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vendredi 18 mai 2018

LE LOUP DE WALL STREET de Martin SCORSESE (USA-2016)



Le Loup de Wall Street (The Wolf of Wall Street) est un film américain réalisé par Martin Scorsese, sorti en 2013. Le film est inspiré de l'histoire réelle d’un courtier en bourse du nom de Jordan Belfort (interprété par Leonardo DiCaprio) qui, au cœur de la crise bancaire des années 80, le mènent à la chute et à une forme de rédemption.  Il s'agit du plus gros succès commercial de Martin Scorsese.

Présentation

Dans les années 1980, Jordan Belfort (Leonardo DiCaprio) entre comme courtier en bourse dans la banque d’affaire L.F. Rothschild à Wall Street. Peu de temps après son embauche, en octobre 1987, dans le tourbillon de la crise boursière des années 1980, la banque fait faillite et Belfort est licencié comme tout le personnel. Il est prêt à reprendre n’importe quel travail mais il trouve une offre d’embauche dans une petite compagnie de courtage à Long Island. Il met alors à profit tout le savoir  acquis à Wall Street pour devenir l’un des meilleurs courtiers de l’entreprise.

Par la suite, Jordan rencontre Donnie Azoff, un homme qui vit dans son immeuble et travaille dans le secteur des meubles pour enfants. Tous deux s'associent et créent leur propre entreprise de courtage : Stratton Oakmont. Grâce aux gains gigantesques qu’il accumule, Jordan commence une vie de luxe et de débauche (drogue, prostituées…) Mais l'entreprise se fait remarquer par le FBI pour ses pratiques illégales.

Après une 1ère arrestation, Jordan évite la prison s'il s’engage à rentrer dans le droit chemin mais l’addiction est trop forte et il reprend sa vie de débauche. Quelques années plus tard, Jordan est arrêté par Patrick Denham, un agent du FBI qui suivait son cas depuis longtemps. Menacé d'une peine de vingt ans de prison, on lui propose un arrangement s'il coopère avec le FBI. Mais, après une violente dispute avec sa femme, celle-ci le quitte en emmenant leurs enfants. Jordan accepte alors le marché et décide de coopérer. Le FBI arrête certains employés de Stratton, et l'entreprise est fermée. Lors de son procès, Jordan est condamné à 36 mois de prison (il n'en fera que 22). À sa sortie de prison, il commence à donner des conférences où il enseigne les techniques de vente.

Mon opinion sur ce film

J’ai été très déçu par ce film que je n’avais pas vu lors de sa sortie. Pourtant certains n’ont pas hésité à le classer parmi les meilleurs de Martin Scorsese. Mon opinion est toute différente. Si j’ai trouvé la prestation de DiCaprio éblouissante, comme d’habitude (il n’y a aucun film dans lequel il m’ait déçu), je ne peux pas en dire autant de la réalisation, d’une extrême confusion, brouillonne du début à la fin… indigne d'un Scorsese qui nous avait habitué à mieux. 

vendredi 22 mai 2015

GANGS OF NEW-YORK de Martin Scorsese (USA-2002)


Gangs of New-York, film historique italo-américain de Martin Scorsesesorti en 2002 avec Leonardo DiCaprio, Cameron Diaz, Daniel Day-Lewis, Liam Neeson, etc.

Synopsis

Le film commence en 1846 dans le quartier des Five Points, qui allait devenir le centre de New York. Il nous montre la véritable guerre de clans à laquelle se livrent les "American Natives" (la première vague d'immigrants) et les Irlandais catholiques. Le chef des Natives est Bill "The Butcher" Cutting (Daniel Day-Lewis), un immigrant protestant. Le leader du clan des Irlandais, connu sous le nom des Dead Rabbits (« Les lapins morts ») est "Priest" Vallon. Au cours d'une des batailles sanglantes que se livrent les deux communautés, dans un endroit qui porte bien mal son nom, Paradise Square, "Priest" Vallon est tué par Bill devant les yeux de son jeune fils, Amsterdam. Bill "The Butcher" décrète que les Dead Rabbits seront désormais hors-la-loi à Five Points. Amsterdam est envoyé à l'orphelinat de Hellgate.

20 ans plus tard, en 1862, Amsterdam (incarné à partir de là par Leonardo DiCaprio, toujours excellent) ressort de l'orphelinat. Bien décidé à venger la mort de son père, il revient à Five Points, se rapproche de Bill "The Butcher" et rassemble en secret les anciens partisans de son père afin de mettre sa vengeance à exécution, le jour anniversaire de la bataille des Five Points, un 16 février.

