Affichage des articles dont le libellé est François Civil. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est François Civil. Afficher tous les articles

jeudi 24 octobre 2024

L'AMOUR OUF film de Gilles LELLOUCHE (FR-BE 2024)

 


L'Amour ouf est un drame romantique franco-belge co-écrit et réalisé par Gilles Lellouche, sorti en 2024. Il s'agit d'une adaptation du roman Jackie Loves Johnser ? de Neville Thompson, paru en français sous le titre L'Amour ouf. Le film a été présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2024.

Résumé

Avant le générique, le film commence par une course poursuite et un affrontement entre gangsters où le héros (Clotaire adulte) est tué dans une fusillade.

Puis nous sommes ramenés dans les années 1980 dans le Nord de la France où l’on découvre le début de l’histoire d’amour entre une jeune fille et un garçon.

L’héroïne, Jacqueline (Mallory Wanecque), vit seule avec son père (Alain Chabat), installateur de télévisions, depuis le décès de sa mère. Après des études dans un lycée privé, elle vient d’intégrer un lycée public où elle tombe amoureuse du petit délinquant du coin, Clotaire (Malik Frikah). Ce dernier, fils d’un couple aimant mais dépassé, formé d’Elodie Bouchez (la mère) et de Karim Leklou (le père, docker), n’est pas un mauvais garçon mais, déscolarisé, il est à la tête d’une petite bande de bras cassés qui enchaînent les bêtises et les bagarres.

Après des débuts chaotiques, Jacqueline, renommée Jackie par Clotaire, vit avec lui une passion dévorante, malgré leurs différences de milieu et d'aspirations personnelles. La jeune fille, proche de son père, bonne élève, est fascinée par Clotaire, qui lui, s’enfonce chaque jour un peu plus dans la délinquance.

Clotaire finit par tomber sous la coupe d’un mafieux local, La Brosse (méconnaissable Benoît Poelevoorde) qui, avec sa bande, enchaîne les casses. Le dernier, le braquage d’un camion de transporteurs de fonds, tourne mal et l’un des convoyeurs est tué par le fils de La Brosse. Malgré les promesses de La Brosse, Clotaire, qui n’est pas le responsable du tir, est arrêté et condamné à 12 ans de prison.

Pendant ce temps, Jackie a 25 ans (Adèle Exarchopoulos). Elle a mûri et n’est plus la jeune fille romantique qu’on a connue. Ayant laissé tomber ses études, elle est devenue dure et cynique et a épousé Jeffrey (Vincent Lacoste) avec qui elle mène une vie bourgeoise qui ne lui convient pas vraiment.

Quand il sort de prison, Clotaire a 28 ans (François Civil). Il cherche à revoir son premier amour qu’il n’a pas oubliée. Devenu un vrai dur en prison, il vient demander des comptes à La Brosse, son ancien « employeur » qui a passé la main à son fils, Tony (Anthony Bajon), le véritable responsable du meurtre du convoyeur, qui est devenu un mafieux d’une plus grande envergure que son père. Tony l’ayant traité avec mépris devant toute sa cour, Clotaire, dont la violence a été décuplée par la prison, revient dans la boîte de nuit de Tony et commet un véritable massacre.  

L’enchaînement de la violence aurait pu condamner Clotaire à la fin tragique que nous montrent les premières images du film si l’influence apaisante de Jackie ne lui avait permis de retrouver le droit chemin et de revivre l’amour qui l’a lié à elle depuis leur adolescence.      

Autour du film

Le film se déroule dans les années 1980 et 1990. La bande son, très éclectique, est composée de des Cure, New Order, Madonna, Nas et Jay-Z7. Le collectif de danse (La)Horde a chorégraphié plusieurs scènes de danse dont trois seulement ont été retenues au montage.

Mon opinion

Je connaissais Gilles Lellouche comme acteur mais n’avais encore jamais vu de réalisations de sa part bien que celui-ci soit son 8ème film. Je m’abstiens généralement d’aller voir des films violents mais, dans le film, aucune scène n’est gratuite comme cela arrive trop souvent et, malgré sa violence, Clotaire nous reste sympathique car on comprend, dès le début, qu’il est une victime de cette société hyperviolente dans lequel il évolue depuis son enfance. J’ai beaucoup apprécié le jeu des acteurs, que ce soit Benoît Poelevoorde, méconnaissable en mafieux à la petite semaine, d’Anthony Bajon, en minable et indigne fils de son père. Et bien entendu François Civil, qui est un acteur qui ne m’a jamais déçu. Vincent Lacoste, à contre-emploi, est aussi très bien ainsi qu’Adèle Exarchopoulos qui a trouvé, dans ce rôle ambigu, sa juste place. Mais le meilleur reste pour moi Malik Frikah (Clotaine adolescent) qui est, pour moi, une vraie découverte. J’ai aussi beaucoup aimé les scènes de danse (en particulier celle entre Clotaire et Jackie dans le tunnel et regretté que d’autres chorégraphies réglées par La Horde aient été coupées au montage.         

