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jeudi 24 octobre 2024

L'AMOUR OUF film de Gilles LELLOUCHE (FR-BE 2024)

 


L'Amour ouf est un drame romantique franco-belge co-écrit et réalisé par Gilles Lellouche, sorti en 2024. Il s'agit d'une adaptation du roman Jackie Loves Johnser ? de Neville Thompson, paru en français sous le titre L'Amour ouf. Le film a été présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2024.

Résumé

Avant le générique, le film commence par une course poursuite et un affrontement entre gangsters où le héros (Clotaire adulte) est tué dans une fusillade.

Puis nous sommes ramenés dans les années 1980 dans le Nord de la France où l’on découvre le début de l’histoire d’amour entre une jeune fille et un garçon.

L’héroïne, Jacqueline (Mallory Wanecque), vit seule avec son père (Alain Chabat), installateur de télévisions, depuis le décès de sa mère. Après des études dans un lycée privé, elle vient d’intégrer un lycée public où elle tombe amoureuse du petit délinquant du coin, Clotaire (Malik Frikah). Ce dernier, fils d’un couple aimant mais dépassé, formé d’Elodie Bouchez (la mère) et de Karim Leklou (le père, docker), n’est pas un mauvais garçon mais, déscolarisé, il est à la tête d’une petite bande de bras cassés qui enchaînent les bêtises et les bagarres.

Après des débuts chaotiques, Jacqueline, renommée Jackie par Clotaire, vit avec lui une passion dévorante, malgré leurs différences de milieu et d'aspirations personnelles. La jeune fille, proche de son père, bonne élève, est fascinée par Clotaire, qui lui, s’enfonce chaque jour un peu plus dans la délinquance.

Clotaire finit par tomber sous la coupe d’un mafieux local, La Brosse (méconnaissable Benoît Poelevoorde) qui, avec sa bande, enchaîne les casses. Le dernier, le braquage d’un camion de transporteurs de fonds, tourne mal et l’un des convoyeurs est tué par le fils de La Brosse. Malgré les promesses de La Brosse, Clotaire, qui n’est pas le responsable du tir, est arrêté et condamné à 12 ans de prison.

Pendant ce temps, Jackie a 25 ans (Adèle Exarchopoulos). Elle a mûri et n’est plus la jeune fille romantique qu’on a connue. Ayant laissé tomber ses études, elle est devenue dure et cynique et a épousé Jeffrey (Vincent Lacoste) avec qui elle mène une vie bourgeoise qui ne lui convient pas vraiment.

Quand il sort de prison, Clotaire a 28 ans (François Civil). Il cherche à revoir son premier amour qu’il n’a pas oubliée. Devenu un vrai dur en prison, il vient demander des comptes à La Brosse, son ancien « employeur » qui a passé la main à son fils, Tony (Anthony Bajon), le véritable responsable du meurtre du convoyeur, qui est devenu un mafieux d’une plus grande envergure que son père. Tony l’ayant traité avec mépris devant toute sa cour, Clotaire, dont la violence a été décuplée par la prison, revient dans la boîte de nuit de Tony et commet un véritable massacre.  

L’enchaînement de la violence aurait pu condamner Clotaire à la fin tragique que nous montrent les premières images du film si l’influence apaisante de Jackie ne lui avait permis de retrouver le droit chemin et de revivre l’amour qui l’a lié à elle depuis leur adolescence.      

Autour du film

Le film se déroule dans les années 1980 et 1990. La bande son, très éclectique, est composée de des Cure, New Order, Madonna, Nas et Jay-Z7. Le collectif de danse (La)Horde a chorégraphié plusieurs scènes de danse dont trois seulement ont été retenues au montage.

Mon opinion

Je connaissais Gilles Lellouche comme acteur mais n’avais encore jamais vu de réalisations de sa part bien que celui-ci soit son 8ème film. Je m’abstiens généralement d’aller voir des films violents mais, dans le film, aucune scène n’est gratuite comme cela arrive trop souvent et, malgré sa violence, Clotaire nous reste sympathique car on comprend, dès le début, qu’il est une victime de cette société hyperviolente dans lequel il évolue depuis son enfance. J’ai beaucoup apprécié le jeu des acteurs, que ce soit Benoît Poelevoorde, méconnaissable en mafieux à la petite semaine, d’Anthony Bajon, en minable et indigne fils de son père. Et bien entendu François Civil, qui est un acteur qui ne m’a jamais déçu. Vincent Lacoste, à contre-emploi, est aussi très bien ainsi qu’Adèle Exarchopoulos qui a trouvé, dans ce rôle ambigu, sa juste place. Mais le meilleur reste pour moi Malik Frikah (Clotaine adolescent) qui est, pour moi, une vraie découverte. J’ai aussi beaucoup aimé les scènes de danse (en particulier celle entre Clotaire et Jackie dans le tunnel et regretté que d’autres chorégraphies réglées par La Horde aient été coupées au montage.         

