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mardi 15 octobre 2019

UN JOUR DE PLUIE A NEW YORK film de Woody ALLEN (USA-2019)



Un jour de pluie à New York (A Rainy Day in New York) est un film américain écrit et réalisé par Woody Allen, sorti en 2019.

Présentation

Gatsby Welles (Timothée Chalamet), étudiant à Yardley college, accompagne à New York sa petite amie Ashleigh (Elle Fanning) qui doit réaliser pour le journal de son université une interview d’un réalisateur, Roland Pollard. Gatsby, qui comptait en profiter pour passer le week-end en amoureux et échapper à la grande soirée mondaine organisée par sa mère, va devoir y renoncer au profit, non seulement du réalisateur mais aussi de son scénariste joué par Jude Law et d’un acteur de seconde zone, incarné par Diego Luna.

Mon opinion sur ce film

En voyant ce film on ne peut s’empêcher de penser à une autre réalisation de Woody Allen, Minuit à Paris, qui, pour moi, est l’un de ses meilleurs. Je n’en dirais pas autant de celui-ci qui ne m’a pas fait grande impression. Certes, le film est - comme tous les films de Woody Allen - bourré de références musicales, littéraires et cinématographiques. C'est ce qu'on y trouve de meilleur. Je ne nierai pas avoir passé un bon moment à le regarder mais, après coup, force est de reconnaître qu'il ne nous reste pas grand-chose de ce marivaudage superficiel. Et si Timothée Chalamet est excellent dans le rôle de ce gosse de riche revenu de tout qui traîne son spleen à travers un New York grisounet, je n’en dirais pas autant d’Elle Fanning, en godiche hystérique, qui en fait un peu trop à mon goût. Je n’ai jamais compris l’admiration démesurée que beaucoup ont pour Woody Allen. Ce dernier film ne me fera pas changer d’avis à son sujet.     

vendredi 16 novembre 2018

LES ANIMAUX FANTASTIQUES : LES CRIMES DE GRINDELWALD de David Yates (GB-USA 2018)




Les Animaux fantastiques : Les Crimes de Grindelwald (Titre original : Fantastic Beasts : The Crimes of Grindelwald) est un film fantastique américano-britannique réalisé par David Yates, sorti en novembre 2018.

Il s'agit du deuxième volet de la série Les Animaux fantastiques et du dixième film de la franchise du monde des sorciers de J. K. Rowling. Il fait suite au film Les Animaux fantastiques, du même réalisateur, sorti en 2016.

Présentation

Le premier volet des Animaux fantastiques se déroulait en 1926 à New-York où Norbert Dragonneau (Eddie Redmayne) s’était rendu pour rassembler de la documentation sur le livre qu’il écrivait, aussi nommé Les animaux fantastiques, livre censé se trouver dans la bibliothèque de Poudlard où Harry et Ron le découvrent.

Ce deuxième film commence à New York où, quelques mois après son arrestation par le Congrès magique des États-Unis, Gellert Grindelwald (JohnnyDepp) s'évade et souhaite rassembler des sorciers de « sang-pur » afin de régner sur l’ensemble de la population « moldue ». Albus Dumbledore (interprété par Jude Law), alors jeune professeur à l'école de sorcellerie de Poudlard semble être le seul en mesure de l'arrêter. Les deux hommes, anciens amis d'enfance, seraient devenus ennemis depuis un accident au cours duquel la jeune sœur de Dumbledore, Ariana, aurait perdu la vie.

Dumbledore accepte la mission et fait alors appel à son ancien élève Norbert Dragonneau, qui a fait ses preuves en ayant déjà su déjouer les plans du mage noir. C'est l'occasion pour Norbert de retrouver ses amis Tina Goldstein (Katherine Waterston), dont il est amoureux et qui deviendra sa femme, la sœur de cette dernière, Queenie Goldstein (Alison Sudol) et Jacob Kowalski (Dan Fogler)[1], un « moldu » dont le rêve est de devenir boulanger, qu’il avait rencontré à New York.

Mon opinion sur ce film

Beaucoup plus sombre que LesAnimaux Fantastiques (1ère partie), qui, malgré quelques scènes d’action, restait relativement léger, Les crimes de Grindewald se rapproche beaucoup, par son atmosphère angoissante et sa noirceur, aux derniers opus de la saga Harry Potter, Harry Potter et les reliques de la mort 1 et 2 (2010 et 2011) où Harry et ses amis sont confrontés au combat final avec Voldemort. Tous les fans inconsolables de la fin bâclée de Harry Potter doivent cependant aller voir ce film et surtout le voir en 3D car ils y retrouveront toute l’ambiance magique qu’ils ont adorée dans Harry Potter. Les effets spéciaux sont stupéfiants, beaucoup plus impressionnants que tout ce que j’ai vu jusqu’alors depuis Avatar. Il faut aussi voir ce film sur grand écran, seul cadre où les images 3D prennent toute leur dimension. Je vous conseille aussi de lire (ou de relire car les interactions entre personnages sont complexes), les deux livres reprenant le scénario écrit pour les films par J. K. Rowling.   



[1] Personnages absents de la série Harry Potter.

lundi 22 janvier 2018

CONTAGION de Steven Soderbergh (USA-2011)


Contagion est un film-catastrophe américain réalisé par Steven Soderbergh, sorti en 2011. Il a été programmé dimanche 21/1/2018 sur France 2 et suivi d’un reportage débat, dans le cadre de l’émission Cellule de crise, présentée par Fabian Bugier avec une interview d’Agnès Buzin, ministre actuelle de la santé.  

Résumé

Beth Emhoff (Gwyneth Paltrow), de retour d’un voyage professionnel à Hong Kong, est atteinte d’une forte fièvre sur l’avion qui la ramène chez elle, à Minneapolis, où elle vit avec Mitch (Matt Damon), et leurs deux enfants, dont le plus jeune décèdera peu de temps après sa mère. Les épidémiologistes l'identifient comme étant le patient zéro. La rapide progression d’un virus mortel tue les personnes contaminées en quelques jours. Alors que l’épidémie se propage à grande vitesse, la communauté médicale mondiale tente, dans une course effrénée contre la montre, de trouver un remède et de contrôler la panique qui se répand encore plus vite que le virus : les gens se battent pour survivre dans une société qui se désagrège.