 

lundi 8 janvier 2024

LES TROIS MOUSQUETAIRES : MILADY Film de cape et d'épées de Martin BOURBOULON (FR-D-E-B 2023)

 


Les Trois Mousquetaires : Milady est un film franco-germano-hispano-belge réalisé par Martin Bourboulon, sorti en 2023. Il fait suite au film Les Trois Mousquetaires : D'Artagnan sorti en début d’année 2023. Il s’agit d’une adaptation très libre du roman du même nom d'Alexandre Dumas qui a déjà été adapté plus de 25 fois entre le cinéma et la télévision, sans compter la comédie musicale (2016).

Présentation

Après d’Artagnan (déjà incarné dans le 1er film par François Civil), ce nouvel opus s’attache à la personnalité de Milady de Winter (Eva Green), personnage imaginaire créé par Alexandre Dumas, intrigante et agent officieux du cardinal de Richelieu (Eric Ruf), ministre de Louis XIII (Louis Garrel). Lorsque le film commence, Constance Bonacieux (Lyna Khoudri), lingère au palais du Louvre, dont d’Artagnan est amoureux, est enlevée pour avoir été témoin du complot monté par Monsieur, Gaston d’Orléans (Julien Frison), frère de Louis XIII, et le comte de Chalais (Patrick Mille) pour détrôner le roi.

D’Artagnan part au secours de Constance, dont il est amoureux, et pour cela doit faire alliance avec la redoutable Milady, ce qui l’entraînera en Angleterre, au palais du duc de Buckingham (Jacob Fortune-Lloyd) pour la libérer.

Mon opinion

Je n’avais pas vu le 1er opus des Trois mousquetaires, version Martin Bourboulon, dont un rappel est fait en début de film. Cela n’est cependant pas suffisant pour rendre ce 2ème opus compréhensible. Certes, les faits historiques eux-mêmes sont d’une extrême complexité et l’œuvre d’Alexandre Dumas, qui invente des personnages fictifs, n’est pas pour les simplifier. En outre, pour embrouiller encore plus le spectateur, rien n’est fait dans le film pour que l’on puisse clairement identifier les protagonistes. On a l’habitude de reconnaître les mousquetaires à leur costume rouge, couleur emblématique du cardinal de Richelieu. Ici, d’Artagnan et ses célèbres compagnons, Aramis (Romain Duris), Porthos (Pio Marmaï) et Athos (Vincent Cassel), ne se différencient pas, par leur habillement, de celui des autres soldats, sales et dépenaillés, engagés dans la guerre. Pas plus que le cardinal que l’on imagine (peut-être à tort), toujours vêtu de rouge par référence à son portrait en pied au siège de La Rochelle peint par Henri-Paul Motte, il est vrai dans une vue d’artiste du XIXe siècle qui peut être trompeuse. Quant au roi Louis XIII, joué avec son dilettantisme habituel par Louis Garrel, il n’est que de très loin ressemblant à l’image autoritaire (surtout dans la 2ème partie de son règne) que nous en ont dressée les historiens mais que n’a pas retenue Alexandre Dumas. Mais, au vu des libertés que prend le réalisateur avec le texte de l’écrivain, il aurait pu aussi bien redonner au roi un peu plus de vigueur. Quant à la mise en scène, elle est terriblement brouillonne, l’image, constamment sombre, donne l’impression que tout est filmé de nuit ou que l’on voit le film à travers des lunettes noires. Même la reconstitution du siège de La Rochelle, dont j’avais entendu dire qu’elle était l’une des réussites du film, m’a laissé sur ma faim : on a beau connaître l’histoire et savoir que les troupes catholiques ont livré un combat avec les protestants occupant la Rochelle et ont repoussé les navires anglais de Lord Buckingham, on a du mal à différencier les uns et les autres et à comprendre de quoi il retourne. La confusion est totale et rien ne reste de ce film que des scènes répétitives de combat qui finissent par lasser. Un seul point positif surnage de ce naufrage, le jeu d’Eva Green qui campe une Milady sulfureuse, insaisissable et imprévisible et malgré tout humaine qu’on adore détester. Pio Marmaï, avec son air de gros ours mal léché, est aussi très bien.    

lundi 2 mai 2022

EN CORPS film de Cédric KLAPISH (FR-BE 2022)

 


Reprogrammé dans le cadre du Festival Télérama 2023

En corps est un film franco-belge co-écrit et réalisé par Cédric Klapisch, sorti en 2022.

Résumé

Élise (Marion Barbeau), danseuse classique, se blesse pendant un spectacle après avoir vu son petit copain la tromper avec une autre. La blessure est grave et l’oblige à reconsidérer sa carrière de danseuse classique. En accompagnant des amis chargés de faire la cuisine dans une maison d’hôtes bretonne tenue par Josiane (Muriel Robin) qui y reçoit des troupes en résidence, elle fait la rencontre de Mehdi (Mehdi Baki), danseur dans la compagnie de danse contemporaine dirigée par Hofesh Shechter et décide d’intégrer la troupe.

