Ce blog est consacré au cinéma et aux séries TV. J'y traite principalement des films et des séries que j'aime mais je me réserve aussi le droit d'en critiquer certains.
Pauvres Créatures (Titre
original : Poor Things) est une comédie noire surréaliste et
rétrofuturiste irlando-britannico-américaine réalisée par Yórgos Lánthimos,
sortie en 2024. Il s'agit de l'adaptation du roman du même nom de l’Alasdair
Gray, romancier, poète, dramaturge et peintre écossais inclassable, publié
en 1992. Emma Stone, l’actrice principale, raconte que Yórgos Lánthimos raconte,
dans une interview que, fasciné par le roman Pauvres créatures, avait l’idée
de réaliser un film inspiré par le livre, dès 2019 mais le projet a été reporté
pendant plusieurs années en raison du COVID.
Présentation
Le film est censé se dérouler à
Londres, à l’époque victorienne. Mais il s’agit d’un Londres totalement phantasmé,
avec des anachronismes voulus et des prises de vue déformées. Il en est de même
pour Lisbonne, le bateau de croisière, Alexandrie et Paris où se déroulent les
tableaux suivants.
Dans la toute première image, très
colorée, on voit une femme de dos, se tenant sur un pont, et hésitant quelques
minutes avant de se laisser tomber dans la Tamise. Les scènes suivantes sont en
noir et blanc. On voit le corps être dragué puis nous assistons, dans un amphithéâtre,
par la dissection d’un corps par un homme au visage effrayant, le Dr. Godwin
Baxter (Daniel Dafoe). On apprendra au cours du film qu’il a été la
victime de son père, lui-même chirurgien renommé qui a fondé le collège de
médecine, qui lui a fait subir enfant d’horribles transformations dans un but
soi-disant scientifique.
On apprend aussi que Baxter a
pratiqué sur la morte, qui était enceinte lors de son suicide, une invraisemblable
opération, greffer le cerveau de l’enfant sur le cadavre de sa mère.
C’est ainsi que l’un de ses
étudiants, Max McCandless (Ramy Youssef) est amené à rencontrer Bella
(Emma Stone), qui est le résultat de cette « expérience ». Lorsqu’il
la découvre, Bella est une sorte de robot qui se déplace par à-coups et n’utilise
qu’un nombre réduit de mots pour s’exprimer. Godwin (qu’elle appelle « God »)
la tient enfermé dans une maison à son image, peuplée de chimères (chien sur
lequel a été greffée une tête de canard, etc.). Loin d’être horrifié par ce qu’il
voit, Max tombe immédiatement amoureux de Bella et envisage même le mariage
avec elle.
Lors de la préparation de l’acte
de mariage, par lequel Max s’engage à se marier avec Bella mais à ne pas la
laisser sortir de la maison de Godwin, Duncan Wedderbum (Marc Ruffalo),
est convoqué par Godwin. Découvrant Bella cloîtrée, il lui révèle les choses du
sexe et l’enlève pour l’emmener à Lisbonne. Là, ils passent le temps à copuler,
terme plus adéquat, en l’espèce, que « faire l’amour » car Bella ne
poursuit aucun autre but que le plaisir que lui procure l’acte sexuel. C’est
Wedderbum, un homme dépravé qui n’aurait jamais s’éprendre d’une femme, qui tombe
amoureux et devient jaloux. Pour l’empêcher de se faire sauter par le premier
venu, il l’enlève à nouveau et elle se retrouve sur un bateau de croisière où
elle fait la connaissance d’un couple atypique, Martha von Kurtzoc (Hanna
Schygulla), une délicieuse vieille dame richissime et son « accompagnateur »,
Harry Astley (Jerrod Carmichael) qui l’initient à la littérature et à la
philosophie. Lors d’une escale à Alexandrie, Emma, dont le sens moral s’est
développé à leur contact, découvre l’extrême misère et décide de donner la
fortune gagnée par Duncan au casino à ces pauvres malheureux. Ils se trouvent
alors sans le sou pour payer leur voyage et sont débarqués sans ménagement en
France.
Bella se met en quête d’un hôtel
et tombe sur un bordel, tenu par l’affreuse Mme Swiney (Kathryn Hunter) qui l’embauche
parmi ses « filles ». Bella, qui n’a toujours aucun jugement moral,
se livre à la prostitution comme à une nouvelle aventure. Elle est prise en
amitié par l’une des prostituées, Toinette (Suzy Bemba) qui, ensuite, l’accompagne
à Londres.
De retour dans la capitale
britannique, elle retrouve God mourant et Max et ils préparent le mariage.
Celui-ci est interrompu par l’intervention
du général Alfie Blessington, l’ancien mari de Bella qui, en fait, s’appelle
Victoria Blessington, et l’emmène chez lui. Dans l’hôtel des Blessington, le
personnel est terrorisé par leur maître. Bella se rend très vite compte que son
ex-mari est un sadique de la pire espèce et, alors qu’il veut lui faire boire
un cocktail pour l’endormir afin de pouvoir la mutiler, elle se défend et il se
blesse avec l’arme avec laquelle il la menaçait.
Dans la dernière scène, qui se
passe dans le jardin anglais attenant à l’hôtel Goldwin, toute l’équipe, Bella
en tête, profite du calme et des rayons du soleil, avec un général Blessington
transformé en chèvre.
Autour du film
Yórgos Lánthimos est aussi le réalisateur de La Favorite.
Le roman se déroule à Glasgow, ville
natale de l’auteur d’Alasdair Gray, mais le film a été transposé à Londres,
dans un Londres gothique et imaginaire.
Dans une interview sur Dailymotion,
Emma Stone se confie sur les nombreuses scènes de sexe et de nudité du film, et
dit qu’elle qui avait toujours refusé de faire des scènes de sexe, s’est
trouvée à l’aise dans celles-ci car son personnage est sans complexe et ne
connaît aucun sentiment de honte.
Mon opinion
Je ne serais sans doute pas allé
voir ce film si j’avais su qu’il contenait autant de scènes de sexe. Je me suis
fié aux critiques dithyrambiques que j’ai lues et aux nombreuses distinctions
qu’il a reçues (classé parmi les dix meilleurs films de 2023 par l'American
Film Institute et par le National Board of Review, Golden Globe du meilleur
film musical ou de comédie, Emma Stone étant sacrée, à juste titre, meilleure actrice dans un
film musical ou une comédie). Malgré tout cela, je ne regrette pas d’avoir
vaincu mes préjugés.
Ce qui m’a aussi déterminé à
aller le voir, c’est Emma Stone, que j’avais découverte et appréciée dans La la land. Je dois reconnaître que sa performance, dans ce film, est
exceptionnelle, non pour ses exploits sexuels (quoique !) mais pour la
manière dont elle incarne ce personnage brisé et son évolution spectaculaire au
cours du film.
On y retrouve l’ambiance des
films de Tim Burton, dont le cinéma, mélange d’humour noir, d’ironie et
de macabre, se caractérise par un défilé de créatures monstrueuses. Dans Poor
Things, Bella est la lointaine cousine d’Edward aux mains d’argentou des enfants réprouvés de Miss Peregrine et les enfants particuliers
mais sans la poésie qui sous-tend toujours les films du réalisateur américain.
Quant aux décors de James Price, d’une inventivité extrême (qui font penser à ceux de A la croisée des mondes : La boussole d'or), et
aux costumes de Bella (de Holly Wadington), ils sont tout simplement
époustouflants. La musique dissonante due à Jerskin Fendrix, même si
elle fait grincer des dents les spectateurs, est en parfait accord avec le
reste du film, en particulier, au début, avec la démarche saccadée de Bella, et
transcrit bien aussi son état mental, celui d’un cerveau déglingué qui, peu à
peu, retrouve ses capacités et son « humanité ». Il n’en reste pas
moins que ce film, présenté comme une comédie, n’est pas à la portée de tout le
monde et marquera les spectateurs qui l’ont vu.
