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jeudi 19 janvier 2023

TIRAILLEURS film de Mathieu VADEPIED (FR-SENEGAL 2022)

 


Tirailleurs est un film franco-sénégalais réalisé par Mathieu Vadepied et sorti en 2022. Il a été présenté en ouverture de la section « Un certain regard » au festival de Cannes 2022.

Présentation

Nous sommes en 1917. Les premières images du film nous montrent la vie paisible dans un village africain où des nomades peuls élèvent des troupeaux. D’emblée, nous faisons connaissances avec les eux héros du film, Bakary Diallo (Omar Sy), un trentenaire, chef du village et Thierno (Alassane Diong), son fils de 17 ans, qui l’aide dans les tâches quotidiennes. La petite famille, composée vit heureuse jusqu’à l’arrivée des soldats français venus rafler les jeunes africains pour les enrôler de force dans l’armée. Pour éviter à son fils d’être enrôlé, Bakary lui ordonne de s’enfuir dans la brousse mais il est pris et devient soldat. Bakary, décidé à empêcher Thierno d’être envoyé se battre en France, s’engage à son tour. Sa piteuse tentative d’évasion échoue et les deux hommes se retrouvent sur le front. Bakary, toujours décidé à sauver son fils, tente désespérément plusieurs fois de les faire évader.

Entre temps, le lieutenant Chambreau (Jonas Bloquet), a décelé chez Thierno des qualités de courage qui le font nommer caporal.

Lors de l’assaut d’une position stratégique, Bakary est tué en voulant ramener son fils blessé à l’arrière du front.

Mon opinion

Paradoxalement, les critiques de la presse ont généralement été assez positives envers le film alors que celles des spectateurs ont été globalement négatives. Le film a le mérite de présenter sans détour la situation des soldats incorporés à l’armée française pendant le conflit de 14-18.  

En 1917, l’armée française, en raison des énormes pertes subies lors de trois ans de combat, se retrouve à court de « chair à canon » et décide de faire appel à des soldats venus de toutes les colonies françaises (et pas seulement en Afrique). Les volontaires ne suffisant pas, on recourt à de véritables rapts, calqués sur les « razzias » que pratiquaient depuis toujours certains peuples africains combattants contre d’autres ethnies plus pacifiques.

Certes, la situation qui nous est présentée manque de profondeur et la psychologie des personnages aurait mérité d’être développée. C’est malgré tout un film salutaire qui révèlera à ceux qui le verront la part sombre de la politique impérialiste de la France vis-à-vis des peuples colonisés.

A voir aussi :

samedi 21 novembre 2020

KNOCK comédie de Lorraine LEVY (FR-2017)

 


Knock est une comédie française de Lorraine Lévy, sortie en 2017. Il s'agit de la quatrième adaptation cinématographique de la pièce de théâtre Knock ou le Triomphe de la médecine de Jules Romains écrite en 1923.

Résumé

Knock (Omar Sy) fait ses premières armes en tant que « médecin » sans diplôme embauché sur un navire marchand. Après avoir obtenu un authentique diplôme de médecin, il arrive à Saint Maurice, un petit village provençal, où il reprend la maigre clientèle du Dr Parpalaid (Nicolas Marié), parti à la retraite. Or, jusqu’à son arrivée, les habitants du village, ne venaient que très rarement consulter le médecin. 

Avec Knock, qui professe que « Tout homme bien portant est un malade qui s'ignore », les choses vont diamétralement changer.

Il commence par convaincre le facteur (Christian Hecq), un alcoolique notoire, d’arrêter de boire. Puis, après avoir décrété une première consultation gratuite pour tous les habitants, il va peu à peu se mettre dans la poche tout le village, découvrant pour chacun, un symptôme plus ou moins imaginaire. Passant un accord avec le pharmacien, M. Mousquet (Michel Vuillermoz) qui, jusqu’à son arrivée se morfondait derrière son comptoir poussiéreux, il va révolutionner la vie des villageois. Seul le curé (Alex Lutz) reste imperméable à sa séduction et deviendra son ennemi juré.

Mon opinion   

On a tous en tête le film réalisé en 1951 par Guy Lefranc avec l’inoubliable Louis Jouvet dans le rôle du docteur Knock, dont ce film suit la trame, Omar Sy incarne un Dr. Knock bien plus truculent et sympathique que son illustre prédécesseur. Là où Jouvet était même quelque peu inquiétant, Omar Sy joue la bonhommie roublarde. Sans doute cabotine-t-il un peu trop mais je ne suivrai pas les critiques acerbes qui ont qualifié cette nouvelle adaptation de la pièce de Jules Romain de « débâcle », et de « pantalonnade ». Un "feel-good movie" que l'on aurait souhaité un peu plus subtil mais où l’on rit bien toutefois et qui laisse un bon souvenir. En outre, la réalisatrice a su parfaitement mettre en valeur les paysages où a été tourné le film.     

dimanche 24 février 2019

LE CHANT DU LOUP d'Antonin BAUDRY (FR-2019)



Le Chant du loup est un film dramatique français écrit et réalisé par Antonin Baudry, sorti en 2019. Il s’agit du premier long métrage du réalisateur.

Présentation

Le film nous plonge d’emblée dans un monde inconnu de la plupart d’entre-nous : celui des sous- marins et des sous-mariniers. Rien à voir ici avec des loups. Le "chant du loup" est le terme employé par les sous-mariniers pour désigner le bruit de fond qui est transmis par la carcasse d'un sous-marin. 

