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mercredi 31 janvier 2024

SUBWAY film de Luc BESSON (FR-1985)

 

Subway fait partie, comme Le Grand bleu, sorti 3 ans après, de mes films-culte. On y retrouve tout l'univers décalé, onirique, coloré, poétique des premiers Besson, sans la violence qui marquera ses films suivants (Nikita, 1990; Léon, 1994; Le cinquième élément, 1997). Certes, Subway  est un polar mais on a plus l'impression que c'est un prétexte qu'autre chose. Car, à part la scène où Fred (Christophe Lambert, cheveux décolorés et en pétard) meurt dans les bras d'Helena (Isabelle Adjani), l'intrigue qui fait que l'on classe ce film dans le genre des polars n'est qu'un prétexte à mettre en scène l'univers de Besson avec ses personnages déjantés et farfelus, qui vivent tous en marge d'une société qu'ils rejettent plus qu'elle ne les rejette.

Fred, invité à une réception mondaine par Helena, fait sauter le coffre non pour le dévaliser mais "parce qu'il n'aime pas les coffre forts". Manque de chance pour lui, il s'agit du coffre d'un malfrat et les documents qu'il y dérobe (sur lesquels on ne saura rien au cours du film) sont compromettants. Le malfrat lance alors à la poursuite de Fred ses chiens de chasse. Fred se réfugie dans le métro où il rencontre toute une série de marginaux (Richard Bohringer, en vendeur de fleurs, Jean-Hugues Anglade, en roller halluciné, une troupe de musiciens -parmi lesquels Eric Serra qui composera la musique du Grand Bleu et Jean Reno, en batteur fou). Mais il y a aussi Jean Bouise (que l'on retrouvera, tout aussi décalé, dans le Grand Bleu), Michel Galabru, en commissaire de police blasé, Jean-Pierre Bacri, en inspecteur demeuré...  

Pour son rôle de Fred, Christophe Lambert  obtiendra le César du meilleur acteur. Quant à Isabelle Adjani, sublime, elle  aurait bien mérité le César de la meilleure actrice pour lequel elle n'a été que nominée. C'est la même Adjani, fragile et forte, de Pull marine chanson composée par Serge Gainsbourg et clip magnifique tourné par... Luc Besson en 1983.  

Ce film m'a aussi fait penser à Diva de Jean-Jacques Beineix, sorti en 1981 (où l'on retrouve Bohringer) avec lequel il partage cet univers où le genre polar est aussi un prétexte à réaliser un film décalé et onirique (voir ma critique en date du 22/08/2009).

dimanche 28 mai 2023

VALERIAN ET LA CITE DES MILLE PLANETES Film de S-F de Luc BESSON (Coproduction internationale - 2017)

 

Vu à la télévision

Valérian et la Cité des mille planètes est un film de science-fiction franco-sino-belgo-germano-émirato-américano-canadien écrit, produit et réalisé par Luc Besson, sorti en 2017. C'est une adaptation libre de l'univers de la série de bande dessinée française Valérian et Laureline, dessinée par Jean-Claude Mézières et scénarisée par Pierre Christin. Le titre du film fait référence au deuxième album, L'Empire des mille planètes, paru en 1971, mais reprend principalement la trame du sixième album, L'Ambassadeur des Ombres, paru en 1975.

Résumé

Nous sommes en 2740. Les agents spatiotemporels Valérian (Dane DeHaan) et Laureline (Cara Delevingne) sont en repos. Valérian rêve d'un monde inconnu peuplé d'êtres anthropomorphes qui vivent sur une planète couverte d’océans appelée Mül. Vivant dans un état d’harmonie, ils recueillent des perles dotées de propriétés insolites que de petits animaux répliquent, ces répliques étant versées dans un puits lors d'un rituel de remerciements à la Nature. Cette scène idyllique est interrompue par la vision de vaisseaux spatiaux qui s’écrasent sur la planète, provoquant une catastrophe dont seuls quelques survivants échappent. Valérian se réveille troublé par ce rêve dont il ne sait pas s’il provient de son imagination ou est un reflet d’une réalité. Il commence à le raconter à Laureline mais ils sont brusquement interrompus : on leur donne l’ordre de partir en mission afin d’intercepter la vente sur le marché noir d’un artefact volé, le « répliquant » de la planète Mül dont il avait rêvé. Arrivé sur la planète Kirian, Valérian se confronte avec le trafiquant, lui vole le réplicateur. Poursuivi, Valeroan et Laureline parviennent à s’enfui et à rejoindre leur vaisseau.

