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samedi 14 janvier 2023

LES MISERABLES Film musical de Tom HOOPER (USA-GB 2012)

 

Les Misérables est un film musical britannico-américain réalisé par Tom Hooper en 2012. Il est adapté de la comédie musicale du même nom écrite par Claude-Michel Schönberg (musique), Alain Boublil et Jean-Marc Natel (paroles originales françaises), sortie en France en 1980 au Palais des Congrès.  Devenue depuis un succès mondial, elle a été jouée à Anvers (1999), Monréal et Lausanne (2009), etc. Mais c’est sa version anglaise qui a été le plus jouée à New York mais surtout à Londres où elle est présentée en continu depuis 1985, détrônant en longévité Cats qui fut jouée durant 23 ans.

Le texte et le scénario français ont été librement adaptés de l’œuvre grandiose et connue dans le monde entier de Victor Hugo écrite en 1862.

Pour le film, la musique originale a été retravaillée par Claude-Michel Schönberg et les paroles ont été réécrites par Herbert Kretzmer à partir de la version anglaise de la comédie musicale.

Le film (159 mn) est presqu’intégralement chanté par les acteurs eux-mêmes. Seule la version originale en langue anglaise existe. Elle existe en DVD-Blu ray avec des sous-titres français et de très longs bonus, extrêmement éclairants sur le making of du film.  

Fiche technique

Réalisation : Tom Hooper

Scénario : William Nicholson d'après la comédie musicale originale

Son : Simon Hayes

Musique : Claude-Michel Schönberg

Production : Tim Bevan, Eric Fellner, Cameron Mackintosh, Debra Hayward

Sociétés de production : Cameron Mackintosh Ltd., Working Title

Langue originale : anglais

Format : couleur — 35 mm — 1,85:1 — son Dolby Digital, SDDS, DTS

Distribution

·         Hugh Jackman : Jean Valjean

·         Russell Crowe : Javert

·         Anne Hathaway : Fantine

·         Amanda Seyfried : Cosette adulte

·         Eddie Redmayne : Marius

·         Sacha Baron Cohen : Thénardier

·         Helena Bonham Carter : Mme Thénardier

·         Samantha Barks : Éponine

·         Aaron Tveit : Enjolras

·         Daniel Huttlestone : Gavroche

·         Colm Wilkinson : Monseigneur Myriel

·         George Blagden : Grantaire

·         Fra Fee : Courfeyrac

·         Killian Donnelly : Combeferre

·         Hugh Skinner : Joly

·         Alistair Brammer : Prouvaire

·         Isabelle Allen : Cosette enfant

Présentation

Le film commence en 1815 au bagne de Toulon où Jean Valjean (Hugh Jackman), exécute sa peine, une condamnation à dix-neuf ans de travaux forcés pour avoir volé du pain, peine alourdie suite à plusieurs tentatives d’évasion. Les bagnards employés à redresser un galion échoué, sous la pluie et dans la vase, sont surveillés par l'intraitable Javert (Russel Crowe). Peu avant sa libération, Javert oblige Valjean à tirer seul le mât du galion hors de la vase. 

Une fois libéré, Jean Valjean erre à la recherche d’un travail et d’un logement que son statut d’ancien bagnard lui interdit. Transi de froid, épuisé et affamé, il frappe à la porte de Monseigneur Myriel, l’évêque de Digne, qui le reçoit avec humanité. Mais, en partant de chez l’homme d’église, Valjean lui dérobe son argenterie. Arrêté peu après par les gendarmes, il est ramené devant l'évêque qui, loin d’être en colère, fait comme si c’était lui qui lui avait fait cadeau de son argenterie. Il fait promettre à Valjean d’utiliser cet argent à faire le bien.

On retrouve ensuite notre héros en 1823. Il a changé de nom, est devenu un homme riche et respecté, propriétaire d'une manufacture et maire de Montreuil-sur-Mer dans le Pas-de-Calais. Il ne sait pas que l'une de ses ouvrières, Fantine (Anne Hathaway), la mère de Cosette (Isabelle Allen) a été renvoyée par le contremaître sous la pression des autres ouvrières, car elle était fille-mère.  Pour payer la pension de Cosette, malencontreusement confiée à un couple d’aubergistes sans scrupules, les Thénardier (Sacha Baron Cohen et Helena Bonham Carter, extraordinaires !), Fantine s’enfonce dans la déchéance : après avoir vendu ses cheveux et ses dents, elle se prostitue. Arrêtée par Javert après s'être défendue contre un client abusif, elle est sauvée de la prison par Valjean qui, voyant son état, la conduit à l’hôpital où elle mourra peu après en lui ayant fait promettre de s’occuper de sa fille Cosette.

Valjean retrouve Cosette et l’arrache aux mains des infâmes Thénardier. Poursuivis par Javert qui n’a maintenant plus de doute sur son identité, Valjean et Cosette se réfugient dans un couvent.

Nous retrouvons notre héros neuf ans plus tard. Il a récupéré sa fortune et sa respectabilité. Devenu tuteur de Cosette, qui est maintenant une belle jeune fille (Amanda Seyfried), il met son argent au service des pauvres. Nous sommes en juin 1832, au moment des journées révolutionnaires contre la monarchie de Juillet et Louis-Philippe. Paris s’embrase à l’annonce de la mort du général Lamarque, un républicain, dont les obsèques sont le détonateur d’une insurrection populaire.

Marius Pontmercy (Eddie Redmayne), un jeune homme d’origine bourgeoise qui a rompu avec son grand-père monarchiste, décide de rejoindre les Amis de l'ABC, un club révolutionnaire formé d’étudiants. Après avoir croisé Cosette se promenant avec Jean Valjean au Luxembourg, il en tombe éperdument amoureux. Il persuade Éponine, l'une des filles Thénardier (Samantha Barks), de l'aider à la retrouver. Ce qu’il ne sait pas, c’est qu’Eponine est secrètement amoureuse de lui.

