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samedi 18 mai 2019

THE AFTERMATH (COEURS ENNEMIS) drame de James KENT (D-GB-USA 2019)



Cœurs ennemis (The Aftermath) est un film dramatique germano-britannico-américain réalisé par le réalisateur britannique James Kent (The white queen), sorti en 2019.

Présentation

Le film commence pendant l’hiver 1946, après la reddition de l’Allemagne nazie. Rachael (Keira Khightley), une jeune femme anglaise qui a perdu son fils de 11 ans dans les bombardements de Londres, arrive en Allemagne, pour rejoindre son mari, le commandant Lewis Morgan (Jason Clarke), chargé de la reconstruction de Hambourg, rasée par les bombardements Alliés.

Une somptueuse demeure à l’écart de la ville, épargnée par les bombes, a été réquisitionnée pour eux. Elle est celle d’un jeune architecte, Stefan Lubert (Alexander Skarsgard) qui y vit seul avec sa fille adolescente, Freda car sa femme a été tuée. Par humanité, Lewis va permettre aux Lubert de rester dans leur demeure à condition d’habiter le grenier et de rester discrets. Mais même cela paraît un sacrifice trop grand pour Rachael qui hait les Allemands qui lui ont tué son fils. La haine est aussi forte du côté de Freda, qui rend responsables les Anglais d’avoir tué sa mère. Autant par refus de l’autorité que par défi, elle se rapproche d’Albert (Jannik Schümann, vu dans Moi et mon monde), un hitlerjugen jusqu’auboutiste, qui a juré d’assassiner Lewis.   

La cohabitation se fait malgré tout et peu à peu, Rachael tombe sous le charme du beau Stefan, d’autant que, depuis la mort de son fils, elle n’a plus aucun amour pour son mari.   

Mon opinion

J’ai beaucoup aimé ce film magnifique auquel son titre français, une fois de plus, ne rend pas justice. En effet, en anglais, The aftermath, ce sont les « récoltes » et, par extension, les « conséquences de ses actes » comme dans l’expression française « Qui sème le vent récolte la tempête ». Peut-être eût-il mieux valu garder, sans le traduire, le titre original, qui est celui du roman de Rhidian Brook dont est adapté le film. En effet, les personnages sont confrontés aux conséquences de la guerre qui sont pour eux autant de plaies ouvertes. J’ai vu de nombreux films sur la 2nde guerre mondiale (Mémoires de nos pères, Pearl Harbor, Fury, etc.) mais toujours, jusque-là, à travers le regard des vainqueurs et jamais, à ce jour, à travers celui des vaincus. Très beau film porté par de grands acteurs, qui mérite d’être vu.    

vendredi 22 mai 2015

SOIE de François Girard (CA-2009)


Soie (adapté du best-seller "Seta" d’Alessandro Baricco) est un film du réalisateur canadien François Girard co-produit entre cinq pays (France, Italie, Grande-Bretagne, Canada et Japon). Il a été réalisé en 2007 et n'est sorti qu'en 2009.

Synopsis

L'action commence en 1861. Hervé Joncourt (Michael Pitt), un jeune officier, est amoureux d'Hélène (Keira Knightley). Dans le roman, l'action est censée se passer à Lavilledieu, en Ardèche, en pleine période du développement de la sériciculture. Mais les vers à soie souffrent d'une maladie qui les fait mourir. Un homme entreprenant du village, Baldabiou, propose à Hervé d'abandonner la carrière militaire dans laquelle il ne s'était engagé que pour complaire à son père et d'aller chercher, pour le compte des industriels du village, des œufs de vers à soie au Japon où ils étaient exempts de maladie. La mission est risquée car, à l'époque, le Japon est totalement interdit aux étrangers et le jeune homme prend d'énormes risques pour y parvenir.

Avant de partir, Hervé Joncourt épouse Hélène. Malgré la longueur et les difficultés du voyage, la mission d'Hervé est couronnée de succès. Il rencontre le seigneur de guerre pour lequel il avait une lettre d'introduction et celui-ci lui vend les œufs tant attendus. Pendant son séjour chez son hôte, il entrevoit une très belle jeune femme qui est semble-t-il l'épouse de ce dernier. Bien qu'il en tombe amoureux, il ne se passe rien entre eux.

De retour en France, avec l'argent de cette première mission, il achète une maison et promet à sa femme d'y planter un jardin de lys blancs. 

Au cours d'une deuxième mission, il revient en territoire connu et est accueilli en ami. Au cours du séjour, la mystérieuse jeune femme lui fait remettre un court message par un serviteur.
A son retour, Hervé Joncourt n'a de cesse que de comprendre le sens du message qui lui a été remis et, sur les conseils de Baldabiou, il se rend à Lyon dans un bordel de luxe tenu par Mme Blanche (Miki Nakatani), une japonaise, qui accepte de lui traduire le message qui est en fait un message d'adieu.

Bien qu’entre-temps les travaux de Pasteur aient permis d'éradiquer la maladie du ver à soie et qu'il ne soit plus nécessaire d'entreprendre un voyage aussi périlleux au Japon, Hervé insiste pour être chargé d'une troisième mission. Celle-ci se déroule mal car le Japon est alors en guerre et, lorsqu'il parvient au village qu'il a connu prospère, celui-ci n'est plus que ruines fumantes. Il trouve cependant l'ancien serviteur de la belle inconnue et celui-ci le conduit sur les traces de la caravane qui emmène sa maîtresse loin du village dévasté. Pris par le seigneur de la guerre qu'il avait trahi, celui-ci lui laisse la vie sauve mais exécute le jeune serviteur. Hervé revient en France mais les œufs qu'il a pu acheter sur le retour ont éclos avant qu’il n’arrive et son expédition est un échec.

