Ce blog est consacré au cinéma et aux séries TV. J'y traite principalement des films et des séries que j'aime mais je me réserve aussi le droit d'en critiquer certains.
Un jour de pluie à New York (A Rainy Day in
New York) est un film américain écrit et réalisé par Woody Allen,
sorti en 2019.
Présentation
Gatsby Welles (Timothée Chalamet), étudiant à Yardley
college, accompagne à New York sa petite amie Ashleigh (Elle Fanning)
qui doit réaliser pour le journal de son université une interview d’un réalisateur,
Roland Pollard. Gatsby, qui comptait en profiter pour passer le week-end en
amoureux et échapper à la grande soirée mondaine organisée par sa mère, va devoir
y renoncer au profit, non seulement du réalisateur mais aussi de son scénariste
joué par Jude Lawet d’un acteur de seconde zone, incarné par Diego Luna.
Mon opinion sur ce film
En voyant ce film on ne peut s’empêcher de penser à une
autre réalisation de Woody Allen, Minuit à Paris, qui, pour moi,
est l’un de ses meilleurs. Je n’en dirais pas autant de celui-ci qui ne m’a pas
fait grande impression. Certes, le film est - comme tous les films de Woody Allen - bourré de références musicales, littéraires et cinématographiques. C'est ce qu'on y trouve de meilleur. Je ne nierai pas avoir passé un bon moment à le regarder mais, après coup, force est de reconnaître qu'il ne
nous reste pas grand-chose de ce marivaudage superficiel. Et si Timothée Chalamet est excellent dans le rôle de ce gosse de riche revenu de tout qui
traîne son spleen à travers un New York grisounet, je n’en dirais pas autant d’Elle
Fanning, en godiche hystérique,qui en fait un peu trop à mon goût. Je n’ai
jamais compris l’admiration démesurée que beaucoup ont pour Woody Allen.
Ce dernier film ne me fera pas changer d’avis à son sujet.
Les Animaux fantastiques : Les
Crimes de Grindelwald (Titre original : Fantastic Beasts : The Crimes of Grindelwald) est un film
fantastique américano-britannique réalisé par David Yates, sorti en novembre 2018.
Le premier volet des Animaux fantastiques se déroulait en 1926 à New-York où Norbert Dragonneau (Eddie Redmayne) s’était rendu pour
rassembler de la documentation sur le livre qu’il écrivait, aussi nommé Les animaux fantastiques, livre censé se
trouver dans la bibliothèque de Poudlard où Harry et Ron le découvrent.
Ce deuxième film commence à New
York où, quelques mois après son arrestation par le Congrès magique des
États-Unis, Gellert Grindelwald (JohnnyDepp) s'évade et souhaite rassembler des sorciers de « sang-pur » afin de
régner sur l’ensemble de la population « moldue ». Albus Dumbledore
(interprété par Jude Law), alors
jeune professeur à l'école de sorcellerie de Poudlard semble être le seul en
mesure de l'arrêter. Les deux hommes, anciens amis d'enfance, seraient devenus
ennemis depuis un accident au cours duquel la jeune sœur de Dumbledore, Ariana,
aurait perdu la vie.
Dumbledore accepte la mission et
fait alors appel à son ancien élève Norbert Dragonneau, qui a fait ses preuves
en ayant déjà su déjouer les plans du mage noir. C'est l'occasion pour Norbert
de retrouver ses amis Tina Goldstein (Katherine Waterston), dont il est amoureux et qui deviendra sa femme, la sœur
de cette dernière, Queenie Goldstein (Alison
Sudol) et Jacob Kowalski (Dan Fogler)[1],
un « moldu » dont le rêve est de devenir boulanger, qu’il avait
rencontré à New York.
Mon opinion sur ce film
Beaucoup plus sombre que LesAnimaux Fantastiques (1ère partie), qui, malgré quelques
scènes d’action, restait relativement léger, Les crimes de Grindewald
se rapproche beaucoup, par son atmosphère angoissante et sa noirceur, aux
derniers opus de la saga Harry Potter, Harry Potter et les reliques de la mort
1 et 2 (2010 et 2011) où Harry et ses amis sont confrontés au combat final avec
Voldemort. Tous les fans inconsolables de la fin bâclée de Harry Potter doivent
cependant aller voir ce film et surtout le voir en 3D car ils y retrouveront
toute l’ambiance magique qu’ils ont adorée dans Harry Potter. Les effets
spéciaux sont stupéfiants, beaucoup plus impressionnants que tout ce que j’ai
vu jusqu’alors depuis Avatar. Il faut aussi voir ce film sur
grand écran, seul cadre où les images 3D prennent toute leur dimension. Je vous
conseille aussi de lire (ou de relire car les interactions entre personnages
sont complexes), les deux livres reprenant le scénario écrit pour les films par
J. K. Rowling.
Contagion est un film-catastrophe
américain réalisé par Steven Soderbergh, sorti en 2011. Il a été programmé
dimanche 21/1/2018 sur France 2 et suivi d’un reportage débat, dans le cadre de
l’émission Cellule de crise, présentée par Fabian Bugier avec une interview d’Agnès
Buzin, ministre actuelle de la santé.
Résumé
Beth Emhoff (Gwyneth Paltrow), de retour d’un voyage professionnel à Hong Kong, est
atteinte d’une forte fièvre sur l’avion qui la ramène chez elle, à Minneapolis,
où elle vit avec Mitch (Matt Damon),
et leurs deux enfants, dont le plus jeune décèdera peu de temps après sa mère.
Les épidémiologistes l'identifient comme étant le patient zéro. La rapide
progression d’un virus mortel tue les personnes contaminées en quelques jours.
Alors que l’épidémie se propage à grande vitesse, la communauté médicale
mondiale tente, dans une course effrénée contre la montre, de trouver un remède
et de contrôler la panique qui se répand encore plus vite que le virus : les
gens se battent pour survivre dans une société qui se désagrège.
Les producteurs n’ont pas lésiné quant
au choix des acteurs. Outre Gwyneth
Paltrow et Matt Damon, la
distribution du film est éblouissante :
Marion Cotillard : le docteur Leonora Orantes, envoyée à Hong Kong
par l’OMS
Kate Winslet : Dr. Erin Mears, un officier de Epidemic
Intelligence Service
Jude Law : Alan Krumwiede, qui joue le rôle d’un journaliste
conspirationniste qui prône l’utilisation d’un extrait de Forsythia pour lutter
contre la maladie.
Laurence Fishburne : le docteur Ellis Cheever,
Jennifer Ehle : Dr. Ally Hextall, du CDC (Center
for Desease Control and Prevention)
Elliott Gould : Dr. Ian Sussman, de l’Université de San Francisco
qui identifie le virus en premier
Autour du film
L’idée de départ de Contagion
est venue au réalisateur lors d’une collaboration avec le scénariste Scott Z.
