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samedi 6 septembre 2014

HARRY POTTER EPISODE 7 (2ème partie) (GB-USA 2011)


Harry Potter et les Reliques de la Mort (Harry Potter and the Deathly Hallows) est un film britannique et américain de David Yates en deux parties, adapté du roman éponyme de J. K. Rowling. C'est le septième et dernier volet de l'heptalogie Harry Potter. La première partie est sortie le 19 novembre 2010 et la seconde, le 13 juillet 2011 en France. Ce dernier opus est écrit par Steve Kloves, qui a scénarisé toute la saga à l'exception du 5e film. John Williams, à qui l'on doit la musique des trois premiers films, a déclaré être intéressé par la composition de la bande originale et aurait donné son accord de principe, mais l'équipe a finalement décidé de confier ce travail au compositeur français : Alexandre Desplat.

La 1re partie devait être passée en relief numérique en post production, mais faute de temps et de moyens, le transfert a été abandonné quelques semaines avant la sortie du film. La version 3 D a été réservée à l’édition Blu-ray.

Synopsis

Le film commence sur la plage sur laquelle est construite la "Chaumière aux coquillages", la maison de Bill et de Fleur, où se sont réfugiés les rescapés du film précédent. Le film commence sur l'émouvant hommage que rend Harry à Dobby, l'elfe de maison qui lui a voué une fidélité sans bornes et est mort en sauvant Harry et ses amis. Il se termine après le dernier combat dont Harry est finalement sorti vainqueur : Harry et ses amis, adultes et mariés accompagnent leurs rejetons respectifs sur le quai 9 3/4 de la gare King's Cross pour prendre le Poudlard Express faire leur première année à l'école de magie. A la limite, la fin passe mieux dans le film que dans le livre. En effet, ayant été un fan de la première heure de la saga, j'ai été très déçu par la fin de ce dernier volume. J'ai eu l'impression que JK Rowling, avait décidé que, quoiqu'il arrive, il lui fallait inscrire le mot "fin" sur la dernière page. J'ai, comme beaucoup de fans, ressenti une énorme frustration après l'avoir refermé comme si l'auteur avait voulu en finir avec son héros. C'est pourquoi j'admire malgré tout le réalisateur d'avoir réussi à faire de cette fin en queue de poisson quelque chose d'acceptable, sinon de tout à fait satisfaisant. 

Mon opinion sur ce film

Eh oui, tout a une fin ! La grande aventure de la saga Harry Potter, commencéE il y a dix ans, se termine avec ce 8ème film (puisque le dernier volume, de près de 1000 pages, a été découpé en deux films). Si l'on excepte les séries télé, c'est la plus longue saga cinématographique de tous les temps.

Nous avons accompagné dix ans le petit Daniel Radcliffe et ses amis, qui avaient 12 ans (l’âge du héros) lorsqu’ils ont commencé à tourner Harry Potter à l'école des sorciers. Ils sont maintenant des adultes !

Comme s'y attendaient ceux qui avaient lu "The deathly hallows" (ne pouvant attendre, j’avais lu le livre en anglais avant sa sortie en français), le film est, comme le précédent, noir, très très noir... puisqu'il retrace le combat final entre les forces du bien, emmenées par Harry et ses amis de Poudlard et celles du mal absolu, conduites par Voldemort. Pendant la bataille finale, qui se déroulera à Poudlard, le château sera anéanti et beaucoup de héros mourront, dans les deux camps. Les scènes de combats magiques, celles de la destruction de l'école, sont particulièrement spectaculaires. Les rescapés en sortiront comme d'un combat à armes réelles, épuisés, échevelés, sales et dégoulinant de sang. Comme nous l'avons dit, on ne rit pas beaucoup pendant les 2.10 H du film, si ce n'est à quelques répliques pince sans rire du professeur McGonagal (incarnée par la toujours épatante Maggie Smith). Je craignais surtout une surenchère d'effets spéciaux... Des effets spéciaux, bien sûr, il y en a. Certains trouveront même qu'il y en a beaucoup trop (pour d'autres peut-être pas assez). Mais dans un film de ce genre, cela se défend, ce qui n'est pas le cas de tous les films.

Pour moi, les livres sont indissociables des films et je ne sais comment font les personnes qui ne les ont pas lus pour comprendre l'histoire, car il faut s'accrocher tout de même ! Je ne dis pas cela pour la réalisation, que j'ai trouvé à la hauteur, mais... il y a tant de rebondissements, qu’il faut suivre.

