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vendredi 10 février 2023

"Pourquoi travailler à la NSA ?" (Extrait de Will Hunting avec Matt DAMON)

 Géniale réponse de Will (Matt Damon) dans le film Will Hunting de Gus Van Sant (1997) lorsqu'on lui propose de travailler pour la NSA. Ce formidable monologue n'a (hélas !) pas pris une ride et pourrait toujours avoir été écrit de nos jours. On pense à Julian Assange.  

 

dimanche 9 décembre 2018

PROMISED LAND film de Gus VAN SANT (USA - 2012)


Promised Land est un drame américain de Gus Van Sant, sorti en 2012.

Présentation

Steve Butler (Matt Damon) et sa collègue Sue Thomason (Frances McDormand), employés de la multinationale Global, arrivent à McKinley, une bourgade de campagne de Pennsylvanie, dans le but de convaincre les paysans de leur vendre leurs terres pour en extraire le gaz de schiste. Ils leurs  promettent monts et merveilles et les paysans qui voient leurs revenus s'effriter avec la crise mondiale sont vite séduits. En effet, à la différence de la France où le sous-sol appartient à l’Etat, aux États-Unis, celui-ci appartient aux propriétaires des terres.

Butler, qui a obtenu, dans ses autres missions, un taux de réussite exceptionnel en rachetant des terres à bas coût, s'imagine que sa mission va être une promenade de santé.

Mais c'est sans compter sur Frank Yates (Hal Holbrook), un ingénieur de chez Boeing à la retraite qui connaît les inconvénients de la fracturation hydraulique et les révèle aux villageois assemblés dans le gymnase municipal.

Malgré cette opposition, Steve et Sue résident au village plusieurs jours, essayant d’amadouer les villageois et démarchant les propriétaires un par un jusqu’à l’arrivée de Dustin Noble (John Krasinski), qui se présente comme le représentant d’une association écologiste Athena.

Le vent tourne alors pour Butler et sa collègue et les villageois, jusque là majoritairement favorables à ses propositions, lui deviennent hostiles.

Jusqu’à ce qu’ils découvrent que Noble n’est pas celui qu’il prétend être.

Autour du film 

Le film qui s’avère être une charge contre les sociétés exploitant les gaz de schiste qui, aux Etats-Unis, ont dévasté des régions entières, a été voulu, écrit et coproduit par Matt Damon,
personnellement engagé en faveur de la défense de l’environnement (il a lui même créé une association pour la défense de l'eau). Il a coproduit ce film avec John Krasinski qui défend lui aussi les idées écologistes.

Mon opinion sur ce film 

Séduit par le début du film et de la peinture qui est faite de l’Amérique profonde, avec ses valeurs où l’on privilégie le travail et la famille, je n’ai pas été convaincu par la deuxième partie du film, inattendue et peu crédible. Il reste cependant de bons dialogues et de bons acteurs – le duo Damon/Krasinski est excellent (mais on se demande pourquoi les directeurs de casting ont choisi Frances McDormand qui n'y est pas à sa place – une manière de filmer la nature et les gens qui n’appartient qu’à Gus Van Sant. En conclusion, un film intéressant qui aurait pu être plus efficace avec une meilleure fin. 

mercredi 4 avril 2018

LA LEGENDE DE BAGGER VANCE de Robert REDFORD (USA-2000)



La Légende de Bagger Vance (The Legend of Bagger Vance) est un film américain de 126 min. réalisé par Robert Redford, sorti en 2000. Il est adapté du livre du même nom écrit en 1995 par Steven Pressfield. Le film se passe dans le cadre de la Géorgie des années 1920. Directeur de la photographie: Michael Ballhaus.

Résumé

Champion de golf à 16 ans, fiancé de la ravissante et richissime Adèle Invergordon (Charlize Theron), Rannulph Junuh (Matt Damon) est enrôlé pour aller se battre lors de la 1ère fuerre mondiale. A son retour, hanté par le souvenir des atrocités qu'il a vécues sur le front, il revient chez lui dans le plus parfait anonymat, se noyant dans l’alcool et les tournois de cartes. Ce sont aux Etats-Unis, les années noires de la Grande Dépression et John Invergordon, le perre d’Adèle, ruiné, se suicide, laissant comme seul héritage à sa fille le parcours de golf pour lequel il s’était endetté.  Acculée par ses créanciers, Adèle leur fait face et refuse de vendre le golf, qui était l’œuvre de la vie de son père, pour une bouchée de pain. Elle propose au contraire à la ville d'organiser un grand tournoi de golf pour remplir les caisses et faire renaître Savannah de ses cendres. Elle va trouver elle-même les deux plus grands champions que compte l'Amérique et les convainc de venir s'affronter sur son green. Bobby Jones (Joel Gretsch) est le premier à accepter, ainsi que son concurrent, Walter Hagen (Bruce McGill).

Il ne reste plus qu'à convaincre l’enfant prodige de Savannah, Rannulph Junuh de s’inscrire à son tour au tournoi. Mais personne, à part le jeune Hardy Greaves (J. Michael Moncrief), dont Januh était l’idole, ne sait où le trouver. Januh cède à l’innocence et à la candeur d’Hardy, chose qu’il n’aurait pas faite devant la délégation d’élus de la ville. Une fois cela fait, en pleine nuit, venant de nulle part, débarque Bagger Vance (Will Smith), un mystérieux vagabond, qui se propose de devenir le caddie de Junuh contre cinq dollars et une paire de chaussures, et le coache jusqu’à la victoire.

Mon opinion sur ce film

Ce film magnifique s’inscrit dans la ligne d’autres films de Redford, comme L’homme qui murmurait à l’oreille deschevaux ou Et au milieu coule une rivière. Une belle leçon de vie, avec des acteurs au sommet de leur art, que ce soit MattDamon, Charlize Theron ou Will Smith dans le rôle du mystérieux Bagger Vance. Sans oublier la belle prestation du jeune J. Michael Moncrief. Le tout servi par la photographie raffinée et précise de Michael Ballhaus. On peut, a priori, être rebuté par un film sur le golf. Mais, à l’instar d’autres films dont le thème central est un sport (par ex. Et au milieu coule une rivière ou Jusqu’aubout du rêve, qui est centré autour du baseball, sport particulièrement hermétique pour des non-américains), ce film va beaucoup plus loin et est une merveilleuse leçon de vie. Alors, de grâce, laissez vos préjugés de côté et regardez La légende de Bagger Vance. Vous ne le regretterez pas !       

lundi 19 mars 2018

SEUL SUR MARS film de science-fiction de Ridley SCOTT (USA-2015)



Seul sur Mars (Titre original : The Martian) est un film de science-fiction américain réalisé par Ridley Scott, sorti en 2015. Le film est basé sur le roman de science-fiction du même nom de l'auteur américain Andy Weir.

Résumé

L’action est censée se dérouler en 2035. Les six membres de la mission américaine Ares III sont occupés à prélever des échantillons de Mars lorsqu’une violente tempête se lève, les obligeant à redécoller en urgence, en abandonnant à son sort l'un des leurs, Mark Warney (Matt Damon), qu’ils croient mort.

