Ce blog est consacré au cinéma et aux séries TV. J'y traite principalement des films et des séries que j'aime mais je me réserve aussi le droit d'en critiquer certains.
Le patient,
téléfilm de Christophe Charrier diffusé sur Arte (novembre 2022). Le
cinéaste a déjà réalisé un premier film, Jonas, diffusé lui aussi
sur Arte et visible en replay. Le film a été primé au festival La Rochelle 2022.
Le film est adapté d’un roman graphique de Timothée Le Boucher sorti en
2019.
Présentation
Le patient, Thomas (Txomin Vergez, dont
c’est le 1er rôle), un jeune homme de 19 ans, se réveille amnésique d’un
coma de trois ans. A son chevet se trouve Anna Kiefer, une psychologue (Clotilde
Hesme) dont le rôle est de lui permettre de retrouver ses la mémoire et d’essayer
de comprendre ce qui s’est passé car, bien que grièvement blessé, Thomas est le
seul à avoir survécu au massacre de sa famille (ses parents et son cousin),
tuée dans des circonstances non élucidées. Sa sœur Laura a disparu.
A chaque étape où Thomas retrouve
ses souvenirs, on croit avancer sur le chemin de la vérité mais on se rend vite
compte que les images que voit le héros sont biaisées. On imagine même un
moment que l’un des soignants est le responsable de la tuerie et veut se l‘empêcher
de parler. On doute aussi de la sincérité de la psychologue à vouloir l’aider.
Mon opinion
On plaint tout d’abord ce garçon
d’avoir perdu la mémoire et on est de tout cœur avec lui pour que ses efforts
pour la retrouver soient couronnés de succès. Jusqu’à ce que la victime nous
apparaisse comme le bourreau. A la différence de Jonas qui,
malgré ses qualités, n’était pas totalement abouti, ce 2ème téléfilm
de Christophe Charrier est une réussite en cela qu’il nous entraîne dans
les méandres de la psyché humaine, nous engageant avec roublardise, sur de
fausses pistes jusqu’à nous révéler l’impensable. C’est intelligent et bien
mené. A noter la très belle musique originale d'Alex Beaupain qui évoque étonnamment la Lolita d'Alizée.
Revoir Paris est un
film dramatique français réalisé par Alice Winocour, sorti en 2022. Le
film est inspiré des attentats terroristes de Paris en novembre 2015. Alice Winocour a aussi réalisé le film Proximainspiré par la carrière de femmes astronautes.
Résumé
Mia (Virginie Efira)
travaille comme traductrice de russe à Radio France. Elle vit en couple avec
Vincent (Grégoire Colin), qui est médecin, et leur chat. Un soir qu’ils
sont au restaurant en amoureux, Vincent doit brusquement s’absenter après un
appel de l’hôpital. Mia décide de rentrer chez elle mais, comme il pleut à
verses et qu’elle est à moto, elle entre à l’Etoile d’Or, un restaurant, pour
se mettre à l’abri en attendant que l’orage passe.
Alors qu’elle est attablée en
train d’écrire, son stylo se met à fuir et elle se lève pour aller laver ses
mains tachées d’encre. Pendant qu’elle est aux toilettes, on entend des bruits
de fusillades : ce sont les terroristes qui font un carnage dans le
restaurant. Elle-même est grièvement blessée mais survit.
Après être restée en
convalescence plusieurs mois hors de Paris, elle y revient pour affronter ses
traumatismes et retourne sur les lieux pour tenter de retrouver le souvenir de
ce qui s’est réellement passé.
Au cours de ces difficiles
moments, elle rencontre Thomas (Benoît Magimel), lui aussi gravement
blessé en particulier à une jambe, qui l’aide à se reconstruire.
Mon opinion
Connaissant le sujet de ce film,
j’ai hésité à aller le voir mais je ne le regrette pas. C’est un beau film,
douloureux, certes, mais aussi sensible et lumineux, où Virginie Efira, que l’on a
connu dans des rôles plus légers, interprète tout en retenue une femme meurtrie mais combative
et qui veut affronter une réalité que sa mémoire a effacée. Alice
Winocour lui offre, avec le personnage de Mia, son plus beau rôle. Benoît
Magimel, dans son personnage de dur au cœur tendre, est lui aussi parfait.
