Ce blog est consacré au cinéma et aux séries TV. J'y traite principalement des films et des séries que j'aime mais je me réserve aussi le droit d'en critiquer certains.
Tirailleurs est un
film franco-sénégalais réalisé par Mathieu Vadepied et sorti en 2022. Il
a été présenté en ouverture de la section « Un certain regard » au
festival de Cannes 2022.
Présentation
Nous sommes en 1917. Les
premières images du film nous montrent la vie paisible dans un village africain
où des nomades peuls élèvent des troupeaux. D’emblée, nous faisons
connaissances avec les eux héros du film, Bakary Diallo (Omar Sy), un
trentenaire, chef du village et Thierno (Alassane Diong), son fils de 17
ans, qui l’aide dans les tâches quotidiennes. La petite famille, composée vit
heureuse jusqu’à l’arrivée des soldats français venus rafler les jeunes
africains pour les enrôler de force dans l’armée. Pour éviter à son fils d’être
enrôlé, Bakary lui ordonne de s’enfuir dans la brousse mais il est pris et
devient soldat. Bakary, décidé à empêcher Thierno d’être envoyé se battre en
France, s’engage à son tour. Sa piteuse tentative d’évasion échoue et les deux
hommes se retrouvent sur le front. Bakary, toujours décidé à sauver son fils,
tente désespérément plusieurs fois de les faire évader.
Entre temps, le lieutenant
Chambreau (Jonas Bloquet), a décelé chez Thierno des qualités de courage
qui le font nommer caporal.
Lors de l’assaut d’une position
stratégique, Bakary est tué en voulant ramener son fils blessé à l’arrière du
front.
Mon opinion
Paradoxalement, les critiques de
la presse ont généralement été assez positives envers le film alors que celles
des spectateurs ont été globalement négatives. Le film a le mérite de présenter
sans détour la situation des soldats incorporés à l’armée française pendant le
conflit de 14-18.
En 1917, l’armée française, en
raison des énormes pertes subies lors de trois ans de combat, se retrouve à
court de « chair à canon » et décide de faire appel à des soldats venus
de toutes les colonies françaises (et pas seulement en Afrique). Les
volontaires ne suffisant pas, on recourt à de véritables rapts, calqués sur les
« razzias » que pratiquaient depuis toujours certains peuples
africains combattants contre d’autres ethnies plus pacifiques.
Certes, la situation qui nous est
présentée manque de profondeur et la psychologie des personnages aurait mérité d’être
développée. C’est malgré tout un film salutaire qui révèlera à ceux qui le
verront la part sombre de la politique impérialiste de la France vis-à-vis des
peuples colonisés.
Knock est une comédie française de Lorraine Lévy, sortie en 2017. Il s'agit de la
quatrième adaptation cinématographique de la pièce de théâtre Knock ou le
Triomphe de la médecine de Jules Romains écrite en 1923.
Résumé
Knock (Omar Sy) fait ses
premières armes en tant que « médecin » sans diplôme embauché sur un navire
marchand. Après avoir obtenu un authentique diplôme de médecin, il arrive à
Saint Maurice, un petit village provençal, où il reprend la maigre clientèle du
Dr Parpalaid (Nicolas Marié), parti à la retraite. Or, jusqu’à son arrivée,
les habitants du village, ne venaient que très rarement consulter le médecin.
Avec Knock, qui professe que «
Tout homme bien portant est un malade qui s'ignore », les choses vont
diamétralement changer.
Il commence par convaincre le
facteur (Christian Hecq), un alcoolique notoire, d’arrêter de boire.
Puis, après avoir décrété une première consultation gratuite pour tous les habitants, il va peu à peu
se mettre dans la poche tout le village, découvrant pour chacun,
un symptôme plus ou moins imaginaire. Passant un accord avec le pharmacien,
M. Mousquet (Michel Vuillermoz) qui, jusqu’à son arrivée se morfondait
derrière son comptoir poussiéreux, il va révolutionner la vie des villageois. Seul le curé (Alex Lutz) reste imperméable à sa séduction et deviendra
son ennemi juré.
Mon opinion
On a tous en tête le film réalisé
en 1951 par Guy Lefranc avec l’inoubliable Louis Jouvet dans le rôle du docteur
Knock, dont ce film suit la trame, Omar Sy incarne un Dr. Knock bien plus
truculent et sympathique que son illustre prédécesseur. Là où Jouvet était même quelque peu inquiétant, Omar Syjoue la bonhommie roublarde. Sans doute cabotine-t-il
un peu trop mais je ne suivrai pas les critiques acerbes qui ont qualifié cette nouvelle adaptation de la pièce de Jules Romain de« débâcle », et de « pantalonnade ». Un "feel-good movie" que l'on aurait souhaité un peu plus subtil mais où l’on rit bien toutefois et qui laisse un bon souvenir. En outre, la réalisatrice a su parfaitement mettre en valeur les paysages où a été tourné le film.
Le Chant du loup est un
film dramatique français écrit et réalisé par Antonin Baudry, sorti en 2019. Il s’agit du premier long métrage du
réalisateur.
Présentation
Le film nous plonge d’emblée dans
un monde inconnu de la plupart d’entre-nous : celui des sous- marins et
des sous-mariniers. Rien à voir ici avec des loups. Le "chant du loup" est le terme employé par les sous-mariniers pour désigner le bruit de fond qui est transmis par la carcasse d'un sous-marin.
