Ce blog est consacré au cinéma et aux séries TV. J'y traite principalement des films et des séries que j'aime mais je me réserve aussi le droit d'en critiquer certains.
Un balcon sur la mer
est un film français réalisé par Nicole Garcia, sorti en 2010.
Résumé
Le film se déroule sur la Côte d’Azur
dans les années 1980. Marc Palestro (Jean Dujardin) est agent immobilier
et employé dans l’agence de son beau-père (Michel Aumont). Il vit une vie
tranquille, entre la routine de l’agence, sa femme professeur (Sandrine Kiberlain)
et leur fille de 11 ans, Emmanuelle, dite Manouche.
Tout allait bien jusqu’à ce qu’il
rencontre, lors de la vente d’une grande propriété, Mme Mandonato (Marie-Josée
Croze), une acheteuse potentielle qui travaille pour le compte de riches clients.
Il croit alors reconnaître Cathy, son grand amour d’enfance dont il a été
séparé par la guerre d’Algérie. Il la revoit et ils passent la nuit ensemble,
partageant des souvenirs d’Oran. Ils se promettent de se revoir mais « Cathy »
ne lui donne plus signe de vie, ne réapparaissant brièvement que le jour de la
signature de la vente chez le notaire, et disparaissant aussitôt.
Entre temps, Marc a appris par sa
famille que Cathy était morte avec son père lors d’un attentat quelques jours
après qu’ils aient quitté l’Algérie.
Refusant de croire à ces
révélations, Marc se lance alors dans une enquête et comprend que ce n’est pas
Cathy qu’il a retrouvée mais Marie-Jeanne Fuentes, sa meilleure amie, restée
dans l’ombre de celle-ci et amoureuse secrète de Marc lorsqu’ils étaient
enfants.
Il découvre aussi que la fausse
Cathy est prise dans un engrenage de magouilles immobilières montées par Sergio
Bartoli (Toni Servillio), associé de l’agence, agissant pour la mafia.
Mon opinion
Le film commence bien, tourné dans les somptueux
paysages de la Côte d’Azur (Nice, Le Lavandou, etc.) mais on est vite perdu par
un scénario compliqué, hésitant entre romantisme et thriller, avec de trop multiples
renvois à la guerre d’Algérie et aux souvenirs d’enfance des protagonistes. Le
film, par ailleurs sympathique, aurait mérité une intrigue moins alambiquée et
une mise en scène plus maîtrisée.
Entre vents et marées est un
téléfilm policier français réalisé par Josée Dayan, diffusé en deux parties une 1ère
fois en décembre 2014 et rediffusé le 12 février 2016 sur France 3.
Il a été principalement tourné en février et mars 2014, en Bretagne.
Résumé
Partie 1 : Christian de
Kersaint-Gilly est abattu de deux balles dans la poitrine dans le parc de son château quasiment en ruine, en
Bretagne. Dépêchée sur les lieux du drame, le capitaine Marleau (Corinne Masiero)
en vient à soupçonner l'épouse du défunt, Joséphine de Kersaint-Gilly (Nicole Garcia).
En effet, Christian venait de céder une partie de leur propriété à deux hommes
ambitieux : Étienne Quemener et son douteux associé, Vincent Salmon (Stanislas Merhar). Tous deux ont le projet de transformer le petit port traditionnel de pêcheurs,
hautement pittoresque, en une marina de luxe. Cet endroit ultra-moderne est
censé attirer une clientèle triée sur le volet, pour en faire un lieu de
villégiature à la mode.
