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vendredi 26 juin 2020

MISS DAISY ET SON CHAUFFEUR Comédie dramatique de B. BERESFORD (USA-1989)



Miss Daisy et son chauffeur (Titre original : Driving Miss Daisy) est une comédie dramatique américaine, réalisée par Bruce Beresford, sortie en 1989. Le film est l’adaptation d’une pièce de théâtre du même nom écrite en 1987 par Alfred Uhry.

Résumé

En 1948, Daisy Werthan (Jessica Tandy[1]), une maîtresse d’école à la retraite vit dans sa maison d’Atlanta (Georgie) en compagnie de sa cuisinière noire, Idella (Esther Rolle). Après un accident de voiture, son fils Boolie (Dan Aycroyd), directeur d’une usine de coton, lui impose un chauffeur noir, Hoke (Morgan Freeman). La première réaction de Miss Daisy, qui a un fort caractère et des idées bien arrêtées, est de refuser cet arrangement. Mais peu à peu, à son contact, elle finit par accepter sa présence et ils deviennent complices.

A la fin du film, dans une scène particulièrement émouvante, alors que Miss Daisy, âgée de 97 ans et atteinte d’Alzheimer, a dû être placée par son fils dans une maison de retraite, Hoke vient la voir et la nourrit à la cuillère comme on le ferait pour un bébé.  

Mon opinion

Vu à la télévision. 

Je connaissais ce film par ouï-dire mais je ne l’avais jamais vu. J’ai profité de sa diffusion à la télévision sur Chérie 25 pour le regarder.

J'ai lu que certains avaient reproché à ce film d'être raciste. Certes, il se place dans un pays (la Géorgie) et une période où le racisme anti-noir était une véritable institution américaine mais on ne peut lui reprocher de défendre ce type d'idées, bien au contraire ! Le personnage de Miss Daisy , qui a vécu le racisme anti-juif (sa famille est d'origine allemande et on comprend qu'elle a fui le nazisme),  elle s'intéresse aux idées de Martin Luther King. Quant à son fils, bien que propriétaire d'une usine textile dans laquelle travaillent aussi bien des blancs que des noirs, c'est lui qui choisit Hoke comme chauffeur pour sa mère et il se conduit toujours avec lui avec le plus grand respect. 

C’est un beau film qui, sous forme de comédie, explore les relations difficiles entre communautés noires et blanches mais aussi juives dans un état raciste comme la Géorgie et plus encore, lors d’un déplacement dans l’Etat voisin de l’Alabama, où Hoke subit les vexations gratuites de deux policiers blancs.

Le film se déroule aussi pendant les manifestations pour les droits civiques et Miss Daisy, malgré tous ses préjugés, assiste même à un discours de Martin Luther King dont elle soutient la cause.
Malheureusement, alors que nous sommes en 2020, soit plus de 60 ans après ces évènements, on assiste encore aux Etats-Unis, le racisme est toujours présent dans ce pays avec des événements dramatiques comme la mort récente de George Floyd, étouffé par des policiers blancs, qui ont soulevé une vague d’indignation mondiale contre le racisme et les violences policières.    

Dans le même esprit, vous pouvez voir : 



[1] Dans la version française, l’actrice est doublée par Suzanne Flon dont on reconnaît la voix inimitable.

jeudi 2 novembre 2017

LUCY de Luc BESSON (FR-2014)


Lucy est un film de science-fiction français écrit et réalisé par Luc Besson, sorti en 2014, avec comme acteurs principaux Scarlett Johansson et Morgan Freeman.

Résumé

Partant du postulat que l'être humain n'utilise que 10 % des capacités de son cerveau, le film décrit ce qui arriverait à une jeune étudiante de 25 ans, Lucy, dès lors qu'elle a par accident absorbé une drogue expérimentale qui décuple ses capacités cérébrales. Lucy fait référence au squelette d'australopithèque femme découvert en 1974 en Ethiopie dans laquelle on a voulu voir l'ancêtre de la race humaine. 