Burns sur la film The Informant ! (2009). Ils ont alors le projet de réaliser un
biopic sur L’actrice allemande très liée à la propagande nazie, Leni Riefenstahl.
Mais Soderbergh en abandonne l'idée. De
son côté, Scott Z. Burns est fasciné par l'idée d'une maladie transmissible et
suggère de réaliser un thriller sur une situation de pandémie qui ravagerait le
monde. Le scénariste contacte alors l'épidémiologiste Larry Brilliant, connu
pour son travail sur l'éradication de la variole, comme consultant. Ce dernier
lui présente un autre spécialiste, W. Ian Lipkin, directeur de la Mailman
School de l'Université Columbia. Par leur biais, les producteurs accèdent à de
nombreux rapports de l'Organisation mondiale de la santé. Scott Z. Burns
rencontre également l'auteure de The Coming Plague, Laurie Garrett, dont
l'ouvrage offre de multiples intrigues possibles au scénariste. W. Ian Lipkin
explique que le virus du film se rapproche du virus de Nipah, apparu en
Malaisie en 1998.
Le tournage s’est fait à Hong
Kong en septembre 2010, Chicago et dans plusieurs autres villes de l'Illinois,
ainsi qu’à Atlanta, San Francisco, Londres, Casablanca et Genève où se trouve
le siège de l’OMS.
Le film fait aux différentes pendémies connues, celle de la grippe de 1918, appelée aussi « grippe espagnole » qui aurait tué entre 50
et 100 millions de personnes dans le monde entier (selon les derniers chiffres de l'Institut Pasteur), ainsi que des dernières graves épidémies, celles du SRAS (Syndrome respiratoire aigu
sévère) (2003-2004) et de la grippe A/H1N1 (2009-2010).
Mon opinion
Je n’avais pas vu ce film au
cinéma ni en DVD. J’ai profité de son passage à la télévision pour le voir. Le
film, présenté comme un thriller, n’a semble-t-il, pas eu le succès escompté lors
de sa sortie. Certes, il se rapproche plus d’un documentaire que d’un thriller
mais, personnellement, je l’ai trouvé très convaincant et perturbant. Le processus
de contagion est décrit avec la froideur d’un entomologiste qui ne laisse place
à aucun pathos. La panique initiale dont font preuve les autorités est aussi particulièrement
bien rendue. Un film efficace, qui fait plus réfléchir que divertir. Le documentaire
qui suivait, intégrant les dernières connaissances sur les pandémies les plus
récentes, était tout à fait passionnant et bien mené.
Side effects est un thriller psychologique américain de Steven Soderbergh, avec JudeLaw, Channing Tatum et Catherine Zeta-Jones.
Synopsis
Le Dr. Jonathan Banks (Jude Law) est un psychiatre de renom,
très en pointe sur les traitements qu'il prescrit à ses patients. Lorsque Emily
Taylor (Rooney Mara) le consulte
pour une grave dépression, il lui prescrit un nouveau médicament qui doit faire
des miracles. Mais les effets secondaires (« side effects » en
anglais) du médicament sont dévastateurs et transforment Emily en une
criminelle.
La production de Soderbergh est
impressionnante. Je n'ai pas encore pu voir Contagion, sorti en 2011.
Depuis, il a réalisé pas moins de quatre films ! Quant à la qualité de ses
films, elle est extrêmement inégale puisque, depuis que le réalisateur s'est fait connaître en 1989
avec Sexe,
mensonges et vidéo, il a réalisé pas moins de 27 films qui sont loin
d'être tous des chefs-d’œuvre. En réalité, pour moi, les seuls à surnager, dans
cette production pléthorique, sont Erin Brockovich en 2000 et l'étrange
et troublant film de science-fiction Solaris, en 2002. Je passe sur la
série des Ocean's Eleven, Twelve
et Thirteen
qui, en dépit de leur distribution prestigieuse, ne sont pour moi que
de coûteux navets à grand spectacle.
Je ne sais encore ce que donnera Side
Effects que je compte bien aller voir, ne serait-ce que pour retrouver JudeLaw dans un rôle qui, je l'espère, rachètera ses participations
purement alimentaires dans les deux désastreux Sherlock Holmes (2002 et
2011) du "réalisateur" Guy Ritchie.
Ah, autre chose : l'affiche de Side
Effects est complètement ratée et ne donne pas envie d’aller voir le
film !
Closer : entre adultes consentants est un film américain de
Mike Nichols (2004)
Synopsis
Le film est basé sur une pièce de théâtre du
même nom et s'inspire de l'opéra de Mozart "Cosi fan tutte". L'action
a été transférée de nos jours, à Londres, dans le milieu « branché »
des journalistes, des écrivains et des photographes de mode, en en faisant un moderne
badinage entre plusieurs personnages.
Dan (Jude Law) est un écrivain raté qui travaille à la rubrique
nécrologique d'un journal. Il est témoin d'un accident qui implique une
inconnue renversée par un taxi, Alice (Natalie
Portman). Dan et Alice tombent follement amoureux l'un de l'autre. Cette
histoire d'amour redonne à Dan le goût de reprendre la plume et il s'inspire de
la vie d'Alice pour l'écrire. Alors que son livre va sortir, il s'entiche
d'Anna (Julia Roberts), la
photographe venue réaliser la promotion du livre. Mais, malheureusement
pour lui, Alice a découvert qu'il la trompait et Anna refuse de le revoir.
Par jeu, Dan organise un
rendez-vous entre Larry (Clive Owen),
un homme rencontré sur le net, et Anna. Ceci, dans le but de rendre Anna mal à
l'aise et de la faire revenir vers lui, mais le jeu se retourne contre lui car
Larry et Anna tombent amoureux et se mettent ensemble. Le problème est que Dan
et Anna s'aiment malgré tout profondément. Dès lors s'installe entre les
personnages un chassé-croisé entre les deux couples où sentiments, haine et
amour cohabitent.
Mon opinion sur ce film
Certes, ni le titre, ni l’affiche
ne laissaient présager un film très intellectuel. Mais la distribution
prestigieuse, le nom du réalisateur (La guerre selon Charlie Wilson) nous
laissaient au moins espérer une comédie enlevée et des
dialogues raffinés. Hélas, le résultat n’est pas à la hauteur. La comédie est plus
amère que douce et cela me va plutôt bien, mais le niveau du film ne
dépasse pas le badinage superficiel et les dialogues se noient dans le brouhaha des réceptions
mondaines. L'humour n'est même pas au rendez-vous pour racheter tout cela. C'est assez insipide et sans saveur, pas vraiment en tout
cas le film auquel on aurait pu s'attendre avec une distribution aussi
prestigieuse.
