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dimanche 18 septembre 2016

HUMANS série de SF britannique (2015-2016)



Humans (graphie HUMNS) est une série télévisée américano-britannique de science-fiction créée par le duo de Sam Vincent et Jonathan Brackley, basée sur la série suédoise Äkta människor (Real Humans : 100 % humain), et diffusée depuis le 14 juin 2015 sur Channel 4 et AMC. La 1ère saison compte 8 épisodes, une 2nde saison de 8 épisodes est prévue.

En France, les 3 premiers épisodes ont été diffusé depuis le 27 août 2016 sur HD1. La série reste inédite dans les autres pays francophones.

Synopsis

La série britannique reprend la même idée que la série originale : des robots humanoïdes fabriqués pour servir d’aides ménagers (ou plus si affinités) aux humains, développent à leur contact des sentiments. La trame est peu ou prou la même que dans Real Humans, les personnages ont gardé leurs noms mais sont joués par des acteurs différents et l’action se déroule en Grande-Bretagne au lieu de se dérouler en Suède. Quant aux robots, appelés « hubots » dans la série suédoise, ils sont ici appelés Synthètiques (abrévié en Synthèt).

Mon opinion

Très pâle remake de la série suédoise, cette série nous propose un scénario indigent, des décors minimalistes et des acteurs manquant totalement de charisme (même l'excellent Colin Morgan qui tenait le rôle-titre de la série anglaise Merlin). Le bilan : un complet ratage. Regardez plutôt l’original !

Acteurs

  • ·         Colin Morgan (VF : Jean-Christophe Dollé) : Leo Elster
  • ·         Ivanno Jeremiah (VF : Diouc Koma) : Max
  • ·         Gemma Chan (VF : Caroline Victoria) : Anita / Mia
  • ·         Emily Berrington (VF : Ingrid Donnadieu) : Niska
  • ·         Katherine Parkinson (VF : Marine Jolivet) : Laura Hawkins
  • ·         Tom Goodman-Hill (VF : Pierre Tessier) : Joe Hawkins
  • ·         William Hurt (VF : Féodor Atkine) : Dr George Millican (saison 1)
  • ·         Will Tudor (en) (VF : Gwendal Anglade) : Odi (saison 1)
  • ·         Rebecca Front (en) (VF : Sylvie Genty) : Vera (saison 1)
  • ·         Neil Maskell (VF : Bruno Magne) : D.S. Pete Drummond
  • ·         Danny Webb (VF : Patrick Béthune) : Professeur Edwin Hobb
  • ·         Sope Dirisu (VF : Namakan Koné) : Fred
  • ·         Lucy Carless (VF : Charlotte Campana) : Mattie Hawkins
  • ·         Theo Stevenson (en) (VF : Gabriel Bismuth-Bienaimé) : Toby Hawkins
  • ·         Pixie Davis (VF : Maryne Bertieaux) : Sophie Hawkins
  • ·         Ruth Bradley (VF : Sophie Riffont) : D.I. Karen Voss
  • ·         Jill Halfpenny (en) (VF : Ariane Deviègue) : Jill Drummond (saison 1)
  • ·         Jack Derges (VF : Maxime Beaudoin) : Simon (saison 1)
  • ·         Manpreet Bachu (VF : Nathanel Alimi) : Harun Khan
  • ·         Ellen Thomas (en) (VF : Pascale Vital) : Lindsey Kiwanuka
  • ·         Jonathan Aris (VF : Cédric Barbereau): Robert
  • ·         Stephen Boxer (en) : Dr David Elster
  • ·         Spencer Norways : Leo Elster, jeune

dimanche 12 juillet 2015

TERMINATOR 2 : LE JUGEMENT DERNIER film de J. Cameron (USA-1991)


Terminator 2 : Le Jugement dernier (Terminator 2: Judgment Day) est un film américain de science-fiction réalisé par James Cameron, sorti en 1991. Arnold Schwarzenegger y reprend le rôle du Terminator T-800 qu’il avait tenu dans le 1er film. Linda Hamilton, qui avait aussi interprété le rôle de Sarah Connor dans Terminator 1, reprend ce rôle mais avec un physique beaucoup moins banal et plus athlétique que dans le 1er film. C’est Edward Furlong qui joue le rôle de John Connor adolescent.

Rappel de Terminator 1 (1984)

Au lendemain de l'holocauste nucléaire, les survivants humains sont entrés en résistance contre la dictature des « machines » (des robots intelligents), ce qui les mène à la victoire en 2029. L'ordinateur qui contrôle les machines, Skynet, avait envoyé un Terminator (un cyborg tueur) dans me passé, en 1984, pour éliminer Sarah Connor avant qu'elle n'ait mit au monde son fils, John Connor, appelé dans le futur à devenir le chef de la résistance humaine contre les machines. Ce plan n'ayant pas fonctionné, Skynet envoie de nouveau un tueur cybernétique, cette fois-ci en 1995, quelques années avant le début de la guerre atomique de 1997, pour cette fois-ci tenter d'éliminer directement John Connor, encore enfant à cette époque (13 ans).

Le film

Nous sommes en 1995. Ce second film commence par un résumé en voix-off de Sarah Connor sur les évènements qui se sont déroulés en 1984. Après le générique, entre en scène le premier Terminator du film, un modèle identique à celui qui avait été envoyé pour tuer Sarah Connor en 1984, et qui arrive en 1995 à Los Angeles, à la suite d'un voyage dans le temps. Arrivant entièrement nu à proximité d'un bar d'autoroute fréquenté par des motards, le T-800 (Arnold Schwarzenegger) parvient, après une violente bagarre, à voler des vêtements, des armes et une moto à des clients du bar.

Parallèlement, arrive du futur un autre personnage ; cependant on s'aperçoit très vite qu'il est lui aussi un Terminator, mais avec une apparence plus passe-partout que le T-800 : il s’agit d’un modèle plus évolué, de type T-1000. Il s'approprie la voiture de patrouille d'un policier, attiré sur les lieux par les éclairs qui accompagnent le déplacement dans le temps. Le T-1000 accède ensuite, grâce à l'ordinateur de bord du véhicule, à l'adresse de John Connor.