Mais Mark, qui bien que grièvement blessé, a survécu et a réussi à regagner la base. Il découvre qu’il a été abandonné par ses camarades et qu'il n'a plus aucun moyen de communiquer ni avec l’Arès ni avec la Terre. Il dispose cependant de ressources en nourriture et en eau mais ses calculs lui montrent que, malgré l’absence de ses camarades, elles ne pourront lui permettre de survivre jusqu'à l'arrivée de la prochaine mission habitée sur Mars, Ares IV, prévue dans quatre ans. 

Comme il est botaniste, il a l'idée de cultiver les pommes de terre en aménageant une serre à l'intérieur de la base afin de prolonger suffisamment son stock de nourriture.

Deux mois plus tard, les ingénieurs de la NASA comprennent, en analysant les images de Mars, que Watney a miraculeusement survécu. Warney parvient à communiquer avec la Terre en utilisant l'émetteur de la sonde spatiale Pathfinder, abandonnée sur Mars depuis 1997. 

Après la destruction par une nouvelle tempête de la serre aux pommes de terre, la NASA décide de lancer une mission de ravitaillement qui échoue, puis de tenter le tout pour le tout en montant une expédition risquée de sauvetage qui obligera l’équipage d’Ares III de prolonger son séjour dans l’espace. 

Après l’échec de la mission de ravitaillement, la NASA n’étant plus en mesure d’utiliser un nouveau lanceur, c’est l'agence spatiale chinoise CNSA qui met à sa disposition un nouveau lanceur.

En fin de compte, Watney sera récupéré in-extremis par Arès III.

Après son retour sur Terre, on le voit donner des cours aux futurs candidats astronautes.  

Mon opinion sur ce film

Je n’avais pas vu ce film lors de sa sortie au cinéma et je l’ai découvert lors de sa diffusion sur TF le 18 mars 2018. Ce n’est pas une réussite. Long (141 minutes), lent, basé sur un scenario alambiqué, bourré de notions d’astrophysique (réelles ou inventées) pas forcément accessibles à tous, mai surtout de tellement d’invraisemblances grossières, que le film perd toute chance de convaincre même un public peu critique. Sans entrer dans les détails techniques, on tiquera forcément sur le colmatage de l’habitat par une simple bâche en plastique renforcée de ruban adhésif, les mouvements des acteurs beaucoup trop rapides pour une pesanteur trois fois plus faible que sur Terre, ou tout bêtement, le fait de faire pousser des pommes de terre non germées (dont on se demande en outre ce qu’elles pouvaient bien faire dans les réserves d'une station sur Mars !) On en vient à préférer les parties qui se passent sur terre, beaucoup plus réalistes et intéressantes, que les parties sur Mars ou dans l’espace, ce qui est un comble pour un film de ce genre.     

vendredi 9 février 2018

TRUE GRIT western des frères Cohen (USA-2010)



True Grit (Le vrai courage)  est un western américain écrit et réalisé par Joel et Ethan Coen, sorti en 2010. C'est l'adaptation du roman du même nom de Charles Portis, déjà porté à l'écran en 1969 sous le titre Cent dollars pour un shérif de Henry Hathaway. C'est le plus gros succès financier de la carrière des frères Coen.

Résumé

L’action se passe en 1870, juste après la fin de la guerre de Sécession aux Etats-Unis, sur l'ultime frontière de l'Ouest américain.

Seule au monde, après la mort de son père assassiné par un bandit du nom de Chaney pour lui voler deux pièces d'or, Mattie Ross, 14 ans (Hailee Steinfeld), décide de le venger. Après son forfait, l’assassin s'est réfugié en territoire indien où il a rejoint la troupe d’autres malfrats. Pour le retrouver  Mattie, après avoir négocié tous ses biens, engage Rooster Cogburn (Jeff Bridges), un U.S. Marshal âgé et alcoolique qui a cependant une réputation d’honnêteté de de ténacité. 

Mais Chaney est aussi poursuivi par un chasseur de prime du nom de LaBoeuf (Matt Damon) car il a assassiné un sénateur dans l’état du Texas. Ayant la même cible, Cogburn et Laboeuf sont rivaux. Les trois compagnons éprouvent, au cours de cette traque, dans une nature hostile, des difficultés à s'entendre. Après une énième dispute avec Cogburn, LaBeouf quitte l’équipe mais Cogburn, alors qu’il est dans une mauvaise situation, lui sauve la vie. 

Par la suite, Mattie tombe par hasard sur Chaney et le blesse mais l'arme s'enraye et elle se retrouve à son tour prisonnière des bandits. Lors de l’a affrontement qui s’ensuit pour la libérer, Mattie tombe dans un aven où elle est mordue à la main par un serpent. Cogburn chevauche jour et nuit pour l'emmener chez un médecin afin de tenter de la sauver.

Vingt-cinq ans plus tard, Mattie, qui a été amputée du bras à la suite de la morsure du serpent, reçoit une lettre de Cogburn, désormais très âgé et qui fait partie d'un Wild West Show (spectacle itinérant sur l'Ouest américain). Cogburn lui écrit qu'il aimerait la revoir mais, quand Mattie arrive, Cogburn est déjà mort. Elle ramène le corps de Cogburn pour l'enterrer dans sa propriété, tout en se demandant ce qu'est devenu LaBoeuf, qu'elle n'a jamais revu non plus, et en méditant sur le temps qui passe.

[Cet article est largement inspiré de deux articles, celui de Wikipedia et celui d’Allociné, consacrés au film]

Mon opinion sur ce film

Je n’avais pas vu ce film lors de sa sortie au cinéma et j’ai profité de sa rediffusion sur la 4 pour le voir. Je n’avais jamais, par le passé, vu de films des frères Cohen. Certes, l’héroïne est courageuse, Jeff Bridges haut en couleur, mais l’ensemble m’a paru lent et peu convaincant, et finalement passablement raté. Je m’attendais à mieux au regard de la notoriété des réalisateurs.  

jeudi 1 février 2018

MA VIE AVEC LIBERACE film de Steven Soderbergh (USA-2013)


Ma vie avec Liberace (Behind the Candelabra) est un téléfilm dramatique américain de Steven Soderbergh produit par HBO et diffusé en 2013. Il a été sélectionné dans la compétition officielle du festival de Cannes 2013, et il est l'un des rares téléfilms de l'histoire du festival à concourir pour la Palme d'or (après la sélection controversée du téléfilm de moyen métrage À toute allure de Robert Kramer, produit par l'INA, en 1982, et du téléfilm Moi, Peter Sellers de Stephen Hopkins, produit par HBO, en 2004). Il fait également l'ouverture du festival du cinéma américain de Deauville 2013. Le film est une adaptation du livre Behind the Candelabra, My life with Liberace, écrit par Scott Thorson.

Présentation

Durant l'été 1977, le jeune Scott Thorson (Matt Damon), un dresseur de chiens alors âgé de 18 ans, entre dans la loge du célèbre pianiste Liberace (Michael Douglas), homosexuel notoire... Liberace l’invite dans sa maison de Las Vegas, au luxe délirant, car l’un de ses chiens favoris, est aveugle. L’intervention de Thorson fait merveille et Liberace le prend sous son aile et lui propose d’être son « assistant » et le chauffeur de sa somptueuse limousine.

Thorson, qui cherchait à changer de vie accepte l’offre, et plus si affinités, et devient l’amant attitré de Liberace.