Les acteurs ont grandi et mûri. Je sais que Daniel Radcliffe, que j'ai vu dans d'autres films, est un grand acteur et qu'il a su assurer sa reconversion, aussi bien au cinéma qu'au théâtre (je l'ai trouvé particulièrement émouvant dans December boys et dans My boy Jack (deux films qui, malheureusement, ne sont pas sortis en France).

Quant à ses compagnons, RupertGrint (Ron) et Emma Watson (Hermione), ils ont aussi une carrière parallèle, sans doute moins brillante que celle de Dan Radcliffe, mais honorable tout de même... Tant mieux pour eux car il ne doit pas être évident, pour des acteurs qui a été autant associés à un personnage, de faire oublier que l'on a été Harry, Hermione et Ron...

Comme vous tous, je suis toutefois triste que l'aventure soit finie. Mais ça, nous le savions à l'instant même où, les uns et les autres, nous avions tourné la dernière page de "Harry Potter and the Deathly Hallows". IT ALL ENDS ! (Tout a une fin) . Il faudra bien faire le deuil…
Si vous achetez le DVD,  je vous conseille d'acheter la version avec bonus pour connaître tous les secrets du tournage.

Voir aussi, dans ce même blog La saga Harry Potter. 

jeudi 13 mars 2014

DANIEL RADCLIFFE (Acteur britannique)


Daniel Radcliffe

Daniel « Dan » Radcliffe, de son vrai nom Daniel Jacob Radcliffe, est né le 23 juillet 1989 à Londres. Il est de nationalité britannique. Il est mondialement connu pour avoir incarné, pendant plus de 10 ans, le personnage d’Harry Potter dans la saga du même nom adaptée du  best-seller fantastique de J. K. Rowling.

 Biographie

Daniel est fils unique. Ses études furent assez chaotiques en partie en raison d'une légère dyspraxie (il a plusieurs fois changé d’écoles durant sa scolarité). Il les a arrêtées assez tôt pour se lancer dans le théâtre. Le succès d’Harry Potter lui a permis de se trouver, à l'âge où d'autres peinent à entrer dans la vie active, à la tête d’une belle fortune. Cela aurait pu lui monter à la tête mais, à part un problème d'alcool dont il s'est très vite remis, notre cher Dan n'est jamais tombé dans les excès qui ont entraîné la déchéance de tant de jeunes stars. Dan garde les pieds sur terre et gère intelligemment son argent et sa carrière. Sensible au malheur des autres, il soutient, entre autre, un hôpital pour enfants, Demelza House Children's Hospice, situé à Sittingbourne dans le Kent, qui soigne les enfants atteints de cancer en phase terminale. Il a également fait une importante donation au Trevor Project, une organisation américaine qui œuvre contre le suicide des jeunes homosexuels aux États-Unis, en leur fournissant notamment une assistance téléphonique 24/24h.

 Carrière

 Avant d'interpréter le jeune sorcier le plus connu dans le monde de la littérature jeunesse, il avait fait ses débuts au cinéma en 1999 en interprétant le rôle de David Copperfield enfant. Il tourna pour la première fois avec la grande actrice anglaise  Maggie Smith qu’il retrouvera dans Harry Potter sous les traits du professeur Minerva McGonagall, directeur de la maison de Gryffondor à Poudlard.

Son premier vrai rôle au cinéma fut dans Le Tailleur de Panama de John Boorman où il incarne le fils de Geoffrey Rush, aux côtés d’acteurs aussi connus que Jamie Lee Curtis et Pierce Brosnan.

 La saga Harry Potter

 Lors du 1er film, Harry Potter à l’école des sorciers, Harry, pardon Daniel Radcliffe a l’âge exact du héros, c’est-à-dire onze ans. Fait exceptionnel dans l’histoire du cinéma, il grandira avec lui, incarnant Harry Potter pendant dix ans. La gageure fut tenue jusqu’à l’ultime épisode,  Harry Potter et les reliques de la mort, découpé en deux films en raison de la taille de l’œuvre écrite  (près de 1000 pages) que l’on a pu voir au cinéma en 2011.  Dans ce dernier volet, Daniel, qui a, dans la « vie civile » vingt-et-un ans, incarne Harry Potter à l'âge de dix-sept ans.