L’action donc à bord d'un sous-marin français, en plongée au large des
côtes syriennes pour venir exfiltrer des commandos de marine acculés par des djihadistes. Le Titane - c'est le nom du bâtiment - est dirigé par le
commandant Grandchamp (Reda Kateb), secondé par D'Orsi (Omar Sy). Mais le personnage le plus important du film est le jeune marin Chanteraide (François Civil).
Un sous-marin est par définition
aveugle. Le film nous révèle l’existence des « oreilles d’or », surnom
donné aux sous-mariniers dotés d’une ouïe exceptionnelle qui leur permet
d’identifier et de classer les bruits perçus depuis l’intérieur du
bâtiment : il s’agit de déterminer si le bruit est d’origine naturelle
(dauphins, cachalot…) ou artificielle. Ce rôle est tenu par
Chanteraide (François Civil), que
ses compagnons ont surnommé « chaussettes » car il se déplace toujours
en chaussettes dans le sous-marin. Toute la sécurité de la mission repose sur sa faculté à reconnaître les sons entendus et les attribuer à un sous-marin ou à un bâtiment en surface.
Dans les eaux syriennes, alors qu'il s'apprête à recueillir les commandos, le Titane croise un engin dont le bruit,
atypique, trouble Chanteraide car un tel sous-marin n’est pas censé exister. Il
existe pourtant bel et bien et l’hésitation du jeune marin met en péril
l’équipage et manque de peu de faire capoter la mission.
Rentré à Brest, Chanteraide, obsédé par cette énigme, n’a de cesse d’identifier l’engin qu’il a entendu. Après avoir fait des recherches durant lesquelles il tombe
amoureux de la charmante Diane (Paula
Beer), ses conclusions ne lui laissent aucun doute : il a entendu un engin qui n'existe pas. Selon ses recoupements, il s'agirait d'un sous-marin russe, le Timour III, qui est censé avoir été déclassifié et désarmé. Mais ses conclusions sont mal reçues par le commandant de la base qui le
met aux arrêts pour avoir désobéi à ses ordres avant de se raviser quand il
comprend que son subordonné a vu juste. Or, les conséquences d'un tel constat sont gravissimes car elles mettent en cause la responsabilité de la Russie.
Or, le même jour, on apprend que les
Russes s’apprêtent à envahir la Finlande. Le gouvernement décide alors d’enclencher la riposte en envoyant le sous-marin nucléaire L’Effroyable prendre
position dans les eaux polaires. Sa direction est confiée au commandant
Granchamp, D’Orsi, aux commandes du Titane, escortant L’Effroyable jusqu’à la
Mer gelée.
Mais Grandchamp pose une condition : il veut Chanteraine à son bord comme « Oreille d’Or ». Au moment d'embarquer, le jeune marin, qui a fumé du cannabis lors de sa nuit d’amour avec
Diane, est recalé. Ecœuré et furieux, Chanteraide jette son uniforme dans le
port avant de repartir chez lui.
A ce moment-là, une alarme mugit
sur la base : la France est passée en alerte nucléaire car un missile,
provenant de Russie, se dirige vers notre pays. Chanteraide parvient à se
glisser dans la base avant la fermeture des portes blindées du bunker de
commandement. Il assiste impuissant à l’agitation qui y règne jusqu’à ce que l’amiral
Alfost (Mathieu Kassovitz) remarque
sa présence et l’impose contre la volonté du commandant de la base comme
« oreille d’or ». Ce dernier impose Chanteraide comme « oreille
d’or ».Chanteraide, en écoutant le
tir du missile, a détecté un souci au lancement, qui suggère que celui-ci, plus
léger que prévu, n'aurait à son bord aucune charge nucléaire, ce qui est
confirmé par les faits. En outre, il s’avère que les Russes ne sont pas
responsables de ce tir. Mais il est hélas trop tard pour annuler les ordres de
l’Effroyable, qui, après s’être « dilué » dans la Mer gelée, a coupé
toute liaison avec l’extérieur et s’apprête à exécuter l’ordre présidentiel de
lancer une riposte nucléaire sur la Russie, déclenchant ipso facto in conflit
nucléaire mondial.
Autour du film
Le tournage a lieu de juillet en
octobre 2017 sur la presqu'île de Giens et l'île du Levant où se trouve
l'organisme DGA Essais de missiles dans le Var, à Brest et en région parisienne.
Mon opinion : Bluffant !
Pour nous, spectateurs, qui ne
descendrons jamais dans un sous-marin nucléaire, ce film est bluffant. Pendant
presque deux heures l'immersion est totale, y compris sur le plan sonore, et
nous partageons le quotidien de ces hommes pris au piège d’une coque d’acier, à
la merci de menaces que l’on ne peut imaginer.
Il semble incroyable qu’un film
aussi ambitieux soit un premier long-métrage. Il faut dire qu’Antonin Baudry, s’il
n’était pas encore passé derrière la caméra, avait été le scénariste du
formidable Quai d’Orsayde Bertrand
Tavernier. Les acteurs confirmés comme OmarSy, Reda Kateb ou Mathieu Kassovitz, bien qu’ils fassent
honorablement le job, sont éclipsés par la présence charismatique du jeune François Civil, qui tient, avec ce
film, son rôle le plus réussi.
