Ce blog est consacré au cinéma et aux séries TV. J'y traite principalement des films et des séries que j'aime mais je me réserve aussi le droit d'en critiquer certains.
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lundi 26 février 2024
lundi 8 janvier 2024
LES TROIS MOUSQUETAIRES : MILADY Film de cape et d'épées de Martin BOURBOULON (FR-D-E-B 2023)
Les Trois Mousquetaires :
Milady est un film franco-germano-hispano-belge réalisé par Martin
Bourboulon, sorti en 2023. Il fait suite au film Les Trois
Mousquetaires : D'Artagnan sorti en début d’année 2023. Il s’agit d’une
adaptation très libre du roman du même nom d'Alexandre Dumas qui a déjà
été adapté plus de 25 fois entre le cinéma et la télévision, sans compter la
comédie musicale (2016).
Présentation
Après d’Artagnan (déjà incarné
dans le 1er film par François Civil), ce nouvel opus s’attache
à la personnalité de Milady de Winter (Eva Green), personnage imaginaire
créé par Alexandre Dumas, intrigante et agent officieux du cardinal de Richelieu
(Eric Ruf), ministre de Louis XIII (Louis Garrel). Lorsque le
film commence, Constance Bonacieux (Lyna Khoudri), lingère au palais du
Louvre, dont d’Artagnan est amoureux, est enlevée pour avoir été témoin du
complot monté par Monsieur, Gaston d’Orléans (Julien Frison), frère de
Louis XIII, et le comte de Chalais (Patrick Mille) pour détrôner le roi.
D’Artagnan part au secours de
Constance, dont il est amoureux, et pour cela doit faire alliance avec la
redoutable Milady, ce qui l’entraînera en Angleterre, au palais du duc de
Buckingham (Jacob Fortune-Lloyd) pour la libérer.
Mon opinion
Je n’avais pas vu le 1er
opus des Trois mousquetaires, version Martin Bourboulon, dont
un rappel est fait en début de film. Cela n’est cependant pas suffisant pour rendre
ce 2ème opus compréhensible. Certes, les faits historiques eux-mêmes
sont d’une extrême complexité et l’œuvre d’Alexandre Dumas, qui invente des
personnages fictifs, n’est pas pour les simplifier. En outre, pour embrouiller
encore plus le spectateur, rien n’est fait dans le film pour que l’on puisse
clairement identifier les protagonistes. On a l’habitude de reconnaître les mousquetaires
à leur costume rouge, couleur emblématique du cardinal de Richelieu. Ici, d’Artagnan
et ses célèbres compagnons, Aramis (Romain Duris), Porthos (Pio
Marmaï) et Athos (Vincent Cassel), ne se différencient pas, par leur
habillement, de celui des autres soldats, sales et dépenaillés, engagés dans la
guerre. Pas plus que le cardinal que l’on imagine (peut-être à tort), toujours
vêtu de rouge par référence à son portrait en pied au siège de La Rochelle
peint par Henri-Paul Motte, il est vrai dans une vue d’artiste du XIXe
siècle qui peut être trompeuse. Quant au roi Louis XIII, joué avec son
dilettantisme habituel par Louis Garrel, il n’est que de très loin
ressemblant à l’image autoritaire (surtout dans la 2ème partie de
son règne) que nous en ont dressée les historiens mais que n’a pas retenue
Alexandre Dumas. Mais, au vu des libertés que prend le réalisateur avec le
texte de l’écrivain, il aurait pu aussi bien redonner au roi un peu plus de
vigueur. Quant à la mise en scène, elle est terriblement brouillonne, l’image,
constamment sombre, donne l’impression que tout est filmé de nuit ou que l’on
voit le film à travers des lunettes noires. Même la reconstitution du siège de
La Rochelle, dont j’avais entendu dire qu’elle était l’une des réussites du
film, m’a laissé sur ma faim : on a beau connaître l’histoire et savoir
que les troupes catholiques ont livré un combat avec les protestants occupant
la Rochelle et ont repoussé les navires anglais de Lord Buckingham, on a du mal
à différencier les uns et les autres et à comprendre de quoi il retourne. La
confusion est totale et rien ne reste de ce film que des scènes répétitives de
combat qui finissent par lasser. Un seul point positif surnage de ce naufrage,
le jeu d’Eva Green qui campe une Milady sulfureuse, insaisissable et
imprévisible et malgré tout humaine qu’on adore détester. Pio Marmaï, avec son air de gros ours mal léché, est aussi très bien.
mercredi 10 août 2022
INNOCENTS (ou THE DREAMERS) de Bernardo BERTOLUCCI (FR-GB-IT 2003)
Innocents (Titre
original : The Dreamers) est un drame franco-britannico-italien
de Bernardo Bertolucci, sorti le 10 décembre 2003 et présenté en
première mondiale à la Mostra de Venise en 2003 puis au Festival de
Sundance.
