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dimanche 7 janvier 2024

LE TEMPS D'AIMER drame de Kattel QUILLEVERE (FR - 2023)

 

Le Temps d'aimer est un film franco-belge réalisé par Katell Quillévéré (réalisatrice de Réparer les vivants), sorti en 2023.

Présentation

Le film commence par des images de la Libération de la France en noir et blanc où des femmes, qui ont eu commerce avec des Allemands, sont tondues et humiliées. L’une des jeunes femmes, réfugiée dans une grange, est enceinte. On lui a dessiné sur le ventre une croix gammée qu’elle essaie d’effacer.

Quelques années après, nous retrouvons la jeune femme en Bretagne : Madeleine (Anaïs Demoustier) est serveuse à Dinard dans un restaurant de bord de mer et élève seule son fils de 5 ans, Daniel (Hélios Karyo). Alors que, lors d’un de ses moments de pause, elle est avec lui sur la plage, le garçonnet s’approche dangereusement de la mer, au risque de se noyer. Un jeune homme court vers lui en boitillant et l’intercepte avant de le ramener à sa mère. Il s’appelle François Delambre (Vincent Lacoste). Il est en vacances, fils de riches industriels, il prépare une thèse sur l’archéologie en Sorbonne. En raison d’une poliomyélite qui l’a rendu boiteux, il a été réformé et n’a pas fait la guerre. François vient ensuite manger au restaurant et il offre à Madeleine une coupe de champagne.

Puis il repart à Paris où les cours ont repris. A son retour, il propose à Madeleine de l’épouser. Séduite par l’attention que lui porte le jeune homme, elle ne lui cache rien des circonstances de la naissance de son fils. François lui répond qu’il est prêt à devenir son père adoptif.

Après le mariage, le couple s’installe dans un petit appartement, vivant principalement sur le salaire de serveuse de Madeleine, car François, qui prépare sa thèse, ne veut rien demander à sa famille.

Alors qu’ils sont à l’enterrement du père de Madeleine, leur appartement est saccagé par un ex-amant de François et ils décident de partir à Châteauroux pour travailler dans un night-club fréquenté par les Américains.

Daniel a désormais 10 ans (Josse Capé).  Tout se passe bien jusqu’à ce que Madeleine tombe amoureuse d’un GI, Jimmy (Morgan Bailey). François assiste à leurs étreintes et les rejoint mais se fait chasser par Jimmy qui ne veut pas d’un plan à trois. On comprend alors, ce dont on se doutait depuis la destruction de l’appartement, que François est homosexuel. D’ailleurs, lors d’une de leurs disputes, Madeleine va lui reprocher d’avoir été pour lui une couverture.

Plus tard encore, François est devenu professeur à la Sorbonne et le couple mène à Paris une existence bourgeoise. François et Madeleine ont eu un autre enfant, Jeanne (Margot Ringard Oldra). Daniel (Paul Beaurepaire), qui n’a jamais pu obtenir de sa mère qu’elle l’aime vraiment, ni qu’elle lui révèle qui était son véritable père, est un adolescent révolté. Madeleine mène une existence oisive et François une vie parallèle avec un de ses élèves mineurs.

Un jour, suite à la plainte du père de l’étudiant, la police se présente à l’appartement du couple et arrête François. Madeleine fait tout pour cacher à ses enfants la raison de l’arrestation de François qui, ne supportant pas de déchoir au regard de sa famille, se suicide.

Par la suite, Daniel s’engage dans l’armée et, lors d’une permission, demande à sa mère de lui dire la vérité sur sa naissance. Elle l’accompagne à la gare et cède enfin, entraînant ainsi leur réconciliation.

Mon opinion

J’ai beaucoup aimé ce film, bien joué, bien filmé. J’ai regretté cependant que les scènes de sexe s’éternisent, en particulier celle du plan à trois avec le GI, que j’ai trouvé trop complaisante, même si elle se justifie pour la compréhension de l’histoire. La dernière scène, sur le quai de la gare, entre Daniel et Madeleine, m’a ému. Une mention spéciale à la bade originale d’Amine Bouhafa qui sait se faire discrète et ne surcharge pas le film comme c’est trop souvent le cas.   

