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mardi 15 octobre 2019

UN JOUR DE PLUIE A NEW YORK film de Woody ALLEN (USA-2019)



Un jour de pluie à New York (A Rainy Day in New York) est un film américain écrit et réalisé par Woody Allen, sorti en 2019.

Présentation

Gatsby Welles (Timothée Chalamet), étudiant à Yardley college, accompagne à New York sa petite amie Ashleigh (Elle Fanning) qui doit réaliser pour le journal de son université une interview d’un réalisateur, Roland Pollard. Gatsby, qui comptait en profiter pour passer le week-end en amoureux et échapper à la grande soirée mondaine organisée par sa mère, va devoir y renoncer au profit, non seulement du réalisateur mais aussi de son scénariste joué par Jude Law et d’un acteur de seconde zone, incarné par Diego Luna.

Mon opinion sur ce film

En voyant ce film on ne peut s’empêcher de penser à une autre réalisation de Woody Allen, Minuit à Paris, qui, pour moi, est l’un de ses meilleurs. Je n’en dirais pas autant de celui-ci qui ne m’a pas fait grande impression. Certes, le film est - comme tous les films de Woody Allen - bourré de références musicales, littéraires et cinématographiques. C'est ce qu'on y trouve de meilleur. Je ne nierai pas avoir passé un bon moment à le regarder mais, après coup, force est de reconnaître qu'il ne nous reste pas grand-chose de ce marivaudage superficiel. Et si Timothée Chalamet est excellent dans le rôle de ce gosse de riche revenu de tout qui traîne son spleen à travers un New York grisounet, je n’en dirais pas autant d’Elle Fanning, en godiche hystérique, qui en fait un peu trop à mon goût. Je n’ai jamais compris l’admiration démesurée que beaucoup ont pour Woody Allen. Ce dernier film ne me fera pas changer d’avis à son sujet.     

lundi 29 juin 2015

NOUVEAU DEPART film de Cameron Crowe (USA-2011)


Nouveau Départ (Titre original : We Bought a Zoo) est un film américain du réalisateur Cameron Crowe, sorti en 2011. Les acteurs Matt Damon, Thomas Haden Church, Colin Ford, Scarlett Johansson, Patrick Fugit et Elle Fanning sont à l'affiche du film. Le film se base sur les mémoires de Benjamin Mee qui racheta le Dartmoor Zoological Park, en Angleterre où 200 animaux exotiques étaient menacés d’être euthanasiés. 

Résumé

Le film est inspiré de la véritable histoire du zoo de Dartmoor en Angleterre, ouvert en 1968, mais qui connut des difficultés à partir de 2001 et dut fermer au public en avril 2006. Quelques  mois après, il était racheté par la famille Mee qui le rouvrit un an plus tard. Le zoo de Dartmoor est devenu un exemple de parc zoologique et développe des programmes de recherche et de préservation des espèces avec plusieurs universités anglaises.
Le film fait de Benjamin Mee (Matt Damon), un jeune veuf éploré qui décide de repartir de zéro en achetant une grande maison. Celle qu’il trouve et qui plaît à sa fille de sept ans, Rosie (Maggie Elizabeth Jones), a une particularité. S’il achète la maison, il doit en même temps reprendre le zoo, ses animaux et son personnel. Le challenge est immense mais il le prend comme un défi et décide de faire un essai. Si sa fille est enchantée, ce n’est pas du tout le cas de son fils de 14 ans, Dylan (Colin Ford), dont le comportement a changé depuis la mort de sa mère : il s’est refermé sur lui-même, passe son temps à faire des dessins morbides et a fini par se faire renvoyer de son école. Quant au  frère aîné de Benjamin, Duncan (Thomas Haden Church), qui est comptable, il essaie désespérément de raisonner son cadet, craignant que celui-ci ne se ruine complètement en se lançant dans un projet pour lequel il n’a aucune expérience.
Le personnel du zoo, conduit par la gardienne en chef, Kelly (ScarlettJohansson), met cependant toute son énergie à épauler le nouveau propriétaire et s’engage à ses côtés à rénover le zoo qui a été laissé à l’abandon par ses précédents propriétaires. En rappel de ce qui s’est réellement passé à Dartmoor, le nouveau propriétaire est en butte aux contrôles tatillons de Walter Ferris (John Michael Higgins), un inspecteur caractériel chargé de s'assurer que le zoo est aux normes avant la réouverture.  Ses exigences extrêmes entraînent de nouvelles dépenses et plonge Benjamin dans des difficultés financières imprévues. En rangeant les affaires de sa femme décédée, Benjamin découvre un document par lequel elle lui avait laissé une forte somme d’argent qui va lui permettre de réaliser les travaux nécessaires. Jusqu’au jour de l’ouverture, ne sachant pas si l’habilitation leur sera redonnée, tous craignent une faillite et une fermeture définitive du zoo.
Dylan qui n’a, jusque-là, fait aucun effort pour s’intégrer ou soutenir les efforts de son père, s’est lié d'amitié avec la sœur de Kelly, prénommée Lily (Elle Fanning), une jeune fille adorable pour qui le zoo représente tout et ils tombent amoureux.
Lors de sa visite d’inspection, Walter Ferris, accorde in extremis son autorisation et le zoo peut rouvrir. L’équipe, folle de joie, se prépare à la réouverture mais c’était sans compter sur les éléments car, pendant la nuit, une violente tempête menace de ruiner tous leurs espoirs. Finalement, le zoo rouvre et les visiteurs sont tellement nombreux que tous les tickets prévus pour le mois se vendent en une seule journée. C’est un succès.  