Les producteurs n’ont pas lésiné quant au choix des acteurs. Outre Gwyneth Paltrow et Matt Damon, la distribution du film est éblouissante :

  • Marion Cotillard : le docteur Leonora Orantes, envoyée à Hong Kong par l’OMS
  • Kate Winslet : Dr. Erin Mears, un officier de Epidemic Intelligence Service
  • Jude Law : Alan Krumwiede, qui joue le rôle d’un journaliste conspirationniste qui prône l’utilisation d’un extrait de Forsythia pour lutter contre la maladie.
  • Laurence Fishburne : le docteur Ellis Cheever,
  • Jennifer Ehle : Dr. Ally Hextall, du CDC (Center for Desease Control and Prevention)
  • Elliott Gould : Dr. Ian Sussman, de l’Université de San Francisco qui identifie le virus en premier

Autour du film

L’idée de départ de Contagion est venue au réalisateur lors d’une collaboration avec le scénariste Scott Z. Burns sur la film The Informant ! (2009). Ils ont alors le projet de réaliser un biopic sur L’actrice allemande très liée à la propagande nazie, Leni Riefenstahl. Mais Soderbergh en abandonne  l'idée. De son côté, Scott Z. Burns est fasciné par l'idée d'une maladie transmissible et suggère de réaliser un thriller sur une situation de pandémie qui ravagerait le monde. Le scénariste contacte alors l'épidémiologiste Larry Brilliant, connu pour son travail sur l'éradication de la variole, comme consultant. Ce dernier lui présente un autre spécialiste, W. Ian Lipkin, directeur de la Mailman School de l'Université Columbia. Par leur biais, les producteurs accèdent à de nombreux rapports de l'Organisation mondiale de la santé. Scott Z. Burns rencontre également l'auteure de The Coming Plague, Laurie Garrett, dont l'ouvrage offre de multiples intrigues possibles au scénariste. W. Ian Lipkin explique que le virus du film se rapproche du virus de Nipah, apparu en Malaisie en 1998.
Le tournage s’est fait à Hong Kong en septembre 2010, Chicago et dans plusieurs autres villes de l'Illinois, ainsi qu’à Atlanta, San Francisco, Londres, Casablanca et Genève où se trouve le siège de l’OMS.

Le film fait aux différentes pendémies connues, celle de la grippe de 1918, appelée aussi « grippe espagnole » qui aurait tué entre 50 et 100 millions de personnes dans le monde entier (selon les derniers chiffres de l'Institut Pasteur), ainsi que des dernières graves épidémies, celles du SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère) (2003-2004) et de la grippe A/H1N1 (2009-2010).

Mon opinion

Je n’avais pas vu ce film au cinéma ni en DVD. J’ai profité de son passage à la télévision pour le voir. Le film, présenté comme un thriller, n’a semble-t-il, pas eu le succès escompté lors de sa sortie. Certes, il se rapproche plus d’un documentaire que d’un thriller mais, personnellement, je l’ai trouvé très convaincant et perturbant. Le processus de contagion est décrit avec la froideur d’un entomologiste qui ne laisse place à aucun pathos. La panique initiale dont font preuve les autorités est aussi particulièrement bien rendue. Un film efficace, qui fait plus réfléchir que divertir. Le documentaire qui suivait, intégrant les dernières connaissances sur les pandémies les plus récentes, était tout à fait passionnant et bien mené.  

samedi 11 avril 2015

SIDE EFFECTS de Steven Soderbergh (USA-2013)


Side effects est un thriller psychologique américain de Steven Soderbergh, avec  JudeLaw, Channing Tatum et Catherine Zeta-Jones.

Synopsis

Le Dr. Jonathan Banks (Jude Law) est un psychiatre de renom, très en pointe sur les traitements qu'il prescrit à ses patients. Lorsque Emily Taylor (Rooney Mara) le consulte pour une grave dépression, il lui prescrit un nouveau médicament qui doit faire des miracles. Mais les effets secondaires (« side effects » en anglais) du médicament sont dévastateurs et transforment Emily en une criminelle.

La production de Soderbergh est impressionnante. Je n'ai pas encore pu voir Contagion, sorti en 2011. Depuis, il a réalisé pas moins de quatre films ! Quant à la qualité de ses films, elle est extrêmement inégale puisque, depuis que  le réalisateur s'est fait connaître en 1989 avec Sexe, mensonges et vidéo, il a réalisé pas moins de 27 films qui sont loin d'être tous des chefs-d’œuvre. En réalité, pour moi, les seuls à surnager, dans cette production pléthorique, sont Erin Brockovich en 2000 et l'étrange et troublant film de science-fiction Solaris, en 2002. Je passe sur la série des  Ocean's Eleven, Twelve et Thirteen qui, en dépit de leur distribution prestigieuse, ne sont pour moi que de coûteux navets à grand spectacle.  

Je ne sais encore ce que donnera Side Effects que je compte bien aller voir, ne serait-ce que pour retrouver JudeLaw dans un rôle qui, je l'espère, rachètera ses participations purement alimentaires dans les deux désastreux Sherlock Holmes (2002 et 2011) du "réalisateur" Guy Ritchie

Ah, autre chose : l'affiche de Side Effects est complètement ratée et ne donne pas envie d’aller voir le film !

dimanche 4 janvier 2015

CLOSER, ENTRE ADULTES CONSENTANTS de Mike Nichols (USA-2004)


Closer : entre adultes consentants est un film américain de Mike Nichols (2004)

Synopsis

Le film est basé sur une pièce de théâtre du même nom et s'inspire de l'opéra de Mozart "Cosi fan tutte". L'action a été transférée de nos jours, à Londres, dans le milieu « branché » des journalistes, des écrivains et des photographes de mode, en en faisant un moderne badinage entre plusieurs personnages.

Dan (Jude Law) est un écrivain raté qui travaille à la rubrique nécrologique d'un journal. Il est témoin d'un accident qui implique une inconnue renversée par un taxi, Alice (Natalie Portman). Dan et Alice tombent follement amoureux l'un de l'autre. Cette histoire d'amour redonne à Dan le goût de reprendre la plume et il s'inspire de la vie d'Alice pour l'écrire. Alors que son livre va sortir, il s'entiche d'Anna (Julia Roberts), la photographe venue réaliser la promotion du livre. Mais, malheureusement pour lui, Alice a découvert qu'il la trompait et Anna refuse de le revoir.

Par jeu, Dan organise un rendez-vous entre Larry (Clive Owen), un homme rencontré sur le net, et Anna. Ceci, dans le but de rendre Anna mal à l'aise et de la faire revenir vers lui, mais le jeu se retourne contre lui car Larry et Anna tombent amoureux et se mettent ensemble. Le problème est que Dan et Anna s'aiment malgré tout profondément. Dès lors s'installe entre les personnages un chassé-croisé entre les deux couples où sentiments, haine et amour cohabitent.

Mon opinion sur ce film

Certes, ni le titre, ni l’affiche ne laissaient présager un film très intellectuel. Mais la distribution prestigieuse, le nom du réalisateur (La guerre selon Charlie Wilson) nous laissaient au moins espérer une comédie enlevée et des dialogues raffinés. Hélas, le résultat n’est pas à la hauteur. La comédie est plus amère que douce et cela me va plutôt bien, mais le niveau du film ne dépasse pas le badinage superficiel et les dialogues se noient dans le brouhaha des réceptions mondaines. L'humour n'est même pas au rendez-vous pour racheter tout cela. C'est assez insipide et sans saveur, pas vraiment en tout cas le film auquel on aurait pu s'attendre avec une distribution aussi prestigieuse.

