Ce blog est consacré au cinéma et aux séries TV. J'y traite principalement des films et des séries que j'aime mais je me réserve aussi le droit d'en critiquer certains.
Haute Couture (Titre
original : The Dressmaker) est un film dramatique australien
réalisé par Jocelyn Moorhouse, sorti en 2015. Le film adapte The
Dressmaker's Secret (Vengeance Haute Couture en français) roman publié en
2000 par Rosalie Ham.
Résumé
Au début des années 1950, Myrtle ‘Tilly’
Dunnage (Kate Winslet) revient, après 25 ans d'absence, dans son
Australie d'origine pour s’occuper de sa mère Molly (Judy Davis), seule
et demi-folle. Avec sa machine à coudre et son apparence "Haute
couture", cette styliste va transformer les femmes de son petit village en
vamps irrésistibles mais aspire avant tout à se venger de tous ceux qui l'ont
bannie lorsqu'elle était petite. Sans père, méprisée, elle était persécutée par
les autres élèves et martyrisée par son institutrice. Souffre-douleur du fils
du plus gros notable, elle sera accusée de l'avoir tué sur le faux témoignage
de l'institutrice et envoyée loin de sa mère. Dans sa quête de la vérité, elle
sera aidée par Teddy (Liam Hemsworth) le champion local de football, le
sergent Horatio (Hugo Weaving) et sa mère qui tente de se racheter.
Mon opinion
Un film violent et dur qui se
déroule dans l’Australie profonde où les préjugés, la méchanceté et l’étroitesse
d’esprit font des ravages. Kate Winslet est magnifique dans ce rôle de
justicière éprise de liberté, aidée par le beau Liam Hemsworth, qui a
toujours été amoureux d’elle, mais qu’un sort funeste qu’il n’a pas mérité
attend.
Saint Laurent est un film
biographique français écrit et réalisé par Bertrand
Bonello, sur la vie d’Yves Saint Laurent, le célèbre couturier français. Le
film de Bonello est sorti en 2014, quelques
mois seulement après un autre biopic, consacré à Yves Saint Laurent, par Jalil
Lespert (Yves Saint Laurent). Le film de Bonello traite
surtout de la période 1967-1976. C’est Gaspard Ulliel qui incarne le créateur.
Bien que le film ait été
sélectionné pour représenter la France à l'Oscar du meilleur film en langue
étrangère lors de la 87e cérémonie des Oscars en 2015, il n'a pas
été nommé. Par contre, il a été 10 fois nommé aux César du cinéma 2015.
Synopsis
Le film traite principalement de
la période 1967-1976, période « sombre » de la vie d'Yves Saint Laurent au cours de
laquelle il a traversé des moments de doute professionnel qui sont allés de
pair avec des problèmes affectifs, en particulier dus aux relations compliquées
qu’il avait avec le dandy Jacques de
Bascher alors qu’il partageait déjà sa vie avec Pierre Bergé. Le film se concentre sur ses méthodes de travail, sa
rencontre avec ses deux muses, Loulou de la Falaise et Betty Catroux, les excès
de ses nuits durant lesquelles le couturier sort beaucoup, mais surtout sur
l'isolement quotidien et la pression exercée sur Saint Laurent.
Bonellorésume ainsi la ligne directrice du film « Nous n'étions pas intéressés à montrer
comment Yves Saint Laurent est devenu un génie. Nous voulions montrer ce que
cela lui a coûté chaque jour d'être qui il était, et c'est pourquoi, au début
du film, il est déjà une star ».
Le film n’a pas bénéficié de l’aval
de Pierre Bergé, à la différence de
celui de Lespert, à qui il avait
ouvert les archives Saint Laurent. L'époque abordée dans Saint Laurent est moins
étendue que dans le film de Lespert qui commence avec son adolescence à Oran.
Mon opinion sur ce film
Ayant choisi d’aller voir le film
de Jalil Lespert un peu par hasard,
je n’avais pas vu celui-ci et j’ai profité de son passage à la télévision pour
rattraper mon retard. Quelle déception ! J’ai mille fois préféré le film
de Lespert, non seulement à cause de
sa distribution (à part Gaspard Ulliel),
mais surtout pour sa réalisation. A vrai dire, j’ai détesté le film de Bonello, brouillon, tombant constamment
dans la facilité et les outrances. Là où Lespert
nous présente avec sensibilité un personnage fragile et torturé, en doute permanent, qui arrive à nous
émouvoir, Bonello, en appuyant sur
ses travers, nous le rend insupportable et souvent à la limite du ridicule. Je
ne suis pas loin de penser, comme Pierre
Bergé, qui n’a pas autorisé ce film, l'a déclaré, qu’il est « homophobe et méchant ».
En ce qui concerne la distribution, à part Gaspard Ulliel, qui n'est pas moins bon que Pierre Niney, déjà excellent dans le film concurrent, il campe un Yves
Saint-Laurent très crédible, mais aucun des autres acteurs n'est à la hauteur :
Jérémie Renier campe un Pierre Bergé bien moins réussi que Guillaume Galienne, et Louis Garrel, que j’aime bien par ailleurs, mais dont le défaut est de toujours en faire des tonnes, s'en donne ç coeur joie dans le rôle de Jacques de Bascher. Quant à la distribution des actrices, à part
peut-être Léa Seydoux, dans le rôle
de Loulou de la Falaise, elles sont
interchangeables. Bref, il n’y a pas photo : malgré les critiques qu’on
peut lui faire (et il y en a !), le film de Lespert
est, sans contestation possible, bien au-dessus que ce dernier. Alors, si vous
devez en voir un (car deux biopics c'est beaucoup trop), regardez plutôt le Yves Saint Laurentde Lespertque le pitoyable Saint Laurent de Bonello.Dommage pour Ulliel qui tenait là un de ses meilleurs rôles et qui aurait pu être excellent avec un autre scénario et un autre réalisateur.