Ce blog est consacré au cinéma et aux séries TV. J'y traite principalement des films et des séries que j'aime mais je me réserve aussi le droit d'en critiquer certains.
Maggie Smith, la grande actrice anglaise, est décédée aujourd'hui dans un hôpital de Londres à l'âge de 89 ans. On la croyait éternelle mais la mort qui l'avait épargnée en 2007, alors qu'elle tournait Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé, a hélas fini par la rattraper.
Maggie Smith c'était l'irrésistible professeur MacGonagal de Harry Potter mais c'était avant tout une très grande actrice dont la carrière avait commencé au théâtre en 1950 (82 pièces). Elle est montée pour la dernière fois sur les planches dans la pièce A German Life de Christopher Hampton, en 2019, rôle qu'elle reprend au cinéma en 2024 (61 films), l'année même de sa mort.
Faite Dame commandeur de l'ordre de l'empire britannique par la reine Elisabeth en 1990, les distinctions obtenues tout au long de sa carrière d'actrice de théâtre (82 pièces), de cinéma (61 films) et de télévision (9 téléfilms et séries télévisées), sont aussi innombrables que les rôles qu'elle y a tenus (Oscars, Golden Globes, Emmy Awards, BAFTA Awards ne se comptent plus).
A elle seule, elle représentait la quintessence de ce qui nous fait aimer l'Angleterre et les Anglais : leur côté à la fois pincé et déjanté égayé par cet humour qui n'appartient qu'à eux.
La leçon de thé anglais qu'elle donne aux financiers américains dans le 2ème volet de Indian Palace Hotelrestera pour tous les cinéphiles une page d'anthologie.
Le Secret de Green Knowe
(Titre original : From Time to Time) est un film d'aventure
fantastique britannique réalisé par Julian Fellowes sorti en 2009.
Résumé
L’action se déroule en Angleterre
vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, quelques jours avant Noël 1944.
Un adolescent, Tolly Oldknow (Alex
Etel) est envoyé chez sa grand-mère paternelle Linnet Oldknow, (Maggie Smith) au manoir familial de Green Knowe, une demeure aristocratique perdue
dans la campagne anglaise. Elle y vit seule, avec pour seuls familiers, sa
cuisinière Mme Tweedle (Pauline Collins) et leur factotum, le vieux
Boggis (Timothy Spall). Devant des problèmes financiers insolubles,
Linnet s’apprête à vendre le domaine qui est dans la famille depuis des
siècles.
La mère de Tolly, restée à
Londres, attend des nouvelles de son mari, un officier britannique sur le front
allié.
Dès la 1ère nuit,
Tolly fait connaissance des fantômes de la maison. En suivant celui de son
ancêtre Susan (Eliza Bennett), une jeune fille aveugle accompagnée d’un petit
esclave noir du nom de Jacob, il va se retrouver propulsé dans une intrigue
familiale complexe qui s’est déroulée dans le passé. Grâce à la complicité qui,
par-delà le temps, liera les adolescents, Tolly va découvrir le secret de Green
Knowe et permettre ainsi à sa grand-mère de garder la propriété.
Mon opinion
Un joli film tous publics à voir
en période de Noël qui m’a beaucoup rappelé deux autres films « so british »
du même genre, Le jardin secret et Le jardin des secrets.
J’y ai retrouvé avec plaisir la grande Maggie Smith ainsi que quelques autres
acteurs renommés comme Timothy Spall ou Douglas Booth, dont c’était
la 1er rôle au cinéma.
Sister Act, acte 2 (Titre
original : Sister act - Back in the habit) est une comédie
américaine réalisée par Bill Duke et sortie en 1993. Il s’agit de la suite
du film Sister Act sorti en 1992.
Résumé
Après l’épisode du couvent Ste.
Catherine, Dolores Van Cartier (Whoopi Goldberg) est retournée à Las
Vegas et a repris sa carrière de meneuse de revue. Elle reçoit une délégation de
sœurs qui lui demandent de revenir à San Francisco car la mère supérieure (Maggie
Smith) a besoin d’elle pour redorer le blason de son école, qui accueille des jeunes défavorisés. En effet, l’école San Francisco où les sœurs enseignent
est menacée de fermeture en raison des agissements de l'immonde Mr. Crisp, un financier
sans scrupules. Bien que d'abord réticente, Dolores reprend donc du service et réendosse l’habit
de sœur Marie-Clarence. Elle parviendra à monter une chorale avec les élèves difficiles qu'elle mènera jusqu’à la réussite.
Mon opinion Vu à la télévision.
Les suites de films qui ont
marché sont rarement un succès car trop souvent, on reprend les mêmes
ingrédients jusqu’à plus soif. Dans le cas de ce film, l’intelligence du
scénariste Joseph Howard a été de conserver les personnages principaux mais de transformer
l’essai en intégrant des jeunes dans la distribution. Et ce 2ème
opus, s’il a été critiqué par les professionnels, a plu au public. Un opus 3
était prévu mais il n’est jamais sorti. En revanche, la comédie musicale qui en
a été adaptée près de 20 ans après a battu des records dans le monde entier,
que ce soit en Amérique (Pasadena et Atlanta, 2006-2007 ; New York, 2011 ;
Montréal, 2014), ou en Europe (Londres, 2009 ; Hambourg, 2010 ;
Vienne et Milan, 2011 ; Paris, 2012 ; Pays Bas, 2013 ; Suisse,
2018…)
Sister Act est une
comédie et un film musical américain d'Emile Ardolino, sorti en 1992. E. Ardolino avait précédemment réalisé un autre film musical célèbre, Dirty Dancing (1987). Il ne put, hélas, pas profiter du succès de Sister Act car il mourut un an après sa sortie, en 1993.
Présentation
L’action commence dans un cabaret
le « Clair de Lune », situé à Reno dans le Nevada. Une chanteuse, Dolores
Van Cartier (Whoopi Goldberg) en est la vedette. Dolores est la compagne
du gérant du cabaret, Vince LaRocca (Harvey Keitel). Un soir, elle assiste
au meurtre d’un homme par Vince. Bravant les menaces de Vince si elle ne tient
pas sa langue, elle va le dénoncer à la police. Le lieutenant Eddie Souther (Bill
Nunn), qui recueille son témoignage, la met à l’abri jusqu’au procès, dans un
couvent de San Francisco avec la complicité de l’évêque et de la Mère
supérieure (Maggie Smith) qui, seule, connaît la vérité. Sous le nom de
Marie-Clarence, Dolores va se faire passer pour une des religieuses. On imagine
combien il sera difficile, pour Dolores, de se plier aux règles strictes du
couvent. La Mère supérieure, consciente de l’atout que représente une
chanteuse, va l’affecter à la chorale. Dolorès, sincèrement passionnée par
cette activité, va alors donner un nouvel élan à ses compagnes, au fil du temps,
en leur apprenant le gospel. L'établissement religieux invitera notamment les
sœurs à une réorchestration musicale de leurs chants et les préparera à donner un
concert de gospel devant le Pape Jean-Paul II.