Dans le même esprit, outre les films cités plus haut, on peut voir :
Cruella est un film
américain réalisé par Craig Gillespie, sorti en 2021. Le film est centré
sur le personnage de Cruella d'Enfer (de Vil, dans la version anglaise), créé
par Dodie Smith dans son roman Les 101 Dalmatiens en 1956,
et plus précisément, sur la version du personnage introduite dans l'adaptation
cinématographique des studios Disney sortie en 1961. Cruella s'inscrit dans une
volonté du studio d'adapter en prises de vues réelles ses films d’animation
dits « classiques ». Il s'agit du troisième film de la franchise 101
Dalmatiens à utiliser ce procédé. Pensé comme un préquel, le film
explore la jeunesse de Cruella, plusieurs années avant les événements du film
d'animation. Emma Stone interprète la future méchante alors qu'elle n’est
encore qu’Estella, une fillette orpheline dont le rêve est de devenir une
grande créatrice de mode. Elle attire par hasard l'attention de la baronne von
Hellman (Emma Thompson), une créatrice impitoyable ayant un lien avec la
disparition de sa mère.
Présentation
Le film commence dans un
pensionnat où Estella Miller (Tipper Seifert-Cleveland) a été placée par
sa mère Catherine (Emily Beecham) qui l’élève seule. La fillette de 12
ans, est harcelée par les autres élèves car elle a une particularité : une
partie de sa chevelure est noire alors que l’autre est blanche. Anita (Florisa
Camara), une de ses compagnes noires, elle aussi harcelée pour sa couleur
de peau, lui vient en aide et, ensemble, elles rendent coup pour coup et se
font respecter, non sans soulever les critiques du directeur rigoriste de l’école
(Leo Bill), qui finit par convoquer la mère Catherine et exclure Estella
que sa propre mère, tout en la chérissant, surnomme parfois Cruella en raison de
son caractère obstiné et violent.
Après avoir pris la défense de sa
fille et dit ses quatre vérités au directeur éberlué, Catherine entraîne Estella
avec elle. Elles se rendent chez une des vieilles connaissances de Catherine, la
baronne von Hellman (Emma Thompson), la richissime et redoutée créatrice
de mode qui organise une fête somptueuse dans son manoir, pensant lui demander
une aide financière. Estella, comme à son habitude, trouble la fête et la
baronne, furieuse, après avoir éconduit Catherine, lâche ses féroces dalmatiens
sur elle. Devant les yeux d’Estella, sa mère bascule dans le vide et se tue.
La fillette se sent alors
responsable de la mort de sa mère. Désormais orpheline, Estella retourne à Londres où elle se lie d'amitié avec deux petits
voleurs de son âge, Jasper (Ziggy Gardner) et Horace (Joseph
MacDonald).
Dans les années 1970, Estella (Emma Stone) et ses deux compagnons d’infortune Jasper (Joel Fry) et Horace (Paul
Walter Hauser), qui forment un redoutable trio de voleurs, décide d’accomplir
son rêve de petite fille, devenir créatrice de mode. Après avoir trouvé une
annonce dans le journal, elle se fait embaucher dans le magasin Liberty of
London. Mais, devenue la bête noire du directeur qui la rabaisse et la cantonne
au ménage, elle saccage, sur un coup de colère, l’une des vitrines du grand
magasin. Survient alors la baronne qui admire ce qu’elle a fait et la prend à
son service. Mais ce n’est, pour Estella, que retomber de Charybde en Sylla,
tant le côté dictatorial de sa patronne, qui exploite sans état d’âme sa
créativité, lui est insupportable.
Après de multiples avanies, elle
décide de laisser libre cours à son côté sombre, et devient Cruella, qui n’aura
de cesse que de se venger de la baronne dont il s’avère, après les révélations
de son majordome John (Mark Strong), qui prend fait et cause pour la
jeune femme, qu’Estella est la fille de la baronne et que, comme dans Blanche
Neige, elle a voulu la faire tuer à sa naissance.
Mon opinion
Le film est sorti en pleine crise
du COVID et a vu son exploitation perturbée par les mesures sanitaires et la
fermeture des cinémas. Disney l’a alors proposé sur les plateformes numériques en
achat digital et je ne l’aurais pas vu s’il n’était passé à la télévision. En
effet, j’avais une prévention contre ce que je considérais être une énième
adaptation des 101 dalmatiens, l’iconique dessin animé de la grande période des
studios Disney, sorti en 1961, devenu une franchise après pas moins d’une 10e
d’adaptations plus ou moins réussies, que ce soit en films, séries ou même jeux
vidéos. Je gardais cependant en mémoire celle en vues réelles de Stephen
Herek, avec Glenn Close qui y campait une terrifiante Cruella d’Enfer.
J’ai beaucoup apprécié le film Cruella
dont la réalisation m’a rappelé, par son inventivité, son ryhme et ses couleurs
certains films de Tim Burton. Je lui reprocherai seulement sa longueur
(2.15 H). La bande son éclectique, sélectionnée par Nicholas Britell (Supertramp,
The Bee Gees, The Doors, Nina Simone…) m’a aussi évoqué
les meilleurs moments du film Chevalier où le réalisateur n’a pas
hésité à introduire des morceaux de rock dans une action qui se passe au Moyen
âge. On apprécie aussi particulièrement l’extraordinaire jeu des deux Emma (Emma Stone et Emma Thompson) qui se livrent, pour notre plus grand plaisir
un duel mortifère qui n’est pas sans rappeler celui de Meryl Streep et d’Anne
Hathaway dans Le Diable s’habille en Prada, assassinant au
passage tous les travers du monde de la mode.
The Amazing Spider-Man : Le
Destin d'un héros, fait partie de la saga Spider-Man. Réalisé, comme le
précédent volet The Amazing Spider-Man(2012) par Marc Webb,
ce second épisode est sorti au cinéma en 2014.
Résumé
L'histoire reprend peu après la
fin de The Amazing Spider-Man. Peter Parker (Andrew Garfield)
termine ses études secondaires, partageant son temps entre son combat contre
les méchants et la personne qu’il aime, Gwen Stacy (Emma Stone). Il
attend donc son diplôme de fin de lycée avec impatience. Peter est partagé
entre la promesse qu’il a faite au père de Gwen : la protéger en restant éloigné
d’elle et l’amour qu’il lui porte.
Dans cet épisode, Peter va se
trouver confronté à un nouveau méchant, Electro et Harry Osborn (Dane DeHaan),
son ancien meilleur ami revenu à New York pour prendre la succession de son
père à la tête des entreprises Osborn.
Grâce à un cartable qui est le seul bien légué par son père, Peter découvrira
aussi de nouveaux indices sur son passé.
Mon opinion sur ce film
Je n’étais pas allé voir ce film lors de sa sortie au
cinéma bien que j’adore les acteurs principaux, Andrew Garfield,découvert dans Lions et agneaux (2007), et la très jolie Emma Stone, éblouissante dansLa La Land(2016). J’aime bien les films de
super-héros mais, après avoir vu les trois Spider-Man de Sam
Raimi, avec Tobey Maguire (2002-2004-2007), j’étais arrivé à
saturation. J’ai profité de la rediffusion de cet opus sur TF1 hier soir
(7/7/2019) pour le visionner. Mais je ne suis pas convaincu de l’utilité d’une
telle suite, si ce n’est pour faire entrer dans les caisses des producteurs
quelques millions de dollars de plus. Car à part une surenchère d'effets spéciaux, un montage hystérique, et une musique tonitruante,seules surnageront pour moi de cet océan de bruit et de fureur quelques scènes intimistes entre le héros et sa tante, sa petite amie, et son copain Harry... Et quelques répliques pleines d'humour.
La Favorite (The Favourite) est un film
américano-irlando-britannique réalisé par Yórgos
Lánthimos, sorti en 2018.
