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vendredi 27 septembre 2024

GOOD BYE, DAME MAGGIE SMITH



Maggie Smith, la grande actrice anglaise, est décédée aujourd'hui dans un hôpital de Londres à l'âge de 89 ans. On la croyait éternelle mais la mort qui l'avait épargnée en 2007, alors qu'elle tournait Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé, a hélas fini par la rattraper.

Maggie Smith c'était l'irrésistible professeur MacGonagal de Harry Potter mais c'était avant tout une très grande actrice dont la carrière avait commencé au théâtre en 1950 (82 pièces). Elle est montée pour la dernière fois sur les planches dans la pièce A German Life de Christopher Hampton, en 2019, rôle qu'elle reprend au cinéma en 2024 (61 films), l'année même de sa mort. 

Faite Dame commandeur de l'ordre de l'empire britannique par la reine Elisabeth en 1990, les distinctions obtenues tout au long de sa carrière d'actrice de théâtre (82 pièces), de cinéma (61 films) et de télévision (9 téléfilms et séries télévisées), sont aussi innombrables que les rôles qu'elle y a tenus (Oscars, Golden Globes, Emmy Awards, BAFTA Awards ne se comptent plus).  

A elle seule, elle représentait la quintessence de ce qui nous fait aimer l'Angleterre et les Anglais : leur côté à la fois pincé et déjanté égayé par cet humour qui n'appartient qu'à eux.  

La leçon de thé anglais qu'elle donne aux financiers américains dans le 2ème volet de Indian Palace Hotel restera pour tous les cinéphiles une page d'anthologie. 

vendredi 1 janvier 2021

LE SECRET DE GREEN KNOWE Film fantastique pour la jeunesse de Julian FELLOWES (GB-2009)

 

Le Secret de Green Knowe (Titre original : From Time to Time) est un film d'aventure fantastique britannique réalisé par Julian Fellowes sorti en 2009.

Résumé

L’action se déroule en Angleterre vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, quelques jours avant Noël 1944.

Un adolescent, Tolly Oldknow (Alex Etel) est envoyé chez sa grand-mère paternelle Linnet Oldknow, (Maggie Smith) au manoir familial de Green Knowe, une demeure aristocratique perdue dans la campagne anglaise. Elle y vit seule, avec pour seuls familiers, sa cuisinière Mme Tweedle (Pauline Collins) et leur factotum, le vieux Boggis (Timothy Spall). Devant des problèmes financiers insolubles, Linnet s’apprête à vendre le domaine qui est dans la famille depuis des siècles.  

La mère de Tolly, restée à Londres, attend des nouvelles de son mari, un officier britannique sur le front allié.  

Dès la 1ère nuit, Tolly fait connaissance des fantômes de la maison. En suivant celui de son ancêtre Susan (Eliza Bennett), une jeune fille aveugle accompagnée d’un petit esclave noir du nom de Jacob, il va se retrouver propulsé dans une intrigue familiale complexe qui s’est déroulée dans le passé. Grâce à la complicité qui, par-delà le temps, liera les adolescents, Tolly va découvrir le secret de Green Knowe et permettre ainsi à sa grand-mère de garder la propriété.   

Mon opinion

Un joli film tous publics à voir en période de Noël qui m’a beaucoup rappelé deux autres films « so british » du même genre, Le jardin secret et Le jardin des secrets. J’y ai retrouvé avec plaisir la grande Maggie Smith ainsi que quelques autres acteurs renommés comme Timothy Spall ou Douglas Booth, dont c’était la 1er rôle au cinéma.   

mercredi 17 juin 2020

SISTER ACT 2 - BACK IN THE HABIT film musical de Bill DUKE (USA-1993)



Sister Act, acte 2 (Titre original : Sister act - Back in the habit) est une comédie américaine réalisée par Bill Duke et sortie en 1993. Il s’agit de la suite du film Sister Act sorti en 1992.

Résumé

Après l’épisode du couvent Ste. Catherine, Dolores Van Cartier (Whoopi Goldberg) est retournée à Las Vegas et a repris sa carrière de meneuse de revue. Elle reçoit une délégation de sœurs qui lui demandent de revenir à San Francisco car la mère supérieure (Maggie Smith) a besoin d’elle pour redorer le blason de son école, qui accueille des jeunes défavorisés. En effet, l’école San Francisco où les sœurs enseignent est menacée de fermeture en raison des agissements de l'immonde Mr. Crisp, un financier sans scrupules. Bien que d'abord réticente, Dolores reprend donc du service et réendosse l’habit de sœur Marie-Clarence. Elle parviendra à monter une chorale avec les élèves difficiles qu'elle mènera jusqu’à la réussite.

Mon opinion

Vu à la télévision. 

Les suites de films qui ont marché sont rarement un succès car trop souvent, on reprend les mêmes ingrédients jusqu’à plus soif. Dans le cas de ce film, l’intelligence du scénariste Joseph Howard a été de conserver les personnages principaux mais de transformer l’essai en intégrant des jeunes dans la distribution. Et ce 2ème opus, s’il a été critiqué par les professionnels, a plu au public. Un opus 3 était prévu mais il n’est jamais sorti. En revanche, la comédie musicale qui en a été adaptée près de 20 ans après a battu des records dans le monde entier, que ce soit en Amérique (Pasadena et Atlanta, 2006-2007 ; New York, 2011 ; Montréal, 2014), ou en Europe (Londres, 2009 ; Hambourg, 2010 ; Vienne et Milan, 2011 ; Paris, 2012 ; Pays Bas, 2013 ; Suisse, 2018…)                                                                                                    

jeudi 13 juin 2019

SISTER ACT comédie d'Emile ARDOLINO (USA - 1992)



Sister Act est une comédie et un film musical américain d'Emile Ardolino, sorti en 1992. E. Ardolino avait précédemment réalisé un autre film musical célèbre, Dirty Dancing (1987). Il ne put, hélas, pas profiter du succès de Sister Act car il mourut un an après sa sortie, en 1993. 

Présentation

L’action commence dans un cabaret le « Clair de Lune », situé à Reno dans le Nevada. Une chanteuse, Dolores Van Cartier (Whoopi Goldberg) en est la vedette. Dolores est la compagne du gérant du cabaret, Vince LaRocca (Harvey Keitel). Un soir, elle assiste au meurtre d’un homme par Vince. Bravant les menaces de Vince si elle ne tient pas sa langue, elle va le dénoncer à la police. Le lieutenant Eddie Souther (Bill Nunn), qui recueille son témoignage, la met à l’abri jusqu’au procès, dans un couvent de San Francisco avec la complicité de l’évêque et de la Mère supérieure (Maggie Smith) qui, seule, connaît la vérité. Sous le nom de Marie-Clarence, Dolores va se faire passer pour une des religieuses. On imagine combien il sera difficile, pour Dolores, de se plier aux règles strictes du couvent. La Mère supérieure, consciente de l’atout que représente une chanteuse, va l’affecter à la chorale. Dolorès, sincèrement passionnée par cette activité, va alors donner un nouvel élan à ses compagnes, au fil du temps, en leur apprenant le gospel. L'établissement religieux invitera notamment les sœurs à une réorchestration musicale de leurs chants et les préparera à donner un concert de gospel devant le Pape Jean-Paul II.

