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vendredi 5 janvier 2024

Emma Thompson - C à Vous - 26/06/2018

CRUELLA comédie de Craig GILLESPIE (USA-2021)

 

Cruella est un film américain réalisé par Craig Gillespie, sorti en 2021. Le film est centré sur le personnage de Cruella d'Enfer (de Vil, dans la version anglaise), créé par Dodie Smith dans son roman Les 101 Dalmatiens en 1956, et plus précisément, sur la version du personnage introduite dans l'adaptation cinématographique des studios Disney sortie en 1961. Cruella s'inscrit dans une volonté du studio d'adapter en prises de vues réelles ses films d’animation dits « classiques ». Il s'agit du troisième film de la franchise 101 Dalmatiens à utiliser ce procédé. Pensé comme un préquel, le film explore la jeunesse de Cruella, plusieurs années avant les événements du film d'animation. Emma Stone interprète la future méchante alors qu'elle n’est encore qu’Estella, une fillette orpheline dont le rêve est de devenir une grande créatrice de mode. Elle attire par hasard l'attention de la baronne von Hellman (Emma Thompson), une créatrice impitoyable ayant un lien avec la disparition de sa mère.

Présentation

Le film commence dans un pensionnat où Estella Miller (Tipper Seifert-Cleveland) a été placée par sa mère Catherine (Emily Beecham) qui l’élève seule. La fillette de 12 ans, est harcelée par les autres élèves car elle a une particularité : une partie de sa chevelure est noire alors que l’autre est blanche. Anita (Florisa Camara), une de ses compagnes noires, elle aussi harcelée pour sa couleur de peau, lui vient en aide et, ensemble, elles rendent coup pour coup et se font respecter, non sans soulever les critiques du directeur rigoriste de l’école (Leo Bill), qui finit par convoquer la mère Catherine et exclure Estella que sa propre mère, tout en la chérissant, surnomme parfois Cruella en raison de son caractère obstiné et violent.

Après avoir pris la défense de sa fille et dit ses quatre vérités au directeur éberlué, Catherine entraîne Estella avec elle. Elles se rendent chez une des vieilles connaissances de Catherine, la baronne von Hellman (Emma Thompson), la richissime et redoutée créatrice de mode qui organise une fête somptueuse dans son manoir, pensant lui demander une aide financière. Estella, comme à son habitude, trouble la fête et la baronne, furieuse, après avoir éconduit Catherine, lâche ses féroces dalmatiens sur elle. Devant les yeux d’Estella, sa mère bascule dans le vide et se tue.

La fillette se sent alors responsable de la mort de sa mère. Désormais orpheline, Estella retourne à  Londres où elle se lie d'amitié avec deux petits voleurs de son âge, Jasper (Ziggy Gardner) et Horace (Joseph MacDonald).

Dans les années 1970, Estella (Emma Stone) et ses deux compagnons d’infortune Jasper (Joel Fry) et Horace (Paul Walter Hauser), qui forment un redoutable trio de voleurs, décide d’accomplir son rêve de petite fille, devenir créatrice de mode. Après avoir trouvé une annonce dans le journal, elle se fait embaucher dans le magasin Liberty of London. Mais, devenue la bête noire du directeur qui la rabaisse et la cantonne au ménage, elle saccage, sur un coup de colère, l’une des vitrines du grand magasin. Survient alors la baronne qui admire ce qu’elle a fait et la prend à son service. Mais ce n’est, pour Estella, que retomber de Charybde en Sylla, tant le côté dictatorial de sa patronne, qui exploite sans état d’âme sa créativité, lui est insupportable.

Après de multiples avanies, elle décide de laisser libre cours à son côté sombre, et devient Cruella, qui n’aura de cesse que de se venger de la baronne dont il s’avère, après les révélations de son majordome John (Mark Strong), qui prend fait et cause pour la jeune femme, qu’Estella est la fille de la baronne et que, comme dans Blanche Neige, elle a voulu la faire tuer à sa naissance.     