Résumé
Le film se déroule à Paris, au
moment des évènements de mai 68. Deux étudiants, Isabelle (Eva Green) et son frère
jumeau Théo (Louis Garrel), amateurs de cinéma, fréquentent assidument la
Cinémathèque française. Lors d’une manifestation de protestation contre le
renvoi de son directeur Henri Langlois, ils rencontrent Matthew (Michael Pitt)
avec qui ils sympathisent. Matthew, jeune étudiant américain timide, est
immédiatement séduit par le côté libre et fantasque de Théo et d’Isabelle. Le duo l'invite,
le soir même, à dîner chez eux. La mère des jumeaux (Anna Chancellor) et
le père (Robin Renucci), des bourgeois bobos, habitués aux frasques de
leurs enfants, accueillent sans discuter cet étranger et ne voient pas à
mal à ce que Matthew passe la nuit chez eux. Partant le lendemain matin en
vacances, ils laissent la maison à leurs enfants.
Pendant la nuit, en cherchant les
toilettes, Matthew ouvre une porte et découvre Théo et Isabelle nus et enlacés. Restés
seuls, les trois « innocents » se livrent à des jeux sexuels sous
prétexte de répondre à des questions relatives au cinéma. A chaque question
sans réponse, il y aura un gage. Ainsi, lorsque Théo ne parvient pas à répondre
à la question d’Isabelle sur le film Blonde Venus de Joseph
von Sternberg avec Marlène Dietrich (1932), elle l’oblige à se masturber
devant eux. A la question suivante, c’est au tour d’Isabelle et de Matthew de
ne pas trouver la réponse à la question de Théo (Scarface de Howard
Hawks, 1932). En gage, Théo oblige sa sœur de faire l’amour avec le
jeune Américain, qui ignore qu’Isabelle est vierge. S’ensuit une scène très
crue où Matthew déflore Isabelle sur le sol de la cuisine tandis que Théo, comme
s’il n’était pas concerné, fait une omelette. Par la suite, la relation
amoureuse entre Matthew et Isabelle s’installe jusqu’à ce que Théo s’enferme
dans sa chambre avec une de ses conquêtes, ce qui rend Isabelle folle de
jalousie.
Les trois jeunes gens passent
ensuite ensemble la nuit sous une tente improvisée dans l’une des pièces de la maison. C’est
là que les parents, rentrés à l'improviste, les découvrent, totalement nus et emmêlés.
Bien que choqués, ils gardent le silence et repartent discrètement en laissant
un chèque pour leur progéniture. Isabelle, à son réveil réalise que leurs parents les ont
découverts ainsi et, pendant que les deux garçons sont encore endormis, tente de les asphyxier en ouvrant le gaz. Une fenêtre frappée par un pavé venant
de la manifestation qui passe dans la rue les réveille avant qu’il ne soit trop
tard et, à la question de Théo encore ensommeillé, Isabelle répond que l’odeur dans la pièce provient des gaz lacrymogènes. Le trio descend alors dans la
rue pour se mêler à la manifestation passant sous leurs fenêtres. Pendant que Théo et Isabelle se mêlent aux manifestants et affrontent la police, Matthew part à contre-courant et s'en va.