Pour se faire pardonner son échec par ses commanditaires, et afin de donner du travail au village, Hervé met toute sa fortune pour embaucher les villageois à l'aménagement du jardin promis à son épouse. Celui-ci sera entièrement planté de fleurs blanches.

Quelque temps après, il reçoit du Japon une longue lettre. Il retourne à Lyon où Mme Blanche la lui traduit : c'est une très belle lettre d'amour contenant des détails intimes et se concluant par un adieu définitif.

Hélène commence à dépérir. Sur son lit de mort, Hervé se confie à elle. Après son décès, il se rend à Lyon où il ne trouve plus Mme Blanche, partie à Paris. Après de longues recherches, il finit par la rencontrer et celle-ci lui confesse que c'était Hélène qui lui avait dicté la dernière lettre et qu'elle s'est seulement bornée à la traduire en japonais.

Le film se termine sur une scène extrêmement émouvante où Hervé confie à son protégé Ludovic (Mark Rendall), le fils qu'ils n'ont pas eu sa femme et lui, la tâche de veiller sur le jardin d'Hélène.

Mon jugement sur ce film

Je craignais le pire de l'adaptation de ce roman qui est un pur chef-d’œuvre d'écriture. A vrai dire, je ne concevais même pas que l'on puisse adapter une telle œuvre où l'écriture est tellement épurée qu'elle confine, d'une part, au haïku et d'autre part, à la partition musicale. Car lorsqu'on lit Alessandro Baricco, par ailleurs musicologue, on a l'impression d'entendre une musique.
Je salue sans réserve l'adaptation de François Girard qui, selon moi, a réussi la gageure d'adapter cette œuvre que je jugeais inadaptable avec une maestria d'autant plus stupéfiante que ce film n'est que son quatrième. Il est parvenu à garder au film le côté élégiaque de l'écriture si personnelle de Baricco en filmant dans des paysages sous la neige et l'omniprésence de la couleur blanche.

La bande son, composée par le grand compositeur japonais Ryuichi Sakamoto, est très belle et, alternant influences occidentales et orientales, s'accorde parfaitement avec l'ambiance du film.

Mon classement : Adaptation réussie d'un roman inadaptable.

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samedi 28 mars 2015

LE ROI ARTHUR film historique d'Antoine Fuqua (USA - 2004)


Le Roi Arthur  (King Arthur) est un film américain  réalisé en 2004 par Antoine Fuqua.

Synopsis

L'action est censée se dérouler en 467 après J.-C. Rome, en proie à la dégénérescence de ses institutions, est victime des attaques répétées des peuples  barbares qui se pressent à toutes ses frontières et n’est plus capable de faire régner l’ordre dans son Empire trop étendu. Le pouvoir se replie sur l'Italie, abandonnant peu à peu toutes ses anciennes colonies à leur sort. Après plusieurs siècles de domination sur la Grande-Bretagne, les Romains s'en retirent face aux invasions des Saxons. Lors des conquêtes menées dans l’est de l’Europe, ils ont incorporé des cavaliers Sarmates, réputés pour leur bravoure et leur art du combat, leur promettant de les libérer de leurs engagements envers Rome après 15 ans de service. Ces cavaliers sont sous les ordres d'un officier romain, de mère celte, Artorius Castus, dit Arthur (Clive Owen).

Le film commence au moment où, ayant accompli leur dernière mission qui consistait à sauver l’évêque Germanus d’une embuscade des Pictes, dont le chef est un certain Merlin, ils attendent qu’on leur délivre le sauf-conduit qui leur permettra de regagner leur lointaine patrie.

Mais, avant de leur remettre ces précieux documents, Germanus leur donne une dernière mission : ramener à l'abri du camp romain,  situé au sud du mur d’Hadrien, la riche famille de Marius Honorius (en particulier son fils Alecto, un adolescent pressenti pour devenir le futur pape), qui vit en pays Picte.

Les chevaliers sarmates, Lancelot, Tristan, Bors, Dagonet, Gauvain et Galahad, sont réticents à l'idée d'accomplir cette dernière mais périlleuse mission, mais leur chef Arthur parvient à les en convaincre. Alors que les Saxons, menés par le roi Cerdic et son fils Cynric ont débarqué dans le nord de l’île et la ravagent, Arthur et ses chevaliers atteignent le domaine de Marius Honorius. Contre toute attente, celui-ci se refuse à les suivre. Ils découvrent aussi les traitements inhumains auxquels le Romain, malgré sa foi chrétienne, soumet ses serfs et les païens dont il est le maître. Arthur, de culture romaine et formé aux idées de justice prônées par Pélage, est horrifié. Parmi les serfs qu'il libère se trouve une jeune femme picte, du nom de Guenièvre (Keira Knightley), qui a été victime des mauvais traitements d'Honorius. Malgré ses protestations, les Sarmates contraignent Honorius à  les suivre. Sur le chemin du retour, Guenièvre conduit Arthur à son père, Merlin. Celui-ci propose à Arthur de faire une alliance entre Sarmates et Pictes contre les envahisseurs Saxons. Plus tard, alors qu'Honorius tente de s'enfuir en prenant en otage un jeune garçon, il est tué par Guenièvre qui est une archère redoutable. Avant d’arriver au camp romain, Alecto révèle à Arthur que celui qu’il révérait pour ses enseignements égalitaires, Pélage, a été exécuté à Rome pour hérésie par ceux-là même qu’Arthur défend.

Talonnés par l'avant-garde saxonne qui détruit tout sur son passage, Arthur et ses chevaliers s'arrêtent après avoir traversé un lac gelé pour faire face aux Saxons et donner aux réfugiés le temps de regagner l'abri du mur d'Hadrien. L’un des compagnons d’Arthur, Dagonet, se sacrifie pour briser la glace du lac qui engloutit ainsi la plus grande partie de l’armée saxonne.