Mon opinion

Amateur de science-fiction, j’avais toujours rêvé qu’un jour soit adapté au cinéma l’univers particulier de Mézières et Christin et de ses deux héros, Valerian et Laureline. C’est pourquoi, je me faisais une joie de voir cette réalisation de Luc Besson, bien que j’aie, par le passé, été échaudé par plusieurs de ses productions. Cependant, je m’attendais à mieux pour Valerian, surtout avec un film dont le budget pharamineux (197 millions d'euros, film français le plus cher de tous les temps !) Malheureusement on doit, pour ce film, reconnaître une fois de plus que « l’argent ne fait pas le bonheur », en tout cas pas le mien. En consultant les critiques qui en ont été faites, je constate que je ne suis pas le seul à avoir détesté ce film puisque, sur le plan commercial, il aura été un échec tel qu’il a entraîné la chute de l’empire Besson, sa société EuropaCorp, ayant dû être mise en 2019, en procédure de sauvegarde, et vendue en 2020, principalement à cause de ce film. Sur le plan purement cinématographique, ce film est une catastrophe, tant au niveau du scénario, incompréhensible, que de la réalisation brouillonne et noyée d’effets spéciaux illisibles, sans parler des deux « héros », les deux acteurs choisis pour incarner Valerian et Laureline, DeHaan, aussi peu expressif qu'un bout de bois, Cara Delevingne, aimable comme une porte de prison, les deux manquant particulièrement de charisme. On a du mal à croire qu’avec un tel budget Besson ait pu réaliser un film aussi mauvais !  Du sous Star Wars !

jeudi 2 novembre 2017

LUCY de Luc BESSON (FR-2014)


Lucy est un film de science-fiction français écrit et réalisé par Luc Besson, sorti en 2014, avec comme acteurs principaux Scarlett Johansson et Morgan Freeman.

Résumé

Partant du postulat que l'être humain n'utilise que 10 % des capacités de son cerveau, le film décrit ce qui arriverait à une jeune étudiante de 25 ans, Lucy, dès lors qu'elle a par accident absorbé une drogue expérimentale qui décuple ses capacités cérébrales. Lucy fait référence au squelette d'australopithèque femme découvert en 1974 en Ethiopie dans laquelle on a voulu voir l'ancêtre de la race humaine. 

Lucy Miller (Scarlett Johansson) n'a rien d'une australopithèque. C'est une jeune femme de son temps vivant à Taipei (Taiwan). Prise dans un guet-apens, elle se trouve contrainte par la mafia coréenne, de faire la « mule » pour des trafiquants de drogue qui insèrent un paquet de poudre bleue dans son ventre, le CPH4, un produit de synthèse expérimental. Lors des coups de pieds au ventre qu’elle reçoit ensuite d’un de ses gardiens, le paquet se perce et la mystérieuse substance se répand dans son corps. Au lieu d'être tuée, l’absorption massive de cette drogue décuple ses facultés psychiques. Dès lors, Lucy acquiert un savoir et des pouvoirs illimités, contrôle les ondes, l'électricité, la matière, le temps, le sommeil, peut changer d'apparence et acquiert même des pouvoirs télékinétiques et télépathiques.

Ayant vu un reportage sur le professeur Samuel Norman (Morgan Freeman), spécialiste mondial du cerveau, venu à la Sorbonne pour exposer ses théories révolutionnaires sur les capacités du cerveau, elle prend contact avec lui.

Au fur et à mesure que le film se déroule, le pourcentage de progression des capacités cérébrales de Lucy s’affiche à l’écran.

Lucy, qui sait qu’elle n’a plus que quelques heures à vivre donne rendez-vous au professeur à la Sorbonne à Paris. S’engage alors une course poursuite entre elle et la mafia coréenne, menée par son chef sanguinaire, Monsieur Jang, qui a décidé de récupérer la drogue en ne reculant devant aucune violence ni aucune atrocité.