Lucy Miller (Scarlett Johansson) n'a rien d'une australopithèque. C'est une jeune femme de son temps vivant à Taipei (Taiwan). Prise dans un guet-apens, elle se trouve contrainte par la mafia coréenne, de faire la « mule » pour des trafiquants de drogue qui insèrent un paquet de poudre bleue dans son ventre, le CPH4, un produit de synthèse expérimental. Lors des coups de pieds au ventre qu’elle reçoit ensuite d’un de ses gardiens, le paquet se perce et la mystérieuse substance se répand dans son corps. Au lieu d'être tuée, l’absorption massive de cette drogue décuple ses facultés psychiques. Dès lors, Lucy acquiert un savoir et des pouvoirs illimités, contrôle les ondes, l'électricité, la matière, le temps, le sommeil, peut changer d'apparence et acquiert même des pouvoirs télékinétiques et télépathiques.

Ayant vu un reportage sur le professeur Samuel Norman (Morgan Freeman), spécialiste mondial du cerveau, venu à la Sorbonne pour exposer ses théories révolutionnaires sur les capacités du cerveau, elle prend contact avec lui.

Au fur et à mesure que le film se déroule, le pourcentage de progression des capacités cérébrales de Lucy s’affiche à l’écran.

Lucy, qui sait qu’elle n’a plus que quelques heures à vivre donne rendez-vous au professeur à la Sorbonne à Paris. S’engage alors une course poursuite entre elle et la mafia coréenne, menée par son chef sanguinaire, Monsieur Jang, qui a décidé de récupérer la drogue en ne reculant devant aucune violence ni aucune atrocité.

Trois autres « mules » ont été chargées de CPH4 à Taipei pour apporter la drogue en Europe. Lucy aide les forces de police à les retrouver toutes, et à l'issue d'un affrontement contre les mafieux coréens, elle récupère les trois paquets et se fait injecter la totalité du produit afin que son cerveau parvienne à 100 % de ses capacités. Elle se transforme alors en ordinateur humain afin de transmettre au professeur Norman tout le savoir qu’elle a acquis.

Mon opinion sur ce film

Fin 2014, Lucy est devenu le plus gros succès du cinéma français à l'étranger avec 53,5 millions d'entrées, devant Taken 2 (47,8 millions), Le Cinquième Élément (35,7 millions), également réalisé par Luc Besson et Intouchables(31,9 millions), avec 58,7 millions de billets vendus dans le monde dont 5,2 millions d'entrées en France.


A près d’un demi-siècle de distance, Luc Besson s’attaque à un sujet qui rappelle beaucoup 2001, l’odyssée de l’espace du génial Stanley Kubrick. Mais là où Kubrick avait instille de la poésie, Besson déploie toute la violence dont il est coutumier (Léon, Le cinquième élément…) et dont je suis loin d’être fan. Certes, la violence qu’il met dans son film – et qui est sans doute pour beaucoup dans le succès populaire qu’il a rencontré n’est-elle pas totalement gratuite mais, en ce qui me concerne, je m’en lasse très  vite. Pour moi, le plus intéressant dans ce film, ce sont les passages où le professeur Norman parle des capacités du cerveau, mais il est sûr que ce n’est pas ce qu’ont dû apprécier le plus les 53,5 millions de spectateurs qui sont allés voir le film. Par ailleurs, on retrouve tellement de lieux-communs, tellement d’invraisemblances, sans compter une fin en queue de poisson (vous me direz que c’est aussi le cas de 2001) qu’il en perd pour moi tout intérêt et me le fait classer dans la catégorie "navets à grand spectacle".  

Voyez plutôt :

samedi 25 juin 2016

L'INCROYABLE HISTOIRE DE WINTER LE DAUPHIN (USA-2011)


L’Incroyable Histoire de Winter le dauphin (Dolphin Tale, dans la version originale anglaise), est un film dramatique pour la jeunesse sorti en 2011, réalisé par Charles Martin Smith sur un scénario de Karen Janszen, dans lequel jouent Harry Connick, Jr., Ashley Judd et Morgan Freeman.
Le film est inspiré par l’histoire vraie d’un dauphin nommé Winter qui a été sauvé au large des côtes de Floride et pris en charge par l’association Clearwater Marine Aquarium ou CMA.

