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vendredi 31 mai 2019

ROCKETMAN Biopic de Dexter FLETCHER (GB-USA 2019)



Rocketman est un film américano-britannique réalisé par Dexter Fletcher, sorti en 2019. Il s'agit d'un biopic du chanteur anglais Elton John.

Présentation

Lorsque le film commence, un personnage vêtu d'un costume extravagant, fait irruption à une réunion d’alcooliques anonymes. Il s’agit d’Elton John (Taron Egerton) qui a entrepris une cure de désintoxication: Il se livre alors sur son addiction à l’alcool, au sexe, aux drogues et raconte son enfance dans une famille sans amour, à part celui de sa grand-mère, qui a su déceler, dès ses débuts, son goût pour la musique. Reginald Dwight (Matthew Illesley, Elton enfant) obtiendra une bourse pour suivre les cours de la prestigieuse Royal Academy of Music où il montrera très vite des talents de musicaux exceptionnels. Après quelques échecs, sa carrière démarrera lorsqu'il rencontre Bernie Taupin (Jamie Bell) qui deviendra son ami et son parolier attitré. 

Avec le succès, lui qui était un garçon timide et introverti, il prend pour nom de scène celui d'Elton John et commence à s'habiller et se comporter de manière excentrique. Alors qu’Elton cache son homosexualité à sa famille et à son public, il vit cependant une liaison compliquée avec son manager John Reid (Richard Madden) qui ne voit dans cette relation que son intérêt financier. Elton, pour faire taire les critiques, en arrivera même à tenter un mariage blanc avec Renate Blauel. Après des années dissolues où il manqua de laisser la vie à plusieurs reprises, il  trouvera enfin l'âme soeur en la personne de David Furnish, un réalisateur canadien rencontré en 1993. Le couple est actuellement parent de deux fils nés d’une mère porteuse.

Mon opinion sur ce film

Je n’ai jamais été fan ni des musiques ni de la voix d’Elton John dont je reconnais cependant le génie musical et les qualités de compositeur. Ayant raté la sortie de Bohemian rhapsody, sur la vie de Freddie Mercury, je ne voulais pas faire de même avec ce film.  

Or, je dois saluer la performance. Ce film, imaginé en 2012 par Elton John lui-même qui ne voulait pas d’un biopic classique, a mis sept ans à se faire. C’est à mon avis une réussite totale. Le scénario (de Lee Hall, scénariste du génial Billy Elliot, auquel ce film m'a fait penser à plusieurs reprises), la mise en scène brillante, qui alterne scènes intimistes avec comédie musicale, dans un feu d’artifices de sons et de couleurs, la performance des acteurs, en particulier de Taron Egerton, qui incarne un Elton plus vrai que nature. Une réussite. 

samedi 5 janvier 2019

THE ARTIST Film de M. HAZANAVICIUS (FR-2011)



The Artist est un film français, en noir et blanc, écrit et réalisé par Michel Hazanavicius, sorti en 2011.

Présentation

Le film commence en 1927, à Hollywood. George Valentin (JeanDujardin) est une vedette du cinéma muet. De son côté, Peppy Miller (Bérénice Bejo) est une jeune débutante qui tente sa chance dans le cinéma. Valentin ayant découvert ses talents de danseuse, il la fait embaucher pour un second rôle sur son nouveau film.

Mais l’arrivée du cinéma parlant va tout changer : Valentin, incapable de se recycler amorce une descente aux enfers. Il décide de produire lui-même son propre film, Tears of Love, mais le succès n’est pas au rendez-vous alors que Peppy devient de plus en plus connue.

Nous sommes à la veille du krach de 1929 ; George Valentin, qui a investi toute sa fortune dans son film, est ruiné. Outre sa fortune, il perd aussi sa notoriété et sa femme le quitte. Quand Peppy Miller, qui a vu et adoré Tears of Love, vient le féliciter, il l’éconduit.

Les deux années suivantes, Peppy Miller va de succès en succès alors que George Valentin sombre dans l'oubli et l'alcool. Il va même jusqu’à renvoyer Clifton, son chauffeur et factotum et dernier ami qu’il n’a pas payé depuis un an. Ses biens sont vendus aux enchères et acquis par un mystérieux acheteur anonyme qui s’avère être Peppy. Dans un accès de désespoir et de saoulerie, Valentin met le feu aux dernières pellicules de ses films qu'il gardait chez lui, ne parvenant à sauver qu’une bobine. Il serait mort asphyxié sans l’intervention de son chien. Quand Peppy vient le voir à l’hôpital, elle trouve la bobine de film que George a retiré des flammes : elle contient les rushes des scènes qu'ils ont tournées ensemble. Peppy décide de ramener George chez elle. Valentin reprend goût à la vie mais en découvrant que c’est Peppy qui a racheté ses meubles, il s’enfuit et retourbe dans son ancien appartement en ruine.  

Lorsque Peppy constate qu’il a disparu, elle saute dans sa voiture et se précipite chez lui juste à temps pour l’empêcher de se suicider.  

Peppy lui propose alors de tourner ensemble une comédie musicale où George fera des claquettes.

Autour du film

Tourné à Los Angeles, et notamment à Hollywood, The Artist met en scène Jean Dujardin dans le rôle de George Valentin et Bérénice Bejo dans celui de Peppy Miller. Produit principalement par Thomas Langmann, The Artist est un hommage aux films des années 1920. Il reprend la structure de scénario des différentes versions d’Une étoile est née. Le réalisateur a notamment cité parmi ses influences Les Lumières de la ville et Les Temps modernes de Charlie Chaplin, l'un des derniers films muets sortis avant l’essor du parlant. Le film contient également des références à Chantons sous la pluie qui traitait déjà sur un ton humoristique du passage douloureux au cinéma parlant, ainsi qu'à différents classiques du cinéma, muet et parlant.

Sélectionné au Festival de Cannes 2011, The Artist a valu à Jean Dujardin d’obtenir le Prix d'interprétation masculine. Grâce à son succès cannois, le film a été acheté par des distributeurs du monde entier et a fait une brillante carrière internationale, remportant notamment trois Golden Globes, sept BAFTAs, six César, un Goya et cinq Oscars. The Artist est le deuxième film non-américain à remporter l'Oscar du meilleur film, le premier ayant été Le Dernier Empereur, de Bernardo Bertolcci en 1988. Quant à Jean Dujardin il a été le premier comédien français à recevoir l'Oscar du meilleur acteur, ce qui lui a valu de devenir, du jour au lendemain, une star internationale.