Mon opinion

Le film est sorti en pleine crise du COVID et a vu son exploitation perturbée par les mesures sanitaires et la fermeture des cinémas. Disney l’a alors proposé sur les plateformes numériques en achat digital et je ne l’aurais pas vu s’il n’était passé à la télévision. En effet, j’avais une prévention contre ce que je considérais être une énième adaptation des 101 dalmatiens, l’iconique dessin animé de la grande période des studios Disney, sorti en 1961, devenu une franchise après pas moins d’une 10e d’adaptations plus ou moins réussies, que ce soit en films, séries ou même jeux vidéos. Je gardais cependant en mémoire celle en vues réelles de Stephen Herek, avec Glenn Close qui y campait une terrifiante Cruella d’Enfer.  

J’ai beaucoup apprécié le film Cruella dont la réalisation m’a rappelé, par son inventivité, son ryhme et ses couleurs certains films de Tim Burton. Je lui reprocherai seulement sa longueur (2.15 H). La bande son éclectique, sélectionnée par Nicholas Britell (Supertramp, The Bee Gees, The Doors, Nina Simone…) m’a aussi évoqué les meilleurs moments du film Chevalier où le réalisateur n’a pas hésité à introduire des morceaux de rock dans une action qui se passe au Moyen âge. On apprécie aussi particulièrement l’extraordinaire jeu des deux Emma (Emma Stone et Emma Thompson) qui se livrent, pour notre plus grand plaisir un duel mortifère qui n’est pas sans rappeler celui de Meryl Streep et d’Anne Hathaway dans Le Diable s’habille en Prada, assassinant au passage tous les travers du monde de la mode.       

dimanche 19 mai 2019

LES VESTIGES DU JOUR de James IVORY GB-USA 1993)


Vu à la télévision. 

Les Vestiges du jour (The Remains of the Day) est un film américano-britannique réalisé par James Ivory sorti en 1993, inspiré du roman du même nom de Kazuo Ishiguro.

Présentation

Le film alterne les séquences qui se passent en 1959 et en 1936.

En 1959, Miss Kenton (Emma Thompson), ancienne gouvernante de Lord Darlington (James Fox), récemment décédé, rédige une lettre à l’intention de l’ex-majordome, James Stevens (Anthony Hopkins). Elle y évoque un scandale qui a éclaté après la guerre ayant impliqué le comte. Afin d'aller rendre visite à Miss Kenton, Stevens obtient un congé de son nouveau patron, un riche américain nommé Jack Lewis (Christopher Reeve) qui a racheté le domaine après le décès Darlington. Chemin faisant, dans la vieille limousine Daimler que Lewis lui a prêtée, Stevens repense au jour de 1936 où il a engagé Miss Kenton.

Flash-back en 1936, où Stevens, responsable de toute la domesticité du domaine, fait engager son père au passé prestigieux comme majordome-adjoint, et Miss Kenton comme intendante. Celle-ci va se révéler une excellente professionnelle. Stevens – quadragénaire consciencieux, réservé, témoignant d'une autorité naturelle – a totalement intériorisé les devoirs de sa charge sur laquelle il centre son existence. Appréciant réellement la personnalité et la compagnie de Miss Kenton, il se refuse d'y voir une autre raison que professionnelle.

Lors de cette même année, Lord Darlington organise une conférence internationale chez lui en vue d’établir la paix avec l'Allemagne (dans le livre, cette conférence a lieu en 1923 ; en 1936, non seulement l'Allemagne était déjà remilitarisée, mais appuyait la guerre d'Espagne de toute sa force aérienne). Ses invités et lui désirent la soutenir politiquement. Seul un membre du Congrès américain, le sénateur Lewis, manifeste fermement son opposition, estimant qu’on ne peut négocier avec le diable. Pendant cette réunion, on annonce à Stevens le décès de son père mais, faisant passer ses devoirs avant son amour filial, il n’interrompt pas son service et délègue Miss Kenton pour rester au chevet de son père.

Peu avant la guerre, Stevens est forcé de licencier deux employées allemandes d’origine juive, décision qui ulcère Miss Kenton. Bien que bouleversé par la décision de Lord Darlington, Stevens ne laisse cependant rien paraître de son sentiment mais Miss Kenton, elle, menace de démissionner sans toutefois le faire. Plus tard, Lord Darlington, pris de remords (« Ce que nous avons fait est mal »), cherche à faire retrouver les jeunes filles pour leur rendre leur emploi, en vain.

