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mardi 15 janvier 2019

CIEL D'OCTOBRE film de Joe JOHNSTON (USA-1999)



Ciel d'octobre (October Sky) est un film américain de 1999, réalisé par Joe Johnston et tiré de l’autobiographie de Homer Hickam, Rocket Boys : A Memoir, qui fut un best-seller aux États-Unis et est étudié dans les écoles américaines.

Présentation

L'action se situe en 1958 dans la petite ville minière de Coalwood, en Virginie-Occidentale.

Le lancement du premier satellite russe, le Spoutnik, en octobre 1957, eut un retentissement mondial. A Coalwood, Homer Hickam (Jake Gyllenhaal), le fils cadet du responsable de la mine encore lycéen,  se lance, avec ses copains, dans la construction d’une fusée. Autour de lui, il ne rencontre que moqueries et incrédulité, voire hostilité de la part d’une communauté pour laquelle le seul avenir est de travailler à la mine comme l’ont fait avant eux leurs pères et grands-pères. Le seul soutien leur vient de leur jeune professeur de sciences, Freida Riley (Laura Dern), qui les encourage à participer à un concours scientifique régional. 

Malgré toutes les difficultés rencontrées, la ténacité des quatre copains finit par payer et, non seulement ils deviendront les héros de la petite ville mais obtiendront chacun une bourse universitaire, grande première dans un pays où, jusque-là, seuls les sportifs avaient des chances d’en décrocher une.

Distribution
  • Jake Gyllenhaal (VF : Pascal Grull) : Homer Hickam
  • Chris Cooper (VF : Marc Alfos) : John Hickam
  • Laura Dern (VF : Marie-Laure Beneston) : Miss Riley
  • Chris Owen : Quentin Wilson
  • William Lee Scott : Roy Lee Cooke
  • Chad Lindberg : Sherman O'Dell
  • Chris Ellis : Turner
Mon opinion sur ce film

J’ai vu ce film, que je ne connaissais pas, lors de sa diffusion par Arte dans le cadre de sa sélection Winter of Moon, en l’honneur du cinquantenaire du 1er pas sur la lune. Jake Gyllenhaal, tout jeune à l’époque, y joue le rôle d’Homer Hickam, qui réussit, alors que personne n’y croyait, à faire décoller une fusée. Au-delà de l’exploit scientifique qu’une telle entreprise représentait, le film nous plonge dans l’ambiance d’une petite communauté conservatrice du fin fond de la Virginie, où aucun espoir d’un avenir meilleur n’attendait les jeunes lycéens dont l’avenir tout tracé était celui de la mine. Bien que n’ayant pu échapper aux horreurs de la Guerre du Vietnam, Homer devint un auteur à succès et put travailler, comme il en avait rêvé, comme ingénieur pour la NASA. Une histoire enthousiasmante qui pourrait être imaginaire mais qui, pour une fois, est vraie.  Un film à voir !   

vendredi 12 janvier 2018

WONDER film de Stephen Chbosky (USA-2017)



Wonder est un film dramatique américain coécrit et réalisé par Stephen Chbosky*, sorti en 2017. Il s’agit de l’adaptation du roman du même nom de R. J. Palacio (2012).

Résumé

August « Auggie » Pullman (Jacob Tremblay) est un garçon de 10 ans né avec une maladie génétique appelée syndrome de Treacher Collins qui provoque une malformation du visage. Pendant ses 10 premières années, il a subi 27 opérations chirurgicales. C'est sa mère Isabel (Julia Roberts) qui a assuré son éducation à la maison. Enfant intelligent et passionné par les sciences et surtout l’espace, il se prépare à intégrer sa première année de middle school (équivalent en France du CM2 ou de la première année de collège) dans une école privée de son quartier. Auggie et sa famille appréhendent grandement ce moment, craignant que les autres élèves ne le stigmatisent, en dépit du soutien du principal de l'école, Mr Touchman (Mandy Patinkin). Peu avant la rentrée, sa mère emmène Auggie visiter l'école en compagnie de trois autres élèves : si Julian (Bryce Geishar) se montre désagréable, Charlotte (Elle McKinnon) et surtout Jack se montrent plus amicaux. Avec l'aide de ses parents (Julia Roberts et Owen Wilson) et de sa sœur Olivia « Via » (Izabela Vidovic), il doit surmonter moqueries, mises à l'écart et méchancetés d'autres élèves, mais réussira à se faire accepter.