Magnifique film, techniquement
réussi malgré la difficulté que l’on a à suivre le jargon militaire propre aux
sous-mariniers car le spectateur est tellement pris par l’action qu’il en
oublie presque de respirer.
Omar Sy, né le 20 janvier 1978 à Trappes (Yvelines), est un acteur
et humoriste français. Il accède à la notoriété en formant, avec Fred Testot, le duo comique Omar et Fred. En 2011, il tient aux
côtés de François Cluzet la vedette
du film Intouchables, qui avec 19,44 millions de spectateurs, est au
premier rang du box-office français en 2011 et le troisième plus gros succès du
cinéma français. Le 24 février 2012, il reçoit le César du meilleur acteur pour sa prestation dans Intouchables.
Ce succès lui ouvre notamment les portes d'Hollywood et il tourne dès lors dans
plusieurs blockbusters du cinéma américain. Il est en 2016 la personnalité
préférée des Français.
Biographie
Débuts et révélation comique
Il est le fils d'une femme de
ménage mauritanienne et d'un père ouvrier sénégalais, et d'origine Peulh, au
sein d'une fratrie de 8 enfants. Ses parents sont originaires du village
frontalier de Bakel dans l'est du Sénégal et le sud-est de la Mauritanie. Son
père, issu d'une famille de tisserands, est arrivé en France en 1962 pour
économiser de l'argent avant de retourner au Sénégal pour y ouvrir une boutique.
Mais il reste finalement en France où il travaille dans l'usinage de pièces
automobiles puis dans la logistique chez un sous-traitant automobile. Son
épouse le rejoint en 1974. La famille est installée à Trappes dans les Yvelines
où pendant son enfance, Omar côtoie Jamel
Debbouze de trois ans son ainé. Jamel habite le même quartier et est un ami
de son frère aîné.
Le jeune et prometteur Jamel, qui
cherche quelqu'un pour un pilote d'une émission, le fait rentrer à Radio Nova où Omar va régulièrement lors
des années 1996 et 1997 faire des piges après ses cours au lycée où il prépare
un bac professionnel chauffage et climatisation. C’est là qu’il rencontrera Fred Testot et créera avec lui le duo Omar
et Fred. Ils suivent ensuite Jamel
Debbouze sur la chaîne cryptée Canal
+, où Omar participe à l'émission Le
Cinéma de Jamel. Ils créent ensemble l'émission Le Visiophon, puis enchaînent alors les sketches sur petit écran et
les spectacles sur scène : Je ne fais pas
mon âge, Service après-vente des émissions, Omar et Fred : le spectacle.
Les deux complices font leurs
débuts au cinéma en 2000, toujours dans le sillage d'autres jeunes vedettes
révélées par la chaîne Canal +. Ils tiennent ainsi de petits rôles dans le
premier film d'Eric et Ramzy, La Tour
Montparnasse infernale de Charles Nemes.
Omar décroche aussi un rôle en
2002 dans Le Raid, premier gros projet du réalisateur Djamel Bensalah, qui sort alors d’un
premier succès surprise avec Jamel
Debbouze.
La même année, Omar Sy apparaît au générique d'autres
comédies : Le Bouletd'Alain
Berberian et Frédéric Forestier
et Samouraïs
de Giordano Gederlini, qui se
solderont par des échecs commerciaux.
En 2003, Omar Sy côtoie un autre jeune comédien issu de la télévision, Vincent Desagnat, pour la comédie
potache La Beuze, réalisée par François
Desagnat et Thomas Sorriaux, et
construite autour de la valeur montante Michaël
Youn.
Il le suit sur son nouveau
projet, sorti en 2004, la comédie Le
Carton, pour lequel il collabore de nouveau avec Charles Nemes et son compère Fred
Testot.
L'année suivante, c'est avec Djamel Bensalah qu'il retravaille, pour
un petit rôle dans Il était une fois dans l'oued.
Le SAV des Émissions et seconds rôles au cinéma
En 2005, le Service après-vente est
adapté sur Canal+ sous la forme de petits sketches d'une durée totale de 2 ou 3
minutes. La pastille connaît un succès croissant, permettant au duo de
comédiens de montrer l'étendue de leur répertoire, en interprétant tous les
jours des personnages hauts en couleurs.
Les réalisateurs Éric Toledano et Olivier Nakache confient alors à Omar son premier rôle important,
celui d'un moniteur d'une colonie de vacances, dans la comédie chorale, Nos
jours heureux, qui fut un gros succès de l'été 2006. La même année, il
double Zip pour la version française du jeu vidéo Tomb Raider Legend.
Le 5 juillet 2007, au
Tremblay-sur-Mauldre, il se marie à Hélène, la mère de ses quatre enfants.
En 2008, il retrouve, avec Fred Testot, le duo Éric Judor et Ramzy Bédia pour leur nouveau projet, Seuls two. Il collabore aussi avec
un autre ancien couple-phare de Canal +, Olivier
Baroux et Kad Mérad pour Safari.
La même année, il apparaît dans un
clip de Sinik.
Mais c'est Éric Toledano et Olivier
Nakache qui lui font de nouveau confiance pour un rôle d'envergure : celui
du jeune médecin Bruno, confronté au racisme ordinaire, dans la comédie Tellement
proches.
