Ce blog est consacré au cinéma et aux séries TV. J'y traite principalement des films et des séries que j'aime mais je me réserve aussi le droit d'en critiquer certains.
Cœurs ennemis (The
Aftermath) est un film dramatique germano-britannico-américain réalisé
par le réalisateur britannique James
Kent (The white queen), sorti en
2019.
Présentation
Le film commence pendant l’hiver
1946, après la reddition de l’Allemagne nazie. Rachael (Keira Khightley), une jeune femme anglaise qui a perdu son fils de
11 ans dans les bombardements de Londres, arrive en Allemagne, pour rejoindre
son mari, le commandant Lewis Morgan (Jason
Clarke), chargé de la reconstruction de Hambourg, rasée par les
bombardements Alliés.
Une somptueuse demeure à l’écart
de la ville, épargnée par les bombes, a été réquisitionnée pour eux. Elle est
celle d’un jeune architecte, Stefan Lubert (Alexander Skarsgard) qui y vit seul avec sa fille adolescente, Freda
car sa femme a été tuée. Par humanité, Lewis va permettre aux Lubert de rester
dans leur demeure à condition d’habiter le grenier et de rester discrets. Mais
même cela paraît un sacrifice trop grand pour Rachael qui hait les Allemands
qui lui ont tué son fils. La haine est aussi forte du côté de Freda, qui rend
responsables les Anglais d’avoir tué sa mère. Autant par refus de l’autorité que
par défi, elle se rapproche d’Albert (Jannik
Schümann, vu dans Moi et mon monde), un hitlerjugen
jusqu’auboutiste, qui a juré d’assassiner Lewis.
La cohabitation se fait malgré
tout et peu à peu, Rachael tombe sous le charme du beau Stefan, d’autant que,
depuis la mort de son fils, elle n’a plus aucun amour pour son mari.
Mon opinion
J’ai beaucoup aimé ce film
magnifique auquel son titre français, une fois de plus, ne rend pas justice. En
effet, en anglais, The aftermath, ce
sont les « récoltes » et, par extension, les « conséquences de
ses actes » comme dans l’expression française « Qui sème le vent récolte la tempête ». Peut-être eût-il
mieux valu garder, sans le traduire, le titre original, qui est celui du roman de
Rhidian Brook dont est adapté le
film. En effet, les personnages sont confrontés aux conséquences de la guerre
qui sont pour eux autant de plaies ouvertes. J’ai vu de nombreux films sur la 2nde
guerre mondiale (Mémoires de nos pères, Pearl Harbor, Fury, etc.) mais toujours, jusque-là, à travers le regard des vainqueurs et
jamais, à ce jour, à travers celui des vaincus. Très beau film porté par de
grands acteurs, qui mérite d’être vu.
Soie (adapté du best-seller "Seta" d’Alessandro
Baricco) est un film du réalisateur canadien François Girard co-produit entre
cinq pays (France, Italie, Grande-Bretagne, Canada et Japon). Il a été réalisé
en 2007 et n'est sorti qu'en 2009.
Synopsis
L'action commence en 1861. Hervé
Joncourt (Michael Pitt), un jeune
officier, est amoureux d'Hélène (Keira Knightley). Dans le roman, l'action est censée se passer à Lavilledieu, en
Ardèche, en pleine période du développement de la sériciculture. Mais les vers
à soie souffrent d'une maladie qui les fait mourir. Un homme entreprenant du
village, Baldabiou, propose à Hervé d'abandonner la carrière militaire dans
laquelle il ne s'était engagé que pour complaire à son père et d'aller
chercher, pour le compte des industriels du village, des œufs de vers à soie au
Japon où ils étaient exempts de maladie. La mission est risquée car, à
l'époque, le Japon est totalement interdit aux étrangers et le jeune homme
prend d'énormes risques pour y parvenir.
Avant de partir, Hervé Joncourt épouse Hélène. Malgré la longueur et les difficultés du voyage, la mission
d'Hervé est couronnée de succès. Il rencontre le seigneur de guerre pour lequel
il avait une lettre d'introduction et celui-ci lui vend les œufs tant attendus.
Pendant son séjour chez son hôte, il entrevoit une très belle jeune femme qui
est semble-t-il l'épouse de ce dernier. Bien qu'il en tombe amoureux, il ne se
passe rien entre eux.
De retour en France, avec
l'argent de cette première mission, il achète une maison et promet à sa femme d'y
planter un jardin de lys blancs.
Au cours d'une deuxième mission,
il revient en territoire connu et est accueilli en ami. Au cours du séjour, la
mystérieuse jeune femme lui fait remettre un court message par un serviteur.
A son retour, Hervé Joncourt n'a
de cesse que de comprendre le sens du message qui lui a été remis et, sur les
conseils de Baldabiou, il se rend à Lyon dans un bordel de luxe tenu par Mme
Blanche (Miki Nakatani), une japonaise, qui accepte de lui traduire le message qui est en fait un
message d'adieu.
Bien qu’entre-temps les travaux de
Pasteur aient permis d'éradiquer la maladie du ver à soie et qu'il ne soit plus
nécessaire d'entreprendre un voyage aussi périlleux au Japon, Hervé insiste
pour être chargé d'une troisième mission. Celle-ci se déroule mal car le Japon
est alors en guerre et, lorsqu'il parvient au village qu'il a connu prospère,
celui-ci n'est plus que ruines fumantes. Il trouve cependant l'ancien serviteur
de la belle inconnue et celui-ci le conduit sur les traces de la caravane qui
emmène sa maîtresse loin du village dévasté. Pris par le seigneur de la guerre
qu'il avait trahi, celui-ci lui laisse la vie sauve mais exécute le jeune
serviteur. Hervé revient en France mais les œufs qu'il a pu acheter sur le
retour ont éclos avant qu’il n’arrive et son expédition est un échec.