Mais la pression devient trop forte car Liberace est un vrai tyran. Il en vient même à vouloir que son jeune amant se fasse modifier le visage par son propre chirurgien esthétique afin de lui ressembler quand il était jeune.

En 1982, lassé des excès de son "maître", et après de multiples fâcheries, ils se séparent et Thorson reprend sa liberté.

En 1986, recevant un coup de fil de Liberace lui apprenant qu’il est en phase terminale du SIDA, Thorson se rend au chevet de son ancien amant. Liberace mourra quelques mois après.

Mon opinion

Je n’avais pas vu ce film lors de sa sortie au cinéma en 2013. Et j’ai profité de sa diffusion sur Arte pour le voir. Je ne peux pas dire que j’ai été emballé car la vie complètement artificielle des héros baignant dans une débauche de luxe digne du règne de Néron m’a plutôt exaspéré. Heureusement que le film se rattrape par son humour. J’ai par contre ressenti de l’émotion lors de la scène où Thorson, à la demande de Liberace mourant, vient à son chevet. Je dois cependant saluer la remarquable prestation des deux acteurs, à qui aucun ridicule n’a été épargné.  

lundi 22 janvier 2018

CONTAGION de Steven Soderbergh (USA-2011)


Contagion est un film-catastrophe américain réalisé par Steven Soderbergh, sorti en 2011. Il a été programmé dimanche 21/1/2018 sur France 2 et suivi d’un reportage débat, dans le cadre de l’émission Cellule de crise, présentée par Fabian Bugier avec une interview d’Agnès Buzin, ministre actuelle de la santé.  

Résumé

Beth Emhoff (Gwyneth Paltrow), de retour d’un voyage professionnel à Hong Kong, est atteinte d’une forte fièvre sur l’avion qui la ramène chez elle, à Minneapolis, où elle vit avec Mitch (Matt Damon), et leurs deux enfants, dont le plus jeune décèdera peu de temps après sa mère. Les épidémiologistes l'identifient comme étant le patient zéro. La rapide progression d’un virus mortel tue les personnes contaminées en quelques jours. Alors que l’épidémie se propage à grande vitesse, la communauté médicale mondiale tente, dans une course effrénée contre la montre, de trouver un remède et de contrôler la panique qui se répand encore plus vite que le virus : les gens se battent pour survivre dans une société qui se désagrège.

Les producteurs n’ont pas lésiné quant au choix des acteurs. Outre Gwyneth Paltrow et Matt Damon, la distribution du film est éblouissante :

  • Marion Cotillard : le docteur Leonora Orantes, envoyée à Hong Kong par l’OMS
  • Kate Winslet : Dr. Erin Mears, un officier de Epidemic Intelligence Service
  • Jude Law : Alan Krumwiede, qui joue le rôle d’un journaliste conspirationniste qui prône l’utilisation d’un extrait de Forsythia pour lutter contre la maladie.
  • Laurence Fishburne : le docteur Ellis Cheever,
  • Jennifer Ehle : Dr. Ally Hextall, du CDC (Center for Desease Control and Prevention)
  • Elliott Gould : Dr. Ian Sussman, de l’Université de San Francisco qui identifie le virus en premier

Autour du film

L’idée de départ de Contagion est venue au réalisateur lors d’une collaboration avec le scénariste Scott Z. Burns sur la film The Informant ! (2009). Ils ont alors le projet de réaliser un biopic sur L’actrice allemande très liée à la propagande nazie, Leni Riefenstahl. Mais Soderbergh en abandonne  l'idée. De son côté, Scott Z. Burns est fasciné par l'idée d'une maladie transmissible et suggère de réaliser un thriller sur une situation de pandémie qui ravagerait le monde. Le scénariste contacte alors l'épidémiologiste Larry Brilliant, connu pour son travail sur l'éradication de la variole, comme consultant. Ce dernier lui présente un autre spécialiste, W. Ian Lipkin, directeur de la Mailman School de l'Université Columbia. Par leur biais, les producteurs accèdent à de nombreux rapports de l'Organisation mondiale de la santé. Scott Z. Burns rencontre également l'auteure de The Coming Plague, Laurie Garrett, dont l'ouvrage offre de multiples intrigues possibles au scénariste. W. Ian Lipkin explique que le virus du film se rapproche du virus de Nipah, apparu en Malaisie en 1998.
Le tournage s’est fait à Hong Kong en septembre 2010, Chicago et dans plusieurs autres villes de l'Illinois, ainsi qu’à Atlanta, San Francisco, Londres, Casablanca et Genève où se trouve le siège de l’OMS.

Le film fait aux différentes pendémies connues, celle de la grippe de 1918, appelée aussi « grippe espagnole » qui aurait tué entre 50 et 100 millions de personnes dans le monde entier (selon les derniers chiffres de l'Institut Pasteur), ainsi que des dernières graves épidémies, celles du SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère) (2003-2004) et de la grippe A/H1N1 (2009-2010).

Mon opinion

Je n’avais pas vu ce film au cinéma ni en DVD. J’ai profité de son passage à la télévision pour le voir. Le film, présenté comme un thriller, n’a semble-t-il, pas eu le succès escompté lors de sa sortie. Certes, il se rapproche plus d’un documentaire que d’un thriller mais, personnellement, je l’ai trouvé très convaincant et perturbant. Le processus de contagion est décrit avec la froideur d’un entomologiste qui ne laisse place à aucun pathos. La panique initiale dont font preuve les autorités est aussi particulièrement bien rendue. Un film efficace, qui fait plus réfléchir que divertir. Le documentaire qui suivait, intégrant les dernières connaissances sur les pandémies les plus récentes, était tout à fait passionnant et bien mené.  

lundi 6 février 2017

LES FRERES GRIMM de Terry Gilliam (USA-2005)


Les Frères Grimm (The Brothers Grimm) est un film fantastique américain réalisé par Terry Gilliam, sorti en 2005. Ne vous laissez pas abuser par ce titre, ce film n'étant en rien un biopic des célèbres linguistes et collecteurs de contes allemands du XVIIIe et XIXe siècles.  

Synopsis

L'un croit aux contes et à la magie, l'autre a les pieds sur terre. Les deux frères Grimm, respectivement Jacob (Heath Ledger) et Wilhelm (Matt Damon), parcourent l'Europe à l'écoute de villageois terrorisés, jamais à court d'histoires extraordinaires. Ils leur proposent des remèdes tout aussi farfelus pour déjouer ces sortilèges, qui sont en fait des mises en scène qu'ils organisent avec l'aide de deux complices. Ces subterfuges leur permettent d'obtenir la gloire et la fortune. Leur notoriété parvient aux oreilles du général Delatombe, qui doit faire face dans sa propre circonscription à des événements étranges. Ce dernier les envoie dans le village de Marbaden escorté du maître ès tortures, Mercurio Cavaldi di Parma, pour retrouver et libérer des enfants disparus. Guidés par la sœur aînée de deux d'entre eux, la belle chasseresse Angelika Krauss, ils finissent par s'aventurer dans la forêt enchantée où ont eu lieu les disparitions, jusqu'aux ruines envahies par la forêt d'un village maudit autrefois décimé par la peste et dominé par une immense tour sans accès où règne la maléfique Reine au miroir (Monica Bellucci).