Trois autres « mules » ont été chargées de CPH4 à Taipei pour apporter la drogue en Europe. Lucy aide les forces de police à les retrouver toutes, et à l'issue d'un affrontement contre les mafieux coréens, elle récupère les trois paquets et se fait injecter la totalité du produit afin que son cerveau parvienne à 100 % de ses capacités. Elle se transforme alors en ordinateur humain afin de transmettre au professeur Norman tout le savoir qu’elle a acquis.

Mon opinion sur ce film

Fin 2014, Lucy est devenu le plus gros succès du cinéma français à l'étranger avec 53,5 millions d'entrées, devant Taken 2 (47,8 millions), Le Cinquième Élément (35,7 millions), également réalisé par Luc Besson et Intouchables(31,9 millions), avec 58,7 millions de billets vendus dans le monde dont 5,2 millions d'entrées en France.


A près d’un demi-siècle de distance, Luc Besson s’attaque à un sujet qui rappelle beaucoup 2001, l’odyssée de l’espace du génial Stanley Kubrick. Mais là où Kubrick avait instille de la poésie, Besson déploie toute la violence dont il est coutumier (Léon, Le cinquième élément…) et dont je suis loin d’être fan. Certes, la violence qu’il met dans son film – et qui est sans doute pour beaucoup dans le succès populaire qu’il a rencontré n’est-elle pas totalement gratuite mais, en ce qui me concerne, je m’en lasse très  vite. Pour moi, le plus intéressant dans ce film, ce sont les passages où le professeur Norman parle des capacités du cerveau, mais il est sûr que ce n’est pas ce qu’ont dû apprécier le plus les 53,5 millions de spectateurs qui sont allés voir le film. Par ailleurs, on retrouve tellement de lieux-communs, tellement d’invraisemblances, sans compter une fin en queue de poisson (vous me direz que c’est aussi le cas de 2001) qu’il en perd pour moi tout intérêt et me le fait classer dans la catégorie "navets à grand spectacle".  

Voyez plutôt :

mercredi 17 décembre 2014

THE LADY de Luc Besson (FR-GB 2011)



Mise à jour du 04/09/2017 : Je suis très triste de constater qu'à l'instar d'Ingrid Betancourt en Colombie, pour la libération de laquelle j'avais milité, Aung San Suu Kyi a beaucoup déçu depuis son élection à la présidence de la République birmane. C'est pourquoi je fais mon mea culpa et que je supprime tous les posts (à part celui-ci) que j'ai publiés sur elle. 

The Lady est un biopic franco-britannique-malaisien réalisé par Luc Besson mettant en scène Michelle Yeoh dans le rôle d'Aung San Suu Kyi et David Thewlis en Michael Aris, sorti en 2011.

Synopsis

Le film décrit la vie d’Aung San Suu Kyi, chef de l’opposition au régime militaire birman depuis 1990, date à laquelle, revenue en Birmanie pour assister aux derniers moments de sa mère mourante, elle a été portée à la présidence du parti d’opposition, la Ligue nationale pour la démocratie, qui a gagné haut la main les élections générales organisées par la junte au pouvoir depuis 1962 mais s'est vue privée de sa victoire par les militaires.

Le film commence par l’assassinat du père d'Aung San Suu Kyi, héros de la lutte de son peuple contre l’occupant anglais, alors qu’elle n’avait que trois ans, puis son retour à Rangoon pour soigner sa mère mourante, et ensuite sa longue lutte pour le retour de la démocratie dans son pays. La partie la plus émouvante est celle où son mari, un universitaire anglais, lui fait obtenir le Prix Nobel de la Paix (1991). Assignée à résidence, elle ne peut qu’entendre sur un transistor (l’électricité lui ayant été coupée) le discours de remerciements que son fils aîné prononce depuis Oslo. Le film s’interrompt en 1999 à la mort de son mari qui s’éteint d’un cancer à Oxford. Jusqu’au dernier moment, elle et lui font des demandes pour se revoir avant l'échéance finale mais toutes sont impitoyablement rejetées.
Seule une brève annonce faite avant le générique de fin parle de l’évolution de la situation birmane. Depuis novembre 2010, l’assignation à résidence d’Aung San Suu Kyi  a été levée. En décembre 2011, elle a reçu Hillary Clinton et de nombreuses personnalités occidentales lui ont rendu visite (dont l’ambassadeur de France pour les droits de l’homme). La Birmanie est cependant toujours sous le contrôle de la junte militaire et la liberté ne fait pas encore partie de la vie quotidienne des Birmans. Ce film n’apportera bien entendu ni la libération d’Aung San Suu Kyi ni la démocratie en Birmanie  mais il aura eu le mérite de faire découvrir au monde la situation en Birmanie. Cependant, en 2014, rien   n’est encore gagné dans ce pays, les militaires, même s’ils ont quelque peu relâché l’étau, sont toujours aussi puissants et l’attitude, depuis sa « libération » d’Aung San Suu Kyi, a fait l’objet de critiques.