Mr. Holmes est un film britannico-américain
réalisé par Bill Condon, sorti en 2015. Le scénario a été écrit par Jeffrey
Hatcher d'après le roman Les Abeilles de monsieur Holmes (A
Slight Trick of the Mind) de Mitch Cullin, d'après certains
personnages créés par Arthur Conan Doyle.
Résumé
L’action se passe en 1947. Sherlock
Holmes (Ian McKellen), alors âgé de 93 ans, s’est retiré dans un cottage
du Sussex, où il vit avec sa gouvernante, Mme Munro, et son fils Roger (Milo
Parker), un jeune garçon intelligent et curieux qui s’intéresse aux
abeilles, l’une des passions de Mr. Holmes.
Perdant peu à peu la mémoire, il
vient de se rendre au Japon pour en rapporter une plante rare, le Zanthoxylum
piperitum, censée retarder la dégénérescence du cerveau.
Car, bien qu’il n’exerce plus,
Holmes est préoccupé par affaire vieille de 35 ans et insatisfait de la manière
dont l’a transcrite le Dr. Watson, il veut la réécrire, mais sa mémoire lui
jouant de plus en plus de mauvais tours, il compte sur la plante-miracle pour ralentir
le processus de dégradation de ses souvenirs.
Mon opinion
Malgré un scénario particulièrement
alambiqué – mais qui transcrit assez bien la manière d’écrire de Conan Doyle,
on est pris par la connivence entre cet homme suprêmement intelligent qui lutte
contre la sénilité et la connivence qui le lie à ce jeune garçon dans lequel il
se retrouve et auquel il tente de passer le flambeau. Si le grand acteur Ian
McKellen (l'inoubliable Gandalf du Seigneur des Anneaux
et Magneto dans X-Men) en fait, à mon goût, un peu trop, le jeune Milo Parker (découvert dans La folle aventure des Durrelet Miss Peregrine et les enfants particuliers) est remarquable de justesse et
donne à ce film si typiquement anglais une saveur particulière qui m’a rappelé
le magnifique Ladies in lavender (Les dames de Cornouailles). On a beau savoir que Sherlock Holmes est un pur personnage de fiction, on se
prend à considérer ce film comme un biopic qui parvient à nous émouvoir
profondément. En outre, les images (de Tobias Schliessler) et la musique (de Carter Burwell - Twilight, Three Billboards,Le musée des merveilles...) sont superbes.
La Dernière Folie de Claire
Darling est une comédie dramatique française de Julie Bertuccelli sortie en 2019. Le film est l'adaptation du best-seller de Lynda Rutledge, Le Dernier vide-grenier de Faith Bass
Darling.
Résumé
Claire Darling (Catherine Deneuve) est persuadée
qu'elle va mourir le soir-même. Elle décide alors de se débarrasser du contenu de sa maison en faisant un gigantesque vide-grenier : bibelots, tableaux, souvenirs... Affolée, devant ce qu’elle
considère comme un coup de folie, Martine Leroy (Laure Calamy), l’amie d’enfance de sa fille Marie (Chiara Mastroianni), alerte cette
dernière pour qu’elle vienne voir ce qui se passe. Or, Marie est fâchée depuis
vingt ans avec sa mère et ne l’a pas revue. Elle revient quand même en
catastrophe pour constater que, certes, sa mère alterne entre absences et
moments de lucidité.
Comme des vautours, les habitants du village se jettent sur les antiquités de valeur accumulées par cinq générations de Darling – horloges, automates du XVIIIe, tableaux de famille, vases de Gallé, lampes
Tiffany, statues et statuettes, meubles anciens, chaque objet révèle le rôle secret qu'il a
joué dans la saga familiale et pose les plus profondes des questions
existentielles.
Mon opinion
Dans une narration concentrée sur
le récit d'une folle journée, le film nous entraîne entre épisodes drôles et dramatiques à travers les greniers
de la mémoire que représentent ces objets que nous accumulons au cours de nos
vies. Magnifique film, admirablement joué par une Catherine Deneuve sans
apprêts, qui ne cache pas son âge, émouvante dans sa simplicité, qui tient certainement là l’un de ses
plus beaux rôles. La réalisatrice, Julie Bertuccelli est aussi l'auteur de Dernières nouvelles du cosmos consacré à l'extraordinaire parcours d'Hélène Nicolas, une jeune fille autiste dont la mère Véronique a mis au point une technique révolutionnaire pour communiquer.