J'ai vu ce film pour Jude Law, que j'aime beaucoup et Julia Roberts, qui me fait toujours craquer, et aussi parce que j'avais beaucoup apprécié  le film La guerre selon Charlie Wilson du même réalisateur mais je dois dire que j’ai été extrêmement déçu. Un film qui se laisse voir, sans plus, mais ne marque pas, ni par son contenu, ni même par ses dialogues, alors que c’est là que le réalisateur aurait pu se distinguer.  

Distribution


  
Je vous conseille plutôt de voir, du même réalisateur :


Ou des comédies beaucoup plus divertissantes et pleines d'humour comme :

lundi 29 décembre 2014

MY BLUEBERRY NIGHTS de Wong Kar-Wai (USA-2007)



My Blueberry Nights est un film romantique américain réalisé par Wong Kar-Wai et sorti en 2007. Ce film, premier long-métrage de ce réalisateur hongkongais, a été présenté en ouverture du Festival de Cannes 2007.

Synopsis

Suite à une rupture amoureuse, Elizabeth (Norah Jones), que l'on appelle Lizzie, décide de tout plaquer et d’entreprendre un long périple à travers les Etats-Unis. Elle entre par hasard dans le café tenu par Jeremy (Jude Law). Après avoir goûté à sa pie aux myrtilles (blueberry, en anglais), elle trouve du réconfort à revenir dans ce café et à discuter avec lui. Au cours de son périple, Lizzie lui envoie régulièrement des cartes postales à Jeremy, sans toutefois jamais lui indiquer son adresse.

Mon opinion sur ce film

Malgré toutes ses qualités, de beaux acteurs, Jude Law, toujours touchant, Norah Jones et surtout Nathalie Portman, particulièrement émouvante, une belle bande son, de belles images, c’est un film qui ne marque pas et dont on ne se souviendra pas. 

On passe un bon moment, on est effleuré par quelques émotions, mais cela reste léger et agréable, sans plus. Dommage car le casting était prometteur mais le scénario est trop inconsistant pour intéresser vraiment le spectateur et on a l’impression plus de voir un reportage qu’un véritable film.


Ma conclusion : Une jolie bluette qui manque d’épaisseur. 

ALFIE comédie de Charles Shyer (USA-2004)


Alfie (ou Irrésistible Alfie) comédie romantique de Charles Shyer (2004) avec JudeLaw. Ce film est un remake du film anglais homonyme de Lewis Gilbert réalisé en 1966 avec, dans le rôle-titre Michael Cane.

Résumé

L’histoire reprend, à peu de choses près, le scénario de Lewis Gilbert sauf qu’au lieu de se passer à Londres, comme le film original, le film de Charles Shyer se déroule à Manhattan.

Alfie (Jude Law) est un séducteur invétéré, qui ne peut résister à séduire toute belle femme qu’il rencontre. Chaque soir, Alfie  cherche une nouvelle fille à draguer. Cinq femmes se partagent ses faveurs. Trouvant de plus en plus facile de se mentir à lui-même, Alfie passe de l'une à l'autre, s'éclipsant chaque fois lorsque l'une d'elles prétend s'accrocher. Mais quand ses habitudes de célibataire entraînent soudainement des répercussions sur les femmes de sa vie et sur son meilleur ami, il commence à se demander si l'existence recèle davantage que des aventures sans lendemain?

Mon opinion sur ce film

On peut commencer par se poser la question de savoir s’il était bien utile de faire un remake du premier Alfie, la transposition géographique ne changeant pas grand-chose à l’affaire.

Sans doute, Jude Law est-il plus craquant que Michael Cane et le film n’a d’intérêt que parce qu’il en tient le rôle principal, mais le concept de base et le scénario restent trop faibles pour faire de ce film autre chose qu’une comédie légère, sans beaucoup de substance, qui se laissera regarder sans déplaisir, mais ne laissera pas un grand souvenir. 

A la limite, le propos de Toy Boy avec Ashton Kutcher, est-il plus profond. 

Avec
  • ·         Alfie  (Jude Law)
  • ·         Dorie (Jane Krakowski)
  • ·         Julie (Marisa Tomei) :
  • ·         Liz (Susan Sarandon)
  • etc.

Dans le même esprit, voyez plutôt :

vendredi 15 août 2014

eXistenZ de David Cronenberg (GB-FR-CA 1999)




eXistenZ est un film de science-fiction anglo-franco-canadien réalisé par David Cronenberg et sorti en 1999.

Synopsis

Dans un futur proche, les joueurs de jeux vidéo sont reliés à un monde virtuel grâce à une console appelée pod, une machine semi-vivante qui se connecte directement sur le système nerveux du joueur au travers d'un bioport, une "prise" implantée à la base de la colonne vertébrale. Allegra Geller (Jennifer Jason Leigh) est une inventrice d'un jeu hyper-réaliste, eXistenZ, qui doit révolutionner le monde des jeux numériques. Sa démonstration est interrompue par un groupe de terroristes, les  Réalistes, des fanatiques opposés à la « mécanisation » de l'homme.

En essayant de leur échapper, Allegra et son copain, Ted Pikul (Jude Law), se retrouvent piégés dans la réalité virtuelle du jeu, une fausse réalité cauchemardesque dont ils ne peuvent s'échapper. 
Le réalisateur, David Cronenberg, avait déjà réalisé, en 1983, un film intitulé Vidéodrome, qui abordait ce thème de la confusion entre réalité et réalité virtuelle à travers la fusion de la machine et de l'organique. Une vision très inquiétante de l'évolution de notre société où le virtuel aurait pris le pas sur l'humain à travers la machine.

Mon opinion sur ce film

Ce film nous dépeint un futur angoissant dans lequel, pas plus que dans le très déstabilisant I.A. Intelligence artificielle) de Steven Spielberg (2001), on n'aimerait pas vivre.

vendredi 18 juillet 2014

RETOUR A COLD MOUNTAIN d'Anthony Minghella (USA-2003)


Drame américain réalisé par Anthony Minghella (2003).

Synopsis

Le film se déroule pendant la guerre de Sécession. Ada (Nicole Kidman) est la fille d'un pasteur, veuf à qui elle consacre, avec son autre passion, la musique, tout son amour et tout son temps. Elle est la parfaite incarnation de la société policée, pétrie de culture et de traditions sudistes. Paradoxalement, alors que tout les oppose, un simple regard la rapprochera d'Inman, (Jude Law), un simple ouvrier. La guerre les séparera presque dès leur rencontre, Inman devant aller au front, mais leur amour aussi récent qu'absolu leur permettra de trouver la force et le courage d'affronter l'horreur d'une guerre sans merci.

Mon opinion

Il y a dans ce film des scènes très dures, des viols, des massacres et des scènes de tortures gratuites perpétrées aussi bien par les tenants de l'esclavagisme, par ailleurs cultivés et policés, que par les "abolitionnistes" qui auraient dû être porteurs de valeurs humanistes mais dans les rangs desquels, comme dans toute guerre, se trouvent de véritables bêtes sauvages. Il y a aussi ceux qui profitent de la situation et s'adaptent aux circonstances.