L’actrice qui joue le rôle d’ Aung San Suu Kyi,  Michelle Yeoh, est de nationalité malaisienne. Bien qu’elle ait derrière elle une carrière d’actrice importante (plus de 30 films), elle était surtout connue jusque-là pour ses rôles dans des films d’action ou de seconde zone. Elle est extraordinaire dans le rôle d’Aung San Suu Kyi, aussi mimétique que l’avait été  Helen Mirren dans celui de la reine Elisabeth dans le décapant film The Queen de Stephen Frears.

Tournage

Les premières images du film ont été tournées pendant l’été 2010 en caméra numérique et en secret en Thaïlande car le réalisateur craignait que, s’il révélait son projet, les autorités birmanes ne fassent pression sur leur voisin, où la démocratie est fragile, pour que le tournage ne soit entravé. Puis, il y est retourné, entouré d’une équipe plus conséquente, à l’automne 2010 pour finir de tourner les images complémentaires, l'incrustation des scènes avec les acteurs devant se faire ensuite en studio en France. Une partie du film a aussi été tournée à Oxford et dans les studios français de Bry-sur-Marne.
Le 22 juin 2011, l’actrice  Michelle Yeoh, arrivée à Rangoon, s’est vue expulser du pays sans autre explication et on lui a annoncé qu’elle faisait désormais partie de la « liste noire » des personnes interdites de séjour en Birmanie.

Impact du film

Le film a eu un impact non négligeable. A-t-il fait avancer les choses en Birmanie ? Il ne le semble pas. Espérons, non pour grossir le portefeuille de  Luc Besson, déjà très bien garni, mais pour la notoriété d’ Aung San Suu Kyi et de son combat, qu’il servira la cause de la démocratie partout dans les pays où elle est insuffisante et particulièrement en Birmanie. Je ne sais pas ce que le réalisateur-producteur compte faire des bénéfices engrangés par le film, car il ne fait pas de doutes qu'il y en aura. Je lui suggère de les reverser à une organisation non-gouvernementale  qui lutte pour la démocratie et les droits de l'homme.

Mon opinion sur ce film

Je ne cache pas que je suis allé voir The lady un peu à reculons et uniquement parce qu’il traitait de la vie d’Aung San Suu Kyi, l’opposante birmane. En effet, cela fait longtemps que la trajectoire du réalisateur de Subway (1985) et du Grand Bleu (1988), qui ont été et restent parmi mes films-culte, m'est devenue étrangère. En effet, outre le fait qu’il n’a pas produit ou réalisé un seul bon film depuis ces deux magnifiques réussites, ses films postérieurs ont été pour moi, soit des ratages complets  (Atlantis, 1991, qu’on attendait comme une suite du Grand Bleu est un sous-Monde du silence), soit des films tout juste passables malgré les gros moyens mis pour les réaliser (Le Cinquième élément, 1997 est un mauvais film de science-fiction; Jeanne d’Arc (1999), un pensum, sans parler d'Angel-A (2005), totalement passé inaperçu ou de la pénible série d'Arthur et les Minimoys (2006 à 2010). Bref, j’avais totalement perdu le contact avec Besson en tant que réalisateur depuis ses réussites du début.

En tant que personnalité, il m'était encore plus devenu insupportable en raison de ses prises de position en faveur de la loi Hadopi, à laquelle je suis farouchement opposé car elle contribue au fliquage de notre société, de son ignoble procès contre la décapante revue de cinéma Brazil, et surtout ses amitiés politiques affichées (pro-Sarkozystes). Bref, nous n’étions plus du tout sur la même longueur d’ondes depuis bien longtemps.