 Sa mission accomplie, Arthur, écœuré par l’exécution de son maître Pélage, choisit de rester en Grande-Bretagne et de prendre la tête de la défense de son pays natal avec l'aide des Pictes. Ses compagnons, bien que théoriquement libres, choisissent aussi de lui rester fidèles et renoncent à regagner leur pays. Une grande bataille a lieu à Mount Badon entre les Saxons et l'armée d'Arthur ; au cours de celle-ci, Lancelot est tué ainsi que Tristan, après qu'il ait sauvé Guenièvre.

Après la mort de leur roi, la déroute des Saxons est complète. Merlin proclame Arthur roi de Bretagne et célèbre son mariage avec sa fille Guenièvre, mariage qui scellera l'alliance de tous les peuples de Bretagne.

Mon opinion sur ce film

L’idée de départ du réalisateur de traiter la légende arthurienne sous un angle historique original était intéressante. Après tout, tout ce que l'on sait d'Arthur et de ses compagnons a été forgé des siècles après les faits, eux-mêmes tellement déformés par la légende et ses multiples interprétations que toutes les adaptations sont a priori possibles.

Encore eut-il fallu que les scénaristes respectent une certaine cohérence. L'introduction des cavaliers Sarmates, bien qu’elle soit peu connue, est historique. Elle repose sur les travaux de Linda Ann Malcor, et particulièrement sur son livre « De Scythie à Camelot » qui montre l'intégration dans l'armée romaine de ces combattants expérimentés enrôlés pour défendre le mur d'Hadrien construit sous l’empereur Hadrien pour séparer le nord de l'Angleterre, occupé par Rome, de l'Ecosse. Le problème est que le film se base sur une chronologie totalement aberrante : en effet les événements qu'on nous présente ne sont pas contemporains les uns des autres. En ce qui concerne cette période, il y a peu de certitudes historiques mais il y en a malgré tout quelques-unes en lesquelles on peut avoir confiance. La Chronique anglo-saxonne, par exemple, nous dit que les Saxons n’ont débarqué en Angleterre qu'en 495, soit une 30e d'années après les événements montrés dans le film.  Il n'y eut donc jamais d'affrontements directs entre Saxons et Romains, ces derniers ayant déjà quitté l'île des dizaines d'années avant l'arrivée des Saxons sur le sol britannique. Quant à Pélage, il serait mort en 420 environ, soit une 40e d'années avant l'époque où est censé se dérouler le film. Ces deux faits sont donc totalement incompatibles avec un scénario que l'on nous présente comme "la véritable histoire du roi Arthur" ce qui est pour le moins présomptueux. Géographiquement, le film est tout aussi peu crédible : la bataille de Mount Badon (lieu clé de l'action du film) entre Arthur et les Saxons se serait déroulée, selon les archéologues, près de Bath, dans le sud-ouest de l’Angleterre et pas du tout près du mur d'Hadrien, qui se trouve, lui, à l'extrême nord de l'Angleterre. Le seul élément qui ait un peu de vraisemblance reste l’introduction des cavaliers Sarmates mais ils n'ont pu en aucune manière servir de modèle aux légendes arthuriennes.

On pourrait faire l'impasse sur ces anachronismes si ce film assumait ses incohérences, comme l'ont fait d'autres films. J’ai, dans ce domaine, les idées assez large. J'ai, par exemple, adoré  Chevalier de Brian Helgeland avec  Heath Ledger et, à un titre moindre Lancelot, le premier chevalier avec Richard Gere (dans le rôle de Lancelot) et Sean Connery (dans celui du roi Arthur). J'ai aussi regardé, sans trop de réticence, Excalibur de John Boorman, malgré toutes les libertés qu’il prend avec la légende arthurienne. En effet, si aucun de ces films ne respecte à la lettre l'histoire de la chevalerie ou des légendes arthuriennes, Chevalier est néanmoins pour moi un film formidable, plein de trouvailles, d'humour et d'inventivité (sans parler de la bande son complètement déjantée, en total décalage avec l'époque, mais tellement génialement utilisée qu'on en redemande). J’adore aussi le Merlin l'enchanteur de Walt Disney et la récente série  Merlin de la télévision anglaise, malgré ses incohérences et son manque évident de moyens. Mais, dans tous ces films, les anachronismes sont voulus et assumés et on les accepte d’autant mieux que les réalisateurs n’ont jamais eu la prétention de vouloir faire des "films historiques".

C'est sans doute justement parce qu'il n'est, en fin de compte, rien d'autre qu'un film d'action, où les batailles et les tueries se succèdent jusqu’à l’écœurement, que ce film a plu au grand public. Par contre la critique n'a pas été dupe avec 31% seulement d’avis positifs, un score moyen de 4,9/10 sur la base de 183 critiques collectées, sur le site internet Rotten Tomatoes et de 46/100, sur la base de 39 critiques, sur Metacritic. En France, les critiques ont été contrastées : pour Le Parisien,  il s'agit d'un « grand et beau spectacle » avec de « sérieux atouts ». Première, la revue spécialisée de cinéma, généralement plus critique, y a vu une « histoire inattendue et plutôt intéressante » avec de « bons acteurs » (ce qu’on ne saurait nier), L'Écran fantastique évoque « un postulat intéressant pour un résultat mitigé », Positif, un « brave film d'aventures » aux « agréables clichés » et Télérama une «pseudo-réalité historique manquant de style ». Je ne suis pas toujours d’accord, loin de là, avec les critiques cinéma de Télérama mais, pour cette fois, j'y souscris sans réserve et, si j’avais dû faire la critique de ce film, j’aurais été nettement plus sarcastique.