Mon opinion sur ce film

Bien que le film ait près de 20 ans, il n’a pas pris une ride et on est toujours enthousiasmé par l’extraordinaire prestation de Whoopi Goldberg et la non moins éblouissante interprétation de Maggie Smith. Sister Act a eu un succès international mérité, à telle enseigne qu’il a été suivi, un an plus tard, par Sister Act 2, qui, malgré les mauvaises critiques et un succès moindre, a tout de même réalisé 100 millions de dollars de recettes mondiales. La comédie musicale qui en a été tirée à partir de 2006 a été encore plus appréciée et a connu pas moins de 9 adaptations (la dernière, à Montréal, en 2014). Au-delà de la comédie, qui est très réussie, le film traite aussi de la criminalité, de la mafia et de la situation des jeunes des quartiers défavorisés de San Francisco, où il a été tourné.      

lundi 16 octobre 2017

DAVID COPPERFIELD film de Simon Curtis (GB-1999)



David Copperfield est un téléfilm britannique de Simon Curtis, sorti en 1999, adapté du roman du même nom de Charles Dickens.

Histoire

On connaît tous l’histoire de David Copperfield. Son père étant mort alors que sa mère est enceinte, celle-ci se remarie à Murdstone, un homme vil et cruel. Alors qu'elle est à nouveau enceinte, elle décède en couche en laissant David seul face à son beau-père qui le persécute et l'envoie travailler dans un entrepôt. Le petit garçon est mis en pension chez les Micawber, qui le traitent humainement. Mais lorsque ceux-ci quittent Londres, il décide de partir pour Douvres pour rejoindre sa tante Betsey Trotwood. Son beau-père, l’ignoble Murdstone, tente de le récupérer auprès de Mrs. Trotwood mais celle-ci décidera de le garder et de l'élever. Reprenant ses études, il va alors loger chez Mr. Wickfield qui a une fille, Agnès, amoureuse de David. Devenu adulte, David tombe amoureux et épouse Dora Spenlow qui mourra peu de temps après leur mariage. Secondé par Micawber, David vient en aide à Mr. Wickfield et comprend qu'il n'a jamais cessé d'aimer la fille de celui-ci, la douce Agnès avec qui il pourra désormais connaître le bonheur.

Distribution

  • Daniel Radcliffe : David Copperfield (jeune)
  • Ciaran McMenamin : David Copperfield (adulte)
  • Emilia Fox : Clara Copperfield, mère de David
  • Pauline Quirke : Peggoty, la servante des Copperfield
  • Maggie Smith : Betsey Trotwood
  • Trevor Eve : Edward Murdstone
  • Bob Hoskins : Mr Micawber
  • Zoë Wanamaker : Jane Murdstone
  • James Thornton : Ham Peggoty
  • Alun Armstrong : Daniel Peggotty
  • John Normington : Dr Chillip
  • Ian McKellen : Creakle, le directeur du pensionnat
  • Imelda Staunton : Mrs. Micawber
  • Oliver Ford Davies : Mr Wickfield
  • Joanna Page : Dora Spenlow
  • James Grout : Mr Spenlow
  • Morgane Slemp: Clara (jeune)
  • Amanda Ryan : Agnes Wickfield (adulte)
  • Cherie Lunghi : Mrs Steerforth
  • Harry Llyod : Steerforth (jeune)
  • Patsy Byrne : Mrs. Gummidge

Mon opinion sur ce film


Ce qui fait tout le charme de ce film, c’est la présence de DanielRadcliffe, alors enfant, dont c’était le 1er rôle au cinéma, et de Maggie Smith, dans le rôle de la tante Trotwood. Le film est très fidèle au roman de Dickens. Je défie quiconque, même le cœur le plus endurci, de résister à la bouille (et au talent !) de Daniel Radcliffe enfant, victime expiatoire de la terrifiante société victorienne !  

GOSFORD PARK film de Robert Altman (GB-2001)


Gosford Park est un film britannique de Robert Altman écrit par Julian Fellowes d'après une idée originale de Robert Altman, sorti en 2001. Ce film se passe dans un manoir anglais dans les années 30 à l'occasion d'une partie de chasse. 

Résumé

Novembre 1932. Sir William et Lady Sylvia Mc Cordle organisent, dans leur somptueuse propriété de Gosford Park, perdue dans la campagne anglaise, une partie de chasse pour leurs relations, parents et amis.
Alors que les maîtres logent au premier étage de la vaste demeure et se rencontrent dans ses salons, la nombreuse domesticité de la maison ainsi que celle, tout aussi multiple et compliquée, des invités, est retranchée dans les cuisines et les couloirs du rez-de-chaussée. Cachotteries et mystères abondent : les sœurs de Lady Sylvia sont aussi malheureuses qu'elle-même, la fille de Sir William et Lady Sylvia, Isobel, dissimule à grand-peine un secret, plusieurs invités sont accablés de soucis financiers ou professionnels, et les domestiques errant en catimini savent presque tout sur les invités. Survient le meurtre du maître de maison. Le mystère s’annonce, ici encore, entre mensonges et vengeance.

Anecdotes

Avant d'être un film d'enquête policière, Gosford Park est surtout un film dépeignant la société anglaise de l'époque. Les deux niveaux — l'aristocratie et les serviteurs — sont symbolisés par les deux niveaux de la maison — le rez-de-chaussée et les étages pour l'aristocratie, les sous-sols pour les serviteurs —, et l'allégorie est renforcée par le montage parallèle. Il fait de nombreuses références à La Règle du jeu, le chef-d'œuvre de Jean Renoir. L'intrigue, quant à elle, est librement inspirée du roman d'Agatha Christie Le Noël d'Hercule Poirot. Les acteurs jouant les serviteurs ne portent aucun maquillage.

Distribution

  • Maggie Smith : Constance, comtesse de Trentham, tante de Sylvia, Louisa et Lavinia
  • Michael Gambon : Sir William McCordle, le maître de maison
  • Kristin Scott Thomas : Lady Sylvia McCordle
  • Camilla Rutherford : Isobel McCordle, fille des maîtres de maison
  • Charles Dance : Lord Raymond Stockbridge
  • Geraldine Somerville : Lady Louisa Stockbridge, sœur de Sylvia et de Lavinia
  • Tom Hollander : commandant Anthony Meredith
  • Natasha Wightman : Lady Lavinia Meredith, sœur de Sylvia et Louisa
  • Jeremy Northam : Ivor Novello, célèbre acteur et chanteur, cousin de sir William
  • Bob Balaban : Morris Weissman, producteur d’Ivor Novello
  • James Wilby : Freddie Nesbitt
  • Claudie Blakley : Mabel (vo) / Babette (vf) Nesbitt
  • Laurence Fox : Lord Rupert Standish
  • Trent Ford : Jeremy Blonde
  • Ryan Phillippe : Henry Denton, acteur se faisant passer pour le valet de M. Weissman
  • Stephen Fry : inspecteur-chef Thomson
  • Kelly Macdonald : Mary MacEachran, camériste de lady Trentham
  • Clive Owen (VQ : Daniel Picard) : Robert Parks, valet de chambre de Lord Stockbridge
  • Helen Mirren : Mme Wilson, gouvernante de la maison
  • Eileen Atkins : Mme Croft, chef cuisinière
  • Emily Watson : Elsie, domestique et maîtresse de Sir William
  • Alan Bates : Jennings, majordome

Récompenses

Le film a obtenu 7 nominations aux Oscars mais seul le scénario a été récompensé. Robert Altman a reçu le Golden Globe et le BAFTA du meilleur réalisateur.

