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lundi 19 mars 2018

SEUL SUR MARS film de science-fiction de Ridley SCOTT (USA-2015)



Seul sur Mars (Titre original : The Martian) est un film de science-fiction américain réalisé par Ridley Scott, sorti en 2015. Le film est basé sur le roman de science-fiction du même nom de l'auteur américain Andy Weir.

Résumé

L’action est censée se dérouler en 2035. Les six membres de la mission américaine Ares III sont occupés à prélever des échantillons de Mars lorsqu’une violente tempête se lève, les obligeant à redécoller en urgence, en abandonnant à son sort l'un des leurs, Mark Warney (Matt Damon), qu’ils croient mort.

Mais Mark, qui bien que grièvement blessé, a survécu et a réussi à regagner la base. Il découvre qu’il a été abandonné par ses camarades et qu'il n'a plus aucun moyen de communiquer ni avec l’Arès ni avec la Terre. Il dispose cependant de ressources en nourriture et en eau mais ses calculs lui montrent que, malgré l’absence de ses camarades, elles ne pourront lui permettre de survivre jusqu'à l'arrivée de la prochaine mission habitée sur Mars, Ares IV, prévue dans quatre ans. 

Comme il est botaniste, il a l'idée de cultiver les pommes de terre en aménageant une serre à l'intérieur de la base afin de prolonger suffisamment son stock de nourriture.

Deux mois plus tard, les ingénieurs de la NASA comprennent, en analysant les images de Mars, que Watney a miraculeusement survécu. Warney parvient à communiquer avec la Terre en utilisant l'émetteur de la sonde spatiale Pathfinder, abandonnée sur Mars depuis 1997. 

Après la destruction par une nouvelle tempête de la serre aux pommes de terre, la NASA décide de lancer une mission de ravitaillement qui échoue, puis de tenter le tout pour le tout en montant une expédition risquée de sauvetage qui obligera l’équipage d’Ares III de prolonger son séjour dans l’espace. 

Après l’échec de la mission de ravitaillement, la NASA n’étant plus en mesure d’utiliser un nouveau lanceur, c’est l'agence spatiale chinoise CNSA qui met à sa disposition un nouveau lanceur.

En fin de compte, Watney sera récupéré in-extremis par Arès III.

Après son retour sur Terre, on le voit donner des cours aux futurs candidats astronautes.  

Mon opinion sur ce film

Je n’avais pas vu ce film lors de sa sortie au cinéma et je l’ai découvert lors de sa diffusion sur TF le 18 mars 2018. Ce n’est pas une réussite. Long (141 minutes), lent, basé sur un scenario alambiqué, bourré de notions d’astrophysique (réelles ou inventées) pas forcément accessibles à tous, mai surtout de tellement d’invraisemblances grossières, que le film perd toute chance de convaincre même un public peu critique. Sans entrer dans les détails techniques, on tiquera forcément sur le colmatage de l’habitat par une simple bâche en plastique renforcée de ruban adhésif, les mouvements des acteurs beaucoup trop rapides pour une pesanteur trois fois plus faible que sur Terre, ou tout bêtement, le fait de faire pousser des pommes de terre non germées (dont on se demande en outre ce qu’elles pouvaient bien faire dans les réserves d'une station sur Mars !) On en vient à préférer les parties qui se passent sur terre, beaucoup plus réalistes et intéressantes, que les parties sur Mars ou dans l’espace, ce qui est un comble pour un film de ce genre.     

vendredi 19 janvier 2018

TOUT L'ARGENT DU MONDE de Ridley SCOTT (USA-2017)



Tout l'argent du monde (All the Money in the World) est un thriller américain réalisé par Ridley Scott, d’après un scenario de David Scarpa, sorti en 2017. Le film s’inspire de l'histoire vraie du kidnapping de John Paul Getty III, survenu à Rome en 1973.

Résumé

En 1973, à Rome, John Paul Getty III, petit-fils du magnat du pétrole J. Paul Getty, âgé de 16 ans (Charlie Plummer), est kidnappé par la mafia calabraise qui exige pour sa libération une rançon exorbitante de 17 millions de dollars mais Paul Getty (Christopher Plummer), « l’homme le plus riche du monde », refuse de payer malgré son immense fortune.