Celui-ci est un adolescent qui a été adopté par Todd et Jannelle Voigt et vit dans la banlieue de Los Angeles. John n’a pas connu son père, Kyle Reese, mort avant sa naissance et n’a pas vu sa mère Sarah depuis plusieurs années car est internée à l'hôpital psychiatrique de Pescadero, pour avoir tenté de faire sauter une usine d’ordinateurs.

Très autonome et en rébellion face à ses tuteurs légaux, John (Edward Furlong) vit de petits larcins, piratant avec un appareil électronique des distributeurs automatiques de billets pour se faire de l'argent de poche.

Le T-1000, ayant revêtu l'apparence d'un policier, rend visite aux parents adoptifs de John, mais apprend que celui-ci est sorti et qu'une autre personne (le T-800) est à sa recherche. Le T-1000 parvient à repérer John dans la salle de jeux électroniques d'un centre commercial. A deux doigts de le capturer, le T-1000 est stoppé net par l'arrivée in extremis du T-800, qui protège John. John, ne connaissant aucun des deux protagonistes, s'enfuit alors à motocyclette pendant que les deux Terminators s’affrontent. Après s'être débarrassé du T-800, le T-1000 reprend en chasse John au volant d'un tracteur de semi-remorque et tente de le tuer en lui roulant dessus mais il est rejoint peu après par le T-800 au guidon de sa Harley-Davidson. Après une course-poursuite entre les véhicules, le T-800 parvient à rattraper John, et le sauve de nouveau de l'assaut du T-1000, ce dernier voyant son véhicule exploser contre un pont qui barrait le passage.

Une fois en sûreté, John comprend que le Terminator T-800 n’est pas son ennemi mais au contraire qu’il est là pour le protéger. T-800 explique à l’adolescent que c'est lui-même, le John Connor du futur, qui l'a envoyé dans le passé, après l’avoir reprogrammé, pour empêcher le T-1000, une version plus récente et plus sophistiqué, de le tuer. Le T-1000 est constitué d'un « poly-alliage mimétique » (c’est-à-dire un « métal liquide »), qui lui permet d’imiter toutes les formes avec lesquelles il est en contact.

John appelle chez ses parents adoptifs pour les prévenir du danger qu'ils courent, mais, au téléphone, il est alerté par le ton étrange de Janelle, anormalement gentille. Le T-800 comprend alors que le T-1000 a tué les parents adoptifs de John et qu’il essaie d’attirer ce dernier dans un piège. John décide alors de se faire aider par T-800 pour délivrer sa mère de l’hôpital psychiatrique où elle est enfermée.

De son côté, Sarah, internée en chambre fermée à Pescadero, tente depuis six mois de voir son fils, mais le docteur Silberman (le psychologue du 1er film), qui dirige l’établissement, juge son comportement trop dangereux. Profitant d'une erreur d'un des surveillants de l’hôpital, Sarah est cependant parvenue à sortir de sa chambre et se saisit de Silberman, l'utilisant comme otage pour s'enfuir, le service de sécurité de l’hôpital à ses trousses. Arrivée à un ascenseur, elle se retrouve alors nez à nez avec le T-800, qui en sort à sa grande stupeur. Prise de panique, car pour elle le T-800 est son pire ennemi, elle s'enfuit en hurlant, mais John la rattrape et la rassure sur les intentions du cyborg. Sur ces entrefaites, le T-1000 surgit en face d'eux dans le couloir, traversant une porte grillagée comme par magie. Les trois fugitifs s'enfuient en voiture, le T-800 couvrant John et Sarah dans leur fuite, malgré le T-1000 qui manque de peu de tuer John.

Se réfugiant dans une station essence désaffectée pour la nuit, ils repartent le lendemain pour le Mexique, afin de s’approvisionner auprès d’Enrique, un ami de Sarah, qui pourra leur fournir des armes. En chemin, Sarah questionne le T-800 sur les causes de la guerre de 1997 et sur l’entreprise Cyberdyne Systems, à l’origine de la puce électronique qui équipe tous les robots Terminator et les ordinateurs du futur réseau de défense Skynet. Elle apprend alors que c'est Skynet qui, devenu autonome, déclenchera de lui-même en 1997 la guerre atomique contre la Russie, car, comme le lui certifie le T-800 : « Skynet sait que la contre-attaque russe détruira tous ses ennemis dans ce pays [aux États-Unis] ». Sarah apprend également que la personne directement responsable du projet chez Cyberdyne Systems est un certain Miles Bennett Dyson.

Arrivés au Mexique, les fuyards s'équipent en armes et munitions et font le point sur la situation. Sarah s'endort alors, et rêve du Jugement dernier. Faisant un cauchemar apocalyptique, elle se réveille en sursaut, terrifiée. Regardant alors avec intensité une inscription qu'elle avait gravé sur la table en bois sur laquelle elle s'était assoupie, qui dit : « NO FATE » (« PAS DE DESTIN »), elle se lève et, déterminée, part au volant de sa voiture, Enrique indiquant aux deux autres qu'ils la retrouveront plus tard à la frontière, comme prévu. Regardant l'inscription sur la table, John et le T-800 comprennent vite qu'elle est partie à la recherche de Dyson pour l'éliminer, Sarah le croyant responsable du déclenchement de la guerre. Ils partent alors à sa poursuite afin de l'empêcher de tuer un innocent. Ils la retrouvent chez Dyson où Sarah, en pleurs, est devant l'homme qu'elle a tenté d’abattre, l'ayant blessé à l'épaule mais ne pouvant aller jusqu'au bout de son acte. John parvient à la calmer, en lui promettant de trouver une solution. Le Terminator explique alors à Dyson la raison de leur présence. En retour, Dyson les informe sur Cyberdyne et leur indique que tout son travail est basé sur les restes broyés du Terminator retrouvés en 1984 dans l'usine Cyberdyne, notamment une micro-puce (le processeur du précédent T-800) et un bras métallique. Comprenant qu'il faut à tout prix détruire ces objets pour éviter la guerre, Dyson accepte d'emmener le groupe chez Cyberdine, mais aussi de détruire tous les fichiers et les archives sur le projet qu’il conservait chez lui.

