3 extraits de films sur la musique de Gotan Project :
- Shall We Dance (2004) avec Jennifer Lopez & Richard Gere
- Take the Lead (2006) avec Katya Virshilas & Antonio Banderas
- Easy Virtue (2008) avec Jessica Biel & Colin Firth
Ce blog est consacré au cinéma et aux séries TV. J'y traite principalement des films et des séries que j'aime mais je me réserve aussi le droit d'en critiquer certains.
3 extraits de films sur la musique de Gotan Project :
Dirty Dancing est
un film musical américain d'Emile Ardolino, sorti en 1987 adapté du
livre de Eleanor Bergstein qui est aussi l’auteur du scenario.
Présentation
Au cours de l'été 1963, des newyorkais,
le Dr Houseman (Jerry Orbach) et sa famille, sa femme (Kelly Bishop)
et leurs deux filles, la benjamine Frédérique, que tout le monde appelle « Baby »
(Jennifer Grey) et l’aînée Lisa (Jane Brucker) viennent, comme
chaque été, passer leurs vacances dans l’hôtel-pension de famille de la famille
Kellerman dans les Catskill). L’immense « resort », situé au bord
d’un lac au milieu des montagnes, propose toutes sortes
d’activités physiques et sportives : gymnastique, golf, canoé, et surtout
danse avec des animateurs professionnels.
Baby (Bébé en français) a 17 ans.
Bonne élève, elle est plus effacée que sa grande sœur, s’intéresse au sort du
monde et fait partie du mouvement pour la paix, créé au lendemain de la 1ère
guerre mondiale mais réactivé aux Etats-Unis au moment de la guerre du Vietnam.
L’un des danseurs professionnels vedettes
de l’hôtel, dont toutes les femmes sont amoureuses, est Johny Castle (Patrick
Swayze) qui se produit avec Penny (Cinthya Rhodes) et tout le monde
les croit en couple.
Par hasard, Bébé trouve Penny en pleurs dans
un coin reculé de l’hôtel et apprend qu’elle est enceinte et décide de l’aider.
Cela la rapproche de Johny Castle, que l’on accuse à tort d’être l’amant de
Penny alors qu’il s’agit de Robbie, un autre employé de l’hôtel et, pour
remplacer Penny qui vient d’avorter, Johny donne à Bébé des cours de danse accélérés
pour qu’elle puisse être sa partenaire lors du grand spectacle de l’hôtel.
Pendant ces cours ils se rapprochent et deviennent amants.
Afin de couvrir Johny que le
directeur de l’hôtel veut renvoyer car on le croit coupable de vols, Bébé doit
avouer sa relation à ses parents.
Mon opinion
Je n’avais jamais vu ce film et je m’en étais fait une fausse opinion. Je le pensais vulgaire et ringard. En réalité, ce film est beaucoup plus profond qu'il y paraît car il aborde, bien qu’à la marge, les préoccupations de la société américaine, la question des différences de classes, les relations sexuelles avec une mineure, la ségrégation et la lutte pour les droits civiques, la guerre du Vietnam et surtout l’avortement, ce qui n’était pas du tout consensuel pour une comédie romantique grand public à l’époque. A sa sortie, le film fut d’ailleurs déconseillé, aux Etats-Unis, aux enfants de moins de 13 ans. Mais il faut surtout le voir pour les scènes de danse. La bande originale s’est aussi installée, au fil des années, parmi les standards de la musique mondiale, en particulier grâce à la chanson finale du film (I’ve Had) The Time of My Life. Patrick Swayze, dont on sait peu qu’il a été élevé dans une famille de danseurs, est époustouflant d’énergie ainsi que, dans les débuts du film, sa partenaire Cinthya Rhodes qui avait déjà joué dans plusieurs films où la danse joue un rôle primordial comme Flashdance ou Staying alive (1983), la suite du fameux Saturday Night Fever. Jennifer Grey, qui n’était pas danseuse, donne une prestation d’autant plus remarquable.
Neneh Superstar est
un film français écrit et réalisé par Ramzi Ben Sliman est sorti en
salles en janvier 2023. Il a été présenté en avant-première en compétition
officielle au Festival du Film de Demain 2022.
Présentation
Neneh (Oumy Bruni Garrel) a
12 ans et rêve d’intégrer la prestigieuse école de ballet de l’opéra de Paris.
Problème, elle n’a pas suivi de formation classique et est plutôt douée pour le
hip-pop, elle issue de La Courneuve, et elle est noire. Son père Fred (Steve
Tientcheu) croit en elle et l’encourage mais sa mère, Martine (Aïssa
Maïga) tente de la raisonner car elle se doute que sa fille risque d’être
terriblement déçue si elle est recalée au concours d’entrée de l’école la plus
prestigieuse de France.