Résumé

Sawyer Nelson (Nathan Gamble) est un jeune garçon solitaire de 11 ans qui vit avec sa mère depuis le départ de son père cinq ans auparavant. Son seul ami est son cousin Kyle (Austin Stowell), plus âgé que lui. Kyle est un excellent nageur et envisage de se présenter aux Jeux Olympiques de natation. Mais, n'ayant pas les moyens de payer ses études universitaires, il s'engage dans l'armée.
Un jour qu'il passe à vélo au bord de la plage en se rendant à ses cours d'été, Sawyer découvre un pécheur tentant d'aider une femelle dauphin échouée et, en attendant les secours, il la libère des cordages du casier à crabes qui la maintenait prisonnière. Une équipe du centre Clearwater Marine Hospital (CMA) du Docteur Clay Haskett (Harry Connick, Jr.) recueille alors le dauphin pour le soigner.

Le lendemain et les jours suivants, Sawyer retourne au centre et fait la connaissance d’une fillette de son âge, Hazel (Cozi Zuehlsdorff), la fille du docteur Clay et ils deviennent amis. Comme le dauphin semble mieux réagir aux traitements lorsque le jeune garçon est présent, Sawyer intègre petit à petit l'équipe. D'abord contrariée par son absentéisme répété aux cours d'été, sa mère (Ashley Judd) comprenant que la passion de son fils pour la vie marine lui apportera plus que des cours qu’il suit sans conviction, elle l'autorise à aller plus régulièrement donner la main à l’équipe du Centre.

Mais les lésions provoquées par le cordage à la queue du dauphin sont trop importantes et l'équipe du Centre décide d'amputer la partie nécrosée, tout en sachant qu'une telle opération est très risquée et qu'elle n'a jamais été tentée. Après l'opération, Sawyer et Hazel commencent à réapprendre au dauphin, qu'Hazel a prénommée Winter, à nager sans son appendice.

Pendant ce temps, le cousin de Sawyer, Kyle, grièvement blessé lors d'une mission militaire, a été rapatrié partiellement paralysé des jambes, Etats-Unis. Sawyer se fait une joie de le revoir, mais Kyle, traumatisé par ses blessures, rejette tout contact avec sa famille et s'enferme dans le mutisme à l’hôpital militaire où il refuse toute visite y compris celle de Sawyer que cette fin de non recevoir blesse profondément.

A l'aquarium, malgré les soins qui lui sont prodigués, la santé de Winter se détériore car, pour pallier son absence de queue, le dauphin a mis au point une technique de nage qui déforme sa colonne vertébrale et, à terme, risque d'avoir de graves conséquences sur sa survie.

Malgré les ordres de son cousin, Sawyer, accompagné de sa mère, rend visite à Kyle. Celui-ci, en pleine séance de rééducation avec le Dr. Cameron McCarthy (Morgan Freeman), les reçoit mal mais Sawyer, voyant les miracles que le chirurgien plastique réussit avec d'autres militaires amputés, force sa timidité naturelle pour lui demander de venir au centre voir Winter. Devant l'enthousiasme du jeune garçon, le médecin que le défi intéresse, accepte de réaliser une prothèse destinée à remplacer la queue de Winter. Mais, lors du premier essai, le dauphin, furieux, se débarrasse de la prothèse et fracasse l'attelle contre les parois du bassin. Le Dr. Cameron, aidé de Sawyer qui passe tout son temps libre à apprendre tout ce que l'on sait sur les dauphins et leurs comportements, ne s'avoue pas vaincu et font d'autres tentatives jusqu'à ce que Winter finisse par accepter sa prothèse et apprendre à s'en servir.

Malheureusement, quelques jours plus tard, un violent cyclone s'abat sur la côte de Floride et une grande partie des installations du centre sont dévastées. Or, celui-ci avait déjà de grosses difficultés financières. Après sa remise en état par des bénévoles, le conseil d'administration se réunit et décide de vendre le centre à un riche acquéreur qui veut y installer un ensemble hôtelier.
Mais Sawyer et Hazel convainquent l'équipe du centre d'organiser une collecte de fonds et une journée portes ouvertes "Sauvez Winter". Kyle et son ancienne équipe de natation viennent en renfort et organisent une compétition au cours de laquelle le dauphin et les nageurs se mesurent à la course. La fête est un tel succès populaire que le nouveau propriétaire du centre propose à Clay de poursuivre comme chef de centre et, s'inspirant de l'expérience, de mettre au point un protocole qui permettra de rééduquer des handicapés ou des patients amputés appareillés.