Cette année 2009 sera prolifique
puisqu'il joue des rôles aussi consistants dans d'autres comédies mais au
succès plus relatif : Envoyés très spéciaux de Frédéric Auburtin et King
Guillaume de Pierre-François
Martin-Laval.
Il joue aussi pour la dernière fois
au cinéma avec Fred Testot dans La Loi de Murphy de Christophe Campos. Les deux complices
prêtent aussi leur voix pour le court-métrage Logorama.
La même année, il apparaît dans
le clip de ZazieÊtre et avoir et dans le clip de Diam'sPeter Pan.
Enfin, il prête ses traits à l'un
des personnages du sixième film de Jean-Pierre
Jeunet, Micmacs à tire-larigot.
En 2010, il participe au
préambule du DVD du spectacle de Florence
ForestiMotherfucker, il y
incarne un chauffeur de taxi à l'accent africain faisant penser à son
personnage Doudou dans le Service Après-Vente.
En juillet 2011, il apparaît dans
Les Tuche d'Olivier Baroux.
Tête d'affiche et consécration
En 2011, il joue dans le film Intouchablesaux côtés de François Cluzet
où il incarne un jeune de banlieue, auxiliaire de vie d'un riche tétraplégique.
Le film, écrit et réalisé par Éric
Toledano et Olivier Nakache,
connait un énorme succès, avec plus de 19 millions de spectateurs, et se classe
au premier rang du box-office français en 2011.
À la suite de ce film qui lancera
véritablement sa carrière, le comédien devient la 3e personnalité préférée des
Français selon l'Ifop, derrière Yannick Noah et Zinédine Zidane. Ce film lui
permet également de remporter plusieurs prix (Globe de Cristal 2012 du meilleur acteur, Prix du meilleur acteur ex-æquo avec son partenaire François Cluzet au Festival
international du film de Tokyo et César du meilleur acteur lors de la 37e
cérémonie des César en 2012.
En 2012, Canal+ annonce que le Service après-vente des émissions ne
sera plus sur la grille de ses programmes à la rentrée de septembre. Omar doit
partir un an à Los Angeles.
En septembre, il fait partie des
stars à l'affiche de la comédie Les Seigneurs d'Olivier Dahan, où il joue le footballeur Wéké N’Dogo. Il participe
aussi à une autre comédie populaire Mais qui a retué Pamela Rose ? d'Olivier Baroux et Kad Merad.
Le 30 décembre de la même année, Omar Sy est élu personnalité préférée
des français, selon un classement établi par le Journal du dimanche. Il devance un autre acteur, Gad Elmaleh.
En 2012 toujours, il participe de
nouveau à une comédie mettant en scène un choc social et culturel, avec De
l'autre côté du périph de David
Charhon, où il joue le rôle d’un policier. En 2013, il figure au casting
quatre étoiles de L'Écume des jours, d’après Boris
Vian, réalisé par Michel Gondry.
Il y incarne Nicolas, le fidèle ami du héros joué par Romain Duris.
Confirmation et notoriété internationale
En 2014, Omar Sy fait ses débuts dans le cinéma étranger avec la production
américano-britannique X-Men: Days of Future Past où il
incarne le mutant Bishop. Il apparaît également dans Good People, un thriller
d'action mené par James Franco et Kate Hudson, et produit par Tobey Maguire.
Mais c'est en France qu'il tient
le haut de l'affiche, pour sa troisième collaboration avec Olivier Nakache et Éric
Toledano. Dans la comédie dramatique Samba, il incarne Samba Cissé, un
jeune immigré tentant de se faire une place dans Paris.
En 2015, il est au casting d'un
nouveau blockbuster très attendu : le quatrième volet de la saga Jurassic
Park, Jurassic World, réalisé par Colin
Trevorrow. Le film est un succès mondial.
La même année, il joue dans À vif!, une comédie dramatique de John
Wells, où il donne la réplique à Bradley
Cooper et Sienna Miller.
En 2016, il continue à alterner
ambitieux projets français et expériences américaines puisqu'il incarne Rafael
Padilla, alias le clown Chocolat, pour un biopic, Chocolat, réalisé par Roschdy Zem. Il est aussi à l'affiche
de Inferno,
le troisième volet de la saga cinématographique des aventures de Robert
Langdon, toujours incarné par Tom Hanks,
et mis en scène par Ron Howard. Pour
l'occasion, il retrouve son partenaire de Jurassic World, l'acteur indien
Irfan Khan.
En août 2016, il est désigné dans
un sondage IFOP pour le Journal du dimanche, comme étant la « personnalité
préférée des Français », prenant ainsi la place de Jean-Jacques Goldman.