Présentation
Le film se déroule sous le règne
d’Anne d’Angleterre (1702-1714) qui succède à sa sœur Marie sur les trônes d’Angleterre
et d’Ecosse. Dernière souveraine de la maison Stuart, Anne (Olivia Colman) souffre d'une santé
précaire et d’une instabilité mentale et meurt à l'âge de quarante-neuf ans.
Politiquement, elle favorise les Tories (progressistes) au détriment des Whigs (conservateurs), principalement
pour des raisons religieuses. Cependant, l'emprise des Whigs sur le pouvoir ne
cesse de croître tout au long de la guerre de Succession d'Espagne jusqu'en
1710, date à laquelle Anne limoge de nombreux Whigs du gouvernement.
Le film porte surtout sur son
amitié avec Sarah Churchill, l’épouse John Churchill, duc de Malborough chef de
l’armée anglaise lors de la Guerre de succession d’Espagne (1701-1714). Sarah
Churchill (Rachel Weisz), utilise
son immense influence sur la reine pour la pousser à poursuivre la guerre, et
tient tête à Robert Harley, comte d’Oxford (Nicholas Hoult) qui représente le parti Tory, favorable à la paix.
Un jour que Lady Sarah surprend
Abigail Hill (Emma Stone), une simple
employée aux cuisines, en train de soigner la reine avec des onguents de sa
composition, elle la fait fouetter avant de se raviser devant l’amélioration de
santé de la souveraine et, pour son malheur, la prend à son service. Car sous
ses dehors de sainte nitouche, Abigail, qui est tombée dans la hiérarchie
sociale à cause de malversations de son père, s’est jurée de retrouver son
rang. Elle finit par se rapprocher suffisamment de la reine et devient sa
favorite en titre, chassant Lady Sarah qui est renvoyée de la cour. Abigail
obtient l’approbation de la reine pour épouser Samuel Masham (Joe Alwyn), un gentilhomme de la cour
et ainsi retrouver son rang. Profitant de son influence, elle pousse aussi la
reine à signer la paix et renvoyer une partie des députés Whigs.
Mon opinion sur ce film
Belle réussite esthétique, le
film est une merveille en ce qui concerne les costumes, la lumière, la musique
et les décors mais on nous y présente une reine alternant entre dépression et
crises de quasi-démence, une cour complètement dévoyée, et des situations
tellement outrancières que l’on sort de ces deux heures au bord de
l’écœurement. Quel festival de vacheries ! Rien n’a été épargné à Olivia
Colman, qui incarne la reine Anne, que l’on hait autant qu’on la plaint.
Les actrices (Olivia Colman, Emma Stoneet Rachel Weisz) ont toutes les trois amplement mérité la pluie de
récompenses qu’elles ont reçues.
The Amazing Spider-Man
est un film de super-héros en 3-D réalisé par Marc Webb et sorti en 2012. C'est
le quatrième film du studio Columbia Pictures basé sur le personnage de
Spider-Man de Marvel Comics et c'est le premier film d'une nouvelle franchise. Le
second volet de cette série, The Amazing Spider-Man : Le Destin d'un
héros, est sorti au cinéma en 2014, toujours réalisé par Marc Webb.
Résumé
Alors qu’il est enfant, Peter
Parker joue à cache-cache avec ses parents quand il découvre que le bureau de
son père, un chercheur en biologiste, a été cambriolé. Quand il découvre à son
tour le cambriolage, Richard Parker, le père de Peter, rassemble précipitamment
des documents cachés dans un tiroir secret de son bureau avant de conduire son
fils à la maison de ceux qui deviendront pour le garçon Oncle Ben (Martin Sheen) et Tante May (Sally Field). Puis Richard Parker et
son épouse s’enfuient pour une destination inconnue pour ne plus jamais revenir.
Des années après ces évènements,
Peter (Andrew Garfield) est lycéen au
Midtown Science High School, où il est en butte aux brimades de Flash Thompson (Chris Zylka) et n’ose pas avouer ses
sentiments pour Gwen Stacy (Emma Stone),
la plus brillante élève du lycée. Un soir, alors qu’il donne la main à son oncle pour colmater une
fuite d’eau dans la cave, il découvre le cartable de son père, dans lequel se
trouvent encore les documents récupérés la nuit de sa disparition. Il y
découvre une photo sur laquelle, au côté de son père, figure un homme amputé du
bras droit. Son oncle lui en révèle le nom : il s’agit du docteur Curtis
Connors (Rhys Ifan), devenu depuis
le patron d’une puissante société de biotechnologie dénommée Oscorp.
En se mêlant à une visite des
locaux d’Oscorp, Peter tombe sur Gwen qui y travaille comme assistante. Il ne
parvient pas à avoir un entretien avec le docteur Connors mais découvre que l’un
des laboratoires d’Oscorp fabrique une forme de fil ultra-résistant fabriqué
par des araignées génétiquement modifiées. Avant qu’il ne soit expulsé des
locaux, il est mordu par l’une de ces araignées et il développe des facultés
surhumaines, en particulier une force et une agilité accrues ainsi que la
possibilité de s'accrocher à n'importe quelle surface.
Peter étudie par la suite les
documents de son père et découvre qu’ils contiennent une formule, un «
algorithme de régression », qu'il donne au docteur Connors lors d'une visite à
son domicile. Cette formule est la pièce manquante aux recherches de Connors
sur la régénération de membres perdus. Tout se précipite quand Connors teste
sur lui-même le sérum obtenu qui le transforme en un monstre reptilien.
Peter traque Connors sous sa
forme de lézard et l’empêche in extremis de transformer les habitants de New-York en autant
de monstres reptiliens.
Mon opinion sur ce film
Malgré mon intérêt pour Andrew Garfield, dont j’avais apprécié
la prestation dans Lions et agneaux, je n’étais pas allé voir ce film pensant qu’il
s’agissait d’une énième déclinaison de Spider Man. J’ai profité de son passage
hier soir sur TMC pour le voir. Autant les effets spéciaux me laissent froid,
autant j’ai apprécié le jeu d’Andrew Garfieldet d’Emma Stone, découverte
depuis dans La La land.J’ai aussi beaucoup aimé l’humour qui s’exprime
tout au long du film.
Emma Stone, née le 6 novembre 1988 à Scottsdale (Arizona), est une
actrice américaine.
Elle est surtout connue pour
avoir joué les rôles d'Olive Penderghast dans la comédie Easy Girl (2010), Eugenia
« Skeeter » Phelan dans le drame La Couleur des sentiments (2011), et
Gwen Stacy dans The Amazing Spider-Man (2012), The Amazing Spider-Man : Le Destind'un héros (2014) et Mia Dolan dans La La Land (2016). Pour ce film, elle reçoit
la Coupe Volpi pour la meilleure
interprétation féminine lors du Festival
de Venise 2016 et l'Oscar de la
meilleure actrice.
Biographie
Jeunesse et formation
Née à Scottsdale (Arizona), Emily
Jean Stone est la fille aînée de Jeff Stone, un entrepreneur, et de Krista
Yeager, femme au foyer. Ses parents sont les copropriétaires du Camelback Golf
Club de Scottsdale et Emma a vécu à l'hôtel Camelback Inn dès l'âge de 12 ans.
Elle a un jeune frère, Spencer, né en 19904. Son grand-père paternel, Conrad
Ostberg Stone, était d'origine suédoise et leur nom de famille était en réalité
Sten mais est devenu Stone lorsqu'ils ont émigré aux États-Unis. Emma a
également des origines néerlandaises, anglaises, écossaises et irlandaises.
Emma fréquente la Sequoya
Elementary School, puis la Cocopah Middle School. Elle suit ensuite des cours
par correspondance pendant deux ans, car elle se produisait dans seize
productions théâtrales différentes au Valley Youth Theatre. Elle faisait
également partie d'une troupe de comédiens spécialisés dans l'improvisation.
Ses parents engagent par la suite un coach personnel afin qu'elle puisse
prendre des cours de comédie.