La révolte gronde et, pendant la procession funéraire du général Lamarque, des barricades sont érigées dans tout Paris. Javert prétend être un allié des révolutionnaires pour espionner les rebelles mais Gavroche (Daniel Huttlestone), le fils abandonné des Thénardier, le démasque. Pendant la première escarmouche contre les soldats, Éponine est tuée en s’interposant entre les militaires et Marius. Elle meurt en lui avouant son amour et en lui remettant une lettre que Cosette lui avait confiée pour lui. La réponse de Marius à Cosette est interceptée par Valjean, qui se joint à la révolte pour veiller sur Marius.

Valjean, que les révolutionnaires ont chargé d’exécuter Javert, y renonce. À l'aube, les soldats lancent un assaut au cours duquel ils détruisent les barricades et se livrent à un véritable carnage parmi les révolutionnaires. C’est alors que Gavroche, qui fanfaronnait en haut d’une barricade, est tué. Enjolras (Aaron Tveit), le leader charismatique des étudiants, est le dernier à mourir avec son ami Grantaire (George Blagden). Marius, grièvement blessé, est sauvé par Valjean qui le porte surs ses épaules et s'en fuit à travers les égouts. Peu après, Thénardier, trouvant Marius inconscient, lui vole sa chevalière, une bague de famille de grand prix. Au moment de quitter les égouts, Valjean rencontre Javert qui, enfin repentant de tout ce qu’il a fait subir à l’ex-bagnard, se suicide en se jetant dans la Seine.

Marius et Cosette sont réunis. Valjean, pensant que sa présence pourrait perturber leur bonheur, prévoit de quitter le pays et révèle son plan à Marius, qui lui promet de respecter son secret. Les Thénardier, dont le culot est sans bornes, s'invitent au mariage en grande pompe entre Marius et Cosette. En lui montrant la bague volée, Thénardier vient raconter à Marius qu’il a vu Valjean porter un cadavre qui l’avait au doigt. Marius reconnaît alors son anneau et comprend que Valjean lui a sauvé la vie la nuit du massacre. Après avoir récupéré sa bague et forcé Thénardier à lui révéler où Valjean est parti, il fait jeter dehors l’ignoble couple et, avec Cosette, se met en quête de Valjean, qu’ils trouvent, mourant, dans le couvent où il s’est réfugié.

Récompenses

Le film a reçu un nombre incroyable de récompenses (parmi lesquelles 3 Golden Globes, un Bafta Awards et 5 Oscars), une majorité d’entre elles allant à Anne Hathaway pour sa magnifique interprétation de Fantine.   

Mon opinion

Lorsqu’en 2009, nous avions organisé, mon collègue Pierre-Philippe et moi, un voyage en Grande-Bretagne pour les élèves de la section d’anglais-européen du collège où je travaillais, j’aurais aimé voir la comédie musicale Les Misérables dont des affiches représentant Cosette étaient placardées dans tout Londres où le spectacle est présenté en continu depuis 1985. Nous avions choisi de les amener voir Billy Elliot, sans doute plus accessible à des enfants de collège, que je ne regrette pas d'avoir vu. Mais j’étais resté sur ma faim et, lorsque j’ai découvert sur Youtube, grâce à une reprise de l’émouvant morceau « Empty chairs at empty tables » (qui se passe après le massacre des révolutionnaires de l'ABC par les troupes royalistes) par le jeune prodige Cormac Thompson, j’ai voulu en savoir davantage. J’ai donc découvert qu’il avait été tiré, de la comédie musicale originelle, un film réalisé en 2012, dont je n’avais jamais entendu parler, et pour cause puisque sa sortie en 2013 en France est restée confidentielle (il a été programmé dans 303 salles seulement sur plus de 2000 salles). Pourtant, avec la notoriété de sa distribution (Hugh Jackman, Russel Crowe, Anne Hathaway, Eddie Redmayne, Amanda Seyfried, Sacha Baron Cohen, Helena Bonham Carter… ) qui, il faut le souligner, chantent en direct (incroyable performance !), le film aurait dû avoir d’autant plus de succès que la comédie musicale et l’œuvre de Victor Hugo sont mondialement connues, y compris des anglo-saxons. Il est vrai que le public français n’est pas très ouvert aux comédies musicales et encore moins aux films musicaux, comme en témoigne l’ignorance complète d’un excellent film comme High Strung. Et c’est dommage. Je ne saurais trop vous conseiller de voir ce film dont une edition en Blu-ray, sous-titrée français, existe.       

mercredi 12 décembre 2018

DEUX SŒURS POUR UN ROI film historique de Justin CHADWICK (USA-GB 2008)



Deux Sœurs pour un Roi (Titre original : The Other Boleyn Girl) est un film américano-britannique réalisé par Justin Chadwick, sorti en 2008. Le film de Chadwick est une adaptation du bestseller du même nom écrit par la romancière britannique Philippa Gregory.

Présentation

L’action se déroule au XVIe siècle, sous le règne d’Henri VIII d’Angleterre (Eric Bana). Le duc de Norfolk, Thomas Howard (David Morissey), frère de Lady Elizabeth Boleyn (Kristin Scott Thomas), bien que déjà très puissant, cherche encore à se rapprocher du trône. Tandis que le mariage d’Henri XVIII et de Catherine d’Aragon (Ana Torrent) se délite car la reine ne parvient pas à donner un héritier mâle au trône, il décide de placer sa nièce, l’ambitieuse Anne Boleyn (Natalie Portman) auprès du roi dans l’espoir qu’il en fasse sa maîtresse.

Or, le roi jette son dévolu sur sa sœur cadette, Mary (Scarlett Johansson), qui vient à peine de se marier avec William Carey (Benedict Cumberbacht). Contrainte et forcée, elle abandonne à regret une vie paisible à la campagne et devient la maîtresse du roi à la place de sa sœur. Anne, dépitée, épouse alors secrètement l'homme dont elle est réellement amoureuse, Henry Percy (Oliver Coleman) sans en référer au roi. Dénoncée par sa sœur, son mariage est annulé et elle est envoyée à la cour de France. La guerre entre les deux sœurs est alors déclarée.