Un tel destin aurait pu l’enfermer pour toujours dans le rôle de Harry Potter mais, heureusement pour lui,  Dan n’a pas attendu la fin de la saga pour s’investir dans d’autres rôles :

- En 2006, il avait déjà fait une apparition restée célèbre dans un épisode de la série télévisée britannique (inconnue en France) Extras de Ricky Gervais et Stephen Merchant, auteurs de la version originale de The Office. Dans cet épisode, Daniel interprète une version parodique de lui-même, ou plutôt de la vision qu'on pourrait avoir de lui : un adolescent star totalement puéril, gâté, obsédé par le sexe, et essayant constamment de séduire tout ce qui bouge, en particulier les femmes plus âgées, car il est persuadé d'avoir un charme exceptionnel. Extras fut nommé aux Emmy Awards 2007, dans la catégorie « meilleure comédie ».

- En 2007, il joue le rôle principal de  December Boys de Rod Hardy, un beau film d’une grande intensité émotionnelle où il incarne à nouveau un orphelin, et d’un autre film tourné pour la télévision britannique,  My Boy Jack de Brian Kirk, dans lequel il joue le rôle de John ‘Jack’, le fils de Rudyard Kipling, mort à la guerre de 14 le jour de ses dix-huit ans. Inexplicablement, malgré la notoriété de l’acteur, aucun de ces deux films n’a été diffusé en France.

Dan continue sa carrière cinématographique. En 2011, il a tenu le rôle principal dans The woman in black, un film d’épouvante éprouvant, sorti en mars 2012. Il devait aussi être en vedette du film A l’ouest rien de nouveau, adapté du chef d’œuvre d’Erich Maria Remarque. mais ce projet, annoncé pour fin 2012, semble avoir été abandonné.

 Carrière au théâtre

Avant de commencer la carrière que l’on connaît au cinéma, Daniel Radcliffe avait fait du théâtre. En 2007, alors que la saga Harry Potter était en cours, il fait le buzz en jouant nu sur une scène londonienne dans la reprise d’une pièce sulfureuse, Equus de Peter Shaffer (dramaturge contemporain et notamment auteur d' Amadeus). Dans cette pièce, il retrouve l'acteur Richard Griffiths qui interprétait l’épouvantable oncle Vernon dans Harry Potter. La pièce eut un succès considérable et Daniel Radcliffe fut crédité des critiques les plus élogieuses de la part des journaux généralement sévères, pour son interprétation du jeune Alan Strang. Après Londres, la pièce a continué sa carrière à Broadway en 2008 et 2009, Daniel Radcliffe jouant toujours le rôle d’Alan Strang. - En 2011, Daniel Radcliffe a joué dans une comédie musicale, « How to succeed in business » (toujours à Broadway).

Souhaitons-lui de garder la tête froide et de rester le Dan que nous aimons et de pouvoir, longtemps encore, nous faire profiter de son talent !  

Cinéma

  • 2001 : Le Tailleur de Panama de John Boorman : Mark Pendel
  • 2001 : Harry Potter à l'école des sorciers de Chris Colombus : Harry Potter
  • 2002 : Harry Potter et la Chambre des secrets de Chris Colombus : Harry Potter
  • 2004 : Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban de Alfonso Cuarón : Harry Potter
  • 2005 : Harry Potter et la Coupe de feu de Mike Newell : Harry Potter
  • 2007 : December Boys de Rod Hardy : Maps
  • 2007 : Harry Potter et l'Ordre du phénix de David Yates : Harry Potter
  • 2009 : Harry Potter et le Prince de sang-mêlé de David Yates : Harry Potter
  • 2010 : Harry Potter et les Reliques de la Mort, 1re partie de David Yates : Harry Potter
  • 2010 : Harry Potter and the Forbidden Journey de Thierry Coup : Harry Potter [pas sorti en France]
  • 2011 : Harry Potter et les Reliques de la Mort, 2e partie de David Yates : Harry Potter
  • 2012 : La Dame en noir de James Watkins : Arthur Kipps
  • 2013 : Kill Your Darlings de John Krokidas : Allen Ginsberg
  • 2013 : Et (beaucoup) plus si affinités de Michael Dowse : Wallace
  • 2013 : Horns de Alexandre Aja : Ig Perrish
  • 2015 : Crazy Amy de Judd Apatow : promeneur de chien (caméo)
  • 2015 : Docteur Frankenstein de Paul McGuigan : Igor
  • 2016 : Insaisissables 2 de Jon Chu : Walter
  • 2016 : Swiss Army Man de Dan Kwan et Daniel Scheinert : Cliff
  • 2016 : Imperium de Daniel Ragussis 
Télévision
  • 1999 : David Copperfield de Simon Curtis: David Copperfield jeune
  • 2006 : Extras de Simon Curtis; Ricky Gervais : lui-même
  • 2007 : Mon fils Jack de Brian Kirk : Jack Kipling
  • 2012 : A Young Doctor's Notebook de Alex Hardcastle : Dr. Vladimir Bomgard jeune
  • 2013 : A Young Doctor's Notebook & Other Stories (saison 2) de Alex Hardcastle : Dr Vladimir Bomgard jeune
  • 2014 : The Kumars de Sanjeev Bhaskar : lui-même
  • 2015 : Game Changer de Owen Harris : Sam Houser

