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lundi 29 juin 2015

NOUVEAU DEPART film de Cameron Crowe (USA-2011)


Nouveau Départ (Titre original : We Bought a Zoo) est un film américain du réalisateur Cameron Crowe, sorti en 2011. Les acteurs Matt Damon, Thomas Haden Church, Colin Ford, Scarlett Johansson, Patrick Fugit et Elle Fanning sont à l'affiche du film. Le film se base sur les mémoires de Benjamin Mee qui racheta le Dartmoor Zoological Park, en Angleterre où 200 animaux exotiques étaient menacés d’être euthanasiés. 

Résumé

Le film est inspiré de la véritable histoire du zoo de Dartmoor en Angleterre, ouvert en 1968, mais qui connut des difficultés à partir de 2001 et dut fermer au public en avril 2006. Quelques  mois après, il était racheté par la famille Mee qui le rouvrit un an plus tard. Le zoo de Dartmoor est devenu un exemple de parc zoologique et développe des programmes de recherche et de préservation des espèces avec plusieurs universités anglaises.
Le film fait de Benjamin Mee (Matt Damon), un jeune veuf éploré qui décide de repartir de zéro en achetant une grande maison. Celle qu’il trouve et qui plaît à sa fille de sept ans, Rosie (Maggie Elizabeth Jones), a une particularité. S’il achète la maison, il doit en même temps reprendre le zoo, ses animaux et son personnel. Le challenge est immense mais il le prend comme un défi et décide de faire un essai. Si sa fille est enchantée, ce n’est pas du tout le cas de son fils de 14 ans, Dylan (Colin Ford), dont le comportement a changé depuis la mort de sa mère : il s’est refermé sur lui-même, passe son temps à faire des dessins morbides et a fini par se faire renvoyer de son école. Quant au  frère aîné de Benjamin, Duncan (Thomas Haden Church), qui est comptable, il essaie désespérément de raisonner son cadet, craignant que celui-ci ne se ruine complètement en se lançant dans un projet pour lequel il n’a aucune expérience.
Le personnel du zoo, conduit par la gardienne en chef, Kelly (ScarlettJohansson), met cependant toute son énergie à épauler le nouveau propriétaire et s’engage à ses côtés à rénover le zoo qui a été laissé à l’abandon par ses précédents propriétaires. En rappel de ce qui s’est réellement passé à Dartmoor, le nouveau propriétaire est en butte aux contrôles tatillons de Walter Ferris (John Michael Higgins), un inspecteur caractériel chargé de s'assurer que le zoo est aux normes avant la réouverture.  Ses exigences extrêmes entraînent de nouvelles dépenses et plonge Benjamin dans des difficultés financières imprévues. En rangeant les affaires de sa femme décédée, Benjamin découvre un document par lequel elle lui avait laissé une forte somme d’argent qui va lui permettre de réaliser les travaux nécessaires. Jusqu’au jour de l’ouverture, ne sachant pas si l’habilitation leur sera redonnée, tous craignent une faillite et une fermeture définitive du zoo.
Dylan qui n’a, jusque-là, fait aucun effort pour s’intégrer ou soutenir les efforts de son père, s’est lié d'amitié avec la sœur de Kelly, prénommée Lily (Elle Fanning), une jeune fille adorable pour qui le zoo représente tout et ils tombent amoureux.
Lors de sa visite d’inspection, Walter Ferris, accorde in extremis son autorisation et le zoo peut rouvrir. L’équipe, folle de joie, se prépare à la réouverture mais c’était sans compter sur les éléments car, pendant la nuit, une violente tempête menace de ruiner tous leurs espoirs. Finalement, le zoo rouvre et les visiteurs sont tellement nombreux que tous les tickets prévus pour le mois se vendent en une seule journée. C’est un succès.  

À la fin du film, Benjamin, qui, depuis la mort de son épouse n’était jamais revenu dans ce café, emmène ses enfants à l'endroit où ils s’étaient rencontrés et leur raconte les circonstances de cette première rencontre qui a conduit à leur mariage.  