À l'âge de 15 ans, elle intègre
le lycée privé, Xavier College Preparatory, le temps d'un semestre. Peu après,
elle tente de convaincre ses parents de quitter l'Arizona, afin de s'installer
à Los Angeles pour se lancer dans la comédie. En janvier 2004, à l'âge de 15
ans, Emma s'installe à Los Angeles avec sa mère et prend à nouveau des cours
par correspondance.
Lorsqu'elle s'inscrit à la Screen
Actors Guild, son nom complet étant déjà pris, elle choisit le diminutif de son
prénom « Emma ». Cependant, sa famille et ses amis continuent de l'appeler «
Emily ». Elle avait tout d'abord choisi le nom « Riley » mais, après avoir joué
dans Malcolm, elle a décidé qu'elle se sentait plus à l'aise avec « Emma ».
Carrière
Débuts télévisuels
Elle fait ses débuts en 2004,
avec le rôle de Laurie Partridge dans l'émission de télé-réalité, In
Search of the New Partridge Family. Cependant, l'épisode dans lequel
elle joue n'a pas été diffusé. Par la suite, elle apparaît dans de nombreuses
séries à succès : Médium, Malcolm ou encore Lucky Louie. Elle
auditionne ensuite pour le rôle de Claire Bennet dans la série fantastique Heroes,
mais c'est l'actrice Hayden Panettiere qui décroche le rôle. En avril 2007,
elle prête ses traits à la jeune Violet Trimble, dans la série d'action Drive,
qui est cependant annulée au bout de six épisodes.
En 2007, Emma tourne dans son
premier film, la comédie SuperGrave, jeune lycéenne dont
tombe amoureux un camarade de classe incarné par Jonah Hill. L'année suivante, elle apparaît dans la comédie The
Rocker, où elle joue le rôle d'une jeune musicienne. Pour ce faire,
elle a dû apprendre à jouer de la basse. Plus tard, cette même année, elle
évolue aux côtés de Kat Dennings, Colin Hanks et Anna Faris dans la comédie romantique Super blonde, où elle
enregistre une nouvelle version de la chanson I Know What Boys Like (1982) du groupe The Waitresses.
En 2009, elle côtoie les stars Matthew McConaughey, Jennifer Garner et Michael Douglas pour la comédie romantique Hanté par ses ex. Elle
est ensuite à l'affiche de la comédie horrifique Bienvenue à Zombieland,
aux côtés de Jesse Eisenberg, Abigail Breslin et Woody Harrelson. Toujours
en 2009, elle a joué dans la comédie Paper Man, aux côtés de Jeff Daniels, Ryan Reynolds et Lisa Kudrow.
En 2010, elle prête sa voix du
personnage de Mazie dans le film d'animation Marmaduke. Cette même
année, Emma obtient son premier grand rôle dans la comédie Easy Girl. Pour cette
prestation, elle se voit nommée dans la catégorie "Meilleure actrice dans
une comédie" lors des Golden Globes 2011.
Lors de son apparition aux MTV Video Music Awards 2010, elle exprime
le souhait de produire et réaliser ses propres films et assure que l'un de ses
grands rêves était de jouer dans un sketch de l'émission Saturday Night Live. Elle a animé l'émission le 23 octobre 2010 et
le 12 novembre 2011.
Elle retrouve le réalisateur d’Easy
Girl,Will Gluck, pour un
petit rôle dans la comédie Sexe entre amis, dont les acteurs
principaux sont Mila Kunis et Justin Timberlake (2011).
Elle se fait surtout de nouveau
remarquer au sein du casting de la comédie romantique Crazy, Stupid, Love, aux
côtés de Steve Carell et Ryan Gosling(2011).
Emma prévoit alors de
retravailler avec le scénariste et réalisateur Will Gluck sur une nouvelle comédie pour les studios Screen Gems. À
la suite du succès mondial d'Easy Girl, les studios leur ont
donné le feu vert pour écrire et produire un nouveau film.
Mais la fin de cette année 2011
lui permet de prendre un tournant décisif. Elle prête en effet ses traits à la
jeune héroïne du mélodrame La Couleur des sentiments - adapté
du roman éponyme de Kathryn Stockett. Le casting du film est multi-récompensé.
En 2012, elle décroche le rôle
convoité de Gwen Stacy dans le blockbuster The Amazing Spider-Man, un reboot de
la série Spider-Man, aux côtés d'Andrew Garfield. Le film a été tourné entre décembre 2010 et novembre 2011 à New
York et Los Angeles. Elle choisit de décliner le rôle féminin de la comédie 21
Jump Street, pour pouvoir évoluer dans cette super-production.
L'année d'après, elle retrouve Ryan Gosling pour le thriller d'époque Gangster
Squad, puis prête de nouveau ses traits à Gwen Stacy pour le tournage
de la suite The Amazing Spider-Man : Le Destin d'un héros, à New York
(2014) dont l’accueil est médiocre.
En 2013, elle signe pour tourner
sous la direction de Cameron Crowe
dans une comédie romantique intitulée Deep Tiki. Le tournage débute en
septembre 2013 à Hawaï et la sortie planifiée pour le 25 décembre 2014, puis
reportée à mai 2015. Renommé Aloha, le film est un énorme échec
critique et commercial. Malgré la présence de Bradley Cooper en tête d'affiche, sa sortie française est annulée,
et une diffusion uniquement sous forme digitale prévue pour janvier 2016.
Renonçant à un rôle dans le
blockbuster Crimson Peak, elle choisit d’accepter de tourner avec Woody Allen, et tourne dans Magic
in the Moonlight (2014).
La fin de l'année 2014 permet
enfin à l'actrice de briller dans la satire fantastique Birdman, présentée à la
Mostra de Venise. Le film obtient un score de 93% d'opinions favorables pour le
site Rotten Tomatoes et aura 4 étoiles chez Allociné. Il remportera de
nombreuses récompenses dont l'Oscar du meilleur film. Pour ce film, l'actrice
reçoit les meilleures critiques de sa carrière et sera nommée entre autres à
l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle.
Toujours en mai 2015, elle vient
défendre au Festival de Cannes sa
seconde collaboration avec Woody Allen,
L'Homme
irrationnel. Avec ce drame, elle s'impose comme la nouvelle muse du
cinéaste après Scarlett Johansson.
Fin 2016, elle retrouve une
troisième fois Ryan Gosling pour la
comédie musicale La La Land, écrite et réalisée par l'auteur de Whiplash, Damien Chazelle. Le film est acclamé par la critique et connaît un
succès mondial. Elle obtient, entre autres récompenses, l'Oscar de la meilleure
actrice lors de la 89e cérémonie des Oscars, le Golden Globe de la
meilleure actrice et le British Academy Film Award de la meilleure actrice.
En 2018, elle incarne le rôle de Abigail Masham, la favorite de la reine Anne d'Angleterre dans La Favorite, rôle qui lui vaut un Golden Globe et un Oscar en 2019.
En 2021, elle incarne avec brio une fantastique Cruelladans un préquel inattendu et très réussi des 101 Dalmatiens.
La La Land est un film
américain écrit et réalisé par Damien
Chazelle, sorti le 9 décembre 2016 aux États-Unis et au Canada et le 25
janvier 2017 en Belgique et en France. Ce film marque la troisième
collaboration entre Ryan Gosling et Emma Stone après Crazy, Stupid, Love
(2011) et Gangster Squad (2013). En anglais américain, l'expression « La
La Land » désigne le quartier de Hollywood à Los Angeles, ainsi qu'une
situation déconnectée de la réalité.
La La Land est aussi le titre d’une chanson du groupe Green Velvet
(2001) ; La-La Land Records est le
nom d’une société discographique spécialisée dans les bandes originales de
films fondée en 2002 ; The La la
land store est enfin un immense magasin de disques fourre-tout, qui vend des T-shirts, des posters de stars de Hollywood et de groupes de rock et une multitude d'objets
souvenirs rappelant la musique et le cinéma, situé au 7001, Hollywood Blvd. à
Los Angeles.