Quelques mois après, Mary donne naissance à un fils mais, n’étant pas l’épouse officielle du roi, celui-ci est considéré comme un bâtard. Mary, affaiblie, est rejetée par le roi et son oncle, Thomas Howard, pense que c’est le moment de rappeler Anne pour qu’elle remplace sa sœur dans le lit du roi.
Anne, refusant d’être une maîtresse de plus dans le lit du roi, rejette ses avances tant qu’il n’aura pas trouvé le moyen de répudier la reine en titre, Catherine d’Aragon afin de se faire épouser et donner au trône un héritier officiel.  Afin d'y parvenir, le roi rompt avec l'Église catholique romaine, ce qui déclenchera l’une des pires guerres religieuses du royaume. Libéré de Catherine, Henri épouse officiellement Anne qui donnera bientôt naissance non au fils tant attendu mais à une fille, la future Élisabeth. Cependant, n’acceptant pas les infidélités du roi, la relation entre Anne et Henri se dégradent. Dans l’attente d’un autre enfant mâle, Anne refuse d’avoir des rapports sexuels avec le roi. Malheureusement pour elle, cette nouvelle grossesse se terminera par une fausse couche et elle n’osera avouer la vérité de crainte que le roi ne se détourne définitivement d’elle. L’avenir qui l’attendait était bien pire. Accusée de sorcellerie, et malgré l’intervention de Mary qui cherche par tous les moyens à obtenir sa grâce, Anne et leur frère George (Jim Sturgess), accusé d’inceste, sont décapités sur ordre du roi qui, désormais, convole avec Jeanne Seymour (Corinne Galloway) qui deviendra la mère d’Edward VI.

 Accablé et disgracié, sir Thomas Boleyn (Mark Rylance) meurt deux ans plus tard. Le duc de Norfolk, Thomas Howard sera emprisonné pour trahison ; son fils, son petit-fils et son arrière-petit-fils seront à leur tour exécutés pour trahison.

Mary épousera William Stafford (Eddie Redmayne) avec qui, loin de la cour et de ses intrigues, elle vivra heureuse jusqu’à la fin de ses jours.

N’ayant pu obtenir d’héritier mâle, Henri VIII aura pour successeur Élisabeth Iere, la fille d’Anne, qui restera 45 ans sur le trône. 

Autour du film

Le bestseller dont est tiré le film prenait déjà beaucoup de libertés avec l’histoire. Le film en prend encore plus : même s’il est vraisemblable qu’elle fut la maîtresse d’un soir pour le roi, Mary n’eut jamais d’enfant de lui et n’a jamais joué le rôle que lui attribue le film. Le seul enfant appartenant à la fois à la maison Boleyn et à la maison Tudor fut Élisabeth, fille d'Anne et d’Henry VIII. On observe aussi la quasi absence du cardinal Wolsey, ennemi des Boleyn, principal ministre d'Henri VIII du début de son règne à sa disgrâce en 1529, causée par les Boleyn. Il joua pourtant un rôle de premier plan dans le litige entre le roi et Rome qui aboutit à la création de l’église anglicane. Il en est de même de : Thomas Cromwell, aumônier des Boleyn, luthérien convaincu, chancelier d'Henri VIII de 1534 à 1540, qui apparaît une seule fois dans le film alors qu’il joua lui aussi un rôle éminent dans le conflit. Enfin, le film évoque, comme cause de la disgrâce d’Anne et de son frère Georges, la possibilité d'un inceste entre eux. On estime aujourd’hui que Georges et Anne furent victimes de fausses accusations des extrémistes catholiques pour se venger des Boleyn, rendus responsables, par leurs manigances, du terrible conflit religieux qui devait ensanglanter l’Angleterre.

Mon jugement sur ce film

Bien qu’il ait une dizaine d’années et repasse régulièrement à la télévision, je n’avais jamais encore visionné ce film au casting pourtant prestigieux (on y retrouve même Andrew Garfield, il est vrai crédité pour un rôle très secondaire). Ce film confirme une nouvelle fois qu’une éblouissante distribution ne suffit hélas pas à faire un bon film. Que lui manque-t-il pour en faire un bon film ? Les comédiens sont bien choisis, le cadre et les costumes somptueux…  Peut-être que l’insatisfaction que l’on éprouve vient du scénario, trop alambiqué et tortueux… J’ai de beaucoup préféré, même si j’ai fini par décrocher à cause des scènes de cruauté (qui, ceci dit, faisait partie des mœurs de l’époque), la série Les Tudors de la BBC avec Jonathan Rhys Meyers.   

Si vous aimez les films historiques, je vous conseille de voir :




vendredi 16 novembre 2018

LES ANIMAUX FANTASTIQUES : LES CRIMES DE GRINDELWALD de David Yates (GB-USA 2018)




Les Animaux fantastiques : Les Crimes de Grindelwald (Titre original : Fantastic Beasts : The Crimes of Grindelwald) est un film fantastique américano-britannique réalisé par David Yates, sorti en novembre 2018.

Il s'agit du deuxième volet de la série Les Animaux fantastiques et du dixième film de la franchise du monde des sorciers de J. K. Rowling. Il fait suite au film Les Animaux fantastiques, du même réalisateur, sorti en 2016.

Présentation

Le premier volet des Animaux fantastiques se déroulait en 1926 à New-York où Norbert Dragonneau (Eddie Redmayne) s’était rendu pour rassembler de la documentation sur le livre qu’il écrivait, aussi nommé Les animaux fantastiques, livre censé se trouver dans la bibliothèque de Poudlard où Harry et Ron le découvrent.