Réception

Le film a été un véritable succès commercial en Grande-Bretagne, où l’histoire du zoo de Dartmoor est bien connue, et aux Etats-Unis, puisque avec un budget de départ de 50 millions de dollars, il a fait, en huit semaines de programmation, 241 millions de dollars d’entrées. Très peu programmé en France, il y est passé inaperçu jusqu’à sa diffusion en prime-time sur TF1, le 28 juin 2015. 

jeudi 19 mars 2015

JERRY MAGUIRE film de Cameron Crowe (USA - 1996)


Jerry Maguire est un film américain de Cameron Crowe, réalisé en 1996.

Synopsis

Le scénario s'inspire de la vie de l'agent sportif Leigh Steinberg qui fut consultant sur le film.

Jerry Maguire (Tom Cruise) est un jeune et brillant agent sportif travaillant dans un cabinet qui gère les sportifs à l'américaine, c'est-à-dire comme des actions ou des chevaux de course. Un jour, après être allé rendre visite à l'un de ses protégés hospitalisé et avoir pris conscience de ce qu'il était devenu, il écrit une profession de foi dans laquelle il appelle ses collègues à mettre plus d'humanité dans leur travail. A partir de là, il est grillé dans son travail et tous ses collègues, y compris ses plus proches amis comme Bob Sugar (Jay Mohr) le lâchent. Il démissionne et quitte la boîte pour monter la sienne en compagnie de la seule personne qui le soutient, Dorothy Boyd (Renée Zellweger), l'une de ses assistantes, maman célibataire d'un adorable petit Ray.

En toute bonne foi, Jerry pensait que ses plus gros clients, des sportifs de haut niveau devenus des « amis », lui resteraient fidèles mais, cédant aux promesses de Bob, tous, à part un seul, le trahissent.
Le seul à lui rester fidèle, c’est Rod Tidwell (Cuba Gooding Jr.), un joueur de football black à l'ego surdimensionné, plus doué en paroles que sur le terrain.

Lors d'une dispute où il annonce à sa petite amie, Avery (Kelly Preston), qu'ils ne partagent plus désormais les mêmes valeurs, Jerry se retrouve aussi abandonné par elle, celle-ci l'accusant d'avoir choisi le camp des loosers et elle celui des winners.

Malgré tout, grâce à la fidélité de Rod, au soutien de Dorothy qui, avec Ray, lui apporte la stabilité d'une famille qu'il n'a pas eue, Jerry remonte la pente et reconquiert peu à peu une nouvelle clientèle.

Mon opinion sur ce film

Bien entendu, ce film est un poncif de toutes les valeurs américaines à lui tout seul. On y retrouve tous les ingrédients du "rêve américain" : argent, succès, pouvoir que l'on perd d'un coup, tombant immédiatement du côté des loosers, mais aussi, possibilité de "rebondir" et de faire encore plus fort qu'avant, si l'on a le courage de relever ses manches et de se battre.

Mais, abstraction faite de ce constat, ce film est efficacement mené, malgré un sujet qui pourrait ne pas nous passionner, nous européens, car il traite de l'univers bien particulier du sport professionnel américain. Comme toujours, Tom Cruise, en chevalier blanc, est excellent et les autres acteurs, Renée Zellweger en tête et surtout le petit Ray (Jonathan Lipnicki), craquant à souhait, font de très bons seconds rôles. Un coup de chapeau particulier à Cuba Gooding Jr., hilarant dans son numéro d'egocentrique au grand cœur et un autre à Jay Mohr, qui joue le rôle de Bob Sugar, en traitre sans complexe. J'avais beaucoup apprécié cet acteur dans le rôle du professeur Payne lors des premières saisons de Ghost Whisperer pour son humour décalé et regretté sa disparition dans les saisons suivantes.   

La bande son du film fait aussi partie des excellentes bandes originales du cinéma américain avec d'excellents morceaux de Paul McCartney, Presley, The Who, Nirvana, AC/DC ou Bruce Springsteen.

Le film a eu un important succès commercial, avec un taux de critiques positives de 85 % sur Rotten Tomatoes et a reçu de nombreux prix. Sans être inoubliable, c’est un très bon film qui mérite d’être vu car il « donne la patate ».


 Disponible en DVD.

Dans le même esprit, je vous recommande aussi : 

lundi 26 mai 2014

VANILLA SKY de Cameron Crowe (USA-2001)


Vanilla sky de Cameron Crowe (2001)

Vanilla Sky (Un ciel couleur vanille) est un film américain de 2001, réalisé par Cameron Crowe. C'est un remake du film espagnol Ouvre les yeux réalisé par Alejandro Amenábar en 1997.

