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jeudi 19 janvier 2023

HIGH STRUNG (FREE DANCE) Film musical de Michael DAMIAN (USA-2016)

 

Free Dance (titre original : High Strung) est un film musical américain réalisé par Michael Damian sur un scénario coécrit avec Janeen Damian. Le film est sorti en 2016 directement sur Netflix. On peut actuellement le trouver en DVD ou en VOD ainsi qu’en streaming sur Youtube.

Résumé

Ruby (Keanan Kampa), une jeune danseuse classique a obtenu une bourse pour intégrer le prestigieux Manhattan Conservatory of Arts à New York. En rentrant chez elle, elle rencontre Johnnie Blackwell (Nicholas Galitzine), un jeune anglais, qui joue du violon dans le métro pour gagner de quoi payer son logement et l’avocat qui doit lui procurer une « Green Card » sans laquelle il sera expulsé des Etats-Unis.

Pendant qu’ils assistent à une exhibition de « street dancers », Johnnie se fait voler son violon. Il est désespéré car, d’une part, c’est son gagne-pain, et d’autre part ce violon lui avait été offert par son grand-père auquel il était très attaché. Sa situation d’immigré illégal l’empêche d’aller porter plainte et Ruby lui propose de l’accompagner dans un dépôt vente pensant que le violon y aura été vendu.

Au conservatoire, Ruby, si elle réussit dans les cours de danse classique, a des difficultés avec ceux de danse contemporaine qui sont dirigés par Oksana (Jane Seymour, à l'opposé de son rôle de Dr. Queen, femme médecin).

De son côté, Johnnie rencontre des danseurs de rue qui habitent le même immeuble que lui et l’intègrent dans leur groupe.

En allant emprunter un violon au Conservatoire pour remplacer celui de Johnny qui a été volé, Ruby voit une annonce pour un prestigieux concours. En lui apportant le violon, elle lui propose de postuler en tant que musicien. Mais Johnny, trop fier pour accepter ce qu’il croit être de la pitié, refuse son offre.

Mais Ruby, bien que meurtrie par la rebuffade de Johnny, ne se le tient pas pour dit et, après qu’il a retrouvé son violon, elle lui propose un pari risqué : se présenter au concours avec lui, en intégrant sa troupe de hip-hop.

En dépit des préventions du jury, leur prestation originale est reçue par une ovation générale et ils gagnent le concours.

Mon opinion  

J’avais vu un extrait de ce film sur Youtube et j’avais été séduit par son énergie et ce mélange entre musique classique, danse et hip-hop et j’ai été enthousiasmé en le visionnant, en particulier par le solo de violon sur le quai du métro, la « battle » entre Johnny et Kyle (Richard Southgate), le beau-gosse trop sûr de lui qui méprise Johnny, lors de la réception huppée. Mais ce que j’ai préféré, c’est la scène finale du spectacle jouissif donné par Johnny, Ruby et la bande de danseurs de rue, devant les jurés, médusés par leur culot et la qualité de leur prestation, du Conservatoire. Réjouissant !    

samedi 5 octobre 2013

LE CONCERT de Radu Mihaileanu (FR-IT-B-RU/2009)



Titre : Le Concert
Réalisation : Radu Mihaileanu
Scénario : Radu Mihaileanu et Alain-Michel Blanc.
Dialogues : Radu Mihaileanu.
Collaboration : Matthew Robbins. D'après une histoire originale de Héctor Cabello Reyes, avec Thierry Degrandi.
Musique originale : Armand Amar
Photographie : Laurent Dailland
Décors: Stanislas Reydellet, Christian Nicolescu
Montage : Ludo Troch
Date de sortie : 4 novembre 2009 en France
Durée : 119 minutes

Synopsis 

Le début du film se déroule à Moscou. À l'époque de Brejnev, Andrei Filipov (Aleksei Guskovétait le plus grand chef d'orchestre de l'Union soviétique où il dirigeait le célèbre Orchestre du Bolchoï. Mais après avoir refusé de se séparer de ses musiciens juifs, dont son meilleur ami Sacha (Dmitri Nazarov), et surtout de sa soliste Léa, il a été interrompu en plein concert, avant le final d'un concerto de Tchaikovsky, et licencié au faîte de sa gloire. Trente ans plus tard, il travaille toujours au Bolchoï mais en tant qu'homme de ménage. 