Usant d'un stratagème pour entrer chez Cyberdyne de nuit, le groupe neutralise le veilleur de nuit et s'introduit dans les laboratoires. Ils ne remarquent pas cependant un second gardien de sécurité, qui libère son collègue et donne l'alerte. Ce dernier appelle des renforts de police, ayant reconnu l'homme qui a attaqué le commissariat en 1984, et Sarah Connor, l'évadée de hôpital psychiatrique. Très vite, le groupe se retrouve encerclé dans le bâtiment par des dizaines de voitures de police, avec une unité du SWAT de Los Angeles dépêchée sur les lieux.

Ayant récupéré la micro-puce et le bras robotisé du Terminator de 1984, le groupe place des explosifs radiocommandés dans le laboratoire, et se prépare à s'enfuir. Mais les évènements tournent mal : Dyson se fait tuer par l'équipe du SWAT qui a pris d'assaut le bâtiment ; avant de mourir, il parvient à déclencher les charges explosives, qui détruisent entièrement le laboratoire. Les trois autres parviennent à s’échapper, le T-800 semant le chaos grâce à un minigun GE Mini-1342, un lance-grenades M792 et un lance-grenades fumigène Hawk MM1. Ils s'emparent alors du fourgon du SWAT, et se sauvent sur l’autoroute, le T-1000 toujours à leurs trousses à bord d'un hélicoptère de la police volé.

Après une course-poursuite émaillée d'échanges de coups de feu, les fuyards parviennent à détruire l’hélicoptère du T-1000, mais celui-ci en change pour un camion-citerne transportant de l'azote liquide. En difficulté, et ayant dû changer eux-aussi de véhicule, ils se retrouvent au volant d’une camionnette poussive, en direction d’une fonderie. Le T-800 parvient à faire se retourner le camion-citerne du T-1000 devant l’entrée de la fonderie, ce dernier se retrouvant aspergé d'azote liquide, ce qui le congèle quasi instantanément. Le T-800 en profite et lui tire dessus, le pulvérisant en plusieurs centaines de fragments. Mais, les « éclats » du T-1000 réagissent à la chaleur d'une cuve de métal en fusion toute proche, fondent et se rassemblent bientôt en une flaque de métal liquide, qui commence à reconstituer le T-1000.

Profitant du court répit qui leur est accordé, les trois rescapés s'enfuient à travers la fonderie. Cependant, le T-1000 les rattrape et tend un piège à John en prenant l'apparence de Sarah ; il l'attire sur une plate-forme proche d'une cuve de métal en fusion. Mais, grâce à l'intervention surprise du T-800, qui lui tire dessus au lance-grenades, le T-1000 est projeté dans la cuve et détruit. Par la suite, John y jette aussi le bras et la micro-puce trouvée à Cyberdyne. Pourtant, tout n'est pas terminé, car, comme le leur dit le T-800, « Il reste une micro-puce de plus », la sienne. Celui-ci se sacrifie donc, se faisant descendre dans la cuve en fusion par Sarah, au grand désespoir de John. Le film se termine ainsi, avec en fond sonore la voix de Sarah, disant que, enfin, elle peut entrevoir un avenir possible, déclarant : « Si une machine, le Terminator, peut comprendre la valeur de la vie humaine, peut-être le pouvons-nous aussi… ».

Autour du film

Sorti 7 ans après le premier Terminator, Terminator 2 obtint un succès à la fois critique et commercial et devint un film-culte pour le grand-public, en particulier pour les amateurs de films d'action et de science-fiction.

À sa sortie, le film a été salué, notamment par les amateurs d'effets spéciaux, car l’utilisation répétée de la technique du morphing (transition fluide d’une forme à une autre) était à l’époque une véritable révolution. Le film reçut plusieurs récompenses techniques, incluant quatre Oscars pour le maquillage, le mixage sonore, le son et les effets spéciaux. Les coûts de production atteignirent 102 millions de dollars, faisant à l’époque de ce film le plus chers de l'industrie cinématographique.

Mon opinion

Meilleur que Terminator 1, très vieilli, en particulier grâce aux effets techniques qui ont beaucoup évolué entre 198 et 1991, on reprochera à ce film un scénario presque aussi indigent, bien qu'il soit un peu racheté par quelques traits d'humour. Dommage qu'il faille les voir pour comprendre les tenants et les aboutissants de la série qui culmine, à mon avis, avec les Chroniques de Sarah Connor. 


jeudi 21 mai 2015

BLADE RUNNER film de Ridley Scott (USA-1982)


Blade runner, film de science-fiction américain de Ridley Scott sorti en 1982 avec Harrison Ford. Le film est inspiré d'une nouvelle de Philip K. Dick "Do androids dream of electric sheep?" (Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques?). Cet auteur a inspiré un grand nombre de films de science-fiction (Total record, Minority report, etc.) Philip K. Dick est décédé d'une défaillance cardiaque qui faisait suite à un AVC en mars 1982, peu de temps avant la sortie du film qui lui est dédié.

Synopsis

Le film se déroule à Los Angeles en 2019. Une entreprise multinationale, la Tyrell Corporation, dirigée par Eldon Tyrell, a produit des robots humanoïdes, les réplicants, pour remplacer l'homme dans les tâches dangereuses ou subalternes dans les colonies spatiales. Ces robots, génétiquement conçus, ressemblent en tout point à des êtres humains, la seule manière que l'on ait pour les identifier étant une batterie de tests destinés à découvrir s'ils manifestent ou pas des émotions. Leur durée de vie a été limitée à 4 ans pour qu'ils ne puissent pas développer ces émotions et trop se rapprocher des êtres humains.

Suite à une révolte des réplicants, leur utilisation sur Terre a été interdite. Tout réplicant revenant sur notre planète y est impitoyablement pourchassé et annihilé ("retired", autrement dit "mis à la retraite" en anglais) par un corps spécial de policiers appelé les Blade runner.