L'Étrange Histoire de Benjamin
Button (Titre original : The
Curious Case of Benjamin Button) est un film fantastique américain réalisé
par David Fincher, sorti en 2008.
Résumé
L'histoire d'Eric Roth (qui est aussi le scénariste de Forrest Gump) et Robin Swicord est inspirée de la
nouvelle du même nom datant de 1922 et écrite par F. Scott Fitzgerald. Le film met en scène un homme, incarné par Brad Pitt, qui naît vieux et qui
rajeunit au fil des années, et Daisy, sous les traits de l'actriceCate Blanchett, qui vit une histoire
d'amour avec lui tout au long de sa vie.
Récompenses
Le film a reçu des critiques
globalement positives. Le film a été nommé pour treize Oscars dont celui du
Meilleur film, celui du Meilleur réalisateur pour David Fincher, Meilleur acteur pour Brad Pittet Meilleure actrice secondaire pour Taraji P. Henson, et en a remporté trois : la Meilleure direction artistique, Meilleur maquillage et Meilleurs effets
visuels.
Autour du film
Difficultés à concrétiser le projet
La réalisation de ce film a pris
une 20e d’années. A l’origine, dans les années 80, le producteur Ray
Stark achète les droits du film L'Étrange Histoire de Benjamin Button pour
Universal. Le premier réalisateur pressenti sera Frank Oz avec Martin Short
dans le rôle principal. Mais Oz n'arrive pas à trouver comment faire
fonctionner l'histoire. Le défi est ensuite relevé, dans les années 90, par Steven
Spielberg qui envisage de confier le rôle principal à Tom Cruise. Mais
Spielberg, qui réfléchit aussi à la réalisation de deux autres films, Jurassic
Park et La liste de Schindler, jette l’éponge. D’autres réalisateurs,
comme Patrick Read Johnson et Agnieszka Holland se disent ensuite
intéressés. Puis, c’est au tour de la scénariste Robin Swicord d’écrire, en octobre 1998, une adaptation pour le
réalisateur Ron Howard,John Travolta étant proposé pour le
rôle-titre. D’autres scénaristes travailleront au projet avant d’abandonner le
challenge jusqu’à ce qu’en mai 2004, David Fincher s’intéresse à l’histoire. Il faudra encore trois ans pour que le
scénario définitif, écrit par Eric Roth
et Robin Swicord voie le jour.
Tournage
Le film a été en grande partie tourné
à La Nouvelle-Orléans après le passage de l'ouragan Katrina, mais aussi à Los
Angeles et à Montréal, où la rue Saint-Paul et le marché Bonsecours sont
utilisés comme décors d'une ville russe, ainsi que dans quelques quartiers
parisiens.
Musique
La bande son du film a été écrite
par le compositeur français Alexandre
Desplat.
Mon opinion sur ce film
Je n’avais pas vu ce film lors de
sa sortie car, bien que j’apprécie le réalisateur David Fincher (qui est entre autres celui de The Social Network) et
les acteurs (Brad Pitt et Cate Blanchett), je n’étais pas trop
enthousiasmé par l’histoire de cet homme né vieux qui rajeunit… J’ai donc
profité de son passage sur Arte hier
soir (1er janvier 2019) pour voir ce film. Et je dois dire que j’ai
été scotché. Quelle gageure de réaliser un film pareil, et quelle maestria, que
ce soit dans le scénario, dans le jeu des acteurs, subtil et tout en nuances, quel
exploit pour les maquilleurs !!! Ce film est dans la veine de Forrest Gumpavec lequel on ne peut s’empêcher de faire certains parallèles.
Amnesia est l’avant-dernier film de Barbet Schroeder, le réalisateur de More. Amnesia est sorti en 2015
avec, dans le rôle principal, l’actrice Marthe
Keller et le jeune acteur allemand Max
Riemelt. Le film se déroule à Ibiza.