Abigail ‘Gail ‘ Harris, la mère du garçon enlevé (Michelle Williams), va alors s'allier avec un ancien agent de la CIA, Fletcher Chase (Mark Wahlberg) pour tenter de sauver son fils. Ils vont ainsi essayer de réunir de leur côté la somme demandée par les ravisseurs.

Pour obliger la famille à payer la rançon, les kidnappeurs mutilent le garçon et envoient une oreille coupée et une boucle des cheveux de leur otage à un journal italien comme avertissement... Devant les images insoutenables que publie la presse italienne, le grand-père cède enfin et débloque la rançon, non sans avoir posé des conditions.

Au moment du paiement de la rançon et alors que les malfaiteurs avaient décidé de tuer leur otage, l’un des kidnappeurs, Cinquanta (Romain Duris, épatant), qui l’avait pris en amitié, l’aide à s’enfuir.
La nuit de la libération de Paul Getty III, le vieux Getty décède seul dans son manoir anglais, serrant contre lui une Vierge à l’Enfant, un tableau de la Renaissance qu’il venait d’acquérir plusieurs millions de dollars alors qu’il refusait obstinément de payer la rançon de son petit-fils.  
Par un retournement de l’histoire, après le décès de Paul Getty, c’est sa belle-fille qui gèrera pour le compte des ses enfants mineurs la gigantesque fortune de son beau-père.  Les œuvres d’art accumulées pendant sa vie alimenteront ensuite la Fondation J.P. Getty, l’une des plus importantes collections privées du monde.

Autour du film  

A l’origine, le rôle de J.P. Getty devait être confié à Kevin Spacey, mais, à l'automne 2017, alors que le film est en phase de postproduction, ce dernier fait l'objet de nombreuses accusations d'agression et de harcèlement sexuels en parallèle de l'affaire Harvey Weinstein. Le 9 novembre 2017, alors que la sortie du film est prévue un mois et demi plus tard, Ridley Scott annonce qu'il va retourner toutes les scènes dans lesquelles apparait Kevin Spacey, en le remplaçant par Christopher Plummer.

« Lorsque nous avons été informés de ces terribles allégations, six semaines seulement avant la date de sortie prévue pour le film, il nous a semblé impensable de faire comme si de rien n'était. Nous ne pouvions décemment pas faire fi de ces accusations. Lorsque Ridley et moi avons pris la décision de réattribuer le rôle à Christopher Plummer, nous avons pu compter sur le soutien total des acteurs et de l'équipe. Nous ne les remercierons jamais assez pour leur engagement sans faille tout au long du processus. » Dan Friedkin, producteur du film.

Mon opinion sur ce film


J’ai hésité à aller voir ce film car je craignais des scènes de violence (en particulier la scène de l’amputation de l’oreille du jeune otage). Mais le film vaut vraiment d’être vu. Les acteurs principaux, que ce soit Michelle Williams, dans le rôle de la mère-courage, Christopher Plummer, dans celui du vieux et odieux Getty, de Mark Wahlberg, dans celui de l’agent de la CIA, de Charlie Plummer, dans celui du jeune J.P. Getty III, et même de Romain Duris, dans celui du bandit au grand cœur, sont remarquables. Le scenario tient le spectateur en haleine de la 1ère à la dernière image. Les images sont magnifiques. Par son ambiance très sombre, le film dépasse le simple fait divers et en fait un thriller réaliste.

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jeudi 21 mai 2015

BLADE RUNNER film de Ridley Scott (USA-1982)


Blade runner, film de science-fiction américain de Ridley Scott sorti en 1982 avec Harrison Ford. Le film est inspiré d'une nouvelle de Philip K. Dick "Do androids dream of electric sheep?" (Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques?). Cet auteur a inspiré un grand nombre de films de science-fiction (Total record, Minority report, etc.) Philip K. Dick est décédé d'une défaillance cardiaque qui faisait suite à un AVC en mars 1982, peu de temps avant la sortie du film qui lui est dédié.