Pour se faire pardonner son échec
par ses commanditaires, et afin de donner du travail au village, Hervé met
toute sa fortune pour embaucher les villageois à l'aménagement du jardin promis
à son épouse. Celui-ci sera entièrement planté de fleurs blanches.
Quelque temps après, il reçoit du
Japon une longue lettre. Il retourne à Lyon où Mme Blanche la lui traduit :
c'est une très belle lettre d'amour contenant des détails intimes et se
concluant par un adieu définitif.
Hélène commence à dépérir. Sur
son lit de mort, Hervé se confie à elle. Après son décès, il se rend à Lyon où
il ne trouve plus Mme Blanche, partie à Paris. Après de longues recherches, il finit
par la rencontrer et celle-ci lui confesse que c'était Hélène qui lui avait
dicté la dernière lettre et qu'elle s'est seulement bornée à la traduire en
japonais.
Le film se termine sur une scène
extrêmement émouvante où Hervé confie à son protégé Ludovic (Mark Rendall), le fils qu'ils n'ont pas eu sa
femme et lui, la tâche de veiller sur le jardin d'Hélène.
Mon jugement sur ce film
Je craignais le pire de
l'adaptation de ce roman qui est un pur chef-d’œuvre d'écriture. A vrai dire,
je ne concevais même pas que l'on puisse adapter une telle œuvre où l'écriture
est tellement épurée qu'elle confine, d'une part, au haïku et d'autre part, à
la partition musicale. Car lorsqu'on lit Alessandro Baricco, par ailleurs
musicologue, on a l'impression d'entendre une musique.
Je salue sans réserve
l'adaptation de François Girard qui, selon moi, a réussi la gageure d'adapter
cette œuvre que je jugeais inadaptable avec une maestria d'autant plus
stupéfiante que ce film n'est que son quatrième. Il est parvenu à garder au
film le côté élégiaque de l'écriture si personnelle de Baricco en filmant dans des paysages
sous la neige et l'omniprésence de la couleur blanche.
La bande son, composée par le
grand compositeur japonais Ryuichi Sakamoto, est très belle et, alternant
influences occidentales et orientales, s'accorde parfaitement avec l'ambiance
du film.
Mon classement : Adaptation
réussie d'un roman inadaptable.
Si vous avez aimé ce film, vous aimerez sans doute aussi :
Le Roi Arthur (King
Arthur) est un film américain
réalisé en 2004 par Antoine
Fuqua.
Synopsis
L'action est censée se dérouler
en 467 après J.-C. Rome, en proie à la dégénérescence de ses institutions, est victime
des attaques répétées des peuples
barbares qui se pressent à toutes ses frontières et n’est plus capable de faire régner
l’ordre dans son Empire trop étendu. Le pouvoir se replie sur l'Italie,
abandonnant peu à peu toutes ses anciennes colonies à leur sort. Après
plusieurs siècles de domination sur la Grande-Bretagne, les Romains s'en retirent face aux invasions des Saxons. Lors des conquêtes menées dans l’est
de l’Europe, ils ont incorporé des cavaliers Sarmates, réputés pour leur
bravoure et leur art du combat, leur promettant de les libérer de leurs
engagements envers Rome après 15 ans de service. Ces cavaliers sont sous les
ordres d'un officier romain, de mère celte, Artorius Castus, dit Arthur (Clive Owen).
Le film commence au moment où,
ayant accompli leur dernière mission qui consistait à sauver l’évêque Germanus d’une
embuscade des Pictes, dont le chef est un certain Merlin, ils attendent qu’on
leur délivre le sauf-conduit qui leur permettra de
regagner leur lointaine patrie.
Mais, avant de leur remettre ces
précieux documents, Germanus leur donne une dernière mission : ramener à l'abri
du camp romain, situé au sud du mur
d’Hadrien, la riche famille de Marius Honorius (en particulier son fils Alecto,
un adolescent pressenti pour devenir le futur pape), qui vit en pays Picte.
Les chevaliers sarmates,
Lancelot, Tristan, Bors, Dagonet, Gauvain et Galahad, sont réticents à l'idée
d'accomplir cette dernière mais périlleuse mission, mais leur chef Arthur parvient à les en convaincre. Alors que les Saxons, menés par le roi Cerdic et son fils Cynric
ont débarqué dans le nord de l’île et la ravagent, Arthur et ses chevaliers
atteignent le domaine de Marius Honorius. Contre toute attente, celui-ci se
refuse à les suivre. Ils découvrent aussi les traitements inhumains auxquels le
Romain, malgré sa foi chrétienne, soumet ses serfs et les païens dont il
est le maître. Arthur, de culture romaine et formé aux idées de justice prônées
par Pélage, est horrifié. Parmi les serfs qu'il libère se trouve une jeune femme picte, du nom de Guenièvre (Keira Knightley), qui a été victime des mauvais traitements d'Honorius. Malgré ses protestations, les Sarmates contraignent Honorius
à les suivre. Sur le chemin du retour, Guenièvre conduit Arthur à son père, Merlin.
Celui-ci propose à Arthur de faire une alliance entre Sarmates et Pictes contre
les envahisseurs Saxons. Plus tard, alors qu'Honorius tente de s'enfuir en prenant en otage un jeune garçon, il est tué par Guenièvre qui est une archère redoutable. Avant
d’arriver au camp romain, Alecto révèle à Arthur que celui qu’il révérait pour
ses enseignements égalitaires, Pélage, a été exécuté à Rome pour hérésie par
ceux-là même qu’Arthur défend.
Talonnés par l'avant-garde
saxonne qui détruit tout sur son passage, Arthur et ses chevaliers s'arrêtent
après avoir traversé un lac gelé pour faire face aux Saxons et donner aux
réfugiés le temps de regagner l'abri du mur d'Hadrien. L’un des compagnons
d’Arthur, Dagonet, se sacrifie pour briser la glace du lac qui engloutit ainsi la plus grande
partie de l’armée saxonne.
