Affichage des articles dont le libellé est Vincent Lacoste. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Vincent Lacoste. Afficher tous les articles

dimanche 7 janvier 2024

LE TEMPS D'AIMER drame de Kattel QUILLEVERE (FR - 2023)

 

Le Temps d'aimer est un film franco-belge réalisé par Katell Quillévéré (réalisatrice de Réparer les vivants), sorti en 2023.

Présentation

Le film commence par des images de la Libération de la France en noir et blanc où des femmes, qui ont eu commerce avec des Allemands, sont tondues et humiliées. L’une des jeunes femmes, réfugiée dans une grange, est enceinte. On lui a dessiné sur le ventre une croix gammée qu’elle essaie d’effacer.

Quelques années après, nous retrouvons la jeune femme en Bretagne : Madeleine (Anaïs Demoustier) est serveuse à Dinard dans un restaurant de bord de mer et élève seule son fils de 5 ans, Daniel (Hélios Karyo). Alors que, lors d’un de ses moments de pause, elle est avec lui sur la plage, le garçonnet s’approche dangereusement de la mer, au risque de se noyer. Un jeune homme court vers lui en boitillant et l’intercepte avant de le ramener à sa mère. Il s’appelle François Delambre (Vincent Lacoste). Il est en vacances, fils de riches industriels, il prépare une thèse sur l’archéologie en Sorbonne. En raison d’une poliomyélite qui l’a rendu boiteux, il a été réformé et n’a pas fait la guerre. François vient ensuite manger au restaurant et il offre à Madeleine une coupe de champagne.

Puis il repart à Paris où les cours ont repris. A son retour, il propose à Madeleine de l’épouser. Séduite par l’attention que lui porte le jeune homme, elle ne lui cache rien des circonstances de la naissance de son fils. François lui répond qu’il est prêt à devenir son père adoptif.

Après le mariage, le couple s’installe dans un petit appartement, vivant principalement sur le salaire de serveuse de Madeleine, car François, qui prépare sa thèse, ne veut rien demander à sa famille.

Alors qu’ils sont à l’enterrement du père de Madeleine, leur appartement est saccagé par un ex-amant de François et ils décident de partir à Châteauroux pour travailler dans un night-club fréquenté par les Américains.

Daniel a désormais 10 ans (Josse Capé).  Tout se passe bien jusqu’à ce que Madeleine tombe amoureuse d’un GI, Jimmy (Morgan Bailey). François assiste à leurs étreintes et les rejoint mais se fait chasser par Jimmy qui ne veut pas d’un plan à trois. On comprend alors, ce dont on se doutait depuis la destruction de l’appartement, que François est homosexuel. D’ailleurs, lors d’une de leurs disputes, Madeleine va lui reprocher d’avoir été pour lui une couverture.

Plus tard encore, François est devenu professeur à la Sorbonne et le couple mène à Paris une existence bourgeoise. François et Madeleine ont eu un autre enfant, Jeanne (Margot Ringard Oldra). Daniel (Paul Beaurepaire), qui n’a jamais pu obtenir de sa mère qu’elle l’aime vraiment, ni qu’elle lui révèle qui était son véritable père, est un adolescent révolté. Madeleine mène une existence oisive et François une vie parallèle avec un de ses élèves mineurs.

Un jour, suite à la plainte du père de l’étudiant, la police se présente à l’appartement du couple et arrête François. Madeleine fait tout pour cacher à ses enfants la raison de l’arrestation de François qui, ne supportant pas de déchoir au regard de sa famille, se suicide.

Par la suite, Daniel s’engage dans l’armée et, lors d’une permission, demande à sa mère de lui dire la vérité sur sa naissance. Elle l’accompagne à la gare et cède enfin, entraînant ainsi leur réconciliation.