L'intrigue se concentre sur quatre réplicants, trois d'entre eux, emmenés par Roy Batty, qui a été conçu pour être un combattant, sont violents et décidés à tout pour survivre. Leur retour sur Terre a pour but d'apprendre de leur créateur le secret de la limitation de leur durée de vie et la prolonger par tous les moyens. Roy est accompagné de Pris, sa petite amie, un dangereux mélange d'acrobate et de soldat et de Leon, son homme à tout faire. Un 4ème personnage, Rachel, la secrétaire d'Eldon Tyrell, est, elle aussi une réplicante de dernière génération, mais elle l’ignore et se croit humaine.

Les Blade runner ayant échoué à trouver les réplicants qui se sont introduits sur Terre, le chef de la police va chercher dans sa retraite, un ex-Blade runner, Rick Deckart (Harrison Ford) qui est devenu détective privé. Il se lance à la recherche de Roy et le troisième tiers du film est consacré à leur affrontement. Rick ne doit de survivre qu’à l’aide de Rachel dont il est tombé amoureux et qui, bien qu’elle soit une réplicante, intervient pour le sauver.

Mon opinion sur ce film

Ce film, très en avance sur son temps, est  considéré comme culte. Je ne l'avais encore jamais vu malgré mon goût pour la science-fiction et sa notoriété : Blade runner est en effet  considéré par les spécialistes comme un archétype des films de SF, ce qui l'a fait choisir, en 1993, par le National Film Registry pour figurer dans les collections de la Bibliothèque du Congrès (équivalent de notre Bibliothèque Nationale) "pour son importance culturelle, esthétique ou historique." En 1997, The American Film Institute l’a aussi classé comme le 97ème "plus grand film américain de tous les temps" sur une liste de 100. Sa popularité a aussi fait qu'il a été parmi l'un des premiers films à être enregistrés sur DVD. Une édition, appelée "Final Cut" a été éditée en 2007 pour le 25ème anniversaire de sa sortie en salles.

L'esthétique particulièrement décadente et sombre donne au film une atmosphère oppressante que l'on retrouvera dans plusieurs réalisations ou productions de Ridley Scott et de son frère cadet Tony.
Mais, à part ça, les scènes d'action et, en particulier l'affrontement entre Roy et Rick m'ont paru interminables et inutilement violentes.

Mon classement

 Malgré tout mon intérêt pour la science-fiction, ce film m'a paru ne pas mériter toutes les louanges dont on l'a entouré.

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dimanche 28 décembre 2014

BATTLESTAR GALACTICA série de SF (2004-2009)


Battlestar galactica (Série TV 2004-2009)

Pas facile de s’y retrouver lorsqu’on parle de Battlestar Galactica. En fait il y a eu deux séries différentes en 30 ans et plusieurs « sequels », terme anglais que l’on traduit souvent par erreur en français par « suites » alors que le terme de « dérivés » serait plus approprié.

La 1ère série, que je n’ai jamais vue, remonte aux années 70. En réalité, elle s’appelait Galactica tout court et, pour la différencier de sa suite, on la dénomme actuellement soit Galactica, Battlestar Galactica ou Battlestar galactica 1978. Les spécialistes disent G78). En ce qui me concerne, dans cet article, et pour que les choses soient claires, j’utiliserai les abréviations de G78 pour la 1ère série et Battlestar Galactica (abrévié BSG) pour le remake (2004-2007).

Le créateur de G78 était Glen A. Larson et l’un de ses réalisateurs Donald P. Bellisario, auteur d’excellentes séries comme NCIS ou JAG, dont j’ai regardé beaucoup d’épisodes sans pour autant ressentir le besoin de les acheter en DVD, chose que j’ai fait pour BSG
La série initiale, G78, comportait un pilote de 135 min. suivi de 20 épisodes de 45 min. et fut diffusée aux USA entre 1978 et 1979. En France, seuls quelques épisodes ont été dIffusés sur TF1 en 1981 mais je ne les ai pas vus.

J’ai d’abord vu quelques épisodes du remake la télévision (je pense que c’était sur M6) et cela m’a donné envie d’en savoir davantage à son sujet, comme à l'instar de pas mal d’autres séries comme Kyle XY, Smallville, Roswell, ou plus récemment Dollhouse…) J’ai fini par acheter les 4 saisons en DVD au fur et à mesure qu’elles étaient disponibles en France. Cette 2ème BSG était beaucoup plus longue que la 1ère version puisqu’elle comportait 73 épisodes et qu’elle dura de 2004 à 2009. Son créateur est Ronald D. Moore. Il y a eu plusieurs séries dérivées (des « sequels »), Battlestar Galactica : Razor, Caprica et Battlestar Galactica : Blood and Chrome mais j’ai personnellement « décroché » à la fin du 73ème épisode, à mon avis complètement bâclé, de la série initiale.

 Synopsis

Les deux Galactica sont basées sur le même schéma. Les humains ont quitté depuis longtemps leur planète d’origine, la Terre, devenue inhabitable suite à une guerre nucléaire, à la destruction de ses ressources naturelles, à la pollution, etc. Les humains l’ont donc quittée pour s’établir dans un lointain système solaire (dont le nom varie selon les séries) et y ont fondé les « 12 colonies de Kobol » qui empruntent leurs noms aux 12 signes du zodiaque. On parle aussi d’une 13ème colonie, plus ou moins mythique, qui n’est peut-être rien d’autre que la Terre initiale (mais on  reste dans le flou jusqu'à la fin). L’une des planètes du système de Kobol s’appelle Caprica et elle joue un rôle central dans l’histoire.

Les humains ont créé des robots humanoïdes, les Cylons, afin de les aider à s’installer sur les mondes colonisés mais ceux-ci se sont révoltés contre leurs créateurs. Après un premier conflit entre Humains et Cylons qui s’est conclu par un armistice signé une 40e d’années avant le début de la série, les Cylons ont quitté le système solaire des 12 colonies pour s’installer sur une planète lointaine, inconnue des humains. Une station spatiale a été construite en territoire neutre où, chaque année à date fixe, les Humains sont censés rencontrer les Cylons pour proroger le traité. Mais, pendant 40 ans, à chaque date anniversaire, les Humains se retrouvent seuls sur la station et finissent par penser que les Cylons ont définitivement fait leurs bagages et ne sont plus une menace.