Sa mission accomplie, Arthur, écœuré par l’exécution de son maître Pélage, choisit de rester en
Grande-Bretagne et de prendre la tête de la défense de son pays natal avec
l'aide des Pictes. Ses compagnons, bien que théoriquement libres, choisissent aussi de lui rester fidèles et renoncent à regagner leur pays. Une grande bataille a lieu à Mount Badon entre les
Saxons et l'armée d'Arthur ; au cours de celle-ci, Lancelot est tué ainsi que
Tristan, après qu'il ait sauvé Guenièvre.
Après la mort de leur roi, la
déroute des Saxons est complète. Merlin proclame Arthur roi de Bretagne et
célèbre son mariage avec sa fille Guenièvre, mariage qui scellera l'alliance de
tous les peuples de Bretagne.
Mon opinion sur ce film
L’idée de départ du réalisateur
de traiter la légende arthurienne sous un angle historique original était intéressante. Après tout, tout ce que l'on sait d'Arthur et de ses compagnons
a été forgé des siècles après les faits, eux-mêmes tellement déformés par la légende et
ses multiples interprétations que toutes les adaptations sont a priori
possibles.
Encore eut-il fallu que les
scénaristes respectent une certaine cohérence. L'introduction des cavaliers
Sarmates, bien qu’elle soit peu connue, est historique. Elle repose sur les
travaux de Linda Ann Malcor, et particulièrement sur son livre « De Scythie à Camelot » qui montre
l'intégration dans l'armée romaine de ces combattants expérimentés enrôlés pour
défendre le mur d'Hadrien construit sous l’empereur Hadrien pour séparer le
nord de l'Angleterre, occupé par Rome, de l'Ecosse. Le problème est que le film se base
sur une chronologie totalement aberrante : en effet les événements qu'on nous présente
ne sont pas contemporains les uns des autres. En ce qui concerne cette période, il y a peu de certitudes historiques mais
il y en a malgré tout quelques-unes en lesquelles on peut avoir confiance. La Chronique anglo-saxonne, par exemple,
nous dit que les Saxons n’ont débarqué en Angleterre qu'en 495, soit une 30e
d'années après les événements montrés
dans le film. Il n'y eut donc jamais d'affrontements directs entre Saxons et Romains, ces derniers ayant déjà
quitté l'île des dizaines d'années avant l'arrivée des Saxons sur le sol britannique.
Quant à Pélage, il serait mort en 420 environ, soit une 40e d'années
avant l'époque où est censé se
dérouler le film. Ces deux faits sont donc totalement incompatibles avec un
scénario que l'on nous présente comme "la véritable histoire du roi
Arthur" ce qui est pour le moins présomptueux. Géographiquement, le film est tout aussi peu crédible :
la bataille de Mount Badon (lieu clé de l'action du film) entre Arthur et les
Saxons se serait déroulée, selon les archéologues, près de Bath, dans le
sud-ouest de l’Angleterre et pas du tout près du mur d'Hadrien, qui se trouve,
lui, à l'extrême nord de l'Angleterre. Le seul élément qui ait un peu de
vraisemblance reste l’introduction des cavaliers Sarmates mais ils n'ont pu en
aucune manière servir de modèle aux légendes arthuriennes.
On pourrait faire l'impasse sur
ces anachronismes si ce film assumait ses incohérences, comme l'ont
fait d'autres films. J’ai, dans ce domaine, les idées assez large. J'ai, par
exemple, adoré Chevalierde Brian Helgeland avec Heath Ledger et, à un titre moindreLancelot, le premier chevalier avec Richard Gere (dans le rôle de Lancelot)
et Sean Connery (dans celui du roi
Arthur). J'ai aussi regardé, sans trop de réticence, Excalibur de John Boorman, malgré toutes les libertés
qu’il prend avec la légende arthurienne. En effet, si aucun de ces films ne
respecte à la lettre l'histoire de la chevalerie ou des légendes arthuriennes, Chevalierest néanmoins pour moi un film formidable, plein de trouvailles,
d'humour et d'inventivité (sans parler de la bande son complètement déjantée, en total
décalage avec l'époque, mais tellement génialement utilisée qu'on en redemande).
J’adore aussi le Merlin l'enchanteur de Walt Disney et la récente série Merlin de la télévision anglaise,
malgré ses incohérences et son manque évident de moyens. Mais, dans tous ces
films, les anachronismes sont voulus et assumés et on les accepte d’autant
mieux que les réalisateurs n’ont jamais eu la prétention de vouloir faire des "films
historiques".
C'est sans doute justement parce
qu'il n'est, en fin de compte, rien d'autre qu'un film d'action, où les
batailles et les tueries se succèdent jusqu’à l’écœurement, que ce
film a plu au grand public. Par contre la critique n'a pas été dupe
avec 31% seulement d’avis positifs, un score moyen de 4,9/10 sur la base de 183
critiques collectées, sur le site internet Rotten Tomatoes et de 46/100, sur la
base de 39 critiques, sur Metacritic. En France, les critiques ont été
contrastées : pour Le Parisien, il s'agit
d'un « grand et beau spectacle » avec
de « sérieux atouts ».Première,
la revue spécialisée de cinéma, généralement plus critique, y a vu une « histoire inattendue et plutôt intéressante
» avec de « bons acteurs » (ce qu’on ne saurait nier), L'Écran
fantastique évoque « un postulat
intéressant pour un résultat mitigé », Positif, un « brave film d'aventures » aux «
agréables clichés » et Télérama une «pseudo-réalité historique
manquant de style ». Je ne suis pas toujours d’accord, loin de là, avec
les critiques cinéma de Télérama mais, pour cette fois, j'y
souscris sans réserve et, si j’avais dû faire la critique de ce film, j’aurais
été nettement plus sarcastique.