L’action donc à bord d'un sous-marin français, en plongée au large des côtes syriennes pour venir exfiltrer des commandos de marine acculés par des djihadistes. Le Titane - c'est le nom du bâtiment - est dirigé par le commandant Grandchamp (Reda Kateb), secondé par D'Orsi (Omar Sy). Mais le personnage le plus important du film est le jeune marin Chanteraide (François Civil). 

Un sous-marin est par définition aveugle. Le film nous révèle l’existence des « oreilles d’or », surnom donné aux sous-mariniers dotés d’une ouïe exceptionnelle qui leur permet d’identifier et de classer les bruits perçus depuis l’intérieur du bâtiment : il s’agit de déterminer si le bruit est d’origine naturelle (dauphins, cachalot…) ou artificielle. Ce rôle est tenu par Chanteraide (François Civil), que ses compagnons ont surnommé « chaussettes » car il se déplace toujours en chaussettes dans le sous-marin. Toute la sécurité de la mission repose sur sa faculté à reconnaître les sons entendus et les attribuer à un sous-marin ou à un bâtiment en surface. 

Dans les eaux syriennes, alors qu'il s'apprête à recueillir les commandos, le Titane croise un engin dont le bruit, atypique, trouble Chanteraide car un tel sous-marin n’est pas censé exister. Il existe pourtant bel et bien et l’hésitation du jeune marin met en péril l’équipage et manque de peu de faire capoter la mission.

Rentré à Brest, Chanteraide, obsédé par cette énigme, n’a de cesse d’identifier l’engin qu’il a entendu. Après avoir fait des recherches durant lesquelles il tombe amoureux de la charmante Diane (Paula Beer), ses conclusions ne lui laissent aucun doute : il a entendu un engin qui n'existe pas. Selon ses recoupements, il s'agirait d'un sous-marin russe, le Timour III, qui est censé avoir été déclassifié et désarmé. Mais ses conclusions sont mal reçues par le commandant de la base qui le met aux arrêts pour avoir désobéi à ses ordres avant de se raviser quand il comprend que son subordonné a vu juste. Or, les conséquences d'un tel constat sont gravissimes car elles mettent en cause la responsabilité de la Russie.  

Or, le même jour, on apprend que les Russes s’apprêtent à envahir la Finlande. Le gouvernement décide alors d’enclencher la riposte en envoyant le sous-marin nucléaire L’Effroyable prendre position dans les eaux polaires. Sa direction est confiée au commandant Granchamp, D’Orsi, aux commandes du Titane, escortant L’Effroyable jusqu’à la Mer gelée.

Mais Grandchamp pose une condition : il veut Chanteraine à son bord comme « Oreille d’Or ». Au moment d'embarquer, le jeune marin, qui a fumé du cannabis lors de sa nuit d’amour avec Diane, est recalé. Ecœuré et furieux, Chanteraide jette son uniforme dans le port avant de repartir chez lui.

A ce moment-là, une alarme mugit sur la base : la France est passée en alerte nucléaire car un missile, provenant de Russie, se dirige vers notre pays. Chanteraide parvient à se glisser dans la base avant la fermeture des portes blindées du bunker de commandement. Il assiste impuissant à l’agitation qui y règne jusqu’à ce que l’amiral Alfost (Mathieu Kassovitz) remarque sa présence et l’impose contre la volonté du commandant de la base comme « oreille d’or ». Ce dernier impose Chanteraide comme « oreille d’or ».  Chanteraide, en écoutant le tir du missile, a détecté un souci au lancement, qui suggère que celui-ci, plus léger que prévu, n'aurait à son bord aucune charge nucléaire, ce qui est confirmé par les faits. En outre, il s’avère que les Russes ne sont pas responsables de ce tir. Mais il est hélas trop tard pour annuler les ordres de l’Effroyable, qui, après s’être « dilué » dans la Mer gelée, a coupé toute liaison avec l’extérieur et s’apprête à exécuter l’ordre présidentiel de lancer une riposte nucléaire sur la Russie, déclenchant ipso facto in conflit nucléaire mondial.     
  
Autour du film

Le tournage a lieu de juillet en octobre 2017 sur la presqu'île de Giens et l'île du Levant où se trouve l'organisme DGA Essais de missiles dans le Var, à Brest et en région parisienne.

Mon opinion : Bluffant !

Pour nous, spectateurs, qui ne descendrons jamais dans un sous-marin nucléaire, ce film est bluffant. Pendant presque deux heures l'immersion est totale, y compris sur le plan sonore, et nous partageons le quotidien de ces hommes pris au piège d’une coque d’acier, à la merci de menaces que l’on ne peut imaginer.  

Il semble incroyable qu’un film aussi ambitieux soit un premier long-métrage. Il faut dire qu’Antonin Baudry, s’il n’était pas encore passé derrière la caméra, avait été le scénariste du formidable Quai d’Orsay de Bertrand Tavernier. Les acteurs confirmés comme OmarSy, Reda Kateb ou Mathieu Kassovitz, bien qu’ils fassent honorablement le job, sont éclipsés par la présence charismatique du jeune François Civil, qui tient, avec ce film, son rôle le plus réussi.

