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mercredi 16 octobre 2024

LE BRAVE PETIT TAILLEUR Dessin animé de Walt DISNEY (USA-1938)

 


Le Brave Petit Tailleur (titre original : Brave Little Tailor) est un court métrage d'animation américain, réalisé par Wilfred Jackson, sorti le 23 septembre 1938. Ce dessin animé de la série Mickey Mouse — produit par Walt Disney — est distribué par United Artists. Il est basé sur le conte des frères Grimm Le Vaillant Petit Tailleur.

Présentation

Le dessin animé se déroule dans un village médiéval. Un géant ravage la campagne environnante. Le roi, père de la princesse Minnie, cherche un chevalier pour tuer le géant mais tous, peu désireux d’affronter le géant, déclinent l’invitation du roi.  Mickey, simple tailleur, travaille dans son échoppe la fenêtre ouverte. Dérangé par des mouches qui lui tournent autour, il en écrase plusieurs et, tout à sa joie, s’écrie qu’il en a tué sept d’un coup. Se méprenant sur les victimes de Mickey et croyant sincèrement qu’il a tué sept géants d’un coup, les paysans s’empressent de rapporter cet exploit au roi. Devant le roi, Mickey n’ose pas rétablir la vérité et le voilà bombardé « tueur de géants ».

Mon opinion

C’est en faisant des recherches sur les géants que je suis tombé sur un extrait de ce film et cela m’a rappelé des souvenirs d’enfance. Comme je l’ai dit, notre père, qui avait un ami projectionniste, m’emmenait souvent au cinéma et je regardais les films depuis la cabine de projection. Il avait aussi acheté un projecteur Super 8 muet et s’était procuré quelques dessins animés et des Laurel et Hardy que nous regardions en boucle à la maison. Parmi ceux-ci, il y avait le Brave petit tailleur de Disney. En en revoyant les images, les souvenirs me sont revenus et j’ai cherché à me procurer ce film. Cela n’a pas été facile et ce n’est que grâce à des forums de cinéphiles que j’y suis parvenu. Disney l’a republié en DVD en 2015, dans un coffret collector de deux DVD intitulé « Mickey Mouse, les années couleur 1ère partie : 1935-1938). Bien entendu, ce coffret, sorti en 2015 est épuisé mais je l’ai trouvé sur un site d’occasion et je me suis replongé avec délices dans mes souvenirs d’enfance.   

samedi 20 janvier 2024

COCO Film d'animation de Lee UNKRICH (USA-2017)

 


Coco est un film d'animation américain réalisé par Lee Unkrich et co-réalisé par Adrian Molina, sorti en 2017. Sur un scénario élaboré par Adrian Molina et Matthew Aldrich, le film est basé sur une histoire originale de Lee Unkrich, Jason Katz, Matthew Aldrich et d´Adrian Molina. Coproduit par les studios Disney et Pixar, il est le 139e long métrage d'animation des studios Disney et le 19e film d'animation en images de synthèse des studios Pixar. Vu sur M6. 

Présentation

Le film se passe au Mexique, un pays où la musique fait partie intégrante de la vie des habitants. Mais Miguel, un garçon de 12 ans, est né dans la famille Rivera où la seule allusion à la musique et aux musiciens est interdite depuis quatre générations, depuis qu’Ernesto, l’arrière-arrière-grand-père de Miguel est parti en abandonnant sa petite fille, Coco. Celle-ci, arrière-grand-mère de Miguel, est devenue une très vieille dame, à peine consciente, qui ne quitte pas son fauteuil. Pour vivre et élever sa fille, Imelda, la mère de Coco, est devenue cordonnière et depuis, toute la famille est vouée à fabriquer des chaussures.

Mais Miguel, qui a un don pour la musique et le développe en cachette, refuse ce destin.

Arrive la Fête des Morts qui, au Mexique, est une grande réjouissance. On décore et on fleurit de roses d’Inde (1) les tombes, on expose les photos des défunts de la famille sur des autels devant lesquels on dispose de la nourriture, pensant que, pendant le court laps de temps que dure la fête, les portes vers l’autre monde s’ouvrent et que morts vont trouver un passage vers le monde des vivants et leur rendre une visite. Cette fête est aussi accompagnée de grandes réjouissances publiques où la musique est bien entendu omniprésente… sauf dans la famille Rivera.      