Lorsque Neneh se présente, le
jury est partagé : si le directeur de l’opéra, Jean-Claude Kahane (Cédric
Kahn), désireux de faire évoluer la composition du corps de ballet en l’ouvrant
à la « diversité », Marianne Belage (Maïwen),
ex-danseuse-étoile et directrice de la danse, s’y oppose, prétextant que les
codes de la danse classique ne permettent pas d’intégrer des danseuses noires
afin de ne pas « casser l’uniformité colorimétrique du ballet »,
argument qui n’est rien d’autre que du racisme déguisé.
A part un de ses collègues qui soutient son point de vue, Marianne Belage se trouve mise en minorité par la majorité des autres membres du jury qui, tout en reconnaissant que Neneh présente un profil atypique, veulent lui donner sa chance. Il est un fait que, par son comportement, son franc-parler, sa chevelure et son teint, Néneh détonne parmi la cohorte de petites oies blanches toutes semblables du corps de ballet.
En outre, dès le début, Neneh se singularise : elle n’a pas les codes, ne se plie pas facilement aux contraintes de l’école, et se met à dos un groupe d’élèves qui la prennent en grippe. A leurs brimades, elle réagit comme elle a appris à le faire dans sa cité, avec violence, ce qui lui vaut une première menace de renvoi puis une deuxième, car cette fois, elle s’en est prise physiquement à la meneuse du groupe qui a voulu l’humilier et ses parents sont convoqués.
Lors d’un repas, le directeur insiste
auprès de Marianne pour qu’elle donne une interview sur son parcours et sa
carrière d’étoile à directrice de l’école de ballet. Marianne est réticente
mais accepte. L’interview se passe mal quand la journaliste aborde ses origines
populaires et algériennes. En effet, Marianne a, jusqu’à présent, tout fait
pour les cacher, jusqu’à transformer son nom de Maryam Bel-Hadj en Marianne
Belage et même modifier son apparence puisqu’elle porte des lentilles de contact
de couleur bleue alors qu’elle a les yeux marron. Or, elle supporte de plus en
plus mal ses lentilles qui la font souffrir. Elle est furieuse lorsque l’article
sort, révélant en titre son identité.
Comme spectacle de fin d’année,
elle choisit sciemment de monter le ballet Blanche Neige, sachant que Neneh n’y aura pas
sa place. Lorsqu’elle apprend qu’elle est écartée de la distribution, Neneh,
folle de rage, l’accuse de racisme et lui lance ses origines algériennes à la
tête. Hors d’elle, Marianne la gifle et Neneh s’enfuit de l’école.
Neneh erre ensuite dans Paris, donne
spontanément une représentation de danse mêlant classique et hip-hop lors d’un
concert de rue, puis se réfugie pour passer la nuit dans un hall d’immeuble.
Signalée par un locataire, elle est emmenée au commissariat de police où son
père, en pleine nuit vient la chercher.
Le lendemain, elle refuse de
réintégrer l’école dont, de toute manière, elle a été exclue. Mais la sanction
a aussi frappé Marianne suspendue pour avoir perdu son sang-froid et avoir
donné une gifleà l’un des élèves. Cette dernière, en colère et en pleurs, se
précipite dans le couloir de l’école où, sans doute à cause de ses problèmes de
lentilles, elle heurte une paroi de verre qui explose. Marianne est
sérieusement blessée au visage par les éclats de verre.
Après s’être remise de sa
blessure qui lui a laissé une longue estafilade sur la joue, elle revient faire
amende honorable et convainc Neneh de reprendre les cours.
Mon opinion
Par certains côtés, ce film rappelle l’inoubliable
Billy Elliot où un jeune garçon d’origine ouvrière (son père est
mineur dans le nord de l’Angleterre) décide de devenir danseur classique. J’ai
aussi beaucoup pensé au magnifique (et méconnu) film High Strung, découvert par
un extrait sur Youtube, qui mêle musique et danse classique et hip-pop avec une
problématique (origines populaires, racisme…) très proche de celle de ce film.
Connaissant un peu la danse classique, je ne suis pas convaincu que le niveau technique de Neneh lui ait permis d’entrer aussi facilement à l’école de danse de l’opéra de Paris qui est une des écoles les plus sélectives et élitistes qui soient mais elle « fait le job » et on oublie vite ses imperfections tant elle déploie d’énergie et d’optimisme. La fin aussi est un peu trop belle mais, malgré tout, le film est sympathique et mérite d’être vu.