Magnifique film, techniquement réussi malgré la difficulté que l’on a à suivre le jargon militaire propre aux sous-mariniers car le spectateur est tellement pris par l’action qu’il en oublie presque de respirer.  

mercredi 14 décembre 2016

Omar SY (Acteur français)



Omar Sy, né le 20 janvier 1978 à Trappes (Yvelines), est un acteur et humoriste français. Il accède à la notoriété en formant, avec Fred Testot, le duo comique Omar et Fred. En 2011, il tient aux côtés de François Cluzet la vedette du film Intouchables, qui avec 19,44 millions de spectateurs, est au premier rang du box-office français en 2011 et le troisième plus gros succès du cinéma français. Le 24 février 2012, il reçoit le César du meilleur acteur pour sa prestation dans Intouchables. Ce succès lui ouvre notamment les portes d'Hollywood et il tourne dès lors dans plusieurs blockbusters du cinéma américain. Il est en 2016 la personnalité préférée des Français.

Biographie

Débuts et révélation comique

Il est le fils d'une femme de ménage mauritanienne et d'un père ouvrier sénégalais, et d'origine Peulh, au sein d'une fratrie de 8 enfants. Ses parents sont originaires du village frontalier de Bakel dans l'est du Sénégal et le sud-est de la Mauritanie. Son père, issu d'une famille de tisserands, est arrivé en France en 1962 pour économiser de l'argent avant de retourner au Sénégal pour y ouvrir une boutique. Mais il reste finalement en France où il travaille dans l'usinage de pièces automobiles puis dans la logistique chez un sous-traitant automobile. Son épouse le rejoint en 1974. La famille est installée à Trappes dans les Yvelines où pendant son enfance, Omar côtoie Jamel Debbouze de trois ans son ainé. Jamel habite le même quartier et est un ami de son frère aîné.

Le jeune et prometteur Jamel, qui cherche quelqu'un pour un pilote d'une émission, le fait rentrer à Radio Nova où Omar va régulièrement lors des années 1996 et 1997 faire des piges après ses cours au lycée où il prépare un bac professionnel chauffage et climatisation. C’est là qu’il rencontrera Fred Testot et créera avec lui le duo Omar et Fred. Ils suivent ensuite Jamel Debbouze sur la chaîne cryptée Canal +, où Omar participe à l'émission Le Cinéma de Jamel. Ils créent ensemble l'émission Le Visiophon, puis enchaînent alors les sketches sur petit écran et les spectacles sur scène : Je ne fais pas mon âge, Service après-vente des émissions, Omar et Fred : le spectacle.

Les deux complices font leurs débuts au cinéma en 2000, toujours dans le sillage d'autres jeunes vedettes révélées par la chaîne Canal +. Ils tiennent ainsi de petits rôles dans le premier film d'Eric et Ramzy, La Tour Montparnasse infernale de Charles Nemes.

Omar décroche aussi un rôle en 2002 dans Le Raid, premier gros projet du réalisateur Djamel Bensalah, qui sort alors d’un premier succès surprise avec Jamel Debbouze.

La même année, Omar Sy apparaît au générique d'autres comédies : Le Boulet d'Alain Berberian et Frédéric Forestier et Samouraïs de Giordano Gederlini, qui se solderont par des échecs commerciaux.

En 2003, Omar Sy côtoie un autre jeune comédien issu de la télévision, Vincent Desagnat, pour la comédie potache La Beuze, réalisée par François Desagnat et Thomas Sorriaux, et construite autour de la valeur montante Michaël Youn.

Il le suit sur son nouveau projet, sorti en 2004, la comédie Le Carton, pour lequel il collabore de nouveau avec Charles Nemes et son compère Fred Testot.

L'année suivante, c'est avec Djamel Bensalah qu'il retravaille, pour un petit rôle dans Il était une fois dans l'oued.

Le SAV des Émissions et seconds rôles au cinéma

En 2005, le Service après-vente est adapté sur Canal+ sous la forme de petits sketches d'une durée totale de 2 ou 3 minutes. La pastille connaît un succès croissant, permettant au duo de comédiens de montrer l'étendue de leur répertoire, en interprétant tous les jours des personnages hauts en couleurs.
Les réalisateurs Éric Toledano et Olivier Nakache confient alors à Omar son premier rôle important, celui d'un moniteur d'une colonie de vacances, dans la comédie chorale, Nos jours heureux, qui fut un gros succès de l'été 2006. La même année, il double Zip pour la version française du jeu vidéo Tomb Raider Legend.

Le 5 juillet 2007, au Tremblay-sur-Mauldre, il se marie à Hélène, la mère de ses quatre enfants.
En 2008, il retrouve, avec Fred Testot, le duo Éric Judor et Ramzy Bédia pour leur nouveau projet,  Seuls two. Il collabore aussi avec un autre ancien couple-phare de Canal +, Olivier Baroux et Kad Mérad pour Safari.

La même année, il apparaît dans un clip de Sinik.

Mais c'est Éric Toledano et Olivier Nakache qui lui font de nouveau confiance pour un rôle d'envergure : celui du jeune médecin Bruno, confronté au racisme ordinaire, dans la comédie Tellement proches.

Cette année 2009 sera prolifique puisqu'il joue des rôles aussi consistants dans d'autres comédies mais au succès plus relatif : Envoyés très spéciaux de Frédéric Auburtin et King Guillaume de Pierre-François Martin-Laval.

Il joue aussi pour la dernière fois au cinéma avec Fred Testot dans La Loi de Murphy de Christophe Campos. Les deux complices prêtent aussi leur voix pour le court-métrage Logorama.

La même année, il apparaît dans le clip de Zazie Être et avoir et dans le clip de Diam's Peter Pan.
Enfin, il prête ses traits à l'un des personnages du sixième film de Jean-Pierre Jeunet, Micmacs à tire-larigot.

