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dimanche 10 décembre 2023

DARK WATERS Thriller de todd HAYNES (USA-2019)

 

Dark Waters est un film dramatique américain réalisé par Todd Haynes, sorti en 2019. Il traite du combat de l'avocat Robert Bilott contre la multinationale chimique DuPont (de Nemours).

Résumé

En 1999, Robert Bilott (Mark Ruffalo) est avocat à Cincinnati au sein du grand cabinet Taft Stettinius & Hollister (Cincinnati), spécialisé dans la défense des entreprises de l'industrie chimique.

Tout change pour Bilott lorsqu’il est abordé par un éleveur de Parkersburg en Virginie-Occidentale Wilbur Tennant (Bill Camp). Son cheptel, qui se trouve à proximité du site de Dry Run appartenant à DuPont, a été décimé.

D’abord réticent, Bilott, qui a toujours été du côté des entreprises, en découvrant que toute la population de Parkersburg est touchée par la pollution de la nappe phréatique par les produits chimiques, en particulier par le PFOA (acide perfluoro-octanoïque[1]) qui entre dans la composition du fameux Téflon, produit-phare de l’industriel.

Contre l’avis de sa famille, en particulier de Sarah, sa femme (Anne Hathaway), qui craint pour sa vie et pour celle de sa famille, Bilott va se lancer dans un combat acharné contre DuPont, mais aussi, depuis 2019, contre 3M et Chemours, une filiale de DuPont, accusés d'avoir sciemment dissimulé pendant plus de 20 ans les risques associés à ces substances.   

Le combat de Bilott a abouti à une indemnisation record (70 millions de dollars) des victimes et à une adoption, par l’Etat fédéral, à des normes de pollution qui n’existaient pas auparavant.

Mon opinion

J’ai vu ce film qui est passé, il y a quelques jours, sur Arte. Je savais, depuis longtemps, que le Teflon était dangereux et nous nous étions séparés de nos ustensiles qui en étaient recouverts mais je ne connaissais pas le combat exemplaire de cet avocat américain. J’ai d’ailleurs appris que l’acteur Mark Ruffalo s’était engagé personnellement dans la production de ce film car la cause lui tenait à cœur. Le film est traité comme un thriller et, malgré quelques longueurs, on le trouve haletant de bout en bout. Je vous le recommande.

Dans le même esprit :  

- L’affaire Pélican d’Allan J. Pakula (1993)

- La firme de Sydney Pollack (1993)

- Erin Brockovich de Steven Soderbegh (2000)

- Le monde selon Monsanto de Marie-Monique Robin (2008)

- Avatar de James Cameron (2009)

- Upside down de Juan D. Solanas (2012)

- Gasland I et II de Josh Fox (2010- 2013) 

- Promised land de Gus Van Sant (2012)

- Goliath de Frédéric Tellier (2021)


[1] Dont on sait maintenant qu’il fait partie de ce que l’on appelle les PFAS, ce que l’on appelle aussi « polluants éternels » car ils ne se dégradent pas dans l’environnement.  

samedi 14 janvier 2023

LES MISERABLES Film musical de Tom HOOPER (USA-GB 2012)

 

Les Misérables est un film musical britannico-américain réalisé par Tom Hooper en 2012. Il est adapté de la comédie musicale du même nom écrite par Claude-Michel Schönberg (musique), Alain Boublil et Jean-Marc Natel (paroles originales françaises), sortie en France en 1980 au Palais des Congrès.  Devenue depuis un succès mondial, elle a été jouée à Anvers (1999), Monréal et Lausanne (2009), etc. Mais c’est sa version anglaise qui a été le plus jouée à New York mais surtout à Londres où elle est présentée en continu depuis 1985, détrônant en longévité Cats qui fut jouée durant 23 ans.

Le texte et le scénario français ont été librement adaptés de l’œuvre grandiose et connue dans le monde entier de Victor Hugo écrite en 1862.

Pour le film, la musique originale a été retravaillée par Claude-Michel Schönberg et les paroles ont été réécrites par Herbert Kretzmer à partir de la version anglaise de la comédie musicale.