Malheureusement pour eux, ce n’est pas ainsi que les Cylons fonctionnent. Au moment où la série commence, l’émissaire humain arrive sur la station orbitale, comme chaque année et, par extraordinaire, les Cylons envoient aussi leur émissaire mais c’est pour en finir à jamais avec l’humanité. Parallèlement, ils lancent une attaque nucléaire simultanée sur les 12 Colonies de Kobol qui sont détruites avec toute leur population, à l’exception de quelques rares survivants, immédiatement réduits en esclavage par les Cylons qui, en tant que machines, ne craignent pas les radiations.

Les seuls rescapés de la destruction éclair des 12 colonies sont les humains qui se trouvaient au moment de l’attaque sur des vaisseaux en transit dans le système solaire. Parmi ces vaisseaux, il y a un vaisseau militaire, le Battlestar Galactica, qui s’est illustré dans la première guerre contre les Cylons mais que son âge destine, au moment où la série commence, à être désarmé et transformé en musée de l’espace en orbite au large de la planète Caprica.  Le jour de l’inauguration du musée correspond à celui de l’attaque des Cylons.

A bord du Galactica se trouvent l’amiral William Adama et tout son équipage ainsi que Laura Roslin, (Mary McDonnell) secrétaire d’Etat à l’Education, venue en tant que représentante du gouvernement des 12 Colonies. Le Battlestar a un inconvénient qui s’avère, dans le cas présent, être un atout majeur car, du fait de sa vétusté, son système informatique est autonome et, n’étant pas relié à celui des 12 colonies, il n’est pas détruit par le virus que les Cylons, pour faire bonne mesure, ont envoyé sur tous les réseaux humains afin d’en prendre le contrôle.

Se trouvant sans aucune hiérarchie au-dessus de lui, l’amiral Adama, aidé de son second, le colonel Tig, prend de fait le commandement militaire de la flotte hétéroclite de vaisseaux civils et de quelques vaisseaux militaires rescapés, avec à leur bord 500 000 humains qui sont désormais les seuls  représentants de la race humaine. Ces vaisseaux, coupés de toute communication avec les planètes  détruites, se trouvent errants, désemparés, dans l’espace. Adama décide de réactiver l’armement du Galactica, qui deviendra par la force des choses, le bateau amiral de la flotte des survivants. Bien qu’ancien le Galactica est encore équipé d’armes puissantes et surtout d’une flotte de « vipers », des avions d’attaque, pilotés par des pilotes émérites (en particulier par son fils, le lieutenant Lee ‘Apollo’ Adama). Conduite par le Battlestar, la flotte terrestre tente de mettre le cap sur la mythique 13ème colonie que leur religion leur présente comme le berceau de la race humaine. Comme à bord du Galactica se trouve aussi Laura Roslin (Mary McDonnell), une lutte d’influence va se développer entre elle, qui représente le gouvernement civil des Douze colonies, et l’amiral Adama, qui représente la force militaire. Comme tous les deux ont des personnalités bien marquées et des tempéraments bien trempés, des conflits incessants vont les opposer quant à la manière de conduire la guerre contre les Cylons et à tenter de sauver l’humanité.

La série connaîtra 4 saisons dans lesquelles viendront s’intercaler des « webisodes » (Battlestar Galactica : The Resistance dont les 10 épisodes se placent entre la 2ème et la 3ème saison, Battlestar Galactica : Razor (formé de 8 mini-épisodes, repris ensuite en film) qui se place avant le début de la 4ème saison, etc.) Je vous passe aussi les deux « sequels » qui, chronologiquement, se placent avant le début de BSG puisque Caprica et Battlestar Galactica : Blood and Chrome traitent d’évènements antérieurs à la destruction des 12 colonies et correspondent à la 1ère guerre contre les Cylons et à l’élaboration du traité de paix. On le voit, avec BSG, les choses ne sont vraiment pas  simples. Il n’empêche que cette série est passionnante et, dans sa construction sous forme de puzzle, elle rappelle la saga Star Wars ou la série des films Terminator dans laquelle s’intercalent Les Chroniques de Sarah Connor dont j’ai parlé ici même.

Plusieurs éléments font la richesse de cette série : d’abord le fait que les choses ne sont jamais ni noires ni blanches. Les « méchants » Cylons sont, certes, des machines sans émotion et sans âme (du moins pour les modèles de base) et ils sont particulièrement effrayants, surtout sous leur forme de «centurions », les tout premiers robots combattants, exclusivement conçus pour tuer - les humains les appellent par dérision les « grille-pains ». Mais, si ces machines sont effrayantes, de par leur force et leur « relative » invulnérabilité, le pire est à venir avec les nouvelles versions de Cylons qui, après être passés par une phase intégrant des éléments organiques (à ce sujet, certaines scènes sont assez répugnantes), ont pris l’apparence humaine et peuvent se répliquer à l’infini dans de gigantesques vaisseaux-mère où sont conservés leur matériel génétique et leur "mémoire humaine". Au fond, lorsqu'on y réfléchit, tout cela est bien plus effrayant que de simples "robots". Plus la série évolue, plus les choses se complexifient car les « cylons-humains », que rien, dans leur apparence, ne différencie des humains véritables, se mêlent à ceux-ci sans qu’on ait le moyen de les identifier. Pire que cela, certains d’entre eux croient être des êtres humains à part entière et agir pour le bien de l’humanité jusqu’à ce qu’ils découvrent (certains avec horreur) qu’ils sont des cylons et n’ont jamais été autre chose que cela.