Un soir, alors qu'Andrei est resté plus tard que d'habitude pour astiquer le bureau du maître des lieux, il tombe sur un fax adressé à la direction du Bolchoï : il s'agit d'une invitation par le Théâtre du Châtelet à Paris au célèbre théâtre moscovite. La lettre du Châtelet convie l'orchestre officiel du Bolchoï à venir jouer en France en remplacement de l'orchestre de Los Angeles. 

Andrei a une idée folle : pourquoi ne pas réunir ses anciens amis musiciens, qui vivotent aujourd'hui en exerçant de petits boulots, et les emmener à Paris, en se faisant passer pour le Bolchoï ? Dans sa réponse qu'il faxe au nom du Bolchoï, il exige la participation de la grande violoniste Anne-Marie Jacquet (Mélanie Laurent). Andréi va enfin pouvoir prendre sa revanche sur ceux qui ont fait de lui un paria : il pourra non seulement achever son concerto interrompu peu avant la fin mais aussi  renouer les fils de son glorieux passé.

Distribution 

  • Aleksei Guskov : Andreï Semoinovitch Filipov
  • Mélanie Laurent : Anne-Marie Jacquet
  • Dmitri Nazarov : Aleksander Abramovitch 'Sacha' Grossman
  • Valeriy Barinov : Ivan Gavrilov
  • François Berléand : Olivier Morne Duplessis, le directeur du Théâtre du Châtelet
  • Miou-Miou : Guylène de La Rivière, l'agent d'Anne-Marie Jacquet
  • Lionel Abelanski : Jean-Paul Carrère, l'employé du Théâtre du Châtelet
  • Laurent Bateau : Bertrand
  • Ramzy Bedia : Ahmed, le patron du Trou Normand
  • Roger Dumas : Maurice dit Momo
  • Guillaume Gallienne : Raymond Laudérac (critique musical)
  • Anna Kamenkova Pavlova : Irina Filipovna, la femme d'Andreï

 Commentaires

Lors de la diffusion du film au cinéma, l'introduction s'accompagnait d'un extrait de l'Allegro moderato du concerto pour violon en ré majeur, op. 35, de Tchaïkovski, où Filipov mime depuis le balcon le rôle du chef d'orchestre. Cet extrait fut changé lors de sa diffusion en DVD et remplacé par le Concerto pour piano n° 21 en ut majeur (K. 467) de Mozart, mouvement n°2, Andante. On retrouve cependant l'ancien extrait dans la bande-annonce du film.

Le morceau joué lors de la scène finale est constitué d'extraits du concerto pour violon en ré majeur (Скрипичный концерт en russe), op. 35, de Tchaïkovski.

Pour apprendre à tenir l'instrument et à imiter les gestes d'un violoniste, Mélanie Laurent, qui est gauchère, a suivi des cours de violon avec Sarah Nemtanu, d'origine roumaine, premier violon solo de l'Orchestre National de France et interprète de la bande-son du concerto de la scène finale. Sarah Nemtanu a de qui tenir, car elle est la fille de Vladimir Nemtanu, soliste à l'ONBA de Bordeaux, et d'une mère cantatrice. Pendant six mois la violoniste a formé l'actrice pour que les mouvements de l'archet et de la main droite soient plus réalistes. Pour rendre les scènes où "joue" Mélanie Laurent plus crédibles, Radu Mihaileanu a eu recours à une doublure manuelle. C'est donc la main de Mathilde Borsarello (violoniste aussi à l'Orchestre National de France et 4e lauréate du concours Long-Thibaud 2010) que l'on voit sur les gros plans du film et non celle de Mélanie Laurent. 