Le film adopte principalement le point de vue du petit Auggie, mais aussi, ponctuellement, le point de vue de trois autres personnages principaux : sa sœur, celle de Miranda (Danielle Rose Russell), la meilleure amie de cette dernière, et celle de Jack (Noah Jupe), qui deviendra son meilleur ami.

Mon opinion sur ce film

Au vu du synopsis, j’avais hésité à aller voir ce film. Je ne le regrette pourtant pas car il est magnifique du début à la fin. Julia Roberts y apparaît tellement sans apprêt qu’on a du mal à la reconnaître. Les jeunes acteurs qui entourent Auggie sont époustouflants de justesse et de naturel. Quant à Jacob Tremblay, le jeune acteur canadien qui joue le rôle principal (et ne souffre, heureusement d'aucune déformation faciale), il est tout bonnement magnifique. Ce film est porteur d’une belle leçon de courage et d’optimisme.  



Notes additives :

- Stephen Chbosky est aussi le réalisateur de la série de SF Jericho
- Dans la réalité, le jeune acteur Jacob Tremblay ne souffre d'aucun handicap.

Dans le même esprit, vous pouvez voir :

dimanche 29 octobre 2017

JE VOUS PRESENTE MA FEMME (FR-2013)


Je vous présente ma femme est un téléfilm français réalisé par Élisabeth Rappeneau, diffusé pour la première fois le 16 avril 2013 sur France 3. Rediffusé le 28 octobre 2017 sur France Ô. 

Synopsis

Éric, homme timide de 38 ans, a rencontré, à l'occasion d'un séjour à Cuba, la jeune Revolución, belle femme gaie et entraînante de 25 ans, avec qui il s'est marié très rapidement. Le couple d'amoureux vient habiter dans l'appartement d'Éric, dans une petite ville-dortoir située non loin de Lille.

Revolución, par son tempérament sympathique et enjoué, fait rapidement parler d'elle dans la petite ville, d'autant plus qu'elle a décidé, afin d'occuper ses longues journées sans son époux parti travailler, de créer des cours de salsa dans un café nommé Habana.

Néanmoins, elle se trouve une « ennemie » en la personne de sa belle-mère (Catherine Jacob), qui n'accepte pas que son fils « coupe le cordon » avec elle, et qui pense que Revolución a voulu « se caser » avec un Européen afin de quitter sa vie misérable à Cuba. Le mariage du fils ne serait-il pas un mariage blanc ?

Revolución lance son projet de cours de salsa, et au bout de quelques semaines, elle connaît le succès. Les quelques participants du début deviennent vite des centaines de participants, le bouche-à-oreille ayant fait son œuvre.

Après une très dure altercation entre Revolución et sa belle-mère, cette dernière comprendra que son fils aime réellement Revolución et que la jeune femme éprouve les mêmes sentiments pour son mari. Elle comprendra surtout que si elle ne veut pas « perdre son fils », qui menace d'aller vivre à Lille, elle doit accepter Revolución.

La dernière séquence du film montre la belle-mère se maquillant et se parant pour se rendre aux cours de salsa de Revolución, laquelle est maintenant totalement acceptée de tous.