Mon opinion

J’ai beaucoup aimé ce film, bien joué, bien filmé. J’ai regretté cependant que les scènes de sexe s’éternisent, en particulier celle du plan à trois avec le GI, que j’ai trouvé trop complaisante, même si elle se justifie pour la compréhension de l’histoire. La dernière scène, sur le quai de la gare, entre Daniel et Madeleine, m’a ému. Une mention spéciale à la bade originale d’Amine Bouhafa qui sait se faire discrète et ne surcharge pas le film comme c’est trop souvent le cas.   

Avec Vincent Lacoste, je vous recommande aussi :     

 Avec Anaïs Demoustier : 

    

lundi 28 octobre 2019

CHAMBRE 212 de Christophe HONORE (FR-2019)



Chambre 212 est un film français réalisé par Christophe Honoré, sorti en 2019. Le numéro 212 se réfère à l'article 212 du Code civil : « Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, et assistance. »

Présentation

Une nuit d'hiver, Maria (Chiara Mastroianni), prof de droit à l’université, qui vient de tromper Richard  (Benjamin Biolay) avec Asdrubal, un de ses étudiants, l’avoue froidement à son mari, pensant à tort qu’il prendra cette nouvelle avec philosophie. Mais Richard est effondré. Dans la nuit, Maria quitte le domicile conjugal et prend une chambre (la chambre 212) à l'hôtel d'en face. Depuis cette chambre, elle a une vue directe sur l’appartement conjugal et observe son mari de l'autre côté de la rue.

Ne sachant pas trop où elle en est, elle se donne la nuit pour réfléchir. Une nuit pour revivre ses amours, ses désirs, convoquer ceux de Richard et prendre une décision.

Pendant la nuit, s’invitent dans la chambre toute une série de personnages :

- Richard à 25 ans (VincentLacoste)
- Irène à 35 ans, le prof de piano de Richard de 15 à 25 ans (Camille Cottin)
- Irène à 60 ans (Carole Bouquet)
- La volonté de Maria (Stéphane Roger)
- Les (nombreux) amants de Maria   

Distribution
  • Chiara Mastroianni : Maria
  • Vincent Lacoste : Richard (25 ans)
  • Camille Cottin : Irène (35 ans)
  • Benjamin Biolay : Richard (45 ans)
  • Carole Bouquet : Irène (60 ans)
  • Stéphane Roger : La Volonté de Maria
  • Harrison Arevalo : Asdrubal
  • Marie-Christine Adam : La mère de Maria
Mon opinion sur ce film

J’ai déjà vu plusieurs films de Christophe Honoré dont je ne suis pas un grand fan. Le seul qui m’ait vraiment plu reste Les chansons d’amour (2007). On retrouve, hélas, dans ce film, le pire d’Honoré (ses longueurs, son verbiage, son manque de rythme). Les côtés positifs, l’humour, et surtout la bande son, d’une étonnante richesse et d’un bel éclectisme, même si on regrette un peu les musiques d’Alex Beaupin écrites pour les BO des Chansons d’amour. Mais je doute que l’on conserve longtemps le souvenir de ce film aussi vite vu qu’oublié.      

jeudi 4 avril 2019

DEUX FILS film de Félix MOATI (FR-2019)



Deux fils est un film français réalisé par Félix Moati, sorti en 2018.

Résumé

Joseph (Benoît Poelvoorde) et ses deux fils, Joachim (Vincent Lacoste) et Ivan (Mathieu Capella), forment une famille très soudée. Mais Ivan, le plus jeune, collégien hors norme en pleine crise mystique, est en colère contre ses deux modèles qu’il voit s’effondrer. Car son grand frère Joachim ressasse inlassablement sa dernière rupture amoureuse, au prix de mettre en péril ses études de psychiatrie. Et son père a décidé d’abandonner sa carrière de médecin pour celle d’écrivain raté. Pourtant, ces trois hommes ne cessent de veiller les uns sur les autres et de rechercher, non sans une certaine maladresse, de l’amour…