Mon opinion sur ce film

Réaliser un film en noir et blanc et en partie muet était un incroyable défi dont personne n’aurait imaginé qu’il obtiendrait un tel succès international. Que les Américains aient été sensibles, plus encore que les Français, au destin de cette star du muet confrontée à la véritable révolution qu’apporta le cinéma parlant, n’est pas étonnant car nombre des vedettes de cette époque ont eu à affronter la même descente aux enfers. Le sujet est aussi traité dans un autre très beau film, Le musée des merveilles, lui aussi partiellement en noir et blanc et avec de grandes parties muettes puisque les héros sont, l’un sourd, l’autre muette. Mais The Artist a quelque chose de plus et on doit reconnaître que le jeu de Dujardin est exceptionnel et dégage, du début à la fin, une grande émotion. Film inclassable s'il en est, The Artist est une étonnante et belle réussite. 

vendredi 28 décembre 2018

LE RETOUR DE MARY POPPINS Film de Rob Marshall (USA-2018)


Le Retour de Mary Poppins (Mary Poppins Returns) est un film musical américain réalisé par Rob Marshall, et sorti en 2018. Il fait suite au film Mary Poppins sorti en 1964, lui-même adapté du roman du même nom de Pamela L. Travers. Ce film marque également le retour des longs-métrages mêlant animation et prises de vue réelles (les exemples des films de ce genre les plus connus sont : Qui veut la peau de Roger Rabbit, sorti en 1988, MaryPoppins, l'un des preliers films de ce genre, sorti en 1964, et l'un des derniers films de ce sujet étant Les Looney Tunes passent à l'action, des studios Warner, sorti en 2003).

Présentation

L’action se passe à Londres, pendant la Grande dépression des années 1930, Michael et Jane Banks, que nous avions connus enfants dans Mary Poppins, sont désormais adultes. Michael (Ben Wishaw) vit dans la maison familiale de Cherry Tree Lane (L'allée des Cerisiers) avec ses trois enfants, Annabel (Pixie Davies), John (Nathanael Saleh) et Georgie (Joel Dawson) et leur gouvernante, Ellen (Julie Walters). Michael est veuf depuis peu et la banque, dont son père a été l’un des actionnaires, est sur le point de saisir sa maison. Jane, sa sœur (Emily Mortimer), qui ne vit pas avec eux, fait tout pour l’aider.

Mary Poppins (Emily Blunt), l’énigmatique nounou, équipée de son parapluie à tête de perroquet parlant et de son fourre-tout en tapisserie, réapparaît alors dans leur vie. Grâce à sa magie et avec l’aide de son nouvel ami Jack, l’allumeur de réverbères (Lin-Manuel Miranda), Mary va apporter la solution à tous leurs problèmes… On retrouve certains des personnages emblématiques de Mary Poppins, comme l’amiral Boom qui continue à tirer au canon toutes les heures mais le film introduit aussi de nouveaux personnages pleins de fantaisie, comme la « cousine » de Mary Poppins, l’excentrique Topsy (méconnaissable Meryl Streep)… Dyck Van Dyke, qui jouait le rôle de Bert, l’allumeur de réverbères, compagnon de Mary, dans le premier Mary Poppins, fait une apparition dans le rôle du directeur de la banque. Angela Lansbury, l'inoubliable Miss Fletcher de la série  policière télévisée Arabesque, joue le rôle de la vendeuse de ballons.

Mon opinion sur ce film

Je n’étais pas très emballé par un remake du mythique Mary Poppins. J’y suis tout de même allé suite à la lecture de quelques critiques positives et je ne le regrette pas même si certaines scènes m’ont parues superflues et l’ensemble un peu long. Plus qu’un remake, le film présente une vision modernisée assez efficace et sympathique, pas forcément pour les enfants. La scène finale des ballons est la plus réussie. Un regret, ne pas entendre, au moins une fois, le fameux "Superfragilisticexpidélilicieux" devenu une expression-culte du cinéma. A la sortie, on n’a qu’une envie, revoir l’original.

A voir aussi :
  • Dans l'ombre de Mary qui retrace avec humour le combat acharné de Walt Disney pour convaincre l’intraitable Pamela L. Travers, l'auteur de l'histoire originale, de lui céder les droits d'adaptation de son oeuvre.  


mercredi 26 décembre 2018

LES DEMOISELLES DE ROCHEFORT film de Jacques DEMY (FR-1967)



Les demoiselles de Rochefort est un film musical franco-américain écrit et réalisé par Jacques Demy, sorti en 1967, et mettant en vedettes Catherine Deneuve et Françoise Dorléac. Sorti en mars 1967, le film a été couronné la même année par le Prix Max Ophüls et a valu au compositeur Michel Legrand une nomination aux Oscars de la meilleure musique de film. Depuis, le film est devene « culte » et a connu une postérité incroyable, jusqu'à inspirer Damien Chazelle le réalisateur de La La Land.

Présentation

Le film se déroule à Rochefort (Charente-Maritime) dans les années 60. Les sœurs Garnier sont jumelles. Delphine, la blonde (CatherineDeneuve) est professeur de danse et sa sœur, Solange, la brune (Françoise Dorléac) enseigne le solfège. Toutes les deux rêvent de « monter » à Paris. Leur mère Yvonne Garnier (Danielle Darrieux) tient un café sur la place Colbert, au cœur de Rochefort. Autour d’elles gravitent plusieurs personnages : Papé, le père d’Yvonne, qui fabrique des maquettes, Josette, la serveuse, Boubou, le fils d’Yvonne, Maxence, un marin rêveur (Jacques Perrin), Subtil Dutrouz, un étrange retraité (Henri Crémieux). Une kermesse se préparant, une troupe de forains arrive à Rochefort et s’installe sur la place : parmi eux, deux copains, venus présenter des motos et des bateaux, Etienne (George Chakiris) et Bill (Grover Dale).

En se rendant chez son amant, Guillaume Lancien (Jacques Riberolles), qui tient une galerie de tableaux, pour lui annoncer qu’elle ne veut plus le voir, Delphine découvre un portrait peint par Maxence qui lui ressemble étrangement. Pendant ce temps, Solange se rend chez Simon Dame (Michel Piccoli), gérant d'un magasin de musique qui lui propose de lui faire rencontrer Andy Miller (Gene Kelly), un musicien américain de passage à Paris. En allant chercher Boubou à la sortie de l'école, Delphine tombe sur Étienne et Bill.

Mon opinion sur ce film

Je n’avais encore jamais vu ce film passé sur Arte pour les fêtes de Noël 2018 dans son intégralité. Certes, le scénario est mince et les dialogues simplistes mais ce n’est pas ce qu’on attend de cette comédie musicale enlevée, éclatante de couleurs, où les danseurs virevoltent et dont il se dégage à la fois une impression de bonheur mais aussi, curieusement, un sentiment de nostalgie, voire même une certaine tristesse. On sait aussi que c’est quelques mois seulement après la sortie des Demoiselles de Rochefort que Françoise Dorléac se tua à bord de la voiture qui la conduisait à l’aéroport de Nice, où elle devait prendre l’avion pour Londres pour assister à la présentation du film.   

dimanche 28 janvier 2018

ACCROSS THE UNIVERSE film de Julie Taymor (GB/USA-2007)


Across the Universe est un film musical anglo-américain de 2007 réalisé par Julie Taymor et écrit par Dick Clement et Ian La Frenais. Le script est fondé sur une histoire originale inspirée des textes de 34 chansons des Beatles, réinterprétées par les acteurs du film.

Présentation

Jude (Jim Sturgess, découvert dans Upside down) est ouvrier aux chantiers navals de Liverpool mais rêve d’aller en Amérique pour retrouver son père, dont il sait qu’il habite New York et travaille à l’Université Columbia.