En 2010, il participe au préambule du DVD du spectacle de Florence Foresti Motherfucker, il y incarne un chauffeur de taxi à l'accent africain faisant penser à son personnage Doudou dans le Service Après-Vente.

En juillet 2011, il apparaît dans Les Tuche d'Olivier Baroux.

Tête d'affiche et consécration

En 2011, il joue dans le film Intouchables aux côtés de François Cluzet où il incarne un jeune de banlieue, auxiliaire de vie d'un riche tétraplégique. Le film, écrit et réalisé par Éric Toledano et Olivier Nakache, connait un énorme succès, avec plus de 19 millions de spectateurs, et se classe au premier rang du box-office français en 2011.

À la suite de ce film qui lancera véritablement sa carrière, le comédien devient la 3e personnalité préférée des Français selon l'Ifop, derrière Yannick Noah et Zinédine Zidane. Ce film lui permet également de remporter plusieurs prix (Globe de Cristal 2012 du meilleur acteur, Prix du meilleur acteur ex-æquo avec son partenaire François Cluzet au Festival international du film de Tokyo et  César du meilleur acteur lors de la 37e cérémonie des César en 2012.

En 2012, Canal+ annonce que le Service après-vente des émissions ne sera plus sur la grille de ses programmes à la rentrée de septembre. Omar doit partir un an à Los Angeles.
En septembre, il fait partie des stars à l'affiche de la comédie Les Seigneurs d'Olivier Dahan, où il joue le footballeur Wéké N’Dogo. Il participe aussi à une autre comédie populaire Mais qui a retué Pamela Rose ? d'Olivier Baroux et Kad Merad.

Le 30 décembre de la même année, Omar Sy est élu personnalité préférée des français, selon un classement établi par le Journal du dimanche. Il devance un autre acteur, Gad Elmaleh.

En 2012 toujours, il participe de nouveau à une comédie mettant en scène un choc social et culturel, avec De l'autre côté du périph de David Charhon, où il joue le rôle d’un policier. En 2013, il figure au casting quatre étoiles de L'Écume des jours, d’après Boris Vian, réalisé par Michel Gondry. Il y incarne Nicolas, le fidèle ami du héros joué par Romain Duris.

Confirmation et notoriété internationale

En 2014, Omar Sy fait ses débuts dans le cinéma étranger avec la production américano-britannique X-Men: Days of Future Past où il incarne le mutant Bishop. Il apparaît également dans Good People, un thriller d'action mené par James Franco et Kate Hudson, et produit par Tobey Maguire.
Mais c'est en France qu'il tient le haut de l'affiche, pour sa troisième collaboration avec Olivier Nakache et Éric Toledano. Dans la comédie dramatique Samba, il incarne Samba Cissé, un jeune immigré tentant de se faire une place dans Paris.

En 2015, il est au casting d'un nouveau blockbuster très attendu : le quatrième volet de la saga Jurassic Park, Jurassic World, réalisé par Colin Trevorrow. Le film est un succès mondial.
La même année, il joue dans À vif!, une comédie dramatique de John Wells, où il donne la réplique à Bradley Cooper et Sienna Miller.

En 2016, il continue à alterner ambitieux projets français et expériences américaines puisqu'il incarne Rafael Padilla, alias le clown Chocolat, pour un biopic, Chocolat, réalisé par Roschdy Zem. Il est aussi à l'affiche de Inferno, le troisième volet de la saga cinématographique des aventures de Robert Langdon, toujours incarné par Tom Hanks, et mis en scène par Ron Howard. Pour l'occasion, il retrouve son partenaire de Jurassic World, l'acteur indien Irfan Khan.

En août 2016, il est désigné dans un sondage IFOP pour le Journal du dimanche, comme étant la « personnalité préférée des Français », prenant ainsi la place de Jean-Jacques Goldman.