Damien Chazelle est un réalisateur américain, de père français. Il
a écrit le scénario de cette comédie musicale en 2010, alors qu’il n’avait que
vingt-cinq ans. Ne parvenant pas à trouver un studio susceptible de financer le
film, il décide d'abord de réaliser Whiplash, un projet moins ambitieux. Devant le
succès de ce premier film, Summit Entertainment accepte de produire La La
Land en 2015.
Présenté en ouverture de la Mostra de Venise en août 2016, le film remporte
un succès critique. Emma Stone
obtient, quant à elle, la Coupe Volpi de
la meilleure interprétation féminine. En janvier 2017, lors de la 74e
cérémonie des Golden Globes, La La
Land reçoit un record historique de sept récompenses, avant d'être distingué par quatorze nominations pour les Oscars 2017,
égalant ainsi le record historique de Ève (1950) et de Titanic(1997). Il remporte six trophées, dont ceux du Meilleur réalisateur pour Damien
Chazelle et de la Meilleure actrice pour
Emma Stone, ainsi qu'une double
consécration pour le compositeur Justin
Hurwitz (Meilleure musique et Meilleure chanson originale pour City of Stars).
Résumé
Le film se déroule de nos jours, presque entièrement
à Los Angeles. Il commence au milieu d’un embouteillage monstre sur une
autoroute dont tous ceux qui ont un peu pratiqué la capitale de la Californie ont fait les frais. La scène est tournée lorsqu'on arrive de San Francisco au nord et que l'on découvre l'immensité de Los Angeles, qui occupe toute la cuvette, au sud, dont on reconnaît Downtown hérissée de tours, dans un lointain brumeux.
Mia (Emma Stone), est serveuse au café
Warner situé au sein des studios d’Hollywood. Rêvant depuis son plus jeune âge d’être
actrice, elle enchaîne sans succès des castings plus désastreux les uns que les autres. Sebastian (Ryan Gosling) est un pianiste de jazz
éclectique dont le rêve est d’ouvrir son propre club.
Lorsque le bouchon commence
à se dissiper, Mia, qui répète son texte, ne démarre pas assez vite au gré de Sebastian
qui la double en klaxonnant. Furieuse,
elle lui fait un doigt d’honneur en l’injuriant.
Peu après, elle passe une énième audition qui se révèle infructueuse.
Le soir, Mia se rend avec ses amies à une fête organisée dans une villa sur les hauteurs de Hollywood Hills (Someone in the Crowd). Lorsqu'elle veut reprendre sa voiture pour rentrer chez elle, elle constate, dépitée, que, mal stationnée, elle a été emmenée à la fourrière.
En parallèle, on voit Sebastian renvoyé le soir de Noël du café-concert où il joue car il n'a pas respecté les ordres du patron et s'est lancé une fois de plus dans une improvisations de jazz de son cru au lieu du répertoire de Noël imposé.
Alors qu'elle entre dans le restaurant, Mia l'entend interpréter le magnifique morceau, fil rouge du film, qui lui a valu son
renvoi (Mia and Sebastian's Theme); alors qu'elle s’avance pour le féliciter, Sebastian, furieux d'avoir été viré, la bouscule, après avoir empoché les maigres pourboires qu’il a récoltés au cours de la soiré.
Plusieurs mois plus tard, Mia
croise à nouveau Sebastian dans une soirée où celui-ci joue dans un groupe des reprises de chansons des années 1980. Elle se moque de lui et de sa carrière
stagnante ; il réplique en se moquant de sa piètre carrière d'actrice. Après le
concert, ils repartent ensemble pour reprendre leurs voitures et, tout en se
plaignant d’avoir passé la soirée ensemble, ils improvisent des pas de danse en contemplant le coucher de soleil sur Mount Hollywood drive, qui conduit à Griffith Park et à l'Observatoire Griffith (A Lovely Night) - l'un des plus beaux moments du film qui en compte beaucoup.
Etant tombés amoureux malgré des débits plutôt ratés, ils s’entraînent mutuellement à
découvrir leurs passions respectives : Mia emmène Sebastian visiter les studios
d’Hollywood où elle côtoie tous les jours stars et tournages et lui confie son rêve de devenir actrice et le plaisir qu’elle a à jouer la comédie. De son côté Sebastian invite Mia, qui dit ne pas aimer le jazz, dans un club où l'on joue un jazz authentique, le Lighthouse Cafe à Hermosa Beach, et il lui
confie son rêve : ouvrir un jour son propre établissement. Au cours d’une
conversation, Mia dit à Sebastian qu’elle n’a jamais vu La Fureur de vivre, l’un
des films emblématiques de James Dean; enthousiaste, elle accepte de le voir avec lui au cinéma Rialto (Pasadena). Elle a cependant oublié la soirée au restaurant organisée par son petit ami, Greg, en l'honneur du passage de son frère à Los Angeles. La soirée
avec Greg et son frère se révélant d’un ennui mortel, Mia la quitte brusquement pour rejoindre Sebastian au cinéma où le film vient à peine de
commencer. Au moment où leurs mains se retrouvaient et où ils allaient échanger
leur premier baiser, la pellicule brûle et le film s’interrompt. Comme la scène
qu’ils s’apprêtaient à voir se déroulait au planétarium de l'Observatoire
Griffith, qui domine Hollywood, Sebastian entraîne Mia vers ce lieu mythique du récit de La Fureur de vivre
(Planetarium). Une fois sur place,
ils peuvent terminer leur baiser interrompu lors de la séance de cinéma.
Après de nouvelles auditions
ratées, Mia commence à désespérer. Mais, encouragée par Sebastian, elle se
décide à se mettre à rédiger un one-woman-show qui raconte son départ de sa ville natale, Boulder, au Nevada, pour réaliser ses rêves à LA. De son côté, Sebastian décroche un emploi
dans un club de jazz et emménage avec Mia (Summer
Montage). Il y retrouve Keith (John
Legend), un de ses vieux camarades de lycée, qui lui propose de venir jouer avec le groupe
de jazz-rock qu’il a monté. Dans un premier temps, Sebastian refuse car,
d’une part, il semble avoir un contentieux avec Keith, et d’autre part, il est
trop puriste pour aimer le style musical du groupe. Cette fois, c'est Mia qui l’encourage à faire un essai avec Keith. Ni l'un ni l'autre n'imagine alors que la conséquence de ce choix entraînera leur séparation. En effet, le
succès venant, Sebastian se prend au jeu et il accepte de partir en tournée avec son nouveau groupe,
abandonnant Mia à l'écriture de son "one-woman show".
Un soir, Mia, après avoir essayé
en vain d’avoir Sebastian au téléphone, rentre chez elle pour découvrir qu'il lui a fait la surprise de lui préparer un repas d’amoureux. D'abord heureuse,
elle déchante lorsqu'il lui apprend que le succès du groupe l’amène à prolonger
sa tournée de plusieurs mois et qu’ils vont être séparés si le succès se confirme. Sebastian reconnaît
qu’après des années de galère il a enfin, non seulement trouvé un revenu stable mais qu’en plus il
est heureux de pouvoir jouer devant des salles pleines et un public enthousiaste. Ils ont leur première
querelle d’amoureux, Mia accusant Seb d’avoir abandonné son rêve d'un jazz pur et ne pouvant
accepter d’être plus longtemps séparée de lui, elle lui demande de démissionner. Seb
lui fait remarquer que c'est elle, à l'origine, qui lui a conseillé de signer le contrat avec le groupe de Keith. La discussion s'envenime : Seb affirme qu'elle l'aimait
davantage quand il était un artiste fauché. Vexée et furieuse, Mia quitte l'appartement.
Plus tard, après avoir terminé l’écriture
de son spectacle, Mia s’apprête à le présenter dans un théâtre qu’elle a loué
pour l’occasion. Sebastian, qui avait promis d’assister à la première, lui fait
faux-bond car il est retenu par une séance photo avec son groupe. Le spectacle
est un échec : seule une dizaine de personnes y assiste et les critiques qu'entend Mia de la part de certains spectateurs sont meurtrières. Mia craque et décide d'abandonner la carrière d'actrice. Elle quitte Los Angeles et retourne vivre chez ses parents
à Boulder City au Nevada.