Mon opinion

Très déçu par ce film que je viens de voir au cinéma. A l’annonce du casting, je m’attendais à beaucoup mieux. Il est vrai que j’étais resté sur la bonne impression du film Amanda, avec Vincent Lacoste, que j’avais beaucoup aimé. Mais je commence à en avoir un peu assez de son laconisme, de ses mots à peine compréhensibles, de son air blasé qu’il transporte comme un poids d’un film à l’autre. J’ai par contre découvert un nouveau jeune acteur épatant, Mathieu Capella, qui, si les petits cochons ne le mangent pas, ira loin. Heureusement aussi que ce film où tout le monde paraît au bout du rouleau, est éclairé par la présence lumineuse d’Anaïs Demoustier, déjà appréciée dans Sauver ou périr.     

vendredi 18 janvier 2019

AMANDA film de Mikhaël HERS (FR-2018)

Film vu dans le cadre du Festival Télérama (16-22 janvier 2019)


Amanda est un film dramatique français coécrit et réalisé par Mikhaël Hers, sorti en 2018.

Présentation

David (Vincent Lacoste) a vingt-quatre ans. Il cumule les petits boulots (élagueur pour les espaces verts de la mairie de Paris, agent immobilier…) et vit sa vie sans trop se poser de questions. De temps en temps, il donne un coup de main  à sa sœur aînée, Sandrine (Ophélia Kolb), professeur d’anglais, qui élève seule sa fille de sept ans, Amanda (Isaure Multrier), en allant la chercher à l’école ou en l’y amenant.  

Mais, un jour, le drame arrive sans crier gare. Alors qu’il se rendait à un pique-nique dans un parc de la capitale avec sa sœur et sa petite amie Léna (Stacy Martin), celles-ci sont victimes du terrorisme. Sandrine est tuée sur le coup alors que Léna s’en sort avec une balle dans le bras.

David va désormais devoir s’occuper de sa nièce.

Mon opinion sur ce film

La légèreté et l’insouciance du début, superbement incarnée par Vincent Lacoste, sont brutalement interrompues, au moment où on s’y attend le moins, par le drame abject du terrorisme. Le réalisateur traite ce sujet terrible avec une sensibilité rare, sans jamais tomber dans le pathos. La petite Isaure Multrier est sublime. Un très beau film qui touche au cœur.  

mercredi 12 septembre 2018

PREMIERE ANNEE de Thomas LILTI (FR-2018)


Première Année est une comédie dramatique française écrite et réalisée par Thomas Lilti, sortie en 2018.

Résumé

Antoine (Vincent Lacoste), étudiant en médecine, tente pour la troisième fois de réussir la première année, sanctionnée par le concours PACES (Première Année Commune des Etudes de Santé), terrifiante machine à éliminer les candidats.  decine, alors que Benjamin (William Lebghil), tout juste sorti du lycée et un peu perdu, se raccroche à Antoine pour l’initier. Les deux étudiants se lient d’amitié et travaillent ensemble. Mais Benjamin, visiblement plus doué que son copain, et fils de chirurgien, réussit mieux qu’Antoine sans se donner autant de mal, ce que ce dernier supporte mal. Epuisé par un environnement ultra-compétitif, avec des journées de cours ardues et des nuits dédiées aux révisions, Antoine finit par craquer. 

Mon opinion

Moins commercial qu’Hippocrate, du même réalisateur (aussi avec Vincent Lacoste), ce film risque de décevoir ceux qui croient aller voir une comédie. Car, même si quelques dialogues et quelques situations nous font sourire, le film est plutôt une charge contre la pénurie organisée de places en médecine dont chacun de nous peut mesurer sur le terrain les conséquences ubuesques (saturation des urgences, déserts médicaux, etc.) Plutôt que de décourager par tous les moyens les études de médecine, les pouvoirs publics seraient sans doute mieux inspirés de les rendre, non pas plus faciles, mais de les moderniser et de les dépoussiérer, en recourant aux technologies de pointe qui semblent totalement absentes de ce milieu sclérosé où l’on enseigne la médecine de manière archaïque. Cela étant dit, on n’a pas pourtant affaire à un simple documentaire sur les études de médecine mais à un véritable film, dynamique, enlevé, où les jeunes acteurs sont stupéfiants de justesse et de vérité. Un film sans concession sur un système absurde qui a atteint ses limites.  