Ce deuxième film commence à New York où, quelques mois après son arrestation par le Congrès magique des États-Unis, Gellert Grindelwald (JohnnyDepp) s'évade et souhaite rassembler des sorciers de « sang-pur » afin de régner sur l’ensemble de la population « moldue ». Albus Dumbledore (interprété par Jude Law), alors jeune professeur à l'école de sorcellerie de Poudlard semble être le seul en mesure de l'arrêter. Les deux hommes, anciens amis d'enfance, seraient devenus ennemis depuis un accident au cours duquel la jeune sœur de Dumbledore, Ariana, aurait perdu la vie.

Dumbledore accepte la mission et fait alors appel à son ancien élève Norbert Dragonneau, qui a fait ses preuves en ayant déjà su déjouer les plans du mage noir. C'est l'occasion pour Norbert de retrouver ses amis Tina Goldstein (Katherine Waterston), dont il est amoureux et qui deviendra sa femme, la sœur de cette dernière, Queenie Goldstein (Alison Sudol) et Jacob Kowalski (Dan Fogler)[1], un « moldu » dont le rêve est de devenir boulanger, qu’il avait rencontré à New York.

Mon opinion sur ce film

Beaucoup plus sombre que LesAnimaux Fantastiques (1ère partie), qui, malgré quelques scènes d’action, restait relativement léger, Les crimes de Grindewald se rapproche beaucoup, par son atmosphère angoissante et sa noirceur, aux derniers opus de la saga Harry Potter, Harry Potter et les reliques de la mort 1 et 2 (2010 et 2011) où Harry et ses amis sont confrontés au combat final avec Voldemort. Tous les fans inconsolables de la fin bâclée de Harry Potter doivent cependant aller voir ce film et surtout le voir en 3D car ils y retrouveront toute l’ambiance magique qu’ils ont adorée dans Harry Potter. Les effets spéciaux sont stupéfiants, beaucoup plus impressionnants que tout ce que j’ai vu jusqu’alors depuis Avatar. Il faut aussi voir ce film sur grand écran, seul cadre où les images 3D prennent toute leur dimension. Je vous conseille aussi de lire (ou de relire car les interactions entre personnages sont complexes), les deux livres reprenant le scénario écrit pour les films par J. K. Rowling.   



[1] Personnages absents de la série Harry Potter.

lundi 19 février 2018

MY WEEK WITH MARILYN de Simon Curtis (GB/USA 2011)



My Week with Marilyn est un film dramatique britannico-américain réalisé par Simon Curtis (David Copperfield, La femme au tableau), sorti en 2011. Le film est une adaptation du livre autobiographique de Colin Clark, « Le prince, la danseuse et moi ».

Résumé

L’action se passe à Londres en 1956. Marilyn Monroe (Michelle Williams) vient pour la première fois dans la capitale britannique tourner une comédie légère, Le prince et la danseuse, sous la direction du grand acteur de théâtre Laurence Olivier (Kenneth Branagh), qui se lance dans la mise en scène.

Colin Clark (Eddie Redmayne), fils d’une famille d’aristocrates, passionné de cinéma, se fait embaucher par lui comme troisième assistant de plateau. Les circonstances font que, pendant une semaine, il va devenir le confident et l’ami intime de celle que tous considèrent comme une star internationale inaccessible et insupportable. Lors de cette semaine, il se créera entre eux une extraordinaire complicité faite de tendresse et de confiance.

Mon opinion sur ce film

J’ai beaucoup aimé ce film tout en délicatesse où deux êtres que rien n’aurait dû rapprocher partagent des moments de tendre intimité dans leurs solitudes respectives, s'apportant consolation et amitié. 

J’ai cependant une réserve à faire sur le choix de l'actrice. Michelle Williams était-elle la mieux placée pour jouer le rôle de Marilyn ? J’avais eu la même réserve avec Dale DeHaan pour incarner James Dean dans le film Life

Tout le monde n’a pas la maîtrise d’Helen Mirren pour se couler de manière aussi mimétique dans la peau de la reine Elizabeth II (The Queen de Stephen Frears) ou la prestance de Gary Oldman pour nous faire presque oublier qu'il ne ressemble pas à Churchill dans Les heures sombres de Joe Wright

Le défi est encore plus inaccessible avec des monstres sacrés comme Marilyn Monroe ou James Dean. Je ne dis pas qu’une autre actrice que Michelle Williams (saluée par un Golden Globe), aurait été plus crédible. Malgré tous ses efforts, il lui manque ce je ne sais quoi qui rendait Marilyn aussi exceptionnellement attachante. Eddie Redmayne, qui nous a déjà montré qu'il était un remarquable acteur  dans le rôle de Stephen Hawking (Une merveilleuse histoire du temps), est par contre parfait dans le rôle de Colin Clarke, mais Kenneth Branagh m'a considérablement déçu. Quant à la grande Judi Dench, on ne peut que s'incliner devant son talent. Quel que soit le rôle qu'elle incarne, elle est toujours juste. Le film est malgré tout une jolie réussite.      

Voir aussi : 

samedi 19 novembre 2016

LES ANIMAUX FANTASTIQUES de David Yates (USA-2016)


Du livre au film...  

Les Animaux fantastiques (titre original : Fantastic Beasts and Where to Find Them) est, à l'origine, un livre court écrit par J. K. Rowling, en même temps que Le Quidditch à travers les âges, pour l'association humanitaire Comic Relief (1). C'est un dictionnaire des animaux fantastiques apparaissant dans les livres de la saga Harry Potter.

Comme pour Le Quidditch à travers les âges, il n'y est nulle part fait mention que l'auteur, J. K. Rowling, l'auteur de la saga HarryPotter : le livre est censé faire partie de la bibliothèque de Poudlard. Il aurait ainsi été écrit par un certain Norbert Dragonneau (Newton Artemis Fido Scamander, dans la version originale) et édité par Obscurus Books.