Quelques jours après, on retrouve Sebastian,
seul dans l’appartement qu’ils ont habité ensemble. Il reçoit un appel d'une
directrice de casting qui a assisté au spectacle de Mia et veut lui faire une
proposition pour un premier rôle dans un film qui doit se tourner à Paris. Malgré leur brouille, Sebastian
roule jusqu'à Boulder City pour annoncer la bonne nouvelle à Mia mais celle-ci,
traumatisée par ses échecs, refuse de le suivre pour éviter une nouvelle humiliation. Il lui fixe un ultimatum : il viendra l'attendre à 8.00 H précise le lendemain matin devant chez ses parents pour la conduire au casting.
Durant
l'audition, les recruteurs demandent à Mia de leur raconter une histoire : elle
commence en parlant de sa tante, qui a vécu à Paris et lui a donné l’envie de devenir comédienne
alors qu’elle n’était qu’une petite fille. Puis, elle se lance dans une improvisation en chantant (Audition/The Fools Who Dream). Certain
que Mia a réussi son audition, Sebastian lui conseille de tenter sa
chance dans le cinéma. Ils se promettent alors de s'aimer toujours, sans savoir
de quoi le lendemain sera fait.
On les retrouve cinq ans plus tard, Mia, devenue une actrice célèbre, est désormais mariée à un autre homme avec qui
elle a une fille. Un soir, après avoir dîné au restaurant, Mia et son mari vont
boire un verre dans un club de jazz. En entrant, Mia remarque le logo du bar :
Seb's (c'était elle qui l'avait suggéré à Sebastian lorsqu'ils étaient ensemble.) Mia s'installe dans le public et regarde Sebastian jouer du piano.
Celui-ci interprète la chanson qu'il jouait lorsqu'ils s'étaient rencontrés pour la
première fois (Epilogue). Durant
cette chanson, chacun imagine ce qu'aurait pu être leur histoire si la vie ne les avait pas séparés. À la fin de la chanson, Mia se lève et part
avec son mari ; sur le seuil de la porte d'entrée, elle et Sebastian
s'adressent un dernier sourire dans lequel on ressent toute la frustration de s'être laissés dicter un avenir différent de celui dont ils avaient rêvé.
Difficultés à réaliser le film
Damien Chazelle a commencé à travailler sur son scénario alors
qu'il était étudiant à l'université d’Harvard, avec son meilleur ami et
colocataire, Justin Hurwit, le
compositeur de la bande originale du film. En 2010, peu après avoir achevé leurs études, ils
déménagent tous les deux à Los Angeles et continuent à travailler sur le
scénario, modifiant l’action initiale, qui se déroulait à Boston, pour la déplacer à Los Angeles.
D. Chazelle peine à trouver des financements : les studios sont
réticents à l'idée de produire un film musical contemporain ne comprenant que
des chansons originales, inconnues du public. En outre, il s'agit d'un film
musical de jazz - un genre que The
Hollywood Reporter a qualifié de « genre définitivement éteint » (idée plusieurs fois évoquée dans le film) - et Justin Hurwitz et lui étaient alors
jeunes et inconnus. Des amis finissent par lui présenter deux producteurs, Fred
Berger et Jordan Horowitz, qui transmettent le scénario au studio Focus
Features avec un budget estimé à environ un million de dollars. Toutefois,
celui-ci demande à D.Chazelle de
modifier plusieurs éléments : faire du personnage principal un artiste de rock
plutôt qu'un pianiste de jazz ; changer la scène d'ouverture, jugée beaucoup
trop complexe à réaliser et… trouver une autre fin au film. D. Chazelle, peu disposé à faire de si
gros sacrifices, décide d'abandonner provisoirement La La Land et s'attelle à
un nouveau projet, Whiplash,
un film au budget plus modeste.
Ce film sort en 2014 et est
bien accueilli lors de sa première projection au festival du film de Sundance. Avec ce succès d'estime, Damien Chazelle se remet alors à
espérer pouvoir réaliser le projet dont il rêve depuis des années. Un an plus tard, Whiplash
obtient la consécration avec cinq nominations à la 87e cérémonie des Oscars, dont celle
dans la catégorie du meilleur film, et près de cinquante millions de dollars de
recettes dans le monde (pour un budget initial de 3,3 millions).
Il est désormais temps de repartir à l'assaut des producteurs. En 2015, Summit Entertainment et Black Label
Media acceptent de participer au financement de La La Land et d'en assurer la distribution.
Patrick Wachsberger, du studio indépendant Lionsgate, convainc même Damien Chazelle d'augmenter le budget
de son film car les comédies musicales de qualité, selon lui, ne peuvent être
réalisées avec un budget réduit. Le tournage débute officiellement le 10 août
2015 et s'achève au bout d'un peu plus d'un mois, à la mi-septembre 2015, ce qui est un record pour un film de ce genre (certains films ont mis plusieurs mois à se faire, jusqu'à 8 pour Twilightet 10 pour Le Seigneur des Anneaux!)
Influences
Le film se nourrit de diverses
influences, bien que la principale soit la comédie musicale hollywoodienne de
l'âge d'or, à commencer, bien évidemment, par la plus célèbre d'entre elles West side story (1961).La La Land comprend ainsi de nombreuses références à des classiques tels que Broadway qui danse, Chantons
sous la pluie ou Tous en scène ou Beau
fixe sur New York, avec Gene Kelly. La photographie colorée et l'ambiance pop du
film sont quant à elles inspirées par Les Parapluies de Cherbourg (1964)
et Les Demoiselles de Rochefort (1967)* de Jacques
Demy - et notamment par ce dernier, qui comprend plus de danse et dont la
bande originale est plus proche du jazz. La sublime scène au Planétarium Griffith, poétique et
fantastique, m’a aussi rappelé Mary Poppins, lorsque les deux amoureux, en apesanteur, dansent dans les étoiles.Damien Chazelle déclare également avoir été inspiré par des films musicaux moins connus des
années 20 comme ceux dédiés à une ville (Manhatta*; L'Homme
à la caméra (1929)), qui filment respectivement New York et plusieurs
villes soviétiques [*Il ne s’agit pas d’une coquille. Plusieurs films sont
intitulés Manhattan, mais le film auquel il est fait référence s’intitule bien Manhatta (sans le "n").
Il s’agit d’un court-métrage documentaire sur Manhattan, réalisé par le
peintre Charles Sheeler et le photographe Paul Strand en 1921].
* On vient d'apprendre (26/01/2019) la mort à 86 ans du musicien français Michel Legrand, compositeur de très nombreuses musiques de film, en particulier des chefs-d'oeuvre de Jacques Demy, Les parapluies de Cherbourget Les demoiselles de Rochefort qui ont beaucoup inspiré La La Land.
Outre la référence au film La
Fureur de vivre, avec la scène à l'observatoire Griffith, le film fait
allusion à Magic in the Moonlight de Woody Allen (2014), où jouait déjà Emma Stone. Dans ce film, Stanley (Colin Firth) et Sophie (Emma Stone) trouvent refuge pendant
l’orage dans l’observatoire de Nice, situé au sommet du mont Gros (France).
Tout au long du film, on peut voir plusieurs fausses affiches de films hollywoodiens créés par le chef décorateur David Wasco ; l'une d'entre elles,
censée être celle d'une comédie musicale des années 1930, porte le titre du premier film réalisé par Damien Chazelle, Guy and Madeline on a Park Bench.
Pour retrouver l'esprit de ces
films, le réalisateur souhaitait que les numéros musicaux soient filmés en une
seule prise, comme l'étaient les films des années 30 avec Ginger Rogers et Fred
Astaire. Il voulait également imiter l'apparence des films en format
CinemaScope des années 1950, comme Beau fixe sur New York, et a ainsi
utilisé un équipement Panavision en format large ; le format CinemaScope
d'époque n'étant plus aujourd'hui disponible.