Le film (159 mn) est presqu’intégralement chanté par les acteurs eux-mêmes. Seule la version originale en langue anglaise existe. Elle existe en DVD-Blu ray avec des sous-titres français et de très longs bonus, extrêmement éclairants sur le making of du film.  

Fiche technique

Réalisation : Tom Hooper

Scénario : William Nicholson d'après la comédie musicale originale

Son : Simon Hayes

Musique : Claude-Michel Schönberg

Production : Tim Bevan, Eric Fellner, Cameron Mackintosh, Debra Hayward

Sociétés de production : Cameron Mackintosh Ltd., Working Title

Langue originale : anglais

Format : couleur — 35 mm — 1,85:1 — son Dolby Digital, SDDS, DTS

Distribution

·         Hugh Jackman : Jean Valjean

·         Russell Crowe : Javert

·         Anne Hathaway : Fantine

·         Amanda Seyfried : Cosette adulte

·         Eddie Redmayne : Marius

·         Sacha Baron Cohen : Thénardier

·         Helena Bonham Carter : Mme Thénardier

·         Samantha Barks : Éponine

·         Aaron Tveit : Enjolras

·         Daniel Huttlestone : Gavroche

·         Colm Wilkinson : Monseigneur Myriel

·         George Blagden : Grantaire

·         Fra Fee : Courfeyrac

·         Killian Donnelly : Combeferre

·         Hugh Skinner : Joly

·         Alistair Brammer : Prouvaire

·         Isabelle Allen : Cosette enfant

Présentation

Le film commence en 1815 au bagne de Toulon où Jean Valjean (Hugh Jackman), exécute sa peine, une condamnation à dix-neuf ans de travaux forcés pour avoir volé du pain, peine alourdie suite à plusieurs tentatives d’évasion. Les bagnards employés à redresser un galion échoué, sous la pluie et dans la vase, sont surveillés par l'intraitable Javert (Russel Crowe). Peu avant sa libération, Javert oblige Valjean à tirer seul le mât du galion hors de la vase. 

Une fois libéré, Jean Valjean erre à la recherche d’un travail et d’un logement que son statut d’ancien bagnard lui interdit. Transi de froid, épuisé et affamé, il frappe à la porte de Monseigneur Myriel, l’évêque de Digne, qui le reçoit avec humanité. Mais, en partant de chez l’homme d’église, Valjean lui dérobe son argenterie. Arrêté peu après par les gendarmes, il est ramené devant l'évêque qui, loin d’être en colère, fait comme si c’était lui qui lui avait fait cadeau de son argenterie. Il fait promettre à Valjean d’utiliser cet argent à faire le bien.

On retrouve ensuite notre héros en 1823. Il a changé de nom, est devenu un homme riche et respecté, propriétaire d'une manufacture et maire de Montreuil-sur-Mer dans le Pas-de-Calais. Il ne sait pas que l'une de ses ouvrières, Fantine (Anne Hathaway), la mère de Cosette (Isabelle Allen) a été renvoyée par le contremaître sous la pression des autres ouvrières, car elle était fille-mère.  Pour payer la pension de Cosette, malencontreusement confiée à un couple d’aubergistes sans scrupules, les Thénardier (Sacha Baron Cohen et Helena Bonham Carter, extraordinaires !), Fantine s’enfonce dans la déchéance : après avoir vendu ses cheveux et ses dents, elle se prostitue. Arrêtée par Javert après s'être défendue contre un client abusif, elle est sauvée de la prison par Valjean qui, voyant son état, la conduit à l’hôpital où elle mourra peu après en lui ayant fait promettre de s’occuper de sa fille Cosette.

Valjean retrouve Cosette et l’arrache aux mains des infâmes Thénardier. Poursuivis par Javert qui n’a maintenant plus de doute sur son identité, Valjean et Cosette se réfugient dans un couvent.

Nous retrouvons notre héros neuf ans plus tard. Il a récupéré sa fortune et sa respectabilité. Devenu tuteur de Cosette, qui est maintenant une belle jeune fille (Amanda Seyfried), il met son argent au service des pauvres. Nous sommes en juin 1832, au moment des journées révolutionnaires contre la monarchie de Juillet et Louis-Philippe. Paris s’embrase à l’annonce de la mort du général Lamarque, un républicain, dont les obsèques sont le détonateur d’une insurrection populaire.

