Ce blog est consacré au cinéma et aux séries TV. J'y traite principalement des films et des séries que j'aime mais je me réserve aussi le droit d'en critiquer certains.
Seul sur Mars (Titre
original : The Martian) est un
film de science-fiction américain réalisé par Ridley Scott, sorti en 2015. Le film est basé sur le roman de
science-fiction du même nom de l'auteur américain Andy Weir.
Résumé
L’action est censée se dérouler
en 2035. Les six membres de la mission américaine Ares III sont occupés à
prélever des échantillons de Mars lorsqu’une violente tempête se lève, les
obligeant à redécoller en urgence, en abandonnant à son sort l'un des leurs, Mark Warney (Matt Damon), qu’ils croient
mort.
Mais Mark, qui bien que
grièvement blessé, a survécu et a réussi à regagner la base. Il découvre qu’il a été abandonné par ses camarades et qu'il n'a plus aucun moyen de communiquer ni avec l’Arès ni
avec la Terre. Il dispose cependant de ressources en nourriture et en eau mais
ses calculs lui montrent que, malgré l’absence de ses camarades, elles ne
pourront lui permettre de survivre jusqu'à l'arrivée de la prochaine mission habitée
sur Mars, Ares IV, prévue dans quatre ans.
Comme il est botaniste, il a l'idée de
cultiver les pommes de terre en aménageant une serre à l'intérieur de la base afin de prolonger suffisamment son stock de nourriture.
Deux mois plus tard, les
ingénieurs de la NASA comprennent, en analysant les images de Mars, que Watney a
miraculeusement survécu. Warney parvient à communiquer avec la Terre en utilisant l'émetteur de la sonde spatiale Pathfinder, abandonnée sur Mars depuis 1997.
Après la destruction par une
nouvelle tempête de la serre aux pommes de terre, la NASA décide de lancer une mission de ravitaillement qui
échoue, puis de tenter le tout pour le tout en montant une expédition risquée de sauvetage qui obligera l’équipage
d’Ares III de prolonger son séjour dans l’espace.
Après l’échec de la mission
de ravitaillement, la NASA n’étant plus en mesure d’utiliser un nouveau
lanceur, c’est l'agence spatiale chinoise CNSA qui met à sa disposition un
nouveau lanceur.
En fin de compte, Watney sera
récupéré in-extremis par Arès III.
Après son retour sur Terre, on le voit donner des cours aux futurs candidats astronautes.
Mon opinion sur ce film
Je n’avais pas vu ce film lors de
sa sortie au cinéma et je l’ai découvert lors de sa diffusion sur TF le 18 mars
2018. Ce n’est pas une réussite. Long (141 minutes), lent, basé sur un scenario
alambiqué, bourré de notions d’astrophysique (réelles ou inventées) pas
forcément accessibles à tous, mai surtout de tellement d’invraisemblances grossières, que le film perd toute chance de convaincre même un public peu critique. Sans entrer dans les détails techniques, on
tiquera forcément sur le colmatage de l’habitat par une simple bâche en
plastique renforcée de ruban adhésif, les mouvements des acteurs beaucoup trop
rapides pour une pesanteur trois fois plus faible que sur
Terre, ou tout bêtement, le fait de faire pousser des pommes de terre non
germées (dont on se demande en outre ce qu’elles pouvaient bien faire dans les réserves d'une station sur Mars !) On en vient à préférer les parties qui se passent sur
terre, beaucoup plus réalistes et intéressantes, que les parties sur Mars ou
dans l’espace, ce qui est un comble pour un film de ce genre.
Tout l'argent du monde (All the Money in the World) est un
thriller américain réalisé par Ridley
Scott, d’après un scenario de David
Scarpa, sorti en 2017. Le film s’inspire de l'histoire vraie du kidnapping
de John Paul Getty III, survenu à Rome en 1973.
Résumé
En 1973, à Rome, John Paul Getty
III, petit-fils du magnat du pétrole J. Paul Getty, âgé de 16 ans (Charlie Plummer), est kidnappé par la
mafia calabraise qui exige pour sa libération une rançon exorbitante de 17
millions de dollars mais Paul Getty (Christopher
Plummer), « l’homme le plus riche du monde », refuse de payer
malgré son immense fortune.