Sur le plan technique, le film n'a pas lésiné sur les moyens : tournage en paysages naturels (quelques superbes vues d'Irlande) et, nettement moins réussi, construction d'un « faux » mur d'Hadrien (et cela se voit !). Dans le bonus, le réalisateur nous dit avec fierté qu'il n'a pas recouru aux images de synthèse. Il aurait franchement mieux valu car je n'ai jamais vu un décor faire aussi "toc". C’est d’autant plus inconcevable que le vrai mur d'Hadrien existe encore et qu’il est particulièrement spectaculaire : il eut fait un merveilleux décor qui aurait valu mille fois l’horrible décor de carton-pâte que nous montre le film. Quant au reste, malgré les efforts faits par la production, on a du mal à reconnaître les barbares des "civilisés". A part que les Pictes qui sont peints en bleu, les différents combattants se différencient si peu les uns des autres qu'on a du mal à savoir qui est qui. Quant aux chevaliers d'Arthur, à part une Table Ronde si anachronique qu'on se demande si elle est tombée du ciel, on ne voit pas ce qu'elle fait là si ce n'est pour nous rappeler qu'on a affaire au « vrai » roi Arthur et à ses compagnons, dans le cas peu probable où on l'aurait oublié. Quelques scènes sont spectaculaires : celle du lac gelé (entièrement fabriqué par les décorateurs), quelques beaux paysages, la fuite éperdue des chevaux à la fin... Mais à part cela, on ne ressent aucune émotion (même pas lorsqu'on incinère le corps de Tristan... On ne croit pas une seconde à cette histoire qui s'éternise et dont la fin (le mariage d'Arthur et de Guenièvre au milieu d'un cercle de pierre évoquant vaguement un Stonehenge bas de gamme déplacé en bordure de mer) est d'un ridicule achevé. Bref, pour moi, ce film est un navet complet sans le moindre intérêt (surtout pas "historique" !)      

vendredi 27 mars 2015

LOVE ACTUALLY comédie romantique de Richard Curtis (GB-2003)


Love actually est une comédie romantique britannique de Richard Curtis (2003). Ce film était son quatrième après les célèbres Quatre mariages et un enterrement, Le journal de Bridget Jones et Coup de foudre à Notting Hill, etc. 


Synopsis

Le début (et la fin) du film nous montrent des images de retrouvailles de voyageurs de tout âge et de toute condition à l'arrivée de l'aéroport d'Heathrow (Londres). Une voix off (qui est celle de David/Hugh Grant) commente ces images en disant que "à chaque fois qu'il se sent triste, il pense à cet amour simple et naturel que ressentent tous ceux (enfants, amis, amoureux...) lorsqu'ils se retrouvent après un voyage dans un aéroport". La voix ajoute que tous les messages laissés par les victimes du 11 septembre à leurs proches furent des messages d'amour et non de haine.  Ce commentaire donne le ton général du film qui est censé se passer un mois avant Noël et raconte les histoires d'amour croisées de ses divers et nombreux personnages.
L'épilogue, qui se place un mois après, nous montre comment se sont nouées et dénouées les histoires d'amour des protagonistes.

Casting

Le casting de ce film est prestigieux. Au côté de Hugh Grant (qui incarne un improbable 1er ministre), on trouve Emma Thompson, Keira Knightley, Colin Firth, Liam Neeson, Bill Nighy, Claudia Schiffer, etc.

Bande son

La bande son originale a été composée par Craig Armstrong. On y entend aussi Dido, Maroon 5, Norah Jones, The Beach Boys, Texas, Otis Redding, etc.

Mon opinion sur ce film 

Gentillette comédie romantique carrément décevante au regard du casting et des antécédents du réalisateur. Sans toutefois rejoindre la critique au vitriol que fit Will Self de ce film : "La plus malsaine et grotesque manipulation des sentiments de l'audience de cinéma depuis Le triomphe de la volonté de Leni Riefenstahl", ce qui est tout de même légèrement excessif et fait trop d’honneur à un film qu’on oublie sitôt après qu’on l’ait vu, je n'y ai pas trouvé beaucoup d'intérêt même si j'ai ri (ou plutôt souri) à certaines répliques (en particulier celles d'Hugh Grant qui, quel que soit le navet dans lequel il joue, est toujours irrésistible) ou apprécié le jeu d'un acteur de 10 ans, Thomas Sangster, dont la maturité m'a stupéfié. Ce même jeune acteur est aussi musicien et c'est lui-même qui joue de la batterie dans le film. Pour ce rôle, il a été nominé pour un "Golden Satellite Award" and "Young Artist Award ». Malgré son jeune âge, Love actually était son 7ème film ! Accessoirement, il s'avère aussi être un cousin de Hugh Grant. Malheureusement, et cela on le sait depuis longtemps, quelques bons acteurs mis ensemble ne suffisent jamais à réaliser un bon film si le scénario est inexistant (ou, dans ce cas, insuffisant).  

Mon classement

Un navet gentillet. Si vous n'avez rien d'autre à faire, vous passerez un moment agréable. A déconseiller cependant aux enfants de moins de 12 ans car certaines scènes "chaudes" pourraient être choquantes.

Je vous recommande plutôt :



samedi 21 mars 2015

LA SAGA STARWARS de George Lucas (USA 1977-2019)


Star Wars (en français, La Guerre des étoiles) est la plus longue saga cinématographique de science-fiction imaginée à ce jour par GeorgeLucas. D'abord conçue comme une trilogie sortie entre 1977 et 1983, la saga s'est ensuite augmentée de trois nouveaux films sortis entre 1999 et 2005 racontant des événements antérieurs aux premiers. La première trilogie (épisodes IV, V et VI) ainsi que la deuxième trilogie (épisodes I, II et III) ont connu un grand succès commercial et un accueil critique sans précédent jusqu’à devenir un classique de l’histoire du cinéma de science-fiction et même du cinéma tout court. Dans un souci de cohérence et pour atteindre un résultat qu'il n'avait pas pu obtenir dès le départ, le créateur de la saga a également retravaillé les films de sa première trilogie, ressortis en 1997 et 2004 dans de nouvelles versions. Les droits d'auteur de Star Wars ont été achetés en octobre 2012 par la Walt Disney Company pour un peu plus de 4 milliards de dollars : la sortie au cinéma du VIIe épisode de la saga est prévu pour le 18 décembre 2015.