Nous voici à nouveau en 1959. Dans un pub où il s'est arrêté, l'allure et les excellentes manières de Stevens le font prendre pour un respectable aristocrate par les clients, et il se laisse prendre à ce jeu : il admet avoir vu Churchill, en se gardant bien de préciser dans quel contexte. Le médecin du village n'est pas dupe et, lorsque tous deux se retrouvent seuls, pose une question concernant « le traître Darlington ». Stevens répète, fort gêné toutefois, qu'il n'avait pas à juger son maître, que chacun peut faire une erreur et que lui-même entreprend justement ce voyage pour essayer d'en réparer une.
Retour en 1939. Lors d'une autre soirée de décideurs anglais, l'un d'eux veut tester la compréhension que peut avoir le peuple de la situation internationale tendue et il questionne à cet effet Stevens, lequel est incapable de donner quelque avis que ce soit. Devant la froideur de Stevens à son égard, Miss Kenton se tourne vers Thomas Benn qui lui propose le mariage.

Lord Darlington organise une entrevue secrète entre le premier ministre anglais Neville Chamberlain et l'ambassadeur d'Allemagne Ribbentrop : la politique d'Hitler, en particulier ses visées sur la Bohême, est soutenue par tous les intervenants. Nous sommes alors bien loin de l'esprit conciliant et amical de la conférence de 1936.

1959. Vingt ans se sont écoulés : Stevens retrouve Miss Kenton. Ils discutent de tout et de rien, de son mariage raté à elle, mais aussi du procès que Lord Darlington a perdu après la Guerre alors qu'il voulait défendre son honneur. Stevens offre à Miss Kenton de revenir à Darlington. Venant d'apprendre la grossesse de sa fille, celle-ci se voit contrainte de ne pas accepter. Ils se quittent… mais les frustrations liées à leur attirance réciproque sont toujours bien présentes.

Mon opinion sur ce film

« Typically english » dans sa forme et dans son fonds, ce film restera sans nul doute le chef d’œuvre de James Ivory, un film élégant, subtil, tout en nuances, qui mêle intelligemment politique et affaires de cœur.

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jeudi 23 août 2018

MY LADY film dramatique de Richard EYRE (GB-2018)


My Lady est un drame britannique, réalisé par Richard Eyre et sorti en 2018 en France. Il s'agit de l'adaptation du roman L'Intérêt de l'enfant (The Children Act) de Ian McEwan (2014).

Résumé

Fiona Maye (Emma Thompson) est juge à la Haute Cour de justice d’Angleterre et du pays de Galles. Tout entière accaparée par son métier, elle ne s'est pas rendue compte que son mariage se défaisait jusqu'à ce que son mari, Jack (Stanley Tucci), professeur de littérature, lui avoue qu'il a une aventure.

Dans le même temps, elle se trouve devant un cas de conscience terrible : doit-elle décider d’autoriser la réalisation d’une transfusion sanguine à Adam Henry (Fionn Whitehead), un adolescent de 17 ans, atteint d’une leucémie à laquelle ses convictions religieuses (il est Témoin de Jéhovah), l'interdisent. Contre toute règle déontologique, avant de rendre un jugement qui engage la vie ou la mort du patient, elle décide de rendre visite à l’adolescent afin de se faire une opinion sur la fermeté de sa décision. Elle découvre un garçon, certes convaincu, mais aussi avide de vivre, passionné de poésie et de musique. Cette rencontre va bouleverser leur existence à l’un et à l’autre.

Mon opinion sur ce film

« My lady » (à ne pas confondre avec The Lady) est la formule par laquelle on s'adresse, en Grand-Bretagne, à une femme juge à la Haute Cour. Ce titre pourrait induire en erreur car, sous ses aspects sobres (presque trop, regretteront certains) et presque rébarbatifs, le film révèle une grande profondeur et recèle une puissance dramatique qui bouleverse. 

