Affichage des articles dont le libellé est David Fincher. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est David Fincher. Afficher tous les articles

vendredi 27 novembre 2020

GONE GIRL Thriller de David FINCHER (USA-2014)

Gone Girl est un thriller américain réalisé par David Fincher, sorti en 2014. Il s'agit de l'adaptation cinématographique du best-seller américain Les Apparences (Gone Girl) de Gillian Flynn, qui en est également la scénariste.

Résumé

Le jour du 5ème anniversaire de mariage de Nick Dunne (Ben Affleck) et de son épouse Amy (Rosamund Pike), un couple qui présente toutes les apparences (d’où le titre utilisé dans la version française du roman) du bonheur, Amy disparaît. Dans un premier temps, la police pense qu’elle a été enlevée, des traces de lutte étant visibles dans la maison. Mais ils en viennent vite à soupçonner Nick de l’avoir assassinée car des investigations plus approfondies montrent d’importantes taches de sang dans la cuisine. En réalité, Amy a mis en place un plan machiavélique pour faire accuser son époux, qui l’a trompée, de meurtre et le faire condamner à la chaise électrique.

Mon opinion

Je n’avais pas encore vu ce film et j’ai profité de son passage à la télévision pour le voir. David Fincher est un réalisateur de talent. On lui doit des films comme Seven, The Game, Fight Club, Zodiac, L’étrangehistoire de Benjamin Button, ou The Social Network.  J’avais beaucoup apprécié ces deux derniers films et un peu moins certains autres (en particulier Zodiac, dont j’avais regretté la confusion du scénario et la longueur). Je ferai le même reproche à ce film, en y ajoutant la grotesque scène du meurtre de Desi Collings (Neil Patrick Harris) ou encore l’invraisemblable coup de théâtre de la fécondation assistée d’Amy. On a aussi du mal à croire que cette dernière puisse être exonérée de rendre compte à la justice de l’assassinat du malheureux Desi Collings.

mercredi 2 janvier 2019

L'ETRANGE HISTOIRE DE BENJAMIN BUTTON film de D. FINCHER (USA-2008)



L'Étrange Histoire de Benjamin Button (Titre original : The Curious Case of Benjamin Button) est un film fantastique américain réalisé par David Fincher, sorti en 2008.

Résumé

L'histoire d'Eric Roth (qui est aussi le scénariste de Forrest Gump) et Robin Swicord est inspirée de la nouvelle du même nom datant de 1922 et écrite par F. Scott Fitzgerald. Le film met en scène un homme, incarné par Brad Pitt, qui naît vieux et qui rajeunit au fil des années, et Daisy, sous les traits de l'actrice Cate Blanchett, qui vit une histoire d'amour avec lui tout au long de sa vie.

Récompenses

Le film a reçu des critiques globalement positives. Le film a été nommé pour treize Oscars dont celui du Meilleur film, celui du Meilleur réalisateur pour David Fincher, Meilleur acteur pour Brad Pitt et Meilleure actrice secondaire pour Taraji P. Henson, et en a remporté trois : la Meilleure direction artistique, Meilleur maquillage et Meilleurs effets visuels.

Autour du film

Difficultés à concrétiser le projet

La réalisation de ce film a pris une 20e d’années. A l’origine, dans les années 80, le producteur Ray Stark achète les droits du film L'Étrange Histoire de Benjamin Button pour Universal. Le premier réalisateur pressenti sera Frank Oz avec Martin Short dans le rôle principal. Mais Oz n'arrive pas à trouver comment faire fonctionner l'histoire. Le défi est ensuite relevé, dans les années 90, par Steven Spielberg qui envisage de confier le rôle principal à Tom Cruise. Mais Spielberg, qui réfléchit aussi à la réalisation de deux autres films, Jurassic Park et La liste de Schindler, jette l’éponge. D’autres réalisateurs, comme Patrick Read Johnson et Agnieszka Holland se disent ensuite intéressés. Puis, c’est au tour de la scénariste Robin Swicord d’écrire, en octobre 1998, une adaptation pour le réalisateur Ron Howard, John Travolta étant proposé pour le rôle-titre. D’autres scénaristes travailleront au projet avant d’abandonner le challenge jusqu’à ce qu’en mai 2004, David Fincher s’intéresse à l’histoire. Il faudra encore trois ans pour que le scénario définitif, écrit par Eric Roth et Robin Swicord voie le jour.

Tournage

Le film a été en grande partie tourné à La Nouvelle-Orléans après le passage de l'ouragan Katrina, mais aussi à Los Angeles et à Montréal, où la rue Saint-Paul et le marché Bonsecours sont utilisés comme décors d'une ville russe, ainsi que dans quelques quartiers parisiens.

Musique

La bande son du film a été écrite par le compositeur français Alexandre Desplat.