vendredi 15 juin 2018

PLAIRE, AIMER ET COURIR VITE de Christophe HONORE (FR-2018)



Plaire, aimer et courir vite est un drame français écrit et réalisé par Christophe Honoré, sorti en 2018.

Résumé

Le film est censé se dérouler en 1993. Nous sommes au début des « années sida » : Arthur (Vincent Lacoste), étudiant à Rennes, rencontre Jacques (Pierre Deladonchamps), écrivain et auteur de théâtre, venu présenter sa pièce dans la capitale bretonne. Arthur hésite dans son choix sexuel, entre les filles (il a une copine, Nadine – Adèle Wismes) et les garçons mais il ne fait pas de doute qu’il préfère la 2ème option.

Jacques, lui, est un homosexuel assumé, atteint du sida. Il est le père d’un garçonnet du nom de Loulou dont il se partage la garde avec sa compagne, et se repose sur son fidèle ami et voisin Mathieu (Denis Podalydès).

Arthur et Jacques sont attirés l’un vers l’autre dès le premier regard mais chacun continue cependant à mener sa vie de son côté tout en échangeant des lettres et des coups de téléphone. Jusqu’au jour où Arthur décide de prendre le train et de venir retrouver Jacques à Paris. Mais c’est malheureusement trop tard car le sida de Jacques est en phase terminale et il décide de mettre fin à ses jours.

Autour du film

Le film devait au départ s'intituler "Plaire, baiser et courir vite" et le rôle de Jacques être tenu par Louis Garrel, l'acteur fétiche de Christophe Honoré. Le film a fait partie de la sélection officielle du Festival de Cannes 2018.

Mon opinion

J’avais déjà vu d’autres films de Christophe Honoré (à part Les chansons d’amour, qui m’avait touché) et je n’avais pas été emballé. Je n’ai pas non plus été convaincu par ce film long, très long (2.12 H), verbeux, qui ne tient que sur le naturel un rien cynique de Vincent Lacoste qui, au fil des films où je l’ai vu jouer, s’affirme être un acteur de plus en plus intéressant. Jacques, interprété par Pierre Deladonchamps – connu depuis L’inconnu du lac, film que je n’ai pas vu) est une belle découverte. Bien qu’il ait atteint la quarantaine, on est séduit par l’innocence et la vulnérabilité de son regard et de son sourire enfantin. Denis Podalydès est excellent aussi. Mais, si j’exonère les comédiens, je n’en fais pas de même pour la mise en scène paresseuse, lente et décousue. En fait, le film ne démarre vraiment que vers la dernière demi-heure, avec quelques scènes où l'on ressent enfin un peu d'émotion : je retiendrai en particulier celle où Jacques, quittant sa retraite de malade, vient retrouver Arthur sur le pont, ou celle où Arthur parle avec Loulou, venu rendre visite à son père, à l'hôpital... Un mot sur la bande son qui est par moments magnifique et à d'autres horripilante. Curieux film, en fin de compte, fait un peu de bric et de broc, hésitant au fond, comme la valse des amants...      

lundi 16 avril 2018

LOLO comédie de Julie DELPY (FR-2015)



Lolo est une comédie française réalisée par Julie Delpy et sortie en 2015.