Mon opinion sur ce film

Une magnifique histoire qui plaira autant aux enfants qu’aux adultes. Ce qui nous aurait aidé à mieux l’apprécier aurait été que le DVD se prolonge d’un bonus comportant un making-off (avec interviews des vrais protagonistes) sur cette belle aventure animale et humaine. Malheureusement, seules quelques images, sur le générique de fin, nous montrent des photos des différentes étapes du  les véritables protagonistes du sauvetage de Winter. C’est mieux que rien mais c’est un peu insuffisant.

En ce qui concerne les acteurs, je voudrais donner une mention spéciale à l’actrice peu connue qui joue le rôle de la petite Hazel (Cozi Zuehlsdorff), lumineuse et solaire comme seuls savent l’être les enfants. J’espère que les réalisateurs lui donneront l’occasion d’exprimer tout son talent dans de futurs films. 

Si vous avez aimé ce film, vous devriez aussi aimer : 


vendredi 10 avril 2015

THE DARK KNIGHT RISES film de C. Nolan (USA-2012)


  
The dark knight rises. Film américain de Christopher Nolan, 2012.

Synopsis

Ce film fait suite à The dark knight, sorti il y a déjà 4 ans, qui lui-même faisait suite à Batman begins, sorti en 2005. Même réalisateur, mêmes acteurs pour incarner la plupart des personnages, que ce soit Bruce Wayne/Batman (Christian Bale), l’inamovible majordome Alfred (Michael Caine), Lucius Fox (Morgan Freeman), le commissaire Jim Gordon (Gary Oldman). Le rôle du méchant, le Joker, après la mort d'HeathLedger, n'a été confié à personne mais remplacé par un psychopathe encore plus dangereux, Bane (Tom Hardy). Parmi les "petits nouveaux", on remarquera l’arrivée de Joseph Gordon-Levitt, simple policier passé au grade de lieutenant, qui deviendra, à la toute fin du film, Robin, le compagnon de Batman.  

Huit ans ont passé depuis la capture du Joker et la mort du procureur Harvey Dent. En son honneur, une loi a été prise qui a permis d'éradiquer le crime de Gotham City. Le commissaire Gordon s'apprête à révéler la vérité sur Dent mais il y renonce. Lors d'une scène spectaculaire, les prisonniers que la CIA s'apprête à extrader vers les Etats-Unis, Bane et un physicien russe du nom de Leonid Pavel, spécialiste de la fusion nucléaire, sont enlevés par les complices de Bane. Bane se réfugie dans les égouts de Gotham City.

Bruce Wayne a renoncé à son rôle de vengeur masqué et il vit reclus dans son manoir, comme Howard Hugues retranché dans son hôtel de Las Vegas (voir le très beau film Aviator qu’a consacré à ce personnage incroyable Martin Scorsese). La seule présence qu'il supporte est celle de son majordome, Alfred, toujours incarné par l'inaltérable Michael Caine (79 ans au moment du tournage du film !) Au cours d'une réception au manoir, Selina Kyle/Catwoman (Anne Hathaway), déguisée en serveuse, s'introduit dans les appartements privés de Bruce Wayne pour lui dérober l’objet auquel il tient plus que tout au monde, le collier de perles qui avait appartenu à sa mère, tuée devant ses yeux alors qu'il était enfant. Bruce, diminué par ses blessures, ne peut l'en empêcher. Mais en fait, Selina était venue chercher bien autre chose que le collier : les empreintes digitales de Bruce qu'elle vole pour le compte de John Daggett, dont le projet est d'évincer Bruce de la tête de sa multinationale Wayne Enterprises. Wayne apprenant par le simple policier Robin John Blake (Joseph Gordon-Levitt) qui a toujours cru en Batman, que Wayne Enterprises a retiré son aide à l'orphelinat où il a été élevé vient demander son aide à Bruce. Alfred lui confirme que la fortune des Wayne a en effet fondu comme neige au soleil. Pour sauver son entreprise et sauver Gotham, Bruce, malgré ses handicaps physiques, accepte de réendosser le costume de Batman. Je passe sur le reste du scénario et ses rebondissements divers et variés.    