Avec Vincent Lacoste, je vous recommande aussi :     

 Avec Anaïs Demoustier : 

    

lundi 2 mai 2022

EN CORPS film de Cédric KLAPISH (FR-BE 2022)

 


Reprogrammé dans le cadre du Festival Télérama 2023

En corps est un film franco-belge co-écrit et réalisé par Cédric Klapisch, sorti en 2022.

Résumé

Élise (Marion Barbeau), danseuse classique, se blesse pendant un spectacle après avoir vu son petit copain la tromper avec une autre. La blessure est grave et l’oblige à reconsidérer sa carrière de danseuse classique. En accompagnant des amis chargés de faire la cuisine dans une maison d’hôtes bretonne tenue par Josiane (Muriel Robin) qui y reçoit des troupes en résidence, elle fait la rencontre de Mehdi (Mehdi Baki), danseur dans la compagnie de danse contemporaine dirigée par Hofesh Shechter et décide d’intégrer la troupe.

Mon opinion

Jusque-là, je n’avais pas beaucoup apprécié les films de Cédric Klapish, à part, comme tout le monde, L’auberge espagnole et, plus récemment Deux moi avec François Civil, que je retrouve toujours avec plaisir. J’ai beaucoup aimé ce film, non seulement parce qu’il nous fait entrer dans le monde de la danse, mais pour son propos plein d’espoir : rien n’est jamais perdu, on peut toujours rebondir. Les rôles secondaires, ce qui est toujours le signe d’un bon film, ne sont pas négligés : Muriel Robin, qui a oublié son cabotinage qui peut exaspérer, Pio Marmaï en cuisinier déjanté, François Civil, en amoureux lunaire, ajoutés à la belle énergie des danseurs, et de superbes scènes (j’ai beaucoup aimé celle, magnifiquement poétique, de la falaise en Bretagne). Paris est aussi admirablement filmé, ce qui n’étonnera pas de la part de Klapish dont on sait qu'il est amoureux de la capitale.

    

mardi 19 octobre 2021

LE MYSTERE HENRI PICK Film de Rémi BEZANCON (FR-2019)

 


Le Mystère Henri Pick est un film français coécrit et réalisé par Rémi Bezançon, sorti en 2019. Il s'agit de l’adaptation du roman homonyme de David Foenkinos (2016).

Résumé

Jean-Michel Rouche (Fabrice Luchini) est un critique littéraire renommé et le présentateur vedette d’une émission littéraire à la télévision.

Lorsqu’il reçoit « Les dernières heures d’une histoire d’amour » d’un certain Henri Pick, qui n’a jamais rien publié auparavant, il flaire l’arnaque. Le livre est en effet trop bien écrit et tellement truffé d’inspirations littéraires à l’œuvre de Pouchkine qu’il lui semble impossible qu’il soit celle d’un inconnu décédé depuis deux ans, pizzaiolo de son état, que personne, ni sa femme, ni sa fille, n’ont jamais vu écrire ni s’intéresser à la lecture.

Or, le manuscrit aurait été découvert « par hasard » par une jeune agente littéraire de Grasset, Daphné Despero (Alice Isaaz) dans une bibliothèque consacrée aux auteurs refusés située à Crozon au fin fond du Finistère.

Lorsqu’il reçoit l’agente, la femme et la fille du soi-disant auteur génial dans son émission, il met les pieds dans le plat et, malgré toute sa notoriété, se met à dos tout le gratin du Paris littéraire. A la suite de cet esclandre, il se voit retirer la présentation de son émission, tous ses amis lui tournent le dos, jusqu’à sa femme qui le met dehors.   

Il se lance alors dans une enquête qui le conduit en Bretagne et devient pratiquement une croisade afin de démontrer que le livre a été écrit par quelqu’un d’autre. D’abord réticente, Joséphine, la fille de Pick (Camille Cottin), accepte de l’aider et, ensemble, ils découvrent le pot-aux-roses. L’auteur est en fait un jeune écrivain talentueux, Frédéric Koskas (Bastien Bouillon) que l’échec de son premier roman a poussé à monter ce canular avec sa petite amie, qui n’est autre que Daphné Despero.