Mon opinion
Je ne connaissais pas ce film avant sa diffusion sur Arte. De Bernardo Bertolucci j’avais vu en son temps 1900 (Novecento, 1975*), une fresque historique trois heures qui suit deux personnages que tout oppose entre 1901 et fin de la 2nde Guerre mondiale en Emilie-Romagne (région de Bologne). Je me souvenais d’une saga assez violente mais intéressante. J’avais aussi vu Le dernier empereur (1987) vaste fresque sur vie et la déchéance de Pu-Yi, le dernier empereur de Chine, et de Little Buddha (1993) qui m’avaient laissé un bon souvenir. Je savais qu’il était aussi le réalisateur du Dernier tango à Paris – que je n’ai pas vu et n'ai jamais eu envie de voir. Le film avait été au centre d’un énorme scandale lorsqu’il était sorti en 1972 en raison d’une scène de viol entre Marlon Brando et Maria Schneider. Je ne me rappelais pas qu’il avait aussi réalisé Un thé au Sahara (1990) d’après le livre de Paul Bowles que j’ai dû voir mais dont je n’ai aucun souvenir. Pour en revenir à Innocents (ou, selon le titre anglais The Dreamers, guère plus adapté), j‘ai trouvé ces « innocents-là » bien pervers. Les relations incestueuses au cinéma ou dans la littérature ne sont pas nouvelles. Le site Cinétrafic a recensé pas moins de 47 films qui ont traité du sujet, parmi lesquels, des films de grands réalisateurs, comme Le souffle au cœur de Louis Malle, 1971 (qui, lui aussi fit scandale à sa sortie). Mais, dans Innocents, Bertolucci ajoute la perversité de ses protagonistes, dont on ne sait qui, de Théo ou d’Isabelle, est le plus pernicieux des deux. La scène où Isabelle tambourine à la porte où son frère fait l’amour à une fille en hurlant sa jalousie, puis tente d’asphyxier tout le monde au gaz, montre combien elle est déséquilibrée (on pense à Béatrice Dalle dans 37°2 le matin). Le seul « innocent » dans l’affaire est le pauvre Matthew, dont on comprend qu’il est aussi amoureux de Théo que d’Isabelle. C’est surtout cette perversité qui m’a gêné ainsi que la scène de masturbation et la violence de celle où Matthew déflore Isabelle sous les yeux de Théo. Heureusement, les trois acteurs ont une plastique parfaite et c’est peut-être là que réside l’innocence. Quant à la soi-disant cinéphilie des personnages, ou des évènements de mai 68, on a la désagréable impression que le réalisateur s’en est servi de faire-valoir pour donner à un scénario, par ailleurs indigent, une dimension sans laquelle le film ne serait rien d’autre qu’un vulgaire porno (ce que, d'ailleurs, laisse à penser l'affiche particulièrement raccoleuse).
(* A ne pas confondre avec le magnifique film Novecento ou La légende du pianiste sur l'océan de Giuseppe Tornatore, d'après Novecento pianiste d'Alessandro Baricco).
vendredi 17 janvier 2020
LES FILLES DU DR MARCH film de Greta GERWIG (USA-2020)
mercredi 16 janvier 2019
L'HOMME FIDÈLE Film de Louis GARREL (FR-2018)
dimanche 11 juin 2017
SAINT LAURENT de Bertrand BONELLO (FR-2014)
En ce qui concerne la distribution, à part Gaspard Ulliel, qui n'est pas moins bon que Pierre Niney, déjà excellent dans le film concurrent, il campe un Yves Saint-Laurent très crédible, mais aucun des autres acteurs n'est à la hauteur : Jérémie Renier campe un Pierre Bergé bien moins réussi que Guillaume Galienne, et Louis Garrel, que j’aime bien par ailleurs, mais dont le défaut est de toujours en faire des tonnes, s'en donne ç coeur joie dans le rôle de Jacques de Bascher. Quant à la distribution des actrices, à part peut-être Léa Seydoux, dans le rôle de Loulou de la Falaise, elles sont interchangeables. Bref, il n’y a pas photo : malgré les critiques qu’on peut lui faire (et il y en a !), le film de Lespert est, sans contestation possible, bien au-dessus que ce dernier. Alors, si vous devez en voir un (car deux biopics c'est beaucoup trop), regardez plutôt le Yves Saint Laurent de Lespert que le pitoyable Saint Laurent de Bonello. Dommage pour Ulliel qui tenait là un de ses meilleurs rôles et qui aurait pu être excellent avec un autre scénario et un autre réalisateur.
jeudi 28 mai 2015
LA BELLE PERSONNE de Christophe Honoré (FR-2008)
mardi 26 mai 2015
LES BIEN-AIMES de Christophe Honoré (FR-2011)
Les bien-aimés, film français de Christophe Honoré (2011), présenté en clôture du festival de Cannes 2011.