Filmographie
Cinéma
2001 : La Tour Montparnasse infernale
de Charles Nemes : Le chauffeur de
taxi
2002 : Le Raid de Djamel Bensalah : Sergent ONU
2002 : Le Bouletd'Alain Berberian et Frédéric Forestier : Malien no 3
2002 : Samouraïsde Giordano Gederlini : Tyson
2003 : La Beuze de François Desagnat et Thomas Sorriaux : Michel Dembélé
2004 : Le Carton de Charles Nemes : Lorenzo
2005: Il était une fois dans l'oued
: le génie de la lampe
2006 : Nos jours heureuxd'Éric Toledano et Olivier Nakache : Joseph, un moniteur
2008 : Seuls two d'Éric Judor et Ramzy Bédia : Sammy, un Bouglioni
2009 : Safari,d'Olivier
Baroux : Youssouf Hammal
2009 : Tellement proches, d'Éric Toledano et Olivier Nakache : Bruno
2009 : Envoyés très spéciaux de Frédéric Auburtin : Jimmy
2009 : King Guillaume de Pierre-François Martin-Laval : Jean
Peter
2009 : La Loi de Murphy de Christophe Campos : Joachim Ortega /
Célestin
2009 : Micmacs à tire-larigot de
Jean-Pierre Jeunet : Remington
2011 : Les Tuched'Olivier Baroux : le curé
2011 : Intouchablesd'Éric Toledano et Olivier Nakache : Driss
2012 : Les Seigneursd'Olivier Dahan : Wéké N’Dogo
2012 : Mais qui a retué Pamela Rose ?d'Olivier Baroux et Kad Merad : Mosby
2012 : De l'autre côté du périph
de David Charhon : Ousmane Diakhaté
2013 : L'Écume des jours de Michel Gondry : Nicolas
2014 : X-Men: Days of Future Past
de Bryan Singer : Bishop
2014 : Sambad'Éric Toledano et Olivier Nakache : Samba Cissé
2014 : Dangerous People (Good People)
de Henrik Ruben Genz : Khan
Demain tout commence est
une comédie dramatique franco-britannique réalisée par Hugo Gélin, sortie en 2016. C’est le 2ème long métrage
de ce jeune réalisateur, fils de Xavier et petit-fils de Daniel, après Comme des frères, que j’avais beaucoup aimé. Le film est un remake du film
mexicain Ni repris, ni échangé sorti en 2013.
Résumé
Le film commence comme une
comédie. Samuel (Omar Sy) vit sur la
Côte d’Azur, conduisant les touristes à la journée sur un yacht qui appartient
à Samantha (Clémentine Célarié). Il
profite de son statut pour éblouir les filles qu’il ramène à bord pour coucher
avec elles. Un matin, une jeune femme, Kristin (Clémence Poésy) débarque de Londres en taxi avec un bébé dans un
couffin, Gloria, qu’elle lui présente comme sa fille. Elle lui emprunte 20 €
pour soi-disant payer le taxi et repart en lui laissant Gloria. Ne se sentant
pas prêt à assumer le rôle de père, il s’embarque pour Londres afin de rendre l'enfant à sa mère. Mais, là, il doit
se rendre à l’évidence : Kristin est introuvable. Sans ressources, ne
parlant pas un mot d’anglais, il va frapper à la porte de Bernie (Antoine Bertrand), un français homosexuel
producteur de cinéma qu’il a rencontré dans le métro. En tout bien tout honneur,
Bernie le loge, lui procure un travail et devient en quelque sorte le parrain
de Gloria. Tout en travaillant comme cascadeur, Samuel élève sa fille seul pendant
8 ans et ils deviennent inséparables. Pour elle, il invente une vie d’aventures
à Kristin, écrivant à sa place des mails et des cartes postales.
Un beau jour, Kristin réapparaît.
Au début, Samuel se réjouit que Gloria (Gloria
Colston), connaisse enfin sa mère mais ce bonheur ne durera que quelques
jours jusqu’à ce que Kristin manifeste son désir de l’emmener avec elle vivre
aux Etats-Unis. Dans un premier temps, le juge, considérant que Samuel est un
bon père et qu’il a sacrifié 8 ans de sa vie à élever sa fille, lui en donne la
garde exclusive. Mais Kristin ne s’avoue pas vaincu et exige un test de paternité
qui montre que Samuel n’est pas le père et le juge ne peut faire autrement que
de revenir sur sa décision et confier cette fois la garde à la mère.
Au moment où Kristin vient
chercher Gloria pour l’emmener aux USA, celle-ci s’enfuit par les toits avec
Samuel et ils regagnent la France.
Kristin, sachant que Gloria
souffre d’une maladie cardiaque qui la condamne, vient, accompagnée de Bernie passer
les dernières semaines en leur compagnie sur la Côte d’Azur.
Mon opinion sur ce film
Les quelques critiques que j’avais
lues sur ce film étaient plutôt négatives (« Comédie tire-larmes », Télérama ; « Tout sonne faux… », Le Parisien ; « Un film
paresseux », Le Figaro), je ne m’attendais
qu’à une énième comédie gentillette de plus. Mais, par les temps qui courent,
une comédie était la bienvenue. Et je n’ai pas été déçu car, après plusieurs
déceptions (dont Chocolat), j’y ai enfin retrouvé l’Omar Syirrésistible et solaire d’Intouchables, même si le
film ne peut être comparé à ce grand succès du cinéma français. La jeune
actrice anglaise Gloria Colston est
excellente elle aussi ainsi qu’Antoine
Bertrand qui mérite beaucoup mieux
que les quelques comédies de seconde zone où il a jusque-là été cantonné. Un
seul regret : la fin. La maladie de la fillette n’apporte rien et les
dernières images où Omar Sy, partagé entre le chagrin d’avoir perdu sa fille et
le bonheur de l’avoir élevée sont totalement superflues et, pour le coup,
sonnent faux. J’aurais été le réalisateur, je me serais arrêté aux
retrouvailles entre Kristin et Gloria sur la plage.