À la fin du film, Benjamin, qui, depuis la mort de son épouse n’était jamais revenu dans ce café, emmène ses enfants à l'endroit où ils s’étaient rencontrés et leur raconte les circonstances de cette première rencontre qui a conduit à leur mariage.  

Réception

Le film a été un véritable succès commercial en Grande-Bretagne, où l’histoire du zoo de Dartmoor est bien connue, et aux Etats-Unis, puisque avec un budget de départ de 50 millions de dollars, il a fait, en huit semaines de programmation, 241 millions de dollars d’entrées. Très peu programmé en France, il y est passé inaperçu jusqu’à sa diffusion en prime-time sur TF1, le 28 juin 2015. 

jeudi 21 août 2014

SOMEWHERE de Sofia Coppola (USA-2010)


Somewhere est un film américain réalisé par Sofia Coppola avec Stephen Dorff et Elle Fanning. Le tournage a eu lieu à Los Angeles au studio American Zoetrope en juin 2009 et en Italie, entre autres à Milan. Il est sorti en France le 5 janvier 2011. Il est produit par Fred Roos, Francis Ford et Roman Coppola. Il a gagné le Lion d'or à la Mostra de Venise 20101.

Synopsis

La scène d'ouverture commence avec une Ferrari noire circulant sur un circuit dans le désert, le moteur rugissant à chaque tour. Quand la voiture stoppe, Johnny Marco (Stephen Dorff) en sort. Marco est un acteur à succès à Hollywood qui, en dépit de son ascension, n'aime pas ce qu'est devenue sa vie. Johnny réside au Château Marmont et voit débarquer sa fille de 11 ans, Cleo (Elle Fanning).

Mon opinion sur ce film

J'avais intitulé ma chronique du film mexicain  Lake Tahoe « Un film d’un ennui mortel ». Si ce n'en est pas à ce point avec Somewhere, j'aurais presque pu reprendre la même formule pour ce film de Sofia Coppola.

Ca commence très mal. Pendant tout le générique, une voiture noire (une Ferrari) tourne inlassablement en rond en faisant vrombir son moteur dans une prairie calcinée « quelque part » en Californie. Le conducteur est un certain Johnny Marco, un acteur hollywoodien. Il sort de la voiture, une bouteille de bière à la main.

On nous annonce enfin le titre "Somewhere" (quelque part) sur une musique qui s'entend à peine tant les vrombissements exacerbés du moteur la submergent).

Puis on retrouve Johnny dans sa chambre de l'Hôtel « Château Marmont », un hôtel mythique situé sur Sunset Boulevard à Los Angeles, qui a vu défiler, depuis sa fondation en 1929, un nombre incalculable de célébrités plus ou moins déjantées dont certaines y sont même morts. L'hôtel, qui fut luxueux à l'époque de sa création, semble avoir assez mal vieilli et être devenu une sorte de «pension de famille de luxe» pour milliardaires « has been » avec son côté kitsch et passablement vieillot.