Présentation

En accord avec les lois du genre space opera, l'action est censée se dérouler « Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine » et se fonde sur la lutte entre les chevaliers Jedi et les Sith. Le personnage central, Anakin Skywalker, cède à la tentation du côté obscur de la Force pour devenir Dark Vador, puis il connaît sa rédemption grâce à l'action de son fils, Luke Skywalker. Le monde de Star Wars est inspiré de nombreuses œuvres cinématographiques (serials, western, cinéma japonais), mais aussi littéraires (essentiellement des ouvrages de Frank Herbert, Joseph Campbell, mais aussi d'Isaac Asimov et de J. R. R. Tolkien) et de faits historiques. Les nombreux personnages emblématiques, humains et aliens, ont permis de lancer quelques carrières d'acteurs, notamment celle de Harrison Ford, Ewan McGregor, Natalie Portman, Keira Knightley ou encore Hayden Christensen.  Il en est de même d'expressions et de notions ou d'inventions qui ont marqué l'imaginaire de tout un chacun sans que nous ayons forcément vu les films : c'est le cas du sabre-laser, du personnage de Dark Vador, des droïdes R2-D2 et de son acolyte C-3PO, de la musique emblématique de la série (composée par John Williams) ou d'expressions depuis passées dans le langage courant, comme "du côté lumineux ou du côté obscur de la force". À son tour, le monde créé par George Lucas a influencé de nombreux réalisateurs et contribué à la création de nouvelles techniques dans le domaine du cinéma, notamment en ce qui concerne le montage, les bruitages et les effets spéciaux.

Résumé

* La trilogie initiale, comprenant les épisode IV (La guerre des étoiles : Un nouvel espoir), épisode V (L’empire contre-attaque) et épisode VI (Le retour du Jedi), est sortie au cinéma entre 1977 et 1983.


> Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir [1er épisode de la saga, sorti en 1977, réédité en 1997] débute lorsque le croiseur de Dark Vador capture le vaisseau de la princesse Leia (Carrie Fisher) qui détient les plans volés de l'Étoile Noire, l'arme absolue du puissant Empire galactique. La princesse dissimule les plans dans la mémoire du droïde R2-D2 qui s’éjecte sur la planète Tatooine en compagnie de son alter ego C-3PO. Les droïdes sont capturés par des ferrailleurs Jawas avant d'être finalement vendus à la ferme d'Owen Lars où vit Luke Skywalker (Mark Hamill), un jeune fermier qui rêve d'aventures. Ce dernier intercepte un message de la princesse Leia qui cherche de l'aide d'un certain Obi-Wan Kenobi (Alec Guinness). Ce dernier est un vieux Jedi qui vit en ermite sur Tatooine depuis la fin de la Guerre des Clones (au centre des épisodes suivants) et l'avènement de l'Empire. Il révèle à Luke qu'il était un ami de son père avant que ce dernier ne soit « assassiné » par Dark Vador, un Jedi déchu perverti par le côté obscur de la Force. Avec l'aide d'Obi-Wan Kenobi, du contrebandier Han Solo (Harrison Ford) et de son copilote Chewbacca, Luke parvient à libérer la princesse Leia et à apporter les plans de l’Etoile Noire à ses alliés. Ceux-ci parviennent à identifier le point faible de la l’arme et lancent une offensive contre celle-ci. L'apogée du film est atteinte lors de la Bataille de Yavin qui se solde par la destruction de l'Étoile Noire et la victoire de l'Alliance rebelle. C’est au cours de cet assaut que meurt Obi-Wan Kenobi, l’instructeur d’Anakin Skywalker (Hayden Christensen).


> Star Wars, épisode V: L’empire contre-attaque (2ème ép. de la saga) [1980, réédition 1997] commence lorsque l'Empire attaque la base rebelle de la planète Hoth. Dans la débandade qui s'ensuit, les héros se retrouvent séparés. La princesse Leia (Carrie Fisher), Chewbacca, Han Solo (Harrison Ford) et C-3PO doivent faire face à une panne de leur vaisseau et se réfugient chez un ancien ami du contrebandier, Lando Calrissian, sur la planète Bespin. Dans le même temps, Luke Skywalker (Mark Hamill) suit un entraînement sur Dagobah auprès du maître Jedi Yoda qui lui apprend à se méfier du côté obscur de la Force. Vador s'empare de ses amis pour tenter d'attirer Luke auprès de lui sur Bespin et en faire un allié de l'Empire. Han Solo se retrouve emprisonné dans un bloc de carbonite, puis est offert au mafieux Jabba le Hutt sur Tatooine. Lors d'un éprouvant duel, Dark Vador révèle à Luke qu'il est son père [Réplique culte : "Je suis ton père"]. Celui-ci, plutôt que de se rendre, choisit de se jeter dans le vide et est sauvé in extremis par ses compagnons.


> Star Wars, épisode VI: Le retour du Jedi (3ème ép. de la saga) [1983, repris 1997] commence au moment où les héros préparent un plan destiné à secourir Han Solo (Harrison Ford) des mains de Jabba le Hutt. Dans le même temps, l'Empire met au point une deuxième station de combat, l'Étoile de la Mort, dont la construction est supervisée par l'Empereur Palpatine (Ian McDiarmid). L'Alliance rebelle voit donc là une occasion de frapper un coup décisif pour la victoire, d'autant que la station semble vulnérable. En réalité, il s'agit d'un piège destiné à éliminer définitivement les rebelles. Cependant, l'intervention du petit peuple des Ewoks sur Endor permet de retourner la situation. Dans les quartiers de l'Empereur, Luke (Mark Hamill) tente de ramener son père, Darth Vader/Dark Vador (alias Anakin Skywalker Hayden Christensen), du bon côté de la force. Alors que l’empereur Palpatine se prépare à tuer Luke, Vador jette son maître dans le puits de la station, non sans avoir été gravement blessé lui-même. Il meurt en paix dans les bras de son fils Luke tandis que les rebelles détruisent l'Étoile de la Mort. Alors que l'on célèbre la fin de l'Empire dans la galaxie, les esprits d'Anakin, d'Obi-Wan et de Yoda se réunissent une dernière fois avant de se fondre dans la Force.