En effet, même si on n’est pas attiré par le monde de la justice, on ne pourra pas rester insensible au dilemme moral auquel se trouve confrontée la juge Fiona Maye quand elle est face au cas du jeune Adam, partagé entre des convictions religieuses, que le spectateur juge absurde, et la soif de vie qui anime tout adolescent de 17 ans. Fiona refuse de se laisser dicter son opinion par l'émotion ou la morale et se force à rester impartiale et appliquer la loi. La réussite de sa performance réside dans l'équilibre qu'elle arrive à incarner entre la rigidité que lui impose sa fonction et l'humanité qu'elle a en elle. Quant au jeune acteur qui joue le rôle d’Adam, Fionn Whitehead, que j’ai découvert, il est bouleversant. Un coup de chapeau aussi aux choix musicaux, principalement de la musique classique ou religieuse qui sous-tend admirablement l’ensemble du film sans déborder comme c’est malheureusement trop souvent le cas.

Au milieu d'une production pléthorique mais souvent décevante, une pépite qu’il ne faut surtout pas rater.

Avec Emma Thompson, je vous recommande surtout :

- Dans l'ombre de Mary

Et, bien sûr, dans un tout autre genre, son époustouflante transformation dans la série des Nanny McPhee. Il faut être une grande actrice pour accepter de se laisser enlaidir à ce point !

mardi 11 avril 2017

NANNY MCPHEE ET LE BIG BANG (GB-2010)


Nanny McPhee et le Big Bang est un film britannique réalisé par Susanna White sorti en 2010. Il est la suite de Nanny McPhee.

Résumé

Isabel Green n’a plus de nouvelles depuis trois mois de son mari Rory parti à la guerre. Elle élève seule ses trois enfants, Norman (14 ans), Megsie (13 ans), et Vincent (6 ans) qui ne cessent de se chamailler. Elle doit aussi résister à son beau-frère Phil qui la pousse à lui vendre la ferme familiale. La situation se complique un peu plus avec l'arrivée de ses deux insupportables neveux de Londres, Célia (13 ans) et Cyril (13 ans).

Le jour où les cousins de ses enfants arrivent, ils se retrouvent très vite en conflit avec les enfants d'Isabelle, car ils sont habitués à vivre dans le luxe et méprisent ouvertement le mode de vie des Green. Lorsqu’Isabelle arrive chez elle, c’est pour tomber en pleine dispute entre ses enfants et les cousins. C'est alors qu'elle reçoit la visite de Nanny McPhee, une femme étrange qui prétend avoir été envoyée par l'armée pour l'aider à gérer ses enfants. Isabelle refuse dans un premier temps, puis, se rendant compte qu’elle est débordée et à bout de nerfs, se laisse convaincre.

Nanny McPhee tombe sur les cinq enfants en train de se battre et utilise sa canne magique pour les forcer à s'excuser les uns auprès des autres. Au début réticents, les garnements sont vite forcés de s’exécuter lorsque les lettres du père des enfants Green risquent de finir en cendres. Nanny McPhee les envoie ensuite se coucher et leur demande de partager leurs lits, mais ces derniers, rancuniers et de mauvaise volonté, disent préférer dormir avec les animaux de la ferme que de partager leurs lits avec leurs cousins. Pour leur donner une leçon, Nanny McPhee exauce ce souhait fantaisiste.
De son côté, Phil, le beau-frère d'Isabelle, poursuit ses manigances pour obliger Isabelle à vendre la ferme. En effet, il a des dettes de jeu et sa vie est menacée par la directrice d'un casino, qui envoie régulièrement deux femmes pour le harceler. Pendant que tout le monde dort dans la ferme, il libère les cochons que la famille Green a prévu de vendre pour réparer la moissonneuse et mener à bien la moisson sans laquelle Isabelle sera acculée à la ruine.

Le lendemain matin, lorsque les enfants se lèvent, ils constatent, effarés, que les cochons ont disparu. Ils mettent leur rancœur de côté et font équipe pour les récupérer. Comme ils vont trop vite au goût de Nanny McPhee, cette dernière utilise ses pouvoirs pour rendre les cochons capables de grimper aux arbres, voler et faire de la natation synchronisée ; cette manœuvre vise à la fois à amuser les enfants et à les rapprocher les uns des autres. Ils réussissent finalement à capturer les animaux.