Mon opinion sur ce film

Je n’avais pas vu ce film lors de sa sortie car, bien que j’apprécie le réalisateur David Fincher (qui est entre autres celui de The Social Network) et les acteurs (Brad Pitt et Cate Blanchett), je n’étais pas trop enthousiasmé par l’histoire de cet homme né vieux qui rajeunit… J’ai donc profité de son passage sur Arte hier soir (1er janvier 2019) pour voir ce film. Et je dois dire que j’ai été scotché. Quelle gageure de réaliser un film pareil, et quelle maestria, que ce soit dans le scénario, dans le jeu des acteurs, subtil et tout en nuances, quel exploit pour les maquilleurs !!! Ce film est dans la veine de Forrest Gump avec lequel on ne peut s’empêcher de faire certains parallèles.     

vendredi 30 mars 2018

ZODIAC Thriller de David FINCHER (USA-2007)



Zodiac est un thriller policier américain réalisé par David Fincher, sorti en 2007. Le film, inspiré de faits réels, retrace l'enquête sur le tueur du Zodiaque, un mystérieux tueur en série qui frappa dans la région de San Francisco dans les années 1960 et 1970. Il est présenté, en compétition officielle pour la Palme d'or au Festival de Cannes.

Résumé

Le 4 juillet 1969, le soir de la fête de l'Indépendance, deux jeunes adultes se font tirer dessus entre les villes de Benicia et Vallejo en Californie. Un homme contacte les services de police locaux et annonce avoir commis ce crime.

Le San Francisco Chronicle, l'un des importants journaux de la ville, reçoit ensuite une lettre revendiquant ce meurtre, tout comme deux autres quotidiens de la région. Le tueur présumé, qui se présente sous le pseudonyme du Zodiac, accompagne sa revendication d'une énigme. Robert Graysmith (Jake Gyllenhaal) est un jeune dessinateur du journal. Sa vie bascule lorsqu'il se lance dans le déchiffrage de cette énigme, poussé par sa passion pour les casse-têtes. Il « enquête » alors plus profondément notamment avec Paul Avery (Robert Downey Jr.), le spécialiste des affaires criminelles au journal. En parallèle, les inspecteurs chargés de l'enquête, David Toschi (Mark Ruffalo) et William Armstrong, font leur possible pour mettre fin à la série de meurtres et recouper les informations multiples. Durant de nombreuses années, le Zodiac se joue des policiers et des journalistes en accumulant les énigmes, les vraies et fausses revendications, les appels télévisés et les meurtres sans indice. Robert Graysmith publiera deux livres sur cette affaire, qui deviendront des best-sellers et serviront de trame au scenario du film écrit par James Vanderbilt et réalisé par David Fincher.   

Mon opinion sur ce film

Comme je n’avais jamais vu ce film, j’ai profité de son passage hier soir (29/03/2018) à la télévision (3ème chaîne) pour le visionner. J’ai été très déçu. Je n’ai pas compris pourquoi ce film jouit, parmi les critiques, d’une telle aura. Le scenario m’a paru inutilement compliqué et le film terriblement long (157 min). Et, à part la prestation de Jake Gyllenhaal, je n’ai guère apprécié la distribution.    

mardi 12 novembre 2013

THE SOCIAL NETWORK de David Fincher (2010)


Film américain de David Fincher (2010) avec Jesse Eisenberg, Andrew Garfield et Justin Timberlake.

Synopsis

Le film est un biopic de Mark Zuckerberg (Jesse Eisenberg), alors jeune étudiant américain de l'Université d'Harvard, devenu multimilliardaire avec la création du plus important réseau social du monde, Facebook. 

Le film commence dans un café bruyant et semi-obscur d'Harvard où Mark Zuckerberg se fait lourder par sa copine qui en a marre qu'il la néglige, préférant ses chers programmes informatiques et ses copains à elle-même.

Sur le coup de la colère, il traverse le campus et se venge en créant aussitôt, avec l'aide de son meilleur et seul ami, Eduardo (Andrew Garfield), un site destiné à noter les mérites respectifs des filles de l'Université. Pour ce faire, il pirate les bases de données des différents collèges, ce qui est évidemment répréhensible, et met en ligne les profils des étudiantes avec une appréciation plus ou moins élogieuse sur chacune.

Le site rencontre, auprès des garçons de Harvard, un succès foudroyant, faisant exploser le nombre de connexions au point que le responsable de la sécurité informatique de l'Université, réveillé en pleine nuit, doit débrancher les serveurs. Du jour au lendemain, Mark, garçon timide et peu communicatif auquel auparavant personne ne faisait attention, devient le héros du campus. Ce qu'il a fait l'entraîne cependant devant une commission de discipline qu'il écrase avec toute la morgue de sa supériorité intellectuelle (qui est réelle). 