Résumé

Violette (Julie Delpy) est une parisienne qui travaille dans le milieu de la mode. Divorcée, elle vit seule avec son fils Eloi, dit « Lolo » (Vincent Lacoste) avec qui elle a une relation fusionnelle. Lolo se dit artiste et ne supporte aucun des hommes avec lesquels Violette voudrait refaire sa vie. Lors d’un séjour à Biarritz, elle a fait la connaissance de Jean-René (Danny Boon), un informaticien gentil et attentionné qu'elle méprise plus ou moins pour son côté provincial naïf et simplet.   

Quand Jean-René part s'installer à Paris pour raison professionnelle, il va faire la connaissance de Lolo, qui l'accueille avec une apparente amitié mais dès qu’il s'installe chez Violette, Lolo se montre sous son vrai jour et fait tout pour chasser Jean-René de la vie de sa mère.

Mon opinion sur ce film

Je ne serais peut-être pas allé voir ce film au cinéma mais, comme il est passé à la TV, je l’ai regardé. Il est rare qu’une comédie française ait mes suffrages. Bien que j’en ai apprécié certaines (La stratégie de la poussette, 20 ans d’écart, Tu honoreras ta mèreet ta mère, 100 % cachemire, etc.) mais, sur ce plan je suis assez difficilement bon public. J’aime bien Vincent Lacoste, que j’avais beaucoup apprécié dans Hippocrate, mais, là, je l’ai trouvé plutôt moyen. Quant au film lui-même, sans aller jusqu’à dire que c’est le « nanar de la semaine », comme l’a fait Le Figaro (28/10/2015), je l’ai trouvé juste moyen et guère meilleur que le dernier film, totalement raté, de Michèle Laroque, Brillantissime

lundi 23 janvier 2017

VICTORIA de Justine Triet (FR-2016)




Victoria est un film français réalisé par Justine Triet, sorti en 2016.Avec Virginie Efira, Vincent Lacoste et Melvil Poupaud. 

Résumé

Victoria Spick (Virginie Efira) est une jeune avocate en pleine tourmente. Alors qu’elle assiste à un mariage, une jeune femme, Eve, est blessée d'un coup de couteau et c’est l’un de ses amis, Vincent (Melvil Poupaud),  le compagnon d’Eve  qui est accusé. Bien que gênée à l'idée de défendre l'une de ses connaissances, elle accepte finalement l'affaire. Dans le même temps, débordée par la gestion de son quotidien, elle embauche Sam (Vincent Lacoste), un ancien dealer qu’elle a sorti d’affaire, comme « homme au pair » pour garder ses deux petites filles. Elle découvre par ailleurs que son ex, qui ambitionne d'être écrivain, a publié sur internet un récit inspiré de leur histoire en l'accablant de tous les maux. Malgré son dynamisme, Victoria est au bord de la crise, tant professionnellement que sentimentalement…

Mon opinion sur ce film

Ce film, présenté en mai 2016 au Festival de Cannes, était sorti sur les écrans français en septembre 2016 mais il n’avait pas été programmé à Aubenas. J’ai profité qu’il soit sélectionné dans le cadre du Festival Télérama pour aller le voir, principalement pour sa distribution, en particulier Virginie Efira et Vincent Lacoste, deux acteurs que j’apprécie.

Et heureusement qu’ils sont les acteurs principaux de ce film au scénario improbable car, sans eux, on se demande bien ce qu’il en resterait.

Victoria est donc une jeune et brillante avocate qui galère pas mal avec ses deux fillettes et son ex-mari, un écrivain raté. Mais, cela c'est l'image qu'elle donne car le spectateur se rend vite compte que sa situation est bien plus catastrophique qu’on ne le croit : désordre indescriptible de son appartement qui ressemble à tout sauf à celui d’une jeune et brillante avocate, désordre de sa vie personnelle et sentimentale…

Lors du mariage d’un couple de ses amis, un drame a lieu. Tout en sachant que la déontologie lui déconseille de défendre Vincent, l’ami accusé de tentative de meurtre, elle cède et cela l’entraîne dans une spirale infernale dans laquelle son équilibre déjà précaire est mis à mal.

