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samedi 22 janvier 2022

JUSTE LA FIN DU MONDE film dramatique de Xavier DOLAN (FR-CA 2016)

 


Juste la fin du monde est un film dramatique franco-canadien sorti en 2016, écrit, réalisé, coproduit et monté par Xavier Dolan. Il s’agit de l’adaptation pour le cinéma d’une pièce de théâtre du même nom écrite en 1990 par Jean-Luc Lagarce.

Résumé

Louis (Gaspard Ulliel), un écrivain trentenaire à succès revient dans sa famille composée de sa mère Martine (Nathalie Baye), sa sœur Suzanne (Léa Seydoux), son frère Antoine (Vincent Cassel) et sa belle-sœur Catherine (Marion Cotillard). La raison de son retour après 12 ans d’absence est de leur apprendre qu’il est malade du Sida et condamné à court terme. Mais son arrivée fait resurgir souvenirs et tensions familiales. Chacun exprime divers reproches et Louis repart sans avoir pu faire l'annonce de sa mort.

Mon opinion

Je n’ai jamais pu comprendre l’engouement des critiques pour les réalisations de Xavier Dolan et ce n’est pas ce film, verbeux, braillard, un « numéro de cirque épuisant » (Le Parisien), qui va me réconcilier avec son cinéma. A part Gaspard Ulliel qui reste toujours impeccablement en retrait de ce panier de crabes impossible, où chacun de ses membres rivalise de méchancetés et de grotesque, le jeu des acteurs est insupportable : on se serait attendu à ce que Marion Cotillard, dont on connaît la propension à l’hystérisation (notamment dans La Môme, qui lui a pourtant valu de multiples distinctions, ou  sa prestation universellement moquée dans The Dark Knight rises de Christopher Nolan) est relativement sobre dans son interprétation, ce qui n’est pas le cas des autres acteurs qui surjouent tous de manière hallucinante (Nathalie Baye, peinturlurée comme une voiture volée, Vincent Cassel, tellement odieux qu’il en est ridicule, Léa Seydoux, geignarde…). Le film est une illustration parfaite de la fameuse phrase de Gide « Famille, je vous hais !».

lundi 25 octobre 2021

BOHEMIAN RHAPSODY Biopic de Bryan SINGER (GB-USA 2018)

 


Bohemian Rhapsody est un film biographique britannico-américain coproduit et réalisé par Bryan Singer, sorti en 2018.

Résumé

Le film est un biopic de Freddie Mercury, le chanteur mythique du groupe Queen. Il commence en 1970, alors que Farrokh Bulsara, d’origine parsi, a 24 ans. Etudiant en art, il travaille aussi comme bagagiste à l'aéroport d’Heathrow. Passionné de musique rock, il assiste à un concert du groupe Smile, alors composé du guitariste Brian May, du batteur Roger Taylor et du chanteur-bassiste Tim Staffell. Staffel ayant démissionné, Farrock, qui a adopté le prénom de Frederik (qui deviendra Freddie) le remplace au pied levé et prend très vite la direction du groupe auquel il impose son style provoquant et renomme le groupe Queen. Sous son impulsion, le groupe qui, jusque-là jouait dans des boîtes de nuit ou des pubs miteux prend une nouvelle dimension et se fait remarquer du label EMI qui enregistre son 1er disque. Freddie, qui ne s’est pas encore avoué son homosexualité, épouse Mary, une vendeuse de prêt à porter avec qui il restera ami jusqu’au bout. Les succès s’enchaînant, l’argent coule à flot, et Freddie, soumis à l’influence néfaste de son amant-manager, Paul Preter, se perd dans la mégalomanie, l’alcool et la drogue et enchaîne les conquêtes masculines. Il finit par se séparer de Queen et se lance dans une carrière solo avant de renouer avec le groupe à l’occasion du concert caritatif « Live Aid » au stade de Wembley en 1985. Ce concert géant, au retentissement mondial, donne un coup de fouet à sa carrière. Atteint du sida, Freddy retrouve un certain équilibre avec son nouvel amant, Jim Hutton qui restera avec lui jusqu’à son décès le 24 novembre 1991, à l’âge de 45 ans.