Marius Pontmercy (Eddie Redmayne), un jeune homme d’origine bourgeoise qui a rompu avec son grand-père monarchiste, décide de rejoindre les Amis de l'ABC, un club révolutionnaire formé d’étudiants. Après avoir croisé Cosette se promenant avec Jean Valjean au Luxembourg, il en tombe éperdument amoureux. Il persuade Éponine, l'une des filles Thénardier (Samantha Barks), de l'aider à la retrouver. Ce qu’il ne sait pas, c’est qu’Eponine est secrètement amoureuse de lui.

La révolte gronde et, pendant la procession funéraire du général Lamarque, des barricades sont érigées dans tout Paris. Javert prétend être un allié des révolutionnaires pour espionner les rebelles mais Gavroche (Daniel Huttlestone), le fils abandonné des Thénardier, le démasque. Pendant la première escarmouche contre les soldats, Éponine est tuée en s’interposant entre les militaires et Marius. Elle meurt en lui avouant son amour et en lui remettant une lettre que Cosette lui avait confiée pour lui. La réponse de Marius à Cosette est interceptée par Valjean, qui se joint à la révolte pour veiller sur Marius.

Valjean, que les révolutionnaires ont chargé d’exécuter Javert, y renonce. À l'aube, les soldats lancent un assaut au cours duquel ils détruisent les barricades et se livrent à un véritable carnage parmi les révolutionnaires. C’est alors que Gavroche, qui fanfaronnait en haut d’une barricade, est tué. Enjolras (Aaron Tveit), le leader charismatique des étudiants, est le dernier à mourir avec son ami Grantaire (George Blagden). Marius, grièvement blessé, est sauvé par Valjean qui le porte surs ses épaules et s'en fuit à travers les égouts. Peu après, Thénardier, trouvant Marius inconscient, lui vole sa chevalière, une bague de famille de grand prix. Au moment de quitter les égouts, Valjean rencontre Javert qui, enfin repentant de tout ce qu’il a fait subir à l’ex-bagnard, se suicide en se jetant dans la Seine.

Marius et Cosette sont réunis. Valjean, pensant que sa présence pourrait perturber leur bonheur, prévoit de quitter le pays et révèle son plan à Marius, qui lui promet de respecter son secret. Les Thénardier, dont le culot est sans bornes, s'invitent au mariage en grande pompe entre Marius et Cosette. En lui montrant la bague volée, Thénardier vient raconter à Marius qu’il a vu Valjean porter un cadavre qui l’avait au doigt. Marius reconnaît alors son anneau et comprend que Valjean lui a sauvé la vie la nuit du massacre. Après avoir récupéré sa bague et forcé Thénardier à lui révéler où Valjean est parti, il fait jeter dehors l’ignoble couple et, avec Cosette, se met en quête de Valjean, qu’ils trouvent, mourant, dans le couvent où il s’est réfugié.

Récompenses

Le film a reçu un nombre incroyable de récompenses (parmi lesquelles 3 Golden Globes, un Bafta Awards et 5 Oscars), une majorité d’entre elles allant à Anne Hathaway pour sa magnifique interprétation de Fantine.   