Plus tard, lors d'un pique-nique, Isabelle reçoit un télégramme qui lui annonce que son mari est mort à la guerre, mais Norman ne veut pas croire à cette terrible nouvelle. Il a le pressentiment que son père est toujours vivant. Il va donc se rendre à Londres avec Cyril grâce à Nanny McPhee pour en savoir plus. Une fois à Londres, les deux garçons retrouvent le père de Cyril qui après vérification, découvre que le père de Norman n'est en réalité que « porté disparu ». Le jeune garçon comprend alors que c'est Phil qui a rédigé un faux télégramme pour pousser sa belle-sœur au désespoir et l’obliger à vendre ses biens. Norman s'empresse donc de retourner voir sa mère et lui apprend la vérité. Pris de remords, Phil se menotte dans la cuisine. Mal lui en prend : les deux femmes envoyées pour le forcer à rembourser sa dette débarquent et s'apprêtent à l'empailler pour le punir. 

C'est alors qu'un bombardier passe au-dessus de la ferme et largue par erreur une bombe dans le champ des Green. Si elle explose, toute la récolte sera perdue ; les enfants se résolvent donc à désamorcer la bombe eux-mêmes. Après quelques sueurs froides, et grâce à un nouveau travail d'équipe, ils y parviennent, et Nanny McPhee, grâce à ses pouvoirs magiques, effectue elle-même la récolte. Elle débarrasse en même temps Phil de ses ennemies. Elle se dispose ensuite à partir, ayant inculqué aux enfants toutes les valeurs qu'elle avait prévues.

Personne n'est évidemment disposé à la voir partir et font tout pour la retenir. C’est à ce moment que Rory Green revient de la guerre.

Mon opinion sur ce film

Malgré une pléiade d’artistes de 1er plan, à commencer par Emma Thompson, toujours géniale dans le rôle de Nanny PcPhee, mais aussi de Maggie Gyllenhaal (Isabelle Green), la grande Maggie Smith (Mme Docherty), d’Ewan McGregor (Rory Green) ou de Ralph Fienes (Lord Gray), ce 2ème opus n’arrive pas à la cheville du premier Nanny McPhee à force d’un scénario alambiqué (quel besoin avait-t-on de l’épisode superflu de Phil et de ses persécutrices?) et d’effets spéciaux grandiloquents. A part Emma Thompson et Maggie Smith, toujours impeccables, le seul acteur à tirer son épingle du jeu est l’étonnant Asa Butterfield, remarquable jeune acteur que l’on avait découvert deux ans plus tôt dans le bouleversant Le garçon au pyjama rayé.

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mardi 4 avril 2017

NANNY McPHEE (GB-2005)


Nanny McPhee est un film britanno-américano-français réalisé par Kirk Jones, sorti en 2005. Il s’agit d’une adaptation du roman pour enfants Nurse Matilda écrit en 1964 par Christianna Brand.

Résumé

Cedric Brown (Colin Firth) est veuf depuis peu, et ses sept enfants Simon (Thomas Sangster), Tora, Eric, Lily, Christianna, Sebastien et Agatha ont déjà fait fuir dix-sept nounous par leurs comportements insupportables. Le soir où les enfants sont particulièrement déchaînés, une nouvelle gouvernante sonne à la porte. Elle s'appelle Nanny McPhee (Emma Thompson) et elle a toutes les apparences d’une sorcière. Elle compte imposer sa discipline et peut compter là-dessus sur son physique effraie les enfants mais, la première impression surmontée, ils sont confiants en leur capacité à la faire fuir comme les autres. Mais ils ne savent pas à qui ils ont affaire car Nanny McPhee, outre son aspect repoussant, a des pouvoirs magiques qu’elle compte bien utiliser pour faire rentrer les petits monstres dans le droit chemin.

Le spectateur lui aussi se demande qui est Nanny McPhee ? : s'agit-il d'une sorcière ou d'une gentille magicienne ? Il apparaît cependant rapidement que Nanny McPhee est la meilleure nounou du monde. Son programme est en 5 leçons. À chaque leçon apprise, son physique et ses méthodes se radoucissent. En premier lieu ses verrues disparaissent. Les méthodes peu orthodoxes de cette nounou pas comme les autres finissent par porter leurs fruits et elle se fait aimer des enfants.