A part ces scènes pénibles pour un spectateur comme moi qui ne supporte pas la violence ni la cruauté, fussent-elles justifiées, ce film est une grande et belle œuvre cinématographique. Après un autre très beau film, Le patient anglais, Cold moutain était le 4ème d'un réalisateur auquel la maladie n'a pas donné la chance de poursuivre sa carrière. En effet, Anthony Minghella, qui est aussi le réalisateur de l'un de mes films préférés,  Le talentueux Mr. Ripley, (aussi avec Jude Law et Matt Damon), n'a pu réaliser qu'un seul autre film après ce dernier, puisqu'il est mort en 2008 d'une hémorragie cérébrale. On ne peut que regretter qu'un tel talent n'ait pas été épargné par le sort.


Tout est remarquable dans ce film, le scénario, parfaitement bâti et structuré, l'image, les paysages splendides, la direction d'acteurs, l’ensemble rythmé par la musique du compositeur français Gabriel Yared... Il faut particulièrement saluer les prestations de Jude Law (toujours très juste et très touchant dans le rôle d'un soldat écœuré par la guerre qui déserte par instinct de survie), de Nicole Kidman (qui sait être crédible et émouvante dans ce rôle aux antipodes de la star hyperbotoxée qu'elle est devenue) et de Renée Zellweger, en sauvageonne au grand cœur (l'actrice a d'ailleurs été récompensée pour ce rôle par un Oscar et un Golden Globe de la meilleure actrice de second rôle) sans oublier Natalie Portman (dans le rôle de Sara).

mercredi 19 mars 2014

THE GRAND BUDAPEST HOTEL de Wes Anderson (USA-2014)


The Grand Budapest Hotel

The Grand Budapest Hotel est une comédie dramatique britanico-allemande coproduite, écrite et réalisée par Wes Anderson, sortie en mars 2014. Le film s'inspire de différentes œuvres de Stefan Zweig.

Synopsis

De nos jours, dans la république imaginaire de Zubrowka, dans un cimetière abandonné, une jeune fille va se recueillir devant le buste d’un auteur, porteuse d’un de ses livres : The Grand Budapest Hotel. Elle accroche des clés à la statue qui en arbore déjà de nombreuses.
Flash-back en 1985. Un auteur vieillissant explique, face caméra, que l’inspiration ne vient pas aux écrivains de façon continue, mais que les sujets leur sont inspirés par l’observation des événements et les rencontres fortuites.

Nouveau flash-back. Nous sommes cette fois en 1968. Le même auteur, plus jeune de 20 ans (Jude Law) est en villégiature au Grand Budapest Hotel, qui a perdu beaucoup du lustre du prestigieux établissement qu’il a été. Il est intrigué par un personnage esseulé, assis sur un des fauteuils du hall à demi-vide. A ses questions, le concierge répond qu’il s’agit de M. Zero Moustafa, qui n’est rien d’autre que le propriétaire de l’hôtel. Ce dernier remarque l’intérêt que lui porte ce jeune client et l’invite à dîner pour lui conter son histoire et celle de l’hôtel.

Nous sommes alors transportés plusieurs décennies auparavant, dans les années 30 , époque où l’hôtel était un palace réputé. À cette époque, le concierge, M. Gustave (Ralph Fiennes) régnait, sur tout le personnel de l’hôtel, veillant à ce que les moindres désirs des hôtes de marque soient satisfaits avant même qu’ils ne les expriment. Respecté par les employés, il est également très prisé par les veuves âgées dont il s’assure la clientèle fidèle, saison après saison. C’est à cette époque qu’un jeune réfugié d’origine indéterminée, Zero Tony Revolori), devient le nouveau « lobby boy » (ce que nous appellerions un « groom »).   

Peu de temps après l’arrivée de Zero, que M. Gustave prend sous son aile, ce dernier se retrouve impliqués dans une histoire compliquée mêlant assassinat d’une des riches clientes de l’hôtel, la comtesse Desgoffes und Taxis (Tilda Swinton), le vol d'un tableau de la Renaissance (Le « garçon à la pomme »), bataille familiale autour de la fortune de la personne assassinée, etc. sur fond de bouleversements politiques qui vont conduire à la seconde Guerre Mondiale.

A la mort de M. Gustave, Zero qui l’a aidé pendant toutes ces péripéties, devient le propriétaire de l’hôtel.

Mon opinion sur ce film

Je n’avais déjà pas beaucoup aimé le film précédent de Wes Anderson, Moonrise Kingdom, que j’avais trouvé sympathique sans plus. J’y avais cependant apprécié la mise en scène, très travaillée, qui emprunte beaucoup à l'univers fellinien : plans fixes, postures figées des acteurs, attitudes outrées... Bien que ce dernier film n’ait pas une durée excessive, je m’y étais déjà surpris à regarder ma montre à plusieurs reprises. Que dire alors de Grand Budapest Hotel qui m’a paru encore plus long et qui, bien que ce soit, dans l’esprit du réalisateur, une comédie, ne m’a pas fait rire une seule fois ? 

J'ai du mal à comprendre la complaisance dont on fait preuve vis à vis de certains réalisateurs. Sous prétexte qu'ils sont inventifs, on leur passe tout. Convoquer une pléiade d'acteurs de renom (Ralph Fiennes, Jude Law, Tilda Swinton, Saoirse Ronan, Matthieu Amalric, Adrien Brody, Willem Dafoe, Owen Wilson - dont beaucoup sont à contre-emploi ou ne font qu'une rapide apparition, etc.), les placer dans des décors délirants, les mettre dans des situations loufoques, ne suffit pas à faire vivre un scénario plus que faiblard.

Dans le genre déjanté, j'ai mille fois préféré L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet de Jean-Pierre Jeunet, qui n'a pas eu l'heur de plaire aux critiques mais dont je me suis régalé. 

vendredi 10 janvier 2014

IA, INTELLIGENCE ARTIFICIELLE DE Steven SPIELBERG (2001)


Intelligence artificielle, est un film américain de science-fiction réalisé par Steven Spielberg et sorti en 2001. Ce film est adapté d'une nouvelle de l'auteur américain de science-fiction de Brian Aldiss : "Les supertoys durent tout l'été" (Supertoys Last All Summer Long) Dans les années 70 déjà, Stanley Kubrick avait envisagé de réaliser un film sur ce sujet et avait même commencé à travailler sur un scénario.

Synopsis

Dans un monde futuriste, les humains ont créé des robots, non seulement pour les aider dans les tâches ménagères ou dangereuses, mais aussi (et c'est là que le bât blesse), pour satisfaire à tous leurs besoins ou plutôt à leurs caprices.