Mon opinion

On n’aurait pas rêvé mieux qu’un Fabrice Luchini en spécialiste de la littérature. Comme toujours, il écrase de sa présence tous les autres acteurs, sauf, peut-être Bastien Bouillon (découvert dans Simple), qui interprète avec brio un jeune auteur qui s’est fait manipuler par son agente-petite amie aux dents longues. Le milieu littéraire parisien prend quelques coups de griffes qui nous régalent plus, peut-être que l’énigme elle-même, un peu trop tirée par les cheveux et assez peu crédible.

Le film n’est pas sans rappeler Alceste à bicyclette, avec le même Luchini.

Dans le même esprit, on peut voir : 

mercredi 18 mars 2020

ELLE S'EN VA Film d'Emmanuelle BERCOT (FR-2013)




Vu à la télévision pendant le confinement. 

Elle s'en va est un film français réalisé par Emmanuelle Bercot, sorti en 2013. 

Présentation

Bettie (Catherine Deneuve) est restauratrice à Concarneau. Elle est veuve et, malgré ses 60 ans, porte encore beau. Son amant, un industriel, lui a promis de divorcer pour l’épouser mais, lorsqu’il s’y décide, c’est pour se marier avec une femme, beaucoup plus jeune que Bettie, qu’il a mise enceinte. Son monde s'effondre alors, d’autant que son restaurant est à deux doigts de la faillite. En plein coup de feu de midi, elle part au prétexte d'aller acheter des cigarettes. Sa course qui aurait dû lui prendre quelques minutes, se transforme en un road-movie qui l’emmène à travers la France. A l’appel de sa fille, avec laquelle elle n’a que de lointains contacts, elle prend en charge Charly (Nemo Schiffman), son petit-fils de 10 ans qu'elle connaît à peine pour le conduire chez son grand-père dans le sud. Mais la confrontation avec le garçon ne s’annonce pas comme un long fleuve tranquille.

Mon opinion sur ce film

J’aime bien Catherine Deneuve et le scénario me paraissait attrayant. Quelle déception ! Ce film mal écrit, mal monté, mal joué est une caricature de mauvais cinéma à la française. Ennuyeux, des dialogues inexistants, une photographie monotone, il ne démarre vraiment qu’avec l’arrivée de Charly. Mais, hélas, cela ne suffit pas à faire un bon film. Même Deneuve, malgré tout son talent, ne parvient pas à éviter le naufrage.   

lundi 22 février 2016

ENTRE VENTS ET MAREES téléfilm policier de Josée Dayan (FR-2014)


Entre vents et marées est un téléfilm policier français réalisé par Josée Dayan, diffusé en deux parties une 1ère fois en décembre 2014 et rediffusé le 12 février 2016 sur France 3. Il a été principalement tourné en février et mars 2014, en Bretagne.

Résumé

Partie 1 : Christian de Kersaint-Gilly est abattu de deux balles dans la poitrine dans le parc de son château quasiment en ruine, en Bretagne. Dépêchée sur les lieux du drame, le capitaine Marleau (Corinne Masiero) en vient à soupçonner l'épouse du défunt, Joséphine de Kersaint-Gilly (Nicole Garcia). En effet, Christian venait de céder une partie de leur propriété à deux hommes ambitieux : Étienne Quemener et son douteux associé, Vincent Salmon (Stanislas Merhar). Tous deux ont le projet de transformer le petit port traditionnel de pêcheurs, hautement pittoresque, en une marina de luxe. Cet endroit ultra-moderne est censé attirer une clientèle triée sur le volet, pour en faire un lieu de villégiature à la mode.