Sur le plan technique, le film n'a
pas lésiné sur les moyens : tournage en paysages naturels (quelques superbes
vues d'Irlande) et, nettement moins réussi, construction d'un « faux » mur d'Hadrien (et cela se
voit !). Dans le bonus, le réalisateur nous dit avec fierté qu'il n'a pas
recouru aux images de synthèse. Il aurait franchement mieux valu car je n'ai
jamais vu un décor faire aussi "toc". C’est d’autant plus
inconcevable que le vrai mur d'Hadrien existe encore et qu’il est particulièrement
spectaculaire : il eut fait un merveilleux décor qui aurait valu mille
fois l’horrible décor de carton-pâte que nous montre le film. Quant au reste, malgré les
efforts faits par la production, on a du mal à reconnaître les barbares des
"civilisés". A part que les Pictes qui sont peints en bleu, les différents combattants se différencient si peu les uns des autres qu'on a du mal à savoir qui est qui. Quant aux
chevaliers d'Arthur, à part une Table Ronde si anachronique qu'on se demande si
elle est tombée du ciel, on ne voit pas ce qu'elle fait là si ce n'est pour
nous rappeler qu'on a affaire au « vrai » roi Arthur et à ses
compagnons, dans le cas peu probable où on l'aurait oublié. Quelques scènes
sont spectaculaires : celle du lac gelé (entièrement fabriqué par les
décorateurs), quelques beaux paysages, la fuite éperdue des chevaux à la fin...
Mais à part cela, on ne ressent aucune émotion (même pas lorsqu'on incinère le corps
de Tristan... On ne croit pas une seconde à cette histoire qui s'éternise et
dont la fin (le mariage d'Arthur et de Guenièvre au milieu d'un cercle de
pierre évoquant vaguement un Stonehenge bas de gamme déplacé en bordure de mer)
est d'un ridicule achevé. Bref, pour moi, ce film est un navet complet sans le
moindre intérêt (surtout pas "historique" !)
Love actually est une comédie
romantique britannique de Richard Curtis (2003). Ce film était son quatrième
après les célèbres Quatre mariages et un enterrement, Le journal de Bridget Jones et
Coup
de foudre à Notting Hill, etc.
Synopsis
Le début (et la fin) du film nous
montrent des images de retrouvailles de voyageurs de tout âge et de toute
condition à l'arrivée de l'aéroport d'Heathrow (Londres). Une voix off (qui est
celle de David/Hugh Grant) commente
ces images en disant que "à chaque fois qu'il se sent triste, il pense à
cet amour simple et naturel que ressentent tous ceux (enfants, amis,
amoureux...) lorsqu'ils se retrouvent après un voyage dans un aéroport".
La voix ajoute que tous les messages laissés par les victimes du 11 septembre à
leurs proches furent des messages d'amour et non de haine. Ce commentaire donne le ton général du film
qui est censé se passer un mois avant Noël et raconte les histoires d'amour
croisées de ses divers et nombreux personnages.
L'épilogue, qui se place un mois
après, nous montre comment se sont nouées et dénouées les histoires d'amour des
protagonistes.
Casting
Le casting de ce film est
prestigieux. Au côté de Hugh Grant
(qui incarne un improbable 1er ministre), on trouve Emma Thompson, Keira Knightley, Colin
Firth, Liam Neeson, Bill Nighy, Claudia Schiffer, etc.
Bande son
La bande son originale a été
composée par Craig Armstrong. On y entend aussi Dido, Maroon 5, Norah Jones, The Beach Boys, Texas, Otis Redding, etc.
Mon opinion sur ce film
Gentillette comédie romantique
carrément décevante au regard du casting et des antécédents du réalisateur.
Sans toutefois rejoindre la critique au vitriol que fit Will Self de ce film :
"La plus malsaine et grotesque
manipulation des sentiments de l'audience de cinéma depuis Le triomphe de la
volonté de Leni Riefenstahl", ce qui est tout de même légèrement
excessif et fait trop d’honneur à un film qu’on oublie sitôt après qu’on l’ait
vu, je n'y ai pas trouvé beaucoup d'intérêt même si j'ai ri (ou plutôt souri) à
certaines répliques (en particulier celles d'Hugh Grant qui,quel que soit le navet dans lequel il joue, est
toujours irrésistible) ou apprécié le jeu d'un acteur de 10 ans,Thomas Sangster, dont la maturité m'a
stupéfié. Ce même jeune acteur est aussi musicien et c'est lui-même qui joue de
la batterie dans le film. Pour ce rôle, il a été nominé pour un "Golden
Satellite Award" and "Young Artist Award ». Malgré son jeune
âge, Love
actually était son 7ème film ! Accessoirement, il s'avère aussi
être un cousin de Hugh Grant. Malheureusement,
et cela on le sait depuis longtemps, quelques bons acteurs mis ensemble ne
suffisent jamais à réaliser un bon film si le scénario est inexistant (ou, dans
ce cas, insuffisant).
Mon classement
Un navet gentillet. Si vous n'avez rien d'autre à
faire, vous passerez un moment agréable. A déconseiller cependant aux enfants
de moins de 12 ans car certaines scènes "chaudes" pourraient être choquantes.
Star Wars (en français, La
Guerre des étoiles) est la plus longue saga cinématographique de science-fiction imaginée à ce jour par GeorgeLucas. D'abord conçue comme une trilogie sortie entre 1977
et 1983, la saga s'est ensuite augmentée de trois nouveaux films sortis entre
1999 et 2005 racontant des événements antérieurs aux premiers. La première
trilogie (épisodes IV, V et VI) ainsi que la deuxième trilogie (épisodes I, II
et III) ont connu un grand succès commercial et un accueil critique sans
précédent jusqu’à devenir un classique de l’histoire du cinéma de
science-fiction et même du cinéma tout court. Dans un souci de cohérence et pour atteindre un résultat qu'il
n'avait pas pu obtenir dès le départ, le créateur de la saga a également
retravaillé les films de sa première trilogie, ressortis en 1997 et 2004 dans
de nouvelles versions. Les droits d'auteur de Star Wars ont été achetés en
octobre 2012 par la Walt Disney Company pour un peu plus de 4 milliards de
dollars : la sortie au cinéma du VIIe épisode de la saga est prévu pour le 18 décembre 2015.