Mon opinion sur ce film
Bien que le film ait près de 20
ans, il n’a pas pris une ride et on est toujours enthousiasmé par l’extraordinaire
prestation de Whoopi Goldberg et la non moins éblouissante interprétation de
Maggie Smith. Sister Act a eu un succès international mérité, à telle enseigne
qu’il a été suivi, un an plus tard, par Sister Act 2, qui, malgré les mauvaises
critiques et un succès moindre, a tout de même réalisé 100 millions de dollars
de recettes mondiales. La comédie musicale qui en a été tirée à partir de 2006
a été encore plus appréciée et a connu pas moins de 9 adaptations (la dernière,
à Montréal, en 2014). Au-delà de la comédie, qui est très réussie, le film traite
aussi de la criminalité, de la mafia et de la situation des jeunes des
quartiers défavorisés de San Francisco, où il a été tourné.
David Copperfield est un
téléfilm britannique de Simon Curtis,
sorti en 1999, adapté du roman du même nom de Charles Dickens.
Histoire
On connaît tous l’histoire de
David Copperfield. Son père étant mort alors que sa mère est enceinte, celle-ci
se remarie à Murdstone, un homme vil et cruel. Alors qu'elle est à nouveau enceinte, elle décède en couche en laissant David seul face à son beau-père qui le persécute et
l'envoie travailler dans un entrepôt. Le petit garçon est mis en pension chez les
Micawber, qui le traitent humainement. Mais lorsque ceux-ci quittent Londres,
il décide de partir pour Douvres pour rejoindre sa tante Betsey Trotwood. Son
beau-père, l’ignoble Murdstone, tente de le récupérer auprès de Mrs. Trotwood
mais celle-ci décidera de le garder et de l'élever. Reprenant ses études, il va
alors loger chez Mr. Wickfield qui a une fille, Agnès, amoureuse de David. Devenu
adulte, David tombe amoureux et épouse Dora Spenlow qui mourra peu de temps
après leur mariage. Secondé par Micawber, David vient en aide à Mr. Wickfield
et comprend qu'il n'a jamais cessé d'aimer la fille de celui-ci, la douce Agnès
avec qui il pourra désormais connaître le bonheur.
Ian McKellen : Creakle, le directeur du pensionnat
Imelda Staunton : Mrs. Micawber
Oliver Ford Davies : Mr Wickfield
Joanna Page : Dora Spenlow
James Grout : Mr Spenlow
Morgane Slemp: Clara (jeune)
Amanda Ryan : Agnes Wickfield (adulte)
Cherie Lunghi : Mrs Steerforth
Harry Llyod : Steerforth (jeune)
Patsy Byrne : Mrs. Gummidge
Mon opinion sur ce film
Ce qui fait tout le charme de ce
film, c’est la présence de DanielRadcliffe, alors enfant, dont c’était le 1er rôle au cinéma, et
de Maggie Smith, dans le rôle de la tante Trotwood. Le film est très fidèle au
roman de Dickens. Je défie quiconque, même le cœur le plus endurci, de résister
à la bouille (et au talent !) de Daniel Radcliffeenfant, victime expiatoire de la terrifiante
société victorienne !
Gosford Park est un film britannique
de Robert Altman écrit par Julian Fellowes d'après une idée
originale de Robert Altman, sorti en
2001. Ce film se passe dans un manoir anglais dans les années 30 à l'occasion d'une partie de
chasse.
Résumé
Novembre 1932. Sir William et
Lady Sylvia Mc Cordle organisent, dans leur somptueuse propriété de Gosford
Park, perdue dans la campagne anglaise, une partie de chasse pour leurs relations,
parents et amis.
Alors que les maîtres logent au
premier étage de la vaste demeure et se rencontrent dans ses salons, la
nombreuse domesticité de la maison ainsi que celle, tout aussi multiple et
compliquée, des invités, est retranchée dans les cuisines et les couloirs du
rez-de-chaussée. Cachotteries et mystères abondent : les sœurs de Lady Sylvia
sont aussi malheureuses qu'elle-même, la fille de Sir William et Lady Sylvia,
Isobel, dissimule à grand-peine un secret, plusieurs invités sont accablés de
soucis financiers ou professionnels, et les domestiques errant en catimini
savent presque tout sur les invités. Survient le meurtre du maître de maison.
Le mystère s’annonce, ici encore, entre mensonges et vengeance.
Anecdotes
Avant d'être un film d'enquête policière,
Gosford
Park est surtout un film dépeignant la société anglaise de l'époque.
Les deux niveaux — l'aristocratie et les serviteurs — sont symbolisés par les
deux niveaux de la maison — le rez-de-chaussée et les étages pour
l'aristocratie, les sous-sols pour les serviteurs —, et l'allégorie est
renforcée par le montage parallèle. Il fait de nombreuses références à La
Règle du jeu, le chef-d'œuvre de Jean
Renoir. L'intrigue, quant à elle, est librement inspirée du roman d'Agatha ChristieLe Noël d'Hercule Poirot. Les acteurs jouant les serviteurs
ne portent aucun maquillage.
Distribution
Maggie Smith : Constance, comtesse de Trentham, tante de Sylvia,
Louisa et Lavinia
Michael Gambon : Sir William McCordle, le maître de maison
Ryan Phillippe: Henry Denton, acteur se faisant passer pour le
valet de M. Weissman
Stephen Fry : inspecteur-chef Thomson
Kelly Macdonald : Mary MacEachran, camériste de
lady Trentham
Clive Owen (VQ : Daniel Picard) : Robert Parks, valet de chambre de
Lord Stockbridge
Helen Mirren : Mme Wilson, gouvernante de la maison
Eileen Atkins : Mme Croft, chef cuisinière
Emily Watson : Elsie, domestique et maîtresse de Sir William
Alan Bates : Jennings, majordome
Récompenses
Le film a obtenu 7 nominations
aux Oscars mais seul le scénario a été récompensé. Robert Altman a reçu le Golden Globe et le BAFTA du meilleur
réalisateur.
Mon opinion sur ce film
J’ai profité de son passage à la
télévision pour voir ce film dont j’avais entendu parler sans l'avoir jamais vu.
J’ai été globalement déçu car, malgré une distribution particulièrement brillante (citons
bien sûr cette chère Maggie Smith, toujours aussi géniale, mais aussi, en
vrac Kristin Scott Thomas, Charles
Dance, Clive Owen ouHellen Mirren(dans
un rôle un peu inférieur à son talent), mais aussi… et c’était plus inattendu, Ryan Phillippe, le film m’a paru
terriblement ennuyeux.