Résumé
L'action se situe en 1990, un an
après la chute du mur de Berlin. Martha (Marthe
Keller), allemande, née en 1920, est installée à Ibiza depuis la fin de la
guerre. Traumatisé par ce qu’elle a vécu pendant cette période, elle a tout
rejeté de l’Allemagne, refusant même de s’exprimer dans sa langue natale.
Elle fait alors la rencontre d’un
jeune musicien techno allemand, Jo (Max
Riemelt), qui a loué la maison au-dessus de la sienne. Dans un premier
temps, elle lui cache qu’elle est allemande et qu’elle hait son pays. De cette
rencontre naissent des liens et une affection réciproque pudique qui les
amèneront, l’un et l’autre, à reconsidérer leurs convictions. Lors de la visite
de sa mère et de son grand père (Bruno
Ganz), Jo découvrira brusquement que la bulle dans laquelle il a été élevé est
un mensonge. Quant à Martha, elle fera le chemin inverse et se réconciliera
avec son pays, se rendant compte que nier son passé est une forme de lâcheté.
Mon opinion sur ce film
Je n’avais pas vu ce film lors de
sa sortie et j’ai profité de sa diffusion sur Arte pour le visionner. J’aime
beaucoup Marthe Keller depuis que je l’avais découverte, il y a bien longtemps,
au côté de Louis Velle, dans le
téléfilm La demoiselle d’Avignon (1972) qui l’avait imposée en France. C’est
une actrice fine et racée qui est parfaite dans le rôle de cette musicienne qui
a renoncé à tout son passé pour se reconstruire dans un cadre idyllique.
Amnesia c’est d’abord le nom de la boîte de nuit ou Jo
rêve d’exercer ses talents de DJ mais c’est aussi l’amnésie volontaire que s’est
imposée, d’une part Martha, et de l’autre la famille de Jo. Une triple amnésie
en quelque sorte !
Malgré sa présence lumineuse, ce film
n’est pas un chef-d’œuvre et passe un peu à côté de son sujet. Max Riemelt, qui
joue le rôle de Jo, est sympathique mais on croit assez peu à sa sincérité
lorsqu’il déclare sa passion à Martha. Quant aux dernières images du film, on
tombe vraiment dans le ridicule en découvrant sans transition une Marthe Keller
artificiellement vieillie en bonne grand-mère qui reçoit la visite du jeune
couple fait de Jo, de sa femme et de leur jeune enfant.
Heureusement, les paysages d’Ibiza,
magnifiquement filmés par Luciano Tovoli, directeur de la photographie italien, rachètent quelque peu les maladresses
du réalisateur dont le propos reste malgré tout intéressant.
Très belle prestation de Bruno
Ganz dans le rôle du grand-père qui, devant l'inflexibilité de cette femme, confesse qu'il a collaboré, contre sa volonté avec les nazis, chose qu'il avait jusque-là caché à sa famille.
On aurait aussi pu attendre mieux de la bande son, assez décevante, aussi bien en ce qui concerne les "compositions" du DJ que les interprétations au violoncelle...
Still Alice est un film
dramatique américain réalisé par Wash
Westmoreland et Richard Glatzer,
sorti en 2014.
Il s'agit de l'adaptation du
roman du même nom de Lisa Genova. Julianne Moore y interprète le rôle
d'une linguiste diagnostiquée avec une forme précoce de la maladie d'Alzheimer.
Le film a été présenté au festival international du film de Toronto
2014. Il a reçu de nombreuses critiques positives, particulièrement à propos de
l'interprétation de Juliane Moore,
rôle qui lui a valu les plus importantes récompenses de cinéma : l'Oscar, le BAFTA, le Golden Globe, le
Screen Actors Guild Award et le Critics' Choice Award de la meilleure actrice.
Résumé
Alice Howland (Juliane Moore) est professeur de
linguistique à l'Université de Columbia (New York). Elle s’apprête à fêter son
cinquantième anniversaire avec John, son mari médecin (Alec Baldwin) et leurs trois enfants adultes, Lydia (Kristen Stewart),
qui essaie de percer dans le théâtre, Anna, jeune mariée qui attend des jumeaux,
et Tom (Hunter Parrish).