Filmographie

Cinéma
  • 2001 : La Tour Montparnasse infernale de Charles Nemes : Le chauffeur de taxi
  • 2002 : Le Raid de Djamel Bensalah : Sergent ONU
  • 2002 : Le Boulet d'Alain Berberian et Frédéric Forestier : Malien no 3
  • 2002 : Samouraïs de Giordano Gederlini : Tyson
  • 2003 : La Beuze de François Desagnat et Thomas Sorriaux : Michel Dembélé
  • 2004 : Le Carton de Charles Nemes : Lorenzo
  • 2005:  Il était une fois dans l'oued : le génie de la lampe
  • 2006 : Nos jours heureux d'Éric Toledano et Olivier Nakache : Joseph, un moniteur
  • 2008 : Seuls two d'Éric Judor et Ramzy Bédia : Sammy, un Bouglioni
  • 2009 : Safari, d'Olivier Baroux : Youssouf Hammal
  • 2009 : Tellement proches, d'Éric Toledano et Olivier Nakache : Bruno
  • 2009 : Envoyés très spéciaux de Frédéric Auburtin : Jimmy
  • 2009 : King Guillaume de Pierre-François Martin-Laval : Jean Peter
  • 2009 : La Loi de Murphy de Christophe Campos : Joachim Ortega / Célestin
  • 2009 : Micmacs à tire-larigot de Jean-Pierre Jeunet : Remington
  • 2011 : Les Tuche d'Olivier Baroux : le curé
  • 2011 : Intouchables d'Éric Toledano et Olivier Nakache : Driss
  • 2012 : Les Seigneurs d'Olivier Dahan : Wéké N’Dogo
  • 2012 : Mais qui a retué Pamela Rose ? d'Olivier Baroux et Kad Merad : Mosby
  • 2012 : De l'autre côté du périph de David Charhon : Ousmane Diakhaté
  • 2013 : L'Écume des jours de Michel Gondry : Nicolas
  • 2014 : X-Men: Days of Future Past de Bryan Singer : Bishop
  • 2014 : Samba d'Éric Toledano et Olivier Nakache : Samba Cissé
  • 2014 : Dangerous People (Good People) de Henrik Ruben Genz  : Khan
  • 2015 : Jurassic World de Colin Trevorrow : Barry
  • 2015 : À vif ! de John Wells : Michel
  • 2016 : Chocolat de Roschdy Zem : Rafael Padilla, dit « Kananga » puis « Chocolat »
  • 2016 : Inferno de Ron Howard : Christoph Bouchard
  • 2016 : Demain tout commence de Hugo Gélin : Samuel ‘Sam’
  • 2017 : Knock de Lorraine Lévy : Docteur Knock
  • 2017 : Transformers : The last knight de Michael Bay : Hot Rod (voix) 
  • 2018 : Le flic de Belleville de Rachid Bouchareb : Sébastian "Baaba" Bouchard
  • 2019 : Yao de Philippe Godeau : Seydou Tall 
  • 2019 : Le chant du loup d'Antonin Baudry : D'orsi 
  • 2022 : Tirailleurs
Télévision
  • 2002 : Si j'étais lui de Philippe Triboit (téléfilm)
  • 2002 : Les Guignols de l'info (émission télévisée)
  • 2005 - 2012 : SAV des émissions (série télévisée)
  • 2010 : Le pas Petit Poucet de Christophe Campos (téléfilm)
  • 2010 : Conte de la frustration de Didier D. Daarwin et Akhenaton (téléfilm)
  • 2016 : Made in Groland (émission télévisée) : sketch dans le rôle de Samba

dimanche 11 décembre 2016

DEMAIN TOUT COMMENCE comédie d'Hugo GELIN (FR-2016)



Demain tout commence est une comédie dramatique franco-britannique réalisée par Hugo Gélin, sortie en 2016. C’est le 2ème long métrage de ce jeune réalisateur, fils de Xavier et petit-fils de Daniel, après Comme des frères, que j’avais beaucoup aimé. Le film est un remake du film mexicain Ni repris, ni échangé sorti en 2013.

Résumé

Le film commence comme une comédie. Samuel (Omar Sy) vit sur la Côte d’Azur, conduisant les touristes à la journée sur un yacht qui appartient à Samantha (Clémentine Célarié). Il profite de son statut pour éblouir les filles qu’il ramène à bord pour coucher avec elles. Un matin, une jeune femme, Kristin (Clémence Poésy) débarque de Londres en taxi avec un bébé dans un couffin, Gloria, qu’elle lui présente comme sa fille. Elle lui emprunte 20 € pour soi-disant payer le taxi et repart en lui laissant Gloria. Ne se sentant pas prêt à assumer le rôle de père, il s’embarque pour Londres afin de  rendre l'enfant à sa mère. Mais, là, il doit se rendre à l’évidence : Kristin est introuvable. Sans ressources, ne parlant pas un mot d’anglais, il va frapper à la porte de Bernie (Antoine Bertrand), un français homosexuel producteur de cinéma qu’il a rencontré dans le métro. En tout bien tout honneur, Bernie le loge, lui procure un travail et devient en quelque sorte le parrain de Gloria. Tout en travaillant comme cascadeur, Samuel élève sa fille seul pendant 8 ans et ils deviennent inséparables. Pour elle, il invente une vie d’aventures à Kristin, écrivant à sa place des mails et des cartes postales.
Un beau jour, Kristin réapparaît. Au début, Samuel se réjouit que Gloria (Gloria Colston), connaisse enfin sa mère mais ce bonheur ne durera que quelques jours jusqu’à ce que Kristin manifeste son désir de l’emmener avec elle vivre aux Etats-Unis. Dans un premier temps, le juge, considérant que Samuel est un bon père et qu’il a sacrifié 8 ans de sa vie à élever sa fille, lui en donne la garde exclusive. Mais Kristin ne s’avoue pas vaincu et exige un test de paternité qui montre que Samuel n’est pas le père et le juge ne peut faire autrement que de revenir sur sa décision et confier cette fois la garde à la mère.

Au moment où Kristin vient chercher Gloria pour l’emmener aux USA, celle-ci s’enfuit par les toits avec Samuel et ils regagnent la France.

Kristin, sachant que Gloria souffre d’une maladie cardiaque qui la condamne, vient, accompagnée de Bernie passer les dernières semaines en leur compagnie sur la Côte d’Azur.   

Mon opinion sur ce film


Les quelques critiques que j’avais lues sur ce film étaient plutôt négatives (« Comédie tire-larmes », Télérama ;  « Tout sonne faux… », Le Parisien ; « Un film paresseux », Le Figaro), je ne m’attendais qu’à une énième comédie gentillette de plus. Mais, par les temps qui courent, une comédie était la bienvenue. Et je n’ai pas été déçu car, après plusieurs déceptions (dont Chocolat), j’y ai enfin retrouvé l’Omar Sy irrésistible et solaire d’Intouchables, même si le film ne peut être comparé à ce grand succès du cinéma français. La jeune actrice anglaise Gloria Colston est excellente elle aussi ainsi qu’Antoine Bertrand  qui mérite beaucoup mieux que les quelques comédies de seconde zone où il a jusque-là été cantonné. Un seul regret : la fin. La maladie de la fillette n’apporte rien et les dernières images où Omar Sy, partagé entre le chagrin d’avoir perdu sa fille et le bonheur de l’avoir élevée sont totalement superflues et, pour le coup, sonnent faux. J’aurais été le réalisateur, je me serais arrêté aux retrouvailles entre Kristin et Gloria sur la plage.    

mardi 9 février 2016

CHOCOLAT film de Roschdy Zem (FR-2016)


Chocolat est un film biographique français réalisé par Roschdy Zem, sorti en 2016.