Présentation
En accord avec les lois du genre
space opera, l'action est censée se dérouler « Il y a bien longtemps, dans une
galaxie lointaine » et se fonde sur la lutte entre les chevaliers Jedi et les
Sith. Le personnage central, Anakin Skywalker, cède à la tentation du côté
obscur de la Force pour devenir Dark Vador, puis il connaît sa rédemption grâce
à l'action de son fils, Luke Skywalker. Le monde de Star Wars est inspiré de nombreuses œuvres cinématographiques (serials, western, cinéma japonais), mais aussi littéraires (essentiellement des ouvrages de Frank Herbert, Joseph Campbell, mais aussi d'Isaac Asimov et de J. R. R. Tolkien) et de faits historiques. Les nombreux personnages emblématiques,
humains et aliens, ont permis de lancer quelques carrières d'acteurs, notamment
celle de Harrison Ford, Ewan McGregor, Natalie Portman, Keira Knightleyou encore Hayden Christensen. Il en est de même d'expressions et de notions ou d'inventions qui ont marqué l'imaginaire de tout un chacun sans que nous ayons forcément vu les films : c'est le cas du sabre-laser, du personnage de Dark Vador, des droïdes R2-D2 et de son acolyte C-3PO, de la musique emblématique de la série (composée par John Williams) ou d'expressions depuis passées dans le langage courant, comme "du côté lumineux ou du côté obscur de la force". À son tour,
le monde créé par George Lucasa influencé de nombreux réalisateurs et
contribué à la création de nouvelles techniques dans le domaine du cinéma,
notamment en ce qui concerne le montage, les bruitages et les effets spéciaux.
Résumé
* La trilogie initiale, comprenant les épisode IV (La guerre des
étoiles : Un nouvel espoir), épisode V (L’empire contre-attaque) et
épisode VI (Le retour du Jedi), est sortie au cinéma entre 1977 et 1983.
> Star Wars, épisode IV : Un
nouvel espoir [1er épisode de la saga, sorti en 1977,
réédité en 1997] débute lorsque le croiseur de Dark Vador capture le vaisseau
de la princesse Leia (Carrie Fisher)
qui détient les plans volés de l'Étoile Noire, l'arme absolue du puissant Empire
galactique. La princesse dissimule les plans dans la mémoire du droïde R2-D2
qui s’éjecte sur la planète Tatooine en compagnie de son alter ego C-3PO. Les
droïdes sont capturés par des ferrailleurs Jawas avant d'être finalement vendus
à la ferme d'Owen Lars où vit Luke Skywalker (Mark Hamill), un jeune fermier qui rêve d'aventures. Ce dernier
intercepte un message de la princesse Leia qui cherche de l'aide d'un certain
Obi-Wan Kenobi (Alec Guinness). Ce
dernier est un vieux Jedi qui vit en ermite sur Tatooine depuis la fin de la
Guerre des Clones (au centre des épisodes suivants) et l'avènement de l'Empire.
Il révèle à Luke qu'il était un ami de son père avant que ce dernier ne soit «
assassiné » par Dark Vador, un Jedi déchu perverti par le côté obscur de la
Force. Avec l'aide d'Obi-Wan Kenobi, du contrebandier Han Solo (Harrison Ford) et de son copilote
Chewbacca, Luke parvient à libérer la princesse Leia et à apporter les plans de
l’Etoile Noire à ses alliés. Ceux-ci parviennent à identifier le point faible
de la l’arme et lancent une offensive contre celle-ci. L'apogée du film est
atteinte lors de la Bataille de Yavin qui se solde par la destruction de
l'Étoile Noire et la victoire de l'Alliance rebelle. C’est au cours de cet
assaut que meurt Obi-Wan Kenobi, l’instructeur d’Anakin Skywalker (Hayden Christensen).
> Star Wars, épisode V: L’empire contre-attaque (2ème ép. de la saga) [1980, réédition 1997] commence lorsque l'Empire attaque la base rebelle de la
planète Hoth. Dans la débandade qui s'ensuit, les héros se retrouvent séparés. La princesse Leia (Carrie Fisher), Chewbacca, Han Solo (Harrison Ford) et C-3PO doivent faire face à une panne de leur vaisseau
et se réfugient chez un ancien ami du contrebandier, Lando Calrissian, sur la
planète Bespin. Dans le même temps, Luke Skywalker (Mark Hamill) suit un entraînement sur
Dagobah auprès du maître Jedi Yoda qui lui apprend à se méfier du côté obscur de la
Force. Vador s'empare de ses amis pour tenter d'attirer Luke auprès de lui sur
Bespin et en faire un allié de l'Empire. Han Solo se retrouve
emprisonné dans un bloc de carbonite, puis est offert au mafieux Jabba le Hutt
sur Tatooine. Lors d'un éprouvant duel, Dark Vador révèle à Luke qu'il est son
père [Réplique culte : "Je suis ton père"]. Celui-ci, plutôt que de se rendre, choisit de se jeter dans le vide et
est sauvé in extremis par ses compagnons.
> Star Wars, épisode VI: Le retour du Jedi(3ème ép. de la saga)[1983, repris 1997] commence au
moment où les héros préparent un plan destiné à secourir Han Solo (Harrison
Ford) des mains de Jabba le Hutt. Dans le même temps, l'Empire met au point une
deuxième station de combat, l'Étoile de la Mort, dont la construction est
supervisée par l'Empereur Palpatine (Ian McDiarmid). L'Alliance rebelle
voit donc là une occasion de frapper un coup décisif pour la victoire, d'autant
que la station semble vulnérable. En réalité, il s'agit d'un piège destiné à
éliminer définitivement les rebelles. Cependant, l'intervention du petit peuple
des Ewoks sur Endor permet de retourner la situation. Dans les quartiers de
l'Empereur, Luke (Mark Hamill) tente de ramener son père, Darth Vader/Dark Vador
(alias Anakin Skywalker Hayden Christensen), du bon côté de la force. Alors que l’empereur Palpatine
se prépare à tuer Luke, Vador jette son maître dans le puits de la station, non
sans avoir été gravement blessé lui-même. Il meurt en paix dans les bras de son
fils Luke tandis que les rebelles détruisent l'Étoile de la Mort. Alors que
l'on célèbre la fin de l'Empire dans la galaxie, les esprits d'Anakin,
d'Obi-Wan et de Yoda se réunissent une dernière fois avant de se fondre dans la
Force.