C’est ce qui explique ma réticence à aller voir ce film. Mais comme il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, je dois reconnaître que c’est un film remarquable, autant du point de vue de son propos que de celui du cinéma et j’encourage tous ceux qui ne l’ont pas vu à le voir.

mercredi 22 octobre 2014

LE GRAND BLEU de Luc Besson (FR-1988)

 

Le Grand Bleu est un film dramatique français réalisé par Luc Besson, sorti en 1988. Le film est librement inspiré des vies de Jacques Mayol et Enzo Maiorca, célèbres champions de plongée en apnée. Jacques Mayol et Enzo Molinari se connaissent depuis l'enfance, dans les années 1960. Ils ont grandi ensemble en Grèce et partagent depuis toujours leur passion pour la mer. Mais à la suite de l'accident au cours d'une plongée et du décès de son père, Jacques revient en France. Vingt ans ont passé, mais la rivalité entre les deux hommes existe toujours. Le championnat du monde d'apnée "No Limit" à Taormina en Sicile à la fin des années 1980 est l'occasion pour les deux hommes de se retrouver et d'explorer un monde que personne ne connaît aussi bien qu'eux.

Distribution partielle

  • ·         Jean-Marc Barr : Jacques Mayol
  • ·         Jean Reno : Enzo Molinari (pseudonyme pour Enzo Maiorca)
  • ·         Rosanna Arquette : Johanna Baker
  • ·         Jean Bouise : l'oncle Louis
  • ·         Sergio Castellitto : Novelli

Autour du film

Le record de Jacques Mayol de 105 mètres établi en 1983 (120 mètres dans le film), considéré par les médecins dans le film comme une limite absolue, sera par la suite pulvérisé : en 2007, le record d'apnée no limit est poussé à 214 mètres par Herbert Nitsch.

Pour le rôle de Jacques Mayol, le premier choix pour Luc Besson était Christophe Lambert, qu'il avait dirigé dans Subway, mais, lors de son baptême de plongée, l'acteur attrapa une otite, ce qui l'obligea à décliner l'offre. Après avoir ensuite envisagé Gérard Lanvin, Mickey Rourke ou encore Mel Gibson pour le rôle, Luc Besson choisit Jean-MarcBarr qui était alors inconnu du grand public.

Le dauphin Joséphine, héroïne du film, est mort à l'âge estimé de 32 ans, le 23 août 2011, « des suites d'une maladie rénale associée à son âge très avancé ». Elle avait été capturée aux États-Unis en 1979 pour le parc marin d'Antibes. Joséphine s'était rendue célèbre en tournant « les scènes les plus techniquement difficiles » du film. C'est elle, notamment, qui vient chercher l'acteur Jean-Marc Barr dans les profondeurs de la mer dans la scène finale.

Musique

Pour nous français, il est difficile d’imaginer ce film sans la musique mythique composée pour lui par Eric Serra. Pourtant, la version américaine s'est faite sans cette bande son qui fut remplacée par une partition de Bill Conti. A part les cinéphiles, le grand public américain ne saura jamais ce qu’il a perdu !

Réception critique

Le film avait dans un premier temps été mal accueilli par la critique, et en partie sifflé lors de la présentation au festival de Cannes. Luc Besson en gardera une rancune tenace ; Jean-Hugues Anglade, son acteur dans Subway, a d'ailleurs déclaré: « Dès Le Grand Bleu, Luc souffrait de ne pas être reconnu par la criti­que ».

Par contre, le film a été un succès public considérable, Luc Besson a pu ensuite sortir en salles une version longue de son film de cinquante minutes de plus que l'originale tout en se permettant d'inscrire sur l'affiche l'accroche suivante : « N'y allez pas, ça dure 3 h ! ». Le film a attiré près de 9,2 millions de spectateurs français et il est resté un film culte pour la majeure partie. L'exploitation en France rencontra un des plus gros succès de l'histoire du cinéma français, notamment auprès des adolescents.