Mon opinion

Jusque-là, je n’avais pas beaucoup apprécié les films de Cédric Klapish, à part, comme tout le monde, L’auberge espagnole et, plus récemment Deux moi avec François Civil, que je retrouve toujours avec plaisir. J’ai beaucoup aimé ce film, non seulement parce qu’il nous fait entrer dans le monde de la danse, mais pour son propos plein d’espoir : rien n’est jamais perdu, on peut toujours rebondir. Les rôles secondaires, ce qui est toujours le signe d’un bon film, ne sont pas négligés : Muriel Robin, qui a oublié son cabotinage qui peut exaspérer, Pio Marmaï en cuisinier déjanté, François Civil, en amoureux lunaire, ajoutés à la belle énergie des danseurs, et de superbes scènes (j’ai beaucoup aimé celle, magnifiquement poétique, de la falaise en Bretagne). Paris est aussi admirablement filmé, ce qui n’étonnera pas de la part de Klapish dont on sait qu'il est amoureux de la capitale.

    

jeudi 12 septembre 2019

DEUX MOI comédie dramatique de Cédric KLAPISCH (FR-2019)



Deux moi est une comédie dramatique française écrite et réalisée par Cédric Klapisch sorti en 2019.

Présentation

Deux trentenaires, Rémy (FrançoisCivil) et Mélanie (Ana Girardot), habitent deux appartements contigus dans le même quartier à Paris. Tous les deux prennent le même métro pour se rendre à leur travail, font leurs courses dans la même épicerie arabe de leur quartier, fréquentent la même pharmacie, l’un pour demander des somnifères car il ne dort pas, l’autre pour acheter des excitants car elle dort trop… Ils se croisent quasi quotidiennement sans se connaître ni se reconnaître. Tous deux sont victimes de la solitude des grandes villes. Un jour, Rémy, qui travaille comme manutentionnaire dans un gigantesque entrepôt style Amazon, après avoir appris qu’une grande partie de ses collègues allait être licenciée pour être remplacé par des robots fait une crise d’angoisse dans le métro et se voit prescrire des séances avec un psychothérapeute (François Berléand). De son côté, Mélanie consulte aussi une psy (Camille Cottin) pour sa narcolepsie. L’un et l’autre se voient conseiller de chercher à faire des rencontres… Finalement, à la toute fin du film, leurs chemins se croiseront pour le plus grand bonheur du spectateur.

Mon opinion

Pourquoi ce titre improbable pour ce joli film plutôt réussi bien dans l’esprit doux-amer des précédents films de Cédric Klapisch ? Malgré sa longueur, on supporte plutôt bien ce marivaudage grâce à la fraîcheur des deux acteurs principaux, François Civil, toujours touchant, et sa charmante partenaire Ana Girardot, grâce aussi à l'humour - pour une fois "soft" ! - de Camille Cottin et François Berléand (que l'on choisirait volontiers pour psy). J’avais cependant de beaucoup préféré François Civil dans Mon inconnue, belle fable poétique et décalée, sans parler de sa magnifique prestation dans Le chant du loup, l'un des films français les plus aboutis de l’année.

vendredi 30 août 2019

FIVE comédie d'Igor Gotesman (FR-2016)



Five est une comédie française écrite et réalisée par Igor Gotesman, sortie en 2016.

Présentation

Samuel (Pierre Niney), Timothée (François Civil), Vadim (Igor Gotesman), Julia (Margot Bancilhon) et Nestor (Idrissa Hanrot), cinq amis d'enfance, décident de réaliser leur rêve : habiter en colocation. Samuel propose de payer la moitié du loyer, grâce à l'argent que lui verse son père pour faire ses études de médecine. Mais, lorsque ce dernier découvre que son fils, au lieu de faire médecine, fait des études de théâtre, il lui coup les vivres. Samuel n’ose rien dire à ses copains et se lance alors dans le trafic de drogue pour pouvoir assurer son quotidien. Mais, comme on pouvait s’y attendre, les choses tournent vite mal...

Mon opinion

Je n’avais pas vu ce film lors de sa sortie en salles et j’ai profité de sa diffusion à la télévision pour le voir. Quelle déception ! Certains ont comparé cette triste comédie au scénario téléphoné, dont les situations et les dialogues empruntent plus au « pipi-caca » des cours de maternelle qu’à Shakespeare, à l’attachant Comme des frères ou à 20 ans d’écart dont la fraîcheur caustique m’avait séduit. Rien de tel ici avec cette potacherie vulgaire que ne rachète pas, hélas, le talent indiscutable d’interprètes comme Pierre Niney dont les prestations sont presque toutes à saluer, ou François Civil, remarquable dans Le chant du loup ou l'émouvant Mon inconnue. A la limite, mieux vaut encore voir Nos pires voisins avec le décomplexé Zac Efron. Au moins, on sait à quoi s'attendre !   

jeudi 25 avril 2019

MON INCONNUE d'Hugo GELIN (FR-2019)



Mon inconnue est un film français réalisé par Hugo Gélin, sorti en 2019.