* La 2ème Trilogie est aussi appelée par les spécialistes
« prélogie » puisque, bien que sortie entre 1999 et 2005, elle concerne des événements
antérieurs à la trilogie originale.
> Star Wars, épisode I : La menace fantôme (1er ép. de la 1ère "prélogie") [1999- réédition 2012] débute 32 ans avant les événements de l'épisode
IV : Un nouvel espoir. Deux Jedi, Qui-Gon Jinn (Liam Neeson) et son apprenti Obi-Wan Kenobi (Ewan McGregor) sont chargés d'enquêter sur une crise politique touchant la planète
pacifique de Naboo. Celle-ci est envahie, et sa reine, Padmé Amidala (Natalie Portman), fuit la planète avec les Jedi pour plaider sa cause devant le Sénat,
sur Coruscant. En chemin, le groupe s'arrête sur Tatooine pour réparer son
vaisseau et y rencontre un jeune esclave, Anakin Skywalker (Jake Lloyd), qui
présente une forte sensibilité à la Force. Anakin rejoint le groupe.
Les héros se rendent vite compte que le Sénat joue double jeu et ne fera rien pour les aider. Ils repartent sur Naboo pour mener eux-mêmes la libération de la planète, tandis que le
sénateur Palpatine (Ian McDiarmid) profite de la crise pour accéder au pouvoir
(il est devenu empereur dans la trilogie originale). Sur Naboo, un mystérieux
Sith, Dark Maul, tue Qui-Gon, avant d'être tué par Obi-Wan Kenobi. La planète est
finalement libérée et Anakin entame une formation de Jedi, tandis que les
maîtres Yoda et Mace Windu s'interrogent sur un possible retour des Sith.
> Star Wars, épisode 2 : L’attaque des
clones (2ème ép. de la 1ère "prélogie") [17 mai 2002] se déroule 10 ans plus tard. La République
envisage de créer une armée pour lutter contre les forces séparatistes qui
prennent de l'importance dans la galaxie. Obi-Wan Kenobi (Ewan McGregor) est
chargé de retrouver la trace d'un mystérieux tueur et découvre qu'une armée de
clones a déjà été commandée par la République, de façon non officielle. Dans le
même temps, Anakin (Hayden Christensen) doit maintenir Padmé Amidala (Natalie Portman) désormais sénatrice, en sécurité et ils tombent amoureux l’un de l’autre.
Kenobi est finalement fait prisonnier par les séparatistes et Anakin vient à
son secours avec la sénatrice, tandis que le Sénat vote les pleins pouvoirs au
chancelier Palpatine, qui proclame la création d'une Grande Armée de la
République. Celle-ci, menée par les Jedi, intervient pour secourir les héros,
déclarant de fait la guerre des clones. Peu après la bataille, Anakin épouse
secrètement Padmé sur Naboo, la planète natale de la sénatrice.
> Star Wars, épisode III : La revanche des
Sith (ép. 3 de la 1ère "prélogie") [18 mai 2005] débute lorsque les Jedi, Skywalker et Obi-Wan Kenobi,
sauvent le chancelier suprême Palpatine capturé par les séparatistes durant la
guerre. Peu à peu, l'influence de ce dernier devient de plus en plus forte.
Dans le même temps, les Jedi suspectent de plus en plus la présence d'un
Seigneur Sith dans les hautes sphères du pouvoir. Alors que des chevaliers sont
envoyés lutter aux quatre coins de la galaxie avec leurs bataillons de clones,
Anakin découvre que le chancelier est le Seigneur Sith en question. Cependant,
ce dernier lui explique avoir les moyens de sauver Padmé d'une mort jugée
certaine. Anakin empêche alors les Jedi de tuer le Sith en s'interposant dans
son duel contre le maître Jedi, Mace Windu. Palpatine en profite pour éliminer ce dernier et décrète ensuite l'ordre 66 : tous les chevaliers sont éliminés par les
clones. Certains, cependant, comme maître Yoda et Obi-Wan Kenobi échappent au massacre. Le
premier part affronter Palpatine, nouvellement autoproclamé Empereur et échoue.
Dans le même temps, Obi-Wan affronte Anakin, tombé sous l’influence de
Palpatine et devenu le seigneur Vador. Lors du combat, il le laisse agonisant
au bord d'une rivière de lave où il est gravement brûlé. Le Jedi transporte
ensuite Padmé jusqu'à son vaisseau puis quitte la planète. Rejoint par Bail Organa
et Yoda, Obi-Wan conduit Padmé à un centre médical. Elle y accouche de deux
jumeaux, Luke (le futur Luke Skywalker) et Leia (la future princesse), avant de mourir. Luke est confié à son oncle et à sa
tante sur Tatooine, tandis que la seconde est élevée par la famille royale
d'Alderaana. Palpatine fait secourir Vador, qui ne peut plus survivre qu’enfermé
dans une imposante armure noire, devenant ainsi, pour la postérité, le terrifiant Dark Vador.
* La 3ème trilogie, dont le 1er épisode (qui sera donc l'épisode VII : Le réveil de la Force) sorti en 2015 et les épisodes suivants (VIII et IX) s’étendre jusqu’en 2019, reprendra là
où s’est arrêté l’épisode VI : Le retour du Jedi. A ce jour, le contenu est tenu secret et, vu
le gigantesque enjeu financier que ce projet représente, il y a fort à parier
qu’il ne sera dévoilé que lors des bandes annonces.