Partie 2 : Étienne Quemener
et Vincent Salmon ne convoitent pas seulement le domaine de Kersaint-Gilly. Les
deux sinistres personnages s'intéressent aussi au hangar où Cécile Prigent
(Muriel Robin), la sœur d'Étienne et mère de deux adolescents, son fils Yann (Maxence Perrin) et sa fille, Gwen, abrite son chalutier. En dépit du déséquilibre des forces,
Cécile est prête à se battre coûte que coûte pour sauver le port et résister au
projet de marina. Elle peut compter sur l’aide de son fils, Yann, qui partage
son amour de la mer, mais pas sur sa fille Gwen, qui veut devenir architecte et
rejoint le camp de son oncle Etienne Quemener et de son ambitieuse épouse, par
ailleurs maire de la ville. Malheureusement pour elle, Gwen cède aux avances du diabolique Vincent Salmon et, après qu'elle ait découvert qu'il travaillait pour des mafieux, ce dernier la tue. Cécile Prigent comprend alors que l’enjeu
est beaucoup plus important qu’elle ne le pensait et que les commanditaires de
l’affaire sont puissants et ne reculeront devant rien pour arriver à leurs
fins. De son côté, Joséphine, ruinée par l'addiction au jeu de son mari décédé, doit se résoudre à céder aux manipulations crapuleuses de Vincent Salmon et signer l'acte de vente du domaine.
Mon opinion sur ce téléfilm
Je ne suis généralement pas un
grand fan de Josée Dayan bien que j’aie apprécié son adaptation du Comte de
Monte-Cristo (1998) et Cet amour-là, son film consacré aux derniers jours de
Marguerite Duras (avec une Jeanne Moreau plus vraie que nature dans la peau de l'écrivain).
Lorsque j’ai commencé à regarder
ce téléfilm policier, j’ai surtout été séduit par la beauté des images, tout le
tournage s’étant effectué en décors naturels en Bretagne, principalement à
Belle-Ile en Mer et dans le sud Finistère.
La distribution (Nicole Garcia,
Muriel Robin, mais surtoutStanislas Merhar et un jeune acteur du nom deMaxence Perrin) m’a aussi déterminé à regarder ce film.
Cette fois, la réalisatrice n’est
pas en cause mais plutôt le scénario (de Philippe Besson et Daniel Tonachella) :
confus, incohérent, bavard – à condition d’entendre les dialogues murmurés,
comme à son habitude par Nicole Garcia – on est vite perdu dans les relations
familiales compliquées de cette famille d’Atrides. Quant àStanislas Merhar
qui, malgré ses presque 45 ans, a toujours des airs de jeune homme louche et
son regard inquiétant, on le comprend à peine mieux que Nicole Garcia. Muriel
Robin, par contre, m’a bluffé. Elle est bien meilleure actrice dramatique que
comique. Mention spéciale aussi à Corinne Masiéro, qui, malgré ses allures de SDF et ses blagues pourries cache une intelligence d'experte du FBI. Et enfin, je voudrais décerner un satisfecit particulier à un jeune
acteur talentueux, déjà remarqué précédemment dans un excellent téléfilm que je n’ai pas
encore chroniqué, Un fils (2014), Maxence Perrin, qui joue le rôle de Yann, le
fils de Muriel Robin. Il est le fils de Jacques Perrin. On l’avait découvert,
inoubliable, dans le rôle du petit Pépinot des Choristes (2004). Il a, depuis, relativement peu
tourné (Faubourg 36, en 2008 et trois téléfilms, dont Un fils et cette dernière prestation), mais, à chaque fois, on le
remarque car il joue de manière naturelle et intense. J’espère pour lui qu’il
fera une belle carrière.
Drame réalisé par Rodolphe
Marconi, sorti en 2004. Le film met notamment en scène Nicole Garcia, Gaspard Ulliel,Mélanie Laurent, Thibault Vinçon, Christophe Malavoy et Bruno Todeschini..