Mon opinion

Lorsqu’en 2009, nous avions organisé, mon collègue Pierre-Philippe et moi, un voyage en Grande-Bretagne pour les élèves de la section d’anglais-européen du collège où je travaillais, j’aurais aimé voir la comédie musicale Les Misérables dont des affiches représentant Cosette étaient placardées dans tout Londres où le spectacle est présenté en continu depuis 1985. Nous avions choisi de les amener voir Billy Elliot, sans doute plus accessible à des enfants de collège, que je ne regrette pas d'avoir vu. Mais j’étais resté sur ma faim et, lorsque j’ai découvert sur Youtube, grâce à une reprise de l’émouvant morceau « Empty chairs at empty tables » (qui se passe après le massacre des révolutionnaires de l'ABC par les troupes royalistes) par le jeune prodige Cormac Thompson, j’ai voulu en savoir davantage. J’ai donc découvert qu’il avait été tiré, de la comédie musicale originelle, un film réalisé en 2012, dont je n’avais jamais entendu parler, et pour cause puisque sa sortie en 2013 en France est restée confidentielle (il a été programmé dans 303 salles seulement sur plus de 2000 salles). Pourtant, avec la notoriété de sa distribution (Hugh Jackman, Russel Crowe, Anne Hathaway, Eddie Redmayne, Amanda Seyfried, Sacha Baron Cohen, Helena Bonham Carter… ) qui, il faut le souligner, chantent en direct (incroyable performance !), le film aurait dû avoir d’autant plus de succès que la comédie musicale et l’œuvre de Victor Hugo sont mondialement connues, y compris des anglo-saxons. Il est vrai que le public français n’est pas très ouvert aux comédies musicales et encore moins aux films musicaux, comme en témoigne l’ignorance complète d’un excellent film comme High Strung. Et c’est dommage. Je ne saurais trop vous conseiller de voir ce film dont une edition en Blu-ray, sous-titrée français, existe.       

vendredi 22 octobre 2021

LE NOUVEAU STAGIAIRE Comédie dramatique de Nancy MEYERS (USA-2015)

 


Le Nouveau Stagiaire (Titre original : The Intern) est une comédie dramatique américaine écrite, coproduite et réalisée par Nancy Meyers, sortie en 2015.

Résumé

Le stagiaire, c'est Ben Whittaker (Robert De Niro), 70 ans. Devenu veuf, il ne se fait pas à sa vie de retraité et  il décide de poser sa candidature comme « stagiaire senior » dans une start-up créée et dirigée par Jules Ostin (Anne Hathaway). Il se retrouve à travailler dans un milieu à l'opposé de ce qu'il a connu dans sa carrière professionnelle: des jeunes geeks décontractés férus d'informatique et de nouvelles technologies. Au départ, on le regarde un peu comme un « vieux croûton » mais sa gentillesse, son bon sens et ses conseils avisés le font vite apprécier de ses collègues. La plus réticente est Jules, qui a du mal à déléguer et peine à mener de front sa carrière professionnelle et sa vie familiale, ce qui met en péril son couple. Elle finit cependant elle aussi par adopter Ben jusqu’à en faire son bras droit, son confident et son ami.

Mon opinion

Evidemment, ce film ne laissera pas un souvenir inoubliable mais on passera un bon moment. C’est une jolie comédie romantique très réussie grâce à l’interprétation sans faute du binôme  inattendu De Niro/Hathaway mais aussi, ce qui fait souvent la différence entre les réalisations américaines et françaises, une impeccable mise en valeur des seconds rôles et des dialogues savoureux.  

 

mardi 12 juin 2018

LOVE ET AUTRES DROGUES comédie d'Edward ZWICK (USA - 2010)



Love, et autres drogues, est une comédie américaine d'Edward Zwick  sortie en 2010.

Résumé

Le film commence à New York, 1996. Jamie Randall (Jake Gyllenhaal) est un jeune vendeur de matériel hi-fi qui joue de son charme pour vendre n'importe quoi à n'importe qui et couche avec tout ce qui bouge. Jusqu’au jour où son chef le surprend, dans les réserves du magasin, en plein ébat  sexuel avec sa femme. Jamie est renvoyé sur le champ et se reconvertit comme délégué médical chez Pfizer. Là aussi, son charme et son bagout font merveille d’autant qu’il a des notions médicales car il a commencé des études de médecine abandonnées parce qu’il souffrait du syndrome de TDAH (trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité).

Mais, si ses conquêtes se pâment devant lui au premier regard, une personne lui résiste : Maggie Murdock, une jeune femme très séduisante et indépendante (Anne Hathaway) qui, comme Jamie, se refuse à tout engagement amoureux à long terme et se contente d'aventures sans lendemain. Mais Maggie a des raisons bien différentes de fuir l’amour car, atteinte d'une forme précoce de la maladie de Parkinson, elle a décidé de prendre la vie comme elle venait et de ne pas s'attacher.

Malgré eux, ce qui devait être une histoire d'un soir va alors prendre une tournure plus sérieuse et ils vont devoir abandonner tous les principes qu'ils s'étaient fixés devant la plus puissante des drogues : l’amour.