Arrivé sur place, il apprend que son père, qu’il imaginait être un célèbre professeur, est en fait gardien de l’Université. Il est en outre marié et a des enfants et n’a pas grand-chose à faire de ce jeune adulte qui débarque d’Angleterre. Cependant, Il ne renvoie pas Jude et lui propose un lit de camp dans les locaux techniques de l’Université mais il ne va pas jusqu’à l’inviter chez lui et le présenter à sa famille.

Heureusement pour Jude, dès son arrivée sur le campus, il a rencontré Maxwell « Max » Anderson (Joe Anderson), un fils de famille qui préfère passer son temps avec ses copains à faire les 400 coups plutôt que de se consacrer à ses études.

Malgré tout, Max est un brave garçon et il invite Jude à passer Thanksgiving dans sa famille. Là, Jude rencontre la jeune sœur de Max, July (Evan Rachel Wood), et c’est le coup de foudre.

Quelque temps après, July vient rejoindre son frère et Jude à Greenwich village où ils occupent un squat qu’ils partagent avec Sadie (Dana Fuchs), une chanteuse dont la carrière démarre, et sa bande. Nous sommes dans les années 1960, en pleine contestation contre la guerre du Vietnam (le président est Lyndon B. Johnson), du LSD, des voyages spirituels et du rock'n roll…

Lucy milite dans une association anti-guerre pendant que Jude dessine pour des revues engagées.
Quant à Max, malgré tous ses efforts, il est incorporé et devra affronter l’enfer du Vietnam dont il reviendra plus blessé moralement que physiquement.

Ayant pris part à une manifestation anti-guerre, Jude est expulsé et doit repartir, la mort dans l’âme, en Angleterre.

Mais, ne pouvant se faire à cette vie, il décide de revenir à New York. Il y arrive pour assister à l’évacuation par la police du concert que donne Sadie sur le toit d’un immeuble (référence au dernier concert des Beatles sur le toit d’Apple Records en 1969 – voir plus bas). Jude, qui arrive alors que le toit a été évacué, profite des micros restés branchés pour entonner le fameux hymne à l’amour des Beatles « All you need is love » et le transforme en déclaration d’amour pour Lucy. Le générique de fin défile lui sur une autre chanson-culte des Beatles « Lucy in the sky with diamonds » (interprétée par Bono).

Distribution
  • Evan Rachel Wood : Lucy Carrigan
  • Jim Sturgess : Jude
  • Joe Anderson : Maxwell Carrigan
  • Dana Fuchs : Sadie
  • Martin Luther McCoy : Jo-Jo
  • T.V. Carpio : Prudence
  • Spencer Liff : Daniel
  • Angela Mounsey : Martha Feeny, la mère de Jude
  • Robert Clohessy : Wesley « Wes » Huber, le père de Jude
  • Salma Hayek fait une rapide apparition dans le rôle de Bang Bang Shoot Shoot Nurses, de même que Bono (Dr Robert) et Joe Cooker (Bum/Pimp/Mad Hipple)  
Chansons des Beatles dans le film*

Les compositions des Beatles entendues sur la bande originale, listées dans l'ordre chronologique du film. La plupart sont interprétées sans doublage par les acteurs du film qui sont aussi chanteurs, Jim Sturgess, Dana Fuchs, Evan Rachel Wood, Joe Anderson, Martin Luther McCoy ainsi que quelques guest-stars comme Bono, Joe Cooker.  
  • Girl, par Jim Sturgess
  • Helter Skelter, qui apparaît deux fois dans le film (tout comme le refrain de Revolution). Est interprété par Dana Fuchs (reprise plus tard dans le film, combinée avec Across The Universe), Hold Me Tight, par Evan Rachel Wood et Lisa Hogg, …
  • All My Loving, par Jim Sturgess
  • I Want to Hold Your Hand, par T.V. Carpio
  • With a Little Help from My Friends, par Joe Anderson et Jim Sturgess
  • It Won't Be Long, par Evan Rachel Wood
  • I've Just Seen a Face, par Jim Sturgess
  • Let It Be, par Carol Woods et Timothy T. Mitchum
  • Come Together, par Joe Cocker et Martin Luther McCoy
  • Why Don't We Do It in the Road ?  par Dana Fuchs
  • If I Fell, par Evan Rachel Wood
  • I Want You (She's So Heavy), par Joe Anderson, Dana Fuchs et T.V. Carpio
  • Dear Prudence, par Dana Fuchs, Jim Sturgess, Evan Rachel Wood et Joe Anderson
  • Flying, par The Secret Machines (les interprètes n'apparaissent pas à l'écran)
  • Blue Jay Way, par The Secret Machines (les interprètes n'apparaissent pas à l'écran)
  • I Am the Walrus, par Bono et The Secret Machines
  • Being for the Benefit of Mr. Kite!, par Eddie Izzard
  • Because, par Evan Rachel Wood, JimSturgess, Joe Anderson, Dana Fuchs, T. V. Carpio et Martin Luther McCoy
  • Something, par Jim Sturgess
  • Oh! Darling, par Dana Fuchs et Martin Luther McCoy
  • Strawberry Fields Forever, par Jim Sturgess et Joe Anderson
  • Revolution, par Jim Sturgess (le refrain est repris plus tard dans le film par Evan Rachel Wood durant la scène dans la cabine téléphonique)
  • While My Guitar Gently Weeps, par Martin Luther McCoy (avec Jim Sturgess pour l'un des couplets)
  • Across the Universe, par Jim Sturgess
  • Happiness is a Warm Gun, par Joe Anderson et Salma Hayek
  • A Day in the Life, par Jeff Beck (extrait instrumental)
  • Blackbird, par Evan Rachel Wood
  • Hey Jude, par Joe Anderson (avec Angela Mounsey pour l'un des couplets)
  • Don't Let Me Down, par Dana Fuchs et Martin Luther McCoy
  • All You Need Is Love, écrite par John Lennon, interprétée par Jim Sturgess (d’abord a Capella puis accompagné par Dana Fuchs, T.V. Carpio et Martin Luther McCoy
  • Lucy in the Sky with Diamonds, par Bono (avec The Edge aux chœurs ; la chanson sert de générique de fin)
Noms des personnages*

Les noms des personnages du film sont, pour la plupart, tirés de noms cités dans des chansons des Beatles :

  • Lucy Carrigan, inspiré de la chanson Lucy in the Sky with Diamonds
  • Max Carrigan, inspiré de la chanson Maxwell's Silver Hammer
  • Jude Feeny, inspiré de la chanson Hey Jude
  • Sadie, inspiré de la chanson Sexy Sadie'
  • Jo-Jo, inspiré de la chanson Get Back
  • Desmond, inspiré de la chanson Ob-La-Di, Ob-La-Da (absente du film)
  • Mr. Kite, inspiré de la chanson Being for the Benefit of Mr. Kite
  • Martha Feeny, inspiré de la chanson Martha My Dear
  • Doctor Robert, insipré de la chanson Doctor Robert
  • Prudence, Inspiré de la chanson Dear Prudence
  • Rita, inspiré de la chanson Lovely Rita (absente du film)
  • Bill, inspiré de la chanson The Continuing Story of Bungalow Bill (absente du film)
  • Molly, inspiré de la chanson Ob-La-Di, Ob-La-Da (absente du film)

Autres références aux Beatles*

Certains faits et propos tenus par les personnages font référence à des chansons originales des Beatles ou à des anecdotes les concernant :

Au début du film, un vieil homme dit : «Lorsque j'aurai soixante-quatre ans, je serai loin d'ici»,  référence à la chanson When I'm Sixty-Four.