C'est ainsi que le couple Swintonen, en attendant que leur vrai fils de 10 ans, Martin, placé en coma artificiel dans l'attente d'un traitement pour la maladie dont il souffre, leur soit rendu, adoptent David (Haley Joel Osment), un fils de remplacement robotique. David, robot prototype, a été doté par ses créateurs, la société Cybertronics, d'intelligence et de sentiments et, tout en sachant qu'il est un robot, David se considère comme un petit garçon.

Lorsque Martin, guéri, revient dans sa famille, il n'accepte pas de partager avec David l'amour de ses parents et il fait tout pour les convaincre que David est dangereux pour lui. Ceux-ci décident alors de se séparer de David en l'abandonnant dans la forêt comme ils le feraient pour un chien acheté en animalerie dont on se serait lassé.

Là se passe l'épisode le plus pénible du film : David et son ours en peluche, Teddy, un robot lui aussi, sont capturés pour être jetés dans une sorte d'arène digne des jeux du cirque de la décadence romaine où des spectateurs humains prennent plaisir à voir détruire des robots. On a beau savoir qu'il s'agit de machines, le spectacle de la barbarie déchaînée est insupportable. David, de par son extraordinaire ressemblance avec un enfant humain, et grâce à un émouvant plaidoyer qui nous tire les larmes, est épargné par ses tortionnaires et parvient à s'enfuir. Il est aidé dans sa fuite par Gigolo Joe (Jude Law), un robot adulte programmé pour être un prostitué homme. Une fois que Gigolo Joe a été arrêté par la police, David se retrouve seul à nouveau.

Mon opinion sur ce film 

Si je parle de ce film, c'est parce qu'il est repassé plusieurs fois à la télévision mais, l'ayant vu, je ne souhaitais surtout pas le revoir tant il m'avait traumatisé.

Au-delà d'un film de science-fiction, ce film dérangeant va bien au-delà en abordant la cruauté dont sont capables les êtres humains par égoïsme et le racisme qui naît toujours de la bêtise et de l'incompréhension entre les êtres.

Je déconseillerais ce film à toute âme sensible car il m'a personnellement laissé un sentiment très négatif par l'absolu désespoir qu'il dégage y compris, à la fin où David, ayant survécu à l'humanité, mais toujours à la recherche de l'amour de sa mère adoptive, obtient qu'elle revienne brièvement à la vie pour revivre avec elle la plus belle journée de sa vie.

On comprendra mieux en visionnant l'interview de Brian Aldiss, l'auteur anglais de SF dont est tiré le film, pourquoi cette réalisation n'est pas une complète réussite.  

Je ne mettrai pas de note à ce film, non parce qu'il est mauvais (bien au contraire) mais parce que j'en suis incapable. Spielberg n'est pas un débutant et, avec ce film, il tape fort et réussit son pari : nous toucher et nous émouvoir. Par certains côtés, ce film rappelle E.T., alors que là, il ne s'agit pas d'un extraterrestre égaré dans notre monde et confronté à la bêtise et à la peur des humains, mais à un robot créé par les humains et qui, rejeté par eux, n'a nulle part où aller. On retrouve aussi cette idée dans Wall-E, le dessin animé Pixar, dans lequel un petit robot nettoyeur, dernier de son espèce, est abandonné sur Terre. Plus récemment, Arte nous a donné à voir une fiction encore plus dérangeante où les robots humanoïdes vivent parmi les hommes avec toutes les dérives que cela entraîne. 

Film intéressant mais très dérangeant. A ne (surtout) pas regarder avec un public de jeunes enfants.


lundi 11 novembre 2013

SHERLOCK HOLMES par Guy Ritchie (2009)


Sherlock Holmes est une coproduction anglo-américano-allemande de Guy Ritchie, sortie en 2009. Le film ne doit pas grand chose à l'oeuvre de sir Arthur Conan Doyle, car il s'inspire d'un comic-book, jamais publié, de Lionel Wigram qui a collaboré à quatre épisodes de la saga Harry Potter.

Synopsis

Après être enfin venu à bout du tueur et occulte « magicien » Lord Blackwood, le légendaire détective Sherlock Holmes et son assistant le Dr Watson peuvent clore un autre cas brillamment résolu. Mais quand Blackwood revient mystérieusement d'entre les morts et reprend ses sombres activités, Holmes doit repartir sur ses traces.

Mon opinion sur ce film

Il n’y a pas grand-chose à dire du scénario qui n’a rien à voir avec les aventures de Sherlock Holmes écrites par Conan Doyle. Le comic-book de Lionel Wigram, dont s’est inspiré le synopsis du film, prend pour prétexte toutes les zones d’ombre des héros de Doyle pour faire de Sherlock et de de son ami Watson des personnages entièrement nouveaux que l’on a du mal à reconnaître, même si le scénariste jure ses grands dieux qu'il n'a rien inventé.

Je connais assez bien l'œuvre d'Arthur Conan Doyle pour avoir dévoré beaucoup de ses livres (sinon tous !) lorsque j’étais adolescent : depuis, j'ai appris que Sherlock, s'il fumait la pipe, n'y mettait pas que du tabac car il consommait en effet, comme d'ailleurs beaucoup de gens de son époque, de la cocaïne ou l'opium. Conan Doyle le décrit aussi comme un sportif accompli (ce qui est assez antinomique, quoique...) et il pratiquait divers sports de combat comme la boxe, l'escrime, etc.  (le baritsu m’avait échappé, mais pourquoi pas ?)

En fait, l'apparence physique (grand, élancé, distingué...) de même que sa personnalité nous sont bien connues, en particulier par une description précise que fait du personnage Watson dans "Une étude en rouge". Pourquoi, alors, en avoir fait cet énergumène que nous présente le film ? Le Sherlock Holmes de Guy Ritchie est à l’opposé de l'univers de Conan Doyle : tout ce qui fait la saveur des romans de Doyle, ce sont les atmosphères plus, à vrai dire, que les énigmes. On prend plus plaisir à voir fonctionner le cerveau de ses héros et à écouter leurs échanges verbaux savoureux qu'à les voir résoudre les meurtres. 

Ce film n'est rien d'autre qu'une farce grandguignolesque, où les scènes d’action se succèdent au rythme d’une mitraillette déchaînée,  nous saturant de bruits et  d'effets spéciaux spectaculaires. On s'en prend à préférer des films comme la série des Benjamin Gates où - à défaut d'être crédibles - les scenarii ont au moins le mérite de tenir la route et d'être drôles, ce qui n'est pas le cas de celui-là où les invraisemblances sont tellement nombreuses qu'au bout de 10 minutes de film, j'ai cessé d'en tenir le compte. Qu’on me comprenne bien, je ne suis pas contre les films d'action ou les films de divertissement, même si ce n'est pas ma priorité au cinéma, dans la mesure où ils se basent sur des scenarii valables et ne nous submergent pas de bruits et d'effets spéciaux uniquement destinés à faire oublier l'indigence de tout le reste. J'ai par exemple longtemps boudé la série des Terminator, jusqu'à ce que je découvre les Chroniques de Sarah Connor. Je n'ai pas détesté Matrix ou même la série des Rambo et je suis un grand fan de Star Wars dont j'attends une suite. Et je déteste franchement les films où il ne se passe rien. Qu'on ne me fasse donc pas un faux procès.

