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mardi 14 avril 2015

Jean-Marc BARR (Acteur franco-américian)


Jean-Marc Barr dans Le Grand Bleu

Jean-Marc Barr est né le 27 septembre 1960 à Bitburg (Allemagne de l'Ouest). Son père est  un militaire américain membre de l'US Air Force et sa mère est française. Il a la double nationalité, franco-américaine et parle couramment l’anglais.

Biographie

En 1980, Jean-Marc Barr quitte les États-Unis pour la France et étudie la philosophie à la Sorbonne, puis part à Londres pour faire des études de théâtre. En 1986, de retour en France, il débute dans de petits rôles au théâtre, à la télévision et au cinéma. Mais c’est le film de Luc Besson Le Grand Bleu (1988) qui le révèle au grand public. Il a tourné depuis dans près d’une 50e de films et 16 téléfilms et est aussi devenu réalisateur et producteur.

Bien qu’il ait tourné avec des metteurs en scène de renom (il a tourné à plusieurs reprises sous la direction de Lars Von Trier), il n’a cependant jamais retrouvé un  rôle à la hauteur de celui du plongeur de grandes profondeurs, Jacques Mayol, qu’il incarnait dans le Grand bleu.

Je l’ai personnellement beaucoup, aimé dans le film La peste de Luis Puenzo, où il joue le rôle du journaliste français au côté de Sandrine Bonnaire. 

mardi 20 janvier 2015

LES YEUX DE SA MERE de Thierry Klifa (FR-2011)


Les Yeux de sa mère est un film français réalisé par Thierry Klifa, sorti en 2011.

Synopsis

Mathieu Roussel (Nicolas Duvauchelle) est écrivain. Son premier livre, Palimpseste, a connu un beau succès mais, depuis, il gagne sa vie en écrivant des biographies non autorisées et volontiers sulfureuses de stars. Pour son dernier livre, il a décidé de s'infiltrer dans la vie de la célèbre journaliste Lena Weber (Catherine Deneuve), qui présente depuis 15 ans le journal de 20 heures. Il se fait alors engager par elle comme assistant et, profitant de la confiance qu'elle lui témoigne, il rassemble des informations sur les côtés cachés de sa vie.

En effet, la fille de Lena, Maria Canalès (Géraldine Pailhas), qu'il a connue au début de sa carrière de danseuse étoile, n'a pas de très bonnes relations avec sa mère qu'elle ne voit pratiquement jamais car elle a passé une partie de sa vie en Espagne, élevée par sa tante Judit (Marisa Paredes).

Maria, quant à elle, après la mort de son père,  est revenue en France pour présenter l'action de son père, grande personnalité antifranquiste, mais aussi pour se remettre à la danse. Voulant repartir dans une nouvelle vie, elle décide aussi de retrouver son fils, Bruno, abandonné à sa naissance pour se consacrer à sa carrière de danseuse. Bruno (Jean-Baptiste Lafarge) a 17 ans et, élevé par des parents adoptifs et aimants, le couple Tremazan (Jean-Marc Barr et  Marina Foïs), il vit en Bretagne. Le père de Bruno, boxeur professionnel, a transmis sa passion à son fils et l'entraîne pour les championnats régionaux.

Un jour, alors qu'elle se prépare à son grand retour sur scène, Maria franchit le pas et envoie une lettre à Bruno dans laquelle elle lui demande pardon de l'avoir abandonné et où elle lui demande d'accepter de la revoir. La première réaction de Bruno, qui a suivi la carrière de sa mère biologique, est la colère et il répond négativement à son invitation.

Pendant ce temps, Mathieu (l’écrivain) se rapproche de Maria et il propose à cette dernière de se rendre en Bretagne pour faire des photos de son fils. Une fois sur place, il devient ami avec Bruno et ses parents et assiste au match de boxe de ce dernier. L’amitié entre Mathieu et Bruno prend un tour amoureux mais Mathieu, qui est devenu sincèrement amoureux de Maria, refuse les avances du jeune homme.