Une nouvelle épreuve attend cependant la famille. Cedric Brown est contraint par sa tante à se remarier s'il veut conserver la rente qu’elle lui attribue. La seule prétendante est une femme particulièrement méchante. Les enfants s'organisent alors pour empêcher le mariage. C'est au cours de cette dernière épreuve que Nanny McPhee va mettre en pratique ses deux dernières leçons. L’harmonie rétablie, telle Mary Poppins, Nanny McPhee s'en va.

Références au film Mary Poppins (1964)

  • Comme dans Mary Poppins, les enfants font fuir les nounous les unes après les autres.
  • Comme Mary Poppins, Nanny McPhee arrive au moment même où la dernière nounou quitte la maison, excédée.
  • Nanny McPhee, la seule gouvernante qui parvient à s'imposer, est une magicienne. C'est en partie grâce à la magie que Mary Poppins parvient à discipliner les enfants Banks.
  • Comme Nanny McPhee, Mary Poppins quitte le foyer une fois les problèmes résolus.
  • Mary Poppins est un personnage mystérieux. On ne sait d’où elle vient, ni qui elle est. C'est également le cas de Nanny McPhee.


Autour du film

Le tournage s'est déroulé dans le Dorset et à Londres, ainsi qu'aux studios Pinewood.

Il s'agit de la seconde collaboration entre Emma Thompson et Colin Firth, après Love Actually en 2003, dans lequel jouait également Thomas Sangster.

Tout comme Emma Thompson (Sybille Trelawney) avant elles, Imelda Staunton (l'horrible Dolores Ombrage) et Kelly MacDonald (Helena Serdaigle) rejoindront la saga Harry Potter.

La suite de ce film, Nanny McPhee et le Big Bang, est sortie le 31 mars 2010. Elle est malheureusement bien moins réussie que ce premier opus. 

Dans le même esprit, vous pouvez voir : 

samedi 14 novembre 2015

A VIF ! Film de John Wells (USA-2015)


À vif ! (Burnt) est un film américain réalisé par John Wells, sorti en 2015.

Résumé

Adam Jones (Bradley Cooper) est un chef américain qui a fait ses armes à Paris mais a craqué suite à l’abus d’alcool et de drogues. Lorsque le film commence, on le voit en train d’ouvrir sa millionième huître dans un bouge de la Nouvelle-Orléans, chiffre qu’il note méticuleusement dans un carnet qui ne le quitte pas. On comprend qu’il s’est lui-même imposé cette période de purgatoire avant de se revenir sur le devant de la scène.

Il plaque alors son boulot merdique pour venir à Londres, où il prend une chambre à l’hôtel tenu par son ex-camarade, Tony (Daniel Brühl). Celui-ci le reçoit mal car, par ses colères et sa violence,  Adam a mis en pièces leur belle amitié.

Mais Adam ne se laisse pas décourager et avec une obstination qui confine à la folie, il recherche dans tout Londres les meilleurs cuisiniers et finit par imposer son équipe à Tony.
Au départ les choses se passent plutôt bien mais, bien qu’il ne boive plus et ne se drogue plus, Adam exige trop de son équipe et menace par sa violence de tout faire voler en éclats.