Distribution

Autour du film

Terry Gilliam prend délibérément le parti d'une narration mettant en exergue l'aspect merveilleux au lieu de se contenter d'une lecture purement objective de la vie des deux célèbres conteurs, présentés ici comme des aventuriers, ayant réellement vécu les événements relatés de manière romancée dans leurs contes, ce qui diffère quelque peu avec les éléments connus de leur véritable parcours.
Le tournage, débuté le 30 juin 2003, s'est déroulé en République tchèque à Prague et à Ledeč nad Sázavou.

Réception

Le film a été un semi-échec commercial, rapportant 105 316 267 $ au box-office (dont 37 916 267 $ aux États-Unis). Il a réalisé 1 465 473 entrées en France, 176 111 en Belgique, 75 509 en Suisse, et 36 666 au Québec.

Il a été diversement accueilli par la critique anglophone, recueillant 37 % de critiques positives, avec une note moyenne de 5,1/10 et sur la base de 177 critiques collectées, sur le site internet Rotten Tomatoes. Il obtient un score de 51/100, sur la base de 36 critiques, sur Metacritic.


En France, le film a été mieux accueilli, obtenant une note moyenne de 3,44/5 sur la revue de presse d'AlloCiné. Le Nouvel Observateur évoque « un film féerique et macabre, au casting impeccable », Le Figaroscope « une flamboyante fantasmagorie visuelle aux effets spéciaux spectaculaires », Positif un « film infiniment personnel et souvent séduisant », et Télé 7 Jours un mariage entre « le frisson du fantastique, l'humour de la farce et le merveilleux du conte de fées ». Libération parle d'un film généreux mais « lourd à digérer » et qui veut jouer sur trop de tableaux à la fois, L'Écran fantastique d'un film qui « manque de profondeur » mais bénéficie « des habituels dons d'illustrateur de son réalisateur », et Paris Match d'une « loufoquerie désordonnée, mais traversée de moments magiques ». Du côté des critiques négatives, Les Inrockuptibles estime que le film « ne vaut que pour la présence de Matt Damon » et L'Humanité qu'il est « beau mais vide ».

Mon opinion

Je n'ai jamais été un grand fan de Terry Gilliam ni de son "univers" que certains encensent. A part Brazil (1985), film dystopique qui, bien qu'il soit traité sur le mode baroque et déjanté propre au réalisateur, possède une profondeur critique soutenue par un esthétisme particulier qui en font, sinon un chef d'oeuvre, du moins un film qui marque les esprits. Rien de tel avec Les frères Grimm, cauchemar indigeste. Je considère ce film comme un ratage complet, indigne des trois acteurs talentueux que sont  Matt Damon, Heath Ledger dont on peut se demander comment ils ont pu tourner dans un tel navet, le "pompon" revenant à Monica Bellucci, dont le numéro final est particulièrement ridicule.   

lundi 29 juin 2015

NOUVEAU DEPART film de Cameron Crowe (USA-2011)


Nouveau Départ (Titre original : We Bought a Zoo) est un film américain du réalisateur Cameron Crowe, sorti en 2011. Les acteurs Matt Damon, Thomas Haden Church, Colin Ford, Scarlett Johansson, Patrick Fugit et Elle Fanning sont à l'affiche du film. Le film se base sur les mémoires de Benjamin Mee qui racheta le Dartmoor Zoological Park, en Angleterre où 200 animaux exotiques étaient menacés d’être euthanasiés. 

Résumé

Le film est inspiré de la véritable histoire du zoo de Dartmoor en Angleterre, ouvert en 1968, mais qui connut des difficultés à partir de 2001 et dut fermer au public en avril 2006. Quelques  mois après, il était racheté par la famille Mee qui le rouvrit un an plus tard. Le zoo de Dartmoor est devenu un exemple de parc zoologique et développe des programmes de recherche et de préservation des espèces avec plusieurs universités anglaises.
Le film fait de Benjamin Mee (Matt Damon), un jeune veuf éploré qui décide de repartir de zéro en achetant une grande maison. Celle qu’il trouve et qui plaît à sa fille de sept ans, Rosie (Maggie Elizabeth Jones), a une particularité. S’il achète la maison, il doit en même temps reprendre le zoo, ses animaux et son personnel. Le challenge est immense mais il le prend comme un défi et décide de faire un essai. Si sa fille est enchantée, ce n’est pas du tout le cas de son fils de 14 ans, Dylan (Colin Ford), dont le comportement a changé depuis la mort de sa mère : il s’est refermé sur lui-même, passe son temps à faire des dessins morbides et a fini par se faire renvoyer de son école. Quant au  frère aîné de Benjamin, Duncan (Thomas Haden Church), qui est comptable, il essaie désespérément de raisonner son cadet, craignant que celui-ci ne se ruine complètement en se lançant dans un projet pour lequel il n’a aucune expérience.
Le personnel du zoo, conduit par la gardienne en chef, Kelly (ScarlettJohansson), met cependant toute son énergie à épauler le nouveau propriétaire et s’engage à ses côtés à rénover le zoo qui a été laissé à l’abandon par ses précédents propriétaires. En rappel de ce qui s’est réellement passé à Dartmoor, le nouveau propriétaire est en butte aux contrôles tatillons de Walter Ferris (John Michael Higgins), un inspecteur caractériel chargé de s'assurer que le zoo est aux normes avant la réouverture.  Ses exigences extrêmes entraînent de nouvelles dépenses et plonge Benjamin dans des difficultés financières imprévues. En rangeant les affaires de sa femme décédée, Benjamin découvre un document par lequel elle lui avait laissé une forte somme d’argent qui va lui permettre de réaliser les travaux nécessaires. Jusqu’au jour de l’ouverture, ne sachant pas si l’habilitation leur sera redonnée, tous craignent une faillite et une fermeture définitive du zoo.
Dylan qui n’a, jusque-là, fait aucun effort pour s’intégrer ou soutenir les efforts de son père, s’est lié d'amitié avec la sœur de Kelly, prénommée Lily (Elle Fanning), une jeune fille adorable pour qui le zoo représente tout et ils tombent amoureux.
Lors de sa visite d’inspection, Walter Ferris, accorde in extremis son autorisation et le zoo peut rouvrir. L’équipe, folle de joie, se prépare à la réouverture mais c’était sans compter sur les éléments car, pendant la nuit, une violente tempête menace de ruiner tous leurs espoirs. Finalement, le zoo rouvre et les visiteurs sont tellement nombreux que tous les tickets prévus pour le mois se vendent en une seule journée. C’est un succès.  

À la fin du film, Benjamin, qui, depuis la mort de son épouse n’était jamais revenu dans ce café, emmène ses enfants à l'endroit où ils s’étaient rencontrés et leur raconte les circonstances de cette première rencontre qui a conduit à leur mariage.  