Au même moment, Lena, qui depuis 15 ans, était la journaliste vedette du 20 H, est remerciée par la chaîne. D'abord blessée dans son amour propre, elle met à profit ce répit pour se rapprocher de sa fille dont sa carrière l'a éloignée.

Après son gala de retour, Maria, qui a reçu les photos de son fils, est décidée à prendre le premier train pour se rendre en Bretagne et le rencontrer. Au moment où elle arrive à son appartement, sa mère, qui était venue lui parler, est sur le point de partir. La voyant, elle traverse la rue sans regarder et se fait renverser par un scooter. Maria est hospitalisée avec un traumatisme crânien et plongée dans un coma artificiel. Lena se retrouve à son chevet avec Judit et décide de prendre le train pour aller en Bretagne essayer de convaincre Bruno de venir voir sa mère dont on ne connaît pas le pronostic.
En débarquant sur le quai de la gare en Bretagne, Léna tombe sur Mathieu qui attendait Maria pour lui dire la vérité sur son travail et lui annoncer qu'il a laissé tomber. Léna, qui a découvert le "travail" de Mathieu, tout en lui apprenant ce qui est arrivé à Maria, lui dit aussi ses quatre vérités, lui demandant de les oublier, elle, Maria et Bruno. Mathieu est ébranlé par sa détresse et il repart pour Paris.

Lena, qui a l'habitude de prendre les choses et les gens de haut, s'y prend très mal avec Bruno et celui-ci se butte, sa première réaction du jeune homme étant d'envoyer promener sa grand-mère. Mais il finit par céder à ses arguments et reprend avec elle le train pour Paris. Cependant, dès son arrivée à Paris, il lui fait faux bond et, au lieu de prendre avec elle le direction de l'hôpital, il se rend chez Mathieu. Ce dernier l'héberge pour la nuit mais les choses ne vont pas plus loin entre eux. Bien qu'il soit en froid avec Lena, Mathieu l'appelle pour lui dire que Bruno est en sécurité chez lui. Le lendemain, ils se retrouvent tous à l'hôpital. Maria est hors de danger et, dans la dernière scène, on la voit quitter l'hôpital soutenue par Bruno et entourée de sa mère et de sa tante. Comme dans Paroles et musique, Mathieu, exclu de leur cercle reformé, les regarde tristement partir.

Distribution 
    
  • ·         Catherine Deneuve : Lena Weber
  • ·         Géraldine Pailhas : Maria Canalès
  • ·         Nicolas Duvauchelle : Mathieu Roussel
  • ·         Marisa Paredes : Judit Canalès
  • ·         Marina Foïs : Maylis Tremazan
  • ·         Jean-Marc Barr : Jean-Paul Tremazan
  • ·         Jean-Baptiste Lafarge : Bruno Tremazan
Critiques

J'ai lu sur ce film plusieurs critiques peu amènes : "mélo bobo-banché",  "mélo choral de la jet-set", "romance sentimentale et casting à forte valeur ajoutée" (Le Monde), "mélodrame aux accents quelque peu almodovariens" (Excessif), etc. Même si je n'ai pas souscrit à 100 % à ce film et que je partage, avec quelques autres spectateurs, un sentiment d'inachevé, je l'ai malgré tout bien aimé. Les acteurs sont bien dans leur rôle : Catherine Deneuve, excellente en star déchue et humanisée par cette déchéance, Géraldine Pailhas, bluffante dans le rôle d'une danseuse étoile, Marisa Paredes, royale et chaleureuse dans le rôle de la tante-mère de substitution de Maria, Nicholas Duvauchelle, toujours aussi troublant dans le rôle de l'auteur frustré devenu "fouille-merde" pour survivre. Mais la révélation du film est celle de Jean-Baptiste Lafarge, un jeune acteur de 17 ans, d'un magnétisme et d'un naturel d'autant plus étonnants que c'était son tout premier film. Gageons que nous entendrons parler de lui. La scène où il interprète la chanson "Ma fille" de Serge Reggiani est un pur moment d'émotion. Je voudrais aussi tirer un grand coup de chapeau au compositeur de la BO, un argentin du nom de Gustavo Santaolalla dont la musique qui accompagne le film est sublime du début à la fin. C’est ce même compositeur qui avait réalisé la BO du Secret de Brokeback Mountain.