Résumé
Ce film est un biopic de la vie du clown Chocolat (Omar Sy), librement inspiré du livre Chocolat, clown nègre : l'histoire oubliée du premier artiste noir de la scène française de Gérard Noiriel, publié par Bayard en 2012.

Chocolat a véritablement existé. De son vrai nom Rafael Padilla, il devint en 1886 le premier artiste noir de la scène française. Avant la guerre de 14, Il forma, avec un autre clown, George Foottit (James Thierrée), un duo comique à succès adulé du tout Paris. Foottit jouait le rôle du clown blanc, tyrannique, et Chocolat, celui de son souffre-douleur. Après sa séparation d’avec Foottit, il joua au théâtre et mourut en 1917. Le film commence avec l’enfance de Chocolat, enfant d’esclave à Cuba. Après avoir été vendu à un colon espagnol, il s’échappe et, sans identité, est embauché dans la troupe d’un minable cirque itinérant, le Cirque Delvaux, pour jouer les anthropophages. C’est là qu’un clown professionnel qui a connu la gloire mais est retombé dans l’oubli, Foottit, le remarque et lui propose de l’associer à son numéro. Le succès est immédiat et les deux compères sont vite repérés par Raoul Donval, le directeur du Nouveau Cirque qui les embauche pour venir jouer à Paris. Leur carrière prend alors une dimension nationale mais le succès monte vite à la tête de Chocolat qui se met à boire et à se droguer, joue au jeu, etc. au grand désespoir de Foottit qui essaie en vain de le ramener à la raison. Finalement, Chocolat, en désaccord de plus en plus grand avec son partenaire quitte le Nouveau Cirque pour le théâtre. Ce sera un échec cuisant. Il finira sa vie ruiné, malade et mourra dans la misère de la tuberculose en 1917.

Mon opinion sur le film


On comprend mal pourquoi les scénaristes ont toujours besoin de déformer la réalité. La plus grande réussite du film est, d’une part sa distribution (avoir confié à Omar Sy le rôle de Chocolat et à James Thierrée celui de Foottit, est un coup de génie) et, d’autre part, les reconstitutions d’époque (rues de Paris, costumes, lieux…) J’avais déjà beaucoup apprécié Omar Sy dans Intouchables qui reste pour moi son succès majeur, les autres rôles interprétés depuis ne lui ayant pas donné l’occasion d’exprimer son talent (j’ai été déçu par sa prestation dans A vif). Quant à James Thierrée, je l’avais trouvé impressionnant de vérité dans le rôle de Taloche, le gitan fou, dans le beau film Liberté de Toni Gatlif. Malgré ses distorsions avec la réalité, Chocolat n’en est pas moins un beau film, avec des moments drolatiques et d’autres extrêmement émouvants, qui aborde des sujets graves comme la colonisation, l’esclavage et le racisme.      

samedi 14 novembre 2015

A VIF ! Film de John Wells (USA-2015)


À vif ! (Burnt) est un film américain réalisé par John Wells, sorti en 2015.

Résumé

Adam Jones (Bradley Cooper) est un chef américain qui a fait ses armes à Paris mais a craqué suite à l’abus d’alcool et de drogues. Lorsque le film commence, on le voit en train d’ouvrir sa millionième huître dans un bouge de la Nouvelle-Orléans, chiffre qu’il note méticuleusement dans un carnet qui ne le quitte pas. On comprend qu’il s’est lui-même imposé cette période de purgatoire avant de se revenir sur le devant de la scène.

Il plaque alors son boulot merdique pour venir à Londres, où il prend une chambre à l’hôtel tenu par son ex-camarade, Tony (Daniel Brühl). Celui-ci le reçoit mal car, par ses colères et sa violence,  Adam a mis en pièces leur belle amitié.

Mais Adam ne se laisse pas décourager et avec une obstination qui confine à la folie, il recherche dans tout Londres les meilleurs cuisiniers et finit par imposer son équipe à Tony.
Au départ les choses se passent plutôt bien mais, bien qu’il ne boive plus et ne se drogue plus, Adam exige trop de son équipe et menace par sa violence de tout faire voler en éclats.