Mon opinion sur ce film


J’ai profité de son passage à la télévision pour voir ce film dont j’avais entendu parler sans l'avoir jamais vu. J’ai été globalement déçu car, malgré une distribution particulièrement brillante (citons bien sûr cette chère Maggie Smith, toujours aussi géniale, mais aussi, en vrac Kristin Scott Thomas, Charles Dance, Clive Owen ou Hellen Mirren (dans un rôle un peu inférieur à son talent), mais aussi… et c’était plus inattendu, Ryan Phillippe, le film m’a paru terriblement ennuyeux. 

Certes, on apprécie le jeu parfait des acteurs, les décors et les costumes somptueux, les dialogues à double sens, mais justement, l'intrigue est un peu trop complexe pour faire un film parfaitement réussi. Pour une fois, je reprendrais volontiers la critique au vitriol des Cahiers du Cinéma : « Statique, lourdement psychologique, figé dans une esthétique paresseuse, Gosford Park affecte la brillance mais sent le formol. » car c’est aussi mon avis. A trop vouloir en faire, trop de personnages, trop de dialogues, trop de situations alambiquées, Altman se perd lui-même dans son scénario. En outre, on a déjà vu cela mille fois : rien de vraiment nouveau sous le soleil glacé de la bourgeoisie anglaise. 

mardi 11 avril 2017

NANNY MCPHEE ET LE BIG BANG (GB-2010)


Nanny McPhee et le Big Bang est un film britannique réalisé par Susanna White sorti en 2010. Il est la suite de Nanny McPhee.

Résumé

Isabel Green n’a plus de nouvelles depuis trois mois de son mari Rory parti à la guerre. Elle élève seule ses trois enfants, Norman (14 ans), Megsie (13 ans), et Vincent (6 ans) qui ne cessent de se chamailler. Elle doit aussi résister à son beau-frère Phil qui la pousse à lui vendre la ferme familiale. La situation se complique un peu plus avec l'arrivée de ses deux insupportables neveux de Londres, Célia (13 ans) et Cyril (13 ans).

Le jour où les cousins de ses enfants arrivent, ils se retrouvent très vite en conflit avec les enfants d'Isabelle, car ils sont habitués à vivre dans le luxe et méprisent ouvertement le mode de vie des Green. Lorsqu’Isabelle arrive chez elle, c’est pour tomber en pleine dispute entre ses enfants et les cousins. C'est alors qu'elle reçoit la visite de Nanny McPhee, une femme étrange qui prétend avoir été envoyée par l'armée pour l'aider à gérer ses enfants. Isabelle refuse dans un premier temps, puis, se rendant compte qu’elle est débordée et à bout de nerfs, se laisse convaincre.

Nanny McPhee tombe sur les cinq enfants en train de se battre et utilise sa canne magique pour les forcer à s'excuser les uns auprès des autres. Au début réticents, les garnements sont vite forcés de s’exécuter lorsque les lettres du père des enfants Green risquent de finir en cendres. Nanny McPhee les envoie ensuite se coucher et leur demande de partager leurs lits, mais ces derniers, rancuniers et de mauvaise volonté, disent préférer dormir avec les animaux de la ferme que de partager leurs lits avec leurs cousins. Pour leur donner une leçon, Nanny McPhee exauce ce souhait fantaisiste.
De son côté, Phil, le beau-frère d'Isabelle, poursuit ses manigances pour obliger Isabelle à vendre la ferme. En effet, il a des dettes de jeu et sa vie est menacée par la directrice d'un casino, qui envoie régulièrement deux femmes pour le harceler. Pendant que tout le monde dort dans la ferme, il libère les cochons que la famille Green a prévu de vendre pour réparer la moissonneuse et mener à bien la moisson sans laquelle Isabelle sera acculée à la ruine.

Le lendemain matin, lorsque les enfants se lèvent, ils constatent, effarés, que les cochons ont disparu. Ils mettent leur rancœur de côté et font équipe pour les récupérer. Comme ils vont trop vite au goût de Nanny McPhee, cette dernière utilise ses pouvoirs pour rendre les cochons capables de grimper aux arbres, voler et faire de la natation synchronisée ; cette manœuvre vise à la fois à amuser les enfants et à les rapprocher les uns des autres. Ils réussissent finalement à capturer les animaux.

Plus tard, lors d'un pique-nique, Isabelle reçoit un télégramme qui lui annonce que son mari est mort à la guerre, mais Norman ne veut pas croire à cette terrible nouvelle. Il a le pressentiment que son père est toujours vivant. Il va donc se rendre à Londres avec Cyril grâce à Nanny McPhee pour en savoir plus. Une fois à Londres, les deux garçons retrouvent le père de Cyril qui après vérification, découvre que le père de Norman n'est en réalité que « porté disparu ». Le jeune garçon comprend alors que c'est Phil qui a rédigé un faux télégramme pour pousser sa belle-sœur au désespoir et l’obliger à vendre ses biens. Norman s'empresse donc de retourner voir sa mère et lui apprend la vérité. Pris de remords, Phil se menotte dans la cuisine. Mal lui en prend : les deux femmes envoyées pour le forcer à rembourser sa dette débarquent et s'apprêtent à l'empailler pour le punir. 

C'est alors qu'un bombardier passe au-dessus de la ferme et largue par erreur une bombe dans le champ des Green. Si elle explose, toute la récolte sera perdue ; les enfants se résolvent donc à désamorcer la bombe eux-mêmes. Après quelques sueurs froides, et grâce à un nouveau travail d'équipe, ils y parviennent, et Nanny McPhee, grâce à ses pouvoirs magiques, effectue elle-même la récolte. Elle débarrasse en même temps Phil de ses ennemies. Elle se dispose ensuite à partir, ayant inculqué aux enfants toutes les valeurs qu'elle avait prévues.

Personne n'est évidemment disposé à la voir partir et font tout pour la retenir. C’est à ce moment que Rory Green revient de la guerre.

Mon opinion sur ce film

Malgré une pléiade d’artistes de 1er plan, à commencer par Emma Thompson, toujours géniale dans le rôle de Nanny PcPhee, mais aussi de Maggie Gyllenhaal (Isabelle Green), la grande Maggie Smith (Mme Docherty), d’Ewan McGregor (Rory Green) ou de Ralph Fienes (Lord Gray), ce 2ème opus n’arrive pas à la cheville du premier Nanny McPhee à force d’un scénario alambiqué (quel besoin avait-t-on de l’épisode superflu de Phil et de ses persécutrices?) et d’effets spéciaux grandiloquents. A part Emma Thompson et Maggie Smith, toujours impeccables, le seul acteur à tirer son épingle du jeu est l’étonnant Asa Butterfield, remarquable jeune acteur que l’on avait découvert deux ans plus tôt dans le bouleversant Le garçon au pyjama rayé.

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jeudi 7 mai 2015

MY OLD LADY comédie d'Israël Horovitz (FR-GB-USA- 2014)


My Old Lady est une comédie franco-anglo-américaine écrite et réalisée par Israël Horovitz, sortie en 2014.