J'ai vu ce film pour Jude Law, que j'aime beaucoup et Julia Roberts, qui me fait toujours
craquer, et aussi parce que j'avais beaucoup apprécié le film La guerre selon Charlie Wilson du même
réalisateur mais je dois dire que j’ai été extrêmement déçu. Un film qui se
laisse voir, sans plus, mais ne marque pas, ni par son contenu, ni même par ses
dialogues, alors que c’est là que le réalisateur aurait pu se distinguer.
My Blueberry Nights est un film romantique américain réalisé
par Wong Kar-Wai et sorti en 2007. Ce film, premier long-métrage de ce
réalisateur hongkongais, a été présenté en ouverture du Festival de Cannes 2007.
Synopsis
Suite à une rupture amoureuse, Elizabeth (Norah Jones), que l'on appelle Lizzie, décide de tout plaquer et d’entreprendre un long
périple à travers les Etats-Unis. Elle entre par hasard dans le café tenu par
Jeremy (Jude Law). Après avoir goûté à sa pie aux myrtilles (blueberry, en
anglais), elle trouve du réconfort à revenir dans ce café et à discuter avec
lui. Au cours de son périple, Lizzie lui envoie régulièrement des cartes postales
à Jeremy, sans toutefois jamais lui indiquer son adresse.
Mon opinion sur ce film
Malgré toutes ses qualités, de beaux acteurs,Jude Law,
toujours touchant, Norah Jones et surtout Nathalie Portman, particulièrement
émouvante, une belle bande son, de belles images, c’est un film qui ne marque
pas et dont on ne se souviendra pas.
On passe un bon moment, on est effleuré
par quelques émotions, mais cela reste léger et agréable, sans plus. Dommage
car le casting était prometteur mais le scénario est trop inconsistant pour
intéresser vraiment le spectateur et on a l’impression plus de voir un
reportage qu’un véritable film.
Ma conclusion : Une jolie bluette qui manque d’épaisseur.
Alfie (ou Irrésistible Alfie) comédie romantique de Charles Shyer (2004) avec JudeLaw. Ce film est un remake du film anglais homonyme de
Lewis Gilbert réalisé en 1966 avec, dans le rôle-titre Michael Cane.
Résumé
L’histoire reprend, à peu de
choses près, le scénario de Lewis Gilbert sauf qu’au lieu de se passer à
Londres, comme le film original, le film de Charles Shyer se déroule à
Manhattan.
Alfie (Jude Law) est un
séducteur invétéré, qui ne peut résister à séduire toute belle femme qu’il rencontre. Chaque
soir, Alfie cherche une nouvelle fille à
draguer. Cinq femmes se partagent ses faveurs. Trouvant de plus en plus facile
de se mentir à lui-même, Alfie passe de l'une à l'autre, s'éclipsant chaque fois
lorsque l'une d'elles prétend s'accrocher. Mais quand ses habitudes de
célibataire entraînent soudainement des répercussions sur les femmes de sa vie
et sur son meilleur ami, il commence à se demander si l'existence recèle
davantage que des aventures sans lendemain?
Mon opinion sur ce film
On peut commencer par se poser la
question de savoir s’il était bien utile de faire un remake du premier Alfie, la
transposition géographique ne changeant pas grand-chose à l’affaire.
Sans doute, Jude Law est-il plus craquant que Michael Cane et le film n’a d’intérêt que parce qu’il en tient le
rôle principal, mais le concept de base et le scénario restent trop faibles
pour faire de ce film autre chose qu’une comédie légère, sans beaucoup de
substance, qui se laissera regarder sans déplaisir, mais ne laissera pas un
grand souvenir.
A la limite, le propos de Toy Boy avec Ashton Kutcher, est-il plus profond.
eXistenZ est un film de science-fiction
anglo-franco-canadien réalisé par David Cronenberg et sorti en 1999.
Synopsis
Dans un futur proche, les joueurs de jeux vidéo sont reliés
à un monde virtuel grâce à une console appelée pod, une machine semi-vivante
qui se connecte directement sur le système nerveux du joueur au travers d'un
bioport, une "prise" implantée à la base de la colonne vertébrale.
Allegra Geller (Jennifer Jason Leigh) est une inventrice d'un jeu
hyper-réaliste, eXistenZ, qui doit révolutionner le monde des jeux numériques.
Sa démonstration est interrompue par un groupe de terroristes, les Réalistes, des fanatiques opposés à la «
mécanisation » de l'homme.
En essayant de leur échapper, Allegra et son copain, Ted
Pikul (Jude Law), se retrouvent piégés dans la réalité virtuelle du jeu, une
fausse réalité cauchemardesque dont ils ne peuvent s'échapper.
Le réalisateur, David Cronenberg, avait déjà réalisé, en
1983, un film intitulé Vidéodrome, qui abordait ce thème de la confusion entre
réalité et réalité virtuelle à travers la fusion de la machine et de
l'organique. Une vision très inquiétante de l'évolution de notre société où le
virtuel aurait pris le pas sur l'humain à travers la machine.
Mon opinion sur ce film
Ce film nous dépeint un futur angoissant dans lequel, pas plus que dans le très déstabilisant I.A. Intelligence artificielle) de Steven Spielberg (2001), on n'aimerait pas vivre.
Drame américain réalisé par
Anthony Minghella (2003).
Synopsis
Le film se déroule pendant la
guerre de Sécession. Ada (Nicole Kidman) est la fille d'un pasteur, veuf à qui
elle consacre, avec son autre passion, la musique, tout son amour et tout son
temps. Elle est la parfaite incarnation de la société policée, pétrie de
culture et de traditions sudistes. Paradoxalement, alors que tout les oppose,
un simple regard la rapprochera d'Inman, (Jude Law), un simple ouvrier. La
guerre les séparera presque dès leur rencontre, Inman devant aller au front,
mais leur amour aussi récent qu'absolu leur permettra de trouver la force et le
courage d'affronter l'horreur d'une guerre sans merci.
Mon opinion
Il y a dans ce film des scènes
très dures, des viols, des massacres et des scènes de tortures gratuites
perpétrées aussi bien par les tenants de l'esclavagisme, par ailleurs cultivés
et policés, que par les "abolitionnistes" qui auraient dû être
porteurs de valeurs humanistes mais dans les rangs desquels, comme dans toute
guerre, se trouvent de véritables bêtes sauvages. Il y a aussi ceux qui
profitent de la situation et s'adaptent aux circonstances.
A part ces scènes pénibles pour
un spectateur comme moi qui ne supporte pas la violence ni la cruauté,
fussent-elles justifiées, ce film est une grande et belle œuvre cinématographique.
