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mardi 19 avril 2022

UN BALCON SUR LA MER Film de Nicole GARCIA (FR-2010)

Un balcon sur la mer est un film français réalisé par Nicole Garcia, sorti en 2010.

Résumé

Le film se déroule sur la Côte d’Azur dans les années 1980. Marc Palestro (Jean Dujardin) est agent immobilier et employé dans l’agence de son beau-père (Michel Aumont). Il vit une vie tranquille, entre la routine de l’agence, sa femme professeur (Sandrine Kiberlain) et leur fille de 11 ans, Emmanuelle, dite Manouche.

Tout allait bien jusqu’à ce qu’il rencontre, lors de la vente d’une grande propriété, Mme Mandonato (Marie-Josée Croze), une acheteuse potentielle qui travaille pour le compte de riches clients. Il croit alors reconnaître Cathy, son grand amour d’enfance dont il a été séparé par la guerre d’Algérie. Il la revoit et ils passent la nuit ensemble, partageant des souvenirs d’Oran. Ils se promettent de se revoir mais « Cathy » ne lui donne plus signe de vie, ne réapparaissant brièvement que le jour de la signature de la vente chez le notaire, et disparaissant aussitôt.

Entre temps, Marc a appris par sa famille que Cathy était morte avec son père lors d’un attentat quelques jours après qu’ils aient quitté l’Algérie.

Refusant de croire à ces révélations, Marc se lance alors dans une enquête et comprend que ce n’est pas Cathy qu’il a retrouvée mais Marie-Jeanne Fuentes, sa meilleure amie, restée dans l’ombre de celle-ci et amoureuse secrète de Marc lorsqu’ils étaient enfants.   

Il découvre aussi que la fausse Cathy est prise dans un engrenage de magouilles immobilières montées par Sergio Bartoli (Toni Servillio), associé de l’agence, agissant pour la mafia.

Mon opinion

Le film commence bien, tourné dans les somptueux paysages de la Côte d’Azur (Nice, Le Lavandou, etc.) mais on est vite perdu par un scénario compliqué, hésitant entre romantisme et thriller, avec de trop multiples renvois à la guerre d’Algérie et aux souvenirs d’enfance des protagonistes. Le film, par ailleurs sympathique, aurait mérité une intrigue moins alambiquée et une mise en scène plus maîtrisée.

lundi 22 février 2016

ENTRE VENTS ET MAREES téléfilm policier de Josée Dayan (FR-2014)


Entre vents et marées est un téléfilm policier français réalisé par Josée Dayan, diffusé en deux parties une 1ère fois en décembre 2014 et rediffusé le 12 février 2016 sur France 3. Il a été principalement tourné en février et mars 2014, en Bretagne.

Résumé

Partie 1 : Christian de Kersaint-Gilly est abattu de deux balles dans la poitrine dans le parc de son château quasiment en ruine, en Bretagne. Dépêchée sur les lieux du drame, le capitaine Marleau (Corinne Masiero) en vient à soupçonner l'épouse du défunt, Joséphine de Kersaint-Gilly (Nicole Garcia). En effet, Christian venait de céder une partie de leur propriété à deux hommes ambitieux : Étienne Quemener et son douteux associé, Vincent Salmon (Stanislas Merhar). Tous deux ont le projet de transformer le petit port traditionnel de pêcheurs, hautement pittoresque, en une marina de luxe. Cet endroit ultra-moderne est censé attirer une clientèle triée sur le volet, pour en faire un lieu de villégiature à la mode.