Mon opinion

Bien que je ne sois pas un grand fan du groupe Queen ni de Freddie Mercury, dont je reconnais cependant le talent et les incroyables capacités vocales, je tenais absolument à voir ce film pour la prestation de Rami Malek, découvert dans la déstabilisante série de politique fiction Mr. Robot. J’étais un peu surpris qu’il ait été choisi pour ce rôle car je le voyais pas dans la peau de Freddie Mercury. Pas plus que je ne voyais Bryan Singer, le réalisateur de blockbusters comme X-men, Superman returns ou Jack le chasseur de géants, films qui ne brillent pas par leur finesse, diriger un biopic du chanteur de Queen.

Je suis loin d’avoir été convaincu par ce film, à la différence de Rocketman consacré à Elton John, un autre artiste sulfureux. Je dois cependant reconnaître la performance remarquable de Rami Malek qui a obtenu pour ce rôle l’Oscar du meilleur acteur 2019 ainsi qu'une floppée d’autres prestigieuses récompenses amplement méritées. J’ai cependant été gêné par le play-back, trop souvent visible, et les nombreuses libertés scénaristiques d’autant moins compréhensibles que le scénariste Anthony McCarten, par ailleurs scénariste d’Une merveilleuse histoire du temps, consacré à la vie du physicien Stephen Hawking, a collaboré avec les membres de Queen [ces « erreurs » ont été listées par Alex, une lycéenne française de 17 ans, fan du chanteur. Voir ICI].      

dimanche 10 mai 2020

120 BATTEMENTS PAR MINUTE Film de Robin CAMPILLO (FR-2017)



Vu en DVD.

120 battements par minute est un film dramatique français coécrit par Robin Campillo et Philippe Mangeot et réalisé par Robin Campillo. Le film est sorti en 2017 et, présenté en sélection officielle au Festival de Cannes, où il a obtenu le Grand Prix du Jury.

Présentation

Le film se déroule au début des années 1990, alors que l’épidémie de sida, qui a commencé à se répandre dans le monde depuis une dizaine d’années, fait de plus en plus de victimes. En juin 1989, l’association militante Act Up-Paris est fondée sur le modèle américain qui l’a précédée de deux ans. Par des actions spectaculaires et souvent controversées, Act Up veut attirer l’attention des autorités et des médias sur les ravages que fait le sida, et faire pression sur les personnalités politiques pour améliorer l'image et la prise en charge des malades quels que soient leur genre ou leur sexualité  (toxicomanes, prisonniers, étrangers en situation irrégulière, prostitués). Au cours des « R.H. » (réunions hebdomadaires menées au siège de l’association, les militants décident des actions qu’il faut mener pour que soient mises en œuvre les trithérapies pour les malades atteints du sida. 

Parallèlement, se développe une histoire d’amour entre Nathan (Arnaud Valois), devenu récemment militant de l’association et Sean (Nahuel Pérez Biscayart) qui, malade du sida, n’a plus le temps d’attendre et s’oppose à Thibault (Antoine Reinartz), qui prône la diplomatie avec les autorités et les laboratoires. Deux philosophies s’affrontent alors. 

Malheureusement, l’idylle entre Nathan et Sean sera un conte de fée de courte durée car ce dernier sera très vite emporté par la maladie. Nathan restera à ses côtés jusqu’au bout en compagnie de la mère de Sean et il acceptera même de l’euthanasier lorsque ce dernier le lui demandera. Respectant la volonté de Sean, ses amis militants s’introduisent alors dans la réception d’un assureur et bombardent le buffet de ses cendres.