Partie 2 : Étienne Quemener et Vincent Salmon ne convoitent pas seulement le domaine de Kersaint-Gilly. Les deux sinistres personnages s'intéressent aussi au hangar où Cécile Prigent (Muriel Robin), la sœur d'Étienne et mère de deux adolescents, son fils Yann (Maxence Perrin) et sa fille, Gwen, abrite son chalutier. En dépit du déséquilibre des forces, Cécile est prête à se battre coûte que coûte pour sauver le port et résister au projet de marina. Elle peut compter sur l’aide de son fils, Yann, qui partage son amour de la mer, mais pas sur sa fille Gwen, qui veut devenir architecte et rejoint le camp de son oncle Etienne Quemener et de son ambitieuse épouse, par ailleurs maire de la ville. Malheureusement pour elle, Gwen cède aux avances du diabolique Vincent Salmon et, après qu'elle ait découvert qu'il travaillait pour des mafieux, ce dernier la tue. Cécile Prigent comprend alors que l’enjeu est beaucoup plus important qu’elle ne le pensait et que les commanditaires de l’affaire sont puissants et ne reculeront devant rien pour arriver à leurs fins. De son côté, Joséphine, ruinée par l'addiction au jeu de son mari décédé, doit se résoudre à céder aux manipulations crapuleuses de Vincent Salmon et signer l'acte de vente du domaine.

Mon opinion sur ce téléfilm

Je ne suis généralement pas un grand fan de Josée Dayan bien que j’aie apprécié son adaptation du Comte de Monte-Cristo (1998) et Cet amour-là, son film consacré aux derniers jours de Marguerite Duras (avec une Jeanne Moreau plus vraie que nature dans la peau de l'écrivain).

Lorsque j’ai commencé à regarder ce téléfilm policier, j’ai surtout été séduit par la beauté des images, tout le tournage s’étant effectué en décors naturels en Bretagne, principalement à Belle-Ile en Mer et dans le sud Finistère.

La distribution (Nicole Garcia, Muriel Robin, mais surtout Stanislas Merhar et un jeune acteur du nom deMaxence Perrin) m’a aussi déterminé à regarder ce film.


Cette fois, la réalisatrice n’est pas en cause mais plutôt le scénario (de Philippe Besson et Daniel Tonachella) : confus, incohérent, bavard – à condition d’entendre les dialogues murmurés, comme à son habitude par Nicole Garcia – on est vite perdu dans les relations familiales compliquées de cette famille d’Atrides. Quant à Stanislas Merhar qui, malgré ses presque 45 ans, a toujours des airs de jeune homme louche et son regard inquiétant, on le comprend à peine mieux que Nicole Garcia. Muriel Robin, par contre, m’a bluffé. Elle est bien meilleure actrice dramatique que comique. Mention spéciale aussi à Corinne Masiéro, qui, malgré ses allures de SDF et ses blagues pourries cache une intelligence d'experte du FBI. Et enfin, je voudrais décerner un satisfecit particulier à un jeune acteur talentueux, déjà remarqué précédemment dans un excellent téléfilm que je n’ai pas encore chroniqué, Un fils (2014), Maxence Perrin, qui joue le rôle de Yann, le fils de Muriel Robin. Il est le fils de Jacques Perrin. On l’avait découvert, inoubliable, dans le rôle du petit Pépinot des Choristes (2004). Il a, depuis, relativement peu tourné (Faubourg 36, en 2008 et trois téléfilms, dont Un fils et cette dernière prestation), mais, à chaque fois, on le remarque car il joue de manière naturelle et intense. J’espère pour lui qu’il fera une belle carrière.       

jeudi 9 avril 2015

JE SUIS LE SEIGNEUR DU CHÂTEAU film de Régis Wargnier (FR-1989)




Voir ma page des Films introuvables

Je suis le seigneur du château, film français de Régis Wargnier (1989) adapté du roman "I'm the King of the Castle") de Susan Hill qui en a aussi écrit le scénario.