Johnny, shooté à la bière et à dieu sait quoi d'autre, s'endort devant le spectacle plutôt ennuyeux de deux call-girls jumelles qui se trémoussent le long de barres de pole-dancing. Et cela continue sur le même rythme, entre fiestas entre copains-sangsues et trips arrosés à l'alcool et aux pilules jusqu’à l'arrivée impromptue de Cleo, sa fille de 11 ans, larguée par sa mère « qui a besoin de prendre du champ ». La gamine est adorable et adule son père qui le lui rend bien. Pour Johnny, son arrivée est un rayon de soleil dans un univers d'ennui, de beuveries et d'auto destruction. Le père et la fille passent ensemble quelques jours merveilleux mais, dès qu'il l'aura conduite dans sa colo, il retombera dans sa routine mortifère.

Le film a obtenu le  Lion d'or à la Mostra de Venise 2010. J'ai lu quelque part, sous la plume acérée d'un critique (mais j'aurais pu écrire la même chose), que ce film méritait bien un « lit on dort » tant il est soporifique.

On comprend bien le propos de Sofia Coppola : décrire l'ennui et le désœuvrement des stars, la vacuité du monde du show-business, qu'elle connaît sans doute mieux que quiconque pour, en tant que fille de réalisateur nourrie dès le biberon au lait du cinéma. Mais, franchement, est-il besoin de 98 minutes, qui paraissent interminablement longues, pour défendre un propos que l'on a saisi dès les premières images ? 

Je ne sais pas quels étaient les autres films en compétition à Venise en 2010 mais on ne m'enlèvera pas de l'idée que si ce film n'avait pas été signé Sofia Coppola, il n'aurait même pas obtenu une médaille en chocolat.


On ne retiendra de ce film que la fraîcheur et les yeux de porcelaine d'Elle Fanning, que j'avais découverte dans la passionnante série de science-fiction, Taken (2002).  

Je n'ai aimé aucun des films de Sofia Coppola, que ce soit Virgin suicides, Lost in translation ou même Marie-Antoinette que je me suis forcé à regarder jusqu'au bout. Mais j'ai vraiment détesté celui-là et j'ai dû m'accrocher des deux mains à mon siège pour ne pas quitter le cinéma avant la fin. 

dimanche 13 avril 2014

THE LOST ROOM (série fantastique US -2006)



The lost room

 Série TV créée en 2006 par Christopher Leone et Laura Karkcom, arrêtée après 6 épisodes seulement, diffusée en France sur M6 en 2007.

Synopsis

Le pitch : Juste avant de mourir, un jeune malfrat latino confie à l'inspecteur Joe Miller (Peter Krause), une étrange clé portant le n°10 et un porte-clé illustré d'un soleil. Il s'avère que c'est la clé d'un motel abandonné, le Sunshine Motel, situé sur la route 66.  Joe Miller ignore que cette clé va l'entraîner dans une aventure invraisemblable. En effet, où qu'on se trouve et quelle que soit la porte que l'on tente d'ouvrir avec la clé, on est instantanément transporté dans la chambre n°10 du Sunshine Motel telle qu'elle était avant que celui-ci ne soit fermé.
La vie de Joe Miller va basculer quand sa fillette, Anna (Elle Fanning), voyant la clé sur la table la prend pour jouer et se retrouve propulsée dans la chambre du motel où elle reste piégée. Son père fera tout pour la retrouver.
On comprend peu à peu que le motel a été marqué par un évènement terrible et que, depuis, il est en quelque sorte « hanté » et il existe dans une dimension parallèle. Depuis ce jour, chaque objet que contient la chambre n°10, même le plus anodin (peigne, réveil, stylo, ticket de bus...) est doté d'un pouvoir extraordinaire mais les choses se compliquent car le pouvoir varie en fonction des autres objets avec lesquels il est mis en contact (par exemple la conjonction "stylo+réveil" n'a pas le même pouvoir que "stylo+ticket de bus" et cela, quasi à l'infini).
Toute une cohorte de personnages, plus mystérieux les uns que les autres, excentriques, loufoques ou dangereux essaient de s'emparer de la clé et des objets, chacun dans un but (honnête ou malhonnête qui lui est propre). Deux factions rivales recherchent à les rassembler tous, l'une pour en tirer profit, l'autre pour empêcher justement qu'on ne les utilise et les détruire...
Entre les deux, Joe Miller doit manœuvrer, du moins tant que sa fille reste piégée dans le motel.