* La 2ème Trilogie est aussi appelée par les spécialistes « prélogie » puisque, bien que sortie entre  1999 et 2005, elle concerne des événements antérieurs à la trilogie originale.


> Star Wars, épisode I : La menace fantôme (1er ép. de la 1ère "prélogie") [1999- réédition 2012] débute 32 ans avant les événements de l'épisode IV : Un nouvel espoir. Deux Jedi, Qui-Gon Jinn (Liam Neeson) et son apprenti Obi-Wan Kenobi (Ewan McGregor) sont chargés d'enquêter sur une crise politique touchant la planète pacifique de Naboo. Celle-ci est envahie, et sa reine, Padmé Amidala (Natalie Portman), fuit la planète avec les Jedi pour plaider sa cause devant le Sénat, sur Coruscant. En chemin, le groupe s'arrête sur Tatooine pour réparer son vaisseau et y rencontre un jeune esclave, Anakin Skywalker (Jake Lloyd), qui présente une forte sensibilité à la Force. Anakin rejoint le groupe. Les héros se rendent vite compte que le Sénat joue double jeu et ne fera rien pour les aider. Ils repartent sur Naboo pour mener eux-mêmes la libération de la planète, tandis que le sénateur Palpatine (Ian McDiarmid) profite de la crise pour accéder au pouvoir (il est devenu empereur dans la trilogie originale). Sur Naboo, un mystérieux Sith, Dark Maul, tue Qui-Gon, avant d'être tué par Obi-Wan Kenobi. La planète est finalement libérée et Anakin entame une formation de Jedi, tandis que les maîtres Yoda et Mace Windu s'interrogent sur un possible retour des Sith.



> Star Wars, épisode 2 : L’attaque des clones (2ème ép. de la 1ère "prélogie") [17 mai 2002] se déroule 10 ans plus tard. La République envisage de créer une armée pour lutter contre les forces séparatistes qui prennent de l'importance dans la galaxie. Obi-Wan Kenobi (Ewan McGregor) est chargé de retrouver la trace d'un mystérieux tueur et découvre qu'une armée de clones a déjà été commandée par la République, de façon non officielle. Dans le même temps, Anakin (Hayden Christensen) doit maintenir Padmé Amidala (Natalie Portman) désormais sénatrice, en sécurité et ils tombent amoureux l’un de l’autre. Kenobi est finalement fait prisonnier par les séparatistes et Anakin vient à son secours avec la sénatrice, tandis que le Sénat vote les pleins pouvoirs au chancelier Palpatine, qui proclame la création d'une Grande Armée de la République. Celle-ci, menée par les Jedi, intervient pour secourir les héros, déclarant de fait la guerre des clones. Peu après la bataille, Anakin épouse secrètement Padmé sur Naboo, la planète natale de la sénatrice.


> Star Wars, épisode III : La revanche des Sith (ép. 3 de la 1ère "prélogie")  [18 mai 2005] débute lorsque les Jedi, Skywalker et Obi-Wan Kenobi, sauvent le chancelier suprême Palpatine capturé par les séparatistes durant la guerre. Peu à peu, l'influence de ce dernier devient de plus en plus forte. Dans le même temps, les Jedi suspectent de plus en plus la présence d'un Seigneur Sith dans les hautes sphères du pouvoir. Alors que des chevaliers sont envoyés lutter aux quatre coins de la galaxie avec leurs bataillons de clones, Anakin découvre que le chancelier est le Seigneur Sith en question. Cependant, ce dernier lui explique avoir les moyens de sauver Padmé d'une mort jugée certaine. Anakin empêche alors les Jedi de tuer le Sith en s'interposant dans son duel contre le maître Jedi, Mace Windu. Palpatine en profite pour éliminer ce dernier et décrète ensuite l'ordre 66 : tous les chevaliers sont éliminés par les clones. Certains, cependant, comme maître Yoda et Obi-Wan Kenobi échappent au massacre. Le premier part affronter Palpatine, nouvellement autoproclamé Empereur et échoue. Dans le même temps, Obi-Wan affronte Anakin, tombé sous l’influence de Palpatine et devenu le seigneur Vador. Lors du combat, il le laisse agonisant au bord d'une rivière de lave où il est gravement brûlé. Le Jedi transporte ensuite Padmé jusqu'à son vaisseau puis quitte la planète. Rejoint par Bail Organa et Yoda, Obi-Wan conduit Padmé à un centre médical. Elle y accouche de deux jumeaux, Luke (le futur Luke Skywalker) et Leia (la future princesse), avant de mourir. Luke est confié à son oncle et à sa tante sur Tatooine, tandis que la seconde est élevée par la famille royale d'Alderaana. Palpatine fait secourir Vador, qui ne peut plus survivre qu’enfermé dans une imposante armure noire, devenant ainsi, pour la postérité, le terrifiant Dark Vador.