Abigail ‘Gail ‘ Harris, la
mère du garçon enlevé (Michelle Williams),
va alors s'allier avec un ancien agent de la CIA, Fletcher Chase (Mark Wahlberg) pour tenter de sauver
son fils. Ils vont ainsi essayer de réunir de leur côté la somme demandée par
les ravisseurs.
Pour obliger la famille à payer
la rançon, les kidnappeurs mutilent le garçon et envoient une oreille coupée et
une boucle des cheveux de leur otage à un journal italien comme
avertissement... Devant les images insoutenables que publie la presse
italienne, le grand-père cède enfin et débloque la rançon, non sans avoir posé
des conditions.
Au moment du paiement de la
rançon et alors que les malfaiteurs avaient décidé de tuer leur otage, l’un des
kidnappeurs, Cinquanta (Romain Duris,
épatant), qui l’avait pris en amitié, l’aide à s’enfuir.
La nuit de la libération de Paul
Getty III, le vieux Getty décède seul dans son manoir anglais, serrant contre
lui une Vierge à l’Enfant, un tableau de la Renaissance qu’il venait d’acquérir
plusieurs millions de dollars alors qu’il refusait obstinément de payer la
rançon de son petit-fils.
Par un retournement de l’histoire,
après le décès de Paul Getty, c’est sa belle-fille qui gèrera pour le compte
des ses enfants mineurs la gigantesque fortune de son beau-père. Les œuvres d’art accumulées pendant sa vie
alimenteront ensuite la Fondation J.P. Getty, l’une des plus importantes
collections privées du monde.
Autour du film
A l’origine, le rôle de J.P.
Getty devait être confié à Kevin Spacey,
mais, à l'automne 2017, alors que le film est en phase de postproduction, ce
dernier fait l'objet de nombreuses accusations d'agression et de harcèlement
sexuels en parallèle de l'affaire Harvey Weinstein. Le 9 novembre 2017, alors
que la sortie du film est prévue un mois et demi plus tard, Ridley Scott
annonce qu'il va retourner toutes les scènes dans lesquelles apparait Kevin Spacey, en le remplaçant par Christopher Plummer.
« Lorsque nous avons été informés
de ces terribles allégations, six semaines seulement avant la date de sortie
prévue pour le film, il nous a semblé impensable de faire comme si de rien
n'était. Nous ne pouvions décemment pas faire fi de ces accusations. Lorsque
Ridley et moi avons pris la décision de réattribuer le rôle à Christopher Plummer,
nous avons pu compter sur le soutien total des acteurs et de l'équipe. Nous ne
les remercierons jamais assez pour leur engagement sans faille tout au long du
processus. » Dan Friedkin,
producteur du film.
Mon opinion sur ce film
J’ai hésité à aller voir ce film
car je craignais des scènes de violence (en particulier la scène de l’amputation
de l’oreille du jeune otage). Mais le film vaut vraiment d’être vu. Les acteurs
principaux, que ce soit Michelle Williams, dans le rôle de la mère-courage, Christopher Plummer, dans celui du
vieux et odieux Getty, de Mark Wahlberg,
dans celui de l’agent de la CIA, de Charlie
Plummer, dans celui du jeune J.P. Getty III, et même de Romain Duris, dans celui du bandit au
grand cœur, sont remarquables. Le scenario tient le spectateur en haleine de la
1ère à la dernière image. Les images sont magnifiques. Par son
ambiance très sombre, le film dépasse le simple fait divers et en fait un
thriller réaliste.
Blade runner, film de
science-fiction américain de Ridley
Scott sorti en 1982 avec Harrison
Ford. Le film est inspiré d'une nouvelle de Philip K. Dick"Do
androids dream of electric sheep?" (Les androïdes rêvent-ils de
moutons électriques?). Cet auteur a inspiré un grand nombre de films de
science-fiction (Total record, Minority report, etc.) Philip K. Dick est décédé d'une
défaillance cardiaque qui faisait suite à un AVC en mars 1982, peu de temps
avant la sortie du film qui lui est dédié.
Synopsis
Le film se déroule à Los Angeles
en 2019. Une entreprise multinationale, la Tyrell Corporation, dirigée par
Eldon Tyrell, a produit des robots humanoïdes, les réplicants, pour remplacer
l'homme dans les tâches dangereuses ou subalternes dans les colonies spatiales.