En voulant empêcher le chien errant Dante, un chien nu mexicain (2), de dévorer les offrandes laissées sur l’autel familial à l’intention des défunts, Miguel casse le cadre où se trouvait la photo de son arrière-arrière-grand-père Ernesto, de sa femme Imelda, et de leur fillette, Coco. Sur la photo, la tête d’Ernesto a été arrachée mais, en dépliant une partie de celle-ci, Miguel découvre qu’Ernesto tient une guitare blanche, reconnaissable entre toutes puisque c’est celle dont joue le célèbre musicien Ernesto de la Cruz et Miguel s’imagine que ce dernier est son arrière-arrière-grand-père.      

Après que sa grand-mère, prise de fureur lorsqu’elle a découvert que Miguel jouait de la guitare, celle-ci la lui a brisée. Mais le petit garçon, décidé à prouver son talent durant le concours du Jour des Morts, entre par effraction dans le mausolée d'Ernesto et vole la guitare blanche, estimant que puisqu’il est son descendant, celle-ci lui appartient.

C’est là que les choses se compliquent. Puisqu’il a violé une sépulture pour prendre un objet qui ne lui appartenait pas, Miguel, en marchant sur des pétales de rose d'Inde, se retrouve propulsé au Pays des Morts.

Il y rencontre Hector, un squelette malchanceux qui risque de disparaître car personne, dans le monde des vivants, ne se souvient de lui.

Après mille péripéties dans le monde des morts, Miguel comprend qu’Hector est son véritable arrière-arrière-grand-père, que les succès du grand Ernesto sont en fait dus à Hector dont Ernesto s’est débarrassé en l’empoisonnant car il lui faisait de l’ombre.

Grâce à sa famille d’outre-tombe, Miguel va pouvoir revenir dans le monde des vivants et rétablir la vérité auprès de sa famille.    

Mon opinion

J’avais vu la bande annonce de ce film lorsqu’il était sorti mais je n’avais pas pu aller le voir au cinéma. J’ai profité de son passage sur M6 pour le voir. L’histoire démarre bien mais devient difficile à suivre lorsqu’on est dans le monde des morts. Il n’y a rien de macabre dans ce monde, au contraire. Pour les Mexicains, ce monde est très coloré, parfaitement kitch et tout est traité avec un humour grinçant (on y croise même le squelette d’une Frida Kahlo complètement déjantée) à la Tim Burton, sans, hélas, la poésie que l’on trouve par exemple dans Edward aux mains d’argent. Quant à la musique, on aurait pu s’attendre à mieux pour un film sur la musique. A part une ou deux chansons accompagnées à la guitare qui sont assez belles, le reste est dissonant et par moments difficile à supporter. Le scénario est aussi trop complexe et aurait mérité d’être simplifié. On s’y perd entre les branches de la famille sur quatre générations. Dommage car l’idée de départ était bonne et nous fait découvrir des croyances peu connues des occidentaux. On est cependant loin du dessin animé pour enfants baignant dans les bons sentiments et les couleurs pastel.

______

(1) Une fleur très proche de l’œillet d’Inde, originaire du Mexique, utilisée en abondance pour fleurir les tombes lors de la Fête des Morts
(2) Un chien de race Xoloitzcuintle, considéré, comme le dieu égyptien Anubis, comme un animal ouvrant la porte du monde des morts.


 

mercredi 6 décembre 2023

BAMBI Film d'animation de Walt DISNEY

 


Bambi est le 6ème long-métrage d'animation des studios Disney. Sorti en 1942, il est adapté du roman de Felix Salten : Bambi, l'histoire d'une vie dans les bois (Bambi, Eine Lebensgeschichte aus dem Walde, 1923).

Résumé

Bambi, un jeune faon, vient de naître. Tout étonné, il découvre autour de lui avec émerveillement les animaux de la forêt : il y a là le lapin Panpan, le hibou, des perdrix, des opposums, une taupe, une moufette… Au loin, un cerf observe la scène.