Certes, on apprécie le jeu parfait des acteurs, les
décors et les costumes somptueux, les dialogues à double sens, mais justement, l'intrigue est un peu trop complexe pour faire un film parfaitement réussi.
Pour une fois, je reprendrais volontiers la critique au vitriol des Cahiers du Cinéma : « Statique,
lourdement psychologique, figé dans une esthétique paresseuse, Gosford Park
affecte la brillance mais sent le formol. » car c’est aussi mon avis. A
trop vouloir en faire, trop de personnages, trop de dialogues, trop de
situations alambiquées, Altman se perd lui-même dans son scénario. En outre, on
a déjà vu cela mille fois : rien de vraiment nouveau sous le soleil glacé de la
bourgeoisie anglaise.
Nanny McPhee et le Big Bang
est un film britannique réalisé par Susanna
White sorti en 2010. Il est la suite de Nanny McPhee.
Résumé
Isabel Green n’a plus de
nouvelles depuis trois mois de son mari Rory parti à la guerre. Elle élève
seule ses trois enfants, Norman (14 ans), Megsie (13 ans), et Vincent (6 ans)
qui ne cessent de se chamailler. Elle doit aussi résister à son beau-frère Phil
qui la pousse à lui vendre la ferme familiale. La situation se complique un peu
plus avec l'arrivée de ses deux insupportables neveux de Londres, Célia (13
ans) et Cyril (13 ans).
Le jour où les cousins de ses
enfants arrivent, ils se retrouvent très vite en conflit avec les enfants
d'Isabelle, car ils sont habitués à vivre dans le luxe et méprisent ouvertement
le mode de vie des Green. Lorsqu’Isabelle arrive chez elle, c’est pour tomber en
pleine dispute entre ses enfants et les cousins. C'est alors qu'elle reçoit la
visite de Nanny McPhee, une femme étrange qui prétend avoir été envoyée par
l'armée pour l'aider à gérer ses enfants. Isabelle refuse dans un premier
temps, puis, se rendant compte qu’elle est débordée et à bout de nerfs, se
laisse convaincre.
Nanny McPhee tombe sur les cinq
enfants en train de se battre et utilise sa canne magique pour les forcer à
s'excuser les uns auprès des autres. Au début réticents, les garnements sont
vite forcés de s’exécuter lorsque les lettres du père des enfants Green
risquent de finir en cendres. Nanny McPhee les envoie ensuite se coucher et
leur demande de partager leurs lits, mais ces derniers, rancuniers et de
mauvaise volonté, disent préférer dormir avec les animaux de la ferme que de
partager leurs lits avec leurs cousins. Pour leur donner une leçon, Nanny
McPhee exauce ce souhait fantaisiste.
De son côté, Phil, le beau-frère
d'Isabelle, poursuit ses manigances pour obliger Isabelle à vendre la ferme. En
effet, il a des dettes de jeu et sa vie est menacée par la directrice d'un
casino, qui envoie régulièrement deux femmes pour le harceler. Pendant que tout
le monde dort dans la ferme, il libère les cochons que la famille Green a prévu
de vendre pour réparer la moissonneuse et mener à bien la moisson sans laquelle
Isabelle sera acculée à la ruine.
Le lendemain matin, lorsque les
enfants se lèvent, ils constatent, effarés, que les cochons ont disparu. Ils
mettent leur rancœur de côté et font équipe pour les récupérer. Comme ils vont
trop vite au goût de Nanny McPhee, cette dernière utilise ses pouvoirs pour
rendre les cochons capables de grimper aux arbres, voler et faire de la
natation synchronisée ; cette manœuvre vise à la fois à amuser les enfants et à
les rapprocher les uns des autres. Ils réussissent finalement à capturer les
animaux.
Plus tard, lors d'un pique-nique,
Isabelle reçoit un télégramme qui lui annonce que son mari est mort à la
guerre, mais Norman ne veut pas croire à cette terrible nouvelle. Il a le
pressentiment que son père est toujours vivant. Il va donc se rendre à Londres
avec Cyril grâce à Nanny McPhee pour en savoir plus. Une fois à Londres, les
deux garçons retrouvent le père de Cyril qui après vérification, découvre que
le père de Norman n'est en réalité que « porté disparu ». Le jeune
garçon comprend alors que c'est Phil qui a rédigé un faux télégramme pour pousser
sa belle-sœur au désespoir et l’obliger à vendre ses biens. Norman s'empresse
donc de retourner voir sa mère et lui apprend la vérité. Pris de remords, Phil
se menotte dans la cuisine. Mal lui en prend : les deux femmes envoyées pour le
forcer à rembourser sa dette débarquent et s'apprêtent à l'empailler pour le
punir.
C'est alors qu'un bombardier
passe au-dessus de la ferme et largue par erreur une bombe dans le champ des
Green. Si elle explose, toute la récolte sera perdue ; les enfants se résolvent
donc à désamorcer la bombe eux-mêmes. Après quelques sueurs froides, et grâce à
un nouveau travail d'équipe, ils y parviennent, et Nanny McPhee, grâce à ses
pouvoirs magiques, effectue elle-même la récolte. Elle débarrasse en même temps
Phil de ses ennemies. Elle se dispose ensuite à partir, ayant inculqué aux
enfants toutes les valeurs qu'elle avait prévues.
Personne n'est évidemment disposé
à la voir partir et font tout pour la retenir. C’est à ce moment que Rory Green
revient de la guerre.
Mon opinion sur ce film
Malgré une pléiade d’artistes de
1er plan, à commencer par Emma Thompson, toujours géniale dans le rôle de Nanny PcPhee, mais aussi de Maggie Gyllenhaal (Isabelle Green), la
grande Maggie Smith (Mme Docherty), d’Ewan McGregor (Rory Green) ou de Ralph Fienes (Lord Gray), ce 2ème
opus n’arrive pas à la cheville du premier Nanny
McPheeà force d’un scénario alambiqué (quel besoin avait-t-on de l’épisode superflu de Phil et de ses persécutrices?) et d’effets spéciaux grandiloquents. A part Emma Thompson et Maggie Smith, toujours impeccables, le seul acteur à tirer son
épingle du jeu est l’étonnant Asa Butterfield, remarquable jeune acteur que l’on avait découvert deux ans
plus tôt dans le bouleversant Le garçon au pyjama rayé.
My Old Lady est une
comédie franco-anglo-américaine écrite et réalisée par Israël Horovitz, sortie en 2014.