 

dimanche 18 février 2024

DAAAAAALI ! Film de Quentin DUPIEUX (FR-2024)1

 


Daaaaaalí ! est un film parodique français écrit et réalisé par Quentin Dupieux a été présenté en avant-première à la Mostra de Venise 2023, avant sa sortie en salles en février 2024.

Résumé

Judith (Anaïs Demoustier), une journaliste débutante a décidé d’interviewer Salvador Dalí. La 1ère rencontre, dans un hôtel anonyme, tourne court car Dali s’attendait à être filmé. Après avoir vu Jérôme (Romain Duris) et lui avoir fait part des exigences de Dali, celui-ci accepte de tourner un documentaire sur le peintre. Mais la 2ème rencontre, à Port Lligat, ne se passe pas mieux que la première, Dali, qui a voulu aller jusque sur la plage en Rolls Royce, percutant la caméra. Après maints refus, Judith s’entête et parvient enfin à décrocher une 3ème interview.

A cette trame se mêlent les différents personnages que joue Dali, incarné alternativement par sept acteurs, Edouard Baer, Jonathan Cohen, Gilles Lellouche, Pio Marmaï, Didier Flamand (Dali âgé), Jean-Marie Winling et Boris Gillot… sous le regard glacé de Gala (Catherine Schaub-Abkarian).     

Mon opinion

Je n’avais jamais vu auparavant de film de Quentin Dupieux et je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Cependant, ayant lu et entendu deux ou trois critiques, je savais qu’on devait se préparer à voir quelque chose de particulièrement décalé et d’inclassable et je n’ai pas été déçu. J’ai même adoré. Le réalisateur a réussi son pari là où un biopic conventionnel serait tombé à plat. A travers cette brochette d’acteurs (le meilleur étant sans conteste Edouard Baer), il a su rendre la multiplicité des personnalités de ce génie (génialement fou ou fou génial) total qu’était Dali. Le film aurait pu s’intituler « Dali dans le miroir » tant les scènes surréalistes et oniriques se succèdent, désarçonnant le spectateur (qui en redemande) par des boucles temporelles inspirées de l’absurde, du surréalisme ou du rêve.

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vendredi 25 mars 2022

GOLIATH Film réalisé par Frédéric TELLIER (FR-2022)

 


Pour mon retour au cinéma après plusieurs mois d'absence dus à la crise sanitaire, je suis allé voir Goliath. 

Il s'agit d'un film français coécrit et réalisé par Frédéric Tellier sorti en 2022. Il raconte une enquête fictive sur les pesticides. Frédéric Tellier avait aussi réalisé le beau film Sauver ou périr dont Pierre Niney incarne un pompier de Paris défiguré lors d'une intervention. 

Résumé

Mathias (Pierre Niney) est un jeune lobbyiste sans foi ni loi au service de Phytosanis, une puissante multinationale agrochimique qui s’apprête à faire renouveler l’autorisation de l’un de ses pesticides-phare, la Tétrazine, par la Commission européenne.

En face de lui se dresse Patrick (Gilles Lelouche), un avocat honnête qui défend les intérêts des victimes de ce même produit, largement utilisé par les agriculteurs.

Mon opinion

Goliath, ce sont les multinationales chimiques qui mènent le monde contre lesquelles tente de lutter un avocat intègre et fatigué (Gilles Lelouche) avec des armes dérisoires. Le film, passionnant comme un thriller, nous fait entrer de plain-pied dans le monde secret des lobbyistes.  Bien que les noms de l’entreprise et du pesticide soient fictifs, on reconnaîtra aisément plusieurs scandales récents, en  particulier celui de la prolongation de l’utilisation du glyphosate par Monsanto/Bayer ou les différentes affaires liées à d’autres pesticides, notamment employés dans l’agriculture, que ce soit celui du chlordécone, largement utilisé pour la culture du bananier aux Antilles, ou celui lié aux « enfants nés sans bras ».  Pierre Niney, qui est un acteur que j’adore, joue avec maestria un carriériste cynique alors que Gilles Lellouche est ici le "David" (du "David contre Goliath"), un avocat engagé dans une cause qui le dépasse. Même si le film est une fiction, on y apprend cependant beaucoup sur ce monde de la haute finance au service d’entreprises gérées comme des mafias par des gens sans scrupules obnubilés par le profit et les dividendes. 