Présentation

Le film surprend dès la 1ère image par une scène à laquelle on ne s'attend pas : dans un Paris post-apocalyptique, un jeune homme blessé et effrayé fuit devant des soldats surarmés qui l’ont pris en chasse.
On comprend ensuite qu’il s’agit d’un roman que rédige, pendant ses cours de terminale, le héros de l’histoire, Raphaël (François Civil).

Après la classe, Raphaël est attiré par la musique d’un piano qui provient d’une pièce servant de débarras. C’est ainsi qu’il fait la connaissance d’Olivia (Joséphine Japy). C'est, entre eux, le coup de foudre immédiat. 

Pendant le générique, nous voyons ensuite la vie des deux jeunes gens se dérouler en accéléré : Raphaël et Olivia se sont mariés, ont aménagé ensemble et ont vécu le parfait bonheur pendant dix ans. Du moins pour le premier d’entre eux qui est devenu, grâce à son roman, un écrivain célèbre, adulé des fans et traduit dans le monde entier. 

Mais il n’en est pas de même pour Olivia, restée dans son ombre et qui a sacrifié sa carrière de pianiste pour lui.

Or, au soir d’une journée où il a dédicacé son avant-dernier roman, il écrit les derniers mots d'un manuscrit qui doit clore la saga qui l'a conduit au faîte de la gloire. On le voit s'installer à son ordinateur, sans un regard pour Olivia qui a amoureusement préparé le repas, et écrire le mot "fin" de son dernier roman dans lequel il fait mourir son héroïne. On comprend alors qu'en mettant un point final à son roman, il en a aussi mis un à leur belle histoire d'amour. Comme Olivia lui en fait le reproche, il quitte l’appartement, furieux, et sort pour se saouler.

Le lendemain matin, il se réveille seul avec une terrible gueule de bois. Son inséparable copain d’enfance, Félix (Benjamin Lavernhe) vient le chercher à scooter pour le conduire au lycée où il croit qu’une rencontre est prévue avec de jeunes lecteurs. Mais il doit se rendre à l’évidence : plus personne ne le connaît en tant qu’auteur célèbre. Il est redevenu simple prof dans un lycée parisien. A l’inverse, il découvre avec stupeur qu'Olivia, - qui semble ne plus le connaître – est devenue une concertiste célèbre.

Avec l’aide de son copain Félix et celui de Gabrielle, la grand-mère d’Olivia (Edith Scob), Raphaël va tout faire pour reconquérir le cœur d’Olivia.

Mon opinion sur ce film

Bien que peu convaincu par les commentaires que j’en avais lu et la bande-annonce, je suis tout de même allé voir ce film pour François Civil, que j’avais beaucoup apprécié dans Le chant du loup et dans Alias Caracalla. J'y suis aussi allé pour le réalisateur Hugo Gélin, dont j’avais adoré Comme des frères. J’ai beaucoup aimé ce film étonnant, en apesanteur, qui défie les genres, à mi-chemin de la comédie romantique et du film fantastique. Les acteurs sont épatants, en particulier François Civil, dont la spontanéité communicative fait merveille, mais aussi Joséphine Japy (que je ne connaissais pas), à la touchante fragilité, sans oublier le stupéfiant Benjamin Lavernhe, découvert dans Le goût des merveillesau talent comique insoupçonné. En prime, le spectateur se régalera d’une image magnifique et d’une superbe bande son (composée par Sage). Un très joli film et une belle réussite !   

dimanche 24 février 2019

LE CHANT DU LOUP d'Antonin BAUDRY (FR-2019)



Le Chant du loup est un film dramatique français écrit et réalisé par Antonin Baudry, sorti en 2019. Il s’agit du premier long métrage du réalisateur.

Présentation

Le film nous plonge d’emblée dans un monde inconnu de la plupart d’entre-nous : celui des sous- marins et des sous-mariniers. Rien à voir ici avec des loups. Le "chant du loup" est le terme employé par les sous-mariniers pour désigner le bruit de fond qui est transmis par la carcasse d'un sous-marin. 

L’action donc à bord d'un sous-marin français, en plongée au large des côtes syriennes pour venir exfiltrer des commandos de marine acculés par des djihadistes. Le Titane - c'est le nom du bâtiment - est dirigé par le commandant Grandchamp (Reda Kateb), secondé par D'Orsi (Omar Sy). Mais le personnage le plus important du film est le jeune marin Chanteraide (François Civil). 

Un sous-marin est par définition aveugle. Le film nous révèle l’existence des « oreilles d’or », surnom donné aux sous-mariniers dotés d’une ouïe exceptionnelle qui leur permet d’identifier et de classer les bruits perçus depuis l’intérieur du bâtiment : il s’agit de déterminer si le bruit est d’origine naturelle (dauphins, cachalot…) ou artificielle. Ce rôle est tenu par Chanteraide (François Civil), que ses compagnons ont surnommé « chaussettes » car il se déplace toujours en chaussettes dans le sous-marin. Toute la sécurité de la mission repose sur sa faculté à reconnaître les sons entendus et les attribuer à un sous-marin ou à un bâtiment en surface. 