Chocolat est un film
biographique français réalisé par Roschdy
Zem, sorti en 2016.
Résumé
Ce film est un biopic de la vie
du clown Chocolat (Omar Sy),
librement inspiré du livre Chocolat,
clown nègre : l'histoire oubliée du premier artiste noir de la scène française
de Gérard Noiriel, publié par Bayard en 2012.
Chocolat a véritablement existé.
De son vrai nom Rafael Padilla, il devint en 1886 le premier artiste noir de la
scène française. Avant la guerre de 14, Il forma, avec un autre clown, George
Foottit (James Thierrée), un duo
comique à succès adulé du tout Paris. Foottit jouait le rôle du clown blanc, tyrannique,
et Chocolat, celui de son souffre-douleur. Après sa séparation d’avec Foottit,
il joua au théâtre et mourut en 1917. Le film commence avec l’enfance de
Chocolat, enfant d’esclave à Cuba. Après avoir été vendu à un colon espagnol,
il s’échappe et, sans identité, est embauché dans la troupe d’un minable cirque
itinérant, le Cirque Delvaux, pour jouer les anthropophages. C’est là qu’un
clown professionnel qui a connu la gloire mais est retombé dans l’oubli,
Foottit, le remarque et lui propose de l’associer à son numéro. Le succès est
immédiat et les deux compères sont vite repérés par Raoul Donval, le directeur
du Nouveau Cirque qui les embauche pour venir jouer à Paris. Leur carrière
prend alors une dimension nationale mais le succès monte vite à la tête de
Chocolat qui se met à boire et à se droguer, joue au jeu, etc. au grand
désespoir de Foottit qui essaie en vain de le ramener à la raison. Finalement,
Chocolat, en désaccord de plus en plus grand avec son partenaire quitte le
Nouveau Cirque pour le théâtre. Ce sera un échec cuisant. Il finira sa vie
ruiné, malade et mourra dans la misère de la tuberculose en 1917.
Mon opinion sur le film
On comprend mal pourquoi les
scénaristes ont toujours besoin de déformer la réalité. La plus grande réussite
du film est, d’une part sa distribution (avoir confié à Omar Sy le rôle de Chocolat et à James Thierrée celui de Foottit, est un coup de génie) et, d’autre
part, les reconstitutions d’époque (rues de Paris, costumes, lieux…) J’avais
déjà beaucoup appréciéOmar Sy dans Intouchables
qui reste pour moi son succès majeur, les autres rôles interprétés depuis ne lui
ayant pas donné l’occasion d’exprimer son talent (j’ai été déçu par sa
prestation dans A vif). Quant à James
Thierrée, je l’avais trouvé impressionnant de vérité dans le rôle de
Taloche, le gitan fou, dans le beau film Liberté de Toni Gatlif. Malgré ses distorsions avec la réalité, Chocolat n’en
est pas moins un beau film, avec des moments drolatiques et d’autres
extrêmement émouvants, qui aborde des sujets graves comme la colonisation, l’esclavage
et le racisme.
À vif ! (Burnt) est un film américain réalisé par
John Wells, sorti en 2015.
Résumé
Adam Jones (Bradley Cooper) est
un chef américain qui a fait ses armes à Paris mais a craqué suite à l’abus d’alcool
et de drogues. Lorsque le film commence, on le voit en train d’ouvrir sa millionième
huître dans un bouge de la Nouvelle-Orléans, chiffre qu’il note méticuleusement
dans un carnet qui ne le quitte pas. On comprend qu’il s’est lui-même imposé cette
période de purgatoire avant de se revenir sur le devant de la scène.
Il plaque alors son boulot
merdique pour venir à Londres, où il prend une chambre à l’hôtel tenu par son
ex-camarade, Tony (Daniel Brühl). Celui-ci le reçoit mal car, par ses colères
et sa violence, Adam a mis en pièces
leur belle amitié.
Mais Adam ne se laisse pas
décourager et avec une obstination qui confine à la folie, il recherche dans
tout Londres les meilleurs cuisiniers et finit par imposer son équipe à Tony.
Au départ les choses se passent
plutôt bien mais, bien qu’il ne boive plus et ne se drogue plus, Adam exige
trop de son équipe et menace par sa violence de tout faire voler en éclats.
Mon
opinion sur ce film
Je ne serais pas allé voir ce
film si je n’en avais pas entendu une bonne critique dans « On aura tout
vu », l’émission consacrée au cinéma le samedi sur France Inter. Je ne
suis en effet pas particulièrement passionné par toutes ces émissions du style
Top Chef ou le Meilleur pâtissier dont la télévision nous inonde depuis
quelques temps. Ceci dit, j’avais beaucoup apprécié le film de Christian
VincentLes Saveurs du Palais avec Catherine Frot dans le rôle d’Hortense
Laborie, la cuisinière personnelle de François Mitterand, film « savoureux »
à tous les sens du terme. Avec A vif !, nous sommes plutôt dans la compétition, la violence, voire la folie, que dénoncent de plus en plus de connaisseurs des
restaurants étoilés. Mais le film, presque traité comme un thriller, est réellement
épatant, sans temps morts, avec d’excellents dialogues et de très bons acteurs.