Synopsis

Le film se déroule à Los Angeles en 2019. Une entreprise multinationale, la Tyrell Corporation, dirigée par Eldon Tyrell, a produit des robots humanoïdes, les réplicants, pour remplacer l'homme dans les tâches dangereuses ou subalternes dans les colonies spatiales. Ces robots, génétiquement conçus, ressemblent en tout point à des êtres humains, la seule manière que l'on ait pour les identifier étant une batterie de tests destinés à découvrir s'ils manifestent ou pas des émotions. Leur durée de vie a été limitée à 4 ans pour qu'ils ne puissent pas développer ces émotions et trop se rapprocher des êtres humains.

Suite à une révolte des réplicants, leur utilisation sur Terre a été interdite. Tout réplicant revenant sur notre planète y est impitoyablement pourchassé et annihilé ("retired", autrement dit "mis à la retraite" en anglais) par un corps spécial de policiers appelé les Blade runner.

L'intrigue se concentre sur quatre réplicants, trois d'entre eux, emmenés par Roy Batty, qui a été conçu pour être un combattant, sont violents et décidés à tout pour survivre. Leur retour sur Terre a pour but d'apprendre de leur créateur le secret de la limitation de leur durée de vie et la prolonger par tous les moyens. Roy est accompagné de Pris, sa petite amie, un dangereux mélange d'acrobate et de soldat et de Leon, son homme à tout faire. Un 4ème personnage, Rachel, la secrétaire d'Eldon Tyrell, est, elle aussi une réplicante de dernière génération, mais elle l’ignore et se croit humaine.

Les Blade runner ayant échoué à trouver les réplicants qui se sont introduits sur Terre, le chef de la police va chercher dans sa retraite, un ex-Blade runner, Rick Deckart (Harrison Ford) qui est devenu détective privé. Il se lance à la recherche de Roy et le troisième tiers du film est consacré à leur affrontement. Rick ne doit de survivre qu’à l’aide de Rachel dont il est tombé amoureux et qui, bien qu’elle soit une réplicante, intervient pour le sauver.

Mon opinion sur ce film

Ce film, très en avance sur son temps, est  considéré comme culte. Je ne l'avais encore jamais vu malgré mon goût pour la science-fiction et sa notoriété : Blade runner est en effet  considéré par les spécialistes comme un archétype des films de SF, ce qui l'a fait choisir, en 1993, par le National Film Registry pour figurer dans les collections de la Bibliothèque du Congrès (équivalent de notre Bibliothèque Nationale) "pour son importance culturelle, esthétique ou historique." En 1997, The American Film Institute l’a aussi classé comme le 97ème "plus grand film américain de tous les temps" sur une liste de 100. Sa popularité a aussi fait qu'il a été parmi l'un des premiers films à être enregistrés sur DVD. Une édition, appelée "Final Cut" a été éditée en 2007 pour le 25ème anniversaire de sa sortie en salles.

L'esthétique particulièrement décadente et sombre donne au film une atmosphère oppressante que l'on retrouvera dans plusieurs réalisations ou productions de Ridley Scott et de son frère cadet Tony.
Mais, à part ça, les scènes d'action et, en particulier l'affrontement entre Roy et Rick m'ont paru interminables et inutilement violentes.

Mon classement

 Malgré tout mon intérêt pour la science-fiction, ce film m'a paru ne pas mériter toutes les louanges dont on l'a entouré.

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mercredi 15 avril 2015

PROMETHEUS de Ridley SCOTT (USA-2012)


Prometheus est un film de science-fiction américain en 3 D, réalisé par Ridley Scott et sorti en mai 2012. 

Synopsis

Ridley Scott avait, depuis longtemps, déclaré vouloir écrire un prequel à Alien, réalisé en 1979. Tout en faisant référence de manière assez confuse (en particulier à l'extrême fin du film) à cette œuvre mythique pour des millions de spectateurs, Prometheus s'en écarte avec l'ambition de créer sa propre mythologie.

L'histoire commence en 2089 avec la découverte par des archéologues, Elisabeth Shaw (Noomi Rapace) et Charlie Holloway (Logan Marshall-Green), dans une grotte de l'île de Skye en Ecosse, de signes d'une civilisation extraterrestre.