Le livre présente les différentes espèces d'animaux fantastiques (certains illustrés de dessins), la manière de s'en occuper ou de s'en débarrasser, leur niveau de dangerosité et leur lieu d'habitat naturel. Il comporte une assez longue introduction exposant l'histoire de la classification des différents animaux fantastiques et les problèmes posés par leur existence par rapport au monde moldu. Les problèmes liés à la classification permettent également de comprendre les différences entre les Animaux, Êtres, les Esprits, et de connaître les critères pour déterminer dans quelle catégorie ranger chaque créature. Tout au long du texte, le lecteur peut lire des annotations manuscrites humoristiques censées avoir été apportées par Harry et son inséparable copain Ron.

Dans le livre, certains animaux fantastiques ne sont pas cités alors qu'ils apparaissent dans les romans: c'est le cas du « scroutt à pétard ».

(1) Comic Relief est une organisation caritative fondée au Royaume-Uni en 1985 par le scénariste Richard Curtis et l'acteur Lenny Henry en réaction à la famine en Éthiopie. Tous les deux ans le «Red Nose Day», une véritable institution au Royaume-Uni qui vise à lutter contre la misère des enfants et pour leur droit à l'éducation, a lieu chaque année au mois de mars.

Adaptation au cinéma

Le 12 septembre 2013, J. K.Rowling avait annoncé, sur son compte Facebook, que le livre serait adapté sous la forme d'un long métrage par les studios Warner Bros, et qu’elle serait aussi l'auteur du scénario. Le héros du film, qui se déroulerait à New York au début du XXe siècle, soit 70 ans avant les aventures de Harry Potter serait Newt Scamander (Norbert Dragonneau, en version française), un ancien élève, devenu ensuite professeur à Poudlard.

Le 31 mars 2014, la production annonçait que l’adaptation ferait l’objet non d’un mais de trois longs métrages, le premier étant prévu pour novembre 2016.

En août 2014, la Warner annonce enfin que le réalisateur choisi pour cette nouvelle saga serait David Yates, qui avait déjà réalisé les quatre derniers volets de la série Harry Potter. Le tournage devait débuter à l'été 2015.

Le film

Le 1er volet de la trilogie annoncée, Les Animaux fantastiques, est sorti en France en novembre 2016, quelques jours avant sa sortie aux Etats-Unis, ce qui est une grande première. Il s'agit d'un spin-off/préquel (2) de la saga Harry Potter.

C’est l'acteur britannique Eddie Redmayne qui a été choisi pour incarner le rôle principal, celui de Newt Scamander (Norbert Dragonneau), l'actrice britannique Katherine Waterston interprétant une sorcière américaine, Porpentina Goldstein qui, dans un premier temps lui est opposée puis lui apporte son aide. A la fin du film, Johnny Depp fait une brève apparition dans le rôle du mage noir, joué tout au long du film par Colin Farrell.

(2) Spin off = histoire dérivée; prequel = qui se passe avant.  

Résumé

Norbert Dragonneau (incarné dans le film par Eddie Redmayne), qui prépare un livre, arrive à New York en 1926, après un périple à travers le monde où il a répertorié un bestiaire extraordinaire de créatures fantastiques. Il ne pense y faire qu'une courte halte mais une série d'événements et de rencontres inattendues l’obligent à prolonger son séjour et vont le mener à faire face au terrible mage noir qui sème alors la terreur dans la communauté des sorciers, Gellert Grindelwald (Colin Farrell).

  • ·         Eddie Redmayne : Norbert Dragonneau
  • ·         Katherine Waterston : Porpentina « Tina » Goldstein
  • ·         Alison Sudol : Queenie Goldstein
  • ·         Dan Fogler : Jacob Kowalski
  • ·         Colin Farrell : Percival Graves/Gellert Grindelwald
  • ·         EzraMiller : Credence Bellebosse (en français Croyance)
  • ·         Faith Wood-Blagrove : Modesty Bellebosse
  • ·         Jon Voight : Henry Shaw, Sr.
  • ·         Carmen Ejogo : Séraphine Picquery
  • ·         Zoë Kravitz : Leta Lestrange
  • ·         Josh Cowdery : Sénateur Henry Shaw
  • ·         Ronan Raftery : Laurence Shaw
  • ·         JohnnyDepp : Gellert Grindelwald (sous sa véritable apparence)

Mon opinion sur ce film

Qui aurait pensé que le petit livre de J.K. Rowling puisse donner lieu à une adaptation aussi réussie au cinéma. On y retrouve pourtant sa patte inimitable avec tout son monde imaginaire et son inventivité, ainsi qu’une touche de poésie et d’humour. Ce film est impérativement à voir en 3D pour ses effets spéciaux véritablement décoiffants. Eddie Redmayne, dont j’avais apprécié l’immense talent dans le rôle de Stephen Hawking dans « Une merveilleuse histoire du temps » est parfait dans le rôle du timide et maladroit Norbert Dragonneau qui rappelle par moments le jeune Harry Potter des premiers romans.   

- En 2018 est sorti le 2ème opus de cette nouvelle prélogie : Les animaux fantastiques : les crimes de Grindenwald.  


vendredi 20 novembre 2015

JUPITER, LE DESTIN DE L'UNIVERS film de science-fiction de L. et A. Wachowski (USA-2015)


Jupiter : Le Destin de l'univers (Titre original : Jupiter Ascending) est un film de science-fiction américain écrit, coproduit et réalisé par Lana et Andy Wachowski, sorti en 2015.

Résumé

Jupiter Jones (Mila Kunis) est une immigrée russe qui gagne sa vie en faisant des ménages. Elle rencontre alors Caine (Channing Tatum), un ancien militaire interplanétaire déchu venu sur Terre pour retrouver sa trace. Jupiter va alors comprendre sa destinée : elle est l'héritière d'une partie de l'univers…

Ma critique

Je n’avais pas pu voir se film lors de sa sortie au cinéma en février 2015 et je l’ai vu en DVD. J’étais pourtant assez tenté car j’aime généralement assez les films de science-fiction, même si je suis souvent plus déçu qu’enthousiasmé par ce que je vois, mais aussi en raison d'un casting impressionnant (Channing Tatum, Mila Kunis, Eddie Redmayne, Sean Bean, Douglas Booth, etc…)  En outre, les réalisateurs, Lana et Andy Wachowski, sont ceux de la saga Matrix.