DANS PARIS film de Christophe Honoré (FR-2006)
lundi 22 décembre 2014
LES CHANSONS D'AMOUR de Christophe Honoré (FR-2007)
- · Louis Garrel : Ismaël Bénoliel
- · Ludivine Sagnier : Julie Pommeraye
- · Clotilde Hesme : Alice
- · Grégoire Leprince-Ringuet : Erwann
- · Chiara Mastroianni : Jeanne Pommeraye
- · Jean-Marie Winling : le Père
- · Brigitte Roüan : la Mère
- · Alice Butaud : Jasmine Pommeraye
- · Je vais bien, ne t’en fais pas Philippe Lioret (2006)
- · PS,I love you de Richard LaGravenese (2008)
- · Toi, moi, les autres d'Audrey Estrougo (2010)
- · La guerre est déclarée de Valérie Donzelli (2011)
- · Paroles et musique d'Elie Chouraqui (1984)
lundi 2 décembre 2013
LOUIS GARREL (Acteur français)
Son dernier film, L'homme fidèle (2018), dans lequel il est réalisateur et acteur, ne dément pas cette image.
2019 : Les Filles du Dr March
UN CHÂTEAU EN ITALIE de Valeria Bruni-Tedeschi (2013)
Troisième long métrage de Valeria Bruni-Tedeschi, un Château en Italie a été présenté au Festival de Cannes 2013 et est sorti en salle le 30 octobre 2013. Avec Valéria Bruni-Tedeschi, Louis Garrel.
Synopsis
Ce film est en grande partie autobiographique inspirée par sa propre famille, une famille de nobles italiens ruinés qui tentent de garder leur château historique, truffé d'eouvres d'art, mais doit s'en séparer pour des raisons économiques.
Les personnages principaux sont la mère (joué par la propre mère de la réalisatrice dont la ressemblance avec une certaine Carla est frappante), grande bourgeoise-bohème ruinée veuve d'un industriel qui a dû vendre ses usines mais tente de faire encore bonne figure, le fils, malade du sida, pour qui il ne peut être question de vendre le patrimoine familial et dont on attendra lâchement la mort pour le faire, Valéria Bruni-Tedeschi, qui joue le rôle d'une ex-actrice en quête permanente du grand amour, Nathan (Louis Garrel, ex-compagnon de Valéria dans la vie), son amant, aussi inconstant qu'un homme peut l'être, etc.
Mon opinion sur ce film
Pour moi, ce film, sur lequel j'avais lu de très bonnes critiques, a été une grosse déception. Je n'ai vraiment pas aimé cette ambiance de paumés qui se filment le nombril. Cette succession de plans où l'on traîne savamment son ennui et sa (relative) pauvreté cache mal la vacuité totale du propos que, par ailleurs, on comprend dès les premières images. A Cannes, le film - qui faisait tout de même partie de la sélection officielle - a été accueilli "avec une tiédeur printanière" (Les Inrocks), peut-être parce qu'il ne vaut pas mieux. En effet, bien que nominé 7 fois, y compris pour la Palme d'or (on croit rêver !), il n'a obtenu aucune récompense.
L'impression que l'on garde de ce film est celle que l'on ressent après avoir mangé une crème glacée qui aurait fondu : c'est en effet doux et insipide, mais parfaitement écœurant. En tout cas, rien de "cruel" (comme on voudrait nous le laisser entendre) dans ce tableau pitoyable de la noblesse-bourgeoisie déliquescente, rien de cruel non plus, sauf si l'on confond ces deux adjectifs avec l'hystérie parfaitement grotesque de certaines scènes (celle de l'insémination artificielle est particulièrement pénible et d'un mauvais goût à la limite du supportable). Rien de drôle, non plus (on sourit à peine, mais on ne rit pas, en tout cas, moi je n'ai pas ri ni d'ailleurs aucun des rares spectateur dans la salle). Quant à l'émotion, je n'en ai ressenti aucune alors que le scénario l'aurait permis. Sur ce dernier point, je rejoins totalement le critique de l'Humanité qui résume en une phrase ce que j'ai ressenti : "Difficile de s'émouvoir des tourments de ces êtres gâtés, notamment Valéria Bruni-Tedeschi dont les éclats sont lassants."
Mon classement 3/5 : Pour paraphraser l'encart publicitaire annonçant la sortie du DVD (déjà !) qui cite Le Monde "Drôle et intelligent", je dirais pour ma part "Pas drôle et exaspérant" !










