Ce blog est consacré au cinéma et aux séries TV. J'y traite principalement des films et des séries que j'aime mais je me réserve aussi le droit d'en critiquer certains.
Un raccourci dans le temps
(A Wrinkle in Time) est un film d'aventures et de fantasy américain
réalisé par Ava DuVernay, sorti en 2018. Il s'agit d'une adaptation du
roman de Madeleine L'Engle, publié en 1963. C'est la deuxième fois que
ce roman est adapté à l'écran, après le téléfilm Les Aventuriers des
mondes fantastiques de John Kent Harrison en 2003.
Résumé
Meg (Storm Reid) et son
jeune frère Charles Wallace (Deric McCabe), vivent avec leur mère, en l’absence
de leur père (Chris Pine), un scientifique mystérieusement disparu depuis
quatre ans.
Un jour, Meg rencontre trois êtres
surnaturels : Mme Quiproquo (Reese Whitherspoon), Mme Qui (Mindy Kaling)
et Mme Quidam (Ophrah Winfrey) qui l’engagent à partir sauver leur père,
bloqué dans l’espace-temps suite à ses recherches. Avec son ami Calvin (Levi
Miller), un adolescent de son âge et son frère, Charles Wallace, Meg se
lance à la recherche de son père.
Mon opinion
Ce film pour ados avait bien
commencé mais, très vite, il dérape dans le n’importe quoi. Les trois ados sont
malmenés dans des décors dignes d’une scène de théâtre de patronage. Quant aux
trois « fées », on les a affublées de costumes si ridicules qu’on
peut difficilement les considérer comme étant dotées de pouvoirs surnaturels.
On a du mal à croire que cet OCNI (Objet Cinématographique Non Identifié) ait
pu être concocté par les studios Disney, qui y ont injecté plus de 100 millions
d’euros, convoqué des personnalités comme Reese Whitherspoon, Ophrah
Winfrey et Chris Pine, et que la réalisation soit signée par la même
Ava DuVernay, dont on avait apprécié le beau film Selma,
consacré au combat de Martin Luther King pour les droits civiques.
Les animaux fantastiques –
3 Les secrets de Dumbledore
3ème opus de la série,
le film, réalisé, comme les deux volets précédents, par David Yates, est sorti
en 2022.
Résumé
L'intrigue est censée se dérouler
dans les années 1930 en Ecosse (à Poudlard), en Allemagne et au Bhoutan.
Le précédent opus, Les
crimes de Grindelwald, où Gellert Grindelwald était incarné par JohnnyDepp, se déroulait en 1927. Quelques mois seulement après son arrestation
par le Congrès magique des États-Unis, Grindelwald s'était évadé et souhaitait
rassembler des sorciers de « sang-pur » afin de régner sur l’ensemble de la
population non magique. Albus Dumbledore (Jude Law), professeur à
Poudlard, et ancien ami d'enfance de Grindelwald, semble le seul en mesure de
l'arrêter.
Dans ce nouveau volet de la saga
des Animaux fantastiques, on retrouve Dumbledore, toujours
incarné par Jude Lawa, mais ce n’est plus Johnny Depp, remercié par les
producteurs en raison de son procès en cours pour violence conjugales, mais Mads
Mikkelsen qui reprend le rôle du sorcier maléfique. Tous les autres acteurs
sont au rendez-vous dans le rôle qu’ils avaient déjà incarné dans les
précédents films, à savoir :
·Ezra Miller : Croyance (Credence)
Bellebosse / Aurelius Dumbledore
·Dan Fogler : Jacob Kowalski
·Alison Sudol : Queenie Goldstein
·Callum Turner : Thésée Dragonneau
Dumbledore, se jugeant dans l’incapacité
de vaincre Grindelwald, conseille discrètement à son ancien élève, Norbert
Dragonneau, de retrouver le jeune Croyance Bellebosse en quête de son identité,
avant que Grindelwald ne puisse l'influencer. C'est l'occasion pour Norbert de
retrouver ses amis Tina, Queenie et Jacob. Avec l'ascension rapide de Gellert
Grindelwald, Albus Dumbledore confie à Norbert Dragonneau et à ses amis une
mission qui les conduira à affronter les partisans de Grindelwald, de plus en
plus nombreux, et à croiser la route de nouvelles créatures. Conscient de
l'importance des enjeux et de la guerre qui approche, Dumbledore se demande
combien de temps il pourra encore demeurer en marge des événements.
Mon opinion
A moins d’être un parfait
connaisseur de la saga Harry Potter et de ses prequels, puisque Les animaux fantastiquesse placent avant le début des romans, je défie
quiconque de s’y retrouver dans cet imbroglio invraisemblable de personnages
aux rôles ambigus et aux fonctions interchangeables. En outre, l’atmosphère de
plus en plus sombre à chaque opus décourage les spectateurs les mieux
intentionnés à l’égard de J.K. Rowling. L’allusion au nazisme m’a en
outre particulièrement mis mal à l’aise. Si j’avais été emballé par le rôle de Norbert
Dragonneau dans le 1er opus, et séduit par ses créatures magiques,
je l’avais nettement moins été dans le 2ème opus. Ce film sera, pour
moi, le dernier que j’irai voir dans la même veine. On frôle l'overdose !
Prédictions (Titre original anglais : Knowing)
est un film fantastique américain réalisé par Alex Proyas, sorti
en 2009.
Résumé
Le film commence en 1959, à l'école
élémentaire de Lexington (Massachusetts) : les élèves participent à un
concours sur le thème du futur. Une enseignante, Mme Taylor, leur propose d’imaginer
leur vision du monde cinquante ans plus tard. Les copies seront ensuite
enfermées dans une « capsule temporelle » qui sera ouverte en 2009. L’une
des élèves, Lucinda Embry, au lieu de rendre un devoir classique, couvre ses
feuilles de chiffres et de nombres.
Comme prévu, cinquante ans plus
tard, donc en 2009, lors d’une grande cérémonie regroupant les enfants et leurs
parents, ainsi que les professeurs, la capsule est ouverte. L’enveloppe de
Lucinda échoit à Caleb Koestler (Chandler Canterbury), dix ans, fils de John
Koestler, interprété par Nicolas Cage. Ce dernier, professeur
d'astronomie au Massachusetts Institute of Technology (MIT), a perdu sa femme
voici à peine un an et élève son fils du mieux qu’il peut tout en noyant sa
peine dans l'alcool. Caleb, qui a dix ans, souffre d’un handicap auditif qu’il
compense par une intelligence hors norme. Très souvent seul, il tâche lui aussi
de surmonter la disparition de sa mère.