On le voit, tout cela va très loin, beaucoup plus loin que ceux qui ne connaissent pas (et disent « ne pas aimer) la science-fiction peuvent l’imaginer : cette série aborde des sujets moraux, philosophiques, mythologiques et religieux qui nous amènent à réfléchir sur la destinée de notre espèce. Il y a même dans  une dimension environnementaliste non négligeable car il s’avère, à la toute dernière fin (si toutefois on peut parler de « fin » avec ce type de séries), que ce sont les humains les seuls responsables de ce qui leur arrive, leur première erreur ayant été de détruire leur propre planète et leur seconde de créer les Cylons. On en viendrait même à plaindre ces pauvres Cylons, comme on plaint les robots-humains abandonnés par leurs « maîtres » dans IA (Intelligence artificielle), le terrifiant film de Steven Spielberg qui m’a laissé un goût tellement amer que je ne peux y repenser sans en avoir froid dans le dos tellement les « humains » (et non les robots) s’y montrent inhumains. Au fond, les Cylons, créés par l’homme, ne sont responsables de rien et en tout cas pas de la destruction de l’humanité qui ne peut s’en prendre qu’à elle-même si elle s’est autodétruite.
La réalisation

Là encore, BSG est un chef d’œuvre de duplicité. Le plus intéressant est ce qui se passe dans l’espace, car les scènes qui se déroulent sur terre (ou plus exactement sur les planètes des 12 Colonies) sont assez peu travaillées. Le parti pris des décors est unique à cette série : la technologie que l’on voit à bord du vaisseau est volontairement dépassée, le matériel d’un autre âge, les parois usées, comme sur un vieux rafiot… Les costumes sont au diapason et semblent appartenir à un film des années 50. Pourtant, les images de synthèse jouent à plein lorsqu’on aborde le monde des Cylons et les combats qu’ils livrent aux humains n’ont rien à envier à des techniques actuelles.

Distribution

Quant aux personnages, ils sont tous ambivalents et, justement parce qu’ils sont ainsi, particulièrement attachants et intéressants : on se demande comment l’acteur qui joue le rôle de l’amiral Adama, (Edward James Olmos), a pu faire carrière dans le cinéma car, à la différence de son fils Lee ‘Apollo’  il n’a rien d’un apollon, avec son visage vérolé et son corps avachi, mais il est parfait dans le rôle du chef militaire ; son second, le colonel Saul Tigh (Michael Hogan) est un pochtron de 1ère qui est fou amoureux de sa garce de femme, Ellen, qui le fait cocu avec le premier mâle qui passe. Par contre, il y a quelques très beaux spécimens d’humains (Lee ‘Apollo’ Adama, le fils de l’amiral avec lequel il entretient des relations conflictuelles, interprété par Jamie Bamber ; Karl C. ‘Helo’ Agathon, interprété par Tahmoh Penikett, etc…) Mais celle qui a la plus belle plastique est sans conteste une « cylonne », portant successivement le nom de n°6, Caprica, etc. interprétée par la sublime Tricia Helfer. Cette actrice sait insuffler à son personnage de Cylon-humain à la fois l’impitoyable dureté du robot et la fragilité et le doute de l’être humain. C’est, dans un genre différent, une autre Summer Glau. C’est aussi une actrice qui se démarque tellement de ses consœurs américaines, archi-formatées, qu’une fois qu’on l’a vue, on ne peut ni la confondre avec une autre ni l’oublier.  

Le rôle tenu par Mary McDonnell, promue "présidente des douze colonies", est lui aussi extrêmement complexe et intéressant : à l'origine, simple ministre de l'éducation, elle est promue par les circonstances à un rôle suprême où elle doit représenter le pouvoi civil, a priori éclairé, face au pouvoir militaire, représenté par l'Amiral Adama. Mais au fur et à mesure que la situation se dégrade sur le vaisseau Battlestar et que les conditions d'exercice du pouvoir deviennent de plus en plus difficiles, on aura l'occasion à plusieurs reprises de se demander qui est le plus éclairé des deux, du militaire ou du civil.

La musique

La musique de la série a été écrite par Bear McCreary. Dans un des nombreux bonus des DVD (pour une fois, presque tous intéressants), ce musicien très connu dans le milieu du cinéma et des séries TV (il a réalisé – tiens donc ! - la bande originale des Chroniques de Sarah Connor, entre autres et de Twilight), il explique comment il a travaillé pour cette série, avec des orchestres symphoniques, des musiciens d’instruments traditionnels, etc. Toutes ses créations ne sont pas à la hauteur de la bande son de BSG si l’on fait abstraction de la répétitivité des scènes de combat, certaines parties musicales confinent au sublime et contribuent beaucoup au fait que l’on n’a aucune peine à se croire sur un « viper » lancé dans le vide intersidéral à la poursuite des terribles Cylons ou à bord d’un vieux rafiot de combat fissuré mais luttant vaillamment pour sauver ce qui reste d’humanité.

Conclusion

Vous l’aurez compris, cette série est vraiment réservée aux amateurs de science-fiction « pure et dure » mais, si vous l’êtes, vous serez happé par elle comme on l’est par un trou noir. Quant à ceux qui sont (ou se croient) imperméables à ce genre, je ne peux rien faire pour eux si ce n’est leur redire qu’ils passent à côté de beaucoup de choses en s’interdisant par principe de regarder (ou de lire) de la science-fiction.  

vendredi 10 janvier 2014

REAL HUMANS - SAISON 1 : 1ers épisodes (2012-...)


Real humans est une série télévisée suédoise créée par Lars Lundström et diffusée en Suède depuis Janvier 2012. En France, elle a été diffusée sur Arte à partir du 4 avril 2013. Une 2ème saison est en cours de tournage, elle devrait être proposée en France en 2014. 

Synopsis

L'histoire se déroule en Suède dans une société où les robots (nommés "hubots") feraient partie de la vie quotidienne des habitants. D'apparence humaine, ils sont utilisés comme personnes de compagnie et aide-ménagère pour les personnes âgées, comme travailleurs dans les usines, etc. Dotés d'intelligence, certains développent aussi des sentiments. On les achète, comme on le ferait d'une voiture ou d'un bien de consommation quelconque, dans un "Hubot Market", sorte de supermarché de robots.