Lors de la scène du repas de Thanksgiving, la grand-mère de Max et Lucy parle de la sauce aux canneberges (« cranberry sauce ») ; ces mots sont murmurés par John Lennon dans la chanson Strawberry Fields Forever et font partie des prétendus « indices » cachés dans les chansons des Beatles.

Quand Jude et Max rencontrent Sadie, elle leur dit : «Vous avez l'air plutôt proprets. Mais vous pourriez avoir tué votre mamie au marteau », en référence à la chanson Maxwell's Silver Hammer (« Le Marteau d'argent de Maxwell »).

Lorsque le personnage de Prudence fait son apparition dans l'appartement que Max, Jude et Sadie partagent, elle entre par la fenêtre de la salle de bain, rappelant directement la chanson She Came in Through the Bathroom Window (« Elle est entrée par la fenêtre de la salle de bain. »), phrase que prononce d'ailleurs Jude après cette scène.

Le concert du début du film, à Liverpool, se déroule dans un club nommé « The Cavern », en référence au Cavern Club, salle de spectacle où les Beatles ont fait leurs débuts.
Avant de chanter Strawberry Fields Forever, Jude essaye de dessiner une pomme verte, logo d'Apple Records, label fondé par les Beatles.

Plus loin, après sa dispute avec July, il « crucifiera » des fraises saignantes sur un tableau, motif qui deviendra le logo de la marque de disques de Sadie mais est aussi une métaphore de la guerre qui se déroule au Vietnam et des manifestations sanglantes ayant lieu au même moment aux Etats-Unis. Ce logo, qui évoque aussi un cœur saignant, sert aussi d’affiche au film.  

Le concert final sur le toit est à rapprocher du « rooftop concert » de 1969, dernier concert des Beatles, sur le toit d'Apple Records**, lui aussi interrompu par l'intervention de la police.


Mon opinion sur ce film

J’ai voulu voir ce film en raison de la présence, au générique, de Jim Sturgess. Dans ce film, il incarne Jude, le personnage principal avec celui de Lucy (Evan Rachel Wood).

Le film est un OCNI (Objet Cinématographique Non Identifié), et peut décontenancer le public. Il mêle en effet une histoire d’amour entre Jude et Julie, une histoire d’amitié (avec Max – Joe Anderson), avec des parties chantées et dansées, des images psychédéliques, et des scènes complètement déjantées qu’on ne peut comprendre qu’à la lumière du texte des chansons. Le tout donne quelque chose de surprenant, bizarre, un peu comme si l’on avait mélangé de la glace à la fraise avec de la menthe, en saupoudrant le tout de LSD. La seule attitude à avoir vis-à-vis d’un tel film est, soit de s’arrêter de le regarder, soit de se laisser embarquer sans trop chercher à comprendre. Après la première surprise, c’est ce que j’ai fait. Mais je dois reconnaître qu’il faut une sacrée dose d’ouverture d’esprit (et surtout aimer la musique des Beatles) pour ne pas décrocher.    

Notes

* Ces paragraphes sont issus de l’article de Wikipedia consacré au film.
** Label fondé par les Beatles en 1968 qui n'a rien à voir avec la marque Apple, fondée par Steve Jobs en 1976. 

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mardi 2 janvier 2018

WEST SIDE STORY Film musical de Robert WISE (USA-1961)


La comédie musicale

A l’origine, West Side Story fut une comédie musicale créée le 26 septembre 1957 au Winter Garden Theatre de Broadway.

La musique a été écrite par Leonard Bernstein; le livret de Stephen Sondheim et Arthur Laurents est librement inspiré de la tragédie Roméo et Juliette de William Shakespeare. La chorégraphie et la mise en scène étaient de Jerome Robbins. Le spectacle fut présenté 732 fois à Broadway avant de partir en tournée. Nommé en 1957 pour le Tony Award de la meilleure comédie musicale (finalement accordé à The Music Man de Meredith Willson), il remporta cependant le prix de la meilleure chorégraphie. La production londonienne connut une durée de représentation encore plus importante et le spectacle fit l'objet de nombreuses reprises et bénéficia d'un succès international. Repris à Paris en 2012 (Théâtre du Châtelet), puis en 2015 au Grand Rex, il a été encore représenté à la Seine musicale du 12 octobre au 12 novembre 2017, devant un public toujours aussi enthousiaste.

Le film

Un film a fait l'objet d'une adaptation de la comédie musicale en 1961. Réalisée par Robert Wise et Jerome Robbins, il est interprété, dans les rôles titres, par Natalie Wood dans le rôle de Maria, George Chakiris, dans celui de Nardo, avec Richard Beymer (Tony), Rita Moreno (Anita), et Russ Tamblyn (Riff). Le film a remporté dix Oscars (sur onze nominations) lors de la 34e cérémonie des Oscars.

Résumé

L’histoire s'inspire de celle de Roméo et Juliette mais se situe dans les années 50 à New York dans le quartier de Upper West Side à Manhattan. 

Deux bandes rivales de jeunes gens désoeuvrés, celles des Jets et des Sharks, s'opposent pour pour le monopole du territoire. 

Les Jets, issus de la classe ouvrière blanche défavorisée, se considèrent comme les véritables Américains car ils sont nés sur le sol américain, même si leurs parents sont eux-mêmes des immigrés venus d'Europe. Les Sharks appartiennent à la deuxième génération d'émigrés venus, plus récemment, de Porto Rico*.

Tony, bien qu’il soit ami du chef du clan des Jets, Riff, n'en fait plus partie et travaille dans un drugstore. Lors d’un bal, il rencontre Maria, la sœur de Bernardo « Nardo », le chef des Sharks, promise à Chino, un jeune Portoricain. Comme dans Roméo et Juliette, les deux jeunes gens tombent fous amoureux dès le premier regard.

Mais les deux bandes ont décidé de s’affronter le soir-même sous le pont de l’autoroute et, loin de respecter la consigne de se battre « à la loyale », les protagonistes sortent chacun un couteau et s’entretuent. 

Tony, qui était venu les séparer, tue Nardo, le frère de Maria pour venger Riff qui a été tué par ce dernier. 

En représailles, Chino, l’amant éconduit de Maria, tue Tony, venue la retrouver pour s’enfuir loin de New York.

Dans la scène finale, on assiste, sur le cadavre de Tony, sinon à la réconciliation des bandes rivales, mais du moins à une trêve.  

Mon opinion sur ce film

Le film est passé hier soir (1er janvier 2018) sur Arte dans sa version restaurée en 2012 qui permet d’apprécier des images et un son parfait. Et, Oh, surprise, le film n'a pas pris une ride. 

Comme beaucoup de spectateurs, je pensais l’avoir vu tant nous avons tous en tête les scènes-culte  et des tubes comme "Maria" mais, en réalité, je me suis aperçu que je ne le connaissais pas dans sa totalité.