Synopsis

L'histoire se déroule dans les années 50 dans un château breton situé au bord de la mer. Tout commence avec la mort de Mme Bréaud, l'épouse du châtelain. Celui-ci, complètement désemparé, doit faire face à cette perte tout en soutenant son jeune fils âgé d'une dizaine d'années, Thomas. Après le décès de son épouse, Jean Bréaud (Jean Rochefort) décide d'engager une gouvernante pour s'occuper de son fils Thomas (Régis Arpin), à la personnalité ambivalente, à la fois angélique et diabolique. Ce sera Mme. Vernet (Dominique Blanc) veuve d'un militaire disparu pendant la guerre d'Indochine qui emménage au château avec son fils, Charles (David Béhar), qui a le même âge que Thomas.

Thomas, considérant Charles et sa mère comme des intrus dans "son" domaine, est prêt à tout pour rester "le seigneur du château". 

Le film a été tourné au château de Beaumanoir, dans les Côtes d'Armor et dans les paysages naturels de la région de Huelgoat ainsi que dans la ville de Morlaix.

Mon opinion sur ce film

Je n'ai pas pu revoir ce film depuis sa sortie au cinéma en 1989. Il m'avait fait une forte impression par son atmosphère à la limite du fantastique. Il faudrait bien entendu que je le revoie pour confirmer (ou infirmer) cette impression. La musique y jouait aussi un grand rôle.
Bien que sorti en DVD en 2006, il est actuellement indisponible.

mardi 20 janvier 2015

LES YEUX DE SA MERE de Thierry Klifa (FR-2011)


Les Yeux de sa mère est un film français réalisé par Thierry Klifa, sorti en 2011.

Synopsis

Mathieu Roussel (Nicolas Duvauchelle) est écrivain. Son premier livre, Palimpseste, a connu un beau succès mais, depuis, il gagne sa vie en écrivant des biographies non autorisées et volontiers sulfureuses de stars. Pour son dernier livre, il a décidé de s'infiltrer dans la vie de la célèbre journaliste Lena Weber (Catherine Deneuve), qui présente depuis 15 ans le journal de 20 heures. Il se fait alors engager par elle comme assistant et, profitant de la confiance qu'elle lui témoigne, il rassemble des informations sur les côtés cachés de sa vie.

En effet, la fille de Lena, Maria Canalès (Géraldine Pailhas), qu'il a connue au début de sa carrière de danseuse étoile, n'a pas de très bonnes relations avec sa mère qu'elle ne voit pratiquement jamais car elle a passé une partie de sa vie en Espagne, élevée par sa tante Judit (Marisa Paredes).

Maria, quant à elle, après la mort de son père,  est revenue en France pour présenter l'action de son père, grande personnalité antifranquiste, mais aussi pour se remettre à la danse. Voulant repartir dans une nouvelle vie, elle décide aussi de retrouver son fils, Bruno, abandonné à sa naissance pour se consacrer à sa carrière de danseuse. Bruno (Jean-Baptiste Lafarge) a 17 ans et, élevé par des parents adoptifs et aimants, le couple Tremazan (Jean-Marc Barr et  Marina Foïs), il vit en Bretagne. Le père de Bruno, boxeur professionnel, a transmis sa passion à son fils et l'entraîne pour les championnats régionaux.

Un jour, alors qu'elle se prépare à son grand retour sur scène, Maria franchit le pas et envoie une lettre à Bruno dans laquelle elle lui demande pardon de l'avoir abandonné et où elle lui demande d'accepter de la revoir. La première réaction de Bruno, qui a suivi la carrière de sa mère biologique, est la colère et il répond négativement à son invitation.

Pendant ce temps, Mathieu (l’écrivain) se rapproche de Maria et il propose à cette dernière de se rendre en Bretagne pour faire des photos de son fils. Une fois sur place, il devient ami avec Bruno et ses parents et assiste au match de boxe de ce dernier. L’amitié entre Mathieu et Bruno prend un tour amoureux mais Mathieu, qui est devenu sincèrement amoureux de Maria, refuse les avances du jeune homme.

Au même moment, Lena, qui depuis 15 ans, était la journaliste vedette du 20 H, est remerciée par la chaîne. D'abord blessée dans son amour propre, elle met à profit ce répit pour se rapprocher de sa fille dont sa carrière l'a éloignée.