 Mon opinion sur ce film

Je ne serais pas allé voir ce film si je n’en avais pas entendu une bonne critique dans « On aura tout vu », l’émission consacrée au cinéma le samedi sur France Inter. Je ne suis en effet pas particulièrement passionné par toutes ces émissions du style Top Chef ou le Meilleur pâtissier dont la télévision nous inonde depuis quelques temps. Ceci dit, j’avais beaucoup apprécié le film de Christian Vincent Les Saveurs du Palais avec Catherine Frot dans le rôle d’Hortense Laborie, la cuisinière personnelle de François Mitterand, film « savoureux » à tous les sens du terme. Avec A vif !, nous sommes plutôt dans la compétition, la violence, voire la folie, que dénoncent de plus en plus de connaisseurs des restaurants étoilés. Mais le film, presque traité comme un thriller, est réellement épatant, sans temps morts, avec d’excellents dialogues et de très bons acteurs. Je ne m’attendais pas à retrouver le Marine d’American Sniper Bradley Cooper dans le rôle d’un chef étoilé mais il s’en sort très bien et il est parfaitement crédible. Dommage pour les autres acteurs, qu’il écrase un peu de sa carrure et de ses yeux bleus. Même notre Omar Sy national est éclipsé dans un rôle qui, pour être secondaire, n’est pourtant pas négligeable, de même que Daniel Brühl, un de mes acteurs-fétiche, que j’ai trouvé bien meilleur dans d’autres films. Sans parler d'Uma Thurman, dont l'apparition fantomatique ne marquera pas les esprits. Une mention spéciale cependant pour un jeune acteur que je ne connaissais pas, Sam Keeley. Il est irlandais et a fait ses premières apparitions au côté de Robert Sheehan dans la série The Misfits. Il a un magnétisme certain. C’est aussi un chanteur. Je pense qu’il ira loin. Emma Thompson n'est pas mal non plus dans le rôle d'une psy, même si on a du mal à la reconnaître.    

mercredi 31 décembre 2014

INTOUCHABLES film d'O. Nakache et E. Toledano (FR - 2011)



Intouchables est un film français écrit et réalisé par Olivier Nakache et Éric Toledano, sorti en France le 2 novembre 2011. Bien que relativement  boudé par les critiques, le film a recueilli  un énorme succès auprès du public qui lui a valu de figurer dans le classement des 5 films français à avoir obtenu le plus gros succès au box-office.

Résumé

L'histoire est inspirée de la vie de Philippe Pozzo di Borgo (auteur du livre autobiographique Le Second Souffle) où il raconte sa vie de tétraplégique. Homme d’affaire, fan de vitesse et de sports extrêmes, il est devenu tétraplégique en 1993 à la suite d’un accident de parapente. Il rencontre Abdel Yasmin Sellou, un aide à domicile sans formation issu de la banlieue qui deviendra son ami. C'est le visionnage d'un documentaire intitulé « A la vie, à la mort » sur ce destin extraordinaire qui  donna l’idée aux deux réalisateurs de faire ce film. Nous étions alors en 2004 et les deux cinéastes, bien que séduits par l'idée, ne se sentaient pas de taille à affronter un tel sujet. Ce n'est qu'après la sortie de leur film Tellement proches en 2008 qu'ils se sont lancés dans ce projet. Le générique de fin indique que 5 % des bénéfices réalisés par le film sont reversés à une association pour les personnes paralysées : Simon de Cyrène, fondée par Laurent de Cherisey.

Le film, bien que fidèle aux faits, est une adaptation libre de l'histoire de Philippe Pozzo di Borgo (dont le rôle est tenu par François Cluzet). Dans la vie, son aide à domicile était d’origine maghrébine alors que, dans le film, Driss (Omar Sy) est d’origine sénégalaise, mais la relation entre deux hommes issus de milieux très différents a été conservée et beaucoup d’épisodes et de scènes du film sont directement inspirées de la réalité.

L’histoire commence la nuit, sur le périphérique parisien. Driss est au volant du bolide de luxe (une Maserati Quattroporte) de Philippe et conduit à toute vitesse, en slalomant parmi les voitures. Très vite pris en chasse par la police, ils sont arrêtés et, pour justifier sa conduite, Driss dit aux policiers que son patron, Philippe, tétraplégique est en pleine crise et doit être conduit aux urgences. En réalité, Philippe simule un malaise pour berner les policiers, qui les escortent avec les gyrophares jusqu'à l’hôpital.

La rencontre des deux hommes est ensuite racontée sous la forme d'un flash-back, qui occupe l'essentiel du film. Quelques mois plus tôt, Philippe, riche tétraplégique, assisté de sa secrétaire, Magalie (Audrey Fleurot) fait passer des entretiens d’embauche pour recruter son nouvel auxiliaire de vie. Driss figure parmi les candidats mais il n’est venu à la convocation que pour être en règle avec les Assedic, car il n’a pas l'intention de postuler. Pendant l'entretien, il se comporte en épouvantable macho, draguant la secrétaire de Philippe mais son attitude, au lieu de le faire renvoyer sur le champ, plaît à Philippe qui l’invite à revenir le lendemain matin pour chercher sa signature.


Driss, de retour dans sa banlieue, revient chez sa mère qui travaille comme femme de ménage et doit, le soir, faire de longs trajets en RER pour rentrer chez elle et s'occuper de ses nombreux enfants. Excédée de revoir Driss après six mois d’absence pendant lesquels il n’a donné aucune nouvelle (il était en prison pour un vol qui a mal tourné, elle le met dehors.

Le lendemain, bien qu’il ait passé la nuit à traîner avec ses potes et  à fumer des joints, Driss se présente à l’heure dite devant l’hôtel particulier de Philippe et il apprend, à sa grande surprise, qu'on le prend à l'essai.

Après avoir découvert l'ampleur du handicap de Philippe, il prend connaissance de son appartement de fonction, et est ébloui par la salle de bains, sans comparaison avec celle de l’ancien HLM qu’il partageait tant bien que mal avec toute sa famille.

Driss, bien que traînant les pieds en raison de la gêne qu’il ressent devant les soins qu'il doit prodiguer à Philippe, prend ses fonctions. Il accompagne son patron dans tous les instants de sa vie quotidienne, découvrant avec étonnement son mode de vie et, avec perplexité, ses habitudes de collectionneur d'art moderne. Avec lui, il garde cependant son franc-parler, sa joie de vivre et sa présence redonne à Philippe le goût de vivre.