Résumé

Mathias (Kevin Kline), un New-Yorkais sans-le-sou arrive à Paris pour prendre possession de  l’appartement que lui a légué son père dans le Marais. Arrivé sur place, il découvre que l’appartement est en viager et qu’il est occupé par une vieille dame, Mathilde Girard (Maggie Smith), qui y vit avec sa fille, Chloé (Kristin ScottThomas). Le système juridique du viager n’existant pas aux Etats-Unis, Mathias ne comprend pas qu’en tant que propriétaire, non seulement il doive attendre la mort de l’occupante pour pouvoir vendre un appartement qui lui appartient mais qu’en plus il doive lui payer une rente de 2400 €/mois. Le pire est que, s’il ne paie pas une seule fois cette rente, il perd définitivement l’appartement. Or, Mathias a quitté les Etats-Unis sans rien et il est totalement incapable de payer la prochaine mensualité à l’échéance.   

Mais ce qui commence comme une situation vaudevillesque, s’avère être une situation beaucoup plus compliquée encore car il s’avère que son père a eu Mathilde comme amante et que, s’il lui a payé une rente pendant plus de 40 ans, c’était pour la mettre à l’abri du besoin tout en cachant la vérité à sa femme et à son fils. De son côté, Mathilde a caché à sa fille Chloé l’existence de cet amour pour le père de Mathias.

Pour Mathias, cette révélation est dévastatrice et, lui qui s’était arrêté de boire, sombre à nouveau dans l’alcool.

Quant à Mathilde, elle est dévastée par une révélation que lui fait à son tour Mathias quand il lui apprend que sa mère n’est pas morte, comme elle l’avait toujours cru, de maladie, mais qu’elle s’est suicidée devant son fils adolescent et qu’elle l’a fait par chagrin en raison de la relation qu’entretenait son mari avec Mathilde.

Mon opinion sur ce film

J’ai regretté de ne pas avoir vu ce film en anglais car je pense que j’aurais mille fois mieux apprécié la saveur des dialogues entre Mathias, Mathilde et Chloé. Ceci dit, bien que très bien joué et malgré les très belles vues de Paris, le film reste un huis-clos, et paraît être ce qu’il est, à savoir du théâtre filmé puisqu’il est adapté d’une pièce de théâtre et il m’a paru un peu long. Je salue néanmoins la performance des trois acteurs principaux qui n’ont pas démérité bien que Maggie Smith reste ma favorite : c’est vraiment une très grande actrice capable de faire passer tellement de sentiments dans ses mimiques et ses moues et si typiquement anglaise. Rien que pour elle, ce film vaut d’être vu.  
    

vendredi 31 octobre 2014

Natascha McELHONE (Actrice britannique)



Natascha McElhone est une actrice britannique née le 14 décembre 1969. 

Biographie

Elle est née à Hampstead dans la proche banlieue de Londres et a été élevée à Brighton par des parents journalistes. Elle est la seule fille parmi plusieurs frères.

Dès l'âge de 12 ans, elle a pris des leçons de danse irlandaise. Elle a fréquenté l'école St. Mary's Hall pour filles à Brighton, dans l'East Sussex, de 1982 à 1986. Elle a aussi suivi les cours de théâtre à la London Academy of Music and Dramatic Art et en est sortie diplômée en 1993. Elle a joué dans plusieurs pièces classiques,  Richard III, The Count of Monte Cristo, etc. L’un de ses rôles les plus marquants a été dans Midsummer Night's Dream à l'Open Air Theatre.

Elle réside dans les environs de Londres. Elle était mariée à un médecin plasticien, spécialisé dans la reconstruction après accidents, qui est décédé le 21 mai 2008 d’un accident cardiaque fulgurant. Ils étaient mariés depuis 10 ans et ont deux enfants, Theo et Otis. Elle était enceinte de leur troisième enfant, lors du décès de son mari.

Carrière à la télévision

Elle est apparue à la télévision britannique dans un épisode de 1991 de Bergerac. Trois ans plus tard, elle joua le rôle d’un officier de l'armée dans A Breed of Heroes, une production de la BBC, non disponible en France. Elle obtint aussi des rôles secondaires dans  la série Absolutely Fabulous (1992 et 1994), Cadfael (1994). Depuis 2007, elle a un rôle régulier, celui de Karen Van der Beek, ex l'ex-petite amie de Hank Mooddans, dans la série Californication, la série qui a permis à David Duchovny de rebondir après l'arrêt de X-Files où il interprétait l'un des deux co-héros, Mulder.

 Carrière au cinéma

 Ses premiers débuts au cinéma remontent à 1996 où elle joue le rôle de Françoise Gilot, aux côtés d’Anthony Hopkins qui, lui, interprète Picasso. Sa carrière cinématographique est alors lancée (The Truman Show (1998), City of Ghosts (2002) et Feu de glace (Killing Me Softly) (2002).

 Je l’ai personnellement découverte dans Solaris, de Steven Soderbergh (2003), dans le rôle de Rheya au côté de George Cloney  et surtout dans celui d’Olga dans le splendide film de Charles Dance, Ladies in lavender (Les dames de Cornouailles) (2006), aux côtés de Daniel Brühl, Maggie Smith et Judi Dench.


C’est une actrice fine, délicate et élégante qui m’a fait penser, lorsque je l’ai vue pour la première fois dans le rôle de Rheya, à Anouk Aimée.

samedi 6 septembre 2014

HARRY POTTER EPISODE 7 (2ème partie) (GB-USA 2011)


Harry Potter et les Reliques de la Mort (Harry Potter and the Deathly Hallows) est un film britannique et américain de David Yates en deux parties, adapté du roman éponyme de J. K. Rowling. C'est le septième et dernier volet de l'heptalogie Harry Potter. La première partie est sortie le 19 novembre 2010 et la seconde, le 13 juillet 2011 en France. Ce dernier opus est écrit par Steve Kloves, qui a scénarisé toute la saga à l'exception du 5e film. John Williams, à qui l'on doit la musique des trois premiers films, a déclaré être intéressé par la composition de la bande originale et aurait donné son accord de principe, mais l'équipe a finalement décidé de confier ce travail au compositeur français : Alexandre Desplat.

La 1re partie devait être passée en relief numérique en post production, mais faute de temps et de moyens, le transfert a été abandonné quelques semaines avant la sortie du film. La version 3 D a été réservée à l’édition Blu-ray.

Synopsis

Le film commence sur la plage sur laquelle est construite la "Chaumière aux coquillages", la maison de Bill et de Fleur, où se sont réfugiés les rescapés du film précédent. Le film commence sur l'émouvant hommage que rend Harry à Dobby, l'elfe de maison qui lui a voué une fidélité sans bornes et est mort en sauvant Harry et ses amis. Il se termine après le dernier combat dont Harry est finalement sorti vainqueur : Harry et ses amis, adultes et mariés accompagnent leurs rejetons respectifs sur le quai 9 3/4 de la gare King's Cross pour prendre le Poudlard Express faire leur première année à l'école de magie. A la limite, la fin passe mieux dans le film que dans le livre. En effet, ayant été un fan de la première heure de la saga, j'ai été très déçu par la fin de ce dernier volume. J'ai eu l'impression que JK Rowling, avait décidé que, quoiqu'il arrive, il lui fallait inscrire le mot "fin" sur la dernière page. J'ai, comme beaucoup de fans, ressenti une énorme frustration après l'avoir refermé comme si l'auteur avait voulu en finir avec son héros. C'est pourquoi j'admire malgré tout le réalisateur d'avoir réussi à faire de cette fin en queue de poisson quelque chose d'acceptable, sinon de tout à fait satisfaisant. 

Mon opinion sur ce film

Eh oui, tout a une fin ! La grande aventure de la saga Harry Potter, commencéE il y a dix ans, se termine avec ce 8ème film (puisque le dernier volume, de près de 1000 pages, a été découpé en deux films). Si l'on excepte les séries télé, c'est la plus longue saga cinématographique de tous les temps.