Résumé
Mathias (Kevin Kline), un New-Yorkais sans-le-sou arrive à Paris pour
prendre possession de l’appartement que
lui a légué son père dans le Marais. Arrivé sur place, il découvre que
l’appartement est en viager et qu’il est occupé par une vieille dame, Mathilde
Girard (Maggie Smith), qui y vit
avec sa fille, Chloé (Kristin ScottThomas). Le système juridique du viager n’existant pas aux Etats-Unis, Mathias
ne comprend pas qu’en tant que propriétaire, non seulement il doive attendre la
mort de l’occupante pour pouvoir vendre un appartement qui lui appartient mais
qu’en plus il doive lui payer une rente de 2400 €/mois. Le pire est que, s’il
ne paie pas une seule fois cette rente, il perd définitivement l’appartement. Or,
Mathias a quitté les Etats-Unis sans rien et il est totalement incapable de
payer la prochaine mensualité à l’échéance.
Mais ce qui commence comme une
situation vaudevillesque, s’avère être une situation beaucoup plus compliquée encore
car il s’avère que son père a eu Mathilde comme amante et que, s’il lui a payé une
rente pendant plus de 40 ans, c’était pour la mettre à l’abri du besoin tout en
cachant la vérité à sa femme et à son fils. De son côté, Mathilde a caché à sa
fille Chloé l’existence de cet amour pour le père de Mathias.
Pour Mathias, cette révélation
est dévastatrice et, lui qui s’était arrêté de boire, sombre à nouveau dans l’alcool.
Quant à Mathilde, elle est dévastée
par une révélation que lui fait à son tour Mathias quand il lui apprend
que sa mère n’est pas morte, comme elle l’avait toujours cru, de maladie, mais
qu’elle s’est suicidée devant son fils adolescent et qu’elle l’a fait par chagrin
en raison de la relation qu’entretenait son mari avec Mathilde.
Mon opinion sur ce film
J’ai regretté de ne pas avoir vu
ce film en anglais car je pense que j’aurais mille fois mieux apprécié la
saveur des dialogues entre Mathias, Mathilde et Chloé. Ceci dit, bien que très
bien joué et malgré les très belles vues de Paris, le film reste un huis-clos,
et paraît être ce qu’il est, à savoir du théâtre filmé puisqu’il est adapté d’une
pièce de théâtre et il m’a paru un peu long. Je salue néanmoins la performance
des trois acteurs principaux qui n’ont pas démérité bien que Maggie Smith
reste ma favorite : c’est vraiment une très grande actrice capable de
faire passer tellement de sentiments dans ses mimiques et ses moues et si
typiquement anglaise. Rien que pour elle, ce film vaut d’être vu.
Natascha McElhone
est une actrice britannique née le 14 décembre 1969.
Biographie
Elle est née à Hampstead dans la proche banlieue de Londres
et a été élevée à Brighton par des parents journalistes. Elle est la seule
fille parmi plusieurs frères.
Dès l'âge de 12 ans, elle a pris des leçons de danse
irlandaise. Elle a fréquenté l'école St. Mary's Hall pour filles à Brighton,
dans l'East Sussex, de 1982 à 1986. Elle a aussi suivi les cours de théâtre à
la London Academy of Music and Dramatic Art et en est sortie diplômée en 1993.
Elle a joué dans plusieurs pièces classiques,
Richard III,The Count of Monte Cristo, etc. L’un
de ses rôles les plus marquants a été dans Midsummer Night's Dream à l'Open Air
Theatre.
Elle réside dans les environs de Londres. Elle était mariée
à un médecin plasticien, spécialisé dans la reconstruction après accidents, qui
est décédé le 21 mai 2008 d’un accident cardiaque fulgurant. Ils étaient mariés
depuis 10 ans et ont deux enfants, Theo et Otis. Elle était enceinte de leur
troisième enfant, lors du décès de son mari.
Carrière à la
télévision
Elle est apparue à la télévision britannique dans un épisode
de 1991 de Bergerac. Trois ans plus tard, elle joua le rôle d’un officier
de l'armée dans A Breed of Heroes, une production de la BBC, non disponible en
France. Elle obtint aussi des rôles secondaires dans la série Absolutely Fabulous (1992 et 1994), Cadfael
(1994). Depuis 2007, elle a un rôle régulier, celui de Karen Van der Beek, ex
l'ex-petite amie de Hank Mooddans, dans la série Californication, la série
qui a permis à David Duchovny de rebondir après l'arrêt de X-Files où il
interprétait l'un des deux co-héros, Mulder.
Carrière au cinéma
Ses premiers débuts
au cinéma remontent à 1996 où elle joue le rôle de Françoise Gilot, aux côtés
d’Anthony Hopkins qui, lui, interprète Picasso. Sa carrière cinématographique
est alors lancée (The Truman Show (1998), City of Ghosts (2002) et Feu
de glace (Killing Me Softly) (2002).
Harry Potter et les Reliques de
la Mort (Harry Potter and the
Deathly Hallows) est un film britannique et américain de David Yates en
deux parties, adapté du roman éponyme de J. K. Rowling. C'est le septième et
dernier volet de l'heptalogie Harry
Potter. La première partie est sortie le 19 novembre 2010 et la seconde, le
13 juillet 2011 en France. Ce dernier opus est écrit par Steve Kloves, qui a
scénarisé toute la saga à l'exception du 5e film. John Williams, à qui l'on doit la musique des trois premiers films, a
déclaré être intéressé par la composition de la bande originale et aurait donné
son accord de principe, mais l'équipe a finalement décidé de confier ce travail
au compositeur français : Alexandre Desplat.
La 1re partie devait être passée
en relief numérique en post production, mais faute de temps et de moyens, le
transfert a été abandonné quelques semaines avant la sortie du film. La version
3 D a été réservée à l’édition Blu-ray.
Synopsis
Le film commence sur la plage sur
laquelle est construite la "Chaumière aux coquillages", la maison de
Bill et de Fleur, où se sont réfugiés les rescapés du film précédent. Le film commence sur l'émouvant hommage que rend Harry à Dobby,
l'elfe de maison qui lui a voué une fidélité sans bornes et est mort en sauvant Harry et ses amis. Il se termine après le dernier combat dont
Harry est finalement sorti vainqueur : Harry et ses amis, adultes et mariés
accompagnent leurs rejetons respectifs sur le quai 9 3/4 de la gare King's
Cross pour prendre le Poudlard Express faire leur première année à l'école de
magie. A la limite, la fin passe mieux dans le film que dans le livre. En
effet, ayant été un fan de la première heure de la saga, j'ai été très déçu par la fin de ce dernier volume. J'ai eu l'impression que JK Rowling, avait décidé que, quoiqu'il arrive, il lui fallait inscrire le mot "fin" sur la dernière page. J'ai, comme beaucoup de fans, ressenti une énorme frustration après l'avoir refermé comme si l'auteur avait voulu en finir avec son héros. C'est pourquoi j'admire malgré tout le réalisateur d'avoir réussi à faire de cette fin en queue de poisson quelque chose d'acceptable, sinon de tout à fait satisfaisant.