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mercredi 22 octobre 2014

LE GRAND BLEU de Luc Besson (FR-1988)

 

Le Grand Bleu est un film dramatique français réalisé par Luc Besson, sorti en 1988. Le film est librement inspiré des vies de Jacques Mayol et Enzo Maiorca, célèbres champions de plongée en apnée. Jacques Mayol et Enzo Molinari se connaissent depuis l'enfance, dans les années 1960. Ils ont grandi ensemble en Grèce et partagent depuis toujours leur passion pour la mer. Mais à la suite de l'accident au cours d'une plongée et du décès de son père, Jacques revient en France. Vingt ans ont passé, mais la rivalité entre les deux hommes existe toujours. Le championnat du monde d'apnée "No Limit" à Taormina en Sicile à la fin des années 1980 est l'occasion pour les deux hommes de se retrouver et d'explorer un monde que personne ne connaît aussi bien qu'eux.

Distribution partielle

  • ·         Jean-Marc Barr : Jacques Mayol
  • ·         Jean Reno : Enzo Molinari (pseudonyme pour Enzo Maiorca)
  • ·         Rosanna Arquette : Johanna Baker
  • ·         Jean Bouise : l'oncle Louis
  • ·         Sergio Castellitto : Novelli

Autour du film

Le record de Jacques Mayol de 105 mètres établi en 1983 (120 mètres dans le film), considéré par les médecins dans le film comme une limite absolue, sera par la suite pulvérisé : en 2007, le record d'apnée no limit est poussé à 214 mètres par Herbert Nitsch.

Pour le rôle de Jacques Mayol, le premier choix pour Luc Besson était Christophe Lambert, qu'il avait dirigé dans Subway, mais, lors de son baptême de plongée, l'acteur attrapa une otite, ce qui l'obligea à décliner l'offre. Après avoir ensuite envisagé Gérard Lanvin, Mickey Rourke ou encore Mel Gibson pour le rôle, Luc Besson choisit Jean-MarcBarr qui était alors inconnu du grand public.

Le dauphin Joséphine, héroïne du film, est mort à l'âge estimé de 32 ans, le 23 août 2011, « des suites d'une maladie rénale associée à son âge très avancé ». Elle avait été capturée aux États-Unis en 1979 pour le parc marin d'Antibes. Joséphine s'était rendue célèbre en tournant « les scènes les plus techniquement difficiles » du film. C'est elle, notamment, qui vient chercher l'acteur Jean-Marc Barr dans les profondeurs de la mer dans la scène finale.

Musique

Pour nous français, il est difficile d’imaginer ce film sans la musique mythique composée pour lui par Eric Serra. Pourtant, la version américaine s'est faite sans cette bande son qui fut remplacée par une partition de Bill Conti. A part les cinéphiles, le grand public américain ne saura jamais ce qu’il a perdu !

Réception critique

Le film avait dans un premier temps été mal accueilli par la critique, et en partie sifflé lors de la présentation au festival de Cannes. Luc Besson en gardera une rancune tenace ; Jean-Hugues Anglade, son acteur dans Subway, a d'ailleurs déclaré: « Dès Le Grand Bleu, Luc souffrait de ne pas être reconnu par la criti­que ».

Par contre, le film a été un succès public considérable, Luc Besson a pu ensuite sortir en salles une version longue de son film de cinquante minutes de plus que l'originale tout en se permettant d'inscrire sur l'affiche l'accroche suivante : « N'y allez pas, ça dure 3 h ! ». Le film a attiré près de 9,2 millions de spectateurs français et il est resté un film culte pour la majeure partie. L'exploitation en France rencontra un des plus gros succès de l'histoire du cinéma français, notamment auprès des adolescents.

Je suis étonné de n’avoir encore jamais parlé de ce film qui, pour moi comme pour d’autres spectateurs, reste un de mes plus merveilleux moments de cinéma. Je l’ai d’ailleurs revu plusieurs fois, que ce soit à la télé ou en DVD et je suis sûr que j’irais le revoir s’il était à nouveau un jour programmé en salles.