 Mon opinion sur ce film

Je ne serais pas allé voir ce film si je n’en avais pas entendu une bonne critique dans « On aura tout vu », l’émission consacrée au cinéma le samedi sur France Inter. Je ne suis en effet pas particulièrement passionné par toutes ces émissions du style Top Chef ou le Meilleur pâtissier dont la télévision nous inonde depuis quelques temps. Ceci dit, j’avais beaucoup apprécié le film de Christian Vincent Les Saveurs du Palais avec Catherine Frot dans le rôle d’Hortense Laborie, la cuisinière personnelle de François Mitterand, film « savoureux » à tous les sens du terme. Avec A vif !, nous sommes plutôt dans la compétition, la violence, voire la folie, que dénoncent de plus en plus de connaisseurs des restaurants étoilés. Mais le film, presque traité comme un thriller, est réellement épatant, sans temps morts, avec d’excellents dialogues et de très bons acteurs. Je ne m’attendais pas à retrouver le Marine d’American Sniper Bradley Cooper dans le rôle d’un chef étoilé mais il s’en sort très bien et il est parfaitement crédible. Dommage pour les autres acteurs, qu’il écrase un peu de sa carrure et de ses yeux bleus. Même notre Omar Sy national est éclipsé dans un rôle qui, pour être secondaire, n’est pourtant pas négligeable, de même que Daniel Brühl, un de mes acteurs-fétiche, que j’ai trouvé bien meilleur dans d’autres films. Sans parler d'Uma Thurman, dont l'apparition fantomatique ne marquera pas les esprits. Une mention spéciale cependant pour un jeune acteur que je ne connaissais pas, Sam Keeley. Il est irlandais et a fait ses premières apparitions au côté de Robert Sheehan dans la série The Misfits. Il a un magnétisme certain. C’est aussi un chanteur. Je pense qu’il ira loin. Emma Thompson n'est pas mal non plus dans le rôle d'une psy, même si on a du mal à la reconnaître.    

vendredi 27 mars 2015

LOVE ACTUALLY comédie romantique de Richard Curtis (GB-2003)


Love actually est une comédie romantique britannique de Richard Curtis (2003). Ce film était son quatrième après les célèbres Quatre mariages et un enterrement, Le journal de Bridget Jones et Coup de foudre à Notting Hill, etc. 


Synopsis

Le début (et la fin) du film nous montrent des images de retrouvailles de voyageurs de tout âge et de toute condition à l'arrivée de l'aéroport d'Heathrow (Londres). Une voix off (qui est celle de David/Hugh Grant) commente ces images en disant que "à chaque fois qu'il se sent triste, il pense à cet amour simple et naturel que ressentent tous ceux (enfants, amis, amoureux...) lorsqu'ils se retrouvent après un voyage dans un aéroport". La voix ajoute que tous les messages laissés par les victimes du 11 septembre à leurs proches furent des messages d'amour et non de haine.  Ce commentaire donne le ton général du film qui est censé se passer un mois avant Noël et raconte les histoires d'amour croisées de ses divers et nombreux personnages.
L'épilogue, qui se place un mois après, nous montre comment se sont nouées et dénouées les histoires d'amour des protagonistes.

Casting

Le casting de ce film est prestigieux. Au côté de Hugh Grant (qui incarne un improbable 1er ministre), on trouve Emma Thompson, Keira Knightley, Colin Firth, Liam Neeson, Bill Nighy, Claudia Schiffer, etc.

Bande son

La bande son originale a été composée par Craig Armstrong. On y entend aussi Dido, Maroon 5, Norah Jones, The Beach Boys, Texas, Otis Redding, etc.

Mon opinion sur ce film 

Gentillette comédie romantique carrément décevante au regard du casting et des antécédents du réalisateur. Sans toutefois rejoindre la critique au vitriol que fit Will Self de ce film : "La plus malsaine et grotesque manipulation des sentiments de l'audience de cinéma depuis Le triomphe de la volonté de Leni Riefenstahl", ce qui est tout de même légèrement excessif et fait trop d’honneur à un film qu’on oublie sitôt après qu’on l’ait vu, je n'y ai pas trouvé beaucoup d'intérêt même si j'ai ri (ou plutôt souri) à certaines répliques (en particulier celles d'Hugh Grant qui, quel que soit le navet dans lequel il joue, est toujours irrésistible) ou apprécié le jeu d'un acteur de 10 ans, Thomas Sangster, dont la maturité m'a stupéfié. Ce même jeune acteur est aussi musicien et c'est lui-même qui joue de la batterie dans le film. Pour ce rôle, il a été nominé pour un "Golden Satellite Award" and "Young Artist Award ». Malgré son jeune âge, Love actually était son 7ème film ! Accessoirement, il s'avère aussi être un cousin de Hugh Grant. Malheureusement, et cela on le sait depuis longtemps, quelques bons acteurs mis ensemble ne suffisent jamais à réaliser un bon film si le scénario est inexistant (ou, dans ce cas, insuffisant).  