Distribution



  • Aylin Prandi : Revolución
  • Fabio Zenoni : Eric
  • Catherine Jacob : Viviane Martin (la belle-mère)
  • Michel Robin : Alphonse (le Papy)
  • Christian Pereira : Raymond (le mari de Viviane)
  • Noémie de Lattre  : Nelly
  • Serge Requet-Barville : Michel
  • Maxime Delaval : Corentin
  • Emma Dejardin : Stéphanie
  • Saverio Maligno : JC


  • Mon opinion


    J’ai vu ce film lors de sa rediffusion sur France Ô le 28 octobre 2017. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est un chef d’œuvre, mais c’est un film très sympathique et qui se laisse regarder. Certes, le scénario est assez basique mais les acteurs sont super, à commencer par Aylin Prandi, dans le rôle de la pétillante Revolucion (le prénom est bien trouvé car elle « révolutionne » en fait cette petite ville du Nord et ses habitants enlisés dans les convenances !), mais aussi Catherine Jacob, que j’adore (elle est géniale en mère castratrice), et Michel Robin, en délicieux Papy que le contact de cette « jeunesse » émoustille. Aylin Prandi, actrice et chanteuse de nationalité française, n’est pas d’origine cubaine mais elle est de père italien et de mère argentine. Pourquoi le scénario n’a-t-il pas été adapté à ses origines ? Au lieu de la salsa, elle aurait pu enseigner le tango et c’eut été aussi crédible et peut-être encore plus drôle… Un film en tout cas que l’on peut classer parmi les "Feel good movies".  

    Dans le même esprit, je vous recommande :

    lundi 3 novembre 2014

    SAVING GRACE de Nigel COLE (GB-2000)


    Saving Grace est un film britannique de Nigel Cole (2000).

    Synopsis

    Grace (Brenda Blethyn) vit dans un charmant petit village de Cornouailles, dans un joli cottage, où elle passe beaucoup de temps à s'occuper des orchidées qu'elle cultive amoureusement dans sa serre. Après le décès subit de son mari, elle qui ne s'était jamais préoccupée des finances du couple, se rend compte qu'elle est ruinée et risque de perdre sa maison et surtout sa serre et sa collection d'orchidées qui représentent tout son univers.

    Pour se renflouer, sur les conseils de son jardinier, elle va troquer la culture des orchidées contre celle de la marijuana. Comme elle a la "main verte", elle se trouve bientôt à la tête d'une magnifique production.

    Mais que faire, lorsqu'on a, jusque-là, été une bonne épouse, une honnête ménagère, respectueuse des lois de son pays, pour se transformer en vendeuse de drogue ?

    Par la force des choses, Grace va s'instaurer "dealeuse" puis se trouver confrontée à la mafia des dealeurs professionnels lorsqu'elle passera du statut d'artisan à chef d'entreprise à part entière.
    Tout le village se serrera alors les coudes pour "sauver Grace", sens du titre anglais.

    Mon opinion sur ce film

    J'ai vu ce film par hasard sur Arte en VF (si vous avez l'occasion de le voir en DVD, il prend beaucoup plus de saveur en version originale).

    Je connaissais l'actrice Brenda Blethyn que j'avais découverte dans le très beau film  de Rachid Bouchareb London river.

    Le propos de Saving Grace est beaucoup plus léger (London River traite des attentats qui ont eu lieu dans le métro et les bus de Londres) et on rit beaucoup en regardant ce film mais, avec la crise qui gagne l'Europe et touche principalement les petites gens, il pose la question des combines que des personnes qui ont toujours été d'une scrupuleuse honnêteté, sont amenés à réaliser pour survivre.

    Dans Saving Grace, tout un village de la Cornouaille profonde (paysages magnifiques avec falaises d'un vert irréel  et mer écumeuse à souhait) se regroupe autour de Grace, une femme que tout le monde aime et respecte, nous donnant une belle leçon d'humanité et de solidarité avec, de surcroît, quelques personnages hauts en couleur et merveilleusement loufoques comme seule l'Angleterre sait en produire. On pense à  Be Happy ou Good morning England et quelques autres comédies cocasses portées par des valeurs de solidarité et de joie que nos voisins d'Outre-Manche classent sous le titre de  "Feel good movie".