A part le début, qui m’a paru très long, surtout après l’étrange scène d’ouverture des dix premières minutes où l’on nous présente une résille fixe qui s’avère reprendre la silhouette de Manhattan sur un fond de musique symphonique, et les interminables prolégomènes où les bandes des Sharks et des Jets se défient, on entre dans l’action véritable et, là, on reste littéralement cloué à son siège face au dynamisme des acteurs, stupéfié par la modernité des dialogues, et surtout par l’époustouflante chorégraphie de Jerome Robbins portée par l'incroyable inventivité de la musique de Bernstein.  


Il n’y a pas à dire. Ce film est et reste un chef d’œuvre qui n’aura pas vieilli en 60 ans. Chapeau !

_____________
* Le statut de Porto Rico est atypique. L'archipel, situé dans les Grandes Antilles, n'est pas, à la différence de ce que l'on croit généralement (et moi le premier !) un Etat américain mais un "territoire américain", rattaché aux Etats-Unis un peu comme le sont les états du Commonwealth à la couronne britannique. Depuis 1917, les Portoricains ont la nationalité américaine sans, pour autant, être "citoyens" américains... [Wikipedia : Porto Rico



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dimanche 19 mars 2017

LA LA LAND film musical de Damien Chazelle (USA-2017)


La La Land est un film américain écrit et réalisé par Damien Chazelle, sorti le 9 décembre 2016 aux États-Unis et au Canada et le 25 janvier 2017 en Belgique et en France. Ce film marque la troisième collaboration entre Ryan Gosling et Emma Stone après Crazy, Stupid, Love (2011) et Gangster Squad (2013). En anglais américain, l'expression « La La Land » désigne le quartier de Hollywood à Los Angeles, ainsi qu'une situation déconnectée de la réalité.

La La Land est aussi le titre d’une chanson du groupe Green Velvet (2001) ; La-La Land Records est le nom d’une société discographique spécialisée dans les bandes originales de films fondée en 2002 ; The La la land store est enfin un immense magasin de disques fourre-tout, qui vend des T-shirts, des posters de stars de Hollywood et de groupes de rock et une multitude d'objets souvenirs rappelant la musique et le cinéma, situé au 7001, Hollywood Blvd. à Los Angeles.      
 
Damien Chazelle est un réalisateur américain, de père français. Il a écrit le scénario de cette comédie musicale en 2010, alors qu’il n’avait que vingt-cinq ans. Ne parvenant pas à trouver un studio susceptible de financer le film, il décide d'abord de réaliser Whiplash, un projet moins ambitieux. Devant le succès de ce premier film, Summit Entertainment accepte de produire La La Land en 2015.

Présenté en ouverture de la Mostra de Venise en août 2016, le film remporte un succès critique. Emma Stone obtient, quant à elle, la Coupe Volpi de la meilleure interprétation féminine. En janvier 2017, lors de la 74e cérémonie des Golden Globes, La La Land reçoit un record historique de sept récompenses, avant d'être distingué par quatorze nominations pour les Oscars 2017, égalant ainsi le record historique de Ève (1950) et de Titanic (1997). Il remporte six trophées, dont ceux du Meilleur réalisateur pour Damien Chazelle et de la Meilleure actrice pour Emma Stone, ainsi qu'une double consécration pour le compositeur Justin Hurwitz (Meilleure musique et Meilleure chanson originale pour City of Stars).

Résumé

Le film se déroule de nos jours, presque entièrement à Los Angeles. Il commence au milieu d’un embouteillage monstre sur une autoroute dont tous ceux qui ont un peu pratiqué la capitale de la Californie ont fait les frais. La scène est tournée lorsqu'on arrive de San Francisco au nord et que l'on découvre l'immensité de Los Angeles, qui occupe toute la cuvette, au sud, dont on reconnaît Downtown hérissée de tours, dans un lointain brumeux.

Mia (Emma Stone), est serveuse au café Warner situé au sein des studios d’Hollywood. Rêvant depuis son plus jeune âge d’être actrice, elle enchaîne sans succès des castings plus désastreux les uns que les autres. Sebastian (Ryan Gosling)  est un pianiste de jazz éclectique dont le rêve est d’ouvrir son propre club.

Lorsque le bouchon commence à se dissiper, Mia, qui répète son texte, ne démarre pas assez vite au gré de Sebastian qui la double en klaxonnant.  Furieuse, elle lui fait un doigt d’honneur en l’injuriant.

Peu après, elle passe une énième audition qui se révèle infructueuse.

Le soir, Mia se rend avec ses amies à une fête organisée dans une villa sur les hauteurs de Hollywood Hills (Someone in the Crowd). Lorsqu'elle veut reprendre sa voiture pour rentrer chez elle, elle constate, dépitée, que, mal stationnée, elle a été emmenée à la fourrière.

En parallèle, on voit Sebastian renvoyé le soir de Noël du café-concert où il joue car il n'a pas respecté les ordres du patron et s'est lancé une fois de plus dans une improvisations de jazz de son cru au lieu du répertoire de Noël imposé.

Alors qu'elle entre dans le restaurant, Mia l'entend interpréter le magnifique morceau, fil rouge du film, qui lui a valu son renvoi (Mia and Sebastian's Theme); alors qu'elle s’avance pour le féliciter, Sebastian, furieux d'avoir été viré, la bouscule, après avoir empoché les maigres pourboires qu’il a récoltés au cours de la soiré. 

Plusieurs mois plus tard, Mia croise à nouveau Sebastian dans une soirée où celui-ci joue dans un groupe des reprises de chansons des années 1980. Elle se moque de lui et de sa carrière stagnante ; il réplique en se moquant de sa piètre carrière d'actrice. Après le concert, ils repartent ensemble pour reprendre leurs voitures et, tout en se plaignant d’avoir passé la soirée ensemble, ils improvisent des pas de danse en contemplant le coucher de soleil sur Mount Hollywood drive, qui conduit à Griffith Park et à l'Observatoire Griffith (A Lovely Night) - l'un des plus beaux moments du film qui en compte beaucoup.

Etant tombés amoureux malgré des débits plutôt ratés, ils s’entraînent mutuellement à découvrir leurs passions respectives : Mia emmène Sebastian visiter les studios d’Hollywood où elle côtoie tous les jours stars et tournages et lui confie son rêve de devenir actrice et le plaisir qu’elle a à jouer la comédie. De son côté Sebastian invite Mia, qui dit ne pas aimer le jazz, dans un club où l'on joue un jazz authentique, le Lighthouse Cafe à Hermosa Beach, et il lui confie son rêve : ouvrir un jour son propre établissement. Au cours d’une conversation, Mia dit à Sebastian qu’elle n’a jamais vu La Fureur de vivre, l’un des films emblématiques de James Dean ; enthousiaste, elle accepte de le voir avec lui au cinéma Rialto (Pasadena). Elle a cependant oublié la soirée au restaurant organisée par son petit ami, Greg,  en l'honneur du passage de son frère à Los Angeles. La soirée avec Greg et son frère se révélant d’un ennui mortel, Mia la quitte brusquement pour rejoindre Sebastian au cinéma où le film vient à peine de commencer. Au moment où leurs mains se retrouvaient et où ils allaient échanger leur premier baiser, la pellicule brûle et le film s’interrompt. Comme la scène qu’ils s’apprêtaient à voir se déroulait au planétarium de l'Observatoire Griffith, qui domine Hollywood, Sebastian entraîne Mia vers ce lieu mythique du récit de La Fureur de vivre (Planetarium). Une fois sur place, ils peuvent terminer leur baiser interrompu lors de la séance de cinéma.