Après un autre très beau film, Le patient anglais, Cold
moutain était le 4ème d'un réalisateur auquel la maladie n'a pas donné
la chance de poursuivre sa carrière. En effet, Anthony Minghella, qui est aussi
le réalisateur de l'un de mes films préférés,
Le talentueux Mr. Ripley, (aussi avec Jude Law et Matt Damon),
n'a pu réaliser qu'un seul autre film après ce dernier, puisqu'il est mort en
2008 d'une hémorragie cérébrale. On ne peut que regretter qu'un tel talent
n'ait pas été épargné par le sort.
Tout est remarquable dans ce
film, le scénario, parfaitement bâti et structuré, l'image, les paysages
splendides, la direction d'acteurs, l’ensemble rythmé par la musique du
compositeur français Gabriel Yared... Il faut particulièrement saluer les
prestations de Jude Law (toujours
très juste et très touchant dans le rôle d'un soldat écœuré par la guerre qui
déserte par instinct de survie), de Nicole
Kidman (qui sait être crédible et émouvante dans ce rôle aux antipodes de
la star hyperbotoxée qu'elle est devenue) et de Renée Zellweger, en sauvageonne au grand cœur (l'actrice a
d'ailleurs été récompensée pour ce rôle par un Oscar et un Golden Globe de la
meilleure actrice de second rôle) sans oublier Natalie Portman (dans le rôle de Sara).
The Grand Budapest Hotel est une comédie dramatique
britanico-allemande coproduite, écrite et réalisée par Wes Anderson, sortie en mars
2014. Le film s'inspire de différentes œuvres de Stefan Zweig.
Synopsis
De nos jours, dans la république imaginaire
de Zubrowka, dans un cimetière abandonné, une jeune fille va se recueillir
devant le buste d’un auteur, porteuse d’un de ses livres : The Grand Budapest Hotel. Elle accroche des clés à la statue qui en
arbore déjà de nombreuses.
Flash-back en 1985. Un auteur
vieillissant explique, face caméra, que l’inspiration ne vient pas aux
écrivains de façon continue, mais que les sujets leur sont inspirés par
l’observation des événements et les rencontres fortuites.
Nouveau flash-back. Nous sommes
cette fois en 1968. Le même auteur, plus jeune de 20 ans (Jude Law) est en
villégiature au Grand Budapest Hotel, qui a perdu beaucoup du lustre du
prestigieux établissement qu’il a été. Il est intrigué par un personnage esseulé,
assis sur un des fauteuils du hall à demi-vide. A ses questions, le concierge répond
qu’il s’agit de M. Zero Moustafa, qui n’est rien d’autre que le propriétaire de
l’hôtel. Ce dernier remarque l’intérêt que lui porte ce jeune client et
l’invite à dîner pour lui conter son histoire et celle de l’hôtel.
Nous sommes alors transportés plusieurs
décennies auparavant, dans les années 30 , époque où l’hôtel était un palace
réputé. À cette époque, le concierge, M. Gustave (Ralph Fiennes) régnait, sur tout
le personnel de l’hôtel, veillant à ce que les moindres désirs des hôtes de
marque soient satisfaits avant même qu’ils ne les expriment. Respecté par les
employés, il est également très prisé par les veuves âgées dont il s’assure la
clientèle fidèle, saison après saison. C’est à cette époque qu’un jeune réfugié
d’origine indéterminée, Zero Tony Revolori), devient le nouveau « lobby boy » (ce
que nous appellerions un « groom »).
Peu de temps après l’arrivée de
Zero, que M. Gustave prend sous son aile, ce dernier se retrouve impliqués dans
une histoire compliquée mêlant assassinat d’une des riches clientes de l’hôtel, la comtesse Desgoffes und Taxis (Tilda Swinton), le vol d'un tableau de la Renaissance (Le « garçon à la pomme »), bataille familiale autour de la fortune de la
personne assassinée, etc. sur fond de bouleversements politiques qui vont
conduire à la seconde Guerre Mondiale.
A la mort de M. Gustave, Zero qui
l’a aidé pendant toutes ces péripéties, devient le propriétaire de l’hôtel.
Mon opinion sur ce film
Je n’avais déjà pas beaucoup aimé
le film précédent de Wes Anderson, Moonrise Kingdom, que j’avais trouvé
sympathique sans plus. J’y avais cependant apprécié la mise en scène, très
travaillée, qui emprunte beaucoup à l'univers fellinien : plans fixes, postures
figées des acteurs, attitudes outrées... Bien que ce dernier film n’ait pas une durée excessive, je m’y étais
déjà surpris à regarder ma montre à plusieurs reprises. Que dire alors de Grand
Budapest Hotel qui m’a paru encore plus long et qui, bien que ce soit,
dans l’esprit du réalisateur, une comédie, ne m’a pas fait rire une seule fois ?
J'ai du mal à comprendre la complaisance dont on fait preuve vis à vis de certains réalisateurs. Sous prétexte qu'ils sont inventifs, on leur passe tout. Convoquer une pléiade d'acteurs de renom (Ralph Fiennes,Jude Law, Tilda Swinton, Saoirse Ronan, Matthieu Amalric, Adrien Brody, Willem Dafoe, Owen Wilson - dont beaucoup sont à contre-emploi ou ne font qu'une rapide apparition, etc.), les placer dans des décors délirants, les mettre dans des situations loufoques, ne suffit pas à faire vivre un scénario plus que faiblard.
Intelligence artificielle, est un film américain de science-fiction réalisé par Steven
Spielberg et sorti en 2001. Ce film est adapté d'une nouvelle de l'auteur
américain de science-fiction de Brian Aldiss : "Les supertoys durent tout l'été" (Supertoys Last All Summer Long) Dans les années 70 déjà, Stanley Kubrick avait envisagé de réaliser un film sur ce
sujet et avait même commencé à travailler sur un scénario.
Synopsis
Dans un monde futuriste, les humains ont créé des robots,
non seulement pour les aider dans les tâches ménagères ou dangereuses, mais
aussi (et c'est là que le bât blesse), pour satisfaire à tous leurs besoins ou
plutôt à leurs caprices.
C'est ainsi que le couple Swintonen, en attendant que leur vrai fils de 10 ans, Martin, placé en coma artificiel dans l'attente d'un traitement pour la maladie dont il souffre, leur soit rendu, adoptent David (Haley Joel
Osment), un fils de remplacement robotique. David, robot prototype, a été doté
par ses créateurs, la société Cybertronics, d'intelligence et de sentiments et,
tout en sachant qu'il est un robot, David se considère comme un petit garçon.