Les clans, manipulés par les politiciens véreux, se forment et se défont au gré des alliances et des trahisons jusqu'à l'affrontement final entre Bill et Amsterdam. 

Mon opinion sur ce film

Le spectateur qui voudra regarder ce film de bout en bout doit s'attendre à des scènes d’une violence et d'une cruauté sans nom. Sans doute le film colle-t-il à la réalité de cette époque où les hommes n'étaient pas des tendres mais était-il besoin de montrer avec une telle complaisance une telle violence jusqu'à l'écœurement ?

Le bonus joint au DVD est la seule bonne surprise du film car il apporte, sur cette période, un éclairage historique très intéressant et très fouillé.

Mon classement


 Il m'est difficile d'être objectif. Je n'ai pas aimé ce film à cause de sa très grande violence mais, si je me place sur un plan purement cinématographique, je dois reconnaître que c'est un film réussi. Je le déconseille cependant formellement aux personnes impressionnables ou aux jeunes enfants (en France, il est d'ailleurs interdit aux moins de 12 ans mais en ce qui me concerne, je pousserais volontiers l’interdiction aux moins de 15 ans).

mercredi 15 octobre 2014

LES INFILTRES de Martin Scorsese (USA-2006)


Les infiltrés (titre original : « The Departed ») Film policier américain réalisé par MartinScorsese (2006)

Synopsis

Le film, qui est un remake d’un thriller hongkongais « Infernal affairs », réalisé par Alan Mak et Wai Keung Lau en 2002, se déroule à aux Etats-Unis, dans le milieu de la pègre irlandaise de Boston. Celle-ci est dirigée par Francis ‘Frank’ Costello (Jack Nicholson). Pour infiltrer son gang, la police y introduit une taupe, William ‘Billy’ Costigan Jr (Leonardo DiCaprio). Parallèlement, Costello introduit son propre sous-marin, en la personne du sergent Colin Sullivan (Matt Damon), dans les rangs de la police. Quand les deux clans s’aperçoivent qu’ils sont infiltrés, ils essaient de démasquer les taupes de la partie adverse. Risquant à tout instant de voir leur identité découverte, Colin et Billy doivent donner le change et mener une double vie qui doit leur permettre de tromper leurs adversaires.

Critique

Après le violentissime  Gangs of new York et Aviator, ce film marque les retrouvailles de LeonardoDiCaprio et de Martin Scorsese. Le film bénéficie d'une distribution prestigieuse (Leonardo DiCaprio, Matt Damon, Jack Nicholson, Mark Wahlberg, Martin Sheen, Alec Baldwin, etc.) et a reçu un accueil dithyrambique aussi bien du public que des milieux professionnels qui l'ont récompensé de pas moins de 5 Oscars. Quant à Mark Wahlberg, qui joue le rôle du sergent Sean Dignam, il a été nominé pour l’Oscar du meilleur second rôle.    

Le film ne m'a cependant pas conquis, même si je lui reconnais de nombreuses qualités. Son thème, tout d'abord, celui de la collusion entre la police et la pègre, a été tellement souvent traité qu'on ne voit pas l'intérêt, pour un réalisateur du calibre de Scorsese, de faire un énième film sur la question, d'autant plus qu'il s'agissait d'un remake. Pour moi, ce n’est qu’un policier de plus, certes, magnifiquement interprété par des acteurs de grand talent et parfaitement mis en scène, mais qui n'apporte rien. Alors que Gangs of New York (que je n'ai pas aimé en raison de son étalage de violence extrême et gratuite) ou que Shutter Island dont l'atmosphère cauchemardesque se justifie, m'ont laissé un souvenir impérissable, j’ai de beaucoup préféré Aviator, qui est et reste pour moi l'un des meilleurs films de Scorsese avec l'éblouissante prestation de DiCaprio dans la peau du milliardaire fou Howard Hugues. Ou, dans un tout autre registre, le merveilleux Hugo Cabret.

samedi 11 janvier 2014

AVIATOR de Martin SCORSESE (2004)


Aviator est un biopic americano-allemand inspiré de la vie du milliardaire américain Howard Hugues. Réalisé par Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio dans le rôle principal, le film est sorti en 2004.

Synopsis

Le film s'inspire surtout de la 1ère partie de la vie d'Howard Hugues, héritier de l'entreprise créée par son père, inventeur d'une technique révolutionnaire pour forer des puits de pétrole, qui l’a rendu richissime. Le rêve du jeune Howard est d'inventer des avions. Mettant toute la fortune de son père au service de ses idées, prenant des risques personnels énormes pour réaliser ses projets, risquant à plusieurs reprises sa propre vie, il parviendra à mettre sur pied Hugues Aircraft, une entreprise géante qui, des années après la mort de son fondateur, reste l’une des plus puissantes et des plus innovantes sociétés aéronautiques du monde, fournisseur attitré de la Nasa et de l'armée américaine.