Le choix de Philippe n’est cependant pas du goût de tout le monde. Autour de lui, plusieurs de ses familiers acceptent difficilement la présence de ce grand type au comportement peu orthodoxe mais Philippe ne se laisse pas impressionner et il leur impose ses choix sans discussion possible.

Au fil du temps, Driss et Philippe deviennent plus proches. Le comportement de Driss est tout d'abord fantaisiste et fait tâche au sein du personnel de l'hôtel particulier; mais l'aide-soignant improvisé prend progressivement ses tâches au sérieux et s’occupe avec une attention dont on ne l’aurait pas cru capable de son patron, même lorsque celui-ci est victime de terribles crises de douleurs psychosomatiques. A travers les yeux de Driss, le spectateur découvre mieux Philippe et découvre qu’outre son handicap, il cache une profonde blessure : celle de la perte de son épouse adorée, morte d’une terrible maladie.

Progressivement, Philippe est incité par Driss à mettre un peu d'ordre dans sa vie privée, en recadrant notamment sa fille Elisa, qui se conduit odieusement envers le petit personnel. De son côté, si Driss est initialement surpris par les goûts de Philippe en matière d'art moderne et d'opéra, il fait ensuite preuve d'ouverture culturelle et se met lui-même à improviser un tableau abstrait.

Driss découvre aussi que Philippe entretient une relation, purement épistolaire, avec une femme nommée Éléonore, résidant à Dunkerque, qu'il n'a jamais vue; il incite son patron à la rencontrer mais Philippe, qui craint de confronter sa correspondante à son handicap, se défile au dernier.
Driss doit alors provisoirement abandonner son travail pour régler une situation dangereuse dans laquelle son petit frère s’est laissé entraîner par un gang qui l’a embrigadé.

 Mais Philippe ne supporte aucun des remplaçants de Driss et tombe dans la dépression. Yvonne (Anne Le Ny), sa gouvernante, rappelle Driss en catastrophe. Celui-ci revient et, sans le dire à Philippe, arrange un rendez-vous avec Éléonore dans un restaurant. Le film se termine là. Driss laisse Philippe à son rendez-vous et s'éloigne sur la plage. Un carton final apprend au spectateur le destin des hommes qui ont servi de modèle à cette histoire. Philippe s'est marié et a eu des enfants, son ancien employé s'est également marié et a fondé sa propre entreprise. Une dernière image montre les véritables protagonistes de l'histoire, qui sont restés très proches.

Distribution
  • ·         François Cluzet : Philippe
  • ·         Omar Sy : Driss
  • ·         Anne Le Ny : Yvonne
  • ·         Audrey Fleurot : Magalie
Bande originale

Pour une fois, la bande originale d’un film français est remarquable et je tiens à le mentionner dans cette chronique. Elle fait une large place à la musique classique et à l’opéra (qui représente tout l’univers de Philippe alors que Driss y reconnaît des publicités entendues à la télévision). Parmi les musiques diffusées, on notera :
  • Fly Ludovico Einaudi
  • Writing Poems Ludovico Einaudi dirigeant l'orchestre philharmonique tchèque, Prague
  • The Ghetto - Album Version George Benson
  • Der Freischütz - Act 1 Peter Schreier, ténor, Staatskapelle Dresden sous la direction de Carlos Kleiber
  • You're Goin' Miss Your Candyman Terry Callier
  • Blind Test François Cluzet et Omar Sy
  • L'origine Nascosta Ludovico Einaudi
  • Feeling Good - Album Version Nina Simone
  • Cache-Cache Ludovico Einaudi
  • Concerto pour 2 violons et orchestre à cordes, Op.3 N°8 (Allegro) de Vivaldi interprété par l’Angelicum Orchestra of Milan
  • Una Mattina Ludovico Einaudi
  • Red Lights Vib Gyor
Autres œuvres entendues dans le film :
  • Earth, Wind and Fire : September, Boogie Wonderland
  • Schubert : Ave Maria
  • Mozart : La Flûte enchantée
  • Frédéric Chopin : Nocturne op.9 n°1 en si bémol mineur
  • Vivaldi : Les Quatre saisons, l'Été
  • Bach : Badinerie de la 2e suite en si mineur, prélude de la suite pour violoncelle N° 1. BWV 1007
 Mon opinion sur ce film

Vouloir réaliser une comédie sur un sujet comme le handicap était, pour les réalisateurs Olivier Nakache et Eric Toledano, dont c'était seulement le 4ème long métrage, un pari risqué. Le succès inouï qu'a remporté ce ce film, non seulement en France mais dans le monde entier avec 52 millions d'entrées, est à n'en pas douter imputable à la prestation remarquable de ses deux acteurs principaux. Sa réussite est aussi due à ses réalisateurs qui ont su aborder le handicap sans mièvrerie, comme un fait avec lequel il faut compter, ni plus ni moins, et ont désamorcé le mélo grâce à des situations et des dialogues décomplexés rendus irrésistibles par la joie de vivre communicative et le rire explosif d'Omar Sy.   

Ce film aura certainement fait beaucoup pour la situation des handicapés en France même si ce n’est pas suffisant pour faire évoluer les mentalités, à commencer par celles des politiques, comme l'a démontré l'inadmissible report de plusieurs années l’application de la loi sur le handicap qui aurait dû entrer en vigueur en… 2005 !!!