La déception n’en a été que plus grande : ce film est un navet « jupitérien ». Un scénario aussi confus qu’indigent, un gloubi-boulga indigeste, un space opéra d’un kitsch ahurissant, des effets spéciaux affreux et indignes d'un budget de 175 millions de dollars (excusez du peu !) Même la musique, tonitruante et envahissante au possible, est un désastre ! Un film à donner raison à tous les détracteurs des films de science-fiction. 

Quelques rares scènes surnagent cependant de ce naufrage : Mila Kunis battant la mesure au milieu d’un essaim d’abeilles, à la fin, Caine (Channing Tatum) avec de somptueuses ailes d’ange déchu, mais pourquoi avoir transformé Eddie Redmayne, un acteur par ailleurs excellent (on l’a vu dans le rôle de Stephen Hawking dans Une merveilleuse histoire du temps), en ce pitoyable clone du Parrain en fin de course ? Mon dieu, que tout cela est mauvais ! 


dimanche 25 janvier 2015

UNE MERVEILLEUSE HISTOIRE DU TEMPS film biographique de James Marsh (GB-2014)


Une merveilleuse histoire du temps (The Theory of Everything : La théorie du tout) est un film britannique réalisé par James Marsh, sorti en 2014. Il s’agit d’un biopic inspiré de la biographie du grand physicien anglais Stephen Hawking, basé sur la biographie « Travelling to Infinity: My Life with Stephen» écrites en 2008 par son ex-femme, Jane Wilde.

Le titre en français fait référence à l'ouvrage-phare de vulgarisation écrit par Hawking en 1988, Une brève histoire du temps.  Le titre original, The Theory of Everything, est un clin d'œil à ce que les physiciens appellent « la théorie du tout » qui unifierait hypothétiquement l'ensemble des règles de la physique moderne, notamment celles de l'astrophysique (l'infiniment grand) avec celles de la physique quantique (l'infiniment petit).

Résumé

Le film commence en 1963 à Cambridge, où Stephen Hawking est étudiant. Il a alors 21 ans. On le voit tomber amoureux pour celle qui deviendra sa femme, Jane, et les premières attaques de la maladie, une sclérose latérale amyotrophique (SLA), une maladie neurodégénérative touchant les neurones moteurs mais épargnant les fonctions cognitives. 

Lors du diagnostic, les spécialistes ne lui donnaient que deux ans à vivre. Grâce à l’amour indéfectible, au courage et à la résolution de Jane, qu’il épousa tout en connaissant l'avenir terrible qui les attendait, ils entament ensemble un combat courageux pour repousser l’inéluctable. Grâce au soutien de Jane, Stephen terminera brillamment son doctorat. Devenu professeur à Cambridge, Stephen va s’attaquer aux recherches sur ce qu’il a de plus précieux : le temps. Alors que son corps se dégrade, son cerveau fait reculer les frontières les plus éloignées de la physique. Bien que la maladie ait inflexiblement continué ses ravages, Stephen Hawking a poursuivi ses recherches Grâce à un ordinateur à commande vocale spécialement mis au point pour lui, Stephen Hawking va écrire et publier en 1988 « Une brève histoire du temps », un livre qui, malgré son haut niveau scientique, deviendra un bestseller mondial (traduit en 37 langues, ce livre a été vendu à ce jour à plus de 10 millions d'exemplaires). A 72 ans, bien que terriblement atteint sur le plan physique, Hawking est toujours en vie et reste l’un des plus grands cerveaux scientifiques de notre époque.

Mon opinion sur ce film : Une leçon de vie hors du commun

Il fallait être gonflé pour oser réaliser un film sur une histoire aussi douloureuse et surtout le faire avec autant de finesse et d'élégance. James Marsch, peu connu par ailleurs, a réussi un tour de force de nous révéler le destin sans équivalent du grand astrophysicien Stephen Hawking, nous rendant sa pensée aussi accessible que possible, sans rien nous cacher des terribles ravages de l'implacable maladie qui l'atteignit alors qu'il était étudiant à Cambridge.

Cette réussite a été rendue possible par le talent d'Eddie Redmayne qui est parvenu à rendre crédible sa transformation, du corps du jeune homme en parfaite santé, bringueur et fantaisiste des débuts, à celui, déformé et torturé par la maladie qui devait être celui de Stephen Hawking par la suite.

Cette prestation éblouissante n'aurait sans doute pas suffi à la réussite du film si les autres acteurs (en particulier l'émouvante Felicity Jones, qui joue le rôle de Jane, ainsi que Charlie Cox, dans celui de Jonathan), le scénario, les dialogues, les images (de Benoît Delhomme) et même la musique (de Johann Johannsson), n'avaient été à l'unisson.

Je connaissais peu Eddie Redmayne avant ce film, même si je l’avais déjà remarqué dans quelques films pour son physique atypique. Mais je dois dire que j’ai été véritablement bluffé par son jeu extraordinaire dans ce rôle auréolé pour lequel il a obtenu plusieurs prix, dont, le 11 janvier 2015, le Golden Globe du meilleur acteur dans un film dramatique. Gageons qu'on n'oubliera pas de sitôt une telle performance.

Un film à ne pas rater pour la merveilleuse leçon de vie et le beau message d'espoir qu'il nous donne.

Si vous avez aimé ce film, je vous conseille aussi :


vendredi 8 août 2014

THE THEORY OF EVERYTHING de James Marsh (à paraître en 2015)


The theory of everything (film de James Marsh, dans les salles françaises en janvier 2015)

Ce titre bizarre, que l’on peut traduire par « la théorie du tout », est ce qu’a étudié toute sa vie le Stephen Hawking, le grand mathématicien et astrophysicien anglais, atteint d’une dystrophie neuromusculaire (maladie de Charcot)  alors qu’il était jeune chercheur à Cambridge.