Caleb, intrigué par l’enveloppe
qu’il a reçue, la rapporte chez lui et John, en voyant la liste de chiffres
constate qu’un des segments qui se reproduit à l’infini pourrait faire
référence à la date du 11 septembre 200, celle des attentats terroristes du
World Trade Center. Se livrant alors à une étude plus approfondie de la liste,
il découvre que d’autres segments chiffrés pourraient se rapporter à d’autres
catastrophes qui ont particulièrement marqué l’humanité.
John Koestler va finir par comprendre que la liste de chiffres et de lettres de Lucinda est une mise en garde contre une destruction du monde.
Mon opinion
Le film avait très bien démarré :
l’idée de cette liste de chiffres écrites 50 ans auparavant et qui pourrait faire
référence à des catastrophes passées et indiquer des catastrophes à venir
aurait pu être passionnante. Hélas, le film tombe très vite dans le grand n’importe
quoi. On a l’impression de regarder un mauvais Night Shyamalan. Pourtant, le réalisateur Alex Proyas,
est aussi celui du très bon I, Robot et de l’excellent The Crowmais aussi, hélas, du délirant navet à grand spectacle Gods of Egypt.
Vu à la télévision pendant le confinement. Seuls est un film
fantastique français coécrit, coproduit et réalisé par David Moreau,
sorti en 2017. Ce teen movie est l’adaptation de la bande dessinée franco-belge
homonyme de Bruno Gazzotti et Fabien Vehlmann, publiée depuis
2005 dans le magazine Spirou.
Résumé
Lorsque Leïla (Sofia Lesaffre),
une adolescente de seize ans, se réveille chez elle, elle est seule. Il n’y a
aucune trace de ses parents. Après les avoir cherchés et appelés, elle saute
sur son vélo et se rend à l’hôpital où son frère est dans le coma. Là aussi, pendant
tout le trajet, elle trouve la ville vidée de ses habitants, les voitures
abandonnées au milieu des rues. Lorsqu’elle arrive à l’hôpital, celui-ci est
totalement vide et la chambre de son frère désertée. Dans son périple, elle
tombe sur deux autres jeunes gens, Camille (Kim Lockhart) et Terry (Jean-Stan
DuPac), perdus comme elle au milieu de la ville vidée de ses habitants. Ils
tombent ensuite sur Dodji (Stéphane Bak), qui s’est enfui du
commissariat où il était prisonnier. Ensemble, ils se rendent ensuite chez Yvan
Gersh (Paul Scarfoglio, vu dans Skam), un adolescent de
leur âge, qui vit cloîtré dans l’appartement de son père, un banquier milliardaire.
Bloqués dans la ville désertée, cernés par un brouillard
menaçant, poursuivis par un mystérieux « Maître des couteaux » (Renan Madelpuech) qui les poursuit et leur tend des pièges, les cinq adolescents tentent de comprendre ce qui a bien
pu leur arriver et essaient de survivre...
Mon opinion
Je ne connaissais pas la bande dessinée dont a été adapté ce film. Mais en voyant sa présentation et apprenant qu'il était réalisé par David Moreau, dont j’avais apprécié la
sympathique comédie 20 ans d’écart, avec Pierre Niney et Virginie Efira, j’étais loin de m’attendre à quelque chose d’aussi mauvais, pire
même que des navets pour ados comme Numéro 4ou le Septième Fils. Après un début intrigant (bien que peu original), on tombe vite dans le grand n'importe quoi : scénario bâclé, image erratique, dialogues inexistants ânonnés par des acteurs par ailleurs attachants, incohérences tellement nombreuses qu’il serait trop
long de les lister ici… Je veux bien que le style fantastique autorise certaines
libertés avec le rationnel mais là, trop c’est trop… Et pour aboutir à quoi ?
A une fin en queue de poisson lorgnant sur l’esthétique de Hunger Games !
Très décevant. Voyez plutôt :
Vu à la télévision pendant le confinement. L'Apprenti sorcier
(Titre original : The Sorcerer's Apprentice) est un film fantastique
américain réalisé par Jon Turteltaub, sorti en 2010. Il s’inspire très
librement du célèbre Apprenti sorcier, l’une des scènes parmi les plus
réussies du chef d’œuvre d'animation Fantasia, réalisé par Walt Disney, sorti
en 1940 qui mettait en scène le personnage de Mickey dépassé par sa magie mal
maîtrisée sur la musique composée par Paul Dukas en 1897. Cette pièce musicale
fut jouée à Paris le 18 mai de la même année lors d'un concert de la Société
nationale de musique, sous la direction du compositeur. Dukas s’était
lui-même inspiré du poème « Der Zauberlehrling » (« L’apprenti
sorcier ») écrit par Goethe en 1797.
Résumé
En 740 en Angleterre,
l'enchanteur Merlin et deux de ses élèves sorciers, Balthazar Blake (Nicolas
Cage) et Veronica (Monica Bellucci), affrontent la fée Morgane (Alice
Crige) et un troisième élève de Merlin, Maxim Horvath (Alfred Molina),
qui a trahi son maître au profit de sa pire ennemie. Merlin est tué. Morgane,
sous l’apparence de Veronica, et Horvath sont emprisonnés par magie dans une
poupée gigogne. Blake cherche pendant les siècles qui suivent « le premier
merlinien », celui qui aura seul le pouvoir de détruire Morgane.
En 2000 à New York, Dave, un
garçon de 10 ans (Jake Cherry), entre dans une boutique d’antiquités qui
est en fait le repaire de Balthazar Blake. Celui-ci, pensant que le jeune
garçon est l’élu, va éprouver ses pouvoirs. Mais, suite à un concours de
circonstances, les deux sorciers ennemis se retrouvent à leur tour piégés pendant
dix ans à l’intérieur d’un vase magique.
En 2010, Dave (Jay Baruchel)
a 20 ans et il étudie la physique à l'université de New York. Il est confronté
à la vindicte d’Horvath qui cherche à le tuer afin de récupérer la poupée
gigogne dans laquelle Morgane est enfermée et la libérer. Mais Balthazar
revient auprès de son protégé, bien décidé à lui révéler ses pouvoirs en lui
donnant des cours accélérés de magie. D’abord réticent, le jeune héros finit par accepter pour sauver sa peau et combattre le mal.