Les lieux de tournage
L'action du film étant située à
Los Angeles, le réalisateur a sélectionné plus de soixante lieux de tournage
différents dans la ville. Il souhaitait tourner dans des endroits du Los
Angeles « historique », à l'abandon, voire démolis. Des scènes ont ainsi été
filmées dans des lieux mythiques de Hollywood (le Château Marmont, qui apparaît souvent dans le cinéma, en particulier dans le filmde Sofia Coppola,Somewhere, des villas
de Hollywood Hills, des studios de la Warner Bros, etc.). Le film est émaillé d'autres lieux
touristiques comme les Watts Towers, Hermosa Beach ou South Pasadena. Un bon
nombre de scènes n'ont nécessité qu'une seule prise. L'une des plus belles scènes, selon moi, se déroule sur Mount Hollywood Drive, qui évoque un autre lieu mythique, Mulholland Drive, mais on est très loin de l'ambiance glauque qui a inspiré David Lynch pour son film homonyme, Mulholland Drive.
Une scène se déroule également
dans le funiculaire d'Angels Flight, construit en 1901 et fermé au public
depuis 2013 à la suite d'un déraillement. L'équipe du film a obtenu
l'autorisation exceptionnelle de l'utiliser durant une journée de tournage.
On voit aussi plusieurs fois l’Observatoire Griffith, construit en 1935, dans le style
art-déco. Cet endroit emblématique, qui domine Los Angeles et la baie de Santa
Monica, a servi de décors à de très nombreux films ou séries, La
fureur de vivre (1955), dont on voit un extrait dans La La
Land, Mannix (1967), Terminator (1984), MacGyver,
Bienvenue à Gattaca(1997), Terminator Genisys(2015), etc...
La scène d'ouverture est la
première à avoir été tournée. Elle a nécessité de bloquer l'accès à une portion
d'un échangeur autoroutier permettant la connexion entre l'Interstate 105 et
l'Interstate 110, qui conduit au centre-ville de Los Angeles (le Judge Harry
Pregerson Interchange). Il a fallu obtenir l'autorisation de mobiliser la rampe
d'accès à l'échangeur pendant deux jours, un samedi et un dimanche d'août 2015
ainsi que, une semaine avant, une partie du dimanche " afin de faire des essais
de costumes" se souvient le réalisateur. Les répétitions des chorégraphies,
supervisées par la chorégraphe Mandy Moore, ont quant à elles été effectuées
sur plusieurs parkings de Los Angeles. Plus de
cent danseurs mobilisés. Alors que la scène devait être tournée au niveau du
sol, Chazelle a finalement décidé de la filmer sur l'échangeur, à environ
trente mètres de hauteur, afin de montrer l'étendue de la ville. Le chef
décorateur David Wasco déclara qu'il craignait fortement qu'un danseur ne passe
accidentellement par-dessus la rambarde de sécurité et ne s'écrase en-dessous. Par
ailleurs, les contraintes techniques furent presque insurmontables : des coups
de vent violent menaçaient de faire tomber les grues sur les danseurs, les
chorégraphies mettaient en danger les danseurs, etc., ce
qui imposa de nombreuses modifications et une multiplication des prises. En outre, toutes les
scènes devaient être tournées au même moment de la journée dans le but
d'obtenir la même luminosité : « C'était un casse-tête technique. Bien que la scène puisse
sembler être un seul plan-séquence, elle a été tournée en trois plans : le
premier constituant les trois premières minutes, le deuxième jusqu'à quatre
minutes et quarante-cinq secondes, et enfin le troisième jusqu'à la fin de la
scène. Tandis que la scène finale a été tournée en steadicam, les deux
premières prises ont été tournée avec des grues afin de filmer entre les
voitures avec aisance.
Initialement, le réalisateur
souhaitait que la caméra passe de voiture en voiture, dans lesquelles le
spectateur entendrait différents genres musicaux sur la radio de bord. Il s'est pour cela
inspiré des ouvertures de films tels que Taxi Driver ou Fenêtre sur cour, où la
mise en scène est relativement similaire (des inconnus vaquant à leurs
occupations sans s'occuper de celles du voisin). Par ailleurs, l'ouverture musicale s'inspire également du film Aimez-moi
ce soir (Love me Tonight), comme l'a confié le réalisateur lui-même : "Aimez-moi ce soir, le
film de Rouben Mamoulian sorti en 1932, qui s'ouvre avec les sons du matin à
Paris - il y a un cordonnier et un balayeur de rue - ; ces sons créent rythmes
et cascades en nombre". La scène en elle-même est aussi inspirée du quotidien
du réalisateur, qui vit à Los Angeles : "La scène vient du fait que je vis à
Los Angeles et que je suis tout le temps dans les bouchons, à me demander si je
veux me tirer une balle ou bien danser." Je dois dire,pour y être allé, que les gigantesques bouchons des autoroutes de Los Angeles, particulièrement le matin au moment où les gens commencent leur journée, sont particulièrement impressionnants et un élément incontournable à prendre en compte pour les temps de trajet.
Les scènes de danse
La scène de danse de six minutes
(dite "de la Prius" (la voiture de Mia) sur Mount Hollywood Dr., devait être tournée durant
la brève durée de « l'heure dorée », au coucher du soleil (sunset), particulièrement spectaculaire vu depuis la colline d'Hollywood. Elle fut tournée en
huit prises, étalées sur deux jours. Lorsque Ryan Gosling et Emma Stoneparvinrent enfin à réussir la scène, "tout le monde sauta de joie", selon les
termes de cette dernière. Les deux acteurs principaux, qui ne sont pas danseurs
de comédie musicale, faisaient de nombreuses erreurs de chorégraphie, notamment
durant les numéros filmés en une seule prise. Néanmoins, Damien Chazelle s'est
montré compréhensif envers leur manque d'expérience et a validé la prise malgré
la subsistance de quelques erreurs. Par exemple, lors du tournage de la scène
de la première danse entre Mia et Sebastian, Emma Stone a trébuché contre le
dos d'un banc mais s'est rattrapée et a continué à jouer.
A la différence d'Emma Stone, qui n'est pas musicienne, Ryan Gosling, en plus d’être un acteur reconnu, est aussi bon musicien que chanteur. En 2009, il avait fait
partie du groupe les Dead Man's Bones,
accompagné de Zach Shields également à la voix et à la guitare et de Morgan
Slade, bassiste et compositeur. Le groupe sort son premier album la même année.
Bande originale
Les chansons et la bande
originale du film ont été composées et orchestrées par Justin Hurwitz, qui avait déjà travaillé avec D.Chazelle sur ses deux premiers films. Les paroles des chansons ont
été écrites par le duo de paroliers Pasek
et Paul, à l'exception de Start a
Fire, composée par John Legend (qui joue et chante dans le film),Hurwitz, Marius De Vries et Angélique
Cinelu. Afin d'interpréter les six chansons où leurs personnages
interviennent, Emma Stone et Ryan Goslingont suivi des cours de
danse et de chant. Depuis sa sortie, le 20 janvier dans l'hexagone, la bande
originale du film La la land est une des meilleurs ventes sur ITunes France
selon Le Figaro.
Lors de la 89e
cérémonie des Oscars, le compositeur Justin
Hurwitz obtint deux récompenses : celles de la meilleure musique et de la
meilleure chanson originale pour City of
Stars.