Lors d’un de ses cours, elle est
prise d’absences. Suivent d’autres faits inquiétants (elle se perd pendant son
jogging, oublie des déjeuners importants, etc.), elle se décide à consulter un
neurologue. El le verdict tombe : on lui diagnostique un début de maladie
d'Alzheimer précoce d’origine génétique. La fille aînée d'Alice, Anna, et son
fils, Tom, se font dépister. La fille cadette d'Alice, Lydia, actrice
débutante, choisit de ne pas savoir.
Alice tente de faire face, par
des subterfuges, s’aidant de pense-bêtes, notant tout sur son téléphone
portable, faisant des exercices de mémoire, etc. Mais la maladie est inexorable.
Mon opinion sur ce film
J’ai vu ce film par le plus grand
des hasards sur le chaîne LCP-Sénat. Il était suivi d’un débat où des
spécialistes venaient faire le point sur une maladie qui touche un million de
Français. J’ai trouvé le jeu de Juliane Moore extraordinairement juste et
émouvant dans le rôle d’une intellectuelle dont la mémoire s’efface peu à peu.
Très beau film pour une grande actrice.
Je te promets (The Vow) est un film dramatique
américain coécrit et réalisé par Michael Sucsy, et sorti en 2012. Il est
inspiré de l'histoire vraie de Kim et Krickitt Carpenter. Il est inspiré de faits réels.
Résumé
Un soir de neige, Léo (Channing Tatum) et Paige (Rachel McAdams), un
jeune couple marié depuis cinq ans, sont percutés par un camion. Si Léo s’en sort indemne, ce n’est
pas le cas de Paige qui reste dans le coma plusieurs mois. Lorsqu’elle se
réveille, elle a perdu tout souvenir de son passé récent, dont les cinq années vécues avec Léo qui est devenu, pour elle, un parfait étranger.
Parallèlement, la famille de Paige, de grands bourgeois de Chicago,
qui avait vu d’un mauvais œil que leur fille laisse tomber des études de droit pour épouser Léo, un musicien, profite de la situation pour la
récupérer.
Incapable d’aider sa femme à retrouver ses souvenirs, Léo, qui n'a pas de famille, va perdre
la seule personne qui ait jamais compté pour lui. Prêt à tout, il décide de se battre afin de reconquérir sa femme comme s’ils venaient juste de se
rencontrer.
Malgré tous ses efforts, Paige ne retrouve pas ses souvenirs avec
Léo et, poussée par ses parents, elle finit par demander le divorce. Mais, suite aux révélations sur son père que lui
fait une amie, elle se rend compte que sa famille l’a manipulée et elle
renoue avec Léo.
Tous deux décident de faire table rase des cinq années dont Page a tout oublié et de se donner une nouvelle chance en repartant de zéro.
Mon opinion sur ce film
J’ai vu ce film, que je ne
connaissais pas, à la télévision. Je m’intéresse toujours beaucoup aux sujets
touchant la mémoire ou ici l’amnésie et c’est ce qui m’a donné envie de le voir.
Certes le film n’est pas un film d’auteur et reste avant tout un divertissement.
Mais il se laisse regarder.Channing Tatum y est parfait en grand gamin un peu
perdu qui se bat avec obstination pour reconquérir celle
qu’il aime et il finit par y parvenir. C’est un film
sympathique et optimiste, ce qui n’a pas de prix au milieu des heures sombres
que nous vivons.
Johnny Mnemonic est un film de science-fiction canado-américain de Robert
Longo (1995).
Synopsis
Le film est adapté d'une nouvelle
de science-fiction de William Gibson, parue dans le recueil « Gravé sur
chrome » (Burning chrome), paru en 1987.
L'action est censée se dérouler
en 2021. Les multinationales, craignant l'espionnage industriel, ont recours à
des coursiers qui se sont fait poser un implant dans le cerveau pour pouvoir
transporter des informations, prenant livraison de celles-ci en un endroit pour
la délivrer dans un autre. Johnny Mnemonic (Keanu Reeves) est l’un de ces "coursiers". Les données
qu'il transporte ayant une valeur inestimable, il se trouve malgré lui pris
dans une guerre entre mafias japonaises sans pitié qui le poursuivent afin de
s'approprier rien de moins que son cerveau. Il sera aidé dans sa fuite par les
Lo-Teks, une sorte de rébellion qui lutte pour la liberté de l'information.