Synopsis

David Aames (Tom Cruise) est  un jeune et brillant éditeur new-yorkais qui a tout pour lui : la beauté, le charisme, l'argent, la réussite professionnelle et les femmes. Son ami Pelayo lui présente Sofia (Penelope Cruz), sa nouvelle compagne. David en tombe instantanément amoureux. Mais une de ses anciennes amies, Julie (Cameron Diaz), qui est d'une jalousie maladive, lui fait une scène alors qu'elle conduit et précipite leur voiture par-dessus un pont. Julie meurt alors que David, bien que gravement blessé, réchappe de l'accident. Il est reste cependant défiguré et ni son argent ni la chirurgie esthétique ne peuvent lui permettre de retrouver son visage d'avant : les médecins lui annoncent qu'il restera défiguré. Il va être obligé de porter un masque en permanence, ce qui fait de lui un paria : ses anciens amis l'évitent et sa nouvelle conquête, Sofia, le rejette. Incapable ce supporter ce terrible revers du sort, il sombre dans l'alcool. Un matin, après une nuit de cuite où il erre dans la rue, David est réveillé par Sofia. Ils continuent à se revoir. Les médecins annoncent à David qu'il pourra retrouver son vrai visage. Tout semble donc s'arranger si ce n'est que David a régulièrement la vision de son visage défiguré.

Un jour, en se rendant à l'appartement de Sofia, il découvre Julie qui semble être au courant de tous les faits et gestes de Sofia. Dans un accès de colère, il l'étrangle. Arrêté par la police, il est placé en hôpital psychiatrique. Lors d'un entretien avec un psychologue, il voit une publicité pour une société intitulée "Life extension" qui propose à ses clients atteints de maladie de les placer en cryogénisation le temps qu'il faudra pour trouver un remède à leurs problèmes. Pendant cette période, le patient sera dans un état de "rêve lucide". En voyant cette information, David a une impression de déjà-vu.  Conduit dans les locaux de "Life extension", David réalise qu'il se trouve déjà en état de "rêve lucide" et que ce rêve est devenu un cauchemar. A partir de là, le spectateur a aussi l'impression de vivre un cauchemar. A la fin, David n'a d'autre option, pour mettre fin au cauchemar permanent qu'il vit, de se jeter du haut du toit d'un immeuble. Mais l’immeuble, trop haut pour exister, est une illusion. Lors de la chute interminable, David voit défiler toute sa vie sous forme de flash-back mais, au moment où il devrait toucher le sol, une voix féminine lui enjoint d'ouvrir les yeux. Le spectateur comprend alors que David était en état de rêve.  

 Vanilla Sky ("Un ciel de vanille") fait référence à un tableau de Monet qui apparaît dans le film. On le classe généralement parmi les thrillers mais il pourrait tout aussi bien être qualifié de drame psychologique, de film onirique ou de science-fiction tant on y retrouve, savamment mélangés, tous ces ingrédients. C'est, en tout cas, au même titre que L'agence/The adjustment bureau, Inception, Existenz ou Memento un film troublant où le spectateur ne sait pas où s'arrête le rêve (ou plutôt le cauchemar!) et où commence la réalité. Sans doute est-ce pourquoi le film, malgré sa distribution prestigieuse (Tom Cruise, Penelope Cruz, Cameron Diaz mais aussi Kurt Russel, Tilda Swinton, etc.) et une bande son exceptionnelle (Paul McCartney, Radiohead, REM,  Jeff Buckley, U2, etc.) n'a pas été très bien reçu par la critique. Par contre, il s'est classé n°1 au box office dès sa sortie, certainement justement en raison de sa distribution mais aussi peut-être parce que les spectateurs ont été séduits par l'histoire de base, qui contient tous les ingrédients romantiques du riche et beau séducteur détruit en un instant par sa passion pour se retrouver enfermé dans son propre cauchemar. La suite du film, passablement « prise de tête » est une autre affaire…

C’est pourquoi Vanilla sky est tout sauf un film facile qui mérite d'être vu mais qui risque aussi de vous flanquer une sacrée migraine.