Mon opinion sur le film

J'avais vu les deux précédents Batman réalisés par C. Nolan. J'avais beaucoup aimé le premier, Batman begins, beaucoup moins le second, malgré la prestation extraordinaire d'Heath Ledger et encore moins celui-ci dont l’intrigue n’en finit pas de se complexifier. On sent qu'on est proche de la fin et, même si les possibilités restent ouvertes avec l'arrivée de Robin, on est à peu près sûrs que Christian Bale, Michael Cane, Gary Oldman ou Morgan Freeman sont au bout du rouleau et ne rempileront pas pour un énième Batman revient. Deux belles découvertes cependant, Anne Hathaway que j’avais découverte dans Le diable s’habille en Prada, et surtout Joseph Gordon-Levitt, que je suis depuis le film Brick en 2005 et dont l'évolution de carrière est intéressante.

Quant à notre Marion Cotillard nationale, je n'aurai pas la cruauté d'ajouter aux critiques qui descendent en flèche son interprétation de Miranda Tate. Il faut dire qu'elle avait une forte concurrence de la part d'Anne Hathaway et que le rôle qui lui a été donné dans le film n'est certainement pas évident à jouer. Mais on doit reconnaître que la mort de Miranda, telle qu'elle la joue dans le film, est d'un  ridicule tellement incroyable qu'on se demande s'il faut prendre son jeu au premier, au second, voire au 3ème degré !!! Le fait est que, si moi je n'ai pas ri, certains spectateurs autour de moi se sont esclaffés sans retenue lorsqu'elle rend son dernier soupir. La scène a-t-elle été voulue par Nolan pour détendre l’atmosphère ou l’a-t-elle particulièrement mal jouée, le fait est, elle rate complètement sa cible et qu’elle est indigne de la grande actrice qu’elle peut être.

Mon classement

Pas indispensable mais à voir si l’on veut vraiment compléter sa culture "batmanienne".

A voir aussi :

vendredi 2 mai 2014

BATMAN BEGINS de Christopher Nolan (2005)

 

Batman Begins est un film américano-britannique de Christopher Nolan, sorti en 2005 et inspiré du personnage de comics « Batman ».

Synopsis

Ce film retrace les origines de Batman, l'homme chauve-souris et son éternel combat contre le mal. Bruce Wayne, enfant, assiste à l'assassinat de ses parents dans une ruelle malfamée de Gotham City. Son père, richissime inventeur et bienfaiteur de la ville, lui laisse une fortune considérable et une immense demeure dirigée par le majordome Alfred Pennyworth (Michael Caine, parfait) qui prendra soin de lui après la mort de ses parents et l'élèvera comme son fils. Comme tout héros de comics qui se respecte, Bruce a une double personnalité. Celle du milliardaire qui mène une vie relativement retirée dans son somptueux château où il organise de temps en temps des réceptions grandioses, et celle du héros solitaire, qui a juré de venger la mort de ses parents et combattre le crime. Le film commence en Asie où le jeune Bruce (impeccablement incarné par Christian Bale) est venu trouver un maître de l'art du combat ninja qui lui enseignera à la fois la philosophie bouddhiste et les techniques de lutte.

Lorsque Bruce revient à Gotham, il retrouve la ville gangrenée par une corruption qui touche tous les niveaux de la société, depuis les plus hautes instances jusqu'aux bas-fonds de la ville. Pendant son absence, les entreprises Wayne ont aussi pris un tour opaque qu'il désavoue.