Dans les eaux syriennes, alors qu'il s'apprête à recueillir les commandos, le Titane croise un engin dont le bruit, atypique, trouble Chanteraide car un tel sous-marin n’est pas censé exister. Il existe pourtant bel et bien et l’hésitation du jeune marin met en péril l’équipage et manque de peu de faire capoter la mission.

Rentré à Brest, Chanteraide, obsédé par cette énigme, n’a de cesse d’identifier l’engin qu’il a entendu. Après avoir fait des recherches durant lesquelles il tombe amoureux de la charmante Diane (Paula Beer), ses conclusions ne lui laissent aucun doute : il a entendu un engin qui n'existe pas. Selon ses recoupements, il s'agirait d'un sous-marin russe, le Timour III, qui est censé avoir été déclassifié et désarmé. Mais ses conclusions sont mal reçues par le commandant de la base qui le met aux arrêts pour avoir désobéi à ses ordres avant de se raviser quand il comprend que son subordonné a vu juste. Or, les conséquences d'un tel constat sont gravissimes car elles mettent en cause la responsabilité de la Russie.  

Or, le même jour, on apprend que les Russes s’apprêtent à envahir la Finlande. Le gouvernement décide alors d’enclencher la riposte en envoyant le sous-marin nucléaire L’Effroyable prendre position dans les eaux polaires. Sa direction est confiée au commandant Granchamp, D’Orsi, aux commandes du Titane, escortant L’Effroyable jusqu’à la Mer gelée.

Mais Grandchamp pose une condition : il veut Chanteraine à son bord comme « Oreille d’Or ». Au moment d'embarquer, le jeune marin, qui a fumé du cannabis lors de sa nuit d’amour avec Diane, est recalé. Ecœuré et furieux, Chanteraide jette son uniforme dans le port avant de repartir chez lui.

A ce moment-là, une alarme mugit sur la base : la France est passée en alerte nucléaire car un missile, provenant de Russie, se dirige vers notre pays. Chanteraide parvient à se glisser dans la base avant la fermeture des portes blindées du bunker de commandement. Il assiste impuissant à l’agitation qui y règne jusqu’à ce que l’amiral Alfost (Mathieu Kassovitz) remarque sa présence et l’impose contre la volonté du commandant de la base comme « oreille d’or ». Ce dernier impose Chanteraide comme « oreille d’or ».  Chanteraide, en écoutant le tir du missile, a détecté un souci au lancement, qui suggère que celui-ci, plus léger que prévu, n'aurait à son bord aucune charge nucléaire, ce qui est confirmé par les faits. En outre, il s’avère que les Russes ne sont pas responsables de ce tir. Mais il est hélas trop tard pour annuler les ordres de l’Effroyable, qui, après s’être « dilué » dans la Mer gelée, a coupé toute liaison avec l’extérieur et s’apprête à exécuter l’ordre présidentiel de lancer une riposte nucléaire sur la Russie, déclenchant ipso facto in conflit nucléaire mondial.     
  
Autour du film

Le tournage a lieu de juillet en octobre 2017 sur la presqu'île de Giens et l'île du Levant où se trouve l'organisme DGA Essais de missiles dans le Var, à Brest et en région parisienne.

Mon opinion : Bluffant !

Pour nous, spectateurs, qui ne descendrons jamais dans un sous-marin nucléaire, ce film est bluffant. Pendant presque deux heures l'immersion est totale, y compris sur le plan sonore, et nous partageons le quotidien de ces hommes pris au piège d’une coque d’acier, à la merci de menaces que l’on ne peut imaginer.  

Il semble incroyable qu’un film aussi ambitieux soit un premier long-métrage. Il faut dire qu’Antonin Baudry, s’il n’était pas encore passé derrière la caméra, avait été le scénariste du formidable Quai d’Orsay de Bertrand Tavernier. Les acteurs confirmés comme OmarSy, Reda Kateb ou Mathieu Kassovitz, bien qu’ils fassent honorablement le job, sont éclipsés par la présence charismatique du jeune François Civil, qui tient, avec ce film, son rôle le plus réussi.

Magnifique film, techniquement réussi malgré la difficulté que l’on a à suivre le jargon militaire propre aux sous-mariniers car le spectateur est tellement pris par l’action qu’il en oublie presque de respirer.  

François CIVIL (Acteur français)


François Civil est un acteur français, né le 29 janvier 1990 à Paris.

Biographie        

Alors qu'il commence des études de théâtre au studio Le Magasin, François Civil décroche un rôle dans le film Le Cactus réalisé par Michel Munz et Gérard Bitton. Puis Laurence Ferreira-Barbosa lui confie le premier rôle de son film Soit je meurs, soit je vais mieux pour lequel il est nommé pour le César de la révélation masculine en 2009.