Après de nouvelles auditions ratées, Mia commence à désespérer. Mais, encouragée par Sebastian, elle se décide à se mettre à rédiger un one-woman-show qui raconte son départ de sa ville natale, Boulder, au Nevada, pour réaliser ses rêves à LA. De son côté, Sebastian décroche un emploi dans un club de jazz et emménage avec Mia (Summer Montage). Il y retrouve Keith (John Legend), un de ses vieux camarades de lycée, qui lui propose de venir jouer avec le groupe de jazz-rock qu’il a monté. Dans un premier temps, Sebastian refuse car, d’une part, il semble avoir un contentieux avec Keith, et d’autre part, il est trop puriste pour aimer le style musical du groupe. Cette fois, c'est Mia qui l’encourage à faire un essai avec Keith. Ni l'un ni l'autre n'imagine alors que la conséquence de ce choix entraînera leur séparation. En effet, le succès venant, Sebastian se prend au jeu et il accepte de partir en tournée avec son nouveau groupe, abandonnant Mia à l'écriture de son "one-woman show".

Un soir, Mia, après avoir essayé en vain d’avoir Sebastian au téléphone, rentre chez elle pour découvrir qu'il lui a fait la surprise de lui préparer un repas d’amoureux. D'abord heureuse, elle déchante lorsqu'il lui apprend que le succès du groupe l’amène à prolonger sa tournée de plusieurs mois et qu’ils vont être séparés si le succès se confirme. Sebastian reconnaît qu’après des années de galère il a enfin, non seulement trouvé un revenu stable mais qu’en plus il est heureux de pouvoir jouer devant des salles pleines et un public enthousiaste. Ils ont leur première querelle d’amoureux, Mia accusant Seb d’avoir abandonné son rêve d'un jazz pur et ne pouvant accepter d’être plus longtemps séparée de lui, elle lui demande de démissionner. Seb lui fait remarquer que c'est elle, à l'origine, qui lui a conseillé de signer le contrat avec le groupe de Keith. La discussion s'envenime : Seb affirme qu'elle l'aimait davantage quand il était un artiste fauché. Vexée et furieuse, Mia quitte l'appartement.

Plus tard, après avoir terminé l’écriture de son spectacle, Mia s’apprête à le présenter dans un théâtre qu’elle a loué pour l’occasion. Sebastian, qui avait promis d’assister à la première, lui fait faux-bond car il est retenu par une séance photo avec son groupe. Le spectacle est un échec : seule une dizaine de personnes y assiste et les critiques qu'entend Mia de la part de certains spectateurs sont meurtrières. Mia craque et décide d'abandonner la carrière d'actrice. Elle quitte Los Angeles et retourne vivre chez ses parents à Boulder City au Nevada.

Quelques jours après, on retrouve Sebastian, seul dans l’appartement qu’ils ont habité ensemble. Il reçoit un appel d'une directrice de casting qui a assisté au spectacle de Mia et veut lui faire une proposition pour un premier rôle dans un film qui doit se tourner à Paris. Malgré leur brouille, Sebastian roule jusqu'à Boulder City pour annoncer la bonne nouvelle à Mia mais celle-ci, traumatisée par ses échecs, refuse de le suivre pour éviter une nouvelle humiliation. Il lui fixe un ultimatum : il viendra l'attendre à 8.00 H précise le lendemain matin devant chez ses parents pour la conduire au casting.

Durant l'audition, les recruteurs demandent à Mia de leur raconter une histoire : elle commence en parlant de sa tante, qui a vécu à Paris et lui a donné l’envie de devenir comédienne alors qu’elle n’était qu’une petite fille. Puis, elle se lance dans une improvisation en chantant (Audition/The Fools Who Dream). Certain que Mia a réussi son audition, Sebastian lui conseille de tenter sa chance dans le cinéma. Ils se promettent alors de s'aimer toujours, sans savoir de quoi le lendemain sera fait.

On les retrouve cinq ans plus tard, Mia, devenue une actrice célèbre, est désormais mariée à un autre homme avec qui elle a une fille. Un soir, après avoir dîné au restaurant, Mia et son mari vont boire un verre dans un club de jazz. En entrant, Mia remarque le logo du bar : Seb's (c'était elle qui l'avait suggéré à Sebastian lorsqu'ils étaient ensemble.) Mia s'installe dans le public et regarde Sebastian jouer du piano. Celui-ci interprète la chanson qu'il jouait lorsqu'ils s'étaient rencontrés pour la première fois (Epilogue). Durant cette chanson, chacun imagine ce qu'aurait pu être leur histoire si la vie ne les avait pas séparés. À la fin de la chanson, Mia se lève et part avec son mari ; sur le seuil de la porte d'entrée, elle et Sebastian s'adressent un dernier sourire dans lequel on ressent toute la frustration de s'être laissés dicter un avenir différent de celui dont ils avaient rêvé.

Difficultés à réaliser le film

Damien Chazelle a commencé à travailler sur son scénario alors qu'il était étudiant à l'université d’Harvard, avec son meilleur ami et colocataire, Justin Hurwit, le compositeur de la bande originale du film. En 2010,  peu après avoir achevé leurs études, ils déménagent tous les deux à Los Angeles et continuent à travailler sur le scénario, modifiant l’action initiale, qui se déroulait à Boston, pour la déplacer à Los Angeles.

D. Chazelle peine à trouver des financements : les studios sont réticents à l'idée de produire un film musical contemporain ne comprenant que des chansons originales, inconnues du public. En outre, il s'agit d'un film musical de jazz - un genre que The Hollywood Reporter a qualifié de « genre définitivement éteint » (idée plusieurs fois évoquée dans le film) - et Justin Hurwitz et lui étaient alors jeunes et inconnus. Des amis finissent par lui présenter deux producteurs, Fred Berger et Jordan Horowitz, qui transmettent le scénario au studio Focus Features avec un budget estimé à environ un million de dollars. Toutefois, celui-ci demande à D. Chazelle de modifier plusieurs éléments : faire du personnage principal un artiste de rock plutôt qu'un pianiste de jazz ; changer la scène d'ouverture, jugée beaucoup trop complexe à réaliser et… trouver une autre fin au film. D. Chazelle, peu disposé à faire de si gros sacrifices, décide d'abandonner provisoirement La La Land et s'attelle à un nouveau projet, Whiplash, un film au budget plus modeste.

Ce film sort en 2014 et est bien accueilli lors de sa première projection au festival du film de Sundance. Avec ce succès d'estime, Damien Chazelle se remet alors à espérer pouvoir réaliser le projet dont il rêve depuis des années. Un an plus tard, Whiplash obtient la consécration avec cinq nominations à la 87e cérémonie des Oscars, dont celle dans la catégorie du meilleur film, et près de cinquante millions de dollars de recettes dans le monde (pour un budget initial de 3,3 millions).