L’automne arrive, avec ses orages et son mauvais temps puis l’hiver où la nourriture se fait rare. Mais la vie s’écoule paisiblement.

Le printemps arrive et, avec lui, les chasseurs. La mère de Bambi se fait tuer en voulant le protéger. Dès lors, Bambi ne sera plus le jeune faon insouciant et entre dans l’âge adulte : il se transforme, ses cornes commencent à pousser et il tombe amoureux d’une jeune biche, Féline. Mais il n’est pas le seul en lice et Ronno, un autre jeune mâle, le défie.

 L'automne revient. Bambi, qui dort avec Féline, est réveillé par l’approche d’un danger : ce sont les chasseurs à nouveau. Une perdrix se fait tuer, Féline est poursuivie par une meute de chiens. Pour la protéger, Bambi est blessé.

Pendant ce temps, le feu de camp allumé par les chasseurs s’est propagé à la forêt, obligeant les animaux à fuir. Féline et Bambi parviennent cependant à sauver leur vie.

Un nouveau printemps est revenu. Les animaux sont assemblés pour accueillir les deux faons nouveau-nés de Féline. Bambi, devenu un cerf, observe la scène du haut d’un promontoire.

Autour du film

C'est dès 1935 que Walt Disney entame le projet d'adapter cette œuvre, juste après le début de la production de son premier long métrage, Blanche-Neige et les Sept Nains. Cependant, en raison de différents contretemps, le film est plusieurs fois retardé. Pinocchio, Fantasia et Dumbo sont ainsi sortis avant Bambi. Malgré ou grâce à cela, Bambi propose une qualité graphique incontestable, présentant des décors et des personnages très réalistes.

En 2008, l'American Film Institute sélectionne Bambi à la troisième place des dix meilleurs films d'animation du cinéma américain dans son classement de AFI's 10 Top 10. En décembre 2011, il est sélectionné pour Le National Film Registry par le National Film Preservation Board pour la conservation à la Bibliothèque du Congrès aux États-Unis pour son « importance culturelle, historique ou esthétique ». [Ce paragraphe est reproduit à l’identique de la fiche Wikipedia]

Mon opinion

Je ne sais pas à quel âge j’ai vu ce film. Je devais avoir 6 ou 7 ans. J’ai été traumatisé par la mort de la mère de Bambi et surtout par l’incendie qui dévore la forêt, chassant devant lui tous les animaux apeurés. Je ne l’ai revu qu’à l’âge adulte, toujours aussi ému devant ces scènes difficiles tant elles sont réalistes et impressionnantes. Mais quel chef d’œuvre ! Quelle beauté dans ces dessins animés qui montrent une formidable connaissance du comportement animal. Un chef d’œuvre insurpassé.  

mercredi 6 novembre 2019

TOUS EN SCENE film d'animation de Garth JENNINGS (USA-2016)



Tous en scène (titre original : Sing, Chantez ! au Québec) est un film d'animation américain en images de synthèse écrit et réalisé par Garth Jennings, sorti en 2016. Le film contient soixante-cinq chansons pop, dont les droits ont coûté 15 % du budget de 75 millions de dollars du film.