Mon opinion sur ce film
Je n'avais encore jamais vu ce
film qui fait pourtant partie des classiques de la science-fiction et est
classé, comme un incontournable de la culture cyberpunk, à l'instar des Matrix ou de Blade Runner mais il a bien mieux vieilli que ce dernier à l'esthétique complètement dépassée.
On y retrouve les leitmotivs habituels : société dystopique, violence, société en décomposition, séparée entre riches dépravés qui vivent dans des
ghettos hyperluxueux et populace qui, tout en survivant à coups d'expédients,
s'avère en fin de compte plus fréquentable que celle des "élites" dirigeantes.
Mon classement
Pas si dépassé que cela pour un film de 1995. A voir
pour les amateurs du genre. Keanu Reeves
est toujours d'une parfaite élégance.
L'effet papillon (The butterfly effect) est un film
fantastique américain d'Eric Bress et J. Mackye Gruber, avec Ashton Kutcher, sorti en 2004.
Synopsis
Lorsque le film commence, Evan
Treborn est un enfant heureux et insouciant de 7 ans, élevé par sa mère qui
travaille dans un hôpital. Il aime jouer aux jeux de son âge et adore son chien
Croquette. Son seul souhait : connaître son père, Jason, dont on apprend qu'il
est enfermé pour troubles psychiatriques et violence à l'asile de Sunnyvale.
Evan est ami avec ses voisins,
Tommy et sa sœur Kayley Miller, qui vivent avec leur père, et Lenny Kagan, un
petit garçon asthmatique qui, en raison de son surpoids, est le souffre-douleur
de la bande.
Un jour, alors que sa mère a
laissé Evan à la garde de son voisin, George Miller, celui-ci emmène les
enfants dans la cave et, sous prétexte de tourner un film sur Robin des Bois,
force sa fille et Evan à faire des choses que la morale interdit sous les yeux de
son fils Tommy. Cet événement, que la mémoire d'Evan effacera, déterminera les
drames qui suivront.
Malgré l'absence de son père
qu'il vit mal, Evan ne montre cependant aucun signe de traumatisme jusqu'à ce
que la maîtresse, affolée, montre à sa mère un dessin qu'il a réalisé
représentant une scène de meurtre. Evan n'a aucun souvenir ni aucune
explication pour ce dessin. Un peu plus tard, sa mère le trouve debout, dans la
cuisine, brandissant un couteau. Effrayée, elle décide de l'emmener
voir un psychologue à Sunnyvale, l’établissement où son père est interné. On
lui passe un scanner qui ne décèle rien d'anormal. Le médecin conseille à Evan
de noter tous les événements qu'il vit dans un journal.
Le temps passe, Evan est de plus
en plus souvent sujet à des pertes de mémoire inexpliquées qui s'accompagnent
de saignements de nez. Cédant à ses instances, sa mère le conduit à nouveau à
Sunnyvale pour rencontrer son père. Malgré toutes les précautions prises, Jason
saute sur son fils et tente de l'étrangler. Dans la bagarre avec les gardiens,
le crâne de Jason heurte brutalement le sol et il meurt sous les yeux de son
fils. On imagine les dégâts qu'un tel traumatisme peut provoquer chez un adolescent
ayant lui-même des problèmes psychologiques.
C'est là que se place le moment le plus dramatique du film : après qu'Evan, qui a toujours été amoureux de
Kayley, lui ait déclaré son amour, Tommy, pour qui sa sœur est sacrée, entre
dans une colère noire et menace Evan de
mort. Un peu plus tard, Evan, Kayley et Lenny, attirés par de la fumée à
l'endroit où ils ont l'habitude de se retrouver, découvrent que Tommy, qui a
enfermé Croquette dans un sac et l'a aspergé d'un produit inflammable,
s'apprête à le faire brûler vif. Les trois enfants tentent d'empêcher ce crime
mais Tommy les frappe violemment et se livre à son forfait.
Malgré ces faits horribles qui
auraient dû les séparer à jamais, les enfants continuent à se voir. Toujours
entraînés par Tommy, qui est leur tête (mal) pensante, les quatre enfants font
exploser une boîte aux lettres. On suppose que les choses ont mal tourné car,
suite à cela, Lenny s'est retrouvé dans un coma qui lui a laissé des séquelles.