Mon opinion
Avec ce film qui se veut « grand
public » nous sommes très loin de l’univers magique de Merlin et même du
divertissant mais angoissant chef d’œuvre de Walt Disney. Quel spectacle affligeant ! Le
pauvre Merlin a eu de quoi se retourner plusieurs fois dans sa tombe... Quant aux
acteurs, on se demande vraiment ce que vient faire la toujours très belle Monica
Bellucci dans une telle horreur, mais il faut dire qu’elle a de l’expérience
pour être une habituée des navets comme le Draculade Coppola
(1992), Les frères Grimm (2005) ou Les merveilles
(2014), pour n’en citer que quelques-uns ! Les maigres trouvailles du réalisateur (la Rolls de Balthazar Blake, l'aigle d'acier, les bobines Tesla, et les traits d'humour ne sont, hélas, pas suffisants pour racheter l'inanité d'un tel film. Voyez plutôt :
Vu en DVD. Entre deux rives (titre
original : The Lake House) est un film romantique américain réalisé par Alejandro
Agresti sorti en 2006, avec Keanu Reeves et Sandra Bullock.
C'est un remake du film sud-coréen Il Mare.
Résumé
2006. Kate (Sandra Bullock)
est médecin dans un hôpital de Chicago. Pour se ressourcer, elle part de temps
en temps loin de la ville, dans une maison d’architecte qu'elle loue sur le
bord du Lac Maple. Après son dernier séjour, elle laisse un message dans la
boîte aux lettres pour le futur locataire avec son adresse, dans lequel elle
demande au nouveau locataire de bien vouloir lui faire suivre son courrier.
2004. Alex (Keanu Reeves) est
architecte et décide de rénover une maison construite au bord du même lac par
son père avec qui il entretient des relations tendues. La maison n’a pas été
habitée depuis des années. En arrivant, il trouve le message laissé par Kate et
daté de 2006 (donc dans le futur) dans la boîte aux lettres. Un chien hirsute
vient aussi lui rendre visite et laisse des marques de pattes sur le ponton de
bois qu'il vient de repeindre, marques que Kate retrouvera deux ans plus tard.
Commence alors un échange de correspondances,
qui se transforme en histoire d’amour, entre Kate et Alex séparés par le temps.
Mon opinion sur ce film
Je n’avais jamais vu ce film et j’ai
profité de son passage à la télévision pour le voir. Certains critiquent la
mièvrerie du film. C’est le lot de beaucoup de films romantiques. Mais j’y ai
vu bien autre chose. J’adore les
histoires d’univers décalés et j’avais beaucoup aimé la série Demain à la
une(1996-2000) où le héros Gary Hobson (Kyle Chandler) est réveillé
tous les matins par un mystérieux chat roux nommé « Le chat de Mr. Snow »
dont les miaulements lui indiquent l’arrivée sous sa porte du journal du
lendemain. Entre deux rives n’omet pas de faire référence à cette
série à travers le rappel du bâtiment historique du Chicago Fire Department
où se trouve le McGinty’s Bar qui sert de décor à la série télévisée. On
parle pas mal d’architecture, dans ce film, de Frank Lloyd Wright, de Le
Corbusier, mais aussi de Richard Meier qui a conçu, entre autres, le magnifique
musée de la Fondation Getty à Los Angeles, que j’ai découvert en 2016. J’ai
aussi particulièrement apprécié la prestation de Keanu Reevesqui, quel
que soit le rôle qu’il interprète, le fait toujours avec une élégance rare. Il
est parfaitement à sa place dans le rôle d’Alex.
Dumbo est un film
fantastique américain réalisé par Tim
Burton, sorti en 2019. Il s'agit d'une adaptation en prise de vues réelle
du long-métrage d'animation Dumbo des studios Disney sorti en
1941, lui-même basé sur le livre d'Helen Aberson, illustré par Harold Pearl, paru en 1939.
Présentation
Le film commence en 1919. De
retour de la guerre de 14-18 où il a perdu un bras, Holt Farrier (Colin Farrell) revient au cirque
ambulant Medici Brothers’ où, avant son départ pour l’armée, il présentait un
numéro d’équitation vedette avec sa femme Annie, morte de la grippe espagnole
alors qu’il était au combat. Pendant son absence, ses enfants, Milly (Nico Parker) et Joe (Finley Hobbins) ont été pris en charge par la troupe mes ses chevaux et tous ses biens ont été vendus, car le cirque, dirigé par Max Medici (Danny DeVito), a subi le contrecoup de la guerre.
A la place de ses chevaux, Holt est chargé de s'occuper d'une éléphante récemment acquise sans savoir qu’elle était enceinte, Mrs. Jumbo. Lorsqu'elle accouche de son bébé, celui-ci est considéré comme un monstre car il est affublé d'oreilles
gigantesques dont tout le monde se moque. Mrs. Jumbo, rendue furieuse par les
quolibets et les jets d’objets divers que le public lance à son petit, s’affole
et fait s’effondrer le chapiteau. La considérant comme dangereuse, le directeur
du cirque la revend pour moitié de son prix. Lorsque Dumbo est brusquement séparé de sa mère, les
enfants Farrier, en voulant le consoler, s’aperçoivent qu’en respirant une
plume, il est capable de s’envoler en utilisant ses oreilles démesurées. Grâce
à Dumbo, le cirque regagne en notoriété et attire l’attention de V. A.
Vandevere un richissime entrepreneur de spectacles de New York qui gère le parc
d’attraction de Coney Island. Celui-ci propose à Medici de s’associer avec lui et emmène
la troupe à New York. Eblouis au début par la magnificence des installations
qu’ils découvrent, Holt Farrier et ses enfants déchantent rapidement devant les
méthodes brutales de Vendevere et, aidés par la troupe que celui-ci a
licenciée, et avec la complicité de Colette Marchant (Eva Green), une
trapéziste française, ils se rebellent et rendent la liberté à Dumbo et à sa mère.
Mon opinion
On aurait pu s’y attendre :
le Dumbo de Burton n’est pas celui de Walt Disney sorti en 1941. Pourtant, beaucoup
de parents, sans doute séduits par une affiche a priori attirante, s’y sont laissés
prendre : la salle était pleine d’enfants dont certains très jeunes ont dû
être marqués par l’ambiance terriblement sombre, très « burtonienne »,
du film. Je déconseille donc à ceux qui n’ont pas encore amené leurs enfants
jeunes voir ce Dumbo-là, de ne pas le faire car les scènes traumatisantes se
succèdent, de l’arrivée du père des enfants, amputé d'un bras, à la
séparation cruelle de la mère éléphant et de son bébé, aux maltraitances qu'elle subit, en passant par les sarcasmes dont le public accable Dumbo. Et je passe les scènes de l’effondrement des chapiteaux et de l’incendie
de la fin… Bref, du pur Tim Burton sous couvert d’un film pour enfants. Ce
Dumbo n’a rien du gentillet dessin animé de Disney, même s’il reprend assez bien l’histoire originale d’Helen
Aberson, qui comportait déjà des situations dramatiques.