Les deux archéologues sont convaincus que les signes trouvés indiquent la direction d'une planète située au-delà du système solaire d'où est originaire une espèce d'extraterrestres très évolués qu'ils appellent "les ingénieurs". Selon eux, ils seraient les créateurs de l'humanité. Ils convainquent une puissante société, la Weyland Corporation, de monter une expédition pour se rendre sur cette planète très éloignée de la Terre. Le voyage doit durer deux ans et se fera en état de vie suspendue, le vaisseau étant, pendant ce temps, sous le contrôle d'un robot humanoïde, David (Michael Fassbender). 

Lorsque le Prometheus parvient au terme de son voyage, David réveille l'équipage et l'assiste pendant ce pénible processus.

Dès la première réunion de débriefing, les tensions apparaissent. Après que Peter Weyland, le grand patron de Weyland Corporation, un homme en fin de vie, ait  exposé, lors d'une projection holographique (il est censé être mort lors du départ de l'expédition), les objectifs de la mission à l'équipe, le véritable chef se révèle être Meredith Vickers (Charlize Theron). Cette dernière, une femme froide et autoritaire, s'empresse de contredire les objectifs exposés par le patron. Quant aux deux archéologues qui sont à l'origine de la mission, leurs objectifs sont purement scientifiques : rencontrer ceux qu'ils appellent "les ingénieurs". Le reste de l'équipe est composé de mercenaires, du commandant du vaisseau, le capitaine Janek et de son équipage, et de quelques scientifiques. En fait, chacun a l'air de poursuivre son propre but, ce qui, dès l'abord, augure bien mal pour la réussite d'une mission aux enjeux aussi importants.

Mais on n'en a pas fini avec les intérêts particuliers des uns et des autres car, pendant le voyage, on fait connaissance avec le robot, David, et ce qu'on découvre sur lui nous met mal à l'aise : en effet, David est un robot évolué qui a ses propres sentiments et développe ses propres goûts (en particulier pour le cinéma!) et on sent que lui aussi poursuit des buts particuliers qui n'apparaissent pas clairement. Je sais que, personnellement, j'aurais eu une certaine réticence à mettre ma vie entre ses mains. Pourtant, tout se passe bien jusqu'à l'arrivée. David effectue sa tâche avec professionnalisme et le vaisseau atterrit sans encombre sur la planète qui est le but de la mission.

A son arrivée sur la planète des "ingénieurs", l'équipage découvre des infrastructures qui confirment l'existence d'une civilisation technologiquement développée : des routes rectilignes mènent à une gigantesque structure artificielle que les protagonistes désignent sous le nom de "pyramide" bien qu'elle ait plutôt la forme d'un dôme. L'atmosphère de la planète n'est pas respirable pour les humains mais, une fois à l'intérieur de la "pyramide", un inextricable complexe de couloirs et de salles, les cosmonautes s'aperçoivent qu'ils peuvent enlever leurs casques car l'air y est respirable. Au cours de leur exploration, ils doivent se rendre à l'évidence : ceux qu'ils pensaient rencontrer sont morts. Les salles et les tunnels sont jonchés de monceaux de cadavres de géants aux caractéristiques non-humaines. Dans une salle, ils découvrent une tête humaine géante et inquiétante (celle de l'affiche), entourée de milliers de ce qui semble être des urnes funéraires. Devant ces découvertes inattendues, deux des membres de l'équipe prennent peur et décident de retourner seuls au vaisseau, mais ils se perdent dans les méandres de la "pyramide". Le robot David, lui, s'est écarté du groupe et semble poursuivre un but précis : il pénètre dans une salle circulaire qui évoque un centre de contrôle dans lequel un corps humanoïde, en état de vie suspendu, est enfermé dans une sorte de sarcophage. En appuyant sur des symboles qu'il semble connaître, David active un processus holographique montrant un système solaire où flotte une planète : la nôtre.

Une tempête de sable oblige les explorateurs à regagner d'urgence l'abri du Prométheus.  A leur arrivée, ils s'aperçoivent que les compagnons qu'ils croyaient les avoir devancés se sont perdus dans les méandres de la pyramide dont ils sont devenus prisonniers. La tempête empêche d'aller les secourir.