Partie 2 : Étienne Quemener et Vincent Salmon ne convoitent pas seulement le domaine de Kersaint-Gilly. Les deux sinistres personnages s'intéressent aussi au hangar où Cécile Prigent (Muriel Robin), la sœur d'Étienne et mère de deux adolescents, son fils Yann (Maxence Perrin) et sa fille, Gwen, abrite son chalutier. En dépit du déséquilibre des forces, Cécile est prête à se battre coûte que coûte pour sauver le port et résister au projet de marina. Elle peut compter sur l’aide de son fils, Yann, qui partage son amour de la mer, mais pas sur sa fille Gwen, qui veut devenir architecte et rejoint le camp de son oncle Etienne Quemener et de son ambitieuse épouse, par ailleurs maire de la ville. Malheureusement pour elle, Gwen cède aux avances du diabolique Vincent Salmon et, après qu'elle ait découvert qu'il travaillait pour des mafieux, ce dernier la tue. Cécile Prigent comprend alors que l’enjeu est beaucoup plus important qu’elle ne le pensait et que les commanditaires de l’affaire sont puissants et ne reculeront devant rien pour arriver à leurs fins. De son côté, Joséphine, ruinée par l'addiction au jeu de son mari décédé, doit se résoudre à céder aux manipulations crapuleuses de Vincent Salmon et signer l'acte de vente du domaine.

Mon opinion sur ce téléfilm

Je ne suis généralement pas un grand fan de Josée Dayan bien que j’aie apprécié son adaptation du Comte de Monte-Cristo (1998) et Cet amour-là, son film consacré aux derniers jours de Marguerite Duras (avec une Jeanne Moreau plus vraie que nature dans la peau de l'écrivain).

Lorsque j’ai commencé à regarder ce téléfilm policier, j’ai surtout été séduit par la beauté des images, tout le tournage s’étant effectué en décors naturels en Bretagne, principalement à Belle-Ile en Mer et dans le sud Finistère.

La distribution (Nicole Garcia, Muriel Robin, mais surtout Stanislas Merhar et un jeune acteur du nom deMaxence Perrin) m’a aussi déterminé à regarder ce film.


Cette fois, la réalisatrice n’est pas en cause mais plutôt le scénario (de Philippe Besson et Daniel Tonachella) : confus, incohérent, bavard – à condition d’entendre les dialogues murmurés, comme à son habitude par Nicole Garcia – on est vite perdu dans les relations familiales compliquées de cette famille d’Atrides. Quant à Stanislas Merhar qui, malgré ses presque 45 ans, a toujours des airs de jeune homme louche et son regard inquiétant, on le comprend à peine mieux que Nicole Garcia. Muriel Robin, par contre, m’a bluffé. Elle est bien meilleure actrice dramatique que comique. Mention spéciale aussi à Corinne Masiéro, qui, malgré ses allures de SDF et ses blagues pourries cache une intelligence d'experte du FBI. Et enfin, je voudrais décerner un satisfecit particulier à un jeune acteur talentueux, déjà remarqué précédemment dans un excellent téléfilm que je n’ai pas encore chroniqué, Un fils (2014), Maxence Perrin, qui joue le rôle de Yann, le fils de Muriel Robin. Il est le fils de Jacques Perrin. On l’avait découvert, inoubliable, dans le rôle du petit Pépinot des Choristes (2004). Il a, depuis, relativement peu tourné (Faubourg 36, en 2008 et trois téléfilms, dont Un fils et cette dernière prestation), mais, à chaque fois, on le remarque car il joue de manière naturelle et intense. J’espère pour lui qu’il fera une belle carrière.       

vendredi 6 juin 2014

LE DERNIER JOUR de Rodolphe Marconi (FR-2004)


Le dernier jour de Rodolphe Marconi (FR-2004)

Drame réalisé par Rodolphe Marconi, sorti en 2004. Le film met notamment en scène Nicole Garcia, Gaspard Ulliel, Mélanie Laurent, Thibault Vinçon, Christophe Malavoy et Bruno Todeschini..

Synopsis

Le film commence au moment où Simon (Gaspard Ulliel), étudiant aux Beaux-arts, son carton à dessin sous le bras et un sac en bandoulière, prend le train à la gare d'Austerlitz pour rejoindre ses parents qui passent l'été dans une maison de vacances sur la côte atlantique. Dans le train, il fait la connaissance de Louise (Mélanie Laurent), qui lui demande une cigarette. Plus tard, alors que Simon est endormi sur la banquette du train de nuit, Louise entre dans son compartiment et se love sur la banquette en face de lui. Au matin, ils arrivent chez les parents de Simon et son accueillis par sa mère (Nicole Garcia), qui les croit en couple et leur propose de partager le même lit. Ni Simon ni Louise ne démentent et ils dorment ensemble, comme frères et sœurs. Jusque-là, le film est empreint d'une grâce et d'une fraîcheur qui laissent augurer du meilleur.