Ces réserves faites, un public
adulte saluera la réécriture réussie d’un grand classique du cinéma.
L'Étrange Histoire de Benjamin
Button (Titre original : The
Curious Case of Benjamin Button) est un film fantastique américain réalisé
par David Fincher, sorti en 2008.
Résumé
L'histoire d'Eric Roth (qui est aussi le scénariste de Forrest Gump) et Robin Swicord est inspirée de la
nouvelle du même nom datant de 1922 et écrite par F. Scott Fitzgerald. Le film met en scène un homme, incarné par Brad Pitt, qui naît vieux et qui
rajeunit au fil des années, et Daisy, sous les traits de l'actriceCate Blanchett, qui vit une histoire
d'amour avec lui tout au long de sa vie.
Récompenses
Le film a reçu des critiques
globalement positives. Le film a été nommé pour treize Oscars dont celui du
Meilleur film, celui du Meilleur réalisateur pour David Fincher, Meilleur acteur pour Brad Pittet Meilleure actrice secondaire pour Taraji P. Henson, et en a remporté trois : la Meilleure direction artistique, Meilleur maquillage et Meilleurs effets
visuels.
Autour du film
Difficultés à concrétiser le projet
La réalisation de ce film a pris
une 20e d’années. A l’origine, dans les années 80, le producteur Ray
Stark achète les droits du film L'Étrange Histoire de Benjamin Button pour
Universal. Le premier réalisateur pressenti sera Frank Oz avec Martin Short
dans le rôle principal. Mais Oz n'arrive pas à trouver comment faire
fonctionner l'histoire. Le défi est ensuite relevé, dans les années 90, par Steven
Spielberg qui envisage de confier le rôle principal à Tom Cruise. Mais
Spielberg, qui réfléchit aussi à la réalisation de deux autres films, Jurassic
Park et La liste de Schindler, jette l’éponge. D’autres réalisateurs,
comme Patrick Read Johnson et Agnieszka Holland se disent ensuite
intéressés. Puis, c’est au tour de la scénariste Robin Swicord d’écrire, en octobre 1998, une adaptation pour le
réalisateur Ron Howard,John Travolta étant proposé pour le
rôle-titre. D’autres scénaristes travailleront au projet avant d’abandonner le
challenge jusqu’à ce qu’en mai 2004, David Fincher s’intéresse à l’histoire. Il faudra encore trois ans pour que le
scénario définitif, écrit par Eric Roth
et Robin Swicord voie le jour.
Tournage
Le film a été en grande partie tourné
à La Nouvelle-Orléans après le passage de l'ouragan Katrina, mais aussi à Los
Angeles et à Montréal, où la rue Saint-Paul et le marché Bonsecours sont
utilisés comme décors d'une ville russe, ainsi que dans quelques quartiers
parisiens.
Musique
La bande son du film a été écrite
par le compositeur français Alexandre
Desplat.
Mon opinion sur ce film
Je n’avais pas vu ce film lors de
sa sortie car, bien que j’apprécie le réalisateur David Fincher (qui est entre autres celui de The Social Network) et
les acteurs (Brad Pitt et Cate Blanchett), je n’étais pas trop
enthousiasmé par l’histoire de cet homme né vieux qui rajeunit… J’ai donc
profité de son passage sur Arte hier
soir (1er janvier 2019) pour voir ce film. Et je dois dire que j’ai
été scotché. Quelle gageure de réaliser un film pareil, et quelle maestria, que
ce soit dans le scénario, dans le jeu des acteurs, subtil et tout en nuances, quel
exploit pour les maquilleurs !!! Ce film est dans la veine de Forrest Gumpavec lequel on ne peut s’empêcher de faire certains parallèles.
Les Animaux fantastiques : Les
Crimes de Grindelwald (Titre original : Fantastic Beasts : The Crimes of Grindelwald) est un film
fantastique américano-britannique réalisé par David Yates, sorti en novembre 2018.
Le premier volet des Animaux fantastiques se déroulait en 1926 à New-York où Norbert Dragonneau (Eddie Redmayne) s’était rendu pour
rassembler de la documentation sur le livre qu’il écrivait, aussi nommé Les animaux fantastiques, livre censé se
trouver dans la bibliothèque de Poudlard où Harry et Ron le découvrent.
Ce deuxième film commence à New
York où, quelques mois après son arrestation par le Congrès magique des
États-Unis, Gellert Grindelwald (JohnnyDepp) s'évade et souhaite rassembler des sorciers de « sang-pur » afin de
régner sur l’ensemble de la population « moldue ». Albus Dumbledore
(interprété par Jude Law), alors
jeune professeur à l'école de sorcellerie de Poudlard semble être le seul en
mesure de l'arrêter. Les deux hommes, anciens amis d'enfance, seraient devenus
ennemis depuis un accident au cours duquel la jeune sœur de Dumbledore, Ariana,
aurait perdu la vie.
Dumbledore accepte la mission et
fait alors appel à son ancien élève Norbert Dragonneau, qui a fait ses preuves
en ayant déjà su déjouer les plans du mage noir. C'est l'occasion pour Norbert
de retrouver ses amis Tina Goldstein (Katherine Waterston), dont il est amoureux et qui deviendra sa femme, la sœur
de cette dernière, Queenie Goldstein (Alison
Sudol) et Jacob Kowalski (Dan Fogler)[1],
un « moldu » dont le rêve est de devenir boulanger, qu’il avait
rencontré à New York.
Mon opinion sur ce film
Beaucoup plus sombre que LesAnimaux Fantastiques (1ère partie), qui, malgré quelques
scènes d’action, restait relativement léger, Les crimes de Grindewald
se rapproche beaucoup, par son atmosphère angoissante et sa noirceur, aux
derniers opus de la saga Harry Potter, Harry Potter et les reliques de la mort
1 et 2 (2010 et 2011) où Harry et ses amis sont confrontés au combat final avec
Voldemort. Tous les fans inconsolables de la fin bâclée de Harry Potter doivent
cependant aller voir ce film et surtout le voir en 3D car ils y retrouveront
toute l’ambiance magique qu’ils ont adorée dans Harry Potter. Les effets
spéciaux sont stupéfiants, beaucoup plus impressionnants que tout ce que j’ai
vu jusqu’alors depuis Avatar. Il faut aussi voir ce film sur
grand écran, seul cadre où les images 3D prennent toute leur dimension. Je vous
conseille aussi de lire (ou de relire car les interactions entre personnages
sont complexes), les deux livres reprenant le scénario écrit pour les films par
J. K. Rowling.
Docteur Frankenstein est
un film fantastique américain réalisé par Paul
McGuigan, sorti en 2015.