Avec elle, le professeur Shaw rapporte au vaisseau une des têtes extraterrestres découverte dans la pyramide. David, lui aussi, a rapporté en cachette une minuscule capsule extraite de l'une des urnes. L'équipe de scientifiques analyse la tête rapportée : il s'avère qu'elle est composée de deux parties, la partie externe n'étant qu'un casque qui renferme une tête parfaitement humaine. Soumis à des tests, celle-ci semble reprendre vie puis explose. Pendant ce temps, on voit David proposer une boisson à Charly Holloway, dans laquelle il a subrepticement glissé la mystérieuse capsule. Charly, n'ayant aucune raison de se méfier de David, boit le verre. Peu après, il fait l'amour avec Elisabeth Shaw, avec qui il est amant. Au réveil, on découvre qu'il a été infecté par la capsule absorbée avec sa boisson et que sa santé se détériore très vite. 

Pendant ce temps, les deux membres de l'équipe restés dans la pyramide sont tués par une créature reptilienne.

Toujours sur le vaisseau, Elisabeth Shaw est prise de malaises et il s'avère qu'elle est enceinte de plusieurs mois. Les examens révèlent que la créature qu'elle héberge n'est pas humaine et, échappant aux mains de David qui voudrait qu'elle mène cette grossesse monstrueuse à terme, elle utilise l'équipement chirurgical sophistiqué du bord pour pratiquer sur elle-même une césarienne et extraire la créature qui ressemble à un poulpe.

On découvre aussi que Peter Weyland, que l'on croyait mort, vit sur le vaisseau et poursuit ses propres objectifs : découvrir le secret des "ingénieurs" pour pouvoir combattre la mort qui l'attend. David, qu'il a créé à cet effet, lui est entièrement dévoué et est son assistant secret. Il équipe Peter Weyland d'un scaphandre qui doit lui permettre de se rendre dans la pyramide et le centre de contrôle découvert par le robot.

Malgré ce qu'elle vient de subir, Elisabeth Shaw et Holloway, de plus en plus malade, participent aussi à l'expédition. De retour dans la pyramide, ils découvrent les corps sans vie de leurs deux collègues : leurs scaphandres ont été lacérés et leurs casques détruits. Puis, David amène toute l'équipe dans le "Centre de contrôle" qu'il a découvert et, avant que quiconque n’ait pu s'y opposer, il active le sarcophage. L'humanoïde se réveille, tue le vieux Weyland et massacre plusieurs membres de l'équipe, dont David. Les autres parviennent à s'enfuir. Au moment où ils se présentent devant le Prometheus, Vickers leur refuse l'entrée et tue Holloway au lance-flammes pour éviter que la contamination ne se propage au vaisseau.

Pendant ce temps, le pilote alien a pris place dans ce qui ressemble à un fauteuil et il active la pyramide. Shaw comprend in extremis que ce qu’ils ont pris pour un mausolée est en fait un gigantesque vaisseau extraterrestre programmé pour se rendre sur Terre et détruire l'humanité. Alors que le processus de décollage est enclenché, elle convainc le capitaine Janek et son équipage de se sacrifier en lançant le Prometheus contre le vaisseau extraterrestre afin d'empêcher son décollage. Avant cela, Janek éjecte Meredith Vickers dans une capsule de survie. Les seuls membres encore en vie de l'équipe terrienne sont alors Shaw, Vickers et la tête de David, détachée de son tronc, qui continue cependant à donner des instructions à Elisabeth Shaw. Peu après que l'explosion ait détruit le vaisseau extraterrestre, celui-ci retombe en morceaux sur la planète, l'un des débris tuant Vickers. Il ne reste plus désormais que Shaw et la tête de David. Shaw, à court d'oxygène, se réfugie dans les débris de la capsule de survie mais elle y est attaquée par le pilote alien qui a miraculeusement survécu uniquement pour être confronté au monstre mis au monde par Shaw lors de son accouchement. La tempête retombée, l'équipe, composée des archéologues, de David et de Peter Weyland, retourne à la pyramide. Ils découvrent que leurs compagnons sont morts. La santé de Holloway s'étant dramatiquement détériorée, ils retournent au vaisseau mais Meredith Vickers, armée d'un lance-flammes, lui en interdit l'accès et le détruit comme elle l'aurait fait d'un insecte dangereux. Comme ils ne peuvent regagner la terre, la tête de David se fait forte de conduire Shaw, en utilisant l'un des nombreux autres vaisseaux aliens encore enfouis sur la planète pour retrouver les "ingénieurs".