Le lendemain, Simon emmène Louise voir son meilleur ami, Mathieu (Thibault Vinçon), qui vit dans un phare. Louise tombe instantanément amoureuse de ce garçon plus mature, plus viril et aussi plus sombre que Simon (du moins en apparence).

La situation commence cependant à devenir trouble quand Louise, revenue chez les parents de Simon, continue comme si de rien n'était avec lui et qu’il accepte de faire « comme si ». Le trouble s’installe alors. Sans doute était-ce le but du réalisateur : mettre le spectateur dans la position du voyeur, ce qui nous fait (du moins moi) nous sentir mal à l'aise. On sent bien que quelque chose couve et qu'un drame se noue dans l'ombre. Le drame se complique d'un mensonge. La mère de Simon, mal dans sa peau, va retrouver en cachette dans un hôtel presque "de passe" son amour de jeunesse, Marc (Bruno Todeschini).  Les choses s'éclairent un peu car nous apprenons que Simon n'est pas le fils de Jean-Louis (Christophe Malavoy), qui comble par contre de marques d'affection sa cadette, Alice (Alysson Paradis, soeur de Vanessa), une insupportable ado "tête-à-claques". Mais - et là, je trouve personnellement que la barque commence à être un peu trop chargée pour mon goût - on nous révèle que Marc est aussi le père de Louise. Sacré imbroglio dont seul le cinéma français a le secret. Ce "coup de théâtre" digne d'une pièce de boulevard, n'apporte strictement rien à l'histoire car on ne sait pas si cela a joué dans la rencontre de Simon et de Louise ou si celle-ci est due au pur hasard.

Quoiqu'il en soit, le dernier jour, alors que tout le monde a quitté la maison, (l'imbuvable sœur cadette est allée chez des amis, les parents, apparemment rabibochés - du moins en surface,  sont repartis pour Paris, Louise et Mathieu sont eux aussi partis filer le parfait amour...), Simon se retrouve seul dans la maison vide. Il monte dans sa chambre et, d'un coup de tête, il en brise la vitre, se tranchant en même temps la carotide. Geste stupide d'un adolescent qui tourne mal ? Suicide suite à la trahison de son ami qui lui a "soufflé" sa conquête ? On nous laisse dans le brouillard. Le film pourrait se terminer là, mais non, le réalisateur nous réserve encore un « lapin sorti de son chapeau » car il a dû penser que cette  fin sanglante et granguignolesque n'était pas assez pour le spectateur. En effet, après l'image traumatisante du sang qui s'écoule le long de la vitre brisée intervient un noir pendant lequel on entend la voix de Simon se demander s'il est mort ou s'il est encore en vie et on le voit errer sur la jetée face à l'océan... Cette dernière scène  a fini de m'achever .

Par ailleurs le film, fait de longs plans séquences où il ne se passe rien (si ce n'est la fin, brutale, inutile et choquante, du moins à mon point de vue), sans action, sans dialogues, sans de véritable scénario m'a paru extrêmement ennuyeux. Dommage, car les jeunes acteurs sont beaux dans leur innocence et leur fragilité : la grâce de Gaspard Ulliel et de Mélanie Laurent méritaient mieux que ce film sans queue ni tête. Par contre, les acteurs adultes sont insupportables : Nicole Garcia surjoue l'hystérique (comme, hélas, souvent), Christophe Malavoy est absent, Bruno Todeschini est totalement ridicule en vieux beau...