Après son gala de retour, Maria, qui a reçu les photos de son fils, est décidée à prendre le premier train pour se rendre en Bretagne et le rencontrer. Au moment où elle arrive à son appartement, sa mère, qui était venue lui parler, est sur le point de partir. La voyant, elle traverse la rue sans regarder et se fait renverser par un scooter. Maria est hospitalisée avec un traumatisme crânien et plongée dans un coma artificiel. Lena se retrouve à son chevet avec Judit et décide de prendre le train pour aller en Bretagne essayer de convaincre Bruno de venir voir sa mère dont on ne connaît pas le pronostic.
En débarquant sur le quai de la gare en Bretagne, Léna tombe sur Mathieu qui attendait Maria pour lui dire la vérité sur son travail et lui annoncer qu'il a laissé tomber. Léna, qui a découvert le "travail" de Mathieu, tout en lui apprenant ce qui est arrivé à Maria, lui dit aussi ses quatre vérités, lui demandant de les oublier, elle, Maria et Bruno. Mathieu est ébranlé par sa détresse et il repart pour Paris.

Lena, qui a l'habitude de prendre les choses et les gens de haut, s'y prend très mal avec Bruno et celui-ci se butte, sa première réaction du jeune homme étant d'envoyer promener sa grand-mère. Mais il finit par céder à ses arguments et reprend avec elle le train pour Paris. Cependant, dès son arrivée à Paris, il lui fait faux bond et, au lieu de prendre avec elle le direction de l'hôpital, il se rend chez Mathieu. Ce dernier l'héberge pour la nuit mais les choses ne vont pas plus loin entre eux. Bien qu'il soit en froid avec Lena, Mathieu l'appelle pour lui dire que Bruno est en sécurité chez lui. Le lendemain, ils se retrouvent tous à l'hôpital. Maria est hors de danger et, dans la dernière scène, on la voit quitter l'hôpital soutenue par Bruno et entourée de sa mère et de sa tante. Comme dans Paroles et musique, Mathieu, exclu de leur cercle reformé, les regarde tristement partir.

Distribution 
    
  • ·         Catherine Deneuve : Lena Weber
  • ·         Géraldine Pailhas : Maria Canalès
  • ·         Nicolas Duvauchelle : Mathieu Roussel
  • ·         Marisa Paredes : Judit Canalès
  • ·         Marina Foïs : Maylis Tremazan
  • ·         Jean-Marc Barr : Jean-Paul Tremazan
  • ·         Jean-Baptiste Lafarge : Bruno Tremazan
Critiques

J'ai lu sur ce film plusieurs critiques peu amènes : "mélo bobo-banché",  "mélo choral de la jet-set", "romance sentimentale et casting à forte valeur ajoutée" (Le Monde), "mélodrame aux accents quelque peu almodovariens" (Excessif), etc. Même si je n'ai pas souscrit à 100 % à ce film et que je partage, avec quelques autres spectateurs, un sentiment d'inachevé, je l'ai malgré tout bien aimé. Les acteurs sont bien dans leur rôle : Catherine Deneuve, excellente en star déchue et humanisée par cette déchéance, Géraldine Pailhas, bluffante dans le rôle d'une danseuse étoile, Marisa Paredes, royale et chaleureuse dans le rôle de la tante-mère de substitution de Maria, Nicholas Duvauchelle, toujours aussi troublant dans le rôle de l'auteur frustré devenu "fouille-merde" pour survivre. Mais la révélation du film est celle de Jean-Baptiste Lafarge, un jeune acteur de 17 ans, d'un magnétisme et d'un naturel d'autant plus étonnants que c'était son tout premier film. Gageons que nous entendrons parler de lui. La scène où il interprète la chanson "Ma fille" de Serge Reggiani est un pur moment d'émotion. Je voudrais aussi tirer un grand coup de chapeau au compositeur de la BO, un argentin du nom de Gustavo Santaolalla dont la musique qui accompagne le film est sublime du début à la fin. C’est ce même compositeur qui avait réalisé la BO du Secret de Brokeback Mountain.

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