Mais, comme le spectateur voit les événements à travers les yeux d'Evan, on ne
saura pas si ces faits ont réellement eu lieu ou s’ils ont été plus ou moins
fantasmés par l’adolescent car, comme à chaque traumatisme qu’il subit, Evan
oublie ce qui s'est réellement passé. Après ce dernier incident, sa mère prend
cependant la décision de déménager afin de le couper de l'influence négative de
ses amis.
On retrouve Evan à l'Université :
brillant étudiant, il a choisi comme sujet de thèse de s'intéresser à la
mémoire. Pour cela, il doit remonter dans le passé en retrouvant ses anciens
camarades Il retourne alors sur les
lieux de son enfance, retrouve Lenny, bloqué dans l'enfance, qui passe son
temps à construire des maquettes d'avion. Lorsqu'il aborde l'incident de la
boîte aux lettres, Lenny entre dans une crise de violence terrible et Evan
s'enfuit. Il retrouve aussi Kayley, qui est devenue serveuse. Il veut qu'elle
lui raconte ce qui s'est passé dans la cave. Mais celle-ci, en larmes, s'y
refuse et s'enfuit. Un peu plus tard, on apprend qu'elle s'est suicidée.
Evan pense alors qu'en
s'obligeant à relire les cahiers où il a noté tous ses souvenirs, il pourra
remonter jusqu'aux événements que sa mémoire a occultés et tenter de les
modifier et, en effet, son expérience fonctionne. Mais, à chaque fois qu'il
intervient dans le passé, les conséquences sont encore pires que la réalité.
Mon avis sur ce film
L'idée du film s'est inspirée de
la théorie du chaos, rendue célèbre lors d'une conférence faite en 1972 par
Edward Lorenz, un chercheur au célèbre MIT (Massachussetts
Institute of Technology), qui l'appliqua à sa spécialité, la météorologie.
Cette théorie se résume en une phrase : "Un battement d'ailes d'un
papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ?" "L'effet
papillon", que l'on pourrait aussi appeler "l'effet des ronds dans
l'eau" était né. On le résume d'une manière que peut comprendre chacun de
nous : un évènement, même infime, à une extrémité de la planète, peut-il
entraîner des conséquences imprévisibles et dramatiques dans un endroit éloigné
car échappant à tout contrôle ?
Cette idée (qu'il est dangereux
de modifier, même un détail infime du passé), a, avec plus ou moins de bonheur,
inspiré de très nombreux scénaristes, comme dans les séries Fringe,Dr.Who, la Quatrième et la Cinquième dimension, Torchwood,Smallville, etc. Certaines, comme la série, déjà ancienne, Demainà la une, que je regardais avec passion, sont même exclusivement axées
sur la manipulation du temps.
Par sa construction, faite
d'incessants flashbacks, on peut aussi rapprocher L'effet papillon de films
comme Vanillia sky,Mementoou Paycheck. C'est à la fois
un compliment et une critique. En effet, ce sont des films qui, au-delà du
simple divertissement, font réfléchir... peut-être trop, ce qui me plaît assez
mais ne sera sans doute pas du goût de tout le monde.
Les acteurs
Les rôles principaux, ceux des
enfants, sont joués par différents acteurs, selon qu'ils ont 7 ans, 13 ans ou
qu'ils sont adolescents ou adultes. Evan (à 7 ans) est interprété par Logan Lerman, que l'on retrouvera en
2010 et 2013 dans le rôle principal dePercy Jackson.
Le plus surprenant dans ce
casting, est d’y trouver Ashton Kutcher,
plus souvent cantonné dans des rôles
de jeunes premiers un peu « creux » mais le personnage qu’il
interprète dans L’effet papillon, révèle qu'il est capable de jouer des
personnages plus complexes, voire torturés, comme celui d'Evan.
Film intéressant, complexe, difficile. Quelques
scènes de violence et de sexe font que ce film n'est pas visible par tous les
publics.
Memento est un thriller américain
sorti en 2000, réalisé par Christopher Nolanet mettant en vedette Guy Pearce,
Carrie-Anne Moss et Joe Pantoliano.