L'orchestre qui interprète le concerto de Tchaikovsky est The Budapest Symphony Orchestra. La bande originale a été composée par Armand Amar

Ma critique

J'ai beaucoup aimé ce film qui dénonce toute l'absurdité d'un régime totalitaire à travers des situations d'une cocasserie savoureuse. Le film contient aussi de beaux moments de pure émotion et démontre que la musique peut réconcilier l'inconcilable. Magnifique prestation d'Alexei Guskov  (le chef d'orchestre) et rôle  exceptionnel pour Mélanie Laurent.  

lundi 30 septembre 2013

LADIES IN LAVENDER/LES DAMES DE CORNOUAILLES de Charles DANCE (GB- 2004)



"Ladies in lavender" (titre traduit en français par "Les dames de Cornouailles") est un film anglais de Charles Dance (2004), inspiré d'une nouvelle du recueil "Faraway Stories" de l'écrivain anglais William J. Locke.

Synopsis

L'histoire se passe au début de la 2nde Guerre mondiale, dans un village isolé de Cornouailles, juché en haut d'une falaise. Après une tempête, deux soeur célibataires (Judi Dench et Maggie Smith, l'inoubliable professeur Mc Gonagall de Harry Potter), découvrent le corps  d'un jeune homme rejeté sur la grève. Elles le croient mort mais il est inconscient, blessé et épuisé. Elles le recueillent et le soignent chez elles. Comme il ne parle pas un mot d'anglais, elles communiquent avec lui en allemand avant de comprendre qu'il est Polonais.

Après son naufrage, Andrea (Daniel Brühl) est devenu partiellement amnésique. On comprendra plus tard que, persécuté dans son pays, il a fui l'Allemagne nazie et s'est embarqué sur un navire pour se rendre en Amérique. Mais le bateau a coulé et il est le seul rescapé du naufrage.

Un jour, alors qu'il est alité, il entend le son du violon d'un musicien local de passage chez les deux soeurs et, grâce à la musique, certains de ses souvenirs reviennent: Andrea se rappelle alors qu'il était un musicien professionnel et il se met à jouer magistralement.

Olga Daniloff (Natasha McElhone), soeur d'un  musicien internationalement connu, qui s'est retirée dans ce village anglais pour peindre, alors qu'elle croque les paysages aux alentours de la maison des deux soeurs, entend Andrea jouer et reconnaît en lui un artiste de talent.

Elle le convainc de se rendre à Londres pour lui faire rencontrer son frère, un musicien de renom. Andrea se révèle alors être un musicien prodige. Les deux soeurs se sentent trahies car, pour elles, Andrea était leur découverte et l'une d'entre elles, malgré leur différence d'âge, en était tombée amoureuse.

Olga organise pour Andrea un concert sur une grande scène londonienne. Le concert, retransmis par radio dans toute la Grande-Bretagne, est religieusement écouté par les gens du village et les deux soeurs, malgré leurs réticences, ont fait le déplacement pour l'entendre jouer à Londres.

Mon opinion sur ce film


J'ai découvert ce film par le plus grand des hasards. En effet, c'est en recherchant les films dans lesquels avait tourné Natasha McElhone, que j'avais vue dans le film de science-fiction Solaris au côté de George Clooney, que je l'ai vue au générique de ce film. Cette actrice anglaise m'avait fait penser à  Anouk Aimée, que j'adore, pour la distinction et la grâce dont elle fait preuve dans tous ces films. Du coup, j'ai découvert Daniel Brühl que je ne connaissais pas encore mais que, depuis, j'ai eu l'occasion d'apprécier.

Ce film est une pure merveille comme on aimerait en voir plus souvent au cinéma. Belle histoire, filmée avec finesse et intelligence, tendresse et humour. Le film est extrêmement réussi, tant pour son image, superbe (les paysages* sont particulièrement sublimes), que pour le jeu de ses acteurs, particulièrement attachants et excellents (une mention spéciale pour Miriam Margolyes, dans son rôle de forte femme), pour la drôlerie et surtout pour la musique choisie par Nigel Hess à partir de compositions de Mendelssohn, Paganini, Massenet (émouvante Méditation de Thaïs), Debussy, Sarasate et Bach, interprétées par le grand violoniste américain Joshua Bell.  Un régal.


(*) J'apprends, par un correspondant anonyme, que le film aurait été tourné, non en Cornouailles, mais dans le Finistère nord.