MY BOY JACK de Brian Kirk (Film TV GB-2007)


My Boy Jack (Mon fils Jack) est un téléfilm réalisé à partir d'une pièce de théâtre pour la télévision britannique par Brian Kirk en 2007. Ce film n'a jamais été programmé en France et vous ne pourrez le voir qu'en DVD (VO uniquement,heureusement sous-titrée en français). 

Synopsis

Le film est le biopic du fils du grand écrivain anglais Rudyard Kipling (David Haig), John (que l’on surnommait 'Jack'), mort à l'âge de 18 ans, à la tête de son régiment, à la bataille de Loos, pendant la guerre de 1914. Le rôle de Jack est interprété par Daniel Radcliffe.

Malgré sa santé fragile et une importante déficience visuelle (il était presque aveugle), 'Jack', pour plaire à son père que l'on connaît plus comme auteur du Livre de la Jungle, que pour son engagement politique, voulut à tout prix s’enrôler dans l’armée. 

Bien qu'il ait été recalé par deux fois pour ses problèmes de vue, Jack insiste pour que son père, militariste convaincu, intervienne auprès de l'armée pour qu'il soit engagé. Malgré sa réticence et les prières de sa femme (Kim Kattral, remarquable) et de sa fille, Rudyard Kipling obtient que Jack intègre l’armée. 

Totalement inexpérimenté, quasiment aveugle, il sera tué lors de son tout premier combat, pendant la bataille de Loos, le jour même de ses 18 ans. 

Sa famille ne se remit jamais de sa mort. Son père, en particulier se reprochera toujours d'avoir été, en ne s’opposant pas avec plus de véhémence à la décision de son fils, responsable de quelque chose qui s'apparentait plus à un suicide qu'à une mort accidentelle.

C'est un film bouleversant qui m'a tiré les larmes. La mise en scène est très sobre. Daniel Radcliffe, prouve une fois de plus qu'il a su passer du statut d'enfant-acteur à celui d'acteur à part entière. Je l'avais déjà beaucoup apprécié dans un autre film non-distribué en France, December boys. On ne comprend d'ailleurs assez mal comment, vu la notoriété de l’acteur mondialement connu pour avoir incarné Harry Potter, ces deux films magnifiques n'ont, hélas, pas été programmés dans notre pays. 

Les autres acteurs, David Haig (qui incarne Rudyard Kipling) et surtout Kim Kattral (que l'on connaît surtout pour son rôle dans la série américaine dont je ne suis pas fan, "Sex and the city") sont tous d'une sobriété qui prend aux tripes. 

Le film est poignant du début à la fin : dès le début, on comprend que Jack va mourir à cause de son handicap mais aussi pour démontrer à tous (à lui-même, mais surtout à son père) qu'il est un homme.

Du même réalisateur, Brian Kirk, voir aussi De grandes espérances. 


DE GRANDES ESPERANCES (Téléfilm GB, 2011)


De grandes espérances de Brian Kirk (2011). Téléfilm britannique, adapté du classique Great expectations de Charles Dickens. Scénario de Sarah Phelps. Avec Oscar Kennedy (Pip enfant), Douglas Booth (Pïp adulte), Gillian Anderson (Miss Havisham).

Le réalisateur de ce téléfilm est aussi le réalisateur de My boy Jack, le bouleversant biopic sur John 'Jack' Kipling, le fils de Rudyard Kipling, mort à 18 ans lors de la terrible bataille de Loos pendant la guerre de 14. Dans ce film, le rôle de Jack est joué par Daniel Radcliffe. 