Nous avons accompagné dix ans le petit Daniel Radcliffe et ses amis, qui avaient 12 ans (l’âge du héros) lorsqu’ils ont commencé à tourner Harry Potter à l'école des sorciers. Ils sont maintenant des adultes !

Comme s'y attendaient ceux qui avaient lu "The deathly hallows" (ne pouvant attendre, j’avais lu le livre en anglais avant sa sortie en français), le film est, comme le précédent, noir, très très noir... puisqu'il retrace le combat final entre les forces du bien, emmenées par Harry et ses amis de Poudlard et celles du mal absolu, conduites par Voldemort. Pendant la bataille finale, qui se déroulera à Poudlard, le château sera anéanti et beaucoup de héros mourront, dans les deux camps. Les scènes de combats magiques, celles de la destruction de l'école, sont particulièrement spectaculaires. Les rescapés en sortiront comme d'un combat à armes réelles, épuisés, échevelés, sales et dégoulinant de sang. Comme nous l'avons dit, on ne rit pas beaucoup pendant les 2.10 H du film, si ce n'est à quelques répliques pince sans rire du professeur McGonagal (incarnée par la toujours épatante Maggie Smith). Je craignais surtout une surenchère d'effets spéciaux... Des effets spéciaux, bien sûr, il y en a. Certains trouveront même qu'il y en a beaucoup trop (pour d'autres peut-être pas assez). Mais dans un film de ce genre, cela se défend, ce qui n'est pas le cas de tous les films.

Pour moi, les livres sont indissociables des films et je ne sais comment font les personnes qui ne les ont pas lus pour comprendre l'histoire, car il faut s'accrocher tout de même ! Je ne dis pas cela pour la réalisation, que j'ai trouvé à la hauteur, mais... il y a tant de rebondissements, qu’il faut suivre.

Les acteurs ont grandi et mûri. Je sais que Daniel Radcliffe, que j'ai vu dans d'autres films, est un grand acteur et qu'il a su assurer sa reconversion, aussi bien au cinéma qu'au théâtre (je l'ai trouvé particulièrement émouvant dans December boys et dans My boy Jack (deux films qui, malheureusement, ne sont pas sortis en France).

Quant à ses compagnons, RupertGrint (Ron) et Emma Watson (Hermione), ils ont aussi une carrière parallèle, sans doute moins brillante que celle de Dan Radcliffe, mais honorable tout de même... Tant mieux pour eux car il ne doit pas être évident, pour des acteurs qui a été autant associés à un personnage, de faire oublier que l'on a été Harry, Hermione et Ron...

Comme vous tous, je suis toutefois triste que l'aventure soit finie. Mais ça, nous le savions à l'instant même où, les uns et les autres, nous avions tourné la dernière page de "Harry Potter and the Deathly Hallows". IT ALL ENDS ! (Tout a une fin) . Il faudra bien faire le deuil…
Si vous achetez le DVD,  je vous conseille d'acheter la version avec bonus pour connaître tous les secrets du tournage.

Voir aussi, dans ce même blog La saga Harry Potter. 

jeudi 13 mars 2014

DANIEL RADCLIFFE (Acteur britannique)


Daniel Radcliffe

Daniel « Dan » Radcliffe, de son vrai nom Daniel Jacob Radcliffe, est né le 23 juillet 1989 à Londres. Il est de nationalité britannique. Il est mondialement connu pour avoir incarné, pendant plus de 10 ans, le personnage d’Harry Potter dans la saga du même nom adaptée du  best-seller fantastique de J. K. Rowling.

 Biographie

Daniel est fils unique. Ses études furent assez chaotiques en partie en raison d'une légère dyspraxie (il a plusieurs fois changé d’écoles durant sa scolarité). Il les a arrêtées assez tôt pour se lancer dans le théâtre. Le succès d’Harry Potter lui a permis de se trouver, à l'âge où d'autres peinent à entrer dans la vie active, à la tête d’une belle fortune. Cela aurait pu lui monter à la tête mais, à part un problème d'alcool dont il s'est très vite remis, notre cher Dan n'est jamais tombé dans les excès qui ont entraîné la déchéance de tant de jeunes stars. Dan garde les pieds sur terre et gère intelligemment son argent et sa carrière. Sensible au malheur des autres, il soutient, entre autre, un hôpital pour enfants, Demelza House Children's Hospice, situé à Sittingbourne dans le Kent, qui soigne les enfants atteints de cancer en phase terminale. Il a également fait une importante donation au Trevor Project, une organisation américaine qui œuvre contre le suicide des jeunes homosexuels aux États-Unis, en leur fournissant notamment une assistance téléphonique 24/24h.

 Carrière

 Avant d'interpréter le jeune sorcier le plus connu dans le monde de la littérature jeunesse, il avait fait ses débuts au cinéma en 1999 en interprétant le rôle de David Copperfield enfant. Il tourna pour la première fois avec la grande actrice anglaise  Maggie Smith qu’il retrouvera dans Harry Potter sous les traits du professeur Minerva McGonagall, directeur de la maison de Gryffondor à Poudlard.

Son premier vrai rôle au cinéma fut dans Le Tailleur de Panama de John Boorman où il incarne le fils de Geoffrey Rush, aux côtés d’acteurs aussi connus que Jamie Lee Curtis et Pierce Brosnan.

 La saga Harry Potter

 Lors du 1er film, Harry Potter à l’école des sorciers, Harry, pardon Daniel Radcliffe a l’âge exact du héros, c’est-à-dire onze ans. Fait exceptionnel dans l’histoire du cinéma, il grandira avec lui, incarnant Harry Potter pendant dix ans. La gageure fut tenue jusqu’à l’ultime épisode,  Harry Potter et les reliques de la mort, découpé en deux films en raison de la taille de l’œuvre écrite  (près de 1000 pages) que l’on a pu voir au cinéma en 2011.  Dans ce dernier volet, Daniel, qui a, dans la « vie civile » vingt-et-un ans, incarne Harry Potter à l'âge de dix-sept ans.

Un tel destin aurait pu l’enfermer pour toujours dans le rôle de Harry Potter mais, heureusement pour lui,  Dan n’a pas attendu la fin de la saga pour s’investir dans d’autres rôles :

- En 2006, il avait déjà fait une apparition restée célèbre dans un épisode de la série télévisée britannique (inconnue en France) Extras de Ricky Gervais et Stephen Merchant, auteurs de la version originale de The Office. Dans cet épisode, Daniel interprète une version parodique de lui-même, ou plutôt de la vision qu'on pourrait avoir de lui : un adolescent star totalement puéril, gâté, obsédé par le sexe, et essayant constamment de séduire tout ce qui bouge, en particulier les femmes plus âgées, car il est persuadé d'avoir un charme exceptionnel. Extras fut nommé aux Emmy Awards 2007, dans la catégorie « meilleure comédie ».

- En 2007, il joue le rôle principal de  December Boys de Rod Hardy, un beau film d’une grande intensité émotionnelle où il incarne à nouveau un orphelin, et d’un autre film tourné pour la télévision britannique,  My Boy Jack de Brian Kirk, dans lequel il joue le rôle de John ‘Jack’, le fils de Rudyard Kipling, mort à la guerre de 14 le jour de ses dix-huit ans. Inexplicablement, malgré la notoriété de l’acteur, aucun de ces deux films n’a été diffusé en France.