Réception

Le film a été un véritable succès commercial en Grande-Bretagne, où l’histoire du zoo de Dartmoor est bien connue, et aux Etats-Unis, puisque avec un budget de départ de 50 millions de dollars, il a fait, en huit semaines de programmation, 241 millions de dollars d’entrées. Très peu programmé en France, il y est passé inaperçu jusqu’à sa diffusion en prime-time sur TF1, le 28 juin 2015. 

mercredi 15 octobre 2014

LES INFILTRES de Martin Scorsese (USA-2006)


Les infiltrés (titre original : « The Departed ») Film policier américain réalisé par MartinScorsese (2006)

Synopsis

Le film, qui est un remake d’un thriller hongkongais « Infernal affairs », réalisé par Alan Mak et Wai Keung Lau en 2002, se déroule à aux Etats-Unis, dans le milieu de la pègre irlandaise de Boston. Celle-ci est dirigée par Francis ‘Frank’ Costello (Jack Nicholson). Pour infiltrer son gang, la police y introduit une taupe, William ‘Billy’ Costigan Jr (Leonardo DiCaprio). Parallèlement, Costello introduit son propre sous-marin, en la personne du sergent Colin Sullivan (Matt Damon), dans les rangs de la police. Quand les deux clans s’aperçoivent qu’ils sont infiltrés, ils essaient de démasquer les taupes de la partie adverse. Risquant à tout instant de voir leur identité découverte, Colin et Billy doivent donner le change et mener une double vie qui doit leur permettre de tromper leurs adversaires.

Critique

Après le violentissime  Gangs of new York et Aviator, ce film marque les retrouvailles de LeonardoDiCaprio et de Martin Scorsese. Le film bénéficie d'une distribution prestigieuse (Leonardo DiCaprio, Matt Damon, Jack Nicholson, Mark Wahlberg, Martin Sheen, Alec Baldwin, etc.) et a reçu un accueil dithyrambique aussi bien du public que des milieux professionnels qui l'ont récompensé de pas moins de 5 Oscars. Quant à Mark Wahlberg, qui joue le rôle du sergent Sean Dignam, il a été nominé pour l’Oscar du meilleur second rôle.    

Le film ne m'a cependant pas conquis, même si je lui reconnais de nombreuses qualités. Son thème, tout d'abord, celui de la collusion entre la police et la pègre, a été tellement souvent traité qu'on ne voit pas l'intérêt, pour un réalisateur du calibre de Scorsese, de faire un énième film sur la question, d'autant plus qu'il s'agissait d'un remake. Pour moi, ce n’est qu’un policier de plus, certes, magnifiquement interprété par des acteurs de grand talent et parfaitement mis en scène, mais qui n'apporte rien. Alors que Gangs of New York (que je n'ai pas aimé en raison de son étalage de violence extrême et gratuite) ou que Shutter Island dont l'atmosphère cauchemardesque se justifie, m'ont laissé un souvenir impérissable, j’ai de beaucoup préféré Aviator, qui est et reste pour moi l'un des meilleurs films de Scorsese avec l'éblouissante prestation de DiCaprio dans la peau du milliardaire fou Howard Hugues. Ou, dans un tout autre registre, le merveilleux Hugo Cabret.

samedi 27 septembre 2014

Ben AFFLECK (Acteur américain)


Ben Affleck (Benjamin Geza Affleck) est né le 15 août 1972 à Berkeley en Californie. Acteur, réalisateur, scénariste et producteur de cinéma américain. Il est le frère aîné de l'acteur et réalisateur Casey Affleck. Il reçoit en février 2013 le Golden Globe du meilleur réalisateur et l'Oscar du meilleur film pour Argo. En 2016, il doit incarner Batman dans Batman v Superman: Dawn of Justice de Zack Snyder.

Il fait ses débuts d'acteur à l'âge de 8 ans dans une série télévisée intitulée The voyage of the Mimi (1984). A cette époque, il se lie d'amitié avec Matt Damon, avec qui il a un lien de parenté. Ils écrivent ensemble le scénario de Will Hunting qui sera réalisé par GusVan Sant et sortira en 1997. 

En 1998, il jouera dans Shakespeare in love de John Madden mais le rôle qui le fera connaître est celui du capitaine Raf McCawley dans Pearl Harbor de Michael Bay (2001).

En ce qui me concerne, je l'ai vraiment découvert et apprécié dans le film de science-fiction Paycheck de John Woo (2003) où il tient le premier rôle, celui de Michael Jennings.

A ce jour, il a tourné dans plus d'une 40e de films, a réalisé et écrit ou collaboré au scénario de quatre films (dont Will Hunting).

Années 1980 - 1990

  • 1981 : The Dark End of the Street de Jan Egleson : Tommy
  • 1992 : La Différence (School Ties) de Robert Mandel : Chesty Smith
  • 1992 : Buffy, tueuse de vampires (Buffy the Vampire Slayer) de Fran Rubel Kuzui : Joueur de basket #10 (non crédité)
  • 1993 : Génération rebelle (Dazed and Confused) de Richard Linklater : Fred O'Bannion
  • 1995 : Les Glandeurs (Mallrats) de Kevin Smith : Holden McNeil
  • 1996 : Une virée d'enfer (Glory Daze) de Rich Wilkes : Jack
  • 1997 : Going All the Way (en) de Mark Pellington : Tom "Gunner" Casselman
  • 1997 : Méprise multiple (Chasing Amy) de Kevin Smith : Holden McNeil
  • 1997 : Will Hunting (Good Will Hunting) de Gus Van Sant : Chuckie Sullivan
  • 1998 : Armageddon de Michael Bay : A.J. Frost
  • 1998 : Phantoms (Dean Koontz's Phantoms) de Joe Chappelle : Shérif Bryce Hammond
  • 1998 : Shakespeare in Love de John Madden : Ned Alleyn
  • 1999 : 200 Cigarettes de Risa Bramon Garcia : le barman
  • 1999 : Un vent de folie (Forces of Nature) de Bronwen Hughes : Ben Holmes
  • 1999 : Dogma de Kevin Smith : Bartleby

Années 2000

  • 2000 : Piège fatal (Reindeer Games) de John Frankenheimer : Rudy Duncan
  • 2000 : Les Initiés (Boiler Room) de Ben Younger : Jim Young
  • 2000 : Un amour infini (Bounce) de Don Roos : Buddy Amaral
  • 2001 : Une soirée parfaite (The Third Wheel) de Jordan Brady : Michael
  • 2001 : Daddy and Them de Billy Bob Thornton : Lawrence Bowen
  • 2001 : Pearl Harbor de Michael Bay : Capitaine Rafe McCawley
  • 2001 : Jay et Bob contre-attaquent (Jay and Silent Bob Strike Back) de Kevin Smith : Holden McNeil / lui-même
  • 2002 : La Somme de toutes les peurs (The Sum of All Fears) de Phil Alden Robinson : Jack Ryan
  • 2002 : Dérapages incontrôlés (Changing Lanes) de Roger Michell : Gavin Banek
  • 2003 : Amours troubles (Gigli) de Martin Brest : Larry Gigli
  • 2003 : Daredevil de Mark Steven Johnson : Matt Murdock / Daredevil
  • 2003 : Paycheck de John Woo : Michael Jennings
  • 2004 : Père et Fille (Jersey Girl) de Kevin Smith : Oliver « Ollie » Trinke
  • 2004 : Famille à louer (Surviving Christmas) de Mike Mitchell : Drew Latham
  • 2005 : Elektra de Rob S. Bowman : Matt Murdock / Daredevil (scène coupée au montage)
  • 2006 : Agent de stars (Man About Town) de Mike Binder : Jack Giamoro
  • 2006 : Hollywoodland d'Allen Coulter : George Reeves
  • 2006 : Clerks 2 de Kevin Smith : le client choqué au Mooby's
  • 2007 : Mi$e à prix (Smoking Aces) de Joe Carnahan : Jack Dupree
  • 2009 : Extract de Mike Judge : Dean
  • 2009 : Ce que pensent les hommes (He's Just Not That Into You) de Ken Kwapis : Neil
  • 2009 : Jeux de pouvoir (State of Play) de Kevin Macdonald : Stephen Collins
Années 2010