On se demande (mais c’est valable pour d’autres films, de plus en plus nombreux, hélas), comment des producteurs peuvent miser autant d'argent sur un Guy Ritchie qui, depuis son seul film qui l’ait fait remarquer, Arnaques, crimes et botanique en 1998, n’a réalisé que des navets et dont le seul fait d’armes est d’avoir été, pendant huit ans, l'époux de Madonna  (ce qui, en soi, est, on le concède, un exploit) ?

Mais, moi qui suis un fan de Jude Law, je ne comprends pas ce qu’il est venu faire dans cette galère, d’autant qu’à mon avis, il est utilisé à contre-emploi. Ou je comprends trop bien. Je suppose que cet acteur, par ailleurs excellent (voir Bienvenue à Gattaca, Retour à Cold mountain ou Le talentueux Mr. Ripley pour s'en convaincre, n'en est pas non plus, il faut bien le reconnaître,  à un navet près.) Sans doute faut-il voir dans cet éclectisme un sérieux besoin d'argent... Dommage qu'un acteur de cette qualité se laisse aller à accepter n'importe quel rôle pour des raisons purement  économiques.

Quant à Robert Downey Jr, qui joue le personnage de Sherlock, on se demande bien ce qui est passé par la tête du directeur de casting de le choisir (même si je ne mets pas ses qualités d'acteur en doute) tant il est éloigné de ce qu'on imagine du personnage ! Le seul acteur intéressant est le chien. Il est à tout le moins reposant car il passe son temps à dormir alors que ses maîtres sont tellement excités et hypervitaminés qu'on se demande à quoi ils fonctionnent.


Comme si un tel navet n’avait pas suffi, Guy Ritchie a remis ça, en 2011, avec un second opus de la même veine : « Sherlock Holmes : jeu d'ombres ».  J'avoue ne pas comprendre... Inutile de vous dire qu’on ne m’y a pas pris une deuxième fois et que vous ne lirez pas ici une critique de ce deuxième film. 

lundi 8 juillet 2013

PAR EFFRACTION D'ANTHONY MINGHELLA (2006)


Par effraction film d’Anthony Minghella (2006)

Par effraction (Breaking and Entering) est un film anglo-américain d'Anthony Minghella réalisé en 2006. AvecJude Law, Juliette Binoche, Robin Wright-Penn et Rafi Gavron.

Synopsis

L'action se déroule à Londres. Le couple de Will, un jeune architecte en vogue (Jude Law) et de sa compagne Liv (Robin Wright-Penn), est sur le point d’exploser en raison des difficultés de plus en plus grande qu’ils rencontrent avec leur fille de 13 ans, Bea (Popy Rogers), qui est autiste.
Avec son associé, Sandy (Martin Freeman), Will vient d’installer son cabinet dans des locaux industriels désaffectés dans le quartier difficile de King's Cross à Londres. Leurs luxueux locaux attirent une bande de jeunes voleurs, dirigés par une mafia serbo-bosniaque. Après plusieurs cambriolages effectués par les toits, Will décide à surveiller les locaux : il prend en filature un des jeunes voleurs jusque chez lui où le jeune homme, Miro, vit avec sa mère, Amira (Juliette Binoche), une réfugiée bosniaque qui  fait des travaux de couture pour subvenir à leurs besoins.
Afin d'en apprendre plus sur le gang, Will sympathise avec Amira mais, les problèmes de son couple aidant, il en tombe amoureux et remet tout son univers en question.

Mon opinion 

J’ai voulu voir ce film pour son réalisateur, Anthony Minghella, dont j’avais apprécié Le patient anglais (1996), Le talentueux Mr. Ripley (1997) et Retour à Cold Mountain (2003). Ce film n’est pas, malgré la présence de Juliette Binoche et surtout de Jude Law, que je considère comme un très grand acteur, à la hauteur des précédents.
L’histoire est intéressante : une situation difficile engendrée dans un couple qui s’aime par une enfant autiste, des relations humaines complexes, mais, malgré la présence charismatique de Jude Law et celle, convaincante de Juliette Binoche,  la tentative du réalisateur n’est pas totalement réussie. Quelques points positifs rendent cependant ce film attachant : l’amour et la patience que Will porte à Bea (dont il n’est pas le père biologique), la facétieuse prostituée, et surtout le jeu tout en retenue du jeune Rafi Gavron justement distingué comme « Meilleur espoir ». Malgré cela, le film n’a obtenu que 34 % d’opinions favorables sur Rotten Tomatoes.


Ma note : 3/5 


mardi 18 juin 2013

LE TALENTUEUX MR. RIPLEY d'Anthony Minghella (USA-1999)

[Post repris de 13/08/2009]


The talented Mr. Ripley (Le talentueux Mr. Ripley) est un film américain, réalisé par Anthony Minghella,  sorti en 1999. Il est adapté du best-seller éponyme de Patricia Highsmith. A 40 ans de distance, deux films ont été tirés de ce roman : Plein soleil de René Clément (avec Alain Delon, Maurice Ronet et Marie Laforêt) et  celui-ci avec Matt Damon et Jude Law.

Synopsis

L'histoire commence à New-York où Tom Ripley (Matt Damon), un étudiant sans le sou, rencontre, lors d'une soirée chez des amis communs, Herbert Greenleaf, un riche armateur. M. Greenleaf prend Tom pour un ami d'université de son fils, Dickie, et Tom ne le détrompe pas. Tom est ensuite invité chez les Greenleaf où par son aisance, sa culture et ses bonnes manières, il parvient sans difficulté à entrer dans l'intimité de cette famille de gens fortunés. 

Depuis plusieurs mois, Dickie vit une vie de bohème en Italie, dans un village de pêcheurs du nom de Mongibello, sur la côte Amalfitaine. Son père n'en a de nouvelles que lorsque Dickie manque d'argent. M. Greenleaf voudrait que Dickie revienne en Amérique pour travailler avec lui. Il propose à Tom  de se rendre en Italie, tous frais payés, pour convaincre son fils de rentrer aux Etats-Unis. Pour Tom qui, toute sa vie, a rêvé de l'Italie, l'occasion est trop belle. Il accepte la proposition de M. Greenleaf et part pour l'Italie. A son arrivée à Mongibello, il trouve Dickie en compagnie de son amie Marge Sherwood (Gwyneth Paltrow). dans un premier temps, l'accueil que réserve Dickie à Tom est plutôt frais mais, en partie par pitié, en partie par ennui et aussi à la gentillesse de Marge, il accueille Tom chez lui et ils finissent par devenir d'inséparables amis. C'est du moins ce que veut croire Tom jusqu'à ce, qu'en enfant gâté qu'il est, Dickie le rejette comme on le ferait d'un kleenex usagé.