* Star Wars : Rogue One (2016)
* Star Wars, épisode VIII : Les derniers Jedi (2017) * Star Wars, épisode IX : L'ascension de Skywalker (2019) Pour aller plus loin : Je vous recommande un livre indispensable "Star wars décrypté, de George Lucas à Walt Disney", de Fabrice Labrousse et Francis Schall. Paris, Ed. Bartillat, 2015 (Attention, commandez l'édition la plus récente qui intègre les derniers développements de la franchise après son rachat par Disney). Vous pouvez aussi vous référer au site www.scifi-movies.comcréé par Fabrice Labrousse, co-auteur du livre.
Reviens-moi (Atonement)
film franco-britannique dramatique de Joe Wright, réalisateur d'Orgueil et
préjugés. Le film est sorti en 2008.
Synopsis
Le film a été adapté du roman de
Ian McEwan, Expiation (2001) par
Christopher Hampton. Il commence pendant l'été 1935 dans la grande propriété de
la famille Tallis, située dans la campagne anglaise. Les enfants, Briony, 13
ans (Saoirse Ronan), et ses cousins, Lola Quincey, 15 ans et ses deux
frères jumeaux, Pierrot et Jackson, s'ennuient et sont livrés à eux-mêmes. La sœur
ainée de Briony, Cecilia (Keira Knightley) est amoureuse de Robbie Turner (James McAvoy), un jeune homme employé par sa famille qui, malgré
sa condition, a décidé de faire des études de médecine grâce à l'aide
financière du chef de la famille Tallis. Il vit avec sa mère, Grace (Brenda Blethyn), la gouvernante des
Tallis, dans un modeste pavillon situé sur la propriété.
Lorsque le film commence, on voit
Briony en train de mettre la dernière main à une pièce de théâtre qu'elle a
écrite et qu'elle veut faire jouer par ses cousins. De la fenêtre de sa
chambre, elle surprend sa sœur aînée Cecilia en compagnie de Robbie dans une
scène qu'elle interprète comme une scène d’amour alors qu’au contraire les deux
jeunes gens se disputaient pour une raison futile. Secrètement amoureuse de
Robbie, Briony est jalouse. Un peu plus tard, ne se doutant de rien, Robbie la
prend pour messagère pour aller porter une lettre d'excuse à Cecilia. Bien
entendu, Briony la lit et la remplace par une autre, beaucoup plus
compromettante, que Robbie avait tapée à la machine mais n’avait pas osé la
remettre à Cecilia. Lorsque Cecilia reçoit la lettre, elle a de quoi être
furieuse contre Robbie mais son attirance pour lui est la plus forte et, alors
qu'ils cèdent à leur passion dans la bibliothèque, Briony les surprend et n’a
plus le moindre doute sur leur relation.
Pendant le repas qui suit, Briony
ne dit rien mais un incident va lui permettre d'assouvir sa vengeance: ses
jeunes cousins se sont enfuis. Dans la nuit et dans l'immense parc, parcouru de
rivières, de cascades, de lacs, la recherche s'organise. Bien entendu, Robbie,
mais aussi le frère aîné de Cecilia, Leon (Patrick
Kennedy), revenu de Londres avec son ami millionnaire et débauché, Paul
Marshall (Benedict Cumberbatch)
prennent part aux recherches. Dans la nuit, Briony trouve sa cousine Lola (Juno Temple), prostrée dans un fourré.
L'adolescente a été violée. Briony, tout à sa jalousie, se convainc et convainc
sa cousine que le coupable ne peut être que Robbie. Or Robbie n'y est pour
rien. Il est néanmoins accusé et emprisonné. On apprendra plus tard que le
véritable coupable était l'ami de Leon, le richissime Paul.
Cinq ans ont passé. La guerre a
éclaté. Les deux sœurs, Cecilia et Briony, qui ne se parlent plus, ont
abandonné leur vie dorée de bourgeoises aisées pour devenir, indépendamment
l'une de l'autre, infirmières. On
retrouve Robbie, accompagné de deux compagnons, dans la débâcle de Dunkerque.
Il est épuisé, blessé, et mourra de septicémie dans une cave de Dunkerque en
attendant son rapatriement en Angleterre. Quant à Cecilia, elle mourra sous les
bombes allemandes alors qu'elle est réfugiée dans une station du métro de
Londres.
A la fin, on découvre Briony âgée
et malade (Vanessa Redgrave) venue
présenter, à la télévision, son dernier roman, Atonement (qui signifie « rédemption ») où elle rend
hommage à sa sœur et à Robbie dont elle a, par sa jalousie et ses mensonges,
brisé la vie.
Mon opinion sur ce film
A part ses quelques longueurs et
ses flashes-back qui rendent par moments difficile la compréhension du
déroulement des évènements, ce film est splendide. J'avais voulu le voir non
pour le réalisateur, car je n'avais pas du tout aimé Orgueil et préjugés, qui
était son premier film, et encore moins pour le scénariste, Christopher
Hampton, qui avait été celui des Liaisons dangereuses, où je m'étais
copieusement ennuyé, mais pour les deux acteurs que j'adore, Keira Knightley (découverte dans The Duchess) et James McAvoy (découvert, lui, dans le rôle du sympathique faune M.
Tumnus dans le 1er volet de la saga des Chroniques de Narnia). Je
n'ai été déçu ni par l'un ni par l'autre. J'ai aussi retrouvé avec plaisir dans
ce film, bien qu'elle ait ici un rôle très secondaire, l'actrice anglaise Brenda Blethyn, découverte dans London river. Quant à Vanessa Redgrave,
qui interprète le rôle de Briony âgée et condamnée par la maladie, je dois
reconnaître que c'est une très grande et belle actrice qui a su rendre
extraordinairement émouvante sa courte mais néanmoins indispensable prestation
à la fin du film.