Ce premier avertissement ne lui suffit pas et lui donne même des ailes pour passer à la vitesse supérieure, embarquant Eduardo (qui, bien que réticent, lui fournit ses premiers financements en plus de ses connaissances informatiques) et, s'appropriant sans le moindre scrupule l'idée des frères Winklevoss, deux étudiants friqués, de créer un réseau social à l'échelle de l'Université, il n'hésite pas à envisager de l'étendre à l'échelle du pays puis, pourquoi pas (Mark Zuckerberg ne s'arrête pas pour si peu) au monde. C'est ainsi qu'est né, fin 2002-début 2003 (eh oui, cela fait à peine 10 ans !), le fameux Facebook.

Devant les premiers succès de son projet, poussé par le machiavélique et totalement amoral Sean Parker, fondateur ruiné de Napster (épatant Justin Timberlake), Mark trahit tous ceux qui l'ont aidé (à commencer par Eduardo et les frères Winkelvoss). Ignorant tous les avertissements, il devient un "super geek", se lançant à corps perdu dans le développement de "son" projet, se retrouvant en quelques mois à la tête d'un réseau de plusieurs millions "d'amis" virtuels mais aussi entraîné dans des procès pour plagiat, vol de données personnelles, non-respect du copyright, etc. Malgré tout, et vu l'enjeu financier de l'affaire, les avocats entrent dans la danse et tout se règle par des compromis, faisant de lui, à 26 ans, l'un des hommes les plus riche du monde.

Mon opinion sur ce film

Ce film est une réussite. Rarement, un biopic (à part, peut-être Aviator) n'a été mené sur un tel rythme. En outre, on ne peut pas dire que le réalisateur ait épargné son "héros". Certes, on est fasciné par son intelligence, son entregent, mais on est aussi écœuré par le manque de scrupule qu'il met à trahir ses amis. Après avoir vu ce film mi-figue mi-raisin, les détracteurs, souvent mal-informés sur ce qu'est réellement Facebook et s'imaginant des dangers qui n'existent pas, seront encore plus renforcés dans leur paranoïa. Quant à ceux qui l'utilisent, ils y mettront sans doute plus de discernement surtout en "verrouillant" leurs données personnelles, ce qui est l'essentiel.

Quoiqu'il en soit, personne ne pourra plus jamais ignorer l'importance du plus gros réseau social du monde et du tournant qu'il représente désormais dans la communication d'un bout à l'autre de la Terre (sauf peut-être encore, mais pour combien de temps, dans les dictatures qui empêchent sa réception) et les relations qui s'établissent entre individus séparés par des continents entiers.

Si Mark Zuckerberg n'est pas épargné, l'université d'Harvard, l'une des plus prestigieuses du monde, ne l'est pas non plus. Le film nous montre jusqu'à l'indigestion une jeunesse ultra-privilégiée, en permanence à la recherche de sensations fortes (fric, sexe, drogue et alcool) et dénuée de toute valeur morale. On se rend compte, en voyant ce film, combien la jeunesse américaine (mais cela est aussi valable pour le reste des pays "développés") a perdu ses repères (et pas seulement dans les banlieues pauvres). Un film qui laisse une amère impression de dérive où les vraies valeurs, de morale, d'honnêteté et d'amitié, sont sérieusement mises à mal. Les héros du film ne sont en rien sympathiques mais on ne peut s'empêcher de les plaindre car leur victoire se fait au détriment de leur humanité : en effet, si  Mark sort de cette aventure richissime, il se retrouve plus solitaire qu'il ne l'a jamais été malgré ses "500 millions d'amis" virtuels.

Jesse Eisenberg, qui joue le rôle de Mark, a l'âge du personnage qu'il incarne. Il y est excellent. Il faut dire que, si ce film l'a porté au devant de la scène, il a déjà l'expérience d'une 20e de films et de plusieurs pièces de théâtre. Quant à Andrew Garfield (son copain Eduardo, devenu, après que Mark l'ait trahi, son plus acharné ennemi), j'avais déjà remarqué son excellente prestation dans Lions et agneaux de (et avec) Robert Redford (2007) ainsi que dans le difficile Boy A. Je l'ai aussi vu, depuis, dans le terrifiant film de politique fiction Never let me go. On doit aussi saluer la prestation du chanteur Justin Timberlake, très crédible en parfait salaud cynique sans foi ni loi dont le seul but est de trouver un pigeon qui lui permettra de redorer son blason.

Un dernier mot sur la bande originale du film, composée par Trent Reznor et Atticus Ross qui mêle savamment le rock électrisé de The White Stripes, les Beatles, la musique classique (mélancolique Grieg) et surtout, à la fin, une superbe et étonnante reprise du titre Creap du groupe Radiohead (que j'adore) par la chorale féminine des Scala and Kolacny Brothers dans une réinterprétation d'une beauté à couper le souffle.

Réplique culte : 

"- I don't understand.
  - Which part ?"