Mon opinion sur ce film
Eh oui, tout a une fin ! La
grande aventure de la saga Harry Potter, commencéE il y a dix ans, se termine
avec ce 8ème film (puisque le dernier volume, de près de 1000 pages, a été
découpé en deux films). Si l'on excepte les séries télé, c'est la plus longue
saga cinématographique de tous les temps.
Nous avons accompagné dix ans le petit Daniel Radcliffeet ses amis, quiavaient 12 ans (l’âge du héros) lorsqu’ils ont commencé à tourner Harry Potter à l'école des sorciers. Ils sont maintenant des adultes !
Comme s'y attendaient ceux qui
avaient lu "The deathly hallows" (ne pouvant attendre, j’avais lu le
livre en anglais avant sa sortie en français), le film est, comme le précédent,
noir, très très noir... puisqu'il retrace le combat final entre les forces du
bien, emmenées par Harry et ses amis de Poudlard et celles du mal absolu,
conduites par Voldemort. Pendant la bataille finale, qui se déroulera à Poudlard, le château sera anéanti et beaucoup de héros mourront, dans les deux camps. Les scènes
de combats magiques, celles de la destruction de l'école, sont particulièrement spectaculaires. Les
rescapés en sortiront comme d'un combat à armes réelles, épuisés, échevelés, sales et dégoulinant de sang. Comme nous l'avons dit, on ne rit pas beaucoup pendant les 2.10 H du
film, si ce n'est à quelques répliques pince sans rire du professeur McGonagal
(incarnée par la toujours épatante Maggie Smith). Je craignais surtout
une surenchère d'effets spéciaux... Des effets spéciaux, bien sûr, il y en a.
Certains trouveront même qu'il y en a beaucoup trop (pour d'autres peut-être pas assez). Mais dans un film de ce
genre, cela se défend, ce qui n'est pas le cas de tous les films.
Pour moi, les livres sont
indissociables des films et je ne sais comment font les personnes qui ne les
ont pas lus pour comprendre l'histoire, car il faut s'accrocher tout de même !
Je ne dis pas cela pour la réalisation, que j'ai trouvé à la hauteur, mais...
il y a tant de rebondissements, qu’il faut suivre.
Les acteurs ont grandi et mûri.
Je sais que Daniel Radcliffe, que
j'ai vu dans d'autres films, est un grand acteur et qu'il a su assurer sa reconversion,
aussi bien au cinéma qu'au théâtre (je l'ai trouvé particulièrement émouvant
dans December boys et dans My boy Jack (deux films qui, malheureusement, ne sont pas
sortis en France).
Quant à ses compagnons, RupertGrint (Ron) et Emma Watson
(Hermione), ils ont aussi une carrière parallèle, sans doute moins brillante
que celle de Dan Radcliffe, mais honorable tout de même... Tant mieux pour eux car il ne doit pas être
évident, pour des acteurs qui a été autant associés à un personnage, de faire
oublier que l'on a été Harry, Hermione et Ron...
Comme vous tous, je suis
toutefois triste que l'aventure soit finie. Mais ça, nous le savions à
l'instant même où, les uns et les autres, nous avions tourné la dernière page
de "Harry Potter and the Deathly Hallows". IT ALL ENDS ! (Tout a une
fin) . Il faudra bien faire le deuil…
Si vous achetez le DVD, je vous conseille d'acheter la version avec
bonus pour connaître tous les secrets du tournage.
Daniel « Dan » Radcliffe, de son vrai nom Daniel Jacob Radcliffe,
est né le 23 juillet 1989 à Londres. Il est de nationalité britannique. Il est
mondialement connu pour avoir incarné, pendant plus de 10 ans, le personnage d’Harry
Potter dans la saga du même nom adaptée du best-seller fantastique de J. K. Rowling.
Biographie
Daniel est fils unique. Ses études furent
assez chaotiques en partie en raison d'une légère dyspraxie (il a plusieurs
fois changé d’écoles durant sa scolarité). Il les a arrêtées assez tôt pour se
lancer dans le théâtre. Le succès d’Harry Potter lui a permis de se trouver, à
l'âge où d'autres peinent à entrer dans la vie active, à la tête d’une belle
fortune. Cela aurait pu lui monter à la tête mais, à part un problème d'alcool
dont il s'est très vite remis, notre cher Dan n'est jamais tombé dans les excès
qui ont entraîné la déchéance de tant de jeunes stars. Dan garde les pieds sur
terre et gère intelligemment son argent et sa carrière. Sensible au malheur des
autres, il soutient, entre autre, un hôpital pour enfants, Demelza House
Children's Hospice, situé à Sittingbourne dans le Kent, qui soigne les enfants atteints
de cancer en phase terminale. Il a également fait une importante donation au
Trevor Project, une organisation américaine qui œuvre contre le suicide des
jeunes homosexuels aux États-Unis, en leur fournissant notamment une assistance
téléphonique 24/24h.
Carrière
Avant d'interpréter le jeune sorcier le plus
connu dans le monde de la littérature jeunesse, il avait fait ses débuts au
cinéma en 1999 en interprétant le rôle de David Copperfieldenfant. Il tourna
pour la première fois avec la grande actrice anglaise Maggie Smith qu’il retrouvera dansHarry
Pottersous les traits du professeur Minerva McGonagall, directeur de la maison
de Gryffondor à Poudlard.
Son premier vrai rôle au cinéma fut dans Le
Tailleur de Panama de John Boorman où il incarne le fils de Geoffrey Rush, aux
côtés d’acteurs aussi connus que Jamie Lee Curtis et Pierce Brosnan.
La saga Harry Potter
Lors du 1er film, Harry Potter à l’école des
sorciers, Harry, pardon Daniel Radcliffe a l’âge exact du héros, c’est-à-dire
onze ans. Fait exceptionnel dans l’histoire du cinéma, il grandira avec lui,
incarnant Harry Potter pendant dix ans. La gageure fut tenue jusqu’à l’ultime
épisode, Harry Potter et les reliques de
la mort, découpé en deux films en raison de la taille de l’œuvre écrite (près de 1000 pages) que l’on a pu voir au
cinéma en 2011. Dans ce dernier volet,
Daniel, qui a, dans la « vie civile » vingt-et-un ans, incarne Harry
Potter à l'âge de dix-sept ans.
Un tel destin aurait pu
l’enfermer pour toujours dans le rôle de Harry Potter mais, heureusement pour lui, Dan n’a pas attendu la fin de la saga pour
s’investir dans d’autres rôles :
- En 2006, il avait déjà fait une
apparition restée célèbre dans un épisode de la série télévisée britannique (inconnue
en France) Extras de Ricky Gervais et Stephen Merchant, auteurs de la
version originale de The Office. Dans cet épisode, Daniel
interprète une version parodique de lui-même, ou plutôt de la vision qu'on
pourrait avoir de lui : un adolescent star totalement puéril, gâté, obsédé par
le sexe, et essayant constamment de séduire tout ce qui bouge, en particulier
les femmes plus âgées, car il est persuadé d'avoir un charme exceptionnel. Extras
fut nommé aux Emmy Awards 2007, dans la catégorie « meilleure comédie ».