Avec la complicité de quelques amis fidèles, de son majordome, de l'ancien directeur de ses usines mis sur la touche, Lucius Fox (inoxydable et toujours remarquable, quel que soit son rôle, Morgan Freeman), Rachel Dawes (Katie Holmes), son amie d'enfance devenue assistante du procureur et de Jim Gordon (Gary  Oldman), un des rares policiers intègres de la ville, il mettra au point une stratégie pour se lancer, sous son autre personnalité de Batman, dans sa croisade sans pitié contre le crime.

Mon opinion sur ce film

A mon avis, ce film est le meilleur qui ait, avec The Dark Knight, du même réalisateur, jamais été réalisé sur Batman. Son intérêt est d'insister plus sur la fragilité du super-héros que sur ses dons extraordinaires. C'est le début, où le jeune Bruce Wayne est venu prendre des leçons d’art du combat en Asie, qui m'a le plus plu car elle tranche avec la plupart des films d'action par sa lenteur et son intériorité mais j'ai lu des critiques regrettant justement cette lenteur. Ils n’ont manifestement rien compris au propos du réalisateur car la lenteur me paraît au contraire parfaitement justifiée ici.

Même s'il n'est pas exempt  des travers du genre (effets spéciaux toujours plus délirants, courses poursuites répétitives, bruit et fureur...) ce film se démarque malgré tout des blockbusters d'action par son côté sombre et presque désespéré et la philosophie qui le sous-tend. Le superhéros reste profondément humain et s'interroge constamment sur ce qui est bien et mal, résistant lui-même parfois difficilement à basculer du "côté sombre de la force".


J'ai personnellement beaucoup aimé la prestation de Christian Bale dans ce film car il s'est beaucoup investi dans la personnalité complexe et tourmentée, quasi-schizophrénique, du héros, très loin en cela des interprétations précédentes de Michael Keaton, Val Kilmer ou George Clooney. Pour moi, il restera de loin le meilleur interprète de Batman (Voir à ce sujet ma critique de The Dark knight du 18/08/2008).  

samedi 4 janvier 2014

WANTED : CHOISIS TON DESTIN de Timur BEKMANBETOV (USA-2008)

Wanted est un film américain réalisé par Timur Bekmanbetov sorti en 2008. C'est l'adaptation de la série de comics Wanted écrite par Mark Millar et dessinée par J.G. Jones, publiée par Top Cow et publiée en France par Delcourt.

Synopsis

Wesley Gibson (James McAvoy) est un employé de bureau terne et sans envergure ; se percevant lui-même comme un loser, il accepte sans se rebiffer les infidélités de sa petite amie et les humiliations de sa chef de service, un personnage particulièrement antipathique. Lorsque son père meurt, Wesley découvre que celui-ci était un redoutable tueur à gages au service de « La Confrérie », une organisation criminelle secrète. A sa grande surprise, Wesley est recruté par Fox (Angelina Jolie), qui devient son énigmatique mentor, pour remplacer son père au sein de la Confrérie.

Wesley découvre - mais trop tard - que Cross, la cible qu'il doit éliminer (Thomas Kretschmann qui joue le rôle de Nikopol dans "Immortel, ad vitam" d'Enki Bilal)  est en fait son véritable père. La Confrérie ne l'a engagé que pour parvenir à ses fins. Quant à Sloan (Morgan Freeman), le chef de l'organisation, on apprend qu'ayant découvert qu'il avait été désigné par le Métier comme figurant sur la liste des personnes à éliminer, il avait dissimulé cela à la Confrérie, et choisi lui-même les victimes suivantes. Lorsque Wesley comprend le subterfuge, il se jure de détruire la Confrérie et Sloan, son chef dévoyé.

Mon opinion sur ce film

J'étais intrigué de découvrir James McAvoy, que j'avais découvert dans le rôle du "gentil" faune Tumnus des Chroniques de Narnia 1 - L'armoire magique,le lion et la sorcière blanche, dans un film d'action à connotation ésotérique aux côtés de pointures comme Angelina Jolie, Morgan Freeman ou Terence Stamp.

