [Emmanuelle Touraine du magazine Télé 7 Jours]

Mon opinion sur ce film

J'ai regardé ce film tout à fait par hasard, accroché par les premières images dans laquelle transparaît l'amour qui lie les deux frères. Je n'ai pas décroché jusqu'à la fin des 90 minutes du film, constamment partagé entre le rire et l'émotion, transporté par la finesse du jeu des acteurs, en particulier par le jeu extraordinaire de Bastien Bouillon qui campe un handicapé mental totalement crédible et émouvant.

Ma note : A voir et revoir sans modération.