Lorsque Martin, guéri, revient dans sa famille, il n'accepte
pas de partager avec David l'amour de ses parents et il fait tout pour les convaincre que David est
dangereux pour lui. Ceux-ci décident alors de se séparer de David en
l'abandonnant dans la forêt comme ils le feraient pour un chien acheté en
animalerie dont on se serait lassé.
Là se passe l'épisode le plus pénible du film : David et son
ours en peluche, Teddy, un robot lui aussi, sont capturés pour être jetés dans
une sorte d'arène digne des jeux du cirque de la décadence romaine où des spectateurs
humains prennent plaisir à voir détruire des robots. On a beau savoir qu'il
s'agit de machines, le spectacle de la barbarie déchaînée est insupportable.
David, de par son extraordinaire ressemblance avec un enfant humain, et grâce à
un émouvant plaidoyer qui nous tire les larmes, est épargné par ses
tortionnaires et parvient à s'enfuir. Il est aidé dans sa fuite par Gigolo Joe
(Jude Law), un robot adulte programmé pour être un prostitué homme. Une fois que
Gigolo Joe a été arrêté par la police, David se retrouve seul à nouveau.
Mon opinion sur ce film
Si je parle de ce film, c'est parce qu'il est repassé plusieurs fois à la télévision mais, l'ayant vu, je ne souhaitais
surtout pas le revoir tant il m'avait traumatisé.
Au-delà d'un film de science-fiction, ce film dérangeant va
bien au-delà en abordant la cruauté dont sont capables les êtres humains par
égoïsme et le racisme qui naît toujours de la bêtise et de l'incompréhension
entre les êtres.
Je déconseillerais ce film à toute âme sensible car il m'a
personnellement laissé un sentiment très négatif par l'absolu désespoir qu'il
dégage y compris, à la fin où David, ayant survécu à l'humanité, mais toujours
à la recherche de l'amour de sa mère adoptive, obtient qu'elle revienne
brièvement à la vie pour revivre avec elle la plus belle journée de sa vie.
On comprendra mieux en visionnant l'interview de Brian
Aldiss, l'auteur anglais de SF dont est tiré le film, pourquoi cette
réalisation n'est pas une complète réussite.
Je ne mettrai pas de note à ce film, non parce qu'il est mauvais (bien au contraire) mais parce que j'en suis incapable. Spielberg n'est pas un débutant et, avec ce film, il tape fort et réussit son pari : nous toucher et nous émouvoir. Par certains côtés, ce film rappelle E.T., alors que là, il ne s'agit pas d'un extraterrestre égaré dans notre monde et confronté à la bêtise et à la peur des humains, mais à un robot créé par les humains et qui, rejeté par eux, n'a nulle part où aller. On retrouve aussi cette idée dans Wall-E, le dessin animé Pixar, dans lequel un petit robot nettoyeur, dernier de son espèce, est abandonné sur Terre. Plus récemment, Arte nous a donné à voir une fiction encore plus dérangeante où les robots humanoïdes vivent parmi les hommes avec toutes les dérives que cela entraîne.
Film intéressant mais
très dérangeant. A ne (surtout) pas regarder avec un public de jeunes enfants.
Sherlock Holmes est une coproduction anglo-américano-allemande de Guy Ritchie, sortie en 2009. Le film ne doit pas grand chose à l'oeuvre de sir Arthur Conan Doyle, car il s'inspire d'un comic-book, jamais publié, de Lionel Wigram qui a collaboré à quatre épisodes de la saga Harry Potter.
Synopsis
Après être enfin venu à bout du
tueur et occulte « magicien » Lord Blackwood, le légendaire détective Sherlock
Holmes et son assistant le Dr Watson peuvent clore un autre cas brillamment
résolu. Mais quand Blackwood revient mystérieusement d'entre les morts et
reprend ses sombres activités, Holmes doit repartir sur ses traces.
Mon opinion sur ce film
Il n’y a pas grand-chose à dire
du scénario qui n’a rien à voir avec les aventures de Sherlock
Holmes écrites par Conan Doyle. Le comic-book
de Lionel Wigram, dont s’est inspiré le synopsis du film, prend pour prétexte
toutes les zones d’ombre des héros de Doyle pour faire de Sherlock et de de son
ami Watson des personnages entièrement nouveaux que l’on a du mal à
reconnaître, même si le scénariste jure ses grands dieux qu'il n'a rien inventé.
Je connais assez bien l'œuvre d'Arthur Conan Doyle pour avoir dévoré beaucoup de ses livres (sinon tous !) lorsque j’étais adolescent : depuis, j'ai appris que Sherlock, s'il fumait la pipe, n'y mettait pas que du tabac car il consommait en effet, comme d'ailleurs beaucoup de gens de son époque, de la cocaïne ou l'opium. Conan Doyle le décrit aussi comme un sportif accompli (ce qui est assez antinomique, quoique...) et il pratiquait divers sports de combat comme la boxe, l'escrime, etc. (le baritsu m’avait échappé, mais pourquoi pas ?)
En fait, l'apparence physique (grand, élancé, distingué...) de même que sa personnalité nous sont bien connues, en particulier par une description précise que fait du personnage Watson dans "Une étude en rouge". Pourquoi, alors, en avoir fait cet énergumène que nous présente le film ? Le Sherlock Holmes de Guy Ritchie est à l’opposé de l'univers de Conan Doyle : tout ce qui fait la saveur des romans de Doyle, ce sont les atmosphères plus, à vrai dire, que les énigmes. On prend plus plaisir à voir fonctionner le cerveau de ses héros et à écouter leurs échanges verbaux savoureux qu'à les voir résoudre les meurtres.
Ce film n'est rien d'autre qu'une farce grandguignolesque, où les scènes d’action
se succèdent au rythme d’une mitraillette déchaînée, nous saturant de bruits et d'effets spéciaux spectaculaires. On s'en
prend à préférer des films comme la série des Benjamin Gates où - à défaut
d'être crédibles - les scenarii ont au moins le mérite de tenir la route et
d'être drôles, ce qui n'est pas le cas de celui-là où les invraisemblances sont
tellement nombreuses qu'au bout de 10 minutes de film, j'ai cessé d'en tenir le
compte. Qu’on me comprenne bien, je ne suis pas contre les films d'action ou
les films de divertissement, même si ce n'est pas ma priorité au cinéma, dans
la mesure où ils se basent sur des scenarii valables et ne nous submergent pas
de bruits et d'effets spéciaux uniquement destinés à faire oublier l'indigence
de tout le reste. J'ai par exemple longtemps boudé la série des Terminator,
jusqu'à ce que je découvre les Chroniques de Sarah Connor. Je n'ai pas détesté
Matrix ou même la série des Rambo et je suis un grand fan de Star Wars dont
j'attends une suite. Et je déteste franchement les films où il ne se passe
rien. Qu'on ne me fasse donc pas un faux procès.