Il est désormais temps de repartir à l'assaut des producteurs. En 2015, Summit Entertainment et Black Label Media acceptent de participer au financement de La La Land et d'en assurer la distribution. Patrick Wachsberger, du studio indépendant Lionsgate, convainc même Damien Chazelle d'augmenter le budget de son film car les comédies musicales de qualité, selon lui, ne peuvent être réalisées avec un budget réduit. Le tournage débute officiellement le 10 août 2015 et s'achève au bout d'un peu plus d'un mois, à la mi-septembre 2015, ce qui est un record pour un film de ce genre (certains films ont mis plusieurs mois à se faire, jusqu'à 8 pour Twilight et 10 pour Le Seigneur des Anneaux !)

Influences

Le film se nourrit de diverses influences, bien que la principale soit la comédie musicale hollywoodienne de l'âge d'or, à commencer, bien évidemment, par la plus célèbre d'entre elles West side story (1961). La La Land comprend ainsi de nombreuses références à des classiques tels que Broadway qui danse, Chantons sous la pluie ou Tous en scène ou Beau fixe sur New York, avec Gene Kelly. La photographie colorée et l'ambiance pop du film sont quant à elles inspirées par Les Parapluies de Cherbourg (1964) et Les Demoiselles de Rochefort (1967)* de Jacques Demy - et notamment par ce dernier, qui comprend plus de danse et dont la bande originale est plus proche du jazz. La sublime scène au Planétarium Griffith, poétique et fantastique, m’a aussi rappelé Mary Poppins, lorsque les deux amoureux, en apesanteur, dansent dans les étoiles. Damien Chazelle déclare également avoir été inspiré par des films musicaux moins connus des années 20 comme ceux dédiés à une ville (Manhatta*; L'Homme à la caméra (1929)), qui filment respectivement New York et plusieurs villes soviétiques [*Il ne s’agit pas d’une coquille. Plusieurs films sont intitulés Manhattan, mais le film auquel il est fait référence s’intitule bien Manhatta (sans le "n"). Il s’agit d’un court-métrage documentaire sur Manhattan, réalisé par le peintre Charles Sheeler et le photographe Paul Strand en 1921].



* On vient d'apprendre (26/01/2019) la mort à 86 ans du musicien français Michel Legrand, compositeur de très nombreuses musiques de film, en particulier des chefs-d'oeuvre de Jacques DemyLes parapluies de Cherbourg et Les demoiselles de Rochefort qui ont beaucoup inspiré La La Land.  

Outre la référence au film La Fureur de vivre, avec la scène à l'observatoire Griffith, le film fait allusion à Magic in the Moonlight de Woody Allen (2014), où jouait déjà Emma Stone. Dans ce film, Stanley (Colin Firth) et Sophie (Emma Stone) trouvent refuge pendant l’orage dans l’observatoire de Nice, situé au sommet du mont Gros (France).

Tout au long du film, on peut voir plusieurs fausses affiches de films hollywoodiens créés par le chef décorateur David Wasco ; l'une d'entre elles, censée être celle d'une comédie musicale des années 1930, porte le titre du premier film réalisé par Damien Chazelle, Guy and Madeline on a Park Bench.

Pour retrouver l'esprit de ces films, le réalisateur souhaitait que les numéros musicaux soient filmés en une seule prise, comme l'étaient les films des années 30 avec Ginger Rogers et Fred Astaire. Il voulait également imiter l'apparence des films en format CinemaScope des années 1950, comme Beau fixe sur New York, et a ainsi utilisé un équipement Panavision en format large ; le format CinemaScope d'époque n'étant plus aujourd'hui disponible.

Les lieux de tournage

L'action du film étant située à Los Angeles, le réalisateur a sélectionné plus de soixante lieux de tournage différents dans la ville. Il souhaitait tourner dans des endroits du Los Angeles « historique », à l'abandon, voire démolis. Des scènes ont ainsi été filmées dans des lieux mythiques de Hollywood (le Château Marmont, qui apparaît souvent dans le cinéma, en particulier dans le film de Sofia Coppola, Somewhere, des villas de Hollywood Hills, des studios de la Warner Bros, etc.). Le film est émaillé d'autres lieux touristiques comme les Watts Towers, Hermosa Beach ou South Pasadena. Un bon nombre de scènes n'ont nécessité qu'une seule prise. L'une des plus belles scènes, selon moi, se déroule sur Mount Hollywood Drive, qui évoque un autre lieu mythique, Mulholland Drive, mais on est très loin de l'ambiance glauque qui a inspiré David Lynch pour son film homonyme, Mulholland Drive.

Une scène se déroule également dans le funiculaire d'Angels Flight, construit en 1901 et fermé au public depuis 2013 à la suite d'un déraillement. L'équipe du film a  obtenu l'autorisation exceptionnelle de l'utiliser durant une journée de tournage.

On voit aussi plusieurs fois l’Observatoire Griffith, construit en 1935, dans le style art-déco. Cet endroit emblématique, qui domine Los Angeles et la baie de Santa Monica, a servi de décors à de très nombreux films ou séries, La fureur de vivre (1955), dont on voit un extrait dans La La Land, Mannix (1967), Terminator (1984), MacGyver, Bienvenue à Gattaca (1997), Terminator Genisys (2015), etc...      

La scène d'ouverture est la première à avoir été tournée. Elle a nécessité de bloquer l'accès à une portion d'un échangeur autoroutier permettant la connexion entre l'Interstate 105 et l'Interstate 110, qui conduit au centre-ville de Los Angeles (le Judge Harry Pregerson Interchange). Il a fallu obtenir l'autorisation de mobiliser la rampe d'accès à l'échangeur pendant deux jours, un samedi et un dimanche d'août 2015 ainsi que, une semaine avant, une partie du dimanche " afin de faire des essais de costumes" se souvient le réalisateur. Les répétitions des chorégraphies, supervisées par la chorégraphe Mandy Moore, ont quant à elles été effectuées sur plusieurs parkings de Los Angeles. Plus de cent danseurs mobilisés. Alors que la scène devait être tournée au niveau du sol, Chazelle a finalement décidé de la filmer sur l'échangeur, à environ trente mètres de hauteur, afin de montrer l'étendue de la ville. Le chef décorateur David Wasco déclara qu'il craignait fortement qu'un danseur ne passe accidentellement par-dessus la rambarde de sécurité et ne s'écrase en-dessous. Par ailleurs, les contraintes techniques furent presque insurmontables : des coups de vent violent menaçaient de faire tomber les grues sur les danseurs, les chorégraphies mettaient en danger les danseurs, etc., ce qui imposa de nombreuses modifications et une multiplication des prises. En outre, toutes les scènes devaient être tournées au même moment de la journée dans le but d'obtenir la même luminosité : « C'était un casse-tête technique. Bien que la scène puisse sembler être un seul plan-séquence, elle a été tournée en trois plans : le premier constituant les trois premières minutes, le deuxième jusqu'à quatre minutes et quarante-cinq secondes, et enfin le troisième jusqu'à la fin de la scène. Tandis que la scène finale a été tournée en steadicam, les deux premières prises ont été tournée avec des grues afin de filmer entre les voitures avec aisance.  