Dan continue sa carrière cinématographique. En 2011, il a tenu le rôle principal dans The woman in black, un film d’épouvante éprouvant, sorti en mars 2012. Il devait aussi être en vedette du film A l’ouest rien de nouveau, adapté du chef d’œuvre d’Erich Maria Remarque. mais ce projet, annoncé pour fin 2012, semble avoir été abandonné.

 Carrière au théâtre

Avant de commencer la carrière que l’on connaît au cinéma, Daniel Radcliffe avait fait du théâtre. En 2007, alors que la saga Harry Potter était en cours, il fait le buzz en jouant nu sur une scène londonienne dans la reprise d’une pièce sulfureuse, Equus de Peter Shaffer (dramaturge contemporain et notamment auteur d' Amadeus). Dans cette pièce, il retrouve l'acteur Richard Griffiths qui interprétait l’épouvantable oncle Vernon dans Harry Potter. La pièce eut un succès considérable et Daniel Radcliffe fut crédité des critiques les plus élogieuses de la part des journaux généralement sévères, pour son interprétation du jeune Alan Strang. Après Londres, la pièce a continué sa carrière à Broadway en 2008 et 2009, Daniel Radcliffe jouant toujours le rôle d’Alan Strang. - En 2011, Daniel Radcliffe a joué dans une comédie musicale, « How to succeed in business » (toujours à Broadway).

Souhaitons-lui de garder la tête froide et de rester le Dan que nous aimons et de pouvoir, longtemps encore, nous faire profiter de son talent !  

Cinéma

  • 2001 : Le Tailleur de Panama de John Boorman : Mark Pendel
  • 2001 : Harry Potter à l'école des sorciers de Chris Colombus : Harry Potter
  • 2002 : Harry Potter et la Chambre des secrets de Chris Colombus : Harry Potter
  • 2004 : Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban de Alfonso Cuarón : Harry Potter
  • 2005 : Harry Potter et la Coupe de feu de Mike Newell : Harry Potter
  • 2007 : December Boys de Rod Hardy : Maps
  • 2007 : Harry Potter et l'Ordre du phénix de David Yates : Harry Potter
  • 2009 : Harry Potter et le Prince de sang-mêlé de David Yates : Harry Potter
  • 2010 : Harry Potter et les Reliques de la Mort, 1re partie de David Yates : Harry Potter
  • 2010 : Harry Potter and the Forbidden Journey de Thierry Coup : Harry Potter [pas sorti en France]
  • 2011 : Harry Potter et les Reliques de la Mort, 2e partie de David Yates : Harry Potter
  • 2012 : La Dame en noir de James Watkins : Arthur Kipps
  • 2013 : Kill Your Darlings de John Krokidas : Allen Ginsberg
  • 2013 : Et (beaucoup) plus si affinités de Michael Dowse : Wallace
  • 2013 : Horns de Alexandre Aja : Ig Perrish
  • 2015 : Crazy Amy de Judd Apatow : promeneur de chien (caméo)
  • 2015 : Docteur Frankenstein de Paul McGuigan : Igor
  • 2016 : Insaisissables 2 de Jon Chu : Walter
  • 2016 : Swiss Army Man de Dan Kwan et Daniel Scheinert : Cliff
  • 2016 : Imperium de Daniel Ragussis 
Télévision
  • 1999 : David Copperfield de Simon Curtis: David Copperfield jeune
  • 2006 : Extras de Simon Curtis; Ricky Gervais : lui-même
  • 2007 : Mon fils Jack de Brian Kirk : Jack Kipling
  • 2012 : A Young Doctor's Notebook de Alex Hardcastle : Dr. Vladimir Bomgard jeune
  • 2013 : A Young Doctor's Notebook & Other Stories (saison 2) de Alex Hardcastle : Dr Vladimir Bomgard jeune
  • 2014 : The Kumars de Sanjeev Bhaskar : lui-même
  • 2015 : Game Changer de Owen Harris : Sam Houser

vendredi 3 janvier 2014

QUARTET de Dustin HOFFMAN (GB-2013)


Quartet (ou Le Quatuor) est une comédie dramatique britannique réalisée par Dustin Hoffman, sortie en 2012. Il sort le 3 avril 2013 en France.

[Il existe aussi un film intitulé Le Quatuor avec Philip Seymour-Hoffman, sorti en 2012.]

Synopsis

Quartet est l’adaptation d’une pièce de théâtre à succès de Ronald Harwood, qui est aussi le scénariste du film. Le dramaturge s’était lui-même inspiré d’un documentaire suisse des années 80 décrivant le quotidien des résidents d’une maison de retraite pour musiciens âgés fondée par Giuseppe Verdi. 

A quelques jours du gala de bienfaisance destiné à rassembler des dons pour maintenir ouverte Beecham House, luxueuse maison au cœur de la campagne anglaise, qui accueille les musiciens âgés, l’annonce de l’arrivée imminente d’une grande cantatrice agite la petite communauté. Pour Wilf, Regginald (Reggie) et Cissy, le choc est encore plus grand que pour les autres résidents lorsqu’ils découvrent que la nouvelle venue est Jean Horton. En effet, tous les quatre ont fait partie, par le passé, du Quatuor, une mythique formation qui s'est dissoute en raison de l’ambition de Jean et de son ego de diva. En outre, Reginald, qui a été son mari, ne lui a jamais pardonné de l'avoir quitté. Malgré les vieilles blessures et les reproches, le Quatuor se reformera pour un dernier concert à l'occasion de l'anniversaire du grand Verdi.

Distribution

  • ·       Maggie Smith (Jean Horton)
  • ·         Tom Courtenay (Reggie Paget)
  • ·         Billy Connolly  (Wilf Bond)
  • ·         Pauline Collins (Cissy Robson)
  • ·         Michael Gambon (Cidric Levingston)


Lieu de tournage

Le film a été tourné à Hedsor House, dans le Buckinghamshire.

Réception

Quartet a reçu un accueil positif des professionnels et du public. Rotten Tomatoes lui a attribué 80% d’opinions favorable et Metacritic un score de 64/100. Mais, en France, une diffusion confidentielle l'a privé du succès qui l'aurait sans doute accueilli. 
  
Après avoir vu ce film, on ne ne peut s'empêcher de faire le rapprochement avec le film Indian Palace, dont il reprend un peu les ingrédients (la situation d'anglais âgés et relativement aisés confrontés à la solitude et aux difficultés financières).

Mon classement 4/5 (Bon film, mais un cran au-dessous d'Indian Palace dont il n'a pas la gaieté ni le dynamisme). La photographie de John de Borman est toutefois remarquable. Maggie Smith est toujours aussi épatante.    

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samedi 21 décembre 2013

INDIAN PALACE de John Madden (GB - 2012)


Indian Palace (Titre original : The Best Exotic Marigold Hotel) est une comédie britannique réalisée par John Madden. Le film est sorti en mars 2012 en Grande-Bretagne et le 9 mai 2012 en France.

Synopsis

Un groupe de retraités britanniques dont la retraite ne suffit pas à vivre décemment en Angleterre est séduit par l'annonce vue sur Internet d'un palace pour personnes âgées situé à Jaïpur en Inde. L'annonce est d'autant plus alléchante que le voyage en avion est offert.