Je suis étonné de n’avoir encore jamais parlé de ce film qui, pour moi comme pour d’autres spectateurs, reste un de mes plus merveilleux moments de cinéma. Je l’ai d’ailleurs revu plusieurs fois, que ce soit à la télé ou en DVD et je suis sûr que j’irais le revoir s’il était à nouveau un jour programmé en salles.


C’est pour moi, avec Subway, la plus belle réussite de Besson qui s’est ensuite tourné vers la violence avec des films comme Léon ou Nikita ou Le cinquième élément. Même si j’ai apprécié The Lady, Le Grand Bleu m’a laissé un souvenir inoubliable de cinéma et j'en resterai à jamais nostalgique.    


vendredi 30 mai 2014

FROM PARIS WITH LOVE de Pierre Morel (FR-2008)




From Paris with love est un film d'action français réalisé en 2008 par Pierre Morel avec Jonathan Rhys-Meyers et John Travolta sur un scenario de Luc Besson et Adi Hasak.

Synopsis

James Reese (Jonathan Rhys-Meyers) est un jeune homme bien sous tous rapports qui travaille comme assistant personnel de l'ambassadeur des Etats-Unis à Paris. En raison de la position qu'il occupe à l'ambassade, il fait de petites missions pour les services secrets américains mais il rêve de devenir un "vrai" agent spécial.

L'arrivée de Wax (John Travolta), un drôle de type complètement déjanté qui ne passe pas inaperçu, lui en donnera l'occasion. Sans qu'il ait le temps de protester, James se retrouvera entraîné à la suite de Wax dans une expédition punitive contre le cartel chinois de la drogue.

Mais cette opération en cache une autre. En réalité, Wax est à Paris, non pour s'occuper du trafic de drogue dans les milieux chinois, mais pour James Reese.

En effet, James est sur le point d’épouser Carolyn (Kasya Smutniak). Or la belle est en réalité une terroriste qui utilise le naïf James pour arriver à ses fins. Dans quelques jours, elle a prévu de commettre un attentat suicide lors d'un sommet international qui doit se tenir dans la capitale française. Malgré ses sentiments pour elle, James Reese l'abattra in extremis avant qu'elle ne commette l'irréparable.

Mon opinion sur ce film

J’avais très envie de voir ce film car j'aime beaucoup Jonathan Rhys-Meyers. Le film aurait pu être une réussite car tous les ingrédients étaient pourtant réunis pour faire un bon film d'action : de bons acteurs (John Travolta, qui surprend à chaque nouveau rôle, Jonathan Rhys-Meyers, toujours aussi beau et craquant dans celui du jeune agent naïf et amoureux), un scénario intéressant, même s'il ne brille pas par son originalité, un cadre idéal, celui de la capitale française qui fait rêver le monde entier... De l'action (beaucoup), de l'humour (pas mal) mais, hélas, la sauce ne prend pas... 

Le film aurait gagné à jouer sur le contraste de la mise en parallèle du Paris-carte postale et des images d'action mais, à part la Tour Eiffel, on ne voit rien de Paris à telle enseigne que l'action aurait pu se dérouler dans n'importe quelle ville du monde. Alors, pourquoi avoir intitulé ce film "From Paris with love" ???  Le titre en rappelle un autre, Midnight in Paris, de Woody Allen. Mais dans ce film, qui est à mon avis l’un des meilleurs du réalisateur américain, ce dernier a su faire de Paris un personnage à part entière, en nous replongeant dans les différentes époques qui ont marqué la mode, la littérature, la musique et la peinture avec juste assez de nostalgie et de distance pour réussir, sinon un chef-d'oeuvre, du moins un excellent film. Rien de tel, hélas, avec From Paris with love. Quand on a la chance de disposer d'acteurs aussi talentueux, il est dommage que l'on n'en profite pas davantage. En fait, on reste toujours dans l'action et le superficiel. J'aurais aimé que les relations entre James et Wax soient approfondies, de même que celles entre James et Carolyn, que leur psychologie (qui n'est qu'effleurée) soit plus travaillée (on ne nous dit nulle part pourquoi Carolyn est devenue une terroriste ni pourquoi James est fasciné par le destin d'agent secret...) 

Il est vrai que le scénario est de Luc Besson qui privilégie, une fois de plus la violence et l'action au détriment de la psychologie de ses personnages.