* La 3ème trilogie, dont le 1er épisode (qui sera donc l'épisode VII : Le réveil de la Force) sorti en 2015 et les épisodes suivants (VIII et IX) s’étendre jusqu’en 2019, reprendra là où s’est arrêté l’épisode VI : Le retour du Jedi. A ce jour, le contenu est tenu secret et, vu le gigantesque enjeu financier que ce projet représente, il y a fort à parier qu’il ne sera dévoilé que lors des bandes annonces.
* Star Wars : Rogue One (2016)
* Star Wars, épisode VIII : Les derniers Jedi (2017)
Star Wars, épisode IX : L'ascension de Skywalker (2019)

Pour aller plus loin : Je vous recommande un livre indispensable "Star wars décrypté, de George Lucas à Walt Disney", de Fabrice Labrousse et Francis Schall. Paris, Ed. Bartillat, 2015 (Attention, commandez l'édition la plus récente qui intègre les derniers développements de la franchise après son rachat par Disney). Vous pouvez aussi vous référer au site www.scifi-movies.com créé par Fabrice Labrousse, co-auteur du livre

mardi 17 février 2015

REVIENS-MOI (ATONEMENT) (FR-GB 2008)


Reviens-moi (Atonement) film franco-britannique dramatique de Joe Wright, réalisateur d'Orgueil et préjugés. Le film est sorti en 2008. 

Synopsis

Le film a été adapté du roman de Ian McEwan, Expiation (2001) par Christopher Hampton. Il commence pendant l'été 1935 dans la grande propriété de la famille Tallis, située dans la campagne anglaise. Les enfants, Briony, 13 ans  (Saoirse Ronan), et ses cousins, Lola Quincey, 15 ans et ses deux frères jumeaux, Pierrot et Jackson, s'ennuient et sont livrés à eux-mêmes. La sœur ainée de Briony, Cecilia (Keira Knightley) est amoureuse de Robbie Turner (James McAvoy), un jeune homme employé par sa famille qui, malgré sa condition, a décidé de faire des études de médecine grâce à l'aide financière du chef de la famille Tallis. Il vit avec sa mère, Grace (Brenda Blethyn), la gouvernante des Tallis, dans un modeste pavillon situé sur la propriété.

Lorsque le film commence, on voit Briony en train de mettre la dernière main à une pièce de théâtre qu'elle a écrite et qu'elle veut faire jouer par ses cousins. De la fenêtre de sa chambre, elle surprend sa sœur aînée Cecilia en compagnie de Robbie dans une scène qu'elle interprète comme une scène d’amour alors qu’au contraire les deux jeunes gens se disputaient pour une raison futile. Secrètement amoureuse de Robbie, Briony est jalouse. Un peu plus tard, ne se doutant de rien, Robbie la prend pour messagère pour aller porter une lettre d'excuse à Cecilia. Bien entendu, Briony la lit et la remplace par une autre, beaucoup plus compromettante, que Robbie avait tapée à la machine mais n’avait pas osé la remettre à Cecilia. Lorsque Cecilia reçoit la lettre, elle a de quoi être furieuse contre Robbie mais son attirance pour lui est la plus forte et, alors qu'ils cèdent à leur passion dans la bibliothèque, Briony les surprend et n’a plus le moindre doute sur leur relation.

Pendant le repas qui suit, Briony ne dit rien mais un incident va lui permettre d'assouvir sa vengeance: ses jeunes cousins se sont enfuis. Dans la nuit et dans l'immense parc, parcouru de rivières, de cascades, de lacs, la recherche s'organise. Bien entendu, Robbie, mais aussi le frère aîné de Cecilia, Leon (Patrick Kennedy), revenu de Londres avec son ami millionnaire et débauché, Paul Marshall (Benedict Cumberbatch) prennent part aux recherches. Dans la nuit, Briony trouve sa cousine Lola (Juno Temple), prostrée dans un fourré. L'adolescente a été violée. Briony, tout à sa jalousie, se convainc et convainc sa cousine que le coupable ne peut être que Robbie. Or Robbie n'y est pour rien. Il est néanmoins accusé et emprisonné. On apprendra plus tard que le véritable coupable était l'ami de Leon, le richissime Paul.

Cinq ans ont passé. La guerre a éclaté. Les deux sœurs, Cecilia et Briony, qui ne se parlent plus, ont abandonné leur vie dorée de bourgeoises aisées pour devenir, indépendamment l'une de l'autre, infirmières.  On retrouve Robbie, accompagné de deux compagnons, dans la débâcle de Dunkerque. Il est épuisé, blessé, et mourra de septicémie dans une cave de Dunkerque en attendant son rapatriement en Angleterre. Quant à Cecilia, elle mourra sous les bombes allemandes alors qu'elle est réfugiée dans une station du métro de Londres.

A la fin, on découvre Briony âgée et malade (Vanessa Redgrave) venue présenter, à la télévision, son dernier roman, Atonement (qui signifie « rédemption ») où elle rend hommage à sa sœur et à Robbie dont elle a, par sa jalousie et ses mensonges, brisé la vie.

Mon opinion sur ce film

A part ses quelques longueurs et ses flashes-back qui rendent par moments difficile la compréhension du déroulement des évènements, ce film est splendide. J'avais voulu le voir non pour le réalisateur, car je n'avais pas du tout aimé Orgueil et préjugés, qui était son premier film, et encore moins pour le scénariste, Christopher Hampton, qui avait été celui des Liaisons dangereuses, où je m'étais copieusement ennuyé, mais pour les deux acteurs que j'adore, Keira Knightley (découverte dans The Duchess) et James McAvoy (découvert, lui, dans le rôle du sympathique faune M. Tumnus dans le 1er volet de la saga des Chroniques de Narnia). Je n'ai été déçu ni par l'un ni par l'autre. J'ai aussi retrouvé avec plaisir dans ce film, bien qu'elle ait ici un rôle très secondaire, l'actrice anglaise Brenda Blethyn, découverte dans London river. Quant à Vanessa Redgrave, qui interprète le rôle de Briony âgée et condamnée par la maladie, je dois reconnaître que c'est une très grande et belle actrice qui a su rendre extraordinairement émouvante sa courte mais néanmoins indispensable prestation à la fin du film.