Synopsis
Le film commence au moment où
Simon (Gaspard Ulliel), étudiant aux
Beaux-arts, son carton à dessin sous le bras et un sac en bandoulière, prend le
train à la gare d'Austerlitz pour rejoindre ses parents qui passent l'été dans
une maison de vacances sur la côte atlantique. Dans le train, il fait la
connaissance de Louise (Mélanie Laurent),
qui lui demande une cigarette. Plus tard, alors que Simon est endormi sur la
banquette du train de nuit, Louise entre dans son compartiment et se love sur
la banquette en face de lui. Au matin, ils arrivent chez les parents de Simon et
son accueillis par sa mère (Nicole
Garcia), qui les croit en couple et leur propose de partager le même lit.
Ni Simon ni Louise ne démentent et ils dorment ensemble, comme frères et sœurs.
Jusque-là, le film est empreint d'une grâce et d'une fraîcheur qui laissent
augurer du meilleur.
Le lendemain, Simon emmène Louise
voir son meilleur ami, Mathieu (Thibault Vinçon), qui vit dans un phare. Louise
tombe instantanément amoureuse de ce garçon plus mature, plus viril et aussi
plus sombre que Simon (du moins en apparence).
La situation commence cependant à
devenir trouble quand Louise, revenue chez les parents de Simon, continue comme
si de rien n'était avec lui et qu’il accepte de faire « comme si ». Le
trouble s’installe alors. Sans doute était-ce le but du réalisateur : mettre le
spectateur dans la position du voyeur, ce qui nous fait (du moins moi) nous
sentir mal à l'aise. On sent bien que quelque chose couve et qu'un drame se
noue dans l'ombre. Le drame se complique d'un mensonge. La mère de Simon, mal
dans sa peau, va retrouver en cachette dans un hôtel presque "de
passe" son amour de jeunesse, Marc (Bruno
Todeschini). Les choses s'éclairent
un peu car nous apprenons que Simon n'est pas le fils de Jean-Louis (Christophe Malavoy), qui comble par contre
de marques d'affection sa cadette, Alice (Alysson
Paradis, soeur de Vanessa), une insupportable ado
"tête-à-claques". Mais - et là, je trouve personnellement que la
barque commence à être un peu trop chargée pour mon goût - on nous révèle que
Marc est aussi le père de Louise. Sacré imbroglio dont seul le cinéma français
a le secret. Ce "coup de théâtre" digne d'une pièce de boulevard,
n'apporte strictement rien à l'histoire car on ne sait pas si cela a joué dans
la rencontre de Simon et de Louise ou si celle-ci est due au pur hasard.
Quoiqu'il en soit, le dernier
jour, alors que tout le monde a quitté la maison, (l'imbuvable sœur cadette est
allée chez des amis, les parents, apparemment rabibochés - du moins en
surface, sont repartis pour Paris,
Louise et Mathieu sont eux aussi partis filer le parfait amour...), Simon se
retrouve seul dans la maison vide. Il monte dans sa chambre et, d'un coup de
tête, il en brise la vitre, se tranchant en même temps la carotide. Geste
stupide d'un adolescent qui tourne mal ? Suicide suite à la trahison de son ami
qui lui a "soufflé" sa conquête ? On nous laisse dans le brouillard.
Le film pourrait se terminer là, mais non, le réalisateur nous réserve encore
un « lapin sorti de son chapeau » car il a dû penser que cette fin sanglante et granguignolesque n'était pas
assez pour le spectateur. En effet, après l'image traumatisante du sang qui
s'écoule le long de la vitre brisée intervient un noir pendant lequel on entend
la voix de Simon se demander s'il est mort ou s'il est encore en vie et on le
voit errer sur la jetée face à l'océan... Cette dernière scène a fini de m'achever .
Par ailleurs le film, fait de
longs plans séquences où il ne se passe rien (si ce n'est la fin, brutale,
inutile et choquante, du moins à mon point de vue), sans action, sans
dialogues, sans de véritable scénario m'a paru extrêmement ennuyeux. Dommage,
car les jeunes acteurs sont beaux dans leur innocence et leur fragilité : la
grâce de Gaspard Ullielet de Mélanie Laurentméritaient mieux que ce
film sans queue ni tête. Par contre, les acteurs adultes sont insupportables : Nicole Garcia surjoue l'hystérique
(comme, hélas, souvent), Christophe
Malavoy est absent, Bruno Todeschini
est totalement ridicule en vieux beau...