On se demande (mais c’est
valable pour d’autres films, de plus en plus nombreux, hélas), comment des
producteurs peuvent miser autant d'argent sur un Guy Ritchie qui, depuis son seul film qui
l’ait fait remarquer, Arnaques, crimes et botanique en 1998, n’a réalisé que des
navets et dont le seul fait d’armes est d’avoir été, pendant huit ans, l'époux
de Madonna (ce qui, en soi, est, on le concède, un exploit) ?
Mais, moi qui suis un fan de Jude Law, je ne comprends pas ce qu’il est venu faire dans cette galère, d’autant qu’à
mon avis, il est utilisé à contre-emploi. Ou je comprends trop bien. Je suppose
que cet acteur, par ailleurs excellent (voir Bienvenue à Gattaca, Retour à Cold mountain ou Le talentueux Mr. Ripley pour s'en convaincre, n'en est pas non plus, il faut bien le reconnaître, à un navet près.) Sans doute faut-il voir dans
cet éclectisme un sérieux besoin d'argent... Dommage qu'un acteur de cette
qualité se laisse aller à accepter n'importe quel rôle pour des raisons
purement économiques.
Quant à Robert Downey Jr, qui
joue le personnage de Sherlock, on se demande bien ce qui est passé par la tête
du directeur de casting de le choisir (même si je ne mets pas ses qualités
d'acteur en doute) tant il est éloigné de ce qu'on imagine du personnage ! Le
seul acteur intéressant est le chien. Il est à tout le moins reposant car il
passe son temps à dormir alors que ses maîtres sont tellement excités et
hypervitaminés qu'on se demande à quoi ils fonctionnent.
Comme si un tel navet n’avait pas
suffi, Guy Ritchie a remis ça, en 2011, avec un second opus de la même veine : « Sherlock
Holmes : jeu d'ombres ». J'avoue ne
pas comprendre... Inutile de vous dire qu’on ne m’y a pas pris une deuxième
fois et que vous ne lirez pas ici une critique de ce deuxième film.
Par effraction (Breaking and
Entering) est un film anglo-américain d'Anthony Minghella réalisé en 2006. AvecJude Law, Juliette Binoche, Robin Wright-Penn et Rafi Gavron.
Synopsis
L'action se déroule à Londres. Le couple de Will, un jeune
architecte en vogue (Jude Law) et de sa compagne Liv (Robin Wright-Penn), est
sur le point d’exploser en raison des difficultés de plus en plus grande qu’ils
rencontrent avec leur fille de 13 ans, Bea (Popy Rogers), qui est autiste.
Avec son associé, Sandy (Martin
Freeman), Will vient d’installer son cabinet dans des locaux industriels
désaffectés dans le quartier difficile de King's Cross à Londres. Leurs luxueux
locaux attirent une bande de jeunes voleurs, dirigés par une mafia serbo-bosniaque.
Après plusieurs cambriolages effectués par les toits, Will décide à surveiller
les locaux : il prend en filature un des jeunes voleurs jusque chez lui où
le jeune homme, Miro, vit avec sa mère, Amira (Juliette Binoche), une réfugiée
bosniaque qui fait des travaux de
couture pour subvenir à leurs besoins.
Afin d'en apprendre plus sur le
gang, Will sympathise avec Amira mais, les problèmes de son couple aidant, il
en tombe amoureux et remet tout son univers en question.
Mon opinion
J’ai voulu voir ce film pour son
réalisateur, Anthony Minghella, dont j’avais apprécié Le patient anglais
(1996),Le talentueux Mr. Ripley(1997) et Retour à Cold Mountain (2003). Ce
film n’est pas, malgré la présence de Juliette Binoche et surtout de Jude Law,
que je considère comme un très grand acteur, à la hauteur des précédents.
L’histoire est intéressante :
une situation difficile engendrée dans un couple qui s’aime par une enfant
autiste, des relations humaines complexes, mais, malgré la présence
charismatique de Jude Law et celle, convaincante de Juliette Binoche, la tentative du réalisateur n’est pas
totalement réussie. Quelques points positifs rendent cependant ce film
attachant : l’amour et la patience que Will porte à Bea (dont il n’est pas
le père biologique), la facétieuse prostituée, et surtout le jeu tout en
retenue du jeune Rafi Gavron justement distingué comme « Meilleur espoir ».
Malgré cela, le film n’a obtenu que 34 % d’opinions favorables sur Rotten
Tomatoes.
The talented Mr. Ripley (Le talentueux Mr. Ripley) est un film américain, réalisé par Anthony Minghella, sorti en 1999. Il est adapté du best-seller éponyme de Patricia
Highsmith. A 40 ans de distance, deux films ont été tirés de ce roman : Plein soleil de
René Clément (avec Alain Delon,Maurice Ronet et Marie Laforêt) et celui-ci avecMatt Damon et Jude Law.
Synopsis
L'histoire commence à New-York où Tom Ripley (Matt Damon), un étudiant sans le sou, rencontre, lors d'une soirée chez des amis communs, Herbert Greenleaf, un riche armateur. M. Greenleaf prend Tom pour un ami d'université de son fils, Dickie, et Tom ne le détrompe pas. Tom est ensuite invité chez les Greenleaf où par son aisance, sa culture et ses bonnes manières, il parvient sans difficulté à entrer dans l'intimité de cette famille de gens fortunés.
Depuis plusieurs mois, Dickie vit une vie de bohème en Italie, dans un village de pêcheurs du nom de Mongibello, sur la côte Amalfitaine. Son père n'en a de nouvelles que lorsque Dickie manque d'argent. M. Greenleaf voudrait que Dickie revienne en Amérique pour travailler avec lui. Il propose à Tom de se rendre en Italie, tous frais payés, pour convaincre son fils de rentrer aux Etats-Unis. Pour Tom qui, toute sa vie, a rêvé de l'Italie, l'occasion est trop belle. Il accepte la proposition de M. Greenleaf et part pour l'Italie. A son arrivée à Mongibello, il trouve Dickie en compagnie de son amie Marge Sherwood (Gwyneth Paltrow). dans un premier temps, l'accueil que réserve Dickie à Tom est plutôt frais mais, en partie par pitié, en partie par ennui et aussi à la gentillesse de Marge, il accueille Tom chez lui et ils finissent par devenir d'inséparables amis. C'est
du moins ce que veut croire Tom jusqu'à ce, qu'en enfant gâté qu'il est, Dickie
le rejette comme on le ferait d'un kleenex usagé.