Récompenses

Le film a ouvert le Festival de Venise 2007, ce qui fit de Wright le plus jeune réalisateur à inaugurer, à l'âge de 35 ans, ce festival. Le film a en outre été couronné de l'Oscar 2008 de la meilleure musique de film, oscar mérité, attribué à Dario Marinelli, le Golden Globe Award 2008 pour le meilleur film dramatique (Golden Globe aussi obtenu par des films comme Le pianiste-2003, Aviator-2005, ou The Queen-2007). Le film a en outre été classé 442e meilleur film de tous les temps par le magazine Empire. 

Mon classement

 Film à voir. Attention : Interdit aux moins de 12 ans (scènes de sexe) et scènes de guerre très dures à supporter.

Si vous avez aimé ce film, vous aimerez :

dimanche 11 janvier 2015

Keira KNIGHTLEY (Actrice britannique)


Keira Knightley est née le 26 mars 1985 à Teddington, dans le Middlesex. Elle est de nationalité anglaise. Ses parents étaient dans le métier puisqu'elle est la fille de l'acteur Will Knightley et de la scénariste écossaisse Sharman Macdonald. Elle passa la plus grande partie de son enfance à Richmond, une charmante ville située sur le cours de la Tamise, légèrement au sud de Londres que je connais bien.

Carrière

Elle commença à jouer dès l'école, dans de petites pièces, l'une écrite par sa mère, l'autre par son professeur d'art dramatique de l'époque.   En 1993, à l'âge de sept ans, elle obtient un rôle à la télévision dans Royal Celebration puis dans la série The Bill (1995). Elle continue à tourner dans plusieurs téléfilms jusqu'en 1999, où elle est retenue pour jouer le rôle de Sabé, le leurre de Padmé Amidala, interprété par Natalie Portman, dans le premier épisode de Starwars : la menace fantôme.
Elle commencera une carrière véritablement internationale en 2003 où elle joue le rôle d'Elizabeth Swann aux côtés de Johnny Depp et d'Orlando Bloom dans Pirates des Caraïbes : la malédiction du Black Pearl.

 A 26 ans, sa filmographie est impressionnante, puisqu'elle a déjà tourné dans une trentaine de films, avec des succès inégaux certes.

Je l'ai personnellement découverte dans The Duchess (2008), où elle joue le rôle d'une aristocrate anglaise, ancêtre de Lady Diana, qui a souffert du mépris de son mari à qui elle ne pouvait donner d'enfants et s'est engagée en politique en faveur de la condition féminine.
Je l'ai ensuite retrouvée avec plaisir dans le beau film Never let me go de Mark Romanek (2010), où elle joue aux côtés de Carey Mulligan et Andrew Garfield.

En 2009, elle a affronté les planches pour la première fois dans une adaptation moderne du Misanthrope.

En 2011, elle a participé à la grande opération caritative anglaise "The Red Nose Day" qui a pour but de rassembler des fonds en faveur des défavorisés (principalement les enfants et les personnes âgées) au Royaume Uni et en Afrique. Elle s'est trouvée à cette occasion en compagnie de Rupert Grint et de Tom Felton, deux des acteurs principaux de la saga Harry Potter.

 C'est une actrice qui séduit par ses yeux immenses, son apparence fragile, et un charme particulier qui tranche avec le formatage insupportable, au visage le plus souvent refait, des actrices internationales, en particulier américaines, que l'on dirait "clonées".

Autres films où elle joue :

jeudi 8 août 2013

THE DUCHESS Film de Saul DIBB (GB-2008)


The Duchess, film historique anglais de Saul Dibb (2008) 

Synopsis

Inspiré de la biographie Georgiane, duchess of Devonshire d'Amanda Foreman, le film se déroule au XVIIIe siècle en Angleterre. Il évoque la vie de Georgiana Cavendish (Keira Knightley), duchesse de Devonshire. Le film a d'ailleurs été tourné dans les lieux mêmes où se sont déroulés les faits puisqu'il s'agit du château de Chatsworth House, la résidence des ducs de Devonshire.

Après son mariage à 17 ans avec ce qu'il est convenu d'appeler "un beau parti", le richissime duc de Devonshire (Ralph Fiennes), qui ne l'a épousée que pour qu'elle lui donne un héritier mâle, son mariage tourne au cauchemar car il lui en veut de ne lui avoir donné  que deux filles. Il lui impose donc  sa maîtresse, qui deviendra aussi sa meilleure amie.

Outre cette situation pénible, le duc brutalise Georgiana et la méprise alors qu'elle n'est ni idiote, ni laide et ne mérite absolument pas le sort qui lui est fait.

Au lieu de s'effacer, Georgiana se rebiffe et s'engage dans ce que nous appellerions de nos jours "les causes humanitaires", venant en aide aux pauvres et soutenant le parti libéral naissant dont elle devient l’une des plus ferventes militantes du droit des femmes, se dressant même, avec une lucidité qui l'honore, contre les chefs de celui-ci qui veulent bien de son argent mais ne la considèrent pas comme leur égale parce qu'elle est une femme.

Le plus extraordinaire est que Georgiana a réellement existé et qu'elle est l'ancêtre d'une certaine Lady Diana Spencer, autrement dit Lady Di, dont on ne connaît que trop le mépris dont l’a entourée le Palais et le sort que lui a réservé l'histoire. La bande annonce fait d'ailleurs référence à cette filiation puisqu'on y voit une photo de l'auguste descendante de Georgiana. En outre, la phrase mise en exergue "There were three people in her marriage." peut aussi bien s'appliquer à Georgiana qu'à Lady Di.  


Mon opinion sur ce film   

Magnifique film ! J'ai vu ce film sur grand écran à sa sortie et, si vous ne l'avez pas vu, je ne peux que vous recommander de le voir au moins en DVD, si possible en anglais car les images des décors naturels et des costumes d'époque sont somptueux et le film est superbement interprété.

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