Mon opinion sur ce film

Je dis souvent être déçu par le cinéma français. Ce film n’est pas fait pour me rabibocher. C'est la présence, dans ce film, de Gaspard Ulliel et surtout de Mélanie Laurent, dont j'avais apprécié la beauté et la fragilité dans d'autres films (elle est magnifique, dans Je vais bien, ne t'en fais pas de Philippe Lioret  mais encore mieux dans un film que j'ai vu depuis cette critique, Le concert ). A la différence de la critique du Téléobs qui lui est consacrée, disant que justement ce film "évite l'ornière auteuriste snob et marginale qui caractérise un certain jeune cinéma français", je dirais au contraire que ce film est tout ce que je déteste dans le « jeune cinéma français ».

vendredi 27 décembre 2013

TU HONORERAS TA MERE ET TA MERE film de Brigitte Roüan (FR-2013)


Comédie française de Brigitte Roüan, sortie en 2013.

Distribution :

  • Nicole Garcia : Jo
  • Eric Caravaca : Pierre
  • Patrick Mille : Lucas
  • Michaël Abiteboul : Fabien
  • Gaspard Ulliel : Balthazar
  • Elisa Tovati : Rachel
  • Sandrine Dumas : Lucille
  • Sarah Gabriel : Deirdra
  • Hélène Ruys : Soizic
  • Emmanuelle Riva : Granny
  • Lakis Lazopoulos : Le Maire
  • Demis Roussos : Le Pope
  • Zafiris Katramadas : Le jardinier
  • Solal Forte : Antoine
  • Victor Desrousseaux : Matthias
  • Victor Autier : Martin
  • Noumia Boutleux : Aïssa
  • Louis Frechou: Tom
Synopsis

Comme chaque été, Jo (Nicole Garcia) réunit ses cinq fils et leur famille sur l’île de Milos en Grèce pour y monter une pièce du répertoire antique dans un festival qu'elle a créé. C’est aussi pour elle l’occasion de rassembler autour d’elle sa « tribu », ses quatre fils, leurs femmes et leurs enfants.
Mais, c'est la crise et, à leur arrivée, le maire leur annonce que, suite aux réductions budgéraires, le festival est annulé, ce qui ne l’a pas empêché d’investir la subvention octroyée par la France pour le festival dans la réfection du réseau d'égouts. 
Jo se retrouve non seulement privée de son festival mais de maison pour héberger toute sa tribu. En femme de ressouces, elle ne se démonte pas pour autant et, avisant la maison inoccupée d'un couple anglais qui a annulé son séjour, elle décide de squatter leur maison et convainc tout le monde de réaliser malgré tout le festival qui les rassemble depuis des années.
Jo (en référence à Jocaste, mère et épouse d'Œdipe) exerce sa tyrannie aimante et légèrement hystérique sur ses fils qui subissent l’épreuve stoïquement jusqu’à ce que, à bout de patience, ils finissent par l’envoyer paître...  pour immédiatement se racheter. 
Malgré toutes les embuches, les contretemps, les crises de nerfs et de fou-rires, le festival aura bien lieu, mêlé de références à la mythologie grecque, réactualisé à la mode rap et agrémenté, par les six petits-enfants qui s’improvisent metteurs en scène, de l’utilisation de téléphones portables 

Mon opinion sur ce film

Je n'aurais pas imaginé Nicole Garcia dans le rôle de la mère méditerranéenne abusive mais je dois reconnaître qu'elle s'en sort plutôt bien. Le film est sympathique. Intelligente comédie loufoque et légère en hommage à la Grèce martyrisée par le FMI et l’Europe, et au théâtre antique. Car, ne nous y trompons pas, bien que ce soit une comédie (et on éclate souvent de rire au cours du film), la réalisatrice a su nous amuser tout en traitant un sujet sérieux, celui des relations mère-fils, tout aussi compliquées que les relations mères-filles, qui plonge ses racines dans la tragédie grecque.  
Les personnages du maire et du pope (joué par Demis Roussos) sont truculents. La musique de l’orchestre grec de Grigoris Vasilas y est sublime. On est aussi heureux de retrouver la grande Emmanuelle Riva en grand-mère un peu fofolle dans un film qui ne se prend pas au sérieux.
Un film divertissant qui donne bien envie de prendre illico un billet pour la Grèce, sa mer turquoise, ses paysages sublimes, ses villages blanchis à la chaux et son souffle héroïque qui, malgré la crise, reste debout face à l'adversité.


Mon classement : 4,5/5 (Rafraîchissant !)

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