Mon opinion

J'ai trouvé cette série, vue en partie lors de sa diffusion française, extraordinaire. Comme je n'avais pu voir que quelques épisodes lors de sa diffusion sur M6, et qu'elle m'avait bien accroché, j'ai acheté le DVD et je n'ai pas été déçu.
J'ai du mal à comprendre pourquoi une série si prometteuse, qui aurait pu donner lieu, grâce à la multiplicité des pistes possibles, à des centaines de rebondissements, n'a pas eu de suite. Le peu que j'en ai vu (les 6 épisodes édités) m'ont convaincu de ses potentialités.
 Je ne suis pas le seul à regretter qu'une série si novatrice ait été abandonnée aussi vite. Voici ce qu'en dit un fan, GRLC sur le site GTFKrou  qui, comme moi, en regrette la disparition :
"Ces six épisodes auraient pu servir de tremplin à la série, et son audience a été bonne. Pourtant Syfy n'a pas décidé de renouveler The Lost Room, laissant l'histoire comme elle était. L'univers proposé, pourtant, est si vaste qu'il est facile d'imaginer quels auraient pu être  les ficelles d'hypothétiques futures saisons. Un peu comme dans Lost, une grosse part du mystère est laissée dans l'ombre, pour le bien du téléspectateur qui a déjà énormément à faire : chaque épisode contient son lot de nouvelles règles et découvertes en tous genres. Au final, énormément de choses sont suggérées, mais la série sait rester en surface et n'employer réellement que ce qui sert son intrigue. C'est ce qui en fait une oeuvre intéressante, originale, dotée par moment d'une mise en scène astucieuse. The Lost Room ne mérite pas le relatif anonymat dans lequel elle semble surnager quatre ans après sa diffusion, étant l'une des mini-séries surnaturelles les plus rafraîchissantes de ces dernières années."
 Il est curieux de constater que, lorsque les scénaristes américains tiennent une bonne idée, ils ne l'exploitent pas aussi bien qu'ils le pourraient et par contre qu’ils maintiennent en "survie artificielle" des séries qui ont fait leur temps (je pense à Lost ou à Smallville qui, quelles que soient leurs qualités du début, commencent sérieusement à tourner en rond).  

Dans le même esprit, je vous recommande :






lundi 31 mars 2014

SAM, I AM SAM (Sam, je suis Sam) de Jessie Nelson (USA-2001)

 

Sam, I am Sam

Film américain de Jessie Nelson sorti en 2001 avec Sean Penn, Michelle Pfeiffer, Elle et Dakota Fanning. 

Synopsis

Sam Dawson (Sean Penn), un adulte autiste, a une aventure d'un soir avec une jeune femme. Après l'accouchement, celle-ci abandonne son bébé, une petite fille. Sam, malgré son handicap, accepte d'élever seul sa fille qu'il appelle Lucy Diamonds en référence à la chanson des Beatles "Lucy in the sky with diamonds". Il peut cependant compter sur le soutien de son employeur, de son fidèle groupe d'amis, handicapés mentaux comme lui, et d'une voisine et amie, Annie, musicienne mais qui ne peut sortir de chez elle car elle est atteinte d'agoraphobie.

Malgré toutes ces difficultés, Lucy, interprétée d'abord par Elle Fanning (à l'âge de 3 ans) puis par Dakota Fanning (à 7 ans), entourée d'amour, a une enfance parfaitement normale, et devient une fillette épanouie, intelligente et heureuse car, malgré son handicap, Sam s'avère être un père attentionné et débordant d'affection.

Le drame éclate le jour de l'anniversaire de Lucy où, par honte vis à vis de ses camarades, elle affirme devant l'assistante sociale qu'elle a été adoptée.

La machine des services sociaux, aussi inhumaine qu'absurde, s'enclenche alors et Lucy est retirée à Sam pour être provisoirement placée dans une institution avant de l'être dans une famille d'accueil, l'assistante sociale qui l'a prise en charge s'évertuant à démontrer que Sam, du fait de son handicap, ne sera pas capable d'accompagner le développement de sa fille au-delà de ses 7 ans.