Il continue ses études de théâtre tout en tournant pour le cinéma et la télévision, notamment dans Dans nos veines réalisé par Guillaume Senez pour lequel il obtient le Prix d'interprétation au Brussels Short Film Festival et le double Prix d'interprétation (Prix du Jury Jeune Espoir et Prix du Public) au 15e Festival Jean Carmet de Moulins, Nos résistances réalisé par Romain Cogitore pour lequel il est à nouveau prénommé pour le César de la révélation masculine en 2012, Bus Palladium réalisé par Christopher Thompson, Elles réalisé par Małgorzata Szumowska. 


En 2013, il obtient le prix Premier Rendez-vous au Festival du film de Cabourg pour son rôle dans Macadam Baby de Patrick Bossard.

Il interprète en anglais dans Frank réalisé par Lenny Abrahamson et a également été présent à l’audition de la mini-série Rosemary's Baby.

Filmographie

Films
  • 2005 : Le Cactus de Gérard Bitton et Michel Munz : Patrick, enfant
  • 2007 : Molière de Laurent Tirard : Louis Béjart à 14 ans
  • 2008 : 15 ans et demi de François Desagnat et Thomas Sorriaux : un festivalier
  • 2008 : Soit je meurs, soit je vais mieux de Laurence Ferreira Barbosa : Martial Dulac
  • 2008 : Sur ta joue ennemie de Jean-Xavier de Lestrade : Milan
  • 2010 : Bus Palladium de Christopher Thompson : Mario
  • 2011 : Nos résistances de Romain Cogitore : Racine
  • 2011 : Une pure affaire d'Alexandre Coffre : Tom
  • 2012 : Elles de Małgorzata Szumowska : Florent
  • 2013 : La Stratégie de la poussette de Clément Michel : François
  • 2013 : 20 ans d'écart de David Moreau : un étudiant en amphi
  • 2013 : Fonzy d'Isabelle Doval : Hugo
  • 2014 : Macadam Baby de Patrick Bossard : Thomas
  • 2014 : Catacombes de John Erick Dowdle : Guillaume alias Papillon
  • 2015 : Frank de Lenny Abrahamson : Baraque
  • 2016 : Made in France de Nicolas Boukhrief : Christophe
  • 2016 : Five d'Igor Gotesman : Tim
  • 2017 : Ce qui nous lie de Cédric Klapisch : Jérémie
  • 2017 : Burn Out de Yann Gozlan : Tony
  • 2019 : Le Chant du loup d'Antonin Baudry : Chanteraide
  • 2019 : Mon inconnue de Hugo Gélin : Raphaël
  • 2019 : Celle que vous croyez de Safy Nebbou : Alex
  • 2019 : Deux moi de Cédric Klapisch : Rémy
  • 2022 : En corps de Cédric Klapisch
  • 2023 : Les trois mousquetaires
  • 2024 : L'amour ouf de Gilles Lellouche
Courts métrages
  • 2008 : Flirts de Lionel Dos Santos : Xavier
  • 2009 : Omar de Sébastien Gabriel : Arthur
  • 2009 : Dans nos veines de Guillaume Senez : Lionel
  • 2011 : Five d'Igor Gotesman : Tim
  • 2012 : Vacances de Frédéric Doll : Romain
  • 2013 : Pour le rôle de Pierre Niney : François
  • 2014 : Les Baumettes d'Hugo Gélin : Jean-Louis Raphel
  • 2014 : Le Fantôme de merde de Raphaël Descraques : Fantôme relou #2
Téléfilms
  • 2007 : Autopsy de Jérôme Anger : Paco Mercadier
  • 2011 : Simple d'Ivan Calbérac : Enzo
  • 2011 : Emma d'Alain Tasma : Jérôme
  • 2013 : Le Clan des Lanzac de Josée Dayan : Julien Verneuil
  • 2015 : L'Héritière d'Alain Tasma : Guillaume
  • 2015 : Virtuoso d'Alan Ball : Isidoro
Séries télévisées
  • 2006 : Louis la brocante, saison 7 épisode 5 « Louis et les gueules noires » de Patrick Marty : Arthur
  • 2006 : Trop la classe : Dread
  • 2008 : P.J épisode 4 Jugement dernier de Thierry Petit : Axel Avranche
  • 2009 : Enquêtes réservées épisode 6 « Dernière demeure » de Benoît d'Aubert : Antoine Morrand
  • 2011 : Hard : Tony
  • 2013 : Tiger Lily, 4 femmes dans la vie : Ziggy
  • 2013 : Alias Caracalla, au cœur de la Résistance : Maurice de Chaveigné
  • 2014 : Rosemary's Baby : Jacques
  • 2015 : Casting(s), saison 3 épisode 10 « Maîtres de cérémonie »
  • 2015-2017 : Dix pour cent créé par Fanny Herrero : Hippolyte Rivière

ALIAS CARACALLA, AU CŒUR DE LA RÉSISTANCE, téléfilm d'Alain TASMA (FR-2013)



Alias Caracalla, au cœur de la Résistance est un téléfilm dramatique historique français en deux parties, réalisé par Alain Tasma, diffusé en 2013.