Mon opinion

Lors de sa sortie, je n’avais pas pu voir ce film dont on avait beaucoup parlé, surtout en raison des nombreux prix obtenus (en particulier à Cannes et aux César.) Je connaissais les actions spectaculaires d’Act Up, en particulier certaines qui ont marqué l’opinion, comme, en 1993, lorsqu’ils ont recouvert d’un préservatif géant de couleur fuchsia l’obélisque de la Concorde, action qui leur a donné une visibilité mondiale. J’ai retrouvé dans les débats d’Act Up l’ambiance des AG que j’avais vécues, à vingt ans de distance, lors des manifestations étudiantes de 68. 

Cette partie, quasi "documentaire", m'a bien entendu intéressé mais c'est surtout l'émotion qui est au rendez-vous dans l'histoire d'amour entre Nathan et Sean. Au-delà du désir et du sexe, elle est pure et belle, tout simplement, et la fin du film est bouleversante.  

vendredi 15 juin 2018

PLAIRE, AIMER ET COURIR VITE de Christophe HONORE (FR-2018)



Plaire, aimer et courir vite est un drame français écrit et réalisé par Christophe Honoré, sorti en 2018.

Résumé

Le film est censé se dérouler en 1993. Nous sommes au début des « années sida » : Arthur (Vincent Lacoste), étudiant à Rennes, rencontre Jacques (Pierre Deladonchamps), écrivain et auteur de théâtre, venu présenter sa pièce dans la capitale bretonne. Arthur hésite dans son choix sexuel, entre les filles (il a une copine, Nadine – Adèle Wismes) et les garçons mais il ne fait pas de doute qu’il préfère la 2ème option.

Jacques, lui, est un homosexuel assumé, atteint du sida. Il est le père d’un garçonnet du nom de Loulou dont il se partage la garde avec sa compagne, et se repose sur son fidèle ami et voisin Mathieu (Denis Podalydès).

Arthur et Jacques sont attirés l’un vers l’autre dès le premier regard mais chacun continue cependant à mener sa vie de son côté tout en échangeant des lettres et des coups de téléphone. Jusqu’au jour où Arthur décide de prendre le train et de venir retrouver Jacques à Paris. Mais c’est malheureusement trop tard car le sida de Jacques est en phase terminale et il décide de mettre fin à ses jours.

Autour du film

Le film devait au départ s'intituler "Plaire, baiser et courir vite" et le rôle de Jacques être tenu par Louis Garrel, l'acteur fétiche de Christophe Honoré. Le film a fait partie de la sélection officielle du Festival de Cannes 2018.

Mon opinion

J’avais déjà vu d’autres films de Christophe Honoré (à part Les chansons d’amour, qui m’avait touché) et je n’avais pas été emballé. Je n’ai pas non plus été convaincu par ce film long, très long (2.12 H), verbeux, qui ne tient que sur le naturel un rien cynique de Vincent Lacoste qui, au fil des films où je l’ai vu jouer, s’affirme être un acteur de plus en plus intéressant. Jacques, interprété par Pierre Deladonchamps – connu depuis L’inconnu du lac, film que je n’ai pas vu) est une belle découverte. Bien qu’il ait atteint la quarantaine, on est séduit par l’innocence et la vulnérabilité de son regard et de son sourire enfantin. Denis Podalydès est excellent aussi. Mais, si j’exonère les comédiens, je n’en fais pas de même pour la mise en scène paresseuse, lente et décousue. En fait, le film ne démarre vraiment que vers la dernière demi-heure, avec quelques scènes où l'on ressent enfin un peu d'émotion : je retiendrai en particulier celle où Jacques, quittant sa retraite de malade, vient retrouver Arthur sur le pont, ou celle où Arthur parle avec Loulou, venu rendre visite à son père, à l'hôpital... Un mot sur la bande son qui est par moments magnifique et à d'autres horripilante. Curieux film, en fin de compte, fait un peu de bric et de broc, hésitant au fond, comme la valse des amants...      

jeudi 1 février 2018

MA VIE AVEC LIBERACE film de Steven Soderbergh (USA-2013)