Résumé
Le film est une nouvelle
adaptation du livre écrit en 1818 par Mary
Shelley, Frankenstein ou le Prométhée
moderne. Il se déroule dans le Londres du XIXe siècle et nous présente un
Dr. Frankenstein proche des descriptions de Mary Shelley brillamment incarné par James McAvoy sous les traits d’un jeune médecin passionné par la
science qui cherche à comprendre savoir d'où vient « l'essence même de la vie »
et vise à créer une créature immortelle.
Lorsque le film commence, Victor
Frankenstein est témoin dans un cirque de la chute d’une trapéziste. L’un des
clowns, un bossu maltraité (Daniel Radcliffe) par ses camarades, la sauve en faisant preuve de connaissances médicales
exceptionnelles. Il lui permet de s’enfuir, le conduit chez lui et soigne ses
difformités puis, sous le nom d’Igor Straussman, il met à profit son savoir
pour l’aider à créer une créature hybride à partir de parties d’animaux morts. Malgré
un premier échec devant ses pairs, il poursuit son projet fou qui est celui de
réaliser un surhomme qu’il nomme Prométhée. La créature, à laquelle il manque l’empathie,
échappe à son créateur et devient dangereuse.
Mon opinion sur ce film
Bien que les rôles principaux du
film soient tenus par deux acteurs que j’adore, Daniel Radcliffe et James McAvoy, je ne l’avais pas vu lors de sa sortie en salle et j’ai profité de sa
rediffusion hier soir sur TMC pour le voir. Bien sûr, hélas, on n’échappe pas
complètement, surtout vers la fin, au grand-guignolesque auquel nous ont
habitués les superproductions. Mais on ne se vautre cependant pas tout à fait pas
dans le ridicule comme dans certains films à grand spectacle comme avec les Sherlock Holmesréalisés par Guy Ritchie
ou, pire, le Dracula de Coppola qui
bat les records de grotesque.
Sans être un chef- d’œuvre, Dr Frankenstein, qui n’évite
pas certaines scènes à la limite de l’horreur, propose une vision assez proche
de celle de l’auteur initial, en faisant de Victor un être complexe, mû par la
culpabilité de la mort de son frère cadet, dont il se rend responsable, que par le désir de s'affranchir de la mort.
J’ai trouvé l’interprétation
hallucinée de James McAvoy parfaite. Quant à Igor, incarné par Daniel Radcliffe, il est bluffant dans
ce rôle de bête de foire élevé du jour au lendemain en condisciple puis en associé d'un célèbre médecin, la
conscience du bien et du mal en plus. Cette relation aurait dû être approfondie plutôt que de céder à la facilité d'effets spectaculaires qui sont, malheureusement, toujours le corollaire des films à grand spectacle.
The Amazing Spider-Man
est un film de super-héros en 3-D réalisé par Marc Webb et sorti en 2012. C'est
le quatrième film du studio Columbia Pictures basé sur le personnage de
Spider-Man de Marvel Comics et c'est le premier film d'une nouvelle franchise. Le
second volet de cette série, The Amazing Spider-Man : Le Destin d'un
héros, est sorti au cinéma en 2014, toujours réalisé par Marc Webb.
Résumé
Alors qu’il est enfant, Peter
Parker joue à cache-cache avec ses parents quand il découvre que le bureau de
son père, un chercheur en biologiste, a été cambriolé. Quand il découvre à son
tour le cambriolage, Richard Parker, le père de Peter, rassemble précipitamment
des documents cachés dans un tiroir secret de son bureau avant de conduire son
fils à la maison de ceux qui deviendront pour le garçon Oncle Ben (Martin Sheen) et Tante May (Sally Field). Puis Richard Parker et
son épouse s’enfuient pour une destination inconnue pour ne plus jamais revenir.
Des années après ces évènements,
Peter (Andrew Garfield) est lycéen au
Midtown Science High School, où il est en butte aux brimades de Flash Thompson (Chris Zylka) et n’ose pas avouer ses
sentiments pour Gwen Stacy (Emma Stone),
la plus brillante élève du lycée. Un soir, alors qu’il donne la main à son oncle pour colmater une
fuite d’eau dans la cave, il découvre le cartable de son père, dans lequel se
trouvent encore les documents récupérés la nuit de sa disparition. Il y
découvre une photo sur laquelle, au côté de son père, figure un homme amputé du
bras droit. Son oncle lui en révèle le nom : il s’agit du docteur Curtis
Connors (Rhys Ifan), devenu depuis
le patron d’une puissante société de biotechnologie dénommée Oscorp.
En se mêlant à une visite des
locaux d’Oscorp, Peter tombe sur Gwen qui y travaille comme assistante. Il ne
parvient pas à avoir un entretien avec le docteur Connors mais découvre que l’un
des laboratoires d’Oscorp fabrique une forme de fil ultra-résistant fabriqué
par des araignées génétiquement modifiées. Avant qu’il ne soit expulsé des
locaux, il est mordu par l’une de ces araignées et il développe des facultés
surhumaines, en particulier une force et une agilité accrues ainsi que la
possibilité de s'accrocher à n'importe quelle surface.
Peter étudie par la suite les
documents de son père et découvre qu’ils contiennent une formule, un «
algorithme de régression », qu'il donne au docteur Connors lors d'une visite à
son domicile. Cette formule est la pièce manquante aux recherches de Connors
sur la régénération de membres perdus. Tout se précipite quand Connors teste
sur lui-même le sérum obtenu qui le transforme en un monstre reptilien.
Peter traque Connors sous sa
forme de lézard et l’empêche in extremis de transformer les habitants de New-York en autant
de monstres reptiliens.
Mon opinion sur ce film
Malgré mon intérêt pour Andrew Garfield, dont j’avais apprécié
la prestation dans Lions et agneaux, je n’étais pas allé voir ce film pensant qu’il
s’agissait d’une énième déclinaison de Spider Man. J’ai profité de son passage
hier soir sur TMC pour le voir. Autant les effets spéciaux me laissent froid,
autant j’ai apprécié le jeu d’Andrew Garfieldet d’Emma Stone, découverte
depuis dans La La land.J’ai aussi beaucoup aimé l’humour qui s’exprime
tout au long du film.
Dinotopia est une
mini-série américaine en trois parties de 90 minutes réalisé par Marco Brambilla, adaptée de l'univers Dinotopia, créé par l’écrivain James Gurney, et diffusée en mai 2002
sur ABC.