Présentation

Buster Moon, un koala, est le propriétaire d'un théâtre au bord de la faillite. Ses spectacles n'ont jamais attiré grand monde et le bâtiment menace de s'écrouler. Avec son copain Eddie, un mouton, Buster décide, pour renflouer ses caisses, d'organiser un grand concours de chant doté de 1 000 $.  Il dicte à sa secrétaire caméléon très âgée, Miss Crawley, le contenu du flyer publicitaire. Cependant, la pauvre Miss Crawley (qui n’a qu’un œil), se trompe sur le montant de la récompense et, au lieu de taper le chiffre 1 000, la récompense passe à 100 000 $ !!! Une autre maladresse expédie les flyers dans toute la ville avant que Buster et Miss Crawley n'aient pu les vérifier. Attirée par le montant de la récompense et la perspective de réaliser leurs rêves, une foule d'animaux se presse devant l’entrée du théâtre pour passer les auditions. Les prestations sont toutes inégales, tant dans leur qualité que dans leur style de musique. À la fin de la journée, Buster dresse la liste des candidats retenus :
  • ·    Rosita, une truie, mère d’une famille nombreuse qui a une belle voix mais a abandonné sa carrière pour se consacrer à son ingérable famille.
  • ·   Günther, un cochon allemand énergique et excellent danseur.
  • ·   Ash, une femelle porc-épic rockeuse venue passer les auditions avec son petit ami égocentrique Lance, avec qui elle forme un duo.
  • ·     Johnny, un jeune gorille à la voix d'or dont le père est le chef d'un gang de voleurs et voudrait que Johnny suive ses traces, alors que sa seule passion est la musique.
  • ·     Un trio de grenouilles acrobates.
  • ·    Pitt, un chameau aux prédispositions lyriques.
  • ·    Mike, une souris blanche cupide, arrogante et tricheuse qui est également un talentueux jazzman et crooner.
  •    Meena, une jeune éléphante timide, 
  •    etc. 
De très nombreux artistes ont prêté leurs voix aux personnages:
  •     Pour la version originale : Matthew McConaughey (Buster), Reese Witherspoon (Rosita), Scarlett Johansson (Ash), Taron Egerton (Johnny) etc. 
  •       Pour les voix françaises : Patrick Bruel, Jenifer, Laurent Gerra, Patrick Préjean, etc. 
Mon opinion sur ce film

J’ai vu ce film par le plus grand des hasards à la télévision et je l’ai trouvé génial. Les personnages, réalisés en images de synthèse sont à mourir de rire. Ce film musical, plein de créativité et d’humour, avec ses chorégraphies déjantées portées par un tourbillon de tubes des années 50 à nos jours, est visible par tous. Un enchantement.

mardi 29 mars 2016

RATATOUILLE film d'animation (USA-2007)



Ratatouille est un film d'animation en images de synthèse des studios américains Pixar, réalisé par Brad Bird et sorti en salles en 2007.

Résumé

Le film est censé se dérouler dans un restaurant parisien. Il raconte les aventures d'un jeune rat, nommé Rémy. Lorsque le film commence, Rémy vit paisiblement à la campagne, avec sa famille, composée de son père, Django, de son frère, Émile, et d'un clan de rats, qui occupe le grenier de la maison de Mabel, une vieille dame à la retraite. 

Rémy est un grand amateur de cuisine. Grâce à son odorat très fin, le jeune rat connaît instinctivement les ingrédients à ajouter aux plats pour les rendre meilleurs et plus subtils. C'est pourquoi il se rend furtivement le soir dans la cuisine pour y lire le livre de recettes écrit par Auguste Gusteau, un chef étoilé, mort récemment après qu'il ait perdu une étoile à cause d'un critique culinaire, Anton Ego.

Un soir, alors que Rémy et son frère Emile sont en train de concocter une recette dans la cuisine de Mabel, la propriétaire les surprend et les chasse. Séparé de sa famille, Rémy trouve refuge dans les égouts. Le chef Gusteau lui apparaît en rêve, le console et le guide jusqu'à son restaurant.

Là, il tombe sur Alfredo Linguini, un jeune commis de cuisine préposé aux poubelles depuis que Skinner, le nouveau chef, un petit bonhomme irascible et sans talent, a appris qu'il était le fils de Gusteau. Après qu'Alfredo ait accidentellement renversé une soupe en passant la serpillière, il essaie de rattraper son geste malencontreux et s'apprête irrémédiablement à la gâcher. Rémy, qui a tout vu, sauve le plat en y ajoutant des ingrédients recommandés par Gusteau. Mais Alfredo aperçoit le rat et le piège sous une passoire. Skinner arrive sur ces entrefaites et, voyant Alfredo à côté de la soupe lui rappelle brutalement qu’il n’est pas cuisinier et que son rôle se borne à faire la plonge et le ménage. Pendant cette altercation, le service se poursuit et la soupe est servie à Solène Leclerc, une critique culinaire attablée en salle. Skinner s'aperçoit trop tard de l’erreur du service, entre dans une fureur noire et veut renvoyer le jeune commis. Mais il se ravise lorsqu’on lui apprend que la critique, ravie par le plat qu’on lui a servi, veut féliciter le chef. Skinner, ne voulant pas croire qu’Alfredo a réalisé ce plat, met alors le jeune commis au défi de le réussir à nouveau.