Parmi les futurs résidents :

- Miss Donnelly est jouée par Maggie Smith (inoubliable professeur MacGonagal dans Harry Potter) est une ancienne gouvernante remerciée par la famille à laquelle elle s'est dévouée toute sa vie. Elle doit subir une opération de la hanche mais ses ressources ne lui permettent pas de la faire en Grande-Bretagne. Le médecin Indien qui l'examine lui recommande de se faire opérer en Inde. Malgré ses a priori et son racisme vicéral, elle finit par suivre ses conseils.

- Evelyn Greenslade (Judi Dench) vient de perdre son mari et doit vendre sa maison pour payer ses dettes. Elle refuse d'aller vivre chez ses enfants.

- Les Ainslie (Bill Nighy et Penelope Wilton) ont învesti tout ce qu'ils avaient dans la start-up de leur fille et se rendent compte qu'ils ne pourront payer le loyer de l'appartement qu'ils avaient envisagé pour leur retraite;
- Graham (Tom Wilkinson) est un juge qui n'a pas de problèmes d'argent mais a des raisons personnelles de retourner à Jaïpur.
- Norman (Ronald Pickup) cherche l'âme soeur...

A leur arrivée, le "palace" auquel ils s'attendaient a connu des jours meilleurs... du temps de la colonie britannique. Ils y sont accueillis avec enthousiasme par Sunny (Dev Patel), un jeune indien qui, à part son dynamisme et son entregent, n'a rien à leur offrir que l'ancien hôtel délabré de sa famille. Le choc est rude pour ces Anglais qui n'ont jamais quitté leur île : mode de vie, saleté, misère... Mais, à part l'irrécupérable Jean Ainslie, tous trouveront, dans cette nouvelle vie aux antipodes de celle qu'ils menaient à Londres, une joie de vivre et un accomplissement que n'aurait jamais pu leur apporter leur pays.

Mon opinion

J'attendais avec impatience que ce film soit à l'affiche dans ma bonne ville d'Aubenas. Je l'ai vu en VOST et je me suis régalé. L'annonce que j'en avais vu était prometteuse : un réalisateur, John Madden, dont j'avais déjà beaucoup apprécié Shakespeare in love, et une distribution enthousiasmante (Maggie Smith, Judi Dench, Tom Wilkinson, Dev Patel...) Un film magnifique, réconfortant, réjouissant, qui donne la "patate". Une histoire "so typically british" à voir de préférence en langue originale pour profiter au maximum de toute la subtilité et de l'humour des dialogues.  Des acteurs au top (Maggie Smith, plus anglaise qu'anglaise; Judi Dench, une grande dame; Tom Wilkinson, émouvant; Dev Patel, irrésistible). "A feel good movie" à ne surtout pas rater !

Si vous avez aimé ce film, vous aimerez aussi :
Voir aussi la suite, Indian Palace suite royale, peut-être encore meilleur que le premier volet. 

lundi 2 décembre 2013

Maggie SMITH (Actrice britannique)


Maggie SMITH


Dame Margaret Natalie Smith, DBE, plus connue sous son nom de scène Maggie Smith, est une actrice britannique, née le 28 décembre 1934, à Ilford, dans l'Essex (Royaume-Uni). Sa carrière est l'une des plus impressionnantes de l'histoire du cinéma. Elle la commence à l’âge de 24 ans, en 1958, et elle n’a jamais cessé de tourner depuis (elle a, à son actif, une 60e de films, de nombreuses séries et pièces de théâtre!). Ses récompenses ne se comptent plus : couronnée par dix nominations aux BAFTA, elle a obtenu quatre fois le prix de la Meilleure actrice et une fois celui du Meilleur second rôle ; elle a été nommée 6 fois aux Golden Globe et y a obtenu le prix de la Meilleure actrice et celui du Meilleur second rôle. Elle est enfin l'une des rares actrices à avoir reçu l'Oscar de la Meilleure actrice et celui du Meilleur second rôle, qui furent complétés par quatre autres nominations. Elle réussit aussi sa carrière à la télévision (deux Emmy Award de la Meilleure actrice, nominations aux Golden Globe et aux BAFTA). Au théâtre, sa carrière a commencé en 1952, et elle continue à jouer aussi bien au théâtre qu’à la télévision ou au cinéma. Au théâtre, sa carrière a été couronnée par le Laurence Olivier et le Tony de la Meilleure actrice.

Carrière

Maggie Smith a commencé par une carrière théâtrale, avec de nombreuses interprétations du répertoire classique (de Shakespeare à Wilde). Elle fit véritablement ses débuts au cinéma en 1958 dans Nowhere to Go de Basil Dearden et Seth Holt.

Elle a été anoblie par la reine Elisabeth et faite Docteur honoris causa de l'université de Saint Andrews et de l'université de Londres.

Elle s'est mariée à deux reprises : de 1967 à 1974, elle fut l’épouse de l'acteur Robert Stephens, qui lui a donné deux enfants, eux-mêmes acteurs, Chris Larkin, né en 1967, et Toby Stephens, né en 1969. A la mort de son premier époux, en 1998, elle se remaria avec le dramaturge et scénariste Beverley Cross

Elle a obtenu deux Oscars (Oscar de la Meilleure actrice pour son rôle de professeur iconoclaste dans Les Belles Années de miss Brodie de Ronald Neame en 1969) et Oscar du meilleur second rôle féminin pour California Hôtel de Herbert Ross 1978.

Elle a été récompensée par deux Golden Globes pour California Hôtel (California Suite en anglais) et Chambre avec vue de James Ivory en 1986.

Maggie Smith a travaillé avec quelques-uns des cinéastes les plus prestigieux comme Joseph L. Mankiewicz (Guêpier pour trois abeilles, 1967), George Cukor (Voyages avec ma tante, 1972), ou encore Steven Spielberg en 1991.

Actrice aussi populaire qu'exigeante, Maggie Smith incarne la mère supérieure hilarante de Sister Act et de sa suite, avant de donner la réplique à Cher et à Judi Dench dans Un thé avec Mussolini de Franco Zeffirelli en 1999. Mais c’est surtout son rôle d’intransigeante et intègre l'inoubliable professeur McGonagall, dans la série des Harry Potter qui lui a apporté une notoriété internationale.

Son succès dans Harry Potter ne l’a pas empêchée d’incarner d’autres personnages. On la retrouve en 2002 dans Gosford Park qui lui vaut sa sixième nomination aux Oscars.

Personnellement, outre son rôle inoubliable de Minerva McGonagall dans Harry Potter, je l’ai beaucoup aimée dans Sister ActLadies in lavender, dans David Copperfield où elle jouait déjà au côté du jeune… Daniel Radcliffe ainsi que celui de l'horrible gouvernante du Jardin secret. En 2012, elle a aussi joué dans les délicieux Indian Palace hotels 1 et 2   

samedi 23 novembre 2013

LE JARDIN SECRET d'Agnieszka Holland (1993)


Ce film, réalisé par Agnieszka Holland en 1993 est l’adaptation d'un grand classique de la littérature jeunesse anglaise, "The secret garden", de Frances Hodgson Burnett (1911),

Synopsis

L'histoire commence au début du XXe siècle en Inde. Mary Lennox (Kate Maberly dont c'était le 1er film), qui a dix ans, vit en Inde, auprès de ses parents, des aristocrates anglais qui la confient aux mains de serviteurs. Pendant que ses parents donnent une de leurs nombreuses réceptions, un tremblement de terre détruit la maison et Mary est la seule rescapée. Devenue orpheline, elle est envoyée en Angleterre pour être recueillie par son oncle, qui vit dans un domaine isolé.