    Par son thème, Saving Grace en rappelle un autre, celui de l’excellente série américaine Weeds où une mère de famille devenue subitement veuve, se met aussi à vendre de la marijuana pour maintenir  son niveau de vie et élever ses deux fils adolescents. 

    vendredi 12 septembre 2014

    THE HISTORY BOYS film de Nicolas Hytner (GB-2006)


    The History boys  (titre du film distribué en France :  Wild generation) est une comédie dramatique britannique réalisée par Nicholas Hytner sur le scénario d’Alan Bennett d'après sa pièce, sortie en 2006.

    Synopsis

    L’histoire se déroule dans une Grammar School de Sheffield en 1983. Huit élèves,  Crowther, Posner, Dakin, Timms, Akthar, Lockwood, Scripps, and Rudge terminent brillamment leur scolarité et peuvent envisager de se présenter à Oxford ou Cambridge. Il leur manque seulement de réussir l’épreuve d’histoire. Tous leurs profs se mobilisent donc pour les préparer à cette dernière épreuve. Le directeur des études, connu sous le pseudonyme d’"Hector" (Richard Griffiths), et leurs autres enseignants, en particulier  leur professeur d’histoire, Mrs Lintott (Frances de la Tour) s’adjoignent les services d’un enseignant extérieur,  Irwin pour préparer les élèves aux examens d’entrée de l’Université. Mais le style d’ Irwin est complètement différent de celui de ses collègues.

    Mon opinion

    On se demande vraiment ce qui a pris aux producteurs (ou aux distributeurs français) de changer le titre anglais The History boys pour le remplacer par un titre aussi peu approprié que Wild generation (Mot à mot : « Génération sauvage »). Sans doute ont-ils pensé que cela serait plus commercial ? Personnellement, je l'aurais plutôt intitulé The Hector's boys par référence au professeur de littérature et de poésie magnifiquement interprété par Richard Griffiths. La présentation au dos de la jaquette du DVD est tout aussi trompeuse et inexacte que le titre. Les jeunes que met en scène ce film, en terminale au lycée de Cutler dans le Yorkshire, ne sont ni des loubards, ni des cancres et encore moins "en pleine rébellion contre leurs profs". Au contraire : ils ont des relations, sans doute très libres et que l'on n'accepterait difficilement chez nous avec leurs professeurs, mais toujours empreintes de respect mutuel.

    Ce film m'a beaucoup fait penser à trois autres films que j’adore : Be happy, de Mike Leigh, pour sa bonne humeur et son côté déjanté, au cultissime Le cercle des poètes disparus, sans sa fin tragique, - même si ce film n'est pas exempt de drames - pour son côté farfelu et son amour profond de la littérature et de l'enseignement, et à  My name is Hallam Foe, pour sa verdeur de langage et sa liberté de ton. Je l’ai donc naturellement classé parmi les "feel-good movies" (les films qui rendent heureux) dans lesquels on trouve toujours des personnages un peu foldingues (mais nous sommes au royaume de Sa Gracieuse Majesté, que diable !), qu'il s'agisse des profs ou des élèves mais tous sont attachants à des degrés divers. En un mot, tout cela est si « typically british »  que tous ceux qui, comme moi, adorent cette culture à la fois si coincée et si libérée, seront ravis du début à la fin du film.

    Les jeunes acteurs sont, une fois de plus, épatants, et ceux qui, comme Richard Griffiths ((l'ignoble oncle Vernon d'Harry Potter, ici dans un registre beaucoup plus sympathique), Frances de la Tour ou Clive Merrison (le directeur), ont une longue carrière derrière eux, sont parfaits dans leur rôle. Quant à l'acteur qui joue le rôle du jeune prof d’histoire, Irwin (Stephen Campbell Moore), je n'en avais jamais entendu parler et j’ai été étonné de découvrir qu’il avait déjà une carrière impressionnante à son actif (aussi bien au théâtre qu'à la télévision ou au cinéma, où il a tourné dans une 10e de films). J’espère bien le revoir dans un rôle à la hauteur de son talent. Tout cela donne un film sympa, très drôle, dont l’émotion et le côté humain ne sont jamais absents. Un film qui mérite d'être mieux connu.

    samedi 21 décembre 2013

    INDIAN PALACE de John Madden (GB - 2012)


    Indian Palace (Titre original : The Best Exotic Marigold Hotel) est une comédie britannique réalisée par John Madden. Le film est sorti en mars 2012 en Grande-Bretagne et le 9 mai 2012 en France.