Mon opinion sur ce film

Le film commence par une farce potache passablement lourdingue où s'enchaînent les scènes de sexe et de langage cru. Mais on patiente grâce au charisme des deux acteurs principaux, Jake Gyllenhaal et Anne Hathaway (Un jour). Heureusement, le film prend un tour bien différent à partir du moment où l’on comprend que Maggie souffre d'une maladie dégénérative dont aucun traitement ne pourra empêcher la progression. Un film qui n’a pas l’épaisseur d’autres films, nettement plus sombres, du même réalisateur, comme Légendes d’automne ou Blood diamond, mais qui vaut mieux que son titre ne le laisse prévoir. Au passage, le monde des laboratoires pharmaceutiques (en particulier le mastodonte qu'est Pfizer - on se demande même par quel miracle la multinationale toute puissante n'a pas fait un procès aux producteurs !) est sérieusement égratigné. 

mardi 13 juin 2017

UN JOUR film romantique (GB/USA - 2011)


Un jour (One Day) est une comédie dramatique américaine réalisé par Lone Scherfig, sorti en 2011. Il est adapté du roman du même nom de David Nicholls.

Résumé

En Angleterre : Après leur soirée de fin d’étude à ‘Université, Emma (Anne Hathaway) et Dexter (Jim Sturgess) partagent une nuit platonique puis décident…de rester amis. Dexter est séduisant mais insouciant et frivole, Emma manque de confiance en soi. Il devient connu, présentateur vedette d'une émission TV à succès, mais cette vie l’entraîne dans des aventures sans lendemain qui déçoivent ses parents. Comme ils se le sont promis, Emma et Dexter restent amis, malgré les hauts et les bas de leur vie personnelle. Emma devient institutrice et se met en couple par défaut avec Ian (Rafe Spall, dont j'avais déjà remarqué la prestation dans Le monde de Nathan), un comique raté. Elle renonce provisoirement à écrire le roman qu’elle a toujours rêvé d’écrire. Quant à Dexter, après la mort de sa mère qu’il n’a pas su accompagner lors de ses derniers jours, il devient un « has been » et plus personne ne veut plus de lui à la télé. Il épouse néanmoins Sylvie (Romola Garai), qu’il a mise enceinte, mais leur mariage ne tient pas et c’est elle qui finit par le tromper. Dexter tombe alors dans la dépression, l’alcool et la drogue.

Pendant 20 ans, Dexter et Emma se retrouvent, se séparent, se disputent, se manquent, jusqu’à ce qu’ils finissent… Ils finiront- par se retrouver et vivre heureux ensemble jusqu’à ce que le destin intervienne brutalement dans leur vie enfin apaisée.  

Mon opinion sur ce film

J’ai vu ce film hier soir à la télévision. C’est une comédie romantique douce-amère qui se laisse regarder grâce à la prestation des deux personnages principaux qui nous séduisent par leur charme et leur naturel. Le film est drôle, souvent émouvant, avec de belles images (on retrouvera avec plaisir une séquence tournée à Dinard, en France). La fin, brutale, nous rappelle combien le destin peut nous reprendre sans prévenir ce qu’il nous a donné.

Dans le même esprit, je vous recommande :

vendredi 10 avril 2015

THE DARK KNIGHT RISES film de C. Nolan (USA-2012)


  
The dark knight rises. Film américain de Christopher Nolan, 2012.

Synopsis

Ce film fait suite à The dark knight, sorti il y a déjà 4 ans, qui lui-même faisait suite à Batman begins, sorti en 2005. Même réalisateur, mêmes acteurs pour incarner la plupart des personnages, que ce soit Bruce Wayne/Batman (Christian Bale), l’inamovible majordome Alfred (Michael Caine), Lucius Fox (Morgan Freeman), le commissaire Jim Gordon (Gary Oldman). Le rôle du méchant, le Joker, après la mort d'HeathLedger, n'a été confié à personne mais remplacé par un psychopathe encore plus dangereux, Bane (Tom Hardy). Parmi les "petits nouveaux", on remarquera l’arrivée de Joseph Gordon-Levitt, simple policier passé au grade de lieutenant, qui deviendra, à la toute fin du film, Robin, le compagnon de Batman.  