Tom, blessé dans son amour propre et se sentant trahi dans son amitié par une énième méchanceté gratuite de Dickie, le tue dans un accès de rage. Comme ils se ressemblent physiquement, Tom, usurpant l'identité de Dickie, se fait passer pour lui. Il doit ensuite donner le change et, lorsqu'il est sur le point d'être démasqué par l'horrible Freddie Miles (inquiétant Philip Seymour Hoffman), moins facile à tromper que la crédule Marge, il le tue lui aussi, tout en détournant les soupçons de la police sur Dikkie.  

Mon opinion sur ce film

Pour moi, ce film est un chef d'oeuvre, bien plus réussi que le roman original de Patricia Highsmith qui pèche par de nombreuses incohérences. Soutenu par des acteurs brillants (le talent de mimétisme de Matt Damon est véritablement impressionnant), par des paysages magiques (la côte amalfitaine, la Riviera, Venise), ainsi qu'une bande son remarquable : il faut savoir que, lors de la scène de "bœuf" dans une boîte de jazz, ce sont les deux acteurs, Jude Law et Matt Damon, qui interprètent sans aucun doublage plusieurs chansons. C'est un des grands moments de ce film où la musique joue un rôle primordial.

Le film existe en DVD. Je vous conseille, si vous en avez la possibilité, de le regarder dans la langue originale. 

lundi 3 juin 2013

JUDE LAW (Acteur britannique)


Jude Law, de son vrai nom David Jude Lawn, est un acteur britannique né le 29 décembre 1972 à Lewisham dans le grand Londres.

Ses parents, tous deux enseignants, l’encouragent dans sa passion du théâtre dans lequel il commence, dès l'âge de 12 ans, en s’inscrivant au National Youth Music Theatre, une compagnie spécialisée dans les comédies musicales interprétées par des adolescents, ce qui lui permettra de jouer dans de nombreux spectacles. Il abandonne l'école à 17 ans pour jouer dans le soap opera télévisé Families, mais il revient assez vite au théâtre.

En 1994, alors qu’il joue dans Les Parents terribles de Cocteau, il est nommé dans la catégorie meilleur espoir aux Laurence Olivier Awards (récompenses de théâtre britanniques, l’équivalent de nos Molières). La pièce a tellement de succès qu’elle est reprise à Broadway, où Jude Law sera aussi nommé dans la même catégorie aux Tony Awards (récompenses de théâtre américaines).

En ce qui concerne sa carrière cinématographique, il obtient la même année (1994) le  rôle principal dans un premier film anglais, Shopping, l'histoire de voyous qui font des rodéos avec des voitures volées avant de les fracasser dans des vitrines de magasins. Malgré l’échec commercial du film, il rencontrera sur le tournage Sadie Frost, qui allait devenir sa première femme et la mère de trois de ses enfants.

En 1997 sa carrière prend son essor incroyable : il est à l’affiche de pas moins de quatre films :

- Dans le magnifique film de science-fiction d’Andrew Nicchol Bienvenue à Gattaca, il y interprète le rôle de Jérôme Eugène Morrow, un ex-champion sportif arrogant et désabusé, qui se sacrifie pour permettre à Vincent (Ethan Hawke) de réaliser son rêve.

- Dans le film Wilde de Brian Gilbert, qui est un biopic sur le grand écrivain homosexuel Oscar Wilde, il interprète le rôle de Bosie Douglas, son amant insupportable et caractériel.

- Il joue aussi le rôle d’un gigolo perturbé dans Minuit dans le jardin du bien et du mal, réalisé par Clint Eastwood.

En 1999, on le retrouve encore dans un film de science-fiction, eXistenZ réalisé par David Cronenberg avec Jennifer Jason Leigh, une histoire perturbante où les personnages sont perdus dans la réalité virtuelle d’un jeu vidéo. La même année, il est nommé à l’Oscar du second rôle masculin pour Le Talentueux Mr Ripley d’Anthony Minghella, dans lequel il joue le rôle de Dickie Greenleaf, un jeune homme riche et désœuvré, face à Matt Damon qui joue incarne l’ambivalent Tom Ripley.

En 2001, Jean-Jacques Annaud lui offre le premier rôle dans Stalingrad, l'histoire d’un sniper russe dont la propagande fera un héros, avec Ed Harris en nazi et Rachel Weisz. Puis Steven Spielberg le choisit pour jouer un robot-gigolo dans A.I. Intelligence artificielle, au côté de Haley Joel Osment, film qui lui vaudra une nouvelle nomination aux Golden Globes.

En 2002, il joue un second rôle de tueur à gage glacial et psychopathe dans Les Sentiers de la perdition avec Tom Hanks et Paul Newman. Ce rôle complète la série de rôles difficiles qu’il semble privilégier afin de ne pas être cantonné à des emplois de jeune premier vers lesquels son physique attirant aurait pu naturellement l’enfermer.

Puis il tourne un autre film d’Anthony Minghella, Retour à Cold Mountain où il incarne le rôle d’un soldat confédéré entraîné dans un conflit fratricide qui le dépasse. Bien qu’il ne tienne dans ce film qu’un rôle secondaire, son talent y explose littéralement dans ce personnage de soldat déserteur qui entreprend le difficile voyage de retour vers son village où l’attend une femme (Nicole Kidman) avec qui il n’a échangé qu’un seul baiser.

En 2004 le film Irrésistible Alfie (ou Alfie), remake très moyen d’un film de 1966 est écrit pour lui : il y joue le rôle d’un dragueur invétéré qui raconte sa vie au spectateur en dirigeant son regard vers la caméra ; le film ne sera pas couronné de succès en raison non de sa prestation, très convaincante, mais d’un scénario et de dialogues indigents. S’ensuivent une série de films où il joue toujours un peu le même personnage comme Closer, entre adultes consentants qui, malgré une distribution prestigieuse (Julia Roberts, Clive Owen, Natalie Portman, etc.) ne laissera pas non plus un souvenir impérissable. Suit, en 2006,  une comédie romantique  dans la même veine, The Holiday, avec Cameron Diaz, Kate Winslet et My Blueberry Nightsde Wong Kar-wai, où il joue le propriétaire d’un café à New-York qui console une cliente en plein chagrin d’amour (Norah Jones), avant d’en tomber amoureux et d'espérer son retour, celle-ci partant au loin à l'aventure pour oublier sa précédente rupture. Le pire des films dans lesquels, selon moi, il se soit commis, est Sherlock Holmes (2009), où il joue le rôle du Dr. Watson, au côté de Robert Downey Jr. qui lui, joue Holmes, dans un ridicule blockbuster de Guy Ritchie qui a cependant été un succès commercial, à telle enseigne qu’il a eu une suite en 2011. Personnellement, je trouve que c’est dévoyer un talent qu’il a grand. Ce serait dommage qu’il continue dans ce sens. Je préfère encore qu'il tourne des pubs pour des parfums de luxe, dans lesquelles au moins, ne se ridiculise-t-il pas...  
  