- En 2007, il joue le rôle
principal de December Boys de Rod
Hardy, un beau film d’une grande intensité émotionnelle où il incarne à nouveau
un orphelin, et d’un autre film tourné pour la télévision britannique, My Boy Jack de Brian Kirk, dans
lequel il joue le rôle de John ‘Jack’, le fils de Rudyard Kipling, mort à la
guerre de 14 le jour de ses dix-huit ans. Inexplicablement, malgré la notoriété
de l’acteur, aucun de ces deux films n’a été diffusé en France.
Dan continue sa carrière
cinématographique. En 2011, il a tenu le rôle principal dans The woman in black, un film d’épouvante éprouvant, sorti en mars 2012. Il devait aussi être en vedette du film A l’ouest rien de nouveau, adapté du chef d’œuvre d’Erich Maria Remarque. mais ce projet, annoncé pour fin 2012, semble avoir été abandonné.
Carrière au théâtre
Avant de commencer la carrière que l’on
connaît au cinéma, Daniel Radcliffe avait fait du théâtre. En 2007, alors que
la saga Harry Potter était en cours, il fait le buzz en jouant nu sur
une scène londonienne dans la reprise d’une pièce sulfureuse, Equus de Peter Shaffer (dramaturge
contemporain et notamment auteur d' Amadeus). Dans cette pièce, il
retrouve l'acteur Richard Griffiths qui interprétait l’épouvantable oncle
Vernon dans Harry Potter. La pièce eut un succès considérable et Daniel Radcliffe fut crédité des
critiques les plus élogieuses de la part des journaux généralement sévères,
pour son interprétation du jeune Alan Strang. Après Londres, la pièce a continué
sa carrière à Broadway en 2008 et 2009, Daniel
Radcliffe jouant toujours le rôle d’Alan Strang. - En 2011, Daniel
Radcliffe a joué dans une comédie musicale, «
How to succeed in business » (toujours à Broadway).
Souhaitons-lui de garder la tête
froide et de rester le Dan que nous aimons et de pouvoir, longtemps encore,
nous faire profiter de son talent !
Cinéma
2001 : Le Tailleur de Panamade John Boorman : Mark Pendel
2001 : Harry Potter à l'école des sorciersde Chris Colombus : Harry Potter
2002 : Harry Potter et la Chambre des secrets de Chris Colombus : Harry Potter
2004 :Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban de Alfonso Cuarón : Harry Potter
2005 : Harry Potter et la Coupe de feu de Mike Newell : Harry Potter
Quartet (ou Le Quatuor) est une comédie dramatique britannique réalisée par Dustin Hoffman, sortie en
2012. Il sort le 3 avril 2013 en France.
[Il existe aussi un film intitulé Le Quatuor avec Philip Seymour-Hoffman, sorti en 2012.]
Synopsis
Quartet est l’adaptation
d’une pièce de théâtre à succès de Ronald Harwood, qui est aussi le scénariste
du film. Le dramaturge s’était lui-même inspiré d’un documentaire suisse des
années 80 décrivant le quotidien des résidents d’une maison de retraite pour
musiciens âgés fondée par Giuseppe Verdi.
A quelques jours du gala de
bienfaisance destiné à rassembler des dons pour maintenir ouverte Beecham
House, luxueuse maison au cœur de la campagne anglaise, qui accueille les
musiciens âgés, l’annonce de l’arrivée
imminente d’une grande cantatrice agite la petite communauté. Pour Wilf,
Regginald (Reggie) et Cissy, le choc est encore plus grand que pour les autres résidents lorsqu’ils découvrent que la
nouvelle venue est Jean Horton. En effet, tous les quatre ont fait partie, par le passé, du Quatuor, une mythique formation qui s'est dissoute en raison de l’ambition de
Jean et de son ego de diva. En outre, Reginald, qui a été son mari, ne lui a jamais pardonné de l'avoir quitté. Malgré les vieilles
blessures et les reproches, le Quatuor se reformera pour un dernier concert à l'occasion de l'anniversaire du grand Verdi.
Le film a été tourné à Hedsor House, dans le Buckinghamshire.
Réception
Quartet a reçu un accueil positif
des professionnels et du public. Rotten Tomatoes lui a attribué 80% d’opinions favorable
et Metacritic un score de 64/100. Mais, en France, une diffusion confidentielle l'a privé du succès qui l'aurait sans doute accueilli.
Après avoir vu ce film, on ne ne peut s'empêcher de faire le rapprochement avec le film Indian Palace, dont il reprend un peu les ingrédients
(la situation d'anglais âgés et relativement aisés confrontés à la solitude et aux difficultés financières).
Mon classement 4/5 (Bon film, mais un cran au-dessous d'Indian Palacedont il n'a pas la gaieté ni le dynamisme). La photographie de John de Borman est toutefois remarquable. Maggie Smith est toujours aussi épatante.
Indian Palace (Titre original : The Best Exotic
Marigold Hotel) est une comédie britannique réalisée par John Madden. Le film
est sorti en mars 2012 en Grande-Bretagne et le 9 mai 2012 en France.
Synopsis
Un groupe de retraités britanniques dont la retraite ne
suffit pas à vivre décemment en Angleterre est séduit par l'annonce vue sur
Internet d'un palace pour personnes âgées situé à Jaïpur en Inde. L'annonce est
d'autant plus alléchante que le voyage en avion est offert.
Parmi les futurs résidents :
- Miss Donnelly est jouée par Maggie Smith (inoubliable
professeur MacGonagal dans Harry Potter) est une ancienne gouvernante remerciée
par la famille à laquelle elle s'est dévouée toute sa vie. Elle doit subir une
opération de la hanche mais ses ressources ne lui permettent pas de la faire en
Grande-Bretagne. Le médecin Indien qui l'examine lui recommande de se faire
opérer en Inde. Malgré ses a priori et son racisme vicéral, elle finit par suivre ses conseils.
- Evelyn Greenslade (Judi Dench) vient de perdre son mari et
doit vendre sa maison pour payer ses dettes. Elle refuse d'aller vivre chez ses
enfants.
- Les Ainslie (Bill Nighy et Penelope Wilton) ont învesti tout
ce qu'ils avaient dans la start-up de leur fille et se rendent compte qu'ils ne
pourront payer le loyer de l'appartement qu'ils avaient envisagé pour leur
retraite;
- Graham (Tom Wilkinson) est un juge qui n'a pas de
problèmes d'argent mais a des raisons personnelles de retourner à Jaïpur.