Présentation

Ce téléfilm est en deux épisodes : Les Rebelles du 17 juin et Rex (pseudonyme de Jean Moulin).
Il reprend le récit de Daniel Cordier, compagnon de la Libération, dans son livre autobiographique Alias Caracalla (Paris, Gallimard, 2009), de juin 1940, et sa mission en France comme secrétaire de Jean Moulin, jusqu'au 23 juin 1943, date de l’arrestation et de la mort de Jean Moulin à Lyon.

Daniel Cordier a 20 ans quand il s’engage dans la France Libre en juin 1940. Venu de l’Action française, ses convictions d’extrême droite auraient plutôt dû le rapprocher de Pétain. Mais, après la défaite française, il choisit de poursuivre le combat en Afrique du Nord et se retrouve à Londres où il se rallie aussitôt à la France libre et devient, deux ans plus tard, le collaborateur et homme de confiance de Jean Moulin, de 1942 à 1944.

Distribution
  • Jules Sadoughi : Daniel « Alain » Cordier
  • Éric Caravaca : Jean « Rex » Moulin
  • Nicolas Marié : Georges « Bip » Bidault
  • Jean-Michel Fête : Henri « Charvet » Frenay
  • Léo-Paul Salmain : François Briant
  • Gauthier Battoue : Philippe Marmissolle-Daguerre
  • Julie Gayet : Marguerite Moret
  • Louis-Do de Lencquesaing : « Bernard » d’Astier de La Vigerie
  • Laurent Stocker : Pierre « Brumaire » Brossolette
  • Grégory Gadebois : Yvon « Léo » Morandat
  • Thierry Hancisse : Yves « Grégoire » Farge
  • Lou de Laâge : Suzanne « Suzette » Olivier
  • François Loriquet : Monsieur Moret
  • Géraldine Martineau : Laure « Mado » Diebold
  • Lazare Herson-Macarel : Hugues « Germain » Limonti
  • Olivier Chantreau : Paul « Kim » Schmidt
  • François Civil : Maurice « Salm » de Cheveigné
  • Milan Mauger : Stéphane Hessel
  • Laurent Capelluto : Raymond Aron

Mon opinion

Je n’avais pas encore vu ce téléfilm, pourtant sorti en 2013 et, depuis, diffusé à plusieurs reprises par la télévision. Je l’ai finalement visionné hier soir (23/02/2019) sur la chaîne RMC.

Je n’ai pas encore lu le livre de Daniel Cordier dont est tiré le film mais, autant que j’ai pu en juger, l’adaptation m’a paru fidèle. J’ai surtout apprécié le réalisme des reconstitutions de l’époque et le jeu sobre des acteurs, Jules Sadoughi, en tête, qui incarne Alain, pseudonyme de Cordier, et Eric Caravaca, qui joue le rôle de « Rex », autrement dit Jean Moulin. Mais, ce qui est la réussite d’une bonne réalisation, ce sont aussi les seconds rôles, particulièrement bien traités ici. Certains critiques ont reproché à ce film son manque d’action. Je trouve au contraire que c’est une de ses qualités de rendre avec finesse la tension permanente que vécurent ces héros « de l’ombre » qui ne rend que plus magnifique le sort terrible dont certains ont été les victimes. Le film m’a aussi beaucoup intéressé quand il montre les difficultés qu’a rencontré Jean Moulin pour organiser et unifier des mouvements au départ animés d’opinions et d’objectifs différents, voire irréconciliables. Il décrit aussi admirablement l’immense solitude de ces « héros du quotidien », baignant dans la délation et les risques permanents de la trahison. Cela m’a donné envie d’approfondir cette période que je connais mal.

lundi 3 novembre 2014

BUS PALLADIUM de Christopher Thompson (FR-2010)


Bus Palladium est une comédie dramatique française réalisée par Christopher Thompson sortie le 17 mars 2010 en France.

Synopsis

L'action se déroule dans les années 1980 : Lucas (Marc-André Grondin) Manu (Arthur Dupont), Philippe (Abraham Belaga), Jacob (Jules Pelissier) et Mario (François Civil) sont cinq copains, inséparables depuis l'enfance. Ensemble, ils ont monté un groupe de rock du nom de « Lust » (fictif, "Lust" signifie désir sexuel en anglais). Leur groupe commence à être connu mais l'arrivée parmi eux d’une belle fille, Laura (Elisa Sednaoui), compromet leur amitié et met en péril l’avenir de leur groupe.

Sur le film

Christopher Thompson est le fils de Danièle Thompson et le petit-fils de Gérard Oury. Il a joué dans de nombreux films et a été scénariste de pas mal d'autres films français. Autant dire qu'il connaît bien le milieu du cinéma. Bus Palladium est son premier film.

On connaît mon peu d'enthousiasme pour le cinéma français que je trouve trop souvent trop peu professionnel. Ce film est le parfait exemple de ce je redoute dans les réalisations françaises : l'amateurisme. Celui-là cumule hélas tout ce que je déteste : un scénario, archi-convenu (mais qui aurait pu, avec un peu de talent, tenir la route), des dialogues bavards et peu inspirés, des personnages à peine ébauchés, etc. Par ailleurs, il y a dans ce film, qui est censé se dérouler dans les années 80, un nombre incalculable d’anachronismes (façon de parler, look, etc.) qui choquent dans un film où la reconstitution compte pour beaucoup. A part la BO, qui est sympathique, et ses jeunes acteurs (certains sont prometteurs), ce film, sur lequel j’avais mis pas mal d'espoirs, m'a énormément déçu. Je ne suis semble-t-il pas le seul puisqu'il a fait un flop retentissant avec seulement 50 000 entrées...