Je ne m’attendais pas à retrouver le Marine d’American SniperBradley Cooper
dans le rôle d’un chef étoilé mais il s’en sort très bien et il est parfaitement
crédible. Dommage pour les autres acteurs, qu’il écrase un peu de sa carrure et
de ses yeux bleus. Même notre Omar Synational est éclipsé dans un
rôle qui, pour être secondaire, n’est pourtant pas négligeable, de même que
Daniel Brühl, un de mes acteurs-fétiche, que j’ai trouvé bien meilleur dans d’autres films. Sans parler d'Uma Thurman, dont l'apparition fantomatique ne marquera pas les esprits. Une mention
spéciale cependant pour un jeune acteur que je ne connaissais pas, Sam Keeley.
Il est irlandais et a fait ses premières apparitions au côté de Robert Sheehan
dans la série The Misfits. Il a un magnétisme certain. C’est aussi un chanteur. Je pense qu’il ira loin. Emma Thompson n'est pas mal non plus dans le rôle d'une psy, même si on a du mal à la reconnaître.
Intouchables est un film français
écrit et réalisé par Olivier Nakache et Éric Toledano, sorti en France le 2
novembre 2011. Bien que relativement
boudé par les critiques, le film a recueilli un énorme succès auprès du public qui lui a
valu de figurer dans le classement des 5 films français à avoir obtenu le plus
gros succès au box-office.
Résumé
L'histoire est inspirée de la vie
de Philippe Pozzo di Borgo (auteur du livre autobiographique Le Second Souffle)
où il raconte sa vie de tétraplégique. Homme d’affaire, fan de vitesse et de
sports extrêmes, il est devenu tétraplégique en 1993 à la suite d’un accident de
parapente. Il rencontre Abdel Yasmin Sellou, un aide à domicile sans formation
issu de la banlieue qui deviendra son ami. C'est le visionnage d'un documentaire
intitulé « A la vie, à la mort » sur ce destin extraordinaire qui donna l’idée aux deux réalisateurs de faire
ce film. Nous étions alors en 2004 et les deux cinéastes, bien que séduits par
l'idée, ne se sentaient pas de taille à affronter un tel sujet. Ce n'est
qu'après la sortie de leur film Tellement proches en 2008 qu'ils se sont lancés dans ce
projet. Le générique de fin indique que 5 % des bénéfices réalisés par le film
sont reversés à une association pour les personnes paralysées : Simon de
Cyrène, fondée par Laurent de Cherisey.
Le film, bien que fidèle aux faits, est une
adaptation libre de l'histoire de Philippe Pozzo di Borgo (dont le rôle est tenu par François Cluzet). Dans la vie, son aide à domicile était
d’origine maghrébine alors que, dans le film, Driss (Omar Sy) est d’origine sénégalaise, mais la relation entre deux
hommes issus de milieux très différents a été conservée et beaucoup d’épisodes
et de scènes du film sont directement inspirées de la réalité.
L’histoire commence la nuit, sur
le périphérique parisien. Driss est au volant du bolide de luxe (une Maserati Quattroporte) de Philippe et conduit à toute vitesse, en slalomant
parmi les voitures. Très vite pris en chasse par la police, ils sont arrêtés et, pour
justifier sa conduite, Driss dit aux policiers que son patron,
Philippe, tétraplégique est en pleine crise et doit être conduit aux urgences.
En réalité, Philippe simule un malaise pour berner les policiers, qui les
escortent avec les gyrophares jusqu'à l’hôpital.
La rencontre des deux hommes est
ensuite racontée sous la forme d'un flash-back, qui occupe l'essentiel du film.
Quelques mois plus tôt, Philippe, riche tétraplégique, assisté de sa
secrétaire, Magalie (Audrey Fleurot)
fait passer des entretiens d’embauche pour recruter son nouvel auxiliaire de
vie. Driss figure parmi les candidats mais il n’est venu à la convocation que pour être en règle avec les Assedic, car il n’a pas l'intention de postuler. Pendant l'entretien, il se comporte en épouvantable macho, draguant la secrétaire de Philippe mais son attitude, au lieu de le faire renvoyer sur le champ, plaît à Philippe qui l’invite à revenir le lendemain matin pour
chercher sa signature.
Driss, de retour dans sa
banlieue, revient chez sa mère qui
travaille comme femme de ménage et doit, le soir, faire de longs trajets en RER
pour rentrer chez elle et s'occuper de ses nombreux enfants. Excédée de revoir Driss après six mois d’absence pendant
lesquels il n’a donné aucune nouvelle (il était en prison pour un vol qui a mal tourné, elle le met dehors.
Le lendemain, bien qu’il ait
passé la nuit à traîner avec ses potes et à fumer des joints, Driss se présente à l’heure dite devant l’hôtel
particulier de Philippe et il apprend, à sa grande surprise, qu'on le prend à
l'essai.
Après avoir découvert l'ampleur du handicap de Philippe, il prend
connaissance de son appartement de fonction, et est ébloui par la salle de
bains, sans comparaison avec celle de l’ancien HLM qu’il partageait tant bien
que mal avec toute sa famille.
Driss, bien que traînant les pieds en raison de
la gêne qu’il ressent devant les soins qu'il doit prodiguer à Philippe, prend
ses fonctions. Il accompagne son patron dans tous les instants de sa vie
quotidienne, découvrant avec étonnement son mode de vie et, avec perplexité,
ses habitudes de collectionneur d'art moderne. Avec lui, il garde cependant son
franc-parler, sa joie de vivre et sa présence redonne à Philippe le goût de
vivre.