Un groupe de "hubots" fugitifs, emmenés par un humain, Leo, fait intrusion chez un groupe de personnes âgées pour se recharger. Les choses tournent mal et, au cours de l'affrontement, l'une des androïdes est tuée et son corps volé par des trafiquants. Pendant que Leo part à sa recherche, le reste de la troupe, conduite par une androïde, assassine les deux humains et continue sa route vers un refuge, celui d'une église dirigée par une femme pasteur qui, en partie parce qu'elle y est obligée, en partie par conviction, leur vient en aide et les cache dans son grenier.

Parallèlement, d'autres histoires se développent.

- Odi, le "hubot" à tout faire du vieux Lennart, étant tombé en panne, son gendre Hans le décide à acheter à la place un autre robot, plus adapté, selon lui. Il s'agira d'un robot-gouvernante, Vera. Mais Lennart, habitué à Odi, admet difficilement que Vera se mêle de sa vie, contrôle sa nourriture et ses occupations, comme le ferait une épouse revêche et plus très jeune. Par ailleurs, Lennart a secrètement conservé Odi,  auquel le rattache un sentiment quasi-filial, dans son garage car il a l'espoir de pouvoir le réparer et le faire repartir.

- Lorsqu'ils ont acheté Vera, le vendeur a offert à Hans, comme "geste commercial", une jolie « robotte » qu'ils nomment Anita. Or, Hans mais aussi son fils, un adolescent que les hormones travaillent, ne sont pas insensibles à la perfection physique d'Anita.

- Leurs voisins, Roger et Thérèse, ont aussi un hubot mâle, du nom de Rick. Suite à une crise de jalousie de Roger, Thérèse quitte son mari, en emmenant avec elle Rick et leur fils adolescent Kevin.

Mon opinion sur cette série

Connaissant mon goût pour la science-fiction, les lecteurs qui me suivent sur ce blog ne seront pas étonnés que j'aie été assidu devant cette nouvelle série. Ma première impression est mitigée. Le sujet est passionnant et préfigure un futur qui pourrait être beaucoup plus proche qu'on ne le pense. Les robots existent déjà et nous vivons avec mais, pour l'instant, ceux que nous côtoyons ne sont (heureusement) pas dotés de capacités cognitives ni d'intelligence. Or, une génération de robots humanoïdes qui intégrera ces facultés, si elle est pour l'immédiat confinée aux labos et relève encore de la science-fiction, fera bientôt partie de notre quotidien et nous devrons l'accepter. Les questions philosophiques ébauchées par la série se poseront alors avec acuité.

Ces deux premiers épisodes m'ont mis mal à l'aise, comme m'avait mis mal à l'aise le film de Spielberg, Intelligence artificielle ou, à moindre titre, Wall-E. L'être humain étant ce qu'il est, et traitant les autres règnes de la création avec le monstrueux mépris qui est le sien, surtout lorsque ses intérêts financiers priment sur tout le reste, nous avons intérêt à sérieusement réfléchir et imposer des règles d'éthique draconiennes en ce qui concerne l'utilisation des robots, si nous ne voulons pas nous voir confrontés à des dérives morales terribles comme celles qui sont abordées dans Real Humans. Si nous sautions cette étape, nous pourrions bien nous voir confrontés à l'un des scénarios adoptés dans plusieurs films de science-fiction, parmi lesquels les plus troublantes visions sont les versions évolutives des "terminator" de la terrifiante trilogie du même nom et de son passionnant prequel Les chroniques de Sarah Connor ou encore des Cylons mutants de Battlestar Galactica qui ont juré l'élimination de leurs "créateurs", les humains.    

Au-delà du thème, je voudrais aussi parler de l'étrange esthétique de cette série, avec ses tons pastels, son caractère anachronique, son choix délibéré d'une image où les contrastes ont été presque gommés, qui fait que l'on se demande en permanence qui sont les "real humans" et qui sont les robots.

En conclusion, malgré une réalisation bancale et des scenarii assez mal fagotés, des anachronismes (peut-être voulus) et une esthétique improbable, la série Real Humans mérite d'être suivie, surtout en raison des questions philosophiques qu'elle pose et devrait intéresser un public beaucoup plus large que celui qui s'intéresse généralement à la science-fiction.  


Distribution

Première saison

Ces personnages sont introduits dans la première saison. Plusieurs reprennent leur rôle dans la deuxième saison.

 Famille Engman

  • Pia Halvorsen (VF : Rafaèle Moutier) : Inger Engman, avocate du cabinet Jarméus & Schildt
  • Johan Paulsen (sv) (VF : Pierre Tessier) : Hans Engman
  • Kåre Hedebrant (en) (VF : Yoann Sover) : Tobias Engman (surnommé « Tobbe »), le fils puîné
  • Natalie Minnevik (sv) (VF : Karine Foviau) : Matilda Engman, la fille aînée
  • Aline Palmstierna (VF : Isabelle Volpe) : Sofia Engman, la benjamine
  • Sten Elfström (en) (VF : Vincent Violette) : Lennart Sollberg, le père d'Inger
  • Alexander Stocks (sv) (VF : Paolo Domingo) : Odi, hubot défectueux de Lennart
  • Anki Larsson (sv) (VF : Florence Huige) : Vera, hubot gériatrique de Lennart

>   Enfants de David

  • Andreas Wilson (VF : Thomas Roditi) : Leo Eischer
  • Lisette Pagler (VF : Cécile Marmorat) : Mimi, également appelée Anita à son arrivée dans la famille Engman, clone de Jun Moon
  • Marie Robertson (VF : Laurence Sacquet) : Beatrice (appelée familièrement « Bea ») Novak, femme policière. Clone de Beatrice Eischer, l'épouse de David et la mère de Leo
  • Eva Röse (VF : Gaëlle Savary) : Niska
  • David Lenneman (VF : Raphaël Cohen) : Fred
  • André Sjöberg (en) (VF : Jérôme Berthoud) : Gordon, modèle masculin d'Hubotron 400 twinX de la marque Miyakki (gamme "nanny-technologie")
  • Josephine Alhanko (VF : Fily Keita) : Flash / Florentine Adam, modèle féminin d'Hubotron 400 twinX de la marque Miyakki (gamme "nanny-technologie")
  • Christopher Wagelin (VF : Adrien Solis) : Max
  • Saunet Sparell (sv) (VF : Alice Taurand) : Marylyn
  • Romeo Altera : Leo à 10 ans