Ma vie avec Liberace (Behind the Candelabra) est un téléfilm dramatique américain de Steven Soderbergh produit par HBO et diffusé en 2013. Il a été sélectionné dans la compétition officielle du festival de Cannes 2013, et il est l'un des rares téléfilms de l'histoire du festival à concourir pour la Palme d'or (après la sélection controversée du téléfilm de moyen métrage À toute allure de Robert Kramer, produit par l'INA, en 1982, et du téléfilm Moi, Peter Sellers de Stephen Hopkins, produit par HBO, en 2004). Il fait également l'ouverture du festival du cinéma américain de Deauville 2013. Le film est une adaptation du livre Behind the Candelabra, My life with Liberace, écrit par Scott Thorson.

Présentation

Durant l'été 1977, le jeune Scott Thorson (Matt Damon), un dresseur de chiens alors âgé de 18 ans, entre dans la loge du célèbre pianiste Liberace (Michael Douglas), homosexuel notoire... Liberace l’invite dans sa maison de Las Vegas, au luxe délirant, car l’un de ses chiens favoris, est aveugle. L’intervention de Thorson fait merveille et Liberace le prend sous son aile et lui propose d’être son « assistant » et le chauffeur de sa somptueuse limousine.

Thorson, qui cherchait à changer de vie accepte l’offre, et plus si affinités, et devient l’amant attitré de Liberace.

Mais la pression devient trop forte car Liberace est un vrai tyran. Il en vient même à vouloir que son jeune amant se fasse modifier le visage par son propre chirurgien esthétique afin de lui ressembler quand il était jeune.

En 1982, lassé des excès de son "maître", et après de multiples fâcheries, ils se séparent et Thorson reprend sa liberté.

En 1986, recevant un coup de fil de Liberace lui apprenant qu’il est en phase terminale du SIDA, Thorson se rend au chevet de son ancien amant. Liberace mourra quelques mois après.

Mon opinion

Je n’avais pas vu ce film lors de sa sortie au cinéma en 2013. Et j’ai profité de sa diffusion sur Arte pour le voir. Je ne peux pas dire que j’ai été emballé car la vie complètement artificielle des héros baignant dans une débauche de luxe digne du règne de Néron m’a plutôt exaspéré. Heureusement que le film se rattrape par son humour. J’ai par contre ressenti de l’émotion lors de la scène où Thorson, à la demande de Liberace mourant, vient à son chevet. Je dois cependant saluer la remarquable prestation des deux acteurs, à qui aucun ridicule n’a été épargné.  

samedi 3 mai 2014

PHILADELPHIA de Jonathan Demme (1993)

[Reprise d'un post publié sur Overblog le 9 août 2010]


Philadelphia est un film dramatique américain réalisé par Jonathan Demme, sorti en 1993.

Synopsis

Andrew Beckett (interprété par Tom Hanks), jeune et brillant avocat dans un grand cabinet de Philadelphe, a tout pour être heureux: apprécié de ses clients aussi bien que de sa hiérarchie, il est en passe d'obtenir d'être associé au staff des avocats lorsqu'on lui révèle qu'il est atteint du sida. Apprenant cela, le cabinet le licencie "pour faute professionnelle". 

Andrew, malgré la maladie qui l'affaiblit chaque jour un peu plus, décide de se battre et de contre attaquer mais tous ses anciens "amis" avocats se défilent de peur de représailles de la part de ses puissants patrons. Le seul avocat qui acceptera son dossier est un avocat noir, Joe Miller (interprété par Denzel Washington) qui, malgré son homophobie déclarée, deviendra son avocat par conviction. 

Ce film est  largement inspiré d'une histoire vraie, celle de Geoffrey Bowers avocat qui fut licencié par le cabinet Baker & McKenzie. Grâce à la plaidoirie de Joe Miller, Andrew obtiendra 143 000 $ pour indemnité de licenciement et arriérés de salaire, 140 000 $ pour les humiliations et souffrances morales et 4 millions de dollars en réparation du préjudice subi.