  • 2010 : The Town de lui-même : Doug MacRay
  • 2011 : The Company Men de John Wells : Bobby Walker
  • 2012 : Argo de lui-même : Tony Mendez
  • 2012 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick : Neil
  • 2013 : Players (Runner, Runner) de Brad Furman : Ivan Block
  • 2014 : Gone Girl de David Fincher : Nick Dunne
  • 2016 : Batman v Superman : L'Aube de la justice (Batman v Superman: Dawn of Justice) de Zack Snyder : Bruce Wayne / Batman
  • 2016 : Suicide Squad de David Ayer : Bruce Wayne / Batman (caméo, non crédité)
  • 2016 : Mr. Wolff (The Accountant) de Gavin O'Connor : Christian Wolff
  • 2017 : Live by Night de lui-même : Joe Coughlin
  • 2017 : Justice League de Zack Snyder : Bruce Wayne / Batman
  • 2019 : Triple frontière (Triple Frontier) de J.C. Chandor : Tom « Redfly » Davis
  • 2019 : Jay et Bob contre-attaquent… encore (Jay and Silent Bob Reboot) de Kevin Smith : Holden McNeil

Années 2020

  • 2020 : Sa dernière volonté (The Last Thing He Wanted) de Dee Rees : Treat Morrison
  • 2020 : The Way Back de Gavin O'Connor : Jack Cunningham
  • 2020 : Eaux profondes (Deep Water) d'Adrian Lyne : Victor Van Allen
  • 2021 : The Last Duel de Ridley Scott
  • 2021 : Hypnotic de Robert Rodriguez
  • 2022 : The Flash de Andrés Muschietti : Bruce Wayne / Batman

WILL HUNTING de Gus Van Sant (USA-1997)



Will Hunting (titre original Good Will Hunting) est un film américain de Gus Van Sant avec Matt Damon, Robin Williams, Ben et Casey Affleck.

Le scénario a été écrit par Matt Damon et son copain Ben Affleckalors jeunes acteurs inconnus, qui ont convaincu Robin Williams, qui était déjà une star, de jouer dans ce film.

Synopsis

Will Hunting (Matt Damon) est employé pour faire le ménage dans les couloirs du prestigieux MIT à Cambridge dans le Masschussetts. Orphelin, Will a eu une jeunesse difficile, maltraité par un père adoptif alcoolique et violent. D'une intelligence très supérieure à la moyenne, il s'est éduqué lui-même, s'intéressant à toutes les disciplines, mais particulièrement aux mathématiques.

Malheureusement, n'ayant jamais trouvé quelqu'un qui s'intéresse à lui, il a accumulé les bêtises et, à part ses copains avec lesquels il passe son temps à boire et à se battre avec des bandes rivales, il ne fait rien de sa vie jusqu'à ce qu'il résolve deux des théorèmes que le professeur Gerry Lambeau, titulaire de la médaille Fields (équivalent du prix Nobel pour les mathématiques), a mis au défi ses étudiants de résoudre. 

Sur ces entrefaites, après une énième bagarre au cours de laquelle il a agressé un policier, Will est condamné à la prison. Le professeur Lambeau, le considérant comme un génie, se porte garant pour lui et obtient du juge sa libération à condition qu'il s'engage à travailler avec lui et à voir un psychologue.

Will décourage plusieurs psychologues avant que Lambeau ne le présente à un de ses anciens collègues, Sean Maguire (Robin Williams). Après une phase de découragement due au manque de coopération de Will, Sean finit par instaurer avec lui une relation de confiance en ne lui cachant rien de son intimité et en le traitant d'égal à égal.

Parallèlement, Will découvre l'amour avec une étudiante de Harvard, Skylar, qui, bien qu'issue d'une famille riche, est orpheline comme lui et, fascinée par son intelligence, reconnaît aussi en lui un garçon sensible sous la carapace qu'il s'est forgée.

Mais Will, qui est un véritable écorché vif et se méfie de tout et de tous, sauf de son copain Chuckie (Ben Affleck), fuit toutes ces mains tendues et  ces opportunités, préférant se réfugier dans sa vie minable plutôt que de se retrouver trahi par ceux en qui il a mis sa confiance,

L'acharnement de Sean et de Gerry auront finalement raison de sa défiance et, lors d'une scène extrêmement émouvante, il redeviendra ce qu'il n'a jamais cessé d'être, un gamin fragile et avide de tendresse.

Mon opinion sur ce film

Un très beau film, à mon avis l’une des plus belles réussites de Gus Van Sant. L'un des plus grands rôles aussi bien de Robin Williams que de Matt Damon.

Le film a été nommé neuf fois aux Oscars 1998 et en a obtenu deux. Il figure aussi dans le Top 250 du classement des meilleurs films de l'International Movie Database.

Disponible en DVD.

Mon classement

Un chef d'oeuvre. A voir absolument.

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mercredi 27 août 2014

HEREAFTER/AU-DELA de Clint Eastwood (USA-2010)




Au-delà (Hereafter) est un drame fantastique américain réalisé par Clint Eastwood, sorti en 2010.

Synopsis

Le film retrace le destin croisé de trois personnages, Marie Lelay (Cecile de France), George Lonnegan (Matt Damon) et Marcus (Frankie McLaren), qui ne se connaissent pas et qui, confrontés à la mort, cherchent, chacun à sa manière, des explications.

Le film commence en Thaïlande, quelques heures avant le tsunami dévastateur de l'Océan Indien de 2004 qui fit près de 300 000 morts et disparus et des dégâts considérables. Une journaliste de la télévision française, Marie s'y trouve en vacances avec son amant Didier (Thierry Neuvic), réalisateur à France Télévision. Avant leur départ, pendant qu’il prend son petit déjeuner à l'hôtel, elle part acheter quelques cadeaux sur le marché. Alors qu'elle marchande un bracelet avec une vendeuse, un énorme ronflement annonce l'arrivée du tsunami qui balaye tout sur son passage. Emportée par la vague, elle fait l'expérience de ce que les anglo-saxons appellent une N.D.E ("Near Death Experience" : expérience aux portes de la mort) avant d'être ramenée à la vie par des sauveteurs. Didier a lui aussi été miraculeusement épargné et ils rentrent en France. Marie est sous le choc de ce qu'elle a vécu et, bien que physiquement indemne, elle ne peut reprendre son métier de présentatrice d'une émission de reportages. D'un commun accord avec Didier, elle décide de "faire un break" dans sa carrière professionnelle et de se mettre à rédiger un livre auquel elle pensait déjà depuis quelque temps sur la part d'ombre de la présidence de François Mitterand. Mais, traumatisée par ce qu’elle a vécu, elle se décide à raconter son expérience de NDE. Son livre « Hereafter »  devient un best-seller qu’elle va présenter à la Book Fair de Londres.