Pendant ce temps, Rémy passe un mauvais quart d’heure : capturé par les cuisiniers, il est enfermé dans un bocal et on donne l’ordre à Alfredo de s’en débarrasser. Mais alors qu'il s'apprête à jeter le bocal dans la Seine, ce dernier flanche et emmène le rat dans son minuscule logement.

Lorsque, le lendemain, il revient au restaurant, Alfredo est accompagné de Rémy qu’il cache sous sa toque de cuisinier. Le rat s'entraîne à diriger le jeune commis en lui tirant les cheveux, lui indiquant ainsi ce qu’il convient ou non de mettre dans les plats.

Rémy découvre par hasard qu'Alfredo est le fils de Gusteau et réussit à récupérer de justesse les preuves de cette filiation des griffes de Skinner. Alfredo devient alors le chef légitime du restaurant et décide de révéler son secret aux autres cuisiniers. Choqués qu'il doive son talent à un rat, tous décident alors de le quitter, le soir même où le terrible critique Anton Ego, à l’origine de la mort de Gusteau, leur rend visite. Désemparé, Alfredo ne sait plus que faire. Mais la famille de Rémy, qui avait une dette envers lui, vient lui prêter main forte.

Dans les cuisines du restaurant, de nombreux petits rats se partagent les tâches pour concocter les plats, tandis qu'Alfredo assure le service. Rémy décide de préparer une ratatouille (d’où le titre du film) pour le critique. Lors de la dégustation, la profusion de saveurs fait ressurgir chez Ego le souvenir de la ratatouille de son enfance. Subjugué, il veut remercier le chef mais Alfredo lui avoue que c'est un rat qui a préparé le plat. Le lendemain du repas, le critique publie un article élogieux sur Alfredo et sur son mystérieux petit cuisinier sans en dévoiler la nature exacte. Mais Skinner veut se venger : il dénonce Alfredo aux services d'hygiène qui ferment le restaurant.

Alfredo ouvre un nouveau restaurant nommé La Ratatouille, en l'honneur de celle servie à Ego.

Mon opinion sur ce film : Une grande réussite ! 

J’avais vu ce film lors de sa sortie et il m’avait enthousiasmé. Je l’ai revu avec le même plaisir, hier soir, lors de son passage à la télévision. Ce film d’animation est une réussite absolue, tant sur le plan de la qualité de l’animation que de son contenu ou des dialogues. Loin d’être un simple divertissement, il dénonce aussi bien le snobisme qui préside aux destinées de la grande cuisine, la tyrannie que font peser certains chefs sur leur brigade, la peur irrationnelle que les rats suscitent chez beaucoup d’entre nous, etc. le tout traité avec une bonne dose d’humour mais aussi d'émotion.  

Bien accueilli tant par le public que par la critique, Ratatouille s’est hissé dès sa sortie en tête du box-office aux États-Unis, en France et au Royaume-Uni. Le film a reçu diverses récompenses dont l'Oscar du meilleur film d'animation en 2007 qu’il a même ravi à Persépolis de Marjane Satrapi, en lisse la même année.

mardi 31 mars 2015

ERNEST ET CELESTINE film d'animation français (FR-2012)



Ernest et Célestine est un film d'animation français réalisé par Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier. Il est sorti fin 2012. Le film est inspiré des albums pour enfants de Gabrielle Vincent.

Synopsis

"Dans le monde conventionnel des ours, il est mal vu de se lier d'amitié avec une souris. Et pourtant, Ernest, un gros ours marginal, clown et musicien, va accueillir chez lui la petite Célestine, une orpheline, qui a fui le monde souterrain des rongeurs. Ces deux solitaires vont se soutenir et se réconforter, et bousculer l'ordre établi..."