Je souhaite à Marc-André Grondin, déjà vu dans Crazy et Le caméléon (qui ne m'ont pas convaincu, non à cause de l'acteur, excellent, mais de la réalisation), et Arthur Dupont (avec sa bouille à la Mick Jagger jeune), que je découvrais à l’occasion de ce film, de trouver des scenari et des réalisateurs à la hauteur de leur talent.    

lundi 5 mai 2014

POUR LE RÔLE de Pierre Niney (Fr-2013)


Pour le rôle, court métrage de 12 min. réalisé par Pierre Niney. 
                           
Dans la cour passant dans une salle d’art et d’essai, un court métrage, intitulé « Pour le rôle », réalisé par Pierre Niney, précédait le film.

Synopsis

 Un jeune comédien (François Civil) se présente à un casting. Il est reçu par une attachée de presse hystérique (Noémie Merlant). Arrivée devant la porte du directeur de casting, elle le laisse en plan. D’abord interdit, il s’enhardit et frappe à son tour puis pousse la porte. Il se trouve face au casteur qui lui pose des questions saugrenues. A la fin du court entretien, le casteur remet au candidat quelques feuillets à apprendre et quitte la pièce par une porte latérale, disant qu’il va boire un café.
Le candidat prend connaissance des feuillets et s’aperçoit qu’ils reprennent exactement les mots prononcés par le directeur de casting.
Quelqu’un frappe à la porte : c’est un autre candidat. Le 1er candidat (François Civil) s’assoit alors sur le siège du casteur et s’aperçoit alors qu’il est filmé par une caméra planquée derrière lui. Il joue le jeu à son tour puis sort par la même porte prise par le 1er casteur. Il se retrouve dans un no man’s land enneigé. 
     
Mon opinion

Depuis quelque temps, des courts métrages sont souvent diffusés avant le film principal. Mais il est rare que j’en retienne quoique ce soit. Dans le cas de « Pour le rôle », j’ai beaucoup apprécié ce court, assez insolite, et bien dans l’humour passablement déjanté auquel nous a habitué Pierre Niney.
Ce court est réalisé dans le cadre de la série Casting(s) réalisée pour Canal+ et parodiée lors de la dernière cérémonie des Césars.  
J’y ai retrouvé François Civil, un jeune comédien que j’avais déjà remarqué dans le très beau film de télévision Simple, dont j’ai déjà parlé ici. Il y incarnait un des pensionnaires de la colocation.

jeudi 16 mai 2013

SIMPLE (Téléfilm français d'Ivan Calbérac - 2011)


Simple est un téléfilm dramatique français d'Ivan Calbérac (2011) réalisé d'après le livre « Simple » de Marie-Aude Murail paru à l'Ecole des Loisirs et produit par France 2 (rediffusion le 15 mai 2013).

Avec : 

 - Bastien Bouillon (Barbabé dit  "Simple") 
- Julien Drion (Kléber)
- Michel Aumont
- François Civil (Enzo)
Synopsis

À la mort de ses parents, Kléber, 20 ans (Julien Drion), doit prendre en charge son frère, Simple, 26 ans (Bastien Bouillon), atteint d'une forme d'autisme, qui a l'âge mental d'un enfant de 3 ans. Poursuivant ses études à Toulouse, Kléber réussit à trouver une colocation que les deux frères partagent avec quatre étudiants. Comment concilier les études, la vie amoureuse de Kléber, les contraintes de la vie en société et le bien-être de Simple, imprévisible au quotidien, à la franchise redoutable et aux limites imprécises ? Simple émeut son entourage : il rapproche les générations en provoquant le dialogue avec un vieux voisin acariâtre, il voit clair dans le cœur des amoureux. Mais Simple irrite aussi et ses bêtises se multiplient... 

Première : "Un film gai et enchanté sur le handicap mental. Simple, réalisé par Ivan Calbérac, diffusé ce soir à 20h35 sur France 2, remporte le pari. La performance de l’acteur principal Bastien Bouillon, qui incarne Simple, 26 ans mais trois d’âge mental, y est pour beaucoup (...)" [Emmanuelle Touraine du magazine Télé 7 Jours]

Mon opinion sur ce film

J'ai regardé ce film tout à fait par hasard, accroché par les premières images dans laquelle transparaît l'amour qui lie les deux frères. Je n'ai pas décroché jusqu'à la fin des 90 minutes du film, constamment partagé entre le rire et l'émotion, transporté par la finesse du jeu des acteurs, en particulier par le jeu extraordinaire de Bastien Bouillon qui campe un handicapé mental totalement crédible et émouvant.

Ma note : A voir et revoir sans modération.