Mon classement

Un navet gentillet. Si vous n'avez rien d'autre à faire, vous passerez un moment agréable. A déconseiller cependant aux enfants de moins de 12 ans car certaines scènes "chaudes" pourraient être choquantes.

Je vous recommande plutôt :



jeudi 3 avril 2014

DANS L'OMBRE DE MARY (SAVING MR. BANKS) de John Lee Hancock (2014)



Dans l’ombre de Mary est un film de John Lee Hancock sorti en 2014. Avec Colin Farrell, Tom Hanks et Emma Thompson.  

Synopsis

Lorsque les filles de Walt Disney le supplient d’adapter au cinéma leur livre préféré, “Mary Poppins”, celui-ci leur fait une promesse... qu’il mettra vingt ans à tenir !

Dans sa quête pour obtenir les droits d’adaptation du roman, Walt Disney va se heurter à l’auteure, Pamela Lyndon Travers, une anglaise têtue et inflexible. Pour elle, Disney, avec son mauvais goût, ses dessins animés criards et Disneyland, sont ce qu’elle abhorre de plus au monde et elle ne veut pas qu’il trahisse son œuvre. Mais elle n’a plus vraiment le choix car, bien que Mary Poppins soit un chef d’œuvre de la littérature enfantine, il est le seul de ses livres qui aient eu du succès et ses seuls droits d’auteur ne suffisent plus à lui assurer une vie décente. Elle accepte donc, la mort dans l’âme, de se rendre aux Etats-Unis pour rencontrer Walt Disney, bien décidée cependant à ne pas accepter la moindre compromission.   

Au cours de deux semaines intenses en 1961, Walt Disney va tout tenter pour convaincre la romancière. Armé de ses story-boards bourrés d’imagination et des chansons pleines d’entrain composées par les talentueux frères Sherman, il jette toutes ses forces dans l’offensive, mais l’ombrageuse auteure ne cède sur rien jusqu’au moment où, suite à une maladresse de l’un des scénaristes, elle décide de regagner Londres. Mais Walt Disney a fini par comprendre ce qui hantait P. L. Travers : son enfance. Sautant dans un avion, il vient la retrouver en Angleterre et la convaincre de signer le contrat. Ensemble, ils finiront par créer l’un des films les plus inoubliables de l’histoire du 7ème art.

Mon opinion sur ce film

Quel dommage que les producteurs aient choisi un titre aussi peu parlant ! Il faut dire que le titre original ("Saving Mr. Banks") ne l'est guère plus et ne s’explique qu’aux dernières minutes du film. Quel dommage car je crains qu’en raison de ce titre peu accrocheur, beaucoup de spectateurs potentiels, ne le zappent. En fait, il s’agit du biopic de Pamela Travers, l'auteur de Mary Poppins qui, avant d'être un film de Walt Disney, fut un livre pour enfants. Pendant 20 ans, Walt Disney (superbe interprétation de Tom Hanks), s'est juré d'en obtenir les droits mais, pendant la même durée, Mrs. Travers lui a opposé une fin de non-recevoir de peur que son oeuvre ne soit dénaturée par ce "faiseur de dollars" qu'elle méprise. Mais, avec Walt Disney, elle est tombée sur plus têtue qu'elle. Il sortira de cette confrontation épique le chef d'œuvre que l'on connaît. Par ailleurs, le film nous révélera le drame qu'a vécu Pamela Travers pendant son enfance, la perte de son père bien-aîmé, qui est le modèle de Mr. Banks, le père des enfants dans Mary Poppins. C’est de cette souffrance, jamais totalement surmontée, qu’est né le roman. Film magnifique, superbement réalisé, avec de grands acteurs (Emma Thompson, Tom Hanks, mais aussi Colin Farrell , sans oublier les excellents seconds rôles, en particulier Paul Giamatti, Jason Schwartzman, Bradley Whitford et B.J. Nowak ainsi que la fillette qui joue le rôle de Pam enfant). Ne ratez surtout pas ce très bon film, drôle, émouvant, en un mot génial ! (A voir de préférence en version originale, bien entendu.)