- Norman (Ronald Pickup) cherche l'âme soeur...
A leur arrivée, le "palace" auquel ils s'attendaient a connu
des jours meilleurs... du temps de la colonie britannique. Ils y sont accueillis avec enthousiasme par Sunny (Dev Patel), un jeune indien qui, à part son dynamisme et son
entregent, n'a rien à leur offrir que l'ancien hôtel délabré de sa famille. Le
choc est rude pour ces Anglais qui n'ont jamais quitté leur île : mode de vie, saleté, misère... Mais, à part l'irrécupérable
Jean Ainslie, tous trouveront, dans cette nouvelle vie aux antipodes de celle
qu'ils menaient à Londres, une joie de vivre et un accomplissement que n'aurait
jamais pu leur apporter leur pays.
Mon opinion
J'attendais avec impatience que
ce film soit à l'affiche dans ma bonne ville d'Aubenas. Je l'ai vu en VOST et
je me suis régalé. L'annonce que j'en avais vu était prometteuse : un
réalisateur, John Madden, dont j'avais déjà beaucoup apprécié Shakespeare in love, et une distribution enthousiasmante (Maggie Smith,Judi Dench,Tom
Wilkinson, Dev Patel...) Un film magnifique, réconfortant, réjouissant, qui
donne la "patate". Une histoire "so typically british" à
voir de préférence en langue originale pour profiter au maximum de toute la
subtilité et de l'humour des dialogues.
Des acteurs au top (Maggie Smith, plus anglaise qu'anglaise; Judi Dench,
une grande dame; Tom Wilkinson, émouvant; Dev Patel, irrésistible). "A
feel good movie" à ne surtout pas rater !
Dame Margaret Natalie Smith, DBE,
plus connue sous son nom de scène Maggie Smith, est une actrice britannique,
née le 28 décembre 1934, à Ilford, dans l'Essex (Royaume-Uni). Sa carrière est
l'une des plus impressionnantes de l'histoire du cinéma. Elle la commence à
l’âge de 24 ans, en 1958, et elle n’a jamais cessé de tourner depuis (elle a, à
son actif, une 60e de films, de nombreuses séries et pièces de théâtre!). Ses récompenses ne se comptent
plus : couronnée par dix nominations aux BAFTA, elle a obtenu quatre fois
le prix de la Meilleure actrice et une fois celui du Meilleur second rôle ;
elle a été nommée 6 fois aux Golden Globe et y a obtenu le prix de la Meilleure
actrice et celui du Meilleur second rôle. Elle est enfin l'une des rares
actrices à avoir reçu l'Oscar de la Meilleure actrice et celui du Meilleur
second rôle, qui furent complétés par quatre autres nominations. Elle réussit
aussi sa carrière à la télévision (deux Emmy Award de la Meilleure actrice,
nominations aux Golden Globe et aux BAFTA). Au théâtre, sa carrière a commencé
en 1952, et elle continue à jouer aussi bien au théâtre qu’à la télévision ou
au cinéma. Au théâtre, sa carrière a été couronnée par le Laurence Olivier et
le Tony de la Meilleure actrice.
Carrière
Maggie Smith a commencé par une
carrière théâtrale, avec de nombreuses interprétations du répertoire classique
(de Shakespeare à Wilde). Elle fit véritablement ses débuts au cinéma en 1958
dans Nowhere to Gode Basil Dearden
et Seth Holt.
Elle a été anoblie par la reine Elisabeth et faite Docteur honoris causa de l'université
de Saint Andrews et de l'université de Londres.
Elle s'est mariée à deux
reprises : de 1967 à 1974, elle fut l’épouse de l'acteur Robert Stephens,
qui lui a donné deux enfants, eux-mêmes acteurs, Chris Larkin, né en 1967, et Toby Stephens, né
en 1969. A la mort de son premier époux, en 1998, elle se remaria avec le dramaturge et scénariste
Beverley Cross.
Elle a obtenu deux Oscars (Oscar
de la Meilleure actrice pour son rôle de professeur iconoclaste dans Les Belles Années de miss Brodie de
Ronald Neame en 1969) et Oscar du meilleur second rôle féminin pour California Hôtel de Herbert Ross 1978.
Elle a été récompensée par deux
Golden Globes pour California Hôtel
(California Suite en anglais) et Chambre
avec vuede James Ivory en 1986.
Maggie Smith a travaillé avec
quelques-uns des cinéastes les plus prestigieux comme Joseph L. Mankiewicz (Guêpier pour trois abeilles, 1967),
George Cukor (Voyages avec ma tante,
1972), ou encore Steven Spielberg en 1991.
Actrice aussi populaire
qu'exigeante, Maggie Smith incarne la mère supérieure hilarante de Sister Act et de sa suite, avant de donner la réplique à Cher et à Judi Dench dans Un thé avec Mussolini
de Franco Zeffirelli en 1999. Mais c’est surtout son rôle d’intransigeante et
intègre l'inoubliable professeur McGonagall, dans la série des Harry Potter qui lui a apporté une
notoriété internationale.
Son succès dans Harry Potterne
l’a pas empêchée d’incarner d’autres personnages. On la retrouve en 2002 dans Gosford Park qui lui vaut sa sixième
nomination aux Oscars.
Ce film, réalisé par Agnieszka
Holland en 1993 est l’adaptation d'un grand classique de la littérature
jeunesse anglaise, "The secret garden", de Frances Hodgson Burnett
(1911),
Synopsis
L'histoire commence au début du
XXe siècle en Inde. Mary Lennox (Kate Maberly dont c'était le 1er
film), qui a dix ans, vit en Inde, auprès de ses parents, des aristocrates
anglais qui la confient aux mains de serviteurs. Pendant que ses parents
donnent une de leurs nombreuses réceptions, un tremblement de terre détruit la
maison et Mary est la seule rescapée. Devenue orpheline, elle est envoyée en
Angleterre pour être recueillie par son oncle, qui vit dans un domaine isolé.
On la voit arriver par bateau à
Liverpool, en compagnie d'autres petits rescapés du tremblement de terre. La
scène est particulièrement cruelle : alors que tous les enfants ont été
réclamés par leurs familles adoptives, Mary se retrouve seule à attendre dans
le grand hangar vide du port de Liverpool. On imagine le traumatisme que peut
ressentir une fillette de cet âge, qui vient de perdre ses parents, arrivant
après un voyage terriblement éprouvant dans un pays aussi inconnu et
inhospitalier. Finalement, une femme revêche, Mrs. Medlock (Maggie Smith), la
gouvernante de son oncle, arrive pour la chercher et l'emmener au cours d'un
interminable voyage en calèche au Manoir de Misselthwaite, dans le Yorkshire,
domicile de Lord Archibald Craven (John Lynch). Pas un seul instant, que ce
soit lors de leur première rencontre, ni pendant le voyage en calèche à travers
les paysages magnifiques mais désolés de la campagne anglaise, Mrs. Medlock ne
témoigne aucune compassion à la fillette, bien au contraire : elle la met même
en garde contre l'accueil qu'elle va recevoir au manoir car son oncle qui vit
en reclus depuis la mort de son épouse adorée et passe le plus clair de son
temps à de mystérieux voyages.