Célestine est une petite souris orpheline qui vit sous terre, dans un orphelinat pour souris, régi comme une prison. Ernest est un ours qui vit dans une cabane à moitié en ruine située dans les bois à l'écart du village de ses congénères.

L'ours se réveille de sa longue hibernation totalement affamé et cherche sa pitance dans le village. Célestine, elle, a été envoyée en mission dans le village où vivent les ours pour récolter les dents de lait des enfants très réputées parmi son espèce.

Alors qu'elle s'apprête à subtiliser la dent d'un enfant ours, fils d'un riche marchand de sucreries, elle est découverte et s'enfuit, atterrissant dans une poubelle. C'est là qu'Ernest la découvre, endormie.
Alors qu'il s'apprête à la dévorer, Célestine lui fait la leçon et ils deviennent d'inséparables amis, poursuivis l'un et l'autre par ceux de leur propre espèce, car ils ont trahi les valeurs des souris et des ours.

Mon opinion sur ce film

Très joli film, enfin réellement destiné aux enfants. A voir, sans crainte, en famille. Une belle histoire de tendresse et de respect de la différence dont, non seulement les enfants, mais aussi les adultes, peuvent tirer la leçon, porté par un  joli travail d'animation à partir des délicates aquarelles de l'illustratrice belge Gabrielle Vincent, décédée en 2000.

Mon classement
Sympathique film d'animation qui défend de belles valeurs d'amitié, de fraternité et d'antiracisme. A voir sans restriction en famille.

jeudi 1 janvier 2015

PERSEPOLIS Film d'animation français de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi (FR - 2007)

[1ère publication de ce billet : 1er janvier 2012]


Persépolis est un long métrage d'animation français de 95 min. réalisé par Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi. Il est sorti en France le 27 juin 2007. Le film s'inspire de Persépolis, la bande dessinée autobiographique en 4 volumes de Marjane Satrapi, publiée entre 2000 et 2003 et republiée en un seul volume à l'occasion de la sortie du film en 2007. 

Présenté dans la sélection officielle du Festival de Cannes 2007, le film y a obtenu le prix du jury ex-æquo avec Lumière silencieuse de Carlos Reygadas. La république islamique d'Iran n'a pas apprécié que ce prix soit décerné à un film critiquant sans embage le régime des mollahs et elle s'est officiellement indignée que ce film ait été sélectionné car, selon elle, il présente « un tableau irréel des conséquences et des réussites de la révolution islamique ». Elle en a néanmoins diffusé une version censurée (cela c'était en 2007). Le film a été nommé pour l'Oscar du meilleur film d'animation 2007. Persépolis fut également interdit de diffusion au Liban fin mars 2008 durant un temps, avant que la polémique nationale n'aboutisse à la levée de cette interdiction.

Le film fait encore des vagues puisque, suite à sa diffusion en Tunisie le 9 octobre 2011, un groupe d'environ 200 salafistes avait tenté de mettre le feu à l'immeuble occupé par la chaîne de télévision Nessma puis au domicile personnel de son PDG, Nabil Karoui. Depuis, le régime islamique ayant drastiquement réduit la liberté d'expression en Iran, la diffusion en est évidemment toralement ineterdite.

Synopsis

Le film est totalement autobiographique et Marjane Satrapi y raconte les proncipaux épisodes de sa vie depuis l'âge de 8 ans jusqu'à son exil en France. Lorsque le film commence, nous sommes en 1978 à Téhéran, qui était alors sous la dictature du Shah : Marjane est une enfant heureuse qui vit  à l'occidentale avec ses parents, un couple de jeunes iraniens modernes et cultivés. Elle songe à l'avenir et se rêve en prophète sauvant le monde. Elle a aussi une grande complicité avec sa grand-mère, une femme très libre d'esprit et qui parle un langage cru que, par la suite, lui empruntera Marjane. Toute la famille suit avec exaltation les événements qui vont mener à la révolution et provoquer la chute du régime du Shah, croyant que celle-ci instaurera un régime de démocratie et de liberté. Mais, hélas, ce n'est pas du tout ce qui devait se passer. Avec l'instauration d'une « République islamique », dirigée par des mollahs rétrogrades,  débute le temps d'une dictature encore pire que celle du Shah. Marjane, qui doit porter le voile, se rêve désormais en révolutionnaire.