C’est sa vie que ce nouveau film (il y a déjà eu un téléfilm réalisé par la BBC, dont le titre était sobrement Hawking, en  2004. C’est Benedict Cumberbatch qui jouait le rôle principal), réalisé par James Marsh traitera.  Le rôle d’Hawking  sera tenu par Eddie Redmayne. Le film est l’un des plus attendus du Festival de Toronto, où il sera présenté en avant-première début septembre. Certains le pressentent même déjà comme favori aux prochains Oscars. A ce jour, James Marsh est surtout connu pour avoir réalisé deux films documentaires, Le funambule, un biopic du funambule français Philippe Petit (2008) et Le projet Nim (2011), sur l'histoire du chimpanzé Nim Chimpsky, à qui des chercheurs de l'Université de Columbia ont tenté d'apprendre la langue des signes.

« Les premières images indiquent l'angle résolument romanesque choisi par le réalisateur pour traiter cette vie d'exception. On y découvre un jeune Hawking (Eddie Redmayne, remarqué dans Les Misérables), étudiant à l'université de Cambridge dans les années 1960. Il y rencontre Jane (Felicity Jones), une brillante étudiante dont il tombe amoureux. Leur idylle parfaite se heurte alors à un diagnostic implacable : à 21 ans, Stephen Hawking découvre sa maladie dégénérative et se voit annoncer qu'il lui reste deux ans à vivre. Mais le couple résiste et le génie en tirera la force et la motivation nécessaires pour mener à bien des études qui changeront le monde (il est encore vivant et vient de célébrer son 72e anniversaire).
Si l'ensemble paraît classique, il n'en est pas moins prometteur. La question est maintenant de savoir si Hollywood, qui s'est inspiré de la biographie de Jane Hawking Travelling to Infinity: My Life with Stephen, saura dépasser la simple histoire d'amour pour approcher la complexité de l'homme, à l'image de ce qu'avaient fait Ron Howard et Russell Crowe dans Un homme d'exception, l'excellent biopic consacré au mathématicien John Nash qui souffrait de schizophrénie. »
[Le Point.fr 08/08/2014]


The Theory of Everything est sorti en France sous le titre Une merveilleuse histoire du temps en janvier 2015.

dimanche 2 juin 2013

Eddie REDMAYNE (Acteur britannique)


Eddie Redmayne (né le 6 janvier 1982 à Londres, au Royaume-Uni) est un acteur et mannequin britannique.

Biographie

Eddie Redmayne est né à Londres le 6 janvier 1982. Il a fait ses études au collège d'Eton puis il étudie l'histoire de l'art au Trinity College (Cambridge), où il obtient son diplôme « mention bien » en 2003. Pendant son temps libre, il joue dans des pièces de théâtre avec le National Youth Music Theatre.

En 2002, il fait ses débuts de comédien professionnel en reprenant le rôle de Viola dans La Nuit des Rois au Middle Temple Hall. En 2004, il remporte le prix de la meilleure révélation aux 50èmes Evening Standard Theatre Awards pour son rôle dans la pièce de Edward Albee, The Goat, or Who is Sylvia?, ainsi qu'aux Critics' Circle Theatre Awards un an plus tard. Puis, il joue dans la pièce Now or Later de Christopher Shinn au Royal Court Theatre.

En 2009, Eddie Redmayne apparaît dans la nouvelle pièce de John Logan, Red, au Donmar Warehouse à Londres, pour laquelle il remporte le Laurence Olivier Award du meilleur second rôle en 2010. Il reprend son personnage au John Golden Theatre de Broadway en 2010 et reçoit le prix du meilleur comédien lors de la cérémonie des 64èmes Tony Awards.

Ses principaux rôles à la télévision incluent celui d'Angel Clare dans la mini-série de la BBC, Tess of the D'Urbervilles, Jack Jackson, héros de l'adaptation télévisuelle du roman éponyme de Ken Follett, Les Piliers de la terre, ainsi que celui de Stephen Wraysford dans la mini-série Birdsong, tirée du roman de Sebastian Faulks.

Au cinéma, il enchaîne des seconds rôles dans Raisons d'État, Powder Blue, Savage Grace, Deux sœurs pour un roi et 1939. Il tourne en 2008 avec Kristen Stewart dans le film indépendant The Yellow Handkerchief, où il joue le rôle de Gordy, un jeune homme un peu étrange. Le film sort aux États-Unis deux ans plus tard mais reste inédit en France. Puis en 2010, il obtient le rôle principal du film d'horreur Black Death de Christopher Smith, où il joue le rôle d'Osmund, un moine confronté à une épidémie de peste bubonique et à un nécromancien mystérieux.

De retour au théâtre, il reprend le rôle du roi Richard II d'Angleterre dans la pièce shakespearienne Richard II mise en scène par Michael Grandage au Donmar Warehouse du 6 décembre 2011 au 4 février 2012.

Il partage l'affiche du film My Week with Marilyn avec Michelle Williams où il interprète le rôle de Colin Clark, jeune assistant réalisateur. En 2012, il reprend le rôle de Marius Pontmercy dans l'adaptation cinématographique de la comédie musicale Les Misérables elle-même inspirée de l'oeuvre de Victor Hugo qui a connu un énorme succès à Londres et, hélas, un peu moins en France.