Tout aussi passionné par le cinéma que par l’aéronautique, Howard Hugues deviendra aussi le réalisateur de films d'un coût exorbitant, mettant à profit son inventivité pour mettre au point une caméra révolutionnaire.

Ce fut aussi un grand séducteur (toutes les plus grandes stars de l'Hollywood des années 1900, de Katherine Hepburn à  Ava Gardner en passant par Elizabeth Taylor ont été ses amantes).

A la tête d'une immense fortune, mais devenu complètement paranoïaque, il finit sa vie complètement isolé au dernier étage d'un hôtel de Las Vegas, dans un état de détresse physique et morale invraisemblable. 

Mégalomane, extravagant et certainement gravement déséquilibré, il n’en continua pas moins, jusqu’à ses derniers jours, à imposer ses vues à l’armée, aux présidents américains et même à la mafia et à diriger son empire d’une main de fer, par l’entremise des hommes de confiance dont il s’était entouré.  

Mon opinion sur ce film 

Ce film est un chef d’œuvre, parvenant à raconter, au cours de 3 H qu'on ne voit pas passer, l'incroyable épopée d’un personnage hors du commun. Une fois de plus, la performance d’acteur de Leonardo DiCaprio est époustouflante et mérite tous les éloges.


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samedi 4 janvier 2014

SHUTTER ISLAND de Martin SCORSESE (USA-2010)


Thriller américain de MartinScorsese sorti en février 2010, ce film est l'adaptation du roman du même nom de Dennis Lehane.

Synopsis

L'histoire se place en 1954. Edward 'Teddy' Daniels (Leonardo DiCaprio) est un marshall fédéral (policier fédéral). Accompagné d'un collègue, Chuck Aule (Mark Ruffalo), ils se rendent sur Shutter island, une île isolée dans la baie de Boston, où s'élève un hôpital psychiatrique réservé aux malades qui ont commis des crimes particulièrement horribles. Les deux policiers viennent enquêter sur la disparition mystérieuse d'une patiente-détenue, Rachel Solando, incarcérée pour avoir noyé ses trois enfants.
Très vite, on se rend compte que l'histoire est biaisée. Teddy a fait partie des GI qui ont découvert les horreurs du camp nazi de Dachau. Les images qu'il  y a vues le hantent toujours. Mais il y a eu un autre drame dans sa vie. Sa femme Dolorès est morte dans l’incendie de leur maison allumé par un pyromane meurtrier du nom d'Andrew Laeddis. La visite dans cet endroit sinistre, qui s'apparente à un camp de concentration, n'est pas faite pour l'aider à retrouver la sérénité.
Au fur et à mesure que le film se développe, des évènements étranges se produisent. Manipulation mentale ou réalité, d'enquêteur venu sur l’île en tant que policier, Teddy perd ses fragiles repères et  se retrouve dans le rôle du patient, livré pieds et poings liés à des médecins pour le moins inquiétants. On a l’impression d’être dans un cauchemar où tout peut se passer. Même le spectateur ne sait plus quoi penser : d’abord du côté de Teddy, il glisse insensiblement dans le camp de ceux qui le croient coupable (ou du moins fou) : c'est peut-être bien lui qui aurait assassiné sa femme, Rachel, la meurtrière de leurs trois enfants...  Terrible dilemme pour le spectateur qui ne sait plus que penser, qui croire, ni où est la vérité et où est la folie ?
Unité de temps, unité de lieu. Dans ce film, Scorsese fait du Polanski et du meilleur comme on peut le mesurer dans son dernier film, The Ghost Writer. Ses héros sont prisonniers dans un double champ clos : l'île, doublement coupée du monde car c'est le propre des îles, et en outre parce qu'une terrible tempête se déchaîne, empêchant qui que ce soit de rejoindre la terre ferme et l'hôpital psychiatrique, que l'on appelle aussi asile d'aliénés, les "aliénés" étant, par définition "coupés de la société".
Pendant que la tempête s'abat sur Shutter Island, les choses commencent à se déglinguer pour Teddy et son collègue. Sont-ils tombés dans un traquenard ourdi par les services spéciaux dont dépend l'île ? (on est en pleine Guerre froide). Les patients sont-ils les cobayes de médecins déments qui testent de nouvelles techniques sur eux (Max Von Sydow est terrifiant dans le rôle d’un médecin dans lequel Teddy pense reconnaître un ancien nazi mais Ben Kingsley est tout aussi terrifiant en psychiatre soi-disant "humaniste" qui est peut-être encore pire, sous ses airs policés, que son confrère)? Que se passe-t-il dans le bloc C... et pire..., dans le phare désaffecté ?

