Le Grand Bleu est un film
dramatique français réalisé par Luc Besson, sorti en 1988. Le film est
librement inspiré des vies de Jacques Mayol et Enzo Maiorca, célèbres champions
de plongée en apnée. Jacques Mayol et Enzo Molinari se
connaissent depuis l'enfance, dans les années 1960. Ils ont grandi ensemble en
Grèce et partagent depuis toujours leur passion pour la mer. Mais à la suite de
l'accident au cours d'une plongée et du décès de son père, Jacques revient en
France. Vingt ans ont passé, mais la rivalité entre les deux hommes existe
toujours. Le championnat du monde d'apnée "No Limit" à Taormina en Sicile à la
fin des années 1980 est l'occasion pour les deux hommes de se retrouver et
d'explorer un monde que personne ne connaît aussi bien qu'eux.
Distribution partielle
- ·
Jean-Marc Barr : Jacques Mayol
- ·
Jean Reno : Enzo Molinari (pseudonyme pour Enzo
Maiorca)
- ·
Rosanna Arquette : Johanna Baker
- ·
Jean Bouise : l'oncle Louis
- ·
Sergio Castellitto : Novelli
Autour du film
Le record de Jacques Mayol de 105
mètres établi en 1983 (120 mètres dans le film), considéré par les médecins
dans le film comme une limite absolue, sera par la suite pulvérisé : en 2007,
le record d'apnée no limit est poussé à 214 mètres par Herbert Nitsch.
Pour le rôle de Jacques Mayol, le
premier choix pour
Luc Besson était
Christophe Lambert, qu'il avait dirigé dans
Subway, mais, lors de son baptême de plongée, l'acteur attrapa une otite, ce
qui l'obligea à décliner l'offre. Après avoir ensuite envisagé
Gérard Lanvin,
Mickey Rourke ou encore
Mel Gibson pour le rôle,
Luc Besson choisit
Jean-MarcBarr qui était alors inconnu du grand public.
Le dauphin
Joséphine, héroïne du
film, est mort à l'âge estimé de 32 ans, le 23 août 2011, « des suites d'une
maladie rénale associée à son âge très avancé ». Elle avait été capturée aux
États-Unis en 1979 pour le parc marin d'Antibes. Joséphine s'était rendue
célèbre en tournant « les scènes les plus techniquement difficiles » du film.
C'est elle, notamment, qui vient chercher l'acteur
Jean-Marc Barr dans les
profondeurs de la mer dans la scène finale.
Musique
Pour nous français, il est
difficile d’imaginer ce film sans la musique mythique composée pour lui par
Eric Serra. Pourtant, la version américaine s'est faite sans cette bande son
qui fut remplacée par une partition de Bill Conti. A part les cinéphiles, le grand public américain ne saura jamais ce qu’il a perdu !
Réception critique
Le film avait dans un premier
temps été mal accueilli par la critique, et en partie sifflé lors de la
présentation au festival de Cannes. Luc Besson en gardera une rancune tenace ;
Jean-Hugues Anglade, son acteur dans Subway, a d'ailleurs déclaré: « Dès Le
Grand Bleu, Luc souffrait de ne pas être reconnu par la critique ».
Par contre, le film a été un
succès public considérable, Luc Besson a pu ensuite sortir en salles une
version longue de son film de cinquante minutes de plus que l'originale tout en
se permettant d'inscrire sur l'affiche l'accroche suivante : « N'y allez pas,
ça dure 3 h ! ». Le film a attiré près de 9,2 millions de spectateurs français et
il est resté un film culte pour la majeure partie. L'exploitation en France
rencontra un des plus gros succès de l'histoire du cinéma français, notamment
auprès des adolescents.
Je suis étonné de n’avoir encore
jamais parlé de ce film qui, pour moi comme pour d’autres spectateurs, reste un
de mes plus merveilleux moments de cinéma. Je l’ai d’ailleurs revu plusieurs
fois, que ce soit à la télé ou en DVD et je suis sûr que j’irais le revoir s’il
était à nouveau un jour programmé en salles.
C’est pour moi, avec
Subway, la
plus belle réussite de Besson qui s’est ensuite tourné vers la violence avec
des films comme
Léon ou
Nikita ou
Le cinquième élément. Même si j’ai apprécié
The Lady,
Le Grand Bleu m’a
laissé un souvenir inoubliable de cinéma et j'en resterai à jamais nostalgique.