Lors de la dernière image du film, on voit apparaître, jaillissant de l'écran grâce à la 3D, la créature d'Alien, piteuse tentative du réalisateur pour nous rappeler ce lointain héritage.    
 
Mon opinion sur ce film

Bien que passionné de science-fiction, je ne suis pas fan de films où les extraterrestres sont dépeints comme des monstres abjects armés de griffes et de crocs dégoulinant de bave uniquement préoccupés de détruire l'espèce humaine. J'ai beaucoup hésité à aller voir ce film et c'est après avoir lu plusieurs critiques pro et contre que je me suis décidé. Je n'ai pas regretté pour les effets 3D qui sont vraiment stupéfiants. Quant au contenu lui-même du film, je suis beaucoup plus circonspect. Je ne veux pas faire la liste de toutes les invraisemblances constatées, à commencer par le début où l'on reconnaît, dans les peintures rupestres découvertes dans la grotte de l'île de Skye, une vague évocation de notre grotte Chauvet ardéchoise. En outre, le comportement des archéologues est bien peu scientifique du début à la fin du film: quand on connaît les précautions invraisemblables que prennent de nos jours les archéologues pour ne pas contaminer le site de leur étude (on peut imaginer qu'en 2089, ces précautions seront encore plus draconiennes), on a du mal à les prendre au sérieux. Idem pour l'ensemble de l'expédition. Une telle mission, montée avec une équipe aussi disparate, des objectifs aussi différents entre les membres de l'expédition, n'avait pas la moindre chance d'aboutir. Quant à leur arrivée sur cette planète inconnue, leur confrontation avec une civilisation aussi différente de la nôtre, elle aurait dû les inciter à une prudence extrême. Or, leur première réaction en arrivant à l'intérieur de la structure alien, et bien qu'ayant constaté qu'elle renferme des milliers de cadavres, est d'ôter leur casque ( !), comme si seul l'oxygène était important !!! C'est de la folie pure totalement contraire à toute démarche scientifique. Je m'arrêterai là.

Quant au propos "philosophique" du film, j'ai déjà dit plus haut ce que j'en pensais. Sans vouloir faire systématiquement des "petits hommes verts" de joyeux drilles (en fait, tout en étant convaincu qu'on ne peut pas être seuls dans l'univers, je ne sais pas, pas plus que personne au monde, si les aliens nous sont favorables ou pas). Mon espoir est qu'ils soient moins agressifs, moins mauvais, moins destructeurs que ne l’est l’humanité. D’autre part, je suis convaincu que, si une espèce mille fois techniquement plus développée que la nôtre était à l'origine de la vie sur Terre, elle n'aurait aucun intérêt à détruire ce qu'elle a créé, à moins que, par nos agissements, nous ne représentions pour elle une menace. C'est généralement ce qui se passe : lorsqu’une espèce en attaque une autre, c’est soit pour se nourrir, soit pour se défendre. Seul l'être humain agresse délibérément une autre espèce (voire la sienne). Seul l'être humain est capable de faire le mal gratuitement.

Alors faire des aliens d'horribles monstres assoiffés de carnage est une attitude tellement convenue et infantile qu'elle m'est insupportable.


Et ce n'est pas tout : le propos du réalisateur est brouillé. Qui sont ces "ingénieurs", qui sont les corps enfermés dans les monstrueux scaphandres dans la pyramide, que vient faire le calmar dans le ventre de l'archéologue, pourquoi s'en prend-il à l'alien dans la capsule de survie, quel but poursuit le robot David ? Et, last but not least, que vient faire la créature monstrueuse sortant de l'écran à le toute fin du film si ce n'est pour donner au spectateur un ultime frisson d'horreur. Tout cela n'est pas sérieux et même parfaitement ridicule et, tout en sachant qu'il s'agissait d'un film de divertissement à grand spectacle, je m'attendais à mieux. A côté de ce film, Avatar, de James Cameron, est un chef d'œuvre de poésie et d'intelligence que je regrette de ne pas avoir vu en 3D. Mais même des séries à bien petit budget comme The Event ou V sont, en ce qui me concerne, préférables à une idiotie pareille.