C’est pour moi, avec Subway, la plus belle réussite de Besson qui s’est ensuite tourné vers la violence avec des films comme Léon ou Nikita ou Le cinquième élément. Même si j’ai apprécié The Lady, Le Grand Bleu m’a laissé un souvenir inoubliable de cinéma et j'en resterai à jamais nostalgique.    


dimanche 19 mai 2013

LA PESTE (Film de Luis PUENZO - 1992)

[Rerédaction d'un article publié en août 2008]


Date de sortie : 26 Août 1992 Film franco-argentino-britannique réalisé par Luis Puenzo. 
DVD indisponible. Voir ma page Films introuvables. 

Film français, argentin, britannique. Genre : Drame
Durée : 2h 26min. Année de production : 1992

Distribution

  • Docteur Bernard Rieux : William Hurt
  • Martine Rambert : Sandrine Bonnaire
  • Jean Tarrou : Jean-Marc Barr
  • Joseph Grand : Robert Duvall
  • Cottard : Raul Julia
  • Emma Rieux : China Zorrilla
  • Teresa : Fabiana Uria
  • Sara : Lidia Catalano
  • Hoese :  Peter McFarlane
  • Felipe : Bruno Chmelik


Scénariste Luis Puenzo  d'après l'oeuvre de Albert Camus
Directeur de la photographie Felix Monti
Musique : Vangelis (non crédité)

 Distribution Gaumont, France

Synopsis 

Le film est une adaptation très libre du chef d'oeuvre d'Albert Camus, La peste. Le scénario a été écrit par Luis Puenzo, qui est aussi le réalisateur du film.

Le roman, publié en 1947, se déroule à Oran. Il raconte la vie quotidienne des habitants pendant une épidémie de peste qui frappe la ville et la coupe du monde extérieur. En réalité, ce livre est une allégorie de l'idéologie nazie qui, comme le font les rats dans le roman, envahit l'Europe. La portée du livre va bien au-delà : à travers lui, Camus dénonçait tous les régimes politiques totalitaires qui, sous prétexte d'instaurer la sécurité pour le plus grand nombre, font régner la terreur sur les populations civiles et persécutent les partisans de la liberté. Grâce à ce roman, qui eut un retentissement mondial, et reste le livre le plus lu d'Albert Camus, l'auteur, qui avait 44 ans seulement à l'époque, s'est vu décerner, en 1957, la plus haute distinction littéraire, le Prix Nobel de littérature.

[10/07/2016 : J'ai modifié ce chapitre après qu'un correspondant, malheureusement anonyme, m'ait fait remarquer que le roman, publié en 1947, n'avait pu être inspiré, comme je l'avais précédemment écrit, en me basant sur des critiques de ce film, par la guerre d'Algérie, qui ne commença, du moins officiellement, que le 1er novembre 1954 avec les premiers attentats commis par le FLN mais les mouvements nationalistes et la répression de l'armée française avaient précédé les attentats de plusieurs années : parmi ces terribles événements citons, entre autres, les massacres de Sétif et de Guelma (mai 1945) qui firent plus de 1000 morts parmi les Algériens. Ils ne purent pas laisser l'auteur indifférent, lui qui était déjà engagé politiquement (au moins depuis 1935), et qui luttait pour la réconciliation entre Algériens et Français. Bien entendu, Cependant, si La peste reste une oeuvre de fiction, ce qui lui donne une portée universelle, l'inspiration de ce roman ne peut pas être déconnectée des événements dramatiques que connut sans discontinuer l'Algérie depuis les débuts de la colonisation française et la prise d'Alger en 1830].

Le film  

Pour bien marquer l'universalité du roman, le réalisateur argentin a transposé son action dans un port non identifié d'Amérique latine touché par une épidémie de peste. Pour lutter contre cette catastrophe, les autorités instaurent la loi martiale. En visite dans le pays, deux journalistes français, Jean Tarrou (Jean-Marc Barr)  et Martine Rambert (Sandrine Bonnaire), sont pris au piège du blocus et réagissent selon leur propre sensibilité (doivent-ils s'enfuir pendant qu'il en est encore temps, ou rester sur place et faire leur travail de journalistes ? - question toujours d'actualité). Leurs comportements évolueront au terme d'une éprouvante course contre la montre (et contre la mort !)