En France, la mini-série a été
diffusée les 25 décembre 2002 et 1er janvier 2003 sur M6.
Une série télévisée avec une
distribution différente a été commandée par le réseau ABC pour l'automne 2002,
qui a été annulée après six épisodes.
La série est sortie sous forme d’un
triple coffret de 6 DVD en 2005 (VF) et suite à une rediffusion sur les chaînes
françaises, sous une forme nouvelle mais au contenu identique, en septembre 2016.
Avant son adaptation filmée, Dinotopia
est à l'origine un livre illustré pour la jeunesse de James Gurney paru en 1992 sous le titre Dinotopia. A Land Apart from Time, paru en français chez Albin
Michel sous le titre Dinotopia, l'île aux
dinosaures. Le 1er livre de Gurney édité par le New York Times, Dinotopia: A Land Apart from Time, a
vite eu un grand succès pour la qualité exceptionnelle de ses illustrations; deux
millions de copies furent vendues, traduites en 18 langues dans 30 pays.
Le best-seller a donc donné lieu à des suites, Dinotopia: The World Beneath, Dinotopia: First Flight et Dinotopia: Journey to Chandara. Le
succès vient de l'alliance d'un thème fantastique et d'illustrations de style
proche du néoromantisme. À partir de 1995 James
Gurney a travaillé avec plusieurs auteurs sur une collection de nouvelles
pour enfants utilisant le monde et les personnages de Dinotopia. Ces livres, au
nombre de 16, ont été publiés en anglais chez 'Random House. Deux autres
nouvelles pour adultes écrites par Alan
Dean Foster ont aussi vu le jour, Dinotopia
Lost (1996) et Hand of Dinotopia
(1999).
En 2002, le 1er livre a donné
lieu à l’adaptation dans un téléfilm sur la chaîne ABC pour un budget de 86
millions de dollars puis dans une série de quelques épisodes. Le téléfilm, bien
qu'ayant été supervisé par Gurney, apporte
quelques modifications : les dinosaures sont dotés de parole, les visiteurs
sont des américains contemporains (et non plus du XIXe siècle) et ils accèdent
à Dinotopia par la mer, plus précisément par le récif de l'effroi à la suite du
crash de leur avion qui remplace le bateau.
Résumé
La série est censée se dérouler à
l’époque contemporaine. Karl (Tyron
Leitso) et David Scott (Wentworth Miller)
s’embarquent avec leur père pour un tour en avion. Pris dans la tempête, l’avion
se crashe en mer et les deux frères se retrouvent sur l’île de Dinotopia, où
les dinosaures et les humains cohabitent. Ils rencontrent Marion (Katie Karr), la fille du maire Waldo et de la matriarche Rosemary,
qui les introduit aux curieuses coutumes de ce monde.
Autour du film
Dinotopia a inspiré des
scènes d’Avatar : en particulier quand le jeune héros escalade dangereusement
la montagne pour trouver le repère des ptérodactyles, qu'il parvient à en
domestiquer un et à voler sur son dos.Le monde imaginaire de Dinotopia rappelle aussi par certains côtés Voyage au centre de la terre (2008) et le fameux Jurassic Park de Steven Spielberg (1993).
La qualité des effets spéciaux a
valu à ce film un Emmy Award en 2002.
Jack le chasseur de géants
(Jack the Giant Slayer) est un film
d'aventure fantastique américain réalisé par Bryan Singer, sorti en 2013. Le film s’inspire librement de deux
contes populaires anglais Jack le tueur
de géants et Jack et le Haricot
magique. Le film a été partiellement tourné dans la Forêt de Dean en
Angleterre pour restituer l'aspect surprenant de la végétation. Film en 3D.
Résumé
L’action se déroule au Moyen-âge,
dans un royaume imaginaire nommé Cloister. Jack (Nicholas Hoult), un jeune
fermier, est fasciné par la légende d’Eric, un ancien roi qui a vaincu avec une
couronne magique une armée de géants vivant dans un royaume situé dans le ciel.
Au même moment, dans son château, la princesse Isabelle, fille du roi
Brahmwell, découvre la même légende.
Dix ans plus tard, Jack va au
marché vendre son cheval pour aider son oncle à garder sa ferme[1].
Là, il rencontre Isabelle, la défend contre des voyous et tombe immédiatement
amoureux d’elle. Pendant ce temps, le prétendant officiel de la princesse
Isabelle, Lord Roderick, conserve par devers lui les haricots et la couronne
magiques qu’il a volés dans la tombe d’Eric. Pendant son absence, un moine lui dérobe
les haricots magiques qu’il échange à Jack contre son cheval.
Décidée à refuser le mariage que
l’on veut lui imposer, la princesse s’enfuit du château et, surprise par
l’orage, elle trouve refuge dans la maison de Jack. Comme le toit de la
chaumière est plein de gouttières, l’un des haricots est mouillé et se
transforme en une tige géante qui entraîne la maison dans le ciel avec Isabelle
à l’intérieur. Jack essaie de lui porter secours mais il tombe.
Jack, Roderick et Wicke, son
serviteur, accompagnés d’autres officiers, parmi lesquels Elmont, le capitaine
des gardes royaux (Ewan McGregor), et Crawe, fidèles au roi, se portent
volontaires pour conduire une opération de secours et commencent à escalader la
tige. Au cours de l’escalade, Roderick et Wicke coupent les cordes qui
assuraient la sécurité de plusieurs des chevaliers qui les accompagnaient,
précipitant ceux-ci au sol et à leur mort.
A l’extrémité de la tige, ils
découvrent le royaume des géants et décident de former deux groupes : Jack
fera équipe avec Elmont et Crawe, l’autre groupe sera formé par Roderick et
Wicke. Avant cela, Roderick a réussi à voler plusieurs haricots à Jack et ce
dernier n’en a gardé qu’un.
A part Jack et Roderick, les
sauveteurs sont tous faits prisonniers et enfermés dans la forteresse des
géants où se trouve Isabelle, prisonnière elle aussi. Roderick, qui a gardé la
couronne, se prépare à l’utiliser pour prendre la direction de l’armée des
géants et envahir le royaume du roi Brahmwell. Jack réussit à libérer Isabelle
et Elmont, que l’un des géants s’apprêtait à dévorer. Ils s’enfuient vers la
tige de haricot qu’un des géants gardait et Jack parvient à le précipiter dans
le monde inférieur. Découvrant son cadavre, le roi rassemble ses troupes pour
se préparer à une invasion des géants.