La BO

La B.O. de ce film est superbe de bout en bout : d'abord, la chanson-titre "Streets of Philadelphia", interprétée par Bruce Springsteen, est magnifique mais aussi la somptueuse interprétation de la "Mamma morta" par La Callas que Tom Hanks se passe en boucle lorsqu'il touche le fond a de quoi vous émouvoir aux larmes.

Mon opinion sur ce film

Si vous n'avez jamais vu ce film, n'hésitez pas un instant à le voir (ou le revoir). C'est un très grand moment de cinéma et une sacrée leçon d'humanité, de courage, et de ténacité contre l'adversité, la bêtise et la lâcheté. Aussi bien Tom Hanks, dont c’est un des plus grands rôles, que Denzel Washington réussissent des prestations époustouflantes.

samedi 4 janvier 2014

LES TEMOINS d'André TECHINE (FR-2007)



Film dramatique français d'André Téchiné (2007)

Synopsis

L'histoire se déroule en 1984. Manu (Johan Libéreau), jeune gay de 20 ans, qui assume joyeusement son homosexualité, débarque de ses Pyrénées natales à Paris, pour y trouver du travail. Il est hébergé par sa sœur Julie (Julie Depardieu), apprentie soprano, qui loge dans un hôtel modeste situé dans un quartier chaud de Paris. Lors d'une soirée dans une boîte, Manu  fera la connaissance d'Adrien (Michel Blanc), un médecin homosexuel quinquagénaire très cultivé à la recherche plus de l'amour que de l'aventure d'un soir. Manu ne couche pas avec lui et Adrien ne tente rien : tout en espérant secrètement, sans se faire d'illusion, que Manu finira dans son lit, il accepte comme un don du ciel cette amitié chaste et joyeuse, se satisfaisant d'avoir su plaire à ce beau jeune homme plein d'énergie et de vie, sans chercher à en obtenir davantage.

Au cours d'un week-end sur la côte, Adrien présentera Manu à ses amis Sarah (Emmanuelle Béart), écrivain de livres pour enfants en mal d'inspiration et jeune maman qui assume mal sa maternité et Mehdi, son mari, inspecteur à la police des mœurs (Sami Bouajila). Une passion amoureuse imprévue va naître entre Mehdi (qui, jusque-là, se croyait 100 % hétéro) et Manu. Ce sont, hélas, les années où le sida fait son apparition. L'épidémie est alors perçue dans les médias et l'imaginaire collectif comme une peste moderne et honteuse qui ne touche que les homosexuels.

Manu tombe malade. Adrien, tout en reprochant à Mehdi de lui avoir "volé" Manu, prend le jeune homme chez lui, le soigne avec une abnégation digne de respect, cachant à tous sa dégradation physique, tout en s'engageant corps et âme dans la lutte contre une maladie qu'à l'époque on ne maîtrise pas du tout.


Mon opinion sur ce film

Vous avez dû remarquer qu'on trouve peu de films français dans ma filmographie. J'ai vu ce film qui était projeté sur France 2 à l'occasion du Sidaction et je l'ai bien aimé. Le sujet difficile du sida y est traité avec beaucoup de tact et de finesse. Les acteurs sont remarquables, à commencer par Michel Blanc, y sont stupéfiants de justesse et de sobriété. Une découverte : Johan Libéreau, un jeune acteur de 26 ans,  éclatant de vie, de naturel et d'une belle énergie.

Distribution

  • Michel Blanc (Adrien)
  • Emmanuelle Béart  (Sarah)
  • Sami Bouajila  (Mehdi)
  • Julie Depardieu  (Julie)
  • Johan Libéreau  (Manu)
Musique

J'ai aussi beaucoup aimé la bande son assez éclectique du film : cela va des Rita Mitsuko ("Marcia Baila"') à Vivaldi ainsi qu'une chanson, "Docteur Miracle", interprétée par l'acteur Johan Libéreau lui-même.

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