Mon jugement sur ce film

Difficile de classer ce film dans un genre particulier : c'est certes un policier, puisque nous avons affaire à des policiers et des criminels, mais c'est aussi un thriller. C’est aussi et surtout un film fantastique où les repères des uns et des autres, des personnages, comme des spectateurs, sont comme vus dans une glace déformante.
Shutter island est un film inclassable et terrifiant car, lorsque le générique de fin s'inscrit sur l'écran, on a perdu, comme son héros, toutes les certitudes qu'on croyait avoir au début. Qui est fou ? Qui est sain d'esprit ? Et pire, où est la vérité ? Où est le mensonge et la manipulation ? La mise en scène de Scorsese est terriblement efficace bien que, par moments peut-être, un peu trop grandiloquente et ses ficelles un peu grosses, ce qui est malheureusement un des défauts majeurs du cinéma américain. Quant à la musique de Robbie Robertson, tonitruante et superfétatoire, elle aurait mieux fait de se faire oublier car, en réalité, le moment le plus glaçant du film est bien celui où l'on entend la délicate et envoûtante suite n°3 de Bach dans un salon confortable, avec tapis et cheminée, havre de paix à l'abri de la folie et de la tempête qui règne tout autour, alors que c'est sans doute là que le destin des héros (ou des otages ?) se noue et qu'ils sont le plus en danger.
Je reviens un instant sur le jeu de  Leonardo DiCaprio qui, de film en film, me paraît meilleur. Ici, il n'a plus rien à voir avec le môme au visage de bébé joufflu qu'il avait dans Titanic. Dans ce film, il apparaît empâté, son teint est gris, il semble abîmé, vieilli mais il est tout bonnement stupéfiant de justesse, passant de la certitude absolue du début au doute intégral de la fin, il nous ferait presque croire à sa folie au risque de nous y entraîner avec lui. Impressionnant numéro d’acteur auquel on finirait par croire tellement il est bluffant !  J'ai aussi découvert un acteur que je ne connaissais pas encore : Mark Ruffalo qui incarne avec brio l'ami et le collaborateur de Teddy et dont le double visage, par un retournement inattendu de situation, apparaît à la fin.  

Mon classement  4,5/5 Un thriller glaçant et parfaitement réussi.

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mercredi 15 mai 2013

HUGO CABRET (DE MARTIN SCORSESE-2011)




Hugo Cabret est un film poético-fantastique américain réalisé par Martin Scorsese et sorti en novembre 2011.

Synopsis

L'histoire se situe à Paris dans les années 30. Hugo Cabret, 13 ans (Asa Butterfield), a perdu son père, horloger (émouvant Jude Law) dans un incendie. Il a ensuite été recueilli par son oncle Claude, un alcoolique, qui habite sous les toits de la gare Montparnasse dont il a la charge de remonter les horloges et de veiller à ce qu'elles soient à l'heure. Il a le temps d'enseigner à Hugo son travail avant qu'il ne se noie dans la Seine. Hugo se retrouve alors seul, ignoré de tout le monde, chapardant pour survivre aux étals de la gare en évitant de se faire arrêter par l'effrayant garde (Sacha Baron Cohen) et son chien féroce, Maximilien.

Pendant le peu de temps libre que lui laissent l'entretien des horloges et la recherche de nourriture pour survivre, Hugo passe tout son temps à essayer de réparer le seul objet qui lui reste de son père, un automate métallique, volant les pièces qui lui manquent dans la boutique d'un réparateur de jouets, Papa Georges (le toujours inquiétant Ben Kingsley).