Bientôt, la guerre contre l'Irak entraîne bombardements et privations, enrôlements forcés de jeunes gens que l'on transforme en "martyrs de la révolution" et à qui l'on promet le "paradis d'Allah", fait un grand nombre de morts et de blessés pendant que, dans le pays, les "gardiens de la révolution" arrêtent arbitrairement, torturent et exécutent tous ceux qui, de près ou de loin, sont suspectés de vouloir s'opposer au régime des religieux islamistes et instaurent un contrôle des mœurs et des comportements aussi stupide que corrompu.

Dans un contexte de plus en plus pénible, les parents de Marjane craignent que les prises de position rebelles de lzue fille ne la mettent en danger. Ils décident alors de l'envoyer poursuivre ses études à Vienne en Autriche. Marjane a alors quatorze ans : dans la capitale autrichienne, elle découvre la liberté, l’abondance de la société de consommation et fait ses premières expériences amoureuses mais elle supporte mal la solitude, l'égoïsme et l'indifférence des gens qui se disent ses amis.

Son retour en Iran est un échec car elle se trouve désormais déchirée entre deux modes de vie et, comme beaucoup d'exilés, elle ne parvient plus à se réinsérer dans la société iranienne de plus en plus soumise aux diktats des islamistes. Elle sombre alors dans une grave dépression et fait même une tentative de suicide (qui, bien que montrée dans la 1ère version du film, sera seulement suggérée dans sa version finale, comme nous l'apprend le making-off du DVD). Enfin remise de sa dépression, elle rencontre un jeune iranien ouvert aux idées occidentales avec qui elle décide de se marier. Mais le mariage, trop rapidement décidé, ne résiste pas aux contraintes de la vie quotidienne et Marjane divorce puis regagne l’Occident, en l’occurrence la France. C'est là que sa vie commencera vraiment puisqu'elle y écrira les quatre tomes de son autobiographie sous forme d’une bande dessinée qui lui apporta le succès et permettra la réalisation du film.

La réalisation

Sur le plan technique,  la réalisation de ce film d'animation de 95 minutes a représenté un véritable exploit, comme on le voit dans les bonus joints au DVD : l’animation a été réalisée selon des techniques classiques du dessin, sans recours à l’informatique, mobilisant une extraordinaire équipe d’artistes. Les doublages des différents protagonistes du film ont été réalisés par de grands acteurs comme :

  • ·         Catherine Deneuve (qui joue le rôle de la mère de Marjane)
  • ·         Chiara Mastroianni (Marjane adolescente et adulte)
  • ·         Danielle Darrieux (la grand-mère de Marjane)
  • ·         La voix de Marjane enfant a été enregistrée par Gabrielle Lopes Benites

Dans la version anglaise, les acteurs qui ont prêté leur voix aux personnages, outre Catherine Deneuve et Chiara Mastroianni,  qui sont bilingues, ont été Sean Penn (pour le père de Marjane), Iggy Pop (qui double son oncle Anouche) et Gena Rowlands (la grand-mère).

Distinctions

  • 2007 : Prix spécial du jury du Festival de Cannes 2007 (ex-æquo avec Lumière silencieuse de Carlos Reygadas)
  • 2007 : Sélection officielle pour la Palme d'or
  • 2007 : Prix spécial du jury au Cinemania International Film Festival
  • 2008 : Prix des auditeurs de l'émission radiophonique Masque et la Plume
  • 2008 : Meilleur premier film lors de la cérémonie des Césars 2008
  • 2008 : César de la Meilleure adaptation lors de la cérémonie des Césars 2008.
  • 2008 : Nommé aux Oscars du cinéma 2008 dans la catégorie meilleur film d'animation (mais l'oscar fut finalement attribué au film Ratatouille).