Sortie
La première mondiale de La La
Land a eu lieu lors de la soirée d'ouverture du Festival international du film de Venise, le 31 août 2016. Le film
est également projeté lors du Festival de
Telluride, du Festival de Toronto en
septembre 2016, et de l'AFI Fest en
novembre 2016. Initialement, la sortie du film était prévue le 15 juillet 2016,
mais en mars, le distributeur a annoncé que le film connaîtrait une sortie
limitée le 2 décembre 2016 aux États-Unis, avant de sortir dans tout le pays le
16 décembre. La sortie fut à nouveau décalée au 9 décembre, où
Lionsgate diffuse le film dans cinq salles. Le distributeur étend la sortie à
deux cents salles le 16 décembre, puis à toutes les salles américaines le 25
décembre. Le 13 janvier, le film sort dans certains cinémas IMAX. La La
Land sort le 22 décembre aux Pays-Bas, le 26 décembre en Australie et
le 12 janvier 2017 au Royaume-Uni. Les sorties dans le reste du monde doivent
s'étaler tout au long du mois de janvier 2017. Le film est finalement sorti le
mercredi 25 janvier en France et en Belgique. Lors d'une conférence donnée par Justin Hurwitz à Austin (Texas) le 12
mars 2017, Lionsgate confirme la sortie du film le 11 avril en Digital et le 25 avril en Blu-Ray, DVD et avec une édition spéciale Blu-Ray 4K.
Réception critique
Après sept nominations et sept
récompenses à la cérémonie des Golden
Globes le 8 janvier 2017, La La Land connaît un succès
critique. Ce succès se poursuit à Los Angeles aux Producers Guils of AmericaAwards
2017 dans la catégorie Meilleur film. Ryan Gosling et Emma Stone remportent
tous deux les récompenses dans les catégories respectives Meilleur acteur et Meilleure
actrice aux Screen ActorsGuild Awards 2017. La Mostra de Venise et le Festival
International du Film de Toronto avaient également réservé un bon accueil
au film en août et septembre 2016. Ces derniers ont choisi de récompenser Damien Chazelle pour son travail de
réalisateur. Le film est nominé quatorze fois à la cérémonie des Oscars le 26
février 2017.
En France, l'accueil critique a
été très positif : le site Allociné recense une moyenne des critiques presse de
4,3/5.49.
[Ce texte est en grande partie emprunté à plusieurs articles de l'encyclopédie en ligne Wikipedia]
Mon opinion sur ce film
J'ai hésité à aller voir ce film sur lequel les mauvaises critiques étaient aussi nombreuses que les bonnes. J'ai fini par y aller avant qu'il ne soit plus à l'affiche et je ne le regrette pas. Certes, si ce film n'est pas exempt de certaines critiques, comme sa longueur et la confusion de la scène finale dont on ne comprend pas forcément tout lors d'un premier visionnage, je l'ai beaucoup aimé. Je ne suis pourtant pas un grand fan des comédies musicales et je dois dire que la 1e scène (qui, semble-t-il, a représenté, pour le réalisateur, un exploit technique sans précédent) ne m'a pas emballé. Heureusement, le reste du film, en particulier certaines scènes, comme celle du duo de claquettes sur Hollywood MountainDrive, celle du Planétarium, celle de l'audition de Mia ou la dernière scène, qui dégage une énorme émotion (à condition de la comprendre !!!), m'ont enchanté comme ne l'avait fait aucun film depuis de longs mois...
Mais je conçois que ce film atypique ait pu dérouter beaucoup de spectateurs. En ce qui me concerne, j'ai apprécié son originalité et, bien qu'il fasse de nombreuses allusions (on peut même parler d'hommages) à ses grands prédécesseurs dans le domaine du film musical ou de la comédie musicale, son apport d'un souffle de fraîcheur sont un de ses grands atouts par les temps qui courent.
Bref, j'ai adoré et je recommande fortement La La Land à tous les amoureux de cinéma, de jazz (dont je suis pourtant un très mauvais défenseur), et de la ville de Los Angeles qui est superbement mise en lumière par Damien Chazelle.
La Couleur des sentiments
(The Help) est un film dramatique
américain écrit et réalisé par Tate
Taylor, adapté du best-seller éponyme de Kathryn Stockett, mettant en scène Emma Stone, Viola Davis et Octavia Spencer. Distribué par Walt
Disney Studios Motion Pictures, ce film est sorti le 12 août 2011 aux
États-Unis.
Résumé
L’action se passe au début des
années 1960, à Jackson (Mississippi). L’héroïne, une jeune femme blanche du nom
d’Eugenia, surnommée « Skeeter » (moustique en américain) depuis son
enfance (Emma Stone), vient juste de
terminer ses études de journalisme et souhaite devenir écrivain. Ayant décroché
un poste à la rubrique féminine du journal local, elle décide de s'intéresser
aux conditions de vie des domestiques noires (The help = domestique) employées
par la bonne société blanche de la ville. Elle-même a été élevée par une nounou
noire, Constantine, qui a été renvoyée de la maison en son absence pour des
raisons qu’elle ignore et dont elle ne s’est pas vraiment préoccupée jusque-là.
Pour l’aider dans son enquête, elle convainc Aibileen (Viola Davis), la domestique de l’une des ses meilleures amies, de
se confier à elle. Ce qu’elle découvre de la vie de ces femmes la décide à aller
plus loin et, peu à peu, après avoir persuadé Minny (Octavia Spencer), plus rebelle, de lui parler, tout un groupe de
femmes noires accepte de lui faire ses confidences. Skeeter qui, jusqu’à
présent n’avait pas pris la mesure du drame qu’elles vivaient, découvre un
autre monde, fait de haine et de violence, qu’elle ignorait totalement et
décide de publier anonymement tous ces témoignages. Le livre, édité par une
maison New-Yorkaise sous le titre « The help » (La domestique),
deviendra un best-seller dans tous les Etats-Unis et jouera aussi un rôle dans
le mouvement pour les droits civiques qui est au centre du film Selma.
Mon opinion
J’ai vu ce film par le plus grand
des hasards sur France Ô. Au début, j’ai failli décrocher car les premières images
m’ont paru particulièrement ennuyeuses et inintéressantes : on y assiste en
effet à une réception où les bonnes
bourgeoises blanches se reçoivent entre elles dans leurs belles maisons pour
des parties de cartes ou des thés entre amies. Elles sont servies par des
domestiques noires qui s’occupent aussi des enfants, dans une ambiance qui n’a,
a priori, rien de révoltant, au contraire. Si ce n’est que l’une de ces « dames »,
sous prétexte d’hygiène, interdit à sa domestique noire d’utiliser les
toilettes de « sa » maison et décide son mari à faire construire des
toilettes réservées aux domestiques noirs à l’extérieur. Certes, cela nous
choque mais on se dit qu’on est tombé sur une patronne particulièrement odieuse.
Mais peu à peu, le film gagne en
épaisseur avec les témoignages des domestiques, et nous comprenons, en même
temps que l’héroïne qui avait vécu jusque-là dans son monde protégé, que cette
attitude reflète l’opinion de toute la société blanche vis-à-vis des noirs. En
réalité, nous sommes en plein apartheid et nous commençons à mesurer l’ampleur
de la ségrégation qui régit les relations sociales de cette petite ville du Sud des
Etats-Unis.
La mise en scène, avec cette
évolution d’un monde apparemment idyllique des débuts, au véritable enfer caché
que nous découvrons à travers le récit de ces femmes noires, exploitées sans
vergogne et méprisées par leurs patronnes blanches (voire pire), est
remarquablement maîtrisée.
Le jeu des actrices est aussi à
saluer. Les jurés des Oscars ne s’y sont pas trompés puisqu’ils ont décerné à Octavia Spencer, formidable dans le rôle de Minny, l'Oscar de la « meilleure
actrice dans un second rôle ».
Un film salutaire qui aurait
mérité un titre moins insipide que celui qui lui a été donné en français et
qui, s’il se comprend a posteriori, ne rend pas compte de la gravité et de la profondeur du thème abordé. Pire, l'affiche, par ses tons pastels, trahit encore plus le propos final du film. Par certains côtés, en particulier cette progression d'un monde où tout est apparence à une réalité beaucoup plus obscure rappelle un autre film remarquable, Pleasantville, dont le propos n'est pas si éloigné qu'il y paraît de The help.