Un jour, alors qu'il le croit endormi, celui-ci, qui le surveillait depuis des jours, lui saisit la main et l'oblige à vider ses poches et à lui rendre tout ce qu'il lui a pris. Dans sa poche de gauche, Hugo garde un petit carnet rempli de croquis dessinés par son père qui représentent les rouages de l'automate. C'est son bien le plus précieux, ce qui le rattache à son père et lui permettra peut-être un jour de faire fonctionner l'automate dont il est persuadé, à tort ou à raison, qu'il a pour mission de lui transmettre un message de son père. En voyant le carnet, Papa Georges a une réaction bizarre. Il paraît surpris, mais aussi bouleversé et furieux. Malgré les pleurs de l'enfant, il lui confisque son cher carnet et menace même de le brûler une fois de retour chez lui. En attendant, il oblige Hugo à travailler pour lui, lui faisant réparer des jouets cassés, en commençant par une souris mécanique, tombée par terre lors de la dispute pour le carnet.
Papa Georges est aussi le tuteur d'une fillette de l'âge d'Hugo, Isabelle. Celle-ci console Hugo, le convaincant que son tuteur n'est pas si terrible qu'Hugo le pense et qu'il ne mettra pas la menace de détruire le carnet à exécution.
En réalité, on découvrira par la suite que Papa Georges est le fameux réalisateur de cinéma Georges Méliès, que tout le monde croyait mort. Suite à de mauvaises affaires dans lesquelles l'a entraîné sa passion pour le cinéma, il s'est ruiné, a vendu ses studios, brûlé ses décors et détruit ses films et vit chichement de son activité dans la boutique de réparateurs de jouets.

Mon opinion sur ce film

Les salles d'Aubenas n'étant malheureusement pas encore équipées en 3D pour la sortie de ce film qui a été réalisé pour cette nouvelle technique, je n'ai donc pu en apprécier tout ce qu'elle peut apporter lorsqu'elle est bien utilisée et je le regrette.

Cela ne m'a pas empêché de trouver ce film magnifique. C'est un enchantement, totalement inattendu de la part d'un réalisateur comme Martin Scorsese qui nous a plutôt habitués à la noirceur et la violence. Certes, de la noirceur, il y en a, dans ce film atypique, ne serait-ce que par la situation d'Hugo, laissé seul à lui-même dans un monde dont la dureté est terrible. Mais il y a dans ce film tellement de belles choses et de beaux sentiments que cette noirceur passe, en fin de compte au second plan.

Je suis étonné du peu de publicité qui a été fait autour de ce film que seul mon instinct (et aujourd'hui, une excellente critique de Frédéric Strauss dans le Télérama du 14/12/2011 - je considère comme négligeable la version "contre" de Jacques Morice tant elle paraît "téléphonée"). J'ai trouvé ce film épatant à tout point de vue. N'hésitez surtout pas à y aller en famille car, dans ce film, Scorsese a retrouvé son âme d'enfant (et de cinéaste et amateur de cinéma averti) pour notre plus grande joie.

Hugo Cabret est adapté d'un roman « L’invention d’Hugo Cabret »  écrit et illustré par Brian Selznick publié en 2007, qui est devenu, depuis sa sortie, un best-seller mondial, traduit dans des 10es de langues. L’auteur décrit lui-même son œuvre comme « n’étant pas exactement un roman, ni un ouvrage illustré, ni un scénario de film, mais un mélange de tout cela ». Il ne se figurait pas que Martin Sorsese, plus habitué aux films noirs et violents (Gangs of New York, Les infiltrés) ou morbides (Shutter Island), se passionnerait pour ce livre pour enfants au point d’en acheter les droits et de vouloir l’adapter pour notre plus grand plaisir. 

En voyant le film, on comprend mieux pourquoi Scorsese a été fasciné par le livre car c’est un grand cinéaste et un vrai amateur de cinéma (c’est cette passion qui l’avait aussi conduit à s’intéresser à la vie extraordinaire d’Howard Hugues, dont il tira le très beau biopic Aviator avec le grand Leonardo DiCaprio dans le rôle du milliardaire fou). Le livre lui-même s’est beaucoup inspiré de la vie du pionnier du cinéma muet, Georges Méliès, qui fut, avant de réaliser ses premiers films, un illusionniste de talent, un collectionneur d’automates et un inventeur génial. 

On retrouve tout cela et plus encore dans Hugo Cabret, plus de très belles images du Paris du XIXe siècle, une grande poésie, une esthétique très travaillée et beaucoup d'émotion. Une réussite qui n'est pas sans rappeler l'univers de l'injustement méprisé A la croisée des mondes, et vient prendre agréablement la relève des Harry Potter, Chroniques de Narnia et autres Eragon.   

 Distribution   

  •       Hugo Cabret (Asa Butterfield), qui porte entièrement le film sur ses épaules
  •       Isabelle (Chloë Moretz)
  •       Le père de Hugo (Jude Law)
  •       L'inspecteur de la station (Sacha Baron Cohen)
  •       Papa Georges, Georges Méliès (Ben Kingsley)
  •       Monsieur Labisse, le libraire (Christopher Lee, le terrifiant magicien blanc du Seigneur des anneaux)