Filmographie

  • 2006 : Like Minds de Gregory J. Read : Alex Forbes
  • 2006 : Raisons d'État (The Good Shepherd) de Robert De Niro : Edward Jr.
  • 2007 : Elizabeth : L'Âge d'or (Elizabeth : the golden age) de Shekhar Kapur : Thomas Babington
  • 2008 : Deux sœurs pour un roi (The Other Boleyn Girl) de Justin Chadwick : William Stafford
  • 2008 : Savage Grace de Tom Kalin : Tony Baekeland
  • 2008 : The Yellow Handkerchief d'Udayan Prasad : Gordy
  • 2008 : Powder Blue de Timothy Linh Bui : Qwerty Doolittle
  • 2009 : 1939 de Stephen Poliakoff : Ralph
  • 2010 : Black Death de Christopher Smith : Osmund
  • 2011 : My Week with Marilyn de Simon Curtis : Colin Clark
  • 2012 : Hick de Derick Martini : Eddie Kreezer
  • 2012 : Les Misérables de Tom Hooper : Marius
  • 2014 : Jupiter Ascending d'Andy et Lana Wachowski
  • 2014 : Une merveilleuse histoire du temps de James Marsh: Stephen Hawking
  • 2016 : Les animaux fantastiques de David Yates (d'après J. K. Rowling)
Télévision (filmographie partielle)

  • 2008 : Tess of the D'Urbervilles : Angel Clare (quatre épisodes)
  • 2010 : Les Piliers de la terre (The Pillars oh the Earth) : Jack Jackson (huit épisodes)
Théâtre

  • 2002 : La Nuit des rois au Globe Theatre : Viola
  • 2003 : Master Harold...and the Boys au Liverpool Everyman Playhouse : Master Harold
  • 2004 : The Goat or Who Is Sylvia ? de Edward Albee à l'Almeida Theatre : Billy
  • 2004 : Hécube au Donmar Warehouse : Polydore
  • 2008 : Now or Later de Christopher Shinn au Royal Court Theatre : John Jr.
  • 2009-2010 : Red de John Logan au Donmar Warehouse : Ken
  • 2010 : Red au John Golden Theatre : Ken
  • 2012 : Richard II au Donmar Warehouse : Richard II
Distinctions


  • En 2004, le Milton Shulman Award de la Meilleure révélation lors des Evening Standard Award Theatre pour la pièce de théâtre The Goat, or Who Is Sylvia ?
  • En 2010, un Laurence Olivier Award du meilleur second rôle pour la pièce de théâtre Red
  • En 2010, un Tony Award du meilleur comédien pour la pièce de théâtre Red
  • En 2012, un John and Wendy Trewin Award pour la meilleure performance shakespearienne de l'année lors des Critics' Circle Theatre Awards pour la pièce Richard II au Donmar Warehouse.
  • 2015 : Golden Globe du meilleur acteur (Une merveilleuse histoire du temps)
  • 2015 : Oscar du meilleur acteur pour Une merveilleuse histoire du temps

LIKE MINDS de Grégory J. Read (2006)

[Post initialement publié le 6/7/2009]


Like minds : Thriller australien de Gregory J. Read (2006)

Synopsis

Le film se déroule dans une Public School anglaise située dans les landes du Yorkshire. Alex Forbes (Eddie Redmayne) est le fils du directeur. La vie d'Alex, garçon renfermé et mal dans sa peau, change lorsqu’il doit partager sa chambre avec Nigel Colbie (Tom Sturridge), un garçon brillant mais à la personnalité inquiétante (il est fasciné par la mort et l’ésotérisme, comme on l’est souvent à cet âge sauf que, dans son cas, on comprend assez vite que cela relève presque du pathologique). 

Dès son arrivée, Nigel prend l'ascendant sur son compagnon de chambre, l’entraînant dans ses délires relatifs à l'ésotérisme, en particulier à l'Ordre des Templiers. Nigel parvient à convaincre Alex que leurs destins sont liés depuis des temps immémoriaux et que ce lien doit être scellé par la mort.

Plusieurs morts suspectes d’adolescents sont alors déplorées dans l'école. Lorsque le nom de Nigel vient s'ajouter la liste des victimes, Alex devient le suspect n°1 des enquêteurs. Devant l'absence de preuves, l'inspecteur Martin McKenzie demande à Sally Rowe, une psychologue légale (Toni Colette), de s'entretenir avec Alex afin de tenter de savoir s'il a une quelconque responsabilité dans la mort de son compagnon de chambre. L'attitude de Nigel est troublante : la psychologue engage avec lui un éprouvant bras de fer psychologique duquel elle ne sortira pas indemne. A mesure qu'elle plonge dans l'univers de secrets, de déviances et de manipulations psychiques qui entoure le meurtre, elle commence à se demander si la victime ne serait pas plutôt Alex et si ce n’est pas Nigel qui, depuis l’autre monde, continue à lui dicter sa volonté et à tirer les ficelles.

Mon opinion sur ce film

Ayant découvert Tom Sturridge dans l'excellent  film Good morningEngland (dans lequel il interprètait le rôle de Carl). J'avais vu, parmi sa filmographie, un film qui me paraissait prometteur : Like minds, un thriller psychologique australien de Gregory J. Read (2006), où il joue le rôle de Nigel Colbie. Les thrillers ne sont pas forcément ma tasse de thé et encore moins les histoires entre garçons qui se déroulent dans les écoles privées anglaises dont l'organisation est souvent malsaine. Mais, ayant remarqué le jeu de Tom Sturridge dans une comédie loufoque, je voulais le voir dans un rôle différent. 
           
Je n'ai pas été déçu par le jeu des jeunes acteurs, qui sont remarquables et troublants à souhait, en particulier Eddie Redmayne, dont on ne saura pas, jusqu’au dénouement, s’il est la victime consentante, ou le bourreau de cette sombre histoire.        

Il est malheureusement regrettable que, comme dans d'autres films de ce genre (je pense à Crimes à Oxford), le réalisateur se soit appuyé sur un scénario trop compliqué pour être crédible et ait cédé à la tentation de scènes sanguinolentes inutiles. Son film est beaucoup plus réussi lorsqu’il filme le non-dit, lorsqu’il suggère les tensions entre les personnages, ou les paysages embrumés du Yorkshire que lorsqu'il nous assène frontalement des scènes gore…        

Mon classement : 2/5  (Les acteurs auraient mérité un meilleur scénario)

Ce film existe en DVD

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