Le manoir est d'une taille
impressionnante et il ressemble à une demeure hantée malgré la présence d’une
importante domesticité qui tremble devant l’intimidante gouvernante. Dans ce
décor plus qu'austère, la petite fille est confinée dans sa chambre, avec
interdiction absolue d'en sortir et d'errer dans l'immense manoir. L'ennui lui
fait braver l'interdiction : lors d'une de ses explorations, elle découvre
qu'un passage secret, masqué derrière une tenture, part de sa chambre. Par ce
passage, elle accède à une pièce abandonnée, envahie par les pigeons, les
plantes grimpantes et les toiles d'araignées. Le choc est grand quand elle
comprend que c'est l'ancienne chambre de sa tante décédée, sœur jumelle de sa
mère. Les conditions de son décès, dix ans auparavant, ont été soigneusement
tenues secrètes et on peut imaginer les pires des hypothèses. En fouillant
parmi les affaires de sa tante, Mary découvre, dans l'un des tiroirs d'une
boîte à musique, une grosse clef ancienne.
Mrs. Medlock, l'inflexible
gouvernante, a chargé une jeune servante, Martha de s’occuper de Mary. Martha,
a une nature gaie et généreuse et elle oppose, à toutes les rebuffades de l’enfant,
une bonne humeur à toute épreuve.
C'est grâce à elle que Mary peut enfin sortir
du château et, lors d'une de ses promenades, qu'elle découvre l'existence d'un
jardin secret. Lord Craven l'a fait fermer après la mort de sa femme et a
interdit à quiconque d’y entrer. Mary, fascinée par cet interdit, est pourtant bien
décidée à en trouver l'entrée. Un vieux jardinier un peu fou lui dit de suivre
le rouge-gorge qui connaît l'entrée secrète. Mary suit l’oiseau et s'aperçoit
que la clé qu'elle a trouvée dans la boîte à musique de la chambre de sa tante
n'est autre que la clé de la porte du jardin secret.
Ecartant les mauvaises herbes qui
l'ont envahi depuis 10 ans, elle découvre ce qui pour elle s'apparente au Paradis.
Quelque temps plus tard, elle fait la connaissance d'un jeune fermier du nom de
Dicken (Andrew Knott que j'ai
retrouvé récemment dans The History boys) qui passe son temps à
soigner les animaux blessés et à les apprivoiser; il lui apprend que, malgré
ses apparences, le jardin n'est pas mort et il lui propose son aide pour le
faire revivre. En secret, Mary passe désormais toutes ses journées en compagnie
de Dicken et de ses animaux et, tous les deux, taillant, semant, redonnent peu à peu vie au jardin abandonné.
Une nuit, alors qu'elle était en train de
rêver de sa mère, Mary est réveillée par des pleurs, venant de quelque part
dans le château. Elle se lève et en cherche l'origine. Par l'un des passages
secrets qu'elle a découverts, elle parvient à une chambre où un jeune garçon,
malade, est couché dans un lit. Cet enfant, qui a exactement son âge, n'est
autre que son cousin caché, Colin (Heydon
Prowse). Il souffre d'une maladie indéterminée et se croit condamné à
mourir. Le premier contact n'est pas facile car Colin, à qui l'on n'a jamais
rien refusé à cause de sa maladie, est parfaitement odieux et arrogant avec
tout son entourage. Mais Mary, qui a elle-même un caractère bien trempé, ne se
laisse pas intimider et elle va, petit à petit, l'apprivoiser comme le Petit
Prince l'a fait pour le Renard. Elle se lie d'amitié avec lui et lui démontre
qu'il n'est pas réellement malade.
Lorsqu'elle lui apprend
l'existence du jardin secret de sa mère et de ce que, avec l'aide de Dicken,
elle en a fait, Colin n'a plus qu'une envie, c'est de quitter sa chambre de
malade et de s'y rendre. Enfin intéressé par quelque chose pour la première
fois de sa jeune existence, il accepte que l'on ouvre les fenêtres de sa
chambre pour y faire pénétrer l'air et la lumière puis, bravant Mrs. Medlock
qui le soumet régulièrement à d’épouvantables séances de rééducation, il se laisse
emmener par Mary et Dicken au jardin secret.
Dans le jardin, à l'abri des regards de tous
les domestiques et de son père, constamment en voyage, mais avec la généreuse
complicité de Mary et de Dicken, Colin découvre la beauté de la nature et des
animaux. Vivant au grand air et au soleil, il reprend des forces et apprend à
marcher, à courir et à rire. Il a même décidé que, lorsqu’il rentrerait de l’un
de ses nombreux voyages, il ferait une surprise à son père en lui montrant qu'il
est enfin guéri et qu'il peut marcher seul.
Mais Lord Craven revient alors que personne ne
l’attendait et, se rendant comme il a l’habitude de le faire à chacun de ses
retours dans la chambre de son fils, il la trouve vide. Mrs. Medlock, qui a été
tenue à l'écart des expériences des enfants et qui ne se doute pas de ce qui se
passe depuis des mois, est anéantie. La jeune servante Martha Sowerby (Laura
Crossley) qui, elle, est dans le secret des enfants et l'a encouragé, brave sa
crainte d’être renvoyée et prend le risque de conduire son maître jusqu’au
jardin secret.
Lorsqu’il y arrive, Lord Craven est
stupéfait de découvrir que Colin marche. Son fils lui raconte tout ce qui s'est
passé en son absence et l'informe que le miracle est dû à Mary. Mais Mary, se croyant
coupable et craignant que son oncle ne
la punisse pour avoir bravé tous les interdits, s'est enfuie dans la lande sous
le regard de Dicken. Lord Craven vient
retrouver sa nièce et lui fait part de son bonheur, lui faisant la promesse
solennelle qu'il ne fermera plus jamais
le jardin. Cerise sur le gâteau : Quelle que soit la sympathie que l'on éprouve pour Maggie Smith, une actrice toujours parfaite, on assiste avec joie à la déconfiture de l'horrible gouvernante, Mrs. Medlock.
Mon opinion sur ce film
Ce film peut être vu par tous, petits et grands. C'est un très beau film, aussi bien
pour son contenu que pour ses images, qui ne tombe jamais dans la mièvrerie.
Mon seul regret : la musique superlative dont, personnellement, je me serais
volontiers passé.