Tom, blessé dans son amour propre et se sentant trahi dans son amitié par une énième méchanceté gratuite de Dickie, le tue dans un accès de rage. Comme ils se ressemblent physiquement, Tom, usurpant l'identité de Dickie, se fait passer pour lui. Il doit ensuite donner le change et, lorsqu'il est sur le point d'être démasqué par l'horrible Freddie Miles (inquiétant Philip Seymour Hoffman), moins facile à tromper que la crédule Marge, il le tue lui aussi, tout en détournant les soupçons de la police sur Dikkie.
Mon opinion sur ce film
Pour moi, ce film est un chef
d'oeuvre, bien plus réussi que le roman original de Patricia Highsmith qui pèche par de nombreuses incohérences. Soutenu par des acteurs brillants (le talent de mimétisme de Matt Damonest véritablement impressionnant), par des paysages magiques (la côte
amalfitaine, la Riviera, Venise), ainsi qu'une bande son remarquable : il faut
savoir que, lors de la scène de "bœuf" dans une boîte de jazz, ce sont les deux
acteurs, Jude Lawet Matt Damon, qui interprètent sans aucun doublage plusieurs chansons.
C'est un des grands moments de ce film où la musique joue un rôle primordial.
Le film existe en DVD. Je vous conseille, si vous en avez la possibilité, de le regarder dans la langue originale.
Jude
Law, de son vrai nom David Jude Lawn, est un acteur britannique né le 29
décembre 1972 à Lewisham dans le grand Londres.
Ses
parents, tous deux enseignants, l’encouragent dans sa passion du théâtre dans
lequel il commence, dès l'âge de 12 ans, en s’inscrivant au National Youth
Music Theatre, une compagnie spécialisée dans les comédies musicales
interprétées par des adolescents, ce qui lui permettra de jouer dans de
nombreux spectacles. Il abandonne l'école à 17 ans pour jouer dans le soap opera
télévisé Families, mais il revient assez vite au théâtre.
En
1994, alors qu’il joue dans Les Parents terribles de Cocteau, il est nommé dans
la catégorie meilleur espoir aux Laurence Olivier Awards (récompenses de
théâtre britanniques, l’équivalent de nos Molières). La pièce a tellement de
succès qu’elle est reprise à Broadway, où Jude Law sera aussi nommé dans la
même catégorie aux Tony Awards (récompenses de théâtre américaines).
En
ce qui concerne sa carrière cinématographique, il obtient la même année (1994)
le rôle principal dans un premier film anglais, Shopping, l'histoire de
voyous qui font des rodéos avec des voitures volées avant de les fracasser dans
des vitrines de magasins. Malgré l’échec commercial du film, il rencontrera sur
le tournage Sadie Frost, qui allait devenir sa première femme et la mère de
trois de ses enfants.
En
1997 sa carrière prend son essor incroyable : il est à l’affiche de pas
moins de quatre films :
-
Dans le magnifique film de science-fiction d’Andrew NiccholBienvenue à Gattaca,
il y interprète le rôle de Jérôme Eugène Morrow, un ex-champion sportif
arrogant et désabusé, qui se sacrifie pour permettre à Vincent (Ethan Hawke) de
réaliser son rêve.
-
Dans le film Wilde de Brian Gilbert, qui est un biopic sur le grand écrivain
homosexuel Oscar Wilde, il interprète le rôle de Bosie Douglas, son amant
insupportable et caractériel.
-
Il joue aussi le rôle d’un gigolo perturbé dans Minuit dans le jardin du bien
et du mal, réalisé par Clint Eastwood.
En
1999, on le retrouve encore dans un film de science-fiction, eXistenZ réalisé par David Cronenberg avec Jennifer Jason Leigh, une histoire perturbante où les personnages sont
perdus dans la réalité virtuelle d’un jeu vidéo. La même année, il est nommé à
l’Oscar du second rôle masculin pour Le Talentueux Mr Ripleyd’Anthony
Minghella, dans lequel il joue le rôle de Dickie Greenleaf, un jeune homme
riche et désœuvré, face à Matt Damon qui joue incarne l’ambivalent Tom Ripley.
En
2001, Jean-Jacques Annaud lui offre le premier rôle dans Stalingrad, l'histoire
d’un sniper russe dont la propagande fera un héros, avec Ed Harris en nazi et
Rachel Weisz. Puis Steven Spielberg le choisit pour jouer un robot-gigolo dans
A.I. Intelligence artificielle, au côté de Haley Joel Osment, film qui lui vaudra une
nouvelle nomination aux Golden Globes.
En
2002, il joue un second rôle de tueur à gage glacial et psychopathe dans Les
Sentiers de la perdition avec Tom Hanks et Paul Newman. Ce rôle complète la
série de rôles difficiles qu’il semble privilégier afin de ne pas être cantonné
à des emplois de jeune premier vers lesquels son physique attirant aurait pu
naturellement l’enfermer.
Puis
il tourne un autre film d’Anthony Minghella,Retour à Cold Mountain où il
incarne le rôle d’un soldat confédéré entraîné dans un conflit fratricide qui
le dépasse. Bien qu’il ne tienne dans ce film qu’un rôle secondaire, son talent
y explose littéralement dans ce personnage de soldat déserteur qui entreprend
le difficile voyage de retour vers son village où l’attend une femme (Nicole
Kidman) avec qui il n’a échangé qu’un seul baiser.
En
2004 le film Irrésistible Alfie (ou Alfie), remake très moyen d’un film de 1966
est écrit pour lui : il y joue le rôle d’un dragueur invétéré qui raconte
sa vie au spectateur en dirigeant son regard vers la caméra ; le film ne sera
pas couronné de succès en raison non de sa prestation, très convaincante, mais
d’un scénario et de dialogues indigents. S’ensuivent une série de films où il
joue toujours un peu le même personnage comme Closer, entre adultes
consentants qui, malgré une distribution prestigieuse (JuliaRoberts,
Clive Owen, Natalie Portman, etc.) ne laissera pas non plus un souvenir
impérissable. Suit, en 2006, une comédie
romantique dans la même veine, The
Holiday, avec Cameron Diaz, Kate Winslet et My Blueberry Nightsde Wong Kar-wai, où il joue le propriétaire d’un café à New-York qui console
une cliente en plein chagrin d’amour (Norah Jones), avant d’en tomber amoureux
et d'espérer son retour, celle-ci partant au loin à l'aventure pour oublier sa
précédente rupture. Le pire des films dans lesquels, selon moi, il se soit
commis, est Sherlock Holmes (2009), où il joue le rôle du Dr. Watson, au côté de
Robert Downey Jr. qui lui, joue Holmes, dans un ridicule blockbuster de Guy
Ritchie qui a cependant été un succès commercial, à telle enseigne qu’il a eu une suite en 2011. Personnellement, je trouve que c’est dévoyer un talent qu’il
a grand. Ce serait dommage qu’il continue dans ce sens. Je préfère encore qu'il tourne des pubs pour des parfums de luxe, dans lesquelles au moins, ne se ridiculise-t-il pas...