On la voit arriver par bateau à Liverpool, en compagnie d'autres petits rescapés du tremblement de terre. La scène est particulièrement cruelle : alors que tous les enfants ont été réclamés par leurs familles adoptives, Mary se retrouve seule à attendre dans le grand hangar vide du port de Liverpool. On imagine le traumatisme que peut ressentir une fillette de cet âge, qui vient de perdre ses parents, arrivant après un voyage terriblement éprouvant dans un pays aussi inconnu et inhospitalier. Finalement, une femme revêche, Mrs. Medlock (Maggie Smith), la gouvernante de son oncle, arrive pour la chercher et l'emmener au cours d'un interminable voyage en calèche au Manoir de Misselthwaite, dans le Yorkshire, domicile de Lord Archibald Craven (John Lynch). Pas un seul instant, que ce soit lors de leur première rencontre, ni pendant le voyage en calèche à travers les paysages magnifiques mais désolés de la campagne anglaise, Mrs. Medlock ne témoigne aucune compassion à la fillette, bien au contraire : elle la met même en garde contre l'accueil qu'elle va recevoir au manoir car son oncle qui vit en reclus depuis la mort de son épouse adorée et passe le plus clair de son temps à de mystérieux voyages.
Le manoir est d'une taille impressionnante et il ressemble à une demeure hantée malgré la présence d’une importante domesticité qui tremble devant l’intimidante gouvernante. Dans ce décor plus qu'austère, la petite fille est confinée dans sa chambre, avec interdiction absolue d'en sortir et d'errer dans l'immense manoir. L'ennui lui fait braver l'interdiction : lors d'une de ses explorations, elle découvre qu'un passage secret, masqué derrière une tenture, part de sa chambre. Par ce passage, elle accède à une pièce abandonnée, envahie par les pigeons, les plantes grimpantes et les toiles d'araignées. Le choc est grand quand elle comprend que c'est l'ancienne chambre de sa tante décédée, sœur jumelle de sa mère. Les conditions de son décès, dix ans auparavant, ont été soigneusement tenues secrètes et on peut imaginer les pires des hypothèses. En fouillant parmi les affaires de sa tante, Mary découvre, dans l'un des tiroirs d'une boîte à musique, une grosse clef ancienne.
Mrs. Medlock, l'inflexible gouvernante, a chargé une jeune servante, Martha de s’occuper de Mary. Martha, a une nature gaie et généreuse et elle oppose, à toutes les rebuffades de l’enfant, une bonne humeur à toute épreuve.
 C'est grâce à elle que Mary peut enfin sortir du château et, lors d'une de ses promenades, qu'elle découvre l'existence d'un jardin secret. Lord Craven l'a fait fermer après la mort de sa femme et a interdit à quiconque d’y entrer. Mary, fascinée par cet interdit, est pourtant bien décidée à en trouver l'entrée. Un vieux jardinier un peu fou lui dit de suivre le rouge-gorge qui connaît l'entrée secrète. Mary suit l’oiseau et s'aperçoit que la clé qu'elle a trouvée dans la boîte à musique de la chambre de sa tante n'est autre que la clé de la porte du jardin secret.

Ecartant les mauvaises herbes qui l'ont envahi depuis 10 ans, elle découvre ce qui pour elle s'apparente au Paradis. Quelque temps plus tard, elle fait la connaissance d'un jeune fermier du nom de Dicken (Andrew Knott que j'ai retrouvé récemment dans The History boys) qui passe son temps à soigner les animaux blessés et à les apprivoiser; il lui apprend que, malgré ses apparences, le jardin n'est pas mort et il lui propose son aide pour le faire revivre. En secret, Mary passe désormais toutes ses journées en compagnie de Dicken et de ses animaux et, tous les deux, taillant, semant,  redonnent peu à peu vie au jardin abandonné.

Une nuit, alors qu'elle était en train de rêver de sa mère, Mary est réveillée par des pleurs, venant de quelque part dans le château. Elle se lève et en cherche l'origine. Par l'un des passages secrets qu'elle a découverts, elle parvient à une chambre où un jeune garçon, malade, est couché dans un lit. Cet enfant, qui a exactement son âge, n'est autre que son cousin caché, Colin (Heydon Prowse). Il souffre d'une maladie indéterminée et se croit condamné à mourir. Le premier contact n'est pas facile car Colin, à qui l'on n'a jamais rien refusé à cause de sa maladie, est parfaitement odieux et arrogant avec tout son entourage. Mais Mary, qui a elle-même un caractère bien trempé, ne se laisse pas intimider et elle va, petit à petit, l'apprivoiser comme le Petit Prince l'a fait pour le Renard. Elle se lie d'amitié avec lui et lui démontre qu'il n'est pas réellement malade.
Lorsqu'elle lui apprend l'existence du jardin secret de sa mère et de ce que, avec l'aide de Dicken, elle en a fait, Colin n'a plus qu'une envie, c'est de quitter sa chambre de malade et de s'y rendre. Enfin intéressé par quelque chose pour la première fois de sa jeune existence, il accepte que l'on ouvre les fenêtres de sa chambre pour y faire pénétrer l'air et la lumière puis, bravant Mrs. Medlock qui le soumet régulièrement à d’épouvantables séances de rééducation, il se laisse emmener par Mary et Dicken au jardin secret.

Dans le jardin, à l'abri des regards de tous les domestiques et de son père, constamment en voyage, mais avec la généreuse complicité de Mary et de Dicken, Colin découvre la beauté de la nature et des animaux. Vivant au grand air et au soleil, il reprend des forces et apprend à marcher, à courir et à rire. Il a même décidé que, lorsqu’il rentrerait de l’un de ses nombreux voyages, il ferait une surprise à son père en lui montrant qu'il est enfin guéri et qu'il peut marcher seul.

Mais Lord Craven revient alors que personne ne l’attendait et, se rendant comme il a l’habitude de le faire à chacun de ses retours dans la chambre de son fils, il la trouve vide. Mrs. Medlock, qui a été tenue à l'écart des expériences des enfants et qui ne se doute pas de ce qui se passe depuis des mois, est anéantie. La jeune servante Martha Sowerby (Laura Crossley) qui, elle, est dans le secret des enfants et l'a encouragé, brave sa crainte d’être renvoyée et prend le risque de conduire son maître jusqu’au jardin secret.
Lorsqu’il y arrive, Lord Craven est stupéfait de découvrir que Colin marche. Son fils lui raconte tout ce qui s'est passé en son absence et l'informe que le miracle est dû à Mary. Mais Mary, se croyant  coupable et craignant que son oncle ne la punisse pour avoir bravé tous les interdits, s'est enfuie dans la lande sous le regard de Dicken. Lord Craven vient retrouver sa nièce et lui fait part de son bonheur, lui faisant la promesse solennelle  qu'il ne fermera plus jamais le jardin. Cerise sur le gâteau : Quelle que soit la sympathie que l'on éprouve pour Maggie Smith, une actrice toujours parfaite, on assiste avec joie à la déconfiture de l'horrible gouvernante, Mrs. Medlock. 

Mon opinion sur ce film

Ce film peut être vu par tous, petits et grands. C'est un très beau film, aussi bien pour son contenu que pour ses images, qui ne tombe jamais dans la mièvrerie. Mon seul regret : la musique superlative dont, personnellement, je me serais volontiers passé.

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