    Synopsis

    Un groupe de retraités britanniques dont la retraite ne suffit pas à vivre décemment en Angleterre est séduit par l'annonce vue sur Internet d'un palace pour personnes âgées situé à Jaïpur en Inde. L'annonce est d'autant plus alléchante que le voyage en avion est offert.

    Parmi les futurs résidents :

    - Miss Donnelly est jouée par Maggie Smith (inoubliable professeur MacGonagal dans Harry Potter) est une ancienne gouvernante remerciée par la famille à laquelle elle s'est dévouée toute sa vie. Elle doit subir une opération de la hanche mais ses ressources ne lui permettent pas de la faire en Grande-Bretagne. Le médecin Indien qui l'examine lui recommande de se faire opérer en Inde. Malgré ses a priori et son racisme vicéral, elle finit par suivre ses conseils.

    - Evelyn Greenslade (Judi Dench) vient de perdre son mari et doit vendre sa maison pour payer ses dettes. Elle refuse d'aller vivre chez ses enfants.

    - Les Ainslie (Bill Nighy et Penelope Wilton) ont învesti tout ce qu'ils avaient dans la start-up de leur fille et se rendent compte qu'ils ne pourront payer le loyer de l'appartement qu'ils avaient envisagé pour leur retraite;
    - Graham (Tom Wilkinson) est un juge qui n'a pas de problèmes d'argent mais a des raisons personnelles de retourner à Jaïpur.
    - Norman (Ronald Pickup) cherche l'âme soeur...

    A leur arrivée, le "palace" auquel ils s'attendaient a connu des jours meilleurs... du temps de la colonie britannique. Ils y sont accueillis avec enthousiasme par Sunny (Dev Patel), un jeune indien qui, à part son dynamisme et son entregent, n'a rien à leur offrir que l'ancien hôtel délabré de sa famille. Le choc est rude pour ces Anglais qui n'ont jamais quitté leur île : mode de vie, saleté, misère... Mais, à part l'irrécupérable Jean Ainslie, tous trouveront, dans cette nouvelle vie aux antipodes de celle qu'ils menaient à Londres, une joie de vivre et un accomplissement que n'aurait jamais pu leur apporter leur pays.

    Mon opinion

    J'attendais avec impatience que ce film soit à l'affiche dans ma bonne ville d'Aubenas. Je l'ai vu en VOST et je me suis régalé. L'annonce que j'en avais vu était prometteuse : un réalisateur, John Madden, dont j'avais déjà beaucoup apprécié Shakespeare in love, et une distribution enthousiasmante (Maggie Smith, Judi Dench, Tom Wilkinson, Dev Patel...) Un film magnifique, réconfortant, réjouissant, qui donne la "patate". Une histoire "so typically british" à voir de préférence en langue originale pour profiter au maximum de toute la subtilité et de l'humour des dialogues.  Des acteurs au top (Maggie Smith, plus anglaise qu'anglaise; Judi Dench, une grande dame; Tom Wilkinson, émouvant; Dev Patel, irrésistible). "A feel good movie" à ne surtout pas rater !

    Si vous avez aimé ce film, vous aimerez aussi :
    Voir aussi la suite, Indian Palace suite royale, peut-être encore meilleur que le premier volet. 

    jeudi 11 juillet 2013

    BE HAPPY de Mike LEIGH (GB-2008)


    Comédie de Mike Leigh, GB (2008).

    Synopsis  

    Poppy (Sally Hawkins) est une jeune femme fantasque qui prend tout avec légèreté... Par moments, elle en est même insupportable et on se demande même parfois si elle est bien normale.