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samedi 2 mars 2019

JUSQU'ICI TOUT VA BIEN comédie de Mohamed HAMIDI (FR-2019)




Jusqu'ici tout va bien est une comédie française coécrite et réalisée par Mohamed Hamidi, sortie en 2019.

Résumé

Fred Bartel (Gilles Lellouche), est le directeur de l'agence de communication "Happy Few". Tout fonctionne bien pour lui et son équipe, composée de jeunes créatifs, d'autant qu'il vient de décrocher un très gros contrat. Mais, pour réduire ses charges, il a eu la fausse bonne idée de domicilier son entreprise en zone franche à La Courneuve en Seine-Saint-Denis. En réalité ses locaux sont en plein Paris et il ne dispose à La Courneuve que d’une simple boîte aux lettres qu'il relève de temps en temps.

Lorsque les contrôleurs des impôts débarquent à l'agence, Fred n’a pas le choix : il a une semaine pour transférer son entreprise à La Courneuve mais aussi embaucher sur place des demandeurs d’emploi.

Sur place, Fred va rencontrer Samy (Malik Benthala, épatant), un jeune de banlieue qui se propose de leur apprendre les codes de ce nouvel environnement et faciliter leur intégration dans un milieu qui leur paraît, vu de l’autre côté du périphérique, aussi étranger et menaçant qu’une jungle.

Mon opinion sur ce film

Très sympathique comédie qui, sous ses aspects et à travers les situations cocasses, aborde des sujets beaucoup plus profonds que ne le laisserait penser le synopsis : le racisme, les préjugés, la difficulté de vivre ensemble… Certes, le sujet n’est pas nouveau. Il était déjà celui de Neuilly sa mère ou plus récemment d’Abdel et la comtesse, tous deux très réussis dans leur genre.  

samedi 14 décembre 2013

100 % CACHEMIRE de Valérie Lemercier (FR-2013)


100 % Cachemire


Comédie française de Valérie Lemercier, avec Valérie Lemercier, Gilles Lellouche, Marina Foïs, etc.
Synopsis
Aleksandra (Valérie Lemercier) et Cyrille (Gilles Lellouche) forment un couple de quarantenaires glamour. Aleksandra est la directrice de la rédaction d’un grand magazine féminin et Cyrille, d’une galerie de peinture parisienne très en vue. Comme, malgré les traitements, ils ne sont pas parvenus à avoir d’enfant, ils ont décidé d’adopter Aleksei, un garçonnet russe de 7 ans (Samatin Pendev).
La galère commence dès l’aéroport où l’enfant qu’ils attendaient ne ressemble pas à celui de la photo. C’est ensuite une prise de bec avec la virago qui représente l’association responsable des adoptions (Rebecca Potok). De retour chez lui, le  couple doit faire au mieux avec un enfant antipathique, qui ne parle pas un mot de français. La nounou embauchée qui, bien qu’elle prétende parler russe (Chantal Ladesou), n’en connaît visiblement pas un mot, n’arrange rien. Le gamin, buté, violent, est tellement insupportable qu’Aleksandra décide de le rendre puis, prise de remord, repart en Russie le rechercher.

Mon opinion sur ce film  

La bande annonce du film laisse entendre qu’il s’agit d’une comédie hilarante. C’en est une mais c’est avant tout un film sur l’adoption et la difficulté que l’on peut rencontrer face à un enfant qui arrive de l’autre bout du monde. J’ai lu que les critiques n’avaient pas ménagé ce film. Personnellement, j’ai été agréablement surpris par la prestation de Valérie Lemercier qui est telle qu’on l’attend mais sait rester malgré tout à sa place et n’écrase pas les autres acteurs par sa présence. Certes, on aurait aimé plus de finesse, moins de clichés et des situations moins attendues, des dialogues plus percutants, mais on rit bien (et pas seulement car sous l’apparence comique, le sujet - celui de l'adoption - est grave).

Mon classement : 3/5


100 % Cachemire n’est pas un grand film et il ne marquera pas l’histoire du cinéma français, mais c’est une honnête comédie et un film qui se laisse voir. 

Je voudrais ajouter quelque chose. Sur le générique de fin, on entend une voix reconnaissable entre mille, celle de Leonard Cohen qui interprète une chanson que je ne connaissais pas : "Dance me to the end of love". Je ne sais pas pourquoi Valérie Lemercier l'a choisie. Peut-être seimplement parce qu'elle lui plaisait. Peut-être aussi pour d'autres raisons. J'aborde plus longuement cette question dans mon blog Au-delà des rêves.  

Si vous aimez les bonnes comédies françaises, je vous conseille, parmi les films récents :