Jude Law n’a cependant jamais abandonné le théâtre, comme en 2009 où il a joué Hamlet à Londres puis à Broadway.

En 2011, il joue le rôle d'un lanceur d'alerte conspirationniste dans le film Contagion de Steven Soderbergh.  

La même année, il a aussi été membre du jury des longs métrages présidé par Robert De Niro lors du Festival de Cannes.

mercredi 15 mai 2013

HUGO CABRET (DE MARTIN SCORSESE-2011)




Hugo Cabret est un film poético-fantastique américain réalisé par Martin Scorsese et sorti en novembre 2011.

Synopsis

L'histoire se situe à Paris dans les années 30. Hugo Cabret, 13 ans (Asa Butterfield), a perdu son père, horloger (émouvant Jude Law) dans un incendie. Il a ensuite été recueilli par son oncle Claude, un alcoolique, qui habite sous les toits de la gare Montparnasse dont il a la charge de remonter les horloges et de veiller à ce qu'elles soient à l'heure. Il a le temps d'enseigner à Hugo son travail avant qu'il ne se noie dans la Seine. Hugo se retrouve alors seul, ignoré de tout le monde, chapardant pour survivre aux étals de la gare en évitant de se faire arrêter par l'effrayant garde (Sacha Baron Cohen) et son chien féroce, Maximilien.

Pendant le peu de temps libre que lui laissent l'entretien des horloges et la recherche de nourriture pour survivre, Hugo passe tout son temps à essayer de réparer le seul objet qui lui reste de son père, un automate métallique, volant les pièces qui lui manquent dans la boutique d'un réparateur de jouets, Papa Georges (le toujours inquiétant Ben Kingsley).

Un jour, alors qu'il le croit endormi, celui-ci, qui le surveillait depuis des jours, lui saisit la main et l'oblige à vider ses poches et à lui rendre tout ce qu'il lui a pris. Dans sa poche de gauche, Hugo garde un petit carnet rempli de croquis dessinés par son père qui représentent les rouages de l'automate. C'est son bien le plus précieux, ce qui le rattache à son père et lui permettra peut-être un jour de faire fonctionner l'automate dont il est persuadé, à tort ou à raison, qu'il a pour mission de lui transmettre un message de son père. En voyant le carnet, Papa Georges a une réaction bizarre. Il paraît surpris, mais aussi bouleversé et furieux. Malgré les pleurs de l'enfant, il lui confisque son cher carnet et menace même de le brûler une fois de retour chez lui. En attendant, il oblige Hugo à travailler pour lui, lui faisant réparer des jouets cassés, en commençant par une souris mécanique, tombée par terre lors de la dispute pour le carnet.
Papa Georges est aussi le tuteur d'une fillette de l'âge d'Hugo, Isabelle. Celle-ci console Hugo, le convaincant que son tuteur n'est pas si terrible qu'Hugo le pense et qu'il ne mettra pas la menace de détruire le carnet à exécution.
En réalité, on découvrira par la suite que Papa Georges est le fameux réalisateur de cinéma Georges Méliès, que tout le monde croyait mort. Suite à de mauvaises affaires dans lesquelles l'a entraîné sa passion pour le cinéma, il s'est ruiné, a vendu ses studios, brûlé ses décors et détruit ses films et vit chichement de son activité dans la boutique de réparateurs de jouets.

Mon opinion sur ce film

Les salles d'Aubenas n'étant malheureusement pas encore équipées en 3D pour la sortie de ce film qui a été réalisé pour cette nouvelle technique, je n'ai donc pu en apprécier tout ce qu'elle peut apporter lorsqu'elle est bien utilisée et je le regrette.

Cela ne m'a pas empêché de trouver ce film magnifique. C'est un enchantement, totalement inattendu de la part d'un réalisateur comme Martin Scorsese qui nous a plutôt habitués à la noirceur et la violence. Certes, de la noirceur, il y en a, dans ce film atypique, ne serait-ce que par la situation d'Hugo, laissé seul à lui-même dans un monde dont la dureté est terrible. Mais il y a dans ce film tellement de belles choses et de beaux sentiments que cette noirceur passe, en fin de compte au second plan.

Je suis étonné du peu de publicité qui a été fait autour de ce film que seul mon instinct (et aujourd'hui, une excellente critique de Frédéric Strauss dans le Télérama du 14/12/2011 - je considère comme négligeable la version "contre" de Jacques Morice tant elle paraît "téléphonée"). J'ai trouvé ce film épatant à tout point de vue. N'hésitez surtout pas à y aller en famille car, dans ce film, Scorsese a retrouvé son âme d'enfant (et de cinéaste et amateur de cinéma averti) pour notre plus grande joie.

Hugo Cabret est adapté d'un roman « L’invention d’Hugo Cabret »  écrit et illustré par Brian Selznick publié en 2007, qui est devenu, depuis sa sortie, un best-seller mondial, traduit dans des 10es de langues. L’auteur décrit lui-même son œuvre comme « n’étant pas exactement un roman, ni un ouvrage illustré, ni un scénario de film, mais un mélange de tout cela ». Il ne se figurait pas que Martin Sorsese, plus habitué aux films noirs et violents (Gangs of New York, Les infiltrés) ou morbides (Shutter Island), se passionnerait pour ce livre pour enfants au point d’en acheter les droits et de vouloir l’adapter pour notre plus grand plaisir. 

En voyant le film, on comprend mieux pourquoi Scorsese a été fasciné par le livre car c’est un grand cinéaste et un vrai amateur de cinéma (c’est cette passion qui l’avait aussi conduit à s’intéresser à la vie extraordinaire d’Howard Hugues, dont il tira le très beau biopic Aviator avec le grand Leonardo DiCaprio dans le rôle du milliardaire fou). Le livre lui-même s’est beaucoup inspiré de la vie du pionnier du cinéma muet, Georges Méliès, qui fut, avant de réaliser ses premiers films, un illusionniste de talent, un collectionneur d’automates et un inventeur génial. 

On retrouve tout cela et plus encore dans Hugo Cabret, plus de très belles images du Paris du XIXe siècle, une grande poésie, une esthétique très travaillée et beaucoup d'émotion. Une réussite qui n'est pas sans rappeler l'univers de l'injustement méprisé A la croisée des mondes, et vient prendre agréablement la relève des Harry Potter, Chroniques de Narnia et autres Eragon.   

 Distribution   

  •       Hugo Cabret (Asa Butterfield), qui porte entièrement le film sur ses épaules
  •       Isabelle (Chloë Moretz)
  •       Le père de Hugo (Jude Law)
  •       L'inspecteur de la station (Sacha Baron Cohen)
  •       Papa Georges, Georges Méliès (Ben Kingsley)
  •       Monsieur Labisse, le libraire (Christopher Lee, le terrifiant magicien blanc du Seigneur des anneaux)