Mon jugement sur ce film

Ceux qui me suivent savent que je ne suis pas un grand fan des films d'action où les scènes spectaculaires s'enchaînent sans laisser le spectateur reprendre son souffle. Mais j'ai bien aimé le ton décalé et l'humour permanent dont font preuve les personnages (la scène où Wesley se rebelle contre son horrible chef de service est véritablement jubilatoire). Le film m'a aussi intéressé pour ses clins d'œil à la mythologie (la Confrérie n'est pas une simple organisation criminelle, les cibles sont désignées par un métier à tisser qui détermine, selon un système crypté, qui doit être tué.)

Mais, malgré la présence d'excellents acteurs, le scénario,  hésite constamment entre film d'action et fantastique, ne parvient pas à trouver sa vitesse de croisière. 

Mon classement : 3,5/5 (A voir si l'on ne recherche pas autre chose qu'un bon divertissement)

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jeudi 16 mai 2013

THE DARK KNIGHT, LE CHEVALIER NOIR (USA-2008)


[Rerédaction d'un article publié en août 2008]

Film fantastique américain de Christopher Nolan (2008) avec :

- Christian Bale (Bruce Wayne/Batman)
- Heath Ledger (le Joker)
- Aaron Eckhart
- Gary Oldman (James Gordon)
- Michael Caine
- Morgan Freeman (Lucius Fox)

Synopsis

Cet opus décrit la confrontation entre Batman, interprété pour la seconde fois par Christian Bale, et son ennemi juré le Joker. Batman aborde une phase décisive de sa guerre au crime. Avec l'aide du lieutenant de police Jim Gordon et du procureur Harvey Dent, il entreprend de démanteler les dernières organisations criminelles qui infestent les rues de sa ville. L'association s'avère efficace, mais le trio se heurte bientôt à un nouveau génie du crime qui répand la terreur et le chaos dans Gotham : le Joker.

La durée officielle du film est de 146 minutes. Il a rencontré un grand succès commercial, alignant de nombreux records au box-office (Le film est le 13e film ayant eu les plus grandes recettes au box office mondial). Le 20 février 2009, Warner Bros. annonce que le film a franchi la barre d'un milliard de dollars de recettes, devenant le quatrième film de l'histoire à réaliser ce chiffre d'exploitation. 

Le film gagne plusieurs récompenses dont l'Oscar du meilleur second rôle masculin à titre posthume pour Heath Ledger et l'Oscar du meilleur montage sonore. 

Mon opinion sur ce film

J'attendais avec impatience la sortie de The Dark Knight non pas parce que je suis un fan inconditionnel de films adaptés de personnages de comics US mais parce que j'avais bien apprécié Batman Begins en 2005,  qui reste pour moi le meilleur de la saga.


En ce qui me concerne, The Dark Knight n'est ni meilleur ni pire que les précédents, mais on s'en souviendra à jamais parce qu'il a été marqué par une tragédie, le décès de l'acteur Heath Ledger, mort à 28 ans le 22 janvier 2008 d'une surdose médicamenteuse, peu avant la sortie du film. 

Heath Ledger est extraordinaire dans le rôle du Joker dans lequel il semble avoir mis une telle énergie morbide que l'annonce de la mort a pris une dimension inattendue a posteriori. J'avais découvert cet acteur  dans Chevalier, un film de Brian Helgeland (2001) où il jouait le rôle d'un chevalier du Moyen-Age sur fond de musique rock totalement anachronique. Je l'avais beaucoup moins aimé dans Le secret de Brockeback Mountain, non pour sa prestation, tout-à-fait remarquable, comme d'ailleurs celle de son partenaire Jake Gyllenhaal, mais pour le film lui-même. 

Pour moi, The Dark Knight n'apporte rien, si ce n'est beaucoup de bruit et de fureur et de scènes de violence gratuite. Nul doute qu'il en faut pour un film à grand spectacle mais, en ce qui me concerne, cela ne me comble pas. J'ai trouvé aussi que le film manquait singulièrement d'humour et de détachement, malgré quelques répliques de Michael Caine (Alfred, le fidèle serviteur et père de substitution de Bruce Wayne) et de Morgan Freeman (l'ingénieur Lucius Fox). Bref, sentiment mitigé. 

Le film est disponible en DVD.

Mon classement :

2/5 : pas indispensable sauf pour la dernière prestation d'Heath Ledger