Synopsis

A la différence du film du même nom d'Alfonso Cuaron, dont j'ai déjà parlé ici, cette adaptation est parfaitement fidèle au roman de Dickens et se déroule, comme lui, dans la 1ère partie du XIXe siècle. Les Grandes Espérances ou De grandes espérances (en anglais Great Expectations) a été le treizième roman de Charles Dickens (1812-1870), le deuxième, après David Copperfield, à être raconté entièrement à la première personne par le protagoniste. Le sujet principal en est la vie et les aventures d'un jeune orphelin, Philip Pirrip, dit Pip, élevé dans les landes du Kent, jusqu'à sa maturité. D'abord publié en feuilleton de décembre 1860 à août 1861, dans le magazine de Dickens « All the Year Round », il parut ensuite en trois volumes chez Chapman and Hall en octobre 1861.

Comme pour David Copperfield, cette œuvre est en grande partie inspirée de l’enfance difficile de l’auteur qui avait connu la misère.

Le héros de Great Expectations est un orphelin, recueilli par sa sœur, qui ne lui montre aucune tendresse, et son beau-frère forgeron, Joe Gargery, un brave et honnête homme. Un jour, alors que Pip s’est disputé avec sa tutrice, il s’enfuit dans les marais et tombe sur un forçat fugitif. Le forçat est presque nu, sale et affamé et il oblige Pip à aller lui chercher une lime pour se débarrasser de ses fers. Terrorisé, Pip obéit et revient avec la lime mais, touché par le dénuement de l’homme, il lui apporte aussi de la nourriture. Le forçat, Abel Magwitch, est à nouveau arrêté et disparaîtra, du moins pour un temps, de la vie de Pip.

Dans les environs de la forge réside, dans un manoir isolé et en ruine, une femme riche et fantasque, Miss Havisham. La vie de Miss Havisham s’est figée à jamais le jour de son mariage où son promis ne s’est pas présenté. Depuis ce jour, elle vit en recluse, hantant le manoir délabré où la table prévue pour le mariage croule sous la poussière et les toiles d’araignée, vêtue de sa robe de mariée crasseuse qui tombe en lambeaux, et refusant que quoique ce soit ne change dans le manoir. Cependant, elle a adopté une enfant, Estella, qu’elle élève comme sa fille et qui, malgré l’environnement macabre qui l’entoure, semble mener une vie quasi-normale. C’est pour elle, que Miss Havisham demande aux parents adoptifs de Pip, de lui « louer » le jeune garçon. Bien entendu, un seul regard sur Estella suffit à Pip pour tomber amoureux de la jeune fille.  

Au contact d’Estella et de Miss Havisham, Pip imagine pour lui un autre avenir que celui de devenir forgeron. Mais un jour, sans raison apparente, Miss Havisham se lasse de sa présence et le renvoie. Pip, désespéré, revient à la forge et se fait une raison, apprenant le métier de forgeron. Plusieurs  années passent jusqu’à la visite d’un notaire qui lui annonce qu’un bienfaiteur souhaite financer son éducation à condition qu’il parte sur le champ pour Londres et ne cherche pas à connaître le nom de son protecteur. Bien entendu, Pip imagine qu’il s’agit de Miss Havisham et que son avenir est d’épouser Estella.

Mais, comme toujours dans les romans de Dickens, la happy end n’arrivera qu’après de longues et sombres péripéties.

Mon opinion

De grandes espérances est peut-être l’une des œuvres de Dickens qui a été la plus adaptée, respectivement 6 fois au cinéma et 8 à la télévision. J’avais déjà vu le film d’Alfonso Cuaron (1998) qui transposait avec hardiesse l’histoire à l’époque contemporaine, la déplaçant aux Etats-Unis,  faisant de Pip (renommé Finn), un enfant de pêcheur sur le golfe du Mexique qui deviendra un grand peintre à New York.

L’adaptation de Brian Kirk est beaucoup plus sage et proche de l’histoire originale. La photographie léchée, les costumes d’époque et la reconstitution des bas-fonds du Londres victorien, nous plongent au cœur de la misère de cette société terriblement inégalitaire que Dickens dénonça sa vie durant. On aura du mal à reconnaître Gillian Anderson, l’ex-agent Scully de la série X-Files, dans le rôle de cette sorcière à demi-folle qu’est devenue Miss Havisham. Par contre, Douglas Booth, dans le rôle de Pip adulte, a toute la grâce du héros romantique partagé entre son ambition effrénée et sa fidélité à ses idéaux d’enfant. On l’imaginerait assez jouer le rôle, aussi ambivalent, de Julien Sorel dans une future adaptation du Rouge et le Noir.