George Lonnegan vit à San Francisco. Medium connu, il a le don d'entrer en relations avec les êtres disparus des gens qu'il touche mais, après une expérience traumatisante, il a décidé, contre l'avis de son frère aîné Billy, de renoncer à donner des consultations qui lui rapportent, préférant travailler dans une usine de sucre de canne. Pendant son temps libre, il prend des cours de cuisine italienne où il rencontre Mélanie, avec laquelle il sympathise. Un soir, il l'invite chez lui et, lorsque, par une indiscrétion de Billy, elle prend connaissance de ses dons, elle le convainc de lui donner une consultation. Comme il en est vaguement amoureux, il cède à contrecœur. Mais ce qu'il voit dans la vie de Mélanie la bouleverse et elle le quitte précipitamment et cesse de venir aux cours de cuisine. George décide de prendre des vacances et de réaliser l’un de ses rêves,  se rendre à Londres visiter la maison de Charles Dickens, son auteur favori, dont il écoute en boucle des lectures enregistrées.

Marcus est un jeune garçon anglais de 12 ans qui vit avec son frère jumeau Jason (George McLaren) à Londres. Naturellement soudés comme peuvent l’être des jumeaux, ils sont encore plus proches pour faire face aux problèmes qu'ils rencontrent avec leur mère toxicomane. Jason meurt devant lui, renversé dans la rue par un fourgon, et Marcus ne peut l'accepter car il se croit responsable de la mort de son frère. Après l’accident, il est provisoirement placé dans  une famille d'accueil. Après des recherches sur Internet, il s'enfuit en emportant les économies de la famille pour aller consulter des médiums afin de tenter de renouer le lien avec Jason mais ses tentatives se soldent par un échec.

Le hasard fait se rencontrer les trois personnages à la London Book Fair.

Après une visite de la maison de Dickens, George est venu y écouter une lecture publique des œuvres de l'écrivain. Errant à travers le salon, il y entend Marie parler de son livre. Marcus, qui a été entraîné là par sa famille d'accueil pour venir voir l'un de leurs anciens pensionnaires qui travaille dans l'édition, reconnaît George qu'il a connu en faisant des recherches sur les mediums par Internet. Il le suit jusqu'à son hôtel et l’attend sur le trottoir jusqu'à ce que celui-ci accepte enfin de le recevoir et de lui parler de Jason.

Mon jugement sur ce film

Ce film est complètement atypique. Ni film d'action, ni film fantastique, il est particulièrement inclassable. En outre, il s'accorde difficilement à la personnalité du réalisateur, même si celui-ci a déjà réalisé des films intimistes comme Sur la route de Madison ou Un monde parfait. La version française de Wikipedia le présente comme un "thriller fantastique" et la version anglaise du même site, comme un "drame fantastique" (drama fantasy film) ce qui n’est pas plus approprié dans un cas que dans l'autre.

On s'attendrait à ce qu'un tel film soit insupportable de sentimentalisme. C'est tout le contraire. Depuis la scène brutale du tsunami qui nous met KO jusqu'à la rencontre finale entre George et Marie, on assiste à un exposé de faits sans pathos, sans musique envahissante (elle a été entièrement écrite par Clint Eastwood lui-même et reste d'une discrétion exemplaire), presque sans émotion... La seule scène où l'émotion nous envahit est celle où George parle au jeune Marcus de son frère décédé.

Ce n'est cependant pas un film entièrement réussi. Quelles que soient ses qualités, je dois dire que je suis, pour une fois, assez d'accord avec la critique de Télérama, qui le qualifie de "bancal et un peu laborieux", même si je trouve cette critique - comme souvent avec cette revue - excessive et injuste. Mais il est vrai que le film désarçonnera un public non préparé (et pas forcément sensible au paranormal) car il en dit à la fois trop et trop peu. Dans plusieurs interviews, Clint Eastwood confesse qu'il n'est pas à l'aise avec le sujet de l'au-delà. Pourquoi, alors, a-t-il choisi d'en faire le sujet de son film ? Sans doute ne nous dit-il pas tout car, même s'il ne veut pas se l'avouer, il se pose certainement des questions sur "ce qui se passe après la mort". Si ce n'était pas le cas, il aurait fait un film plus commercial, avec surenchère d'effets spéciaux, ce que, grâce au ciel, le film n'est pas. Il en aurait pourtant eu les moyens et Hollywood l'aurait sans doute plus facilement suivi qu’avec un projet aussi atypique et, finalement, difficile.  Personnellement je considère plutôt comme une qualité ce que certains pourraient trouver comme un défaut mais j'aurais tout de même apprécié une conclusion moins elliptique que celle que nous propose le réalisateur. 

dimanche 10 août 2014

LA DIFFERENCE (SCHOOL TIES) de Robert Mandel (USA-1992)


La différence (Titre original : School ties). Film réalisé par  Robert Mandel en 1992. Avec  Brendan Fraser dans le rôle titre,  Chris O'DonnellMatt Damon, et  Ben Affleck, etc.

Synopsis

L'histoire se passe en 1955 aux Etats-Unis et raconte l'histoire de David Greene (Brendan Fraser, alors en tout début de carrière), qui incarne un jeune homme juif d'origine modeste, venu de Pensylvanie. Grâce à une bourse obtenue pour ses performances sportives, il intègre la prestigieuse - et très élitiste - école protestante privée de St. Matthews dans le Massachussetts.

Dès sa première journée, David est en butte à l'ostracisme de ses camarades, d'une part en raison de ses origines modestes mais aussi de sa religion. Il vit très mal ces constantes attaques.

Mon opinion sur ce film

Le film traite du racisme ordinaire sous toutes ses formes, sociales, religieuses et morales, mais aussi de l'amitié qui permet à des êtres de se retrouver au-delà des différences imposées par l'étroitesse d'esprit.

La lutte des classes à l'américaine ou comment se faire une place au soleil dans un pays bourré de préjugés où le racisme (pas seulement anti-noir) n'est, hélas, pas mort.

Bien qu'il dénonce sans concessions de nombreux travers de la société américaine, le film a reçu un bon accueil puisqu'il a été crédité de 68 % d'opinions favorables sur Rotten Tomatoes.

Cet excellent film devrait être projeté dans les lycées et les universités.  

dimanche 16 mars 2014

MONUMENTS MEN de George Clooney (USA-2014)


Monuments Men (The Monuments Men) est un film historique américano-allemand de George Clooney sorti en 2014. Le film est l'adaptation cinématographique du livre « Monuments Men » de Robert M. Edsel (2009) qui raconte comment un groupe de spécialistes d’histoire de l’art (des américains, un anglais et un français) a été constitué pour être envoyé en mission en Europe vers la fin de la 2ème Guerre mondiale afin de sauver et identifier les œuvres d’art volées par les Nazis.
Le film, co-produit par Columbia Pictures et la 20th Century Fox a bénéficié d’un budget de 70 millions de dollars et d’une distribution prestigieuse : George Clooney, Matt Damon, Bill Muray, Cate Blanchett et Jean Dujardin. Le film a été présenté à la Berlinale 2014 et est sorti en salle en février 2014. 