En utilisant la tige de haricot,
Jack et Isabelle redescendent vers le royaume de Cloister pendant qu’Elmont affronte
Roderick et le tue. Mais Falon, le roi des géants, s’empare de la couronne
magique et des haricots encore en possession du traître.
Néanmoins, Jack, Isabelle et
Elmont réussissent à redescendre sur terre et tranchent la tige du haricot pour
empêcher les géants d’envahir le royaume. Mais c’était sans compter sur les
haricots que possédait encore Roderick et qui sont tombés entre les mains des
géants. Ceux-ci leur permettent d’envahir le royaume de Cloister et d’assiéger
le château du roi Brahmwell qui, malgré une défense acharnée conduite par
Elmont, est prêt à tomber sous les coups des géants lorsque Jack parvient à s’emparer
à son tour de la couronne, arrête les combats et renvoie les géants chez eux.
Jack et Isabelle se marient et
racontent leur histoire à leurs enfants. Parallèlement, on nous montre qu’au
cours des règnes successifs sur le trône d’Angleterre, la couronne magique a
été fondue pour devenir la St Edward’s Crown des souverains britanniques
conservée désormais à la Tour de Londres.
Mon opinion sur ce film
Je n’avais pas vu ce film lors de
sa sortie au cinéma. J’ai profité de sa rediffusion le 16/02/2017 sur la chaîne
NT1 pour le revoir. Malgré la présence de Nicholas Hoult et d’Ewan McGregorqui
sont deux acteurs que j’admire, ce film est un complet ratage : scénario
obscur, saturation d’effets spéciaux en grande partie ratés (les géants en
images de synthèse sont parfaitement ridicules), rôles secondaires inexistants.
Le seul à tirer son épingle du jeu est Nicholas Hoult, toujours aussi charismatique,
qui enfonce par sa prestation remarquable un artiste confirmé, Ewan McGregor
qui, il est vrai, n’a pas tourné que dans de bons films. Quant à la princesse
Isabelle (Eleanor Tomlinson) on peut difficilement faire plus insipide. Bref,
ce film va rejoindre illico ma liste des « navets et autres légumes
indigestes ». Les spectateurs ne s’y sont d’ailleurs pas trompés puisque
le film a été un échec commercial retentissant avec plus de 90 millions de
pertes pour son producteur, Disney.
[1] Dans le
conte, Jack, fils unique d’une veuve, va vendre leur seule source de revenus,
une vache, car elle ne donne plus de lait. En échange, un mendiant lui remet
des haricots prétendus magiques. Lorsqu’il rentre chez lui, sa mère, accablée, le punit pour sa naïveté.
Les Frères Grimm (The Brothers Grimm) est un film fantastique
américain réalisé par Terry Gilliam, sorti en 2005. Ne vous laissez pas abuser par ce titre, ce film n'étant en rien un biopic des célèbres linguistes et collecteurs de contes allemands du XVIIIe et XIXe siècles.
Synopsis
L'un croit aux contes et à la
magie, l'autre a les pieds sur terre. Les deux frères Grimm, respectivement
Jacob (Heath Ledger) et Wilhelm (Matt Damon), parcourent l'Europe à l'écoute de villageois terrorisés,
jamais à court d'histoires extraordinaires. Ils leur proposent des remèdes tout
aussi farfelus pour déjouer ces sortilèges, qui sont en fait des mises en scène
qu'ils organisent avec l'aide de deux complices. Ces subterfuges leur
permettent d'obtenir la gloire et la fortune. Leur notoriété parvient aux
oreilles du général Delatombe, qui doit faire face dans sa propre
circonscription à des événements étranges. Ce dernier les envoie dans le
village de Marbaden escorté du maître ès tortures, Mercurio Cavaldi di Parma,
pour retrouver et libérer des enfants disparus. Guidés par la sœur aînée de
deux d'entre eux, la belle chasseresse Angelika Krauss, ils finissent par
s'aventurer dans la forêt enchantée où ont eu lieu les disparitions, jusqu'aux
ruines envahies par la forêt d'un village maudit autrefois décimé par la peste
et dominé par une immense tour sans accès où règne la maléfique Reine au miroir (Monica Bellucci).
Terry Gilliam prend délibérément
le parti d'une narration mettant en exergue l'aspect merveilleux au lieu de se
contenter d'une lecture purement objective de la vie des deux célèbres
conteurs, présentés ici comme des aventuriers, ayant réellement vécu les
événements relatés de manière romancée dans leurs contes, ce qui diffère
quelque peu avec les éléments connus de leur véritable parcours.
Le tournage, débuté le 30 juin
2003, s'est déroulé en République tchèque à Prague et à Ledeč nad Sázavou.
Réception
Le film a été un semi-échec
commercial, rapportant 105 316 267 $ au box-office (dont 37 916 267 $ aux
États-Unis). Il a réalisé 1 465 473 entrées en France, 176 111 en Belgique, 75
509 en Suisse, et 36 666 au Québec.
Il a été diversement accueilli
par la critique anglophone, recueillant 37 % de critiques positives, avec une
note moyenne de 5,1/10 et sur la base de 177 critiques collectées, sur le site
internet Rotten Tomatoes. Il obtient un score de 51/100, sur la base de 36
critiques, sur Metacritic.
En France, le film a été mieux
accueilli, obtenant une note moyenne de 3,44/5 sur la revue de presse
d'AlloCiné. Le Nouvel Observateur évoque « un film féerique et macabre, au
casting impeccable », Le Figaroscope « une flamboyante fantasmagorie visuelle aux
effets spéciaux spectaculaires », Positif un « film infiniment personnel et
souvent séduisant », et Télé 7 Jours un mariage entre « le frisson du
fantastique, l'humour de la farce et le merveilleux du conte de fées ».
Libération parle d'un film généreux mais « lourd à digérer » et qui veut jouer
sur trop de tableaux à la fois, L'Écran fantastique d'un film qui « manque de
profondeur » mais bénéficie « des habituels dons d'illustrateur de son
réalisateur », et Paris Match d'une « loufoquerie désordonnée, mais traversée
de moments magiques ». Du côté des critiques négatives, Les Inrockuptibles
estime que le film « ne vaut que pour la présence de Matt Damon » et L'Humanité
qu'il est « beau mais vide ».
Mon opinion
Je n'ai jamais été un grand fan de Terry Gilliam ni de son "univers" que certains encensent. A part Brazil (1985), film dystopique qui, bien qu'il soit traité sur le mode baroque et déjanté propre au réalisateur, possède une profondeur critique soutenue par un esthétisme particulier qui en font, sinon un chef d'oeuvre, du moins un film qui marque les esprits. Rien de tel avec Les frères Grimm, cauchemarindigeste. Je considère ce film comme un ratage complet, indigne des trois acteurs talentueux que sont Matt Damon,Heath Ledgerdont on peut se demander comment ils ont pu tourner dans un tel navet, le "pompon" revenant à Monica Bellucci, dont le numéro final est particulièrement ridicule.