Mon opinion

Comme je l'ai dit plus haut, le film est une adaptation très libre du roman. Il se déroule sous une dictature de type militaire non identifiée dans laquelle on pourra reconnaître au choix l'Argentine de Videla, le Chili de Pinochet mais aussi toutes les dictatures, quelles qu'elles soient, situées en Occident ou en Orient, de droite comme de gauche, avec le même arbitraire, la même cruauté, les mêmes camps, les règlements absurdes, "ubuesques" (au sens littéral du terme, le père Ubu étant la caricature de tous les autocrates du monde, qu'ils aient pour nom Staline, Mussolini, Hitler, Pol Pot ou Poutine), en un mot leur inhumanité... 

Bizarrement, cette volonté délibérée du réalisateur de transposer le thème, pourtant universel, du roman, que n'aurait certainement pas reniée Camus, n'a pas été comprise par la critique qui y a vu une "trahison" de son oeuvre. Au contraire, j'ai personnellement d'autant plus apprécié cette transposition géographique, accentuée par les anachronismes volontairement glissés ici ou là dans le film par le réalisateur (téléphones portables, véhicules, etc.) car j'ai trouvé qu'en faisant ce choix, Puenzo avait au contraire amplifié la dimension intemporelle du livre. Il pose aussi la bonne question, celle qui est non seulement au centre du roman mais aussi sous-tend toute l'œuvre de Camus et qu'il s'est posée lui-même tout au long de sa vie : "Comment, moi, citoyen ordinaire, réagirais-je devant une situation extrême ? Quelle position prendrais-je ? Serais-je un héros ? Serais-je un lâche ?", question que nous devrions nous-mêmes nous poser à chaque moment de notre existence ou, en tout cas, à chaque fois que nous devons prendre une décision importante qui engagera l'avenir, non seulement le nôtre, mais celui de nos proches et parfois même de l'humanité. 

Je trouve donc, à la différence de ce que j'ai lu ici ou là, que Luis Puenzo n'a pas démérité en adaptant La peste comme il l'a fait, bien au contraire puisqu'il en a respecté le texte (les répliques du film sont intégralement celles des personnages du livre) mais aussi, ce qui était, à mon avis, le plus difficile, l'esprit. 

J'ai aussi beaucoup aimé l'interprétation sensible et humaine de Jean-Marc Barr, un acteur que j'aime beaucoup et que je trouve sous-employé car, depuis Le grand bleu, il n'a pas eu de rôle à la hauteur de son talent. Il donne à son personnage, hésitant entre le bien et le mal, entre ce que ses convictions lui dictent et ce besoin animal (et parfaitement naturel) de sauver sa peau, une grande justesse. Quant à Sandrine Bonnaire, d'autant plus exposée à l'arbitraire et à la cruauté qu'elle est une femme, son jeu, où elle sait allier la peur à la détermination, m'ont épaté. 

J'ai aussi beaucoup aimé la bande son de ce film, en particulier un morceau, que j'ai mis des années à identifier et à retrouver car, curieusement, il n'avait jamais été enregistré et n'a été disponible que de nombreuses années après la sortie du film. Il s'agit de la musique qui illustre la procession religieuse accompagnant les victimes de la peste. J'ai longtemps pensé qu'il pouvait s'agir d'un extrait d'une œuvre religieuse classique. En réalité, c'est une oeuvre originale, composée pour le film par le grand musicien grec Vangelis (qui n'est même pas crédité au générique !) A ma connaissance, le seul enregistrement se trouve sur un album collector sorti à l'occasion de l'an 2000 qui s'intitule lapidairement "Reprise 1990-1999" (CD EastWest 3984298282). Ce disque, comme son titre l'indique, rassemble les principales musiques de films écrites par cet immense musicien pendant la décennie ayant précédé le changement de millénaire. Le morceau que l'on entend dans le film s'intitule Psalmus ode et  il est interprété par un jeune soliste anglais du nom de Jeremy Budd. 



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