Synopsis

En 1943, les Alliés reconquièrent peu à peu les régions occupées par les Nazis. Frank Stokes (George Clooney) dont le personnage s’inspire de George Leslie Stout, un universitaire historien de l’art, qui avait convaincu les plus hautes autorités américaines de constituer une commission intitulée « American Commission for the Protection and Salvage of Artistic and Historic Monuments in War Areas », chargée de retrouver et de rétrocéder les œuvres d'art dérobées par les Nazis afin d’alimenter le projet mégalomaniaque d’Hitler de créer à sa gloire un gigantesque « Fuhrer Museum » qui aurait été le plus grand musée du monde. Hitler avait donné l’ordre à son armée de confisquer les collections privées appartenant à des Juifs et de sélectionner, dans les musées de toute l’Europe, les plus grands chefs-d’œuvre qui devaient être emmenés en Allemagne.

Frank Stokes (George Clooney) convainc le président américain Roosevelt que les œuvres d’art sont aussi importantes pour la préservation de la civilisation européenne que la liberté. Il obtient du président de rassembler autour de lui quelques spécialistes d’histoire de l’art pour accompagner les armées alliées et retrouver le maximum de chefs-d’œuvre que possible.

A Paris occupé, Claire Simone (Cate Blanchett), conservatrice au Musée du jeu de Paume, répertorie tous les tableaux que vient choisir Goering pour la collection personnelle d’Hitler et note scrupuleusement leur destination. Lors de la Libération, elle est arrêtée car les résistants croient qu’elle a volontairement collaboré avec les Allemands. L’un des membres des Monuments men, James Granger (Matt Damon) la fait libérer dans l’espoir qu’elle lui communiquera ses notes. Dans un premier temps, Claire Simone, craignant que les Américains ne veuillent s’approprier les œuvres retrouvées, refuse puis, comprenant qu’elle peut avoir confiance, accepte de lui révéler la destination secrète des collections qui ont quitté la France : la plupart ont été cachées par les Nazis dans des mines désaffectées en attendant de rejoindre l’hypothétique Fuhrer Museum.  
Le film se fiocalise en particulier sur deux chefs-d’oeuvre : une madone à l’enfant de Michel-Ange conservée dans une église de Bruges et le retable de Van Eyck de Gand.

Distribution

Mon opinion sur ce film

J'ai été très déçu par ce film. Certes, l'histoire est d'autant plus intéressante qu'elle est peu connue : je n'imaginais pas, avant de voir ce film, l’ampleur du pillage d'oeuvres d'art auquel s’étaient livrés les Nazis : plus de 5 millions de sculptures, dessins et peintures volées dans toute l'Europe pour alimenter le Fuhrer Museum qui, heureusement, ne vit jamais le jour. Certaines de ces oeuvres ont été détruites à jamais, d'autres, apparemment nombreuses, ont été à leur tour "confisquées" par les Russes et certaines sont encore cachées dans les réserves de leurs musées et ne sont certainement pas prêtes d'être rendues à leurs propriétaires.

Lors de sa sortie en salles, Monuments Men a obtenu un accueil mitigé à négatif des critiques professionnels : dans les pays anglophones, le film a récolté 33% d'avis positifs sur le site Rotten Tomatoes, sur la base de 201 commentaires collectés et une moyenne de 5,2/10. Il a obtenu un score de 52/100 sur le site Metacritic. En France, l'accueil est tout aussi similaire, puisqu'il obtient une moyenne de 2,2/5 sur le site d'AlloCiné. Parmi les critiques positives, Rex Reed, du New York Observer considère que ce cinquième long-métrage de Clooney en tant que réalisateur est le meilleur depuis Good Night and Good Luck et en le notant d'un 3,5 étoiles sur 420, tandis qu'Alain Masson, de Positif, note que « faisant usage de lieux communs, Clooney y glisse avec adresse un principe humaniste, au sens de la Renaissance ». Toutefois, parmi les commentaires mitigés ou négatives, Claudia Puig, de USA Today, le voit comme un film « génial et bien intentionné, mais tiède ». Le Los Angeles Times pense qu'en voulant réaliser un film trop ambitieux pour lui, « Clooney a eu les yeux plus grands que le ventre ». Le Washington Post a émis une virulente critique, déconseillant même de se déplacer pour le voir, risquant de perdre son temps et son argent. Toutefois, le long-métrage obtient un accueil positif du public, mais toutefois modéré, puisqu'il obtient une note de 6,3/10 sur le site IMDb, pour 19 061 votes. Il n’empêche qu’à ce jour, et ce malgré une critique plus que tiède, le film a déjà engrangé près de 117 millions de dollars alors qu’il n’en a coûté que 70. C’est donc une excellente affaire pour les producteurs.


Il ne fait aucun doute que le succès commercial du film tient davantage à sa prestigieuse distribution qu’à ses qualités intrinsèques : à part l’histoire, qui ne peut qu'intéresser, le film m’a paru long et manquant de souffle. Je rejoins en cela la plupart des critiques de spectateurs. Les « spécialistes » d’histoire de l’art que l’on s’attendait à trouver manquent cruellement de crédibilité et de compétences et font plus penser à une équipe de bras-cassés qu’à de véritables experts. Clooney les a filmé en dilettante, un peu à la manière des publicités dans lesquelles il joue. Il ne se dégage par ailleurs du film aucune émotion. Quant à la musique d'Alexandre Desplat, qui est pourtant l'auteur de belles réussites, elle est totalement hors de propos, grandiloquente et superfétatoire, et en un mot insupportable.  

Dommage, vraiment, car le sujet valait beaucoup mieux. 

mardi 21 janvier 2014

GREEN ZONE de Paul Greengrass (USA-2010)


Film d'action américain écrit par Brian Helgeland,et réalisé par Paul Greengrass qui avait déjà réalisé deux épisodes de The Bourne identity (La mort dans la peau et La vengeance dans la peau) avec Matt Damon que j'apprécie beaucoup depuis son rôle face à Jude Law dans Le talentueux Mister Ripley.

Synopsis

Le film se passe lors de l'intervention américaine en Irak en 2003. Le commandant Roy Miller (MattDamon) a reçu pour mission de trouver des armes de destruction massive (A.D.M.) censées être stockées en différents endroits du pays. Après plusieurs échecs sur des sites indiqués par les agences gouvernementales comme étant des sites "sûrs", le commandant Miller commence à se poser des questions sur les informations qui leur ont été communiquées. Mis sur la piste par un agent de la CIA qui, pour une fois, a le beau rôle, Miller se rend compte que ces fameuses "informations" sont truquées et qu’elles avaient pour seul but de donner au gouvernement américain de George Bush un prétexte pour intervenir en Irak.

Mon opinion 

J'attendais beaucoup mieux de ce film bâti sur un scénario de Brian Helgeland, dont j'avais beaucoup apprécié le magnifique et totalement jouissif Chevalier avec Heath Ledger. Il est vrai que ce n'est pas ce dernier qui était aux commandes de The green zone mais Paul Greengrass dont les mises en scène des deux adaptations de la saga Bourne m'avaient relativement déçu, alors que j'avais adoré les bouquins. Ici, nous avons affaire à la même mise en scène confuse que dans ses adaptations de La mort dans la peau et La vengeance dans la peau où, à la différence des livres, le réalisateur privilégie l'action et la violence à la psychologie des personnages. Cela s'arrange un peu dans la 2ème moitié du film mais on est très loin d'un film comme Lions et agneaux, La guerre selon Charlie Wilson ou Blood diamond qui touchent aux mêmes sujets.