Le choix de Philippe n’est
cependant pas du goût de tout le monde. Autour de lui, plusieurs de ses
familiers acceptent difficilement la présence de ce grand type au comportement peu orthodoxe mais Philippe ne se
laisse pas impressionner et il leur impose ses choix sans discussion possible.
Au fil du temps, Driss et
Philippe deviennent plus proches. Le comportement de Driss est tout d'abord
fantaisiste et fait tâche au sein du personnel de l'hôtel particulier; mais
l'aide-soignant improvisé prend progressivement ses tâches au sérieux et s’occupe
avec une attention dont on ne l’aurait pas cru capable de son patron, même
lorsque celui-ci est victime de terribles crises de douleurs psychosomatiques. A
travers les yeux de Driss, le spectateur découvre mieux Philippe et découvre qu’outre
son handicap, il cache une profonde blessure : celle de la perte de son
épouse adorée, morte d’une terrible maladie.
Progressivement, Philippe est
incité par Driss à mettre un peu d'ordre dans sa vie privée, en recadrant
notamment sa fille Elisa, qui se conduit odieusement envers le petit personnel.
De son côté, si Driss est initialement surpris par les goûts de Philippe en
matière d'art moderne et d'opéra, il fait ensuite preuve d'ouverture culturelle
et se met lui-même à improviser un tableau abstrait.
Driss découvre aussi que Philippe
entretient une relation, purement épistolaire, avec une femme nommée Éléonore,
résidant à Dunkerque, qu'il n'a jamais vue; il incite son patron à la
rencontrer mais Philippe, qui craint de confronter sa correspondante à son
handicap, se défile au dernier.
Driss doit alors provisoirement abandonner
son travail pour régler une situation dangereuse dans laquelle son petit frère
s’est laissé entraîner par un gang qui l’a embrigadé.
Mais Philippe ne supporte aucun des remplaçants
de Driss et tombe dans la dépression. Yvonne (Anne Le Ny), sa gouvernante, rappelle Driss en catastrophe.
Celui-ci revient et, sans le dire à Philippe, arrange un rendez-vous avec
Éléonore dans un restaurant. Le film se termine là. Driss laisse Philippe à son
rendez-vous et s'éloigne sur la plage. Un carton final apprend au spectateur le
destin des hommes qui ont servi de modèle à cette histoire. Philippe s'est
marié et a eu des enfants, son ancien employé s'est également marié et a fondé
sa propre entreprise. Une dernière image montre les véritables protagonistes de
l'histoire, qui sont restés très proches.
Pour une fois, la bande originale
d’un film français est remarquable et je tiens à le mentionner dans cette
chronique. Elle fait une large place à la musique classique et à l’opéra (qui
représente tout l’univers de Philippe alors que Driss y reconnaît des
publicités entendues à la télévision). Parmi les musiques diffusées, on notera :
Fly Ludovico Einaudi
Writing Poems Ludovico Einaudi
dirigeant l'orchestre philharmonique tchèque, Prague
The Ghetto - Album Version George Benson
Der Freischütz - Act 1 Peter
Schreier, ténor, Staatskapelle Dresden sous la direction de Carlos Kleiber
You're Goin' Miss Your Candyman Terry Callier
Blind Test François Cluzet et
Omar Sy
L'origine Nascosta Ludovico Einaudi
Feeling Good - Album Version Nina Simone
Cache-Cache Ludovico Einaudi
Concerto pour 2 violons et
orchestre à cordes, Op.3 N°8 (Allegro) de Vivaldi interprété par l’Angelicum
Orchestra of Milan
Una Mattina Ludovico Einaudi
Red Lights Vib Gyor
Autres œuvres entendues dans le
film :
Earth, Wind and Fire : September, Boogie
Wonderland
Schubert : Ave Maria
Mozart : La Flûte enchantée
Frédéric Chopin : Nocturne op.9
n°1 en si bémol mineur
Vivaldi : Les Quatre saisons,
l'Été
Bach : Badinerie de la 2e suite
en si mineur, prélude de la suite pour violoncelle N° 1. BWV 1007
Mon opinion sur ce film
Vouloir réaliser une comédie sur un sujet comme le handicap était, pour les réalisateurs Olivier Nakache et Eric Toledano, dont c'était seulement le 4ème long métrage, un pari risqué. Le succès inouï qu'a remporté ce ce film, non seulement en France mais dans le monde entier avec 52 millions d'entrées, est à n'en pas douter imputable à la prestation remarquable de ses deux acteurs principaux. Sa réussite est aussi due à ses réalisateurs qui ont su aborder le handicap sans mièvrerie, comme un fait avec lequel il faut compter, ni plus ni moins, et ont désamorcé le mélo grâce à des situations et des dialogues décomplexés rendus irrésistibles par la joie de vivre communicative et le rire explosif d'Omar Sy.
Ce film aura certainement fait beaucoup pour la situation
des handicapés en France même si ce n’est pas suffisant pour faire évoluer les
mentalités, à commencer par celles des politiques, comme l'a démontré l'inadmissible report de
plusieurs années l’application de la loi sur le handicap qui aurait dû entrer en vigueur en…
2005 !!!