Initialement, le réalisateur souhaitait que la caméra passe de voiture en voiture, dans lesquelles le spectateur entendrait différents genres musicaux sur la radio de bord. Il s'est pour cela inspiré des ouvertures de films tels que Taxi Driver ou Fenêtre sur cour, où la mise en scène est relativement similaire (des inconnus vaquant à leurs occupations sans s'occuper de celles du voisin). Par ailleurs, l'ouverture musicale s'inspire également du film Aimez-moi ce soir (Love me Tonight), comme l'a confié le réalisateur lui-même : "Aimez-moi ce soir, le film de Rouben Mamoulian sorti en 1932, qui s'ouvre avec les sons du matin à Paris - il y a un cordonnier et un balayeur de rue - ; ces sons créent rythmes et cascades en nombre". La scène en elle-même est aussi inspirée du quotidien du réalisateur, qui vit à Los Angeles : "La scène vient du fait que je vis à Los Angeles et que je suis tout le temps dans les bouchons, à me demander si je veux me tirer une balle ou bien danser."  Je dois dire,pour y être allé, que les gigantesques bouchons des autoroutes de Los Angeles, particulièrement le matin au moment où les gens commencent leur journée, sont particulièrement impressionnants et un élément incontournable à prendre en compte pour les temps de trajet

Les scènes de danse

La scène de danse de six minutes (dite "de la Prius" (la voiture de Mia) sur Mount Hollywood Dr., devait être tournée durant la brève durée de « l'heure dorée », au coucher du soleil (sunset), particulièrement spectaculaire vu depuis la colline d'Hollywood. Elle fut tournée en huit prises, étalées sur deux jours. Lorsque Ryan Gosling et Emma Stone parvinrent enfin à réussir la scène, "tout le monde sauta de joie", selon les termes de cette dernière. Les deux acteurs principaux, qui ne sont pas danseurs de comédie musicale, faisaient de nombreuses erreurs de chorégraphie, notamment durant les numéros filmés en une seule prise. Néanmoins, Damien Chazelle s'est montré compréhensif envers leur manque d'expérience et a validé la prise malgré la subsistance de quelques erreurs. Par exemple, lors du tournage de la scène de la première danse entre Mia et Sebastian, Emma Stone a trébuché contre le dos d'un banc mais s'est rattrapée et a continué à jouer.

A la différence d'Emma Stone, qui n'est pas musicienne, Ryan Gosling, en plus d’être un acteur reconnu, est aussi bon musicien que chanteur.  En 2009, il avait fait partie du groupe les Dead Man's Bones, accompagné de Zach Shields également à la voix et à la guitare et de Morgan Slade, bassiste et compositeur. Le groupe sort son premier album la même année.

Bande originale

Les chansons et la bande originale du film ont été composées et orchestrées par Justin Hurwitz, qui avait déjà travaillé avec D. Chazelle sur ses deux premiers films. Les paroles des chansons ont été écrites par le duo de paroliers Pasek et Paul, à l'exception de Start a Fire, composée par John Legend (qui joue et chante dans le film), Hurwitz, Marius De Vries et Angélique Cinelu. Afin d'interpréter les six chansons où leurs personnages interviennent, Emma Stone et Ryan Gosling ont suivi des cours de danse et de chant. Depuis sa sortie, le 20 janvier dans l'hexagone, la bande originale du film La la land est une des meilleurs ventes sur ITunes France selon Le Figaro.

Lors de la 89e cérémonie des Oscars, le compositeur Justin Hurwitz obtint deux récompenses : celles de la meilleure musique et de la meilleure chanson originale pour City of Stars.

Sortie

La première mondiale de La La Land a eu lieu lors de la soirée d'ouverture du Festival international du film de Venise, le 31 août 2016. Le film est également projeté lors du Festival de Telluride, du Festival de Toronto en septembre 2016, et de l'AFI Fest en novembre 2016. Initialement, la sortie du film était prévue le 15 juillet 2016, mais en mars, le distributeur a annoncé que le film connaîtrait une sortie limitée le 2 décembre 2016 aux États-Unis, avant de sortir dans tout le pays le 16 décembre. La sortie fut à nouveau décalée au 9 décembre, où Lionsgate diffuse le film dans cinq salles. Le distributeur étend la sortie à deux cents salles le 16 décembre, puis à toutes les salles américaines le 25 décembre. Le 13 janvier, le film sort dans certains cinémas IMAX. La La Land sort le 22 décembre aux Pays-Bas, le 26 décembre en Australie et le 12 janvier 2017 au Royaume-Uni. Les sorties dans le reste du monde doivent s'étaler tout au long du mois de janvier 2017. Le film est finalement sorti le mercredi 25 janvier en France et en Belgique. Lors d'une conférence donnée par Justin Hurwitz à Austin (Texas) le 12 mars 2017, Lionsgate confirme la sortie du film le 11 avril en Digital et le 25 avril en Blu-Ray, DVD et avec une édition spéciale Blu-Ray 4K.

Réception critique

Après sept nominations et sept récompenses à la cérémonie des Golden Globes le 8 janvier 2017, La La Land connaît un succès critique. Ce succès se poursuit à Los Angeles aux Producers Guils of America Awards 2017 dans la catégorie Meilleur film. Ryan Gosling et Emma Stone remportent tous deux les récompenses dans les catégories respectives Meilleur acteur et Meilleure actrice aux Screen Actors Guild Awards 2017. La Mostra de Venise et le Festival International du Film de Toronto avaient également réservé un bon accueil au film en août et septembre 2016. Ces derniers ont choisi de récompenser Damien Chazelle pour son travail de réalisateur. Le film est nominé quatorze fois à la cérémonie des Oscars le 26 février 2017.

En France, l'accueil critique a été très positif : le site Allociné recense une moyenne des critiques presse de 4,3/5.49.

[Ce texte est en grande partie emprunté à plusieurs articles de l'encyclopédie en ligne Wikipedia]

Mon opinion sur ce film

J'ai hésité à aller voir ce film sur lequel les mauvaises critiques étaient aussi nombreuses que les bonnes. J'ai fini par y aller avant qu'il ne soit plus à l'affiche et je ne le regrette pas. Certes, si ce film n'est pas exempt de certaines critiques, comme sa longueur et la confusion de la scène finale dont on ne comprend pas forcément tout lors d'un premier visionnage, je l'ai beaucoup aimé. Je ne suis pourtant pas un grand fan des comédies musicales et je dois dire que la 1e scène (qui, semble-t-il, a représenté, pour le réalisateur, un exploit technique sans précédent) ne m'a pas emballé. Heureusement, le reste du film, en particulier certaines scènes, comme celle du duo de claquettes sur Hollywood Mountain Drive, celle du Planétarium, celle de l'audition de Mia ou la dernière scène, qui dégage une énorme émotion (à condition de la comprendre !!!), m'ont enchanté comme ne l'avait fait aucun film depuis de longs mois... 

Mais je conçois que ce film atypique ait pu dérouter beaucoup de spectateurs. En ce qui me concerne, j'ai apprécié son originalité et, bien qu'il fasse de nombreuses allusions (on peut même parler d'hommages) à ses grands prédécesseurs dans le domaine du film musical ou de la comédie musicale, son apport d'un souffle de fraîcheur sont un de ses grands atouts par les temps qui courent.

Bref, j'ai adoré et je recommande fortement La La Land à tous les amoureux de cinéma, de jazz (dont je suis pourtant un très mauvais défenseur), et de la ville de Los Angeles qui est superbement mise en lumière par Damien Chazelle.