Autres films de Cameron Crowe : Jerry Maguire (toujours avec Tom Cruise), heureusement beaucoup plus accessible !

dimanche 13 avril 2014

RENCONTRES A ELIZABETHTOWN de Cameron Crowe (2005)


Rencontres à Elizabethtown de Cameron Crowe (2005)

Avec

  • ·         Orlando Bloom as Drew Baylor
  • ·         Kirsten Dunst as Claire Colburn
  • ·         Susan Sarandon as Hollie Baylor
  • ·         Alec Baldwin as Phil DeVoss

 Synopsis

Drew Baylor (Orlando Bloom) est designer de chaussures de sport. Il vient de lancer une chaussure révolutionnaire, mais elle s'avère être un fiasco commercial. Sa vie professionnelle vient donc de s'arrêter brutalement. En pleine dépression, il est prêt à se suicider lorsqu’un coup de fil de sa sœur lui apprend que leur père est mort dans un autre état et qu'il doit au plus vite se rendre à Elizabethtown, dans Kentucky, pour s'occuper des obsèques. Drew abandonne donc provisoirement son idée suicidaire et prend l’avion pour le Kentucky. Au cours du voyage, il rencontre Claire, une hôtesse de l'air, elle aussi en pleine reconversion professionnelle et amoureuse, qui, par sa gaieté et son optimisme, lui redonne goût à la vie.

Ma critique

L’accroche du film est un peu celle d'un des films précédents de Cameron Crowe, Jerry Maguire (1996). Dans les deux cas, nous sommes dans le monde du sport et de la compétition acharnée. Jerry Maguire (Tom Cruise) est un agent de sportifs de haut niveau qui, après avoir atteint le faîte de la gloire, est brusquement tombé au plus bas… Il se relève avec brio, grâce à son énergie mais aussi grâce à l’amitié et à l’amour. Dans le cas de Rencontres à Elizabethtown, Drew, rencontre lui aussi un échec cuisant et se retrouve, du jour au lendemain, professionnellement grillé.

J’avais beaucoup aimé Jerry Maguire (et un peu moins Vanillia sky, autre film du réalisateur toujours avec Tom Cruise). J’aime aussi beaucoup Orlando Blum que j’avais découvert, comme tout le monde, dans le rôle de l’elfe Legolas dans le Seigneur des anneaux. Kirsten Dunst est elle aussi très connue, surtout depuis Virgin Suicides de Sofia Coppola (1999), que beaucoup considèrent comme « film-culte » (ce n’est pas mon cas !) mais vous l’aurez forcément vue dans d’autres films car, malgré son jeune âge, elle a une filmographie impressionnante (44 films en 32 ans d’existence !)

Mais - et je l’ai souvent constaté - la qualité des acteurs ne fait pas le poids lorsque le film est mauvais. Je ne dirais pas que celui-ci soit entièrement raté. Il y a des idées sympathiques, qui auraient pu, si elles avaient été correctement exploitées, donner lieu à des moments intéressants mais, alors qu’il tenait quelques pépites, le réalisateur n’a pas su en tirer profit : l’équipement de gym transformé en machine à se suicider aurait pu être un épisode d’humour noir réussi, le mariage de Chuck et Cindy aurait pu donner lieu à des scènes drolatiques, les personnages de la famille de Drew à Elizabethtown auraient pu être hauts en couleur , le numéro de claquettes de Susan Sarandon aurait pu être un moment de bravoure… mais Cameron Crowe n’a pas su saisir une seule des perches qu’il s’était lui-même lancé… Idem pour les moments de grâce que lui offraient sur un plateau ses magnifiques acteurs.

Au sujet de ce film, je reprendrai volontiers à mon compte la critique de Julien Barcilon dans Télé 7 jours : «Faute de tempo et d'humour, la comédie, entre romance guimauve et satire sociale timorée, ne tient pas la distance malgré de bons moments. »

En résumé, un scénario mal maîtrisé, à la réalisation brouillonne que ne sauvent pas la riche BO, les belles images, ni même la charmante complicité des deux acteurs principaux. On en retiendra cependant la fraîcheur et la joie de vivre qu'a su communiquer la charmante Kirsten Dunst à un personnage insuffisamment travaillé pour être intéressant.