Récompenses
Le film a ouvert le Festival de Venise 2007, ce qui fit de
Wright le plus jeune réalisateur à inaugurer, à l'âge de 35 ans, ce festival.
Le film a en outre été couronné de l'Oscar
2008 de la meilleure musique de film, oscar mérité, attribué à Dario
Marinelli, le Golden Globe Award 2008
pour le meilleur film dramatique (Golden Globe aussi obtenu par des films comme
Le pianiste-2003, Aviator-2005, ou The Queen-2007). Le film a en outre été classé 442e meilleur
film de tous les temps par le magazine Empire.
Mon classement
Film à voir.
Attention : Interdit aux moins de 12 ans (scènes de sexe) et scènes de guerre
très dures à supporter.
Keira Knightley est née le 26
mars 1985 à Teddington, dans le Middlesex. Elle est de nationalité anglaise.
Ses parents étaient dans le métier puisqu'elle est la fille de l'acteur Will
Knightley et de la scénariste écossaisse Sharman Macdonald. Elle passa la plus
grande partie de son enfance à Richmond, une charmante ville située sur le
cours de la Tamise, légèrement au sud de Londres que je connais bien.
Carrière
Elle commença à jouer dès l'école, dans de
petites pièces, l'une écrite par sa mère, l'autre par son professeur d'art
dramatique de l'époque. En 1993, à
l'âge de sept ans, elle obtient un rôle à la télévision dans Royal Celebration
puis dans la série The Bill (1995). Elle continue à tourner dans plusieurs
téléfilms jusqu'en 1999, où elle est retenue pour jouer le rôle de Sabé, le
leurre de Padmé Amidala, interprété par Natalie Portman, dans le premier
épisode de Starwars : la menace fantôme.
Elle commencera une carrière
véritablement internationale en 2003 où elle joue le rôle d'Elizabeth Swann aux
côtés de Johnny Depp et d'Orlando Bloom dans Pirates des Caraïbes : la
malédiction du Black Pearl.
A 26 ans, sa filmographie est impressionnante,
puisqu'elle a déjà tourné dans une trentaine de films, avec des succès inégaux
certes.
Je l'ai personnellement
découverte dans The Duchess (2008), où elle joue le rôle d'une aristocrate
anglaise, ancêtre de Lady Diana, qui a souffert du mépris de son mari à qui
elle ne pouvait donner d'enfants et s'est engagée en politique en faveur de la
condition féminine.
Je l'ai ensuite retrouvée avec
plaisir dans le beau film Never let me gode Mark Romanek (2010), où elle joue
aux côtés de Carey Mulligan et Andrew Garfield.
En 2009, elle a affronté les
planches pour la première fois dans une adaptation moderne du Misanthrope.
En 2011, elle a participé à la
grande opération caritative anglaise "The Red Nose Day" qui a pour
but de rassembler des fonds en faveur des défavorisés (principalement les
enfants et les personnes âgées) au Royaume Uni et en Afrique. Elle s'est
trouvée à cette occasion en compagnie de Rupert Grint et de Tom Felton, deux
des acteurs principaux de la saga Harry Potter.
C'est une actrice qui séduit par ses yeux immenses,
son apparence fragile, et un charme particulier qui tranche avec le formatage
insupportable, au visage le plus souvent refait, des actrices internationales, en particulier américaines, que l'on dirait "clonées".
The Duchess, film historique anglais de Saul Dibb (2008)
Synopsis
Inspiré de la biographie Georgiane, duchess of Devonshire d'Amanda Foreman, le film se déroule au XVIIIe siècle en Angleterre. Il évoque la vie de
Georgiana Cavendish (Keira Knightley), duchesse de Devonshire. Le film a d'ailleurs été tourné dans les lieux mêmes où se sont déroulés les faits puisqu'il s'agit du château de Chatsworth House, la résidence des ducs de Devonshire.
Après son
mariage à 17 ans avec ce qu'il est convenu d'appeler "un beau parti",
le richissime duc de Devonshire (Ralph Fiennes), qui ne l'a épousée que pour
qu'elle lui donne un héritier mâle, son mariage tourne au cauchemar car il lui
en veut de ne lui avoir donné que deux
filles. Il lui impose donc sa maîtresse,
qui deviendra aussi sa meilleure amie.
Outre cette situation pénible, le
duc brutalise Georgiana et la méprise alors qu'elle n'est ni idiote, ni laide
et ne mérite absolument pas le sort qui lui est fait.
Au lieu de s'effacer, Georgiana
se rebiffe et s'engage dans ce que nous appellerions de nos jours "les
causes humanitaires", venant en aide aux pauvres et soutenant le parti
libéral naissant dont elle devient l’une des plus ferventes militantes du droit
des femmes, se dressant même, avec une lucidité qui l'honore, contre les chefs
de celui-ci qui veulent bien de son argent mais ne la considèrent pas comme
leur égale parce qu'elle est une femme.
Le plus extraordinaire est que
Georgiana a réellement existé et qu'elle est l'ancêtre d'une certaine Lady
Diana Spencer, autrement dit Lady Di, dont on ne connaît que trop le mépris
dont l’a entourée le Palais et le sort que lui a réservé l'histoire. La bande annonce fait d'ailleurs référence à cette filiation puisqu'on y voit une photo de l'auguste descendante de Georgiana. En outre, la phrase mise en exergue "There were three people in her marriage." peut aussi bien s'appliquer à Georgiana qu'à Lady Di.
Mon opinion sur ce film
Magnifique film ! J'ai vu ce film sur grand écran à
sa sortie et, si vous ne l'avez pas vu, je ne peux que vous recommander de le
voir au moins en DVD, si possible en anglais car les images des décors naturels
et des costumes d'époque sont somptueux et le film est superbement interprété.
Si vous avez aimé ce film, je vous conseille aussi :