Synopsis
En tentant de sauver sa femme,
violée et asphyxiée dans leur propre salle de bain en plein milieu de la nuit,
Leonard Shelby (Guy Pearce) reçoit un coup à la tête et perd sa capacité à
utiliser sa mémoire à court terme. Désormais, toute nouvelle information
s'efface de sa mémoire au bout de quelques instants ; il n'a donc aucun nouveau
souvenir durable depuis l'agression. Pour se rappeler les faits et informations
élémentaires, il se les tatoue (ou les fait tatouer) sur le corps, ou bien les
photographie à l'aide d'un appareil photographique instantané et en écrit une
brève description sur les clichés : le nom du motel où il loge, la plaque
d'immatriculation d'une voiture, le nom et prénom des personnes qu'il rencontre
et leurs caractéristiques, etc. Le dernier souvenir de Leonard est celui de sa
femme au moment de l'agression. Son seul objectif est de trouver l'assassin de
celle-ci – un certain John G. – et de le tuer.
Spécificités du film
Le film est volontairement monté
à l’envers : il s'ouvre avec la fin de l'histoire, la dernière scène, puis le
film progresse, de la fin vers le début, la fin d'une scène recouvrant à chaque
fois le début de la scène précédente (précédente dans l'ordre du film, mais en
réalité suivante par ordre chronologique). Une narration parallèle est
introduite sous forme de courtes scènes tournées en noir et blanc (suivant
cette fois un déroulement chronologique normal, de A à B etc.) intercalées au
montage antichronologique. Ainsi, les scènes couleurs antichronologiques
s'emboîtent aux scènes noir et blanc chronologiques. Les deux narrations se
raccordent à la fin du film, qui correspond au milieu de l'histoire. Le passage
du noir et blanc à la couleur se fait lors du développement d'une photo
polaroid.
Les scènes en couleur
correspondent à la durée maximale de rétention mémorielle de Leonard. Ainsi, à
chaque nouvelle scène couleur, Leonard ne se rappelle plus les événements qui
ont précédé la scène dont il se souvient. Puisque les scènes couleurs sont en
ordre antichronologique, le spectateur, tout comme Leonard, ne connaît pas non
plus les événements qui ont précédé.
Mon opinion sur ce film
Memento est un des films
les plus déconcertants que je connaisse. Dans mon classement personnel, il le
place juste, pour la complexité, entre Vanillia sky(de Cameron
Crowe) et Existenz (de David Cronenberg).
Cela donne un thriller terrifiant
qui s'apparente à une espèce de cauchemar sans fin où l'on revient sans cesse
sur la même scène en se trouvant englué peu plus chaque fois dans l’incapacité
d'agir.
Lorsque le film commence, on
pense que Leonard est forcément innocent du crime de sa femme. Lorsqu'il se
termine, on n'en est plus sûr du tout et même, on se demande si ce n'est pas
lui, l'auteur de ce crime abominable dont sa mémoire aurait effacé le souvenir
traumatique.
Comme pour les films cités, cela
laisse au spectateur une impression désagréable comme laisserait un mauvais rêve.
Si Leonard est innocent, on le plaint, d'une part d'avoir perdu sa femme dans
un crime aussi révoltant et inexplicable. S'il est coupable, on le plaint aussi
d'être victime de cette forme d'amnésie terrible qui lui fait oublier qu'il est
coupable...
Pour toutes ces raisons, Memento
est un film inclassable, entre fantastique et thriller et c'est en soi un
"ovni" dans la technique utilisée par le réalisateur dont c'était
seulement le 2ème long métrage... Distingué par deux nominations aux Oscars
(meilleur montage et meilleur scénario original), il est devenu un "film
culte" pour les cinéphiles. Il permettra en outre au réalisateur d'entreprendre
de réaliser des projets plus ambitieux comme Insomnia, produit par
Steven Soderbergh, avec George Clooney comme acteur principal. Depuis, Nolan a réalisé sept autres films
(dont l'excellent Batman beginset The dark Knightet, plus récemment, Inception,
où l’on retrouve la complexité de Memento mais dans lequel malheureusement,
la notoriété aidant, il a à mon avis beaucoup trop abusé des effets spéciaux).