    Elle est institutrice à Londres et elle adore son métier. Sa vie personnelle est nettement moins glamour. Elle vit en coloc avec Zoë, elle aussi institutrice. Toutes les deux  joignent difficilement les deux bouts mais elles s'éclatent en sortant "entre copines" pour boire un (et même plusieurs) verres. Bien entendu, il n'y a pas de mec dans leur vie (c'est d'ailleurs le principal sujet de conversation de ces dames avec quelques répliques pas piquées des hannetons à la clé - et en anglais, c'est vraiment nettement plus jouissif qu'en français).

    Bref, Poppy vit sa vie de célibataire et, malgré son aspect écervelé, elle s'occupe très bien de ses élèves. L'un des enfants dont elle a la charge montrant un caractère parfois inexplicablement violent alors que, par ailleurs, il peut être un vrai petit ange, elle s'en inquiète et confie son problème à sa directrice, très sympa et ouverte. Entre elles, il y a plus de relations d'amitié que de subordination. Toutes les deux prennent ensemble des cours de... flamenco avec une espagnole plus espagnole que nature qui estropie l'anglais avec conviction pour notre plus grande joie. 

    Un "aide social" vient à l'école. Il est beau (enfin, pour un anglais, c'est-à-dire qu'il tient plutôt du vainqueur d'un Grand prix d'Epsom que d'une gravure de mode !) :  il est grand (en fait il doit bien mesurer dans les deux mètres) et il est surtout très doux. C'est le coup de foudre entre Poppy et lui.

    Rien à voir avec le moniteur d'auto-école avec lequel Poppy prend des leçons de conduite : hargneux, coincé, parano, raciste, et même complètement disjoncté (plus qu'elle, mais dans un sens nettement moins sympathique !).

    Mon opinion sur ce film

    J'ai adoré cette comédie "typically British". "Be happy" ("Happy-go-Lucky" dans son titre original) signifie "Soyez  (ou soyons) heureux !" En effet, ce film fait partie de ce que nos voisins d'Outre-Manche qualifient de "Feel good movie". Je dois être un peu anglais sur les bords car c'est un humour qui me parle et auquel je suis sensible alors que je déteste le "comique à la française" qui ne me fait pas rire. Parmi les acteurs français réputés comiques que je déteste le plus, je pourrais citer Louis de Funès, dont les tics formatés ont plutôt l'effet inverse sur mon humeur, sans parler d'acteurs contemporains comme un Christian Clavier ou un Frank Dubosc qui représentent pour moi le summum de la "beaufitude" et du mauvais goût.

    Certes, Be happy n'est peut-être pas un "grand" film, mais, en tout cas, moi, je me suis bien marré (et je n'étais pas le seul, dans une salle, pour une fois, à peu près pleine !).

    Par ailleurs, et c'est ce qui fait la force de ce film : ce n'est pas qu'un film drôle. On vit la vie des Anglais actuels, avec leurs difficultés devant les restrictions budgétaires, celles que connaissent les Anglais post-Thatchériens pour joindre les deux bouts (même lorsqu'on a un travail), pour se loger (le logement est hors de prix en Grande-Bretagne), les problèmes sociaux, etc. Et même si Poppy est déjantée, elle ne peut que nous paraître sympathique pour l'humanité qu'elle montre, pour l'amitié qui la lie à ses copines, etc.

    Je vous recommande ce film comme je vous recommanderais des pilules anti-morosité (et Dieu sait qu'actuellement, nous en avons bien besoin ! - moi en tout cas). En plus, cela se passe à Londres, ville que, ceux qui me suivent un peu sur mes autres blogs (Au delàdes rêves entre autres) savent déjà que j'adore. 

    Et la dernière scène de canotage sur la Serpentine, la rivière qui traverse Hyde Park est pleine de poésie.

    Allez voir ce petit film sympa et "Be happy !" ("Soyez heureux") !

    Mon classement 4,5/5 ( Excellente comédie "So British")



    mardi 28 mai 2013

    GOOD MORNING ENGLAND (Film anglais)

    [Post initialement publié le 28/06/2009]

    Film anglais (titre original : The boat that rocked) de Richard Curtis sorti en 2009.  Le film est inspiré de l'histoire vraie de Radio Caroline, un cargo ancré à la limite des eaux territoriales britanniques pour braver  l'interdit décrété par les autorités pour empêcher les radios libres d'émettre. 