Mon opinion sur ce film
Je dis souvent être déçu par le
cinéma français. Ce film n’est pas fait pour me rabibocher. C'est la présence,
dans ce film, de Gaspard Ulliel et
surtout de Mélanie Laurent, dont
j'avais apprécié la beauté et la fragilité dans d'autres films (elle est
magnifique, dans Je vais bien, ne t'en fais pas de Philippe Lioret mais encore mieux dans un film que j'ai vu
depuis cette critique, Le concert ). A la différence de la
critique du Téléobs qui lui est consacrée, disant que justement ce film
"évite l'ornière auteuriste snob et marginale qui caractérise un certain
jeune cinéma français", je dirais au contraire que ce film est tout ce que
je déteste dans le « jeune cinéma français ».
Comme chaque été, Jo (Nicole
Garcia) réunit ses cinq fils et leur famille sur l’île de Milos en Grèce pour y monter une
pièce du répertoire antique dans un festival qu'elle a créé. C’est aussi pour elle
l’occasion de rassembler autour d’elle sa « tribu », ses quatre fils, leurs
femmes et leurs enfants.
Mais, c'est la crise et, à leur
arrivée, le maire leur annonce que, suite aux réductions budgéraires, le festival est annulé, ce qui ne l’a pas
empêché d’investir la subvention octroyée par la France pour le festival dans
la réfection du réseau d'égouts.
Jo se retrouve non seulement privée de son festival mais de maison pour héberger toute sa tribu. En femme de ressouces, elle ne se démonte pas pour
autant et, avisant la maison inoccupée d'un couple anglais qui a annulé son séjour, elle décide de squatter leur maison et convainc tout le monde de réaliser malgré tout le festival
qui les rassemble depuis des années.
Jo (en référence à Jocaste, mère
et épouse d'Œdipe) exerce sa tyrannie aimante et légèrement hystérique sur ses fils qui subissent
l’épreuve stoïquement jusqu’à ce que, à bout de patience, ils finissent par
l’envoyer paître... pour immédiatement se racheter.
Malgré toutes les embuches, les
contretemps, les crises de nerfs et de fou-rires, le festival aura bien lieu,
mêlé de références à la mythologie grecque, réactualisé à la mode rap et
agrémenté, par les six petits-enfants qui s’improvisent metteurs en scène, de l’utilisation de téléphones portables
Mon opinion sur ce film
Je n'aurais pas imaginé Nicole
Garcia dans le rôle de la mère méditerranéenne abusive mais je dois reconnaître
qu'elle s'en sort plutôt bien. Le film est sympathique. Intelligente comédie
loufoque et légère en hommage à la Grèce martyrisée par le FMI et l’Europe, et
au théâtre antique. Car, ne nous y trompons pas, bien que ce soit une comédie
(et on éclate souvent de rire au cours du film), la réalisatrice a su nous
amuser tout en traitant un sujet sérieux, celui des relations mère-fils, tout
aussi compliquées que les relations mères-filles, qui plonge ses racines dans
la tragédie grecque.
Les personnages du maire et du
pope (joué par Demis Roussos) sont truculents. La musique de l’orchestre grec
de Grigoris Vasilas y est sublime. On est aussi heureux de retrouver la grande
Emmanuelle Riva en grand-mère un peu fofolle dans un film qui ne se prend pas
au sérieux.
Un film divertissant qui donne
bien envie de prendre illico un billet pour la Grèce, sa mer turquoise, ses paysages sublimes, ses
villages blanchis à la chaux et son souffle héroïque qui, malgré la crise, reste debout face à l'adversité.