Mon opinion sur ce film

Persépolis est un film extraordinaire à tout point de vue, par sa technique, d'abord, qui utilise le dessin animé presque exclusivement en noir et blanc (à part quelques scènes colorées ou colorisées), la concision de ses dialogues, son humour décapant (en particulier celui de la grand-mère qui s'exprime dans un langage particulièrement cru, magnifiquement servi par la voix à la fois élégante et malicieuse de notre adorable Danielle Darrieux, dont on imagine le plaisir qu'elle a dû prendre à dire ces répliques.

Bien que sorti en 2007, ce film est, hélas, toujours d'actualité et il a quelque chose de visionnaire dans sa description du processus du passage d'une dictature occidentalisée à un autre type de dictature, encore plus rétrograde et réactionnaire, processus qui est en train de se dérouler sous nos yeux dans la plupart des pays ayant connu le "printemps arabe", que ce soit en Egypte, en Algérie, en Tunisie et peut-être demain la Syrie*, au Yémen, etc.

* Pour la Syrie, à l’heure où je reprends ce billet, le pays, toujours dirigé par le dictateur Bachar El-Hassad, est en pleine guerre civile depuis 2011. Celle-ci a fait entre 100 000 et 150 000 morts et l’avancée des djihadistes qui se sont emparés d’une partie du pays, a poussé plusieurs millions de syriens hors du pays. On sait peu de choses sur ce qui se passe au Yémen mais les tensions y sont vives, de même qu’en Libye, depuis le renversement de Kadhafi, où en Egypte où l’instabilité est quotidienne. Après une guerre civile, entre 1991 et 2002, presqu’aussi meurtrière  que celle que l’on voit se dérouler actuellement en Syrie, la situation en Algérie est stabilisée mais la paix y est fragile et en grande partie artificiellement maintenue par un régime totalitaire, comme, sous une forme moins visible, au Maroc.   

jeudi 2 octobre 2014

LES 101 DALMATIENS film d'animation de Walt Disney (USA-1961)


Les 101 Dalmatiens est le 21ème long-métrage d'animation et le 17ème  « Classique d'animation » des studios Disney. Sorti en 1961, il est adapté du roman de Dodie Smith, « The One Hundred and One Dalmatians » publié en  1956.

Synopsis

Roger Ratcliff, un musicien célibataire, compose au piano tandis que son dalmatien Pongo paresse derrière la fenêtre. La maison est dans un désordre indescriptible et on sent bien qu’il y manque une femme... 
À la fenêtre, Pongo voit passer des femmes promenant leur chien et il lui vient une idée : se trouver une compagne pour lui-même et une pour son maître. Au parc, où il l’a traîné, Pongo, qui a jeté son dévolu sur Perdita, la belle dalmatienne que tient en laisse Anita,  trouve moyen d’emmêler leurs laisses afin de rapprocher leurs maîtres à tel point que le couple se retrouve dans un lac... Quelque temps après, les tourtereaux se marient et Pongo et Perdita ont, de leur côté, une portée de quinze chiots.
Mais, dans l’ombre, veille Cruella (Cruelle d'Enfer, en anglais Cruella De Vil, inspiré par le jeu de mots « devil » = démon), une richissime excentrique qui a décidé de se faire faire un manteau en peau de chiots dalmatiens. Pour les obtenir, elle n’hésite pas à enlever tous les bébés dalmatiens qu’elle trouve et à les enfermer dans un effrayant manoir nommé « Hell Hall » en anglais (traduit par Castel d’enfer en français).   
Bien entendu, tout se termine bien et les méchants sont vaincus. 

Ma critique

Beaucoup d’humour et d’émotion dans ce film, comme toujours avec Disney mais aussi pas mal de suspense et quelques scènes effrayantes auxquelles il faudra soustraire les tout petits qui risqueraient d’en être longtemps marqués, comme je l’ai longtemps été, enfant, par les dessins animés de Disney. 
Faire un classement des dessins animés de Disney est impossible, du moins en ce qui concerne les "classiques" qui étaient tous des chefs d'oeuvre. On peut les voir et les revoir à n'importe quel âge et y prendre toujours autant de plaisir.