Jude
Law n’a cependant jamais abandonné le théâtre, comme en 2009 où il a joué
Hamlet à Londres puis à Broadway. En 2011, il joue le rôle d'un lanceur d'alerte conspirationniste dans le film Contagion de Steven Soderbergh.
La même année, il a aussi été membre du jury des longs métrages présidé par Robert De Niro lors du Festival de Cannes.
Hugo Cabret est un film
poético-fantastique américain réalisé par Martin Scorsese et sorti en novembre
2011.
Synopsis
L'histoire se situe à Paris dans
les années 30. Hugo Cabret, 13 ans (Asa Butterfield), a perdu son père, horloger (émouvant Jude Law) dans
un incendie. Il a ensuite été recueilli par son oncle Claude, un alcoolique, qui habite sous les toits de la gare Montparnasse dont il a
la charge de remonter les horloges et de veiller à ce qu'elles soient à l'heure. Il a le temps d'enseigner à Hugo son
travail avant qu'il ne se noie dans la Seine. Hugo se retrouve alors seul, ignoré de tout
le monde, chapardant pour survivre aux étals de la gare en évitant de se faire
arrêter par l'effrayant garde (Sacha Baron Cohen) et son chien féroce,
Maximilien.
Pendant le peu de temps libre que lui laissent l'entretien des horloges et la recherche de nourriture pour survivre, Hugo passe tout son temps à essayer
de réparer le seul objet qui lui reste de son père, un automate métallique,
volant les pièces qui lui manquent dans la boutique d'un réparateur de jouets,
Papa Georges (le toujours inquiétant Ben Kingsley).
Un jour, alors qu'il le croit
endormi, celui-ci, qui le surveillait depuis des jours, lui saisit la main et
l'oblige à vider ses poches et à lui rendre tout ce qu'il lui a pris. Dans sa
poche de gauche, Hugo garde un petit carnet rempli de croquis dessinés par son
père qui représentent les rouages de l'automate. C'est son bien le plus
précieux, ce qui le rattache à son père et lui permettra peut-être un jour de
faire fonctionner l'automate dont il est persuadé, à tort ou à raison, qu'il a pour mission de lui transmettre un message de son père. En voyant le carnet, Papa Georges a une réaction
bizarre. Il paraît surpris, mais aussi bouleversé et furieux. Malgré les pleurs
de l'enfant, il lui confisque son cher carnet et menace même de le brûler une
fois de retour chez lui. En attendant, il oblige Hugo à travailler pour lui,
lui faisant réparer des jouets cassés, en commençant par une souris mécanique,
tombée par terre lors de la dispute pour le carnet.
Papa Georges est aussi le tuteur
d'une fillette de l'âge d'Hugo, Isabelle. Celle-ci console Hugo, le convaincant
que son tuteur n'est pas si terrible qu'Hugo le pense et qu'il ne mettra pas la
menace de détruire le carnet à exécution.
En réalité, on découvrira par la
suite que Papa Georges est le fameux réalisateur de cinéma Georges Méliès, que
tout le monde croyait mort. Suite à de mauvaises affaires dans lesquelles l'a
entraîné sa passion pour le cinéma, il s'est ruiné, a vendu ses studios, brûlé
ses décors et détruit ses films et vit chichement de son activité dans la
boutique de réparateurs de jouets.
Mon opinion sur ce film
Les salles d'Aubenas n'étant
malheureusement pas encore équipées en 3D pour la sortie de ce film qui a été
réalisé pour cette nouvelle technique, je n'ai donc pu en apprécier tout ce qu'elle peut apporter lorsqu'elle est bien utilisée et je le regrette.
Cela ne m'a pas empêché de trouver ce film magnifique. C'est un enchantement, totalement inattendu de la part d'un
réalisateur comme Martin Scorsese qui nous a plutôt habitués à la noirceur et la violence. Certes, de la noirceur, il y en a, dans ce film atypique, ne serait-ce que par la situation d'Hugo, laissé seul à lui-même dans un monde dont la dureté est terrible. Mais il y a dans ce film tellement de belles choses et de beaux sentiments que cette noirceur passe, en fin de compte au second plan.
Je suis étonné du peu de publicité qui a été
fait autour de ce film que seul mon instinct (et aujourd'hui, une excellente
critique de Frédéric Strauss dans le Télérama du 14/12/2011 - je considère
comme négligeable la version "contre" de Jacques Morice tant elle
paraît "téléphonée"). J'ai trouvé ce film épatant à tout point de
vue. N'hésitez surtout pas à y aller en famille car, dans ce film, Scorsese a
retrouvé son âme d'enfant (et de cinéaste et amateur de cinéma averti) pour
notre plus grande joie.
Hugo Cabret est adapté d'un roman «
L’invention d’Hugo Cabret » écrit et
illustré par Brian Selznick publié en 2007, qui est devenu, depuis sa sortie,
un best-seller mondial, traduit dans des 10es de langues. L’auteur décrit
lui-même son œuvre comme « n’étant pas exactement un roman, ni un ouvrage
illustré, ni un scénario de film, mais un mélange de tout cela ». Il ne se
figurait pas que Martin Sorsese, plus habitué aux films noirs et
violents (Gangs of New York, Les infiltrés) ou morbides (Shutter Island), se
passionnerait pour ce livre pour enfants au point d’en acheter les droits et de
vouloir l’adapter pour notre plus grand plaisir.
En voyant le film, on comprend
mieux pourquoi Scorsese a été fasciné par le livre car c’est un grand cinéaste
et un vrai amateur de cinéma (c’est cette passion qui l’avait aussi conduit à
s’intéresser à la vie extraordinaire d’Howard Hugues, dont il tira le très beau
biopic Aviatoravec le grand Leonardo DiCaprio dans le rôle du milliardaire
fou). Le livre lui-même s’est beaucoup inspiré de la vie du pionnier du cinéma
muet, Georges Méliès, qui fut, avant de réaliser ses premiers films, un
illusionniste de talent, un collectionneur d’automates et un inventeur génial.
On retrouve tout cela et plus encore dans Hugo Cabret, plus de très belles
images du Paris du XIXe siècle, une grande poésie, une esthétique très
travaillée et beaucoup d'émotion. Une réussite qui n'est pas sans rappeler
l'univers de l'injustement méprisé A la croisée des mondes, et vient prendre
agréablement la relève desHarry Potter, Chroniques de Narniaet autres
Eragon.
Distribution
Hugo Cabret (Asa Butterfield), qui porte entièrement le film sur ses épaules