The Mortal Instruments : La Cité
des ténèbres (The Mortal
Instruments: City of Bones), est un film fantastique
germano-canado-américain réalisé par Harald
Zwart et sorti en 2013. C'est l'adaptation de La Coupe Mortelle, le premier roman de la série littéraire La Cité des ténèbres de Cassandra Clare.
Synopsis
Clarissa « Clary » Fray (Lily Collins), quinze ans, est une adolescente
ordinaire qui vit à New York avec sa mère Jocelyne (Lena Headey) peintre, et son père adoptif, Luc (Aidan Turner). Lors d'une soirée dans le
Pandemonium, un club new-yorkais où
elle s’est rendue avec son meilleur ami, Simon (Robert Sheehan), elle assiste à une scène effrayante : trois
personnes habillées de noir assassinent de sang-froid un jeune homme sans que
personne ne semble voir ce qui se passe. Simon, lui, n’a rien vue et ne
comprend pas sa réaction. Choquée, elle rentre chez elle mais ne dit rien à sa
mère. Le lendemain, alors qu’elle prend un café avec Simon, elle reconnaît dans
la rue l’un des assassins de la boîte de nuit qui semble l’attendre. Il s’appelle
Jace et il lui dit que le jeune homme qu’elle a vu exécuter devant ses yeux
était un démon. Pendant ce temps, sa mère est agressée chez elle par deux brutes
accompagnées d’un molosse. Par téléphone, Jocelyne met en garde sa fille et lui
recommande de ne pas revenir à la maison mais Clary, affolée, rentre chez elle
pour trouver sa mère absente et l’appartement dévasté. Le molosse laissé par
les deux agresseurs se transforme en monstre devant se yeux et la pourchasse à
travers la maison. Pour s’en débarrasser, elle met le feu à l’appartement. Mais
cela ne suffit pas car le démon se reconstitue devant elle jusqu’à ce que Jace,
qui l’a suivie, le tue avec une arme spéciale. Puis il les entraîne, Simon et
elle, jusqu’à l’Institut, un endroit à cheval sur plusieurs dimensions dirigé
par Hodge (Jared Harris). Clary et
Simon font alors connaissance des amis de Jace, Isabelle et Alec Lightwood (Jemima West et Kevin Zegers) qui sont, comme lui, des Chasseurs d’Ombres. Clary découvre
alors tout un monde fantastique qu’elle n’imaginait pas, celui des Chasseurs
d'Ombres et des Créatures Obscures telles que les vampires, les loups garous et
les démons. Accompagnée de Jace, d’Isabelle et d’Alec, Clary va tenter de libérer
sa mère de l’emprise de Valentin Morgenstern (Jonathan Rhys-Meyers).
Accueil
Le film a été un échec commercial ne récoltant que 70 millions de dollars de recettes pour un budget de
60 millions de dollars.
Critiques
Le film a reçu des critiques
négatives, recueillant 12% de critiques positives, avec une note moyenne de
3,9/10, sur le site agrégateur de critiques Rotten Tomatoes. Sur Metacritic, il
a obtenu un score de 33/100.
À la suite de l'échec du film au
box-office mondial, l'adaptation du deuxième roman intitulé L'Épée mortelle
(City of Ashes en V.O), le producteur a annoncé qu’il renonçait à son adaptation
au cinéma. A la place, il a été produit une série télévisée en 13 épisodes, intitulée
Shadowhunters (Chasseurs d’Ombres). La série est réalisée par McG [Joseph McGinty
Nichol], qui a à son actif le film Terminator Renaissance (2009), à mon avis l’un
des meilleurs opus de la saga. Le tournage de Shadowhunters, avec une
distribution totalement nouvelle de celle du film, a commencé en mai 2015 à
Toronto (Canada) et la 1ère saison, composée de 13 épisodes, est diffusée
sur la chaîne câblée américaine Freeform depuis le 12 janvier 2016. Une 2ème
saison, composée de 20 épisodes, est en cours de production. Elle sera diffusée
sur la chaîne Freeform à partir de début 2017.
Mon opinion sur ce film
Je n’avais pas vu ce film lors de
sa sortie au cinéma. Je l’ai finalement vu en DVD. J’ai bien aimé le 1er
tiers du film, disons jusqu’à la rencontre de Clary et de Jace, qui m’en a rappelé
d’autres où des adolescents, qui mènent une vie apparemment normale se trouvent
projetés dans un monde fantastique parallèle au nôtre où ils doivent s’affronter
à des forces surnaturelles. C’est le pitch de départ de la plupart des sagas
pour adolescents, que ce soit Harry Potter, Twilight,ou Percy Jackson. Le
problème avec ces films, tous adaptés de sagas littéraires, c’est que les
choses dérapent très vite et que l’on finit par être sursaturés d’effets
spéciaux et de situations totalement improbables, avec monstres, mutants et
autres créatures fantastiques démoniaques. Avec celui-ci, on se laisse
cependant embarquer grâce à l’humour dont font preuve les personnages, celui de
Jace, en particulier, très au second degré, ce qui donne lieu à quelques
dialogues amusants. Parmi les acteurs, j’avais déjà remarqué dans Misfits, Robert Sheehan, plutôt
sage dans ce rôle, par rapport à celui qu’il tient dans la série anglaise, mais aussi Lena
Headey (qui jouait le rôle de Sarah Connor (dans la mini-série, prequel à la saga des Terminator, Les Chroniques de Sarah Connor). J’ai découvert un acteur étonnant : Jamie Campbell Bower. D’après
sa filmographie, j’ai vu qu’il avait joué un petit rôle, passé inaperçu, dans Harry Potter,
celui de Gellert Grindelwald adolescent, ou dans Twilight(il jouait le rôle du glaçant Caïus, le vampire millénaire de la famille Volturi), mais, dans ce dernier film, il excelle dans le rôle
de Jace et on ne voit que lui, à telle enseigne qu’fait totalement oublier la prestation très moyenne de Jonathan Rhys-Meyers, que j’ai connu mieux inspiré. Encore un mot d'un autre jeune acteur, Kevin Zegers (qui joue le rôle d'Alec). Eclipsé dans ce film par Jamie Campbell Bower, je pense qu'il a du potentiel, pour autant qu'on lui donne à l'avenir la possibilité d'exprimer son talent.