Sam est détruit mais il ne renonce pas. L'un de ses amis lui conseille d'aller voir la plus grande (et la plus chère) avocate de la ville, Rita Harrison (Michelle Pfeiffer). Dans un premier temps, celle-ci le reçoit glacialement et essaie de s'en débarrasser puis, quoiqu'elle en dise, profondément émue par le cas de Sam et l'amour qu'elle constate entre lui et sa fille, amour qu'elle-même peine à donner à son propre fils. Après un temps de réflexion, elle accepte comme par défi, de le défendre. La lutte avec la machine judiciaire est sans merci et, pour la première fois de sa vie d'avocate et alors qu'elle est une grande professionnelle, Rita frôle l'échec.

Peu à peu, cependant, alors que tout les oppose, une véritable amitié naîtra entre Rita, Sam et ses amis et elle apprendra d'eux l'humanité que sa carrière lui a fait oublier, l'amitié, l'affection et par la même occasion se rapprochera de son fils que son travail lui avait fait trop longtemps négliger.

Mais le plus difficile à surmonter reste la relation qui s'est établie entre la famille d'accueil et Lucy car cette dernière, de toute bonne foi, voudrait l'adopter. Heureusement, in extremis, Randy Carpenter (la mère adoptante) comprend qu'elle ne pourra jamais apporter à Lucy tout l'amour que lui apporte son père et elle accepte de la lui rendre.

Mon opinion sur ce film

Un film très émouvant, par la réalisatrice de Ma meilleure ennemie avec Susan Sarandon et Julia Roberts. La prestation de Sean Penn en adulte autiste, est époustouflante de justesse. Quant à Michelle Pfeiffer, en grande avocate blasée et surbookée qui, peu à peu s'humanise, elle est remarquable. Les autres acteurs sont à l'avenant : le groupe d'amis handicapés de Sam, le rôle d'Annie, sont remarquablement interprétés. Quant aux enfants, les deux soeurs Fanning, ce sont des actrices très douées, lumineuses et solaires.

Bien entendu, beaucoup de critiques ont descendu en flèche le film pour son sentimentalisme et certains sont même allés jusqu'à qualifier l'interprétation de Sean Penn de "contre-performance pénible et indigne d'un tel acteur". De telles critiques sont infondées et relèvent de la médisance dont son coutumier la plupart des critiques de cinéma qui préfèrent massacrer un film plutôt que de reconnaître qu'ils ont essuyé une larme. On a fait les mêmes à Tom Hanks pour Forrest Gump ou à Dustin Hoffman pour Rain Man où leur interprétation est, pourtant, en tout point admirable. Sans doute cela est-il dû au culte du corps et de la santé physique et mentale que professent les Américains et voir et accepter la différence les met-il mal à l'aise bien que ce credo soit, depuis des années, mis à mal par leur mode de vie plus propre à fabriquer des obèses et des inadaptés qu'à développer des athlètes... Heureusement que des films comme Precious, Rain Man ou Forrest Gump ou celui-là sont là pour nous rappeler que la société américaine n'est pas aussi idyllique qu'elle voudrait nous le faire croire !

Ces critiques n'ont heureusement pas ébranlé les jurés qui ont attribué de multiples récompenses au film et à ses acteurs, en particulier à la jeune Dakota Fanning ( Best Young performer, Youth in film,Stanley Kramer Award, etc.) sans toutefois aller au-delà de simples nominations pour Sean Penn et aucune nomination ni aucun prix pour Michelle Pfeiffer pour sa pourtant très belle performance.

La bande son : au départ, la réalisatrice souhaitait illustrer la totalité de son film par des titres originaux des Beatles mais cela n'a pas été possible en raison des exigences financières délirantes que demandait Michael Jackson, détenteur des droits. Finalement, les chansons des Beatles, réinterprétées par des chanteurs comme Rufus Wrainwright, Sarah McLachlan, Ben Harper ou Nick Cave ou des groupes, comme The Black Crowes ou Grandaddy, sont omniprésentes, de même que leurs portraits qui tapissent l'appartement de Sam. Les références cinématographiques sont aussi constantes que bienvenues.

Mon classement  : Un film habité par la grâce. Peut être vu par tous publics.

Dans le même esprit, je vous recommande aussi :

·        -    Forrest Gump (1994)
      - Un homme d’exception de Ron Howard (2001)
      - Ralph de Michael McGowan (2004)  
           -  August Rush de Kristen Sheridan (2007)
·         -  Precious de Lee Daniels (USA-2009)
·        -  Simple (2011)
     - Extrêmement fort et incroyablement près (2011) 
 - Le cerveau d’Hugo (2012)  
      - Rain Man