Elle ne s’en sort que grâce à Sam (Vincent Lacoste), un jeune dealer qu’elle a défendu plusieurs années auparavant.

Malgré tous les efforts de Virginie Efira pour incarner le personnage de Victoria, on n’y croit qu’à moitié, mais ce n'est nullement sa faute mais celle d'un scénario bâclé. On se demande aussi quelle idée saugrenue ont eu les scénaristes d'introduire dans ce film un chien et un singe convoqués comme témoins au procès. Se sont-ils crus drôles ? En tout cas, non seulement c'est raté car, d'une part ce on ne rit pas (du moins pas à cela), mais cette situation a quelque chose de malsain d'autant plus que l'on sait désormais qu'impliquer un animal sur un tournage est rarement sans conséquence pour l'animal qui ne doit pas être un objet d'amusement.

Vincent Lacoste* s'en tire bien lui aussi : touchant dans le rôle d’un ex-dealer pas tout à fait rangé amoureux de son avocate, il éclipse de loin  tous les autres personnages (y compris Melvil Poupaud), bien trop transparents. Dommage que la situation reproduise plus ou moins celle de 20 ans d'écart, film autrement plus réussi. Mais attention : que Virginie Efira ne se laisse pas enfermer dans ce genre de personnage de "cougar" car cela pourrait lui coûter une carrière par ailleurs brillante.

En conclusion, un film bancal, mi-comédie, mi-tragédie, passablement verbeux et dont tout le scénario serait à réécrire. 

* Excellent dans Hippocrate.

Voyez plutôt :

samedi 11 juin 2016

VINCENT LACOSTE (acteur français)


Vincent Lacoste, né le 3 juillet 1993 à Paris, est un acteur français.

Biographie

Né d'un père juriste et d'une mère secrétaire médicale, Vincent Lacoste fait ses débuts au cinéma en 2009, en jouant le rôle principal du film Les Beaux Gosses de Riad Sattouf. Pour ce film, il obtient le prix Lumières 2010 du meilleur espoir masculin, puis est nommé dans cette même catégorie pour la 35e cérémonie des César.

En 2012, il joue dans JC comme Jésus Christ de Jonathan Zaccaï, où il tient le rôle principal d'un jeune réalisateur surdoué ayant gagné un Oscar à 15 ans. La même année, Laurent Tirard lui confie l'interprétation du personnage Goudurix dans le film Astérix et Obélix : Au service de Sa Majesté.

Filmographie

Longs métrages [liste incomplète]

  • 2009 : Les Beaux Gosses de Riad Sattouf : Hervé
  • 2011 : Au bistro du coin de Charles Nemes : Jules
  • 2011 : Low Cost de Maurice Barthélemy : Dimitri
  • 2011 : De l'huile sur le feu de Nicolas Benamou : Pierrick
  • 2011 : Le Skylab de Julie Delpy : Christian
  • 2012 : JC comme Jésus Christ de Jonathan Zaccaï : JC
  • 2012 : Astérix et Obélix : Au service de Sa Majesté de Laurent Tirard : Goudurix
  • 2012 : Camille redouble de Noémie Lvovsky : Vincent
  • 2014 : Jacky au royaume des filles de Riad Sattouf : Jacky
  • 2014 : Eden de Mia Hansen-Løve : Thomas Bangalter
  • 2014 : Hippocrate de Thomas Lilti : Benjamin
  • 2015 : Journal d'une femme de chambre de Benoît Jacquot : Georges
  • 2015 : Lolo de Julie Delpy : Lolo
  • 2015 : La Vie très privée de Monsieur Sim de Michel Leclerc : Jacques Sim (à 20 ans)
  • 2016 : Peur de rien de Danielle Arbid : Rafaël
  • 2016 : Tout de suite maintenant de Pascal Bonitzer : Xavier
  • 2016 : Saint-Amour de Gustave Kervern et Benoît Delépine : Mike
  • 2016 : Victoria de Justine Triet
  • 2018 : Plaire, aimer et courir vite de Christophe Honoré : Arthur
  • 2018 : Première année de Thomas Lilti
  • 2018 : Amanda de Mikhaël Hers
  • 2019 : Deux fils de Félix Moati
  • 2019 : Chambre 212 de Christophe Honoré 
  • 2021 : Les illusions perdues de Xavier Giannoli
  • 2023 : Le temps d'aimer de Kattel Quillévéré
  • 2024 : L'amour ouf de Gilles Lellouche
Distinctions