    Synopsis

    En 1966, en plein âge d'or de la pop britannique, la BBC ne diffusait en tout et pour tout que deux heures de rock par semaine, une musique jugée "amorale". Alors que Radio Caroline, initiatrice des "radios pirates", émettait du rock et de la pop 24 H/24 H, se moquant par la même occasion des autorités britanniques, sur un ton très libre voire franchement grossier, captivant  chaque jour plus de 25 millions d'auditeurs, soit plus de la moitié de la population de sa Gracieuse Majesté. Le film nous montre avec humour comment le gouvernement anglais, décidé à réduire ces voix dissidentes au silence, utilise toutes les techniques y compris les plus violentes. Mais les disc-jokeys et l'équipage de Radio Caroline, du Dr Dave à Simon le simplet, ne comptent pas se laisser faire. 

    Mon opinion sur ce film

    Je me suis éclaté avec cette comédie très réussie, so typically British (la scène où le ministre de la marine reçoit à souper son secrétaire-homme de main est d'un humour irrésistible) mais il va beaucoup plus loin car il montre comment une poignée d'irréductibles épris de liberté peuvent défier un Etat qui s'accroche à des règles absurdes, sans se rendre compte que les mœurs ont évolué. 

    En outre, ce film est illustré par une bande son époustouflante et mérite à elle seule le déplacement. 

    Quant aux acteurs, ils sont tous excellents, en particulier Bill Nighy (The boss), Philip Seymour Hoffman (le comte), mais aussi un petit jeune prometteur Tom Sturridge (Carl).

    Ce film est disponible en DVD (VO/VF) A voir de préférence dans la langue originale. 

    Mon classement : 5/5 (Un film jouissif !)

    lundi 20 mai 2013

    SONG FOR MARION de Paul Andrew Williams (GB-2013)


    Song for Marion (Chanson pour Marion) est un film musical britannique de Paul Andrew WillIams avec Terence Stamp et Vanessa Redgrave.

    Synopsis 

    Arthur (Terence Stamp) et Marion (Vanessa Redgrave) forment un vieux couple comme il y en tant : lui est un vieil ours mal léché qui, à part sa rencontre hebdomadaire avec ses copains, passe son temps à grommeler dans le fauteuil du salon en faisant des mots croisés et en lisant le journal alors que sa femme, bien qu'elle soit atteinte d'un cancer en phase terminale, est le joie de vivre incarnée et fait partie d'une chorale de personnes âgées dirigée par une jeune professeure de musique bénévole, Elizabeth (Gemma Arterton), qui leur insuffle sa fraîcheur et sa joie de vivre. Elle décide même de les inscrire dans un concours de chorales qui doit se tenir dans quelques mois.

    Entre temps, la santé de Marion se dégrade brutalement et on lui annonce qu'elle n'a plus que deux mois à vivre. Malgré la fatigue engendrée par la maladie, Marion veut continuer à participer jusqu'au bout à la chorale mais Arthur, voulant la ménager, s'y oppose. S'inclinant cependant devant la volonté farouche de son épouse et l'entêtement enthousiaste d'Elizabeth, il cédera et deviendra même, après la mort de Marion, le soliste de la chorale.

    Mon opinion sur ce film

    Je sors d'une séance en VO où nous étions... 2 ! De quoi décourager les distributeurs de programmer de bons films. Désolé pour ceux qui auront raté "Song for Marion" qui est un beau film et que, malgré son thème, je n'hésite pas à classer parmi les "feel good movies", les "films qui font du bien", comme :

    Bref, je ne saurais trop vous conseiller de courir vite voir Song for Marion avant qu'il ne soit retiré de l'affiche.

    Une mention particulière pour Vanessa Redgrave et Terence Stamp, sans oublier la très jolie et craquante Gemma Arterton, connue jusque là, pour avoir surtout tourné dans de gros blockbusters comme Clash of the Titans ou Prince of Persia.

    Ma note : 4,5/5