Huit ans ont passé depuis la capture du Joker et la mort du procureur Harvey Dent. En son honneur, une loi a été prise qui a permis d'éradiquer le crime de Gotham City. Le commissaire Gordon s'apprête à révéler la vérité sur Dent mais il y renonce. Lors d'une scène spectaculaire, les prisonniers que la CIA s'apprête à extrader vers les Etats-Unis, Bane et un physicien russe du nom de Leonid Pavel, spécialiste de la fusion nucléaire, sont enlevés par les complices de Bane. Bane se réfugie dans les égouts de Gotham City.

Bruce Wayne a renoncé à son rôle de vengeur masqué et il vit reclus dans son manoir, comme Howard Hugues retranché dans son hôtel de Las Vegas (voir le très beau film Aviator qu’a consacré à ce personnage incroyable Martin Scorsese). La seule présence qu'il supporte est celle de son majordome, Alfred, toujours incarné par l'inaltérable Michael Caine (79 ans au moment du tournage du film !) Au cours d'une réception au manoir, Selina Kyle/Catwoman (Anne Hathaway), déguisée en serveuse, s'introduit dans les appartements privés de Bruce Wayne pour lui dérober l’objet auquel il tient plus que tout au monde, le collier de perles qui avait appartenu à sa mère, tuée devant ses yeux alors qu'il était enfant. Bruce, diminué par ses blessures, ne peut l'en empêcher. Mais en fait, Selina était venue chercher bien autre chose que le collier : les empreintes digitales de Bruce qu'elle vole pour le compte de John Daggett, dont le projet est d'évincer Bruce de la tête de sa multinationale Wayne Enterprises. Wayne apprenant par le simple policier Robin John Blake (Joseph Gordon-Levitt) qui a toujours cru en Batman, que Wayne Enterprises a retiré son aide à l'orphelinat où il a été élevé vient demander son aide à Bruce. Alfred lui confirme que la fortune des Wayne a en effet fondu comme neige au soleil. Pour sauver son entreprise et sauver Gotham, Bruce, malgré ses handicaps physiques, accepte de réendosser le costume de Batman. Je passe sur le reste du scénario et ses rebondissements divers et variés.    

Mon opinion sur le film

J'avais vu les deux précédents Batman réalisés par C. Nolan. J'avais beaucoup aimé le premier, Batman begins, beaucoup moins le second, malgré la prestation extraordinaire d'Heath Ledger et encore moins celui-ci dont l’intrigue n’en finit pas de se complexifier. On sent qu'on est proche de la fin et, même si les possibilités restent ouvertes avec l'arrivée de Robin, on est à peu près sûrs que Christian Bale, Michael Cane, Gary Oldman ou Morgan Freeman sont au bout du rouleau et ne rempileront pas pour un énième Batman revient. Deux belles découvertes cependant, Anne Hathaway que j’avais découverte dans Le diable s’habille en Prada, et surtout Joseph Gordon-Levitt, que je suis depuis le film Brick en 2005 et dont l'évolution de carrière est intéressante.

Quant à notre Marion Cotillard nationale, je n'aurai pas la cruauté d'ajouter aux critiques qui descendent en flèche son interprétation de Miranda Tate. Il faut dire qu'elle avait une forte concurrence de la part d'Anne Hathaway et que le rôle qui lui a été donné dans le film n'est certainement pas évident à jouer. Mais on doit reconnaître que la mort de Miranda, telle qu'elle la joue dans le film, est d'un  ridicule tellement incroyable qu'on se demande s'il faut prendre son jeu au premier, au second, voire au 3ème degré !!! Le fait est que, si moi je n'ai pas ri, certains spectateurs autour de moi se sont esclaffés sans retenue lorsqu'elle rend son dernier soupir. La scène a-t-elle été voulue par Nolan pour détendre l’atmosphère ou l’a-t-elle particulièrement mal jouée, le fait est, elle rate complètement sa cible et qu’elle est indigne de la grande actrice qu’elle peut être.

Mon classement

Pas indispensable mais à voir si l’on veut vraiment compléter sa culture "batmanienne".

A voir aussi :