>  100 % Humains
  • Leif Andrée (VF : Paul Borne) : Roger Larsson, voisin des Engman
  • Jimmy Lindström (sv) (VF : Guillaume Lebon) : Malte Koljonen, le postier ami de Roger
  • Fredrik Silbersky (VF : Gabriel Bismuth-Bienaimé) : Kevin, fils adoptif de Roger

Personnages récurrents

  • Camilla Larsson (sv) (VF : Marie-Laure Dougnac) : Therese, mère de Kevin
  • Johannes Bah Kuhnke (sv) (VF : Jonathan Amram) : Rick, hubot de Therese
  • Peter Carlberg (en) : Carl Liljesten, membre de l'agence de renseignements
  • Thomas W. Gabrielsson (en) (VF : Bernard Bollet) : David Eischer, père de Leo
  • Ola Wahlström (VF : Philippe Catoire) : Ove Holm, le policier coéquipier de Bea
  • Anna Sise (sv) (VF : Laurence Dourlens) : Pilar, amie de Therese
  • Shebly Niavarani (en) (VF : Éric Legrand) : Henning Schildt, supérieur hiérarchique d’Inger
  • Måns Nathanaelson (en) (VF : Jérôme Rebbot) : Jonas Boberg, directeur du Hubot Market. Puis dans la 2e saison, propriétaire d'Hub Battle Land
  • Peter Viitanen (sv) (VF : Sébastien Desjours) : Silas, trafiquant de hubots et souteneur
  • Jonas Malmsjö (en) (VF : Jérôme Rebbot) : Luther, hubot et bras droit de Silas



IA, INTELLIGENCE ARTIFICIELLE DE Steven SPIELBERG (2001)


Intelligence artificielle, est un film américain de science-fiction réalisé par Steven Spielberg et sorti en 2001. Ce film est adapté d'une nouvelle de l'auteur américain de science-fiction de Brian Aldiss : "Les supertoys durent tout l'été" (Supertoys Last All Summer Long) Dans les années 70 déjà, Stanley Kubrick avait envisagé de réaliser un film sur ce sujet et avait même commencé à travailler sur un scénario.

Synopsis

Dans un monde futuriste, les humains ont créé des robots, non seulement pour les aider dans les tâches ménagères ou dangereuses, mais aussi (et c'est là que le bât blesse), pour satisfaire à tous leurs besoins ou plutôt à leurs caprices.

C'est ainsi que le couple Swintonen, en attendant que leur vrai fils de 10 ans, Martin, placé en coma artificiel dans l'attente d'un traitement pour la maladie dont il souffre, leur soit rendu, adoptent David (Haley Joel Osment), un fils de remplacement robotique. David, robot prototype, a été doté par ses créateurs, la société Cybertronics, d'intelligence et de sentiments et, tout en sachant qu'il est un robot, David se considère comme un petit garçon.

Lorsque Martin, guéri, revient dans sa famille, il n'accepte pas de partager avec David l'amour de ses parents et il fait tout pour les convaincre que David est dangereux pour lui. Ceux-ci décident alors de se séparer de David en l'abandonnant dans la forêt comme ils le feraient pour un chien acheté en animalerie dont on se serait lassé.

Là se passe l'épisode le plus pénible du film : David et son ours en peluche, Teddy, un robot lui aussi, sont capturés pour être jetés dans une sorte d'arène digne des jeux du cirque de la décadence romaine où des spectateurs humains prennent plaisir à voir détruire des robots. On a beau savoir qu'il s'agit de machines, le spectacle de la barbarie déchaînée est insupportable. David, de par son extraordinaire ressemblance avec un enfant humain, et grâce à un émouvant plaidoyer qui nous tire les larmes, est épargné par ses tortionnaires et parvient à s'enfuir. Il est aidé dans sa fuite par Gigolo Joe (Jude Law), un robot adulte programmé pour être un prostitué homme. Une fois que Gigolo Joe a été arrêté par la police, David se retrouve seul à nouveau.

Mon opinion sur ce film 

Si je parle de ce film, c'est parce qu'il est repassé plusieurs fois à la télévision mais, l'ayant vu, je ne souhaitais surtout pas le revoir tant il m'avait traumatisé.

Au-delà d'un film de science-fiction, ce film dérangeant va bien au-delà en abordant la cruauté dont sont capables les êtres humains par égoïsme et le racisme qui naît toujours de la bêtise et de l'incompréhension entre les êtres.

Je déconseillerais ce film à toute âme sensible car il m'a personnellement laissé un sentiment très négatif par l'absolu désespoir qu'il dégage y compris, à la fin où David, ayant survécu à l'humanité, mais toujours à la recherche de l'amour de sa mère adoptive, obtient qu'elle revienne brièvement à la vie pour revivre avec elle la plus belle journée de sa vie.

On comprendra mieux en visionnant l'interview de Brian Aldiss, l'auteur anglais de SF dont est tiré le film, pourquoi cette réalisation n'est pas une complète réussite.  

Je ne mettrai pas de note à ce film, non parce qu'il est mauvais (bien au contraire) mais parce que j'en suis incapable. Spielberg n'est pas un débutant et, avec ce film, il tape fort et réussit son pari : nous toucher et nous émouvoir. Par certains côtés, ce film rappelle E.T., alors que là, il ne s'agit pas d'un extraterrestre égaré dans notre monde et confronté à la bêtise et à la peur des humains, mais à un robot créé par les humains et qui, rejeté par eux, n'a nulle part où aller. On retrouve aussi cette idée dans Wall-E, le dessin animé Pixar, dans lequel un petit robot nettoyeur, dernier de son espèce, est abandonné sur Terre. Plus récemment, Arte nous a donné à voir une fiction encore plus dérangeante où les robots humanoïdes vivent parmi les hommes avec toutes les dérives que cela entraîne. 

Film intéressant mais très dérangeant. A ne (surtout) pas regarder avec un public de jeunes enfants.