Vu à la télévision
Salsa ! est un
film franco-cubain co-écrit et réalisé par Joyce Buñuel, sorti en 2000. Jean
-Claude Carrière a aussi collaboré au scénario.
Présentation
Remi Bonnet (Vincent Lecoeur),
un pianiste classique, décide d'abandonner le conservatoire où il étudie la
musique pour se consacrer à une musique vers laquelle il se sent attiré, la
salsa.
Dans un premier temps, il tente
de se faire admettre dans un groupe de musique cubain, mais il réalise qu'il
n'est pas crédible à leurs yeux. Grâce à du maquillage et des séances de
bronzage intensives, il arrive à se faire passer pour Mongo, un Cubain
fraîchement arrivé à Paris. Mais la supercherie tourne court lorsqu'il
rencontre Nathalie, une future mariée à qui il donne des cours de danse…
Mon opinion
J’ai vu ce film à la télévision
un peu par hasard. La salsa n’est pas mon fort et je n’aurais pas regardé ce
film si les premières images de ce jeune pianiste qui s’est fourvoyé dans le
classique et décide de changer diamétralement d’horizon ne m’avait pas interpellé.
L’histoire est peu crédible mais fait un film sympathique qui, ce qui est suffisamment rare dans le cinéma français pour être signalé, mêle musique et danse.
Dans le même esprit, je vous recommande :
Free Dance (titre
original : High Strung) est un film musical américain réalisé par Michael
Damian sur un scénario coécrit avec Janeen Damian. Le film est sorti
en 2016 directement sur Netflix. On peut actuellement le trouver en DVD ou en
VOD ainsi qu’en streaming sur Youtube.
Résumé
Ruby (Keanan Kampa), une
jeune danseuse classique a obtenu une bourse pour intégrer le prestigieux
Manhattan Conservatory of Arts à New York. En rentrant chez elle, elle
rencontre Johnnie Blackwell (Nicholas Galitzine), un jeune anglais, qui joue
du violon dans le métro pour gagner de quoi payer son logement et l’avocat qui
doit lui procurer une « Green Card » sans laquelle il sera expulsé des
Etats-Unis.
Pendant qu’ils assistent à une
exhibition de « street dancers », Johnnie se fait voler son violon.
Il est désespéré car, d’une part, c’est son gagne-pain, et d’autre part ce
violon lui avait été offert par son grand-père auquel il était très attaché. Sa
situation d’immigré illégal l’empêche d’aller porter plainte et Ruby lui
propose de l’accompagner dans un dépôt vente pensant que le violon y aura été
vendu.
Au conservatoire, Ruby, si elle
réussit dans les cours de danse classique, a des difficultés avec ceux de danse
contemporaine qui sont dirigés par Oksana (Jane Seymour, à l'opposé de son rôle de Dr. Queen, femme médecin).
De son côté, Johnnie rencontre
des danseurs de rue qui habitent le même immeuble que lui et l’intègrent dans
leur groupe.
En allant emprunter un violon au
Conservatoire pour remplacer celui de Johnny qui a été volé, Ruby voit une
annonce pour un prestigieux concours. En lui apportant le violon, elle lui propose
de postuler en tant que musicien. Mais Johnny, trop fier pour accepter ce qu’il
croit être de la pitié, refuse son offre.
Mais Ruby, bien que meurtrie par
la rebuffade de Johnny, ne se le tient pas pour dit et, après qu’il a retrouvé
son violon, elle lui propose un pari risqué : se présenter au concours
avec lui, en intégrant sa troupe de hip-hop.
En dépit des préventions du jury,
leur prestation originale est reçue par une ovation générale et ils gagnent le
concours.
Mon opinion
J’avais vu un extrait de ce film sur Youtube et j’avais été séduit par son énergie et ce mélange entre musique classique, danse et hip-hop et j’ai été enthousiasmé en le visionnant, en particulier par le solo de violon sur le quai du métro, la « battle » entre Johnny et Kyle (Richard Southgate), le beau-gosse trop sûr de lui qui méprise Johnny, lors de la réception huppée. Mais ce que j’ai préféré, c’est la scène finale du spectacle jouissif donné par Johnny, Ruby et la bande de danseurs de rue, devant les jurés, médusés par leur culot et la qualité de leur prestation, du Conservatoire. Réjouissant !
Cloclo est un biopic
sur le chanteur Claude François écrit et réalisé par Florent-Emilio Siri,
sorti en 2012.