Récompenses

Prix Lumières du meilleur espoir masculin ex-aequo avec Anthony Sonigo pour Les Beaux Gosses

Nominations
  • César du cinéma 2010 : César du meilleur espoir masculin pour Les Beaux Gosses
  • César du cinéma 2015 : Meilleur acteur pour Hippocrate
  • César 2022 : Les illusions perdues
A écouter, l'interview de Vincent Lacoste sur France Inter dans l'Echappée avec Rebecca Manzoni le 16/02/2024. 

vendredi 10 juin 2016

HIPPOCRATE film de Thomas Lilti (FR-2014)


Hippocrate est une comédie dramatique française réalisé par Thomas Lilti, sorti en 2014.

Résumé

Benjamin, 23 ans (Vincent Lacoste) effectue son premier jour d'internat dans le service de médecine interne de son père, le professeur Barois (Jacques Gamblin). Il a tout à découvrir et commence son apprentissage piloté par un autre interne plus âgé et plus aguerri, d’origine algérienne, Abdel (Reda Katleb). Une nuit qu'il est de garde, Benjamin est appelé au chevet de Lemoine, un alcoolique, qui se plaint d'une forte douleur. Faute d'équipement en état de marche, Benjamin se contente de lui administrer un antalgique. Le lendemain, Lemoine est mort.

Thomas Lilti, médecin de formation, s’est inspiré de son expérience d’interne pour faire un constat alarmant de l’état de la médecine en France : personnel surmené, manque de moyens (y compris matériels ou même techniques), non communication entre services, tout cela donne une image lamentable, mais réaliste, de l’état des hôpitaux dans notre pays. Tous ceux qui ont eu, dans ces dernières années, à être confrontés à une hospitalisation pour eux-mêmes ou pour un de leurs proches peuvent hélas témoigner que sa description des faits n’est pas exagérée.

S’ajoute à cette description peu brillante un cas précis, celui d’une patiente âgée atteinte d’un cancer en phase terminale qui, bien qu’elle ait manifesté son souhait de ne pas être prolongée et redoute l’acharnement thérapeutique, a omis de laisser ses instructions par écrit. Or, depuis la loi dite Leonetti, qui était censée améliorer la prise en compte de la décision des patients en fin de vie, les choses se sont encore plus compliquées et un patient qui n’a pas rempli ses directives anticipées peut se retrouver dans la situation décrite dans le film : alors qu’elle a fait part aux internes de sa décision de vouloir mourir, le service ne tient pas compte de sa décision après qu’elle a été malencontreusement réanimée après un arrêt cardiaque. Ne pouvant supporter ses souffrances et ce qu’il considère comme une trahison de la volonté de la patiente et en accord avec sa famille, Benjamin la débranche. Cet acte volontaire est considéré comme un assassinat par ses supérieurs, Abdel et lui passent devant une commission de discipline où ils menacent d’être tous les deux radiés, sanction qui touchera davantage Abdel (médecin « arabe ») que Benjamin, fils de patron. C’en est trop pour cet idéaliste qui tente de se suicider.  

Beaux portraits de jeunes médecins sincères confrontés à un système devenu fou où les indéniables progrès de la médecine sont mis à mal par une politique absurde où la gestion comptable à court terme prime sur le respect de l'humain.