Résumé
Le film commence à Ismaïlia en
Egypte où naquit Claude François (c’est son vrai nom) en 1939. Son père était
employé par la compagnie du Canal de Suez et sa famille menait un train de vie
aisé jusqu’en 1956 où elle est expulsée d’Egypte suite à l’affaire de l’annexion
du Canal de Suez par Nasser. Fuyant le pays en catastrophe, les François débarquent
à St. Nazaire d’où ils regagnent Paris puis Monaco où ils se retrouvent dans la
misère. En 1958, bravant l’autorité de son père qui voudrait faire de lui un
comptable, le jeune Claude monte un petit orchestre et se produit au Sporting-Club
de Monaco. Ayant rencontré une jeune danseuse d’origine anglaise, Janet Woollacott,
il l’épouse, là encore contre la volonté de son père.
Monté à Paris, il fait le tour
des radios et des maisons de disques. Aucun refus ne le décourage et il fait le
siège des producteurs, obtient de petits succès avant que, grâce à la chanson Belles,
Belles, Belles ! (adaptée d’un titre américain), il obtienne la notoriété
en 1962. Enfin connu, il fait, la même année, la 1ère partie du récital
de Dalida à l’Olympia.
Prise en main par l’impresario Paul
Lederman (Benoît Magimel), sa carrière démarre alors pour ne plus s’arrêter
jusqu’à sa mort tragique par électrocution dans sa salle de bains, le 11 mars
1978, à l’âge de 39 ans.
Mon opinion
Je n’ai jamais été un fan de Claude
François, ni de ses chansons, ni de son personnage, mais je dois
reconnaître que ce film est une réussite. Jérémie Renier est troublant de
mimétisme avec son modèle, d’autant plus que, comme il le reconnaît lui-même, « il
ne savait ni chanter, ni danser, ni jouer de la batterie » et qu’il a dû
tout apprendre pour le rôle. J’ai trouvé beaucoup d’intérêt à la première
partie du film qui nous montre les difficultés dans lesquelles s’est débattu le
jeune Claude François, sa volonté farouche de réussir, son culot incroyable ,
difficultés qui ont sans doute forgé son caractère et sont aussi pour quelque
chose dans ce, qu’une fois la gloire atteinte, il est devenu : un personnage toujours insatisfait, coléreux et même tyrannique. Le réalisateur a eu le courage de ne rien nous
cacher de cette ambiguïté, jusqu’à son goût pour les très jeunes filles qui le
feraient, de nos jours, convoquer devant les tribunaux pour pédophilie.
Marquise est un film
français de Véra Belmont sorti en 1997.
Résumé
Le film se déroule au XVIIe
siècle au début du règne de Louis XIV. Marquise, de son vrai nom Marquise-Thérèse
de Gorla (Sophie Marceau), est une saltimbanque que son père n’hésite
pas à prostituer à l’occasion. Lors d’un passage à Lyon, Molière (Bernard Giraudeau)
remarque sa fraîcheur et sa beauté et lui propose d’intégrer sa troupe. L’un de
ses comédiens, Du Parc dit « Gros-René » (Patrick Timsit),
tombe aussitôt sous son charme et, pour la soustraire à son destin peu
glorieux, il l’épouse. Mais Marquise n’a aucune expérience de la scène et,
lorsqu’elle se retrouve devant le public, foudroyée par le trac, elle est
incapable de prononcer ses répliques. Pour faire bonne figure, elle fait la
seule chose qu’elle sait faire et se met à danser.
Elle est alors remarquée par
Philippe d’Orléans, dit « Monsieur », le frère du Roi (Frank de la
Personne) qui commande une comédie-ballet pour Louis XIV (Thierry
Lhermitte). Comme Molière, échaudé par sa première expérience, refuse de
lui confier un rôle, elle quitte la troupe pour aller trouver Racine (Lambert
Wilson), trop heureux de « voler » Marquise à son concurrent
direct. Lorsqu’elle se produit devant Louis XIV, celui-ci lui fait un triomphe.
Racine, tombé à son tour amoureux de Marquise, lui écrit une pièce, Andromaque.
Au faîte de sa gloire, adulée de
tous, elle meurt subitement en 1668 à l’âge de 35 ans.
Autour du film
Le film présente la mort de
Marquise comme un suicide alors qu’elle est sans doute due à une infection suite
à un avortement.
Mon opinion
J’ai beaucoup aimé ce film, malgré ses raccourcis historiques un peu cavaliers. Il a le mérite de nous faire connaître l’histoire vraie (bien que largement romancée) d’une comédienne adulée en son temps, qui fut aussi une femme libre, magnifiquement incarnée par Sophie Marceau.