Ces robots, génétiquement conçus, ressemblent en tout point à des êtres
humains, la seule manière que l'on ait pour les identifier étant une batterie
de tests destinés à découvrir s'ils manifestent ou pas des émotions. Leur durée
de vie a été limitée à 4 ans pour qu'ils ne puissent pas développer ces
émotions et trop se rapprocher des êtres humains.
Suite à une révolte des
réplicants, leur utilisation sur Terre a été interdite. Tout réplicant revenant
sur notre planète y est impitoyablement pourchassé et annihilé
("retired", autrement dit "mis à la retraite" en anglais)
par un corps spécial de policiers appelé les Blade runner.
L'intrigue se concentre sur
quatre réplicants, trois d'entre eux, emmenés par Roy Batty, qui a été conçu
pour être un combattant, sont violents et décidés à tout pour survivre. Leur
retour sur Terre a pour but d'apprendre de leur créateur le secret de la
limitation de leur durée de vie et la prolonger par tous les moyens. Roy est
accompagné de Pris, sa petite amie, un dangereux mélange d'acrobate et de
soldat et de Leon, son homme à tout faire. Un 4ème personnage,
Rachel, la secrétaire d'Eldon Tyrell, est, elle aussi une réplicante de
dernière génération, mais elle l’ignore et se croit humaine.
Les Blade runner ayant échoué à
trouver les réplicants qui se sont introduits sur Terre, le chef de la police
va chercher dans sa retraite, un ex-Blade runner, Rick Deckart (Harrison Ford) qui est devenu détective
privé. Il se lance à la recherche de Roy et le troisième tiers du film est
consacré à leur affrontement. Rick ne doit de survivre qu’à l’aide de Rachel
dont il est tombé amoureux et qui, bien qu’elle soit une réplicante, intervient
pour le sauver.
Mon opinion sur ce film
Ce film, très en avance sur son
temps, est considéré comme culte. Je ne l'avais
encore jamais vu malgré mon goût pour la science-fiction et sa notoriété :
Blade runner est en effet considéré par
les spécialistes comme un archétype des films de SF, ce qui l'a fait choisir,
en 1993, par le National Film Registry pour figurer dans les collections de la
Bibliothèque du Congrès (équivalent de notre Bibliothèque Nationale) "pour son importance culturelle,
esthétique ou historique." En 1997, The American Film Institute l’a aussi
classé comme le 97ème "plus grand
film américain de tous les temps" sur une liste de 100. Sa popularité
a aussi fait qu'il a été parmi l'un des premiers films à être enregistrés sur
DVD. Une édition, appelée "Final Cut" a été éditée en 2007 pour le 25ème
anniversaire de sa sortie en salles.
L'esthétique particulièrement
décadente et sombre donne au film une atmosphère oppressante que l'on
retrouvera dans plusieurs réalisations ou productions de Ridley Scott et de son
frère cadet Tony.
Mais, à part ça, les scènes
d'action et, en particulier l'affrontement entre Roy et Rick m'ont paru
interminables et inutilement violentes.
Mon classement
Malgré tout mon intérêt pour la
science-fiction, ce film m'a paru ne pas mériter toutes les louanges dont on
l'a entouré.
Si vous aimez ce genre, vous pourriez aussi apprécier :
Prometheus est un film de
science-fiction américain en 3 D, réalisé par Ridley Scott et sorti en mai 2012.
Synopsis
Ridley Scott avait, depuis longtemps, déclaré vouloir écrire un
prequel à Alien, réalisé en 1979. Tout en faisant référence de manière assez
confuse (en particulier à l'extrême fin du film) à cette œuvre mythique pour
des millions de spectateurs, Prometheus s'en écarte avec
l'ambition de créer sa propre mythologie.
L'histoire commence en 2089 avec
la découverte par des archéologues, Elisabeth Shaw (Noomi Rapace) et Charlie Holloway (Logan Marshall-Green), dans une grotte de l'île de Skye en Ecosse,
de signes d'une civilisation extraterrestre.
Les deux archéologues sont
convaincus que les signes trouvés indiquent la direction d'une planète située
au-delà du système solaire d'où est originaire une espèce d'extraterrestres
très évolués qu'ils appellent "les ingénieurs". Selon eux, ils
seraient les créateurs de l'humanité. Ils convainquent une puissante société,
la Weyland Corporation, de monter une expédition pour se rendre sur cette
planète très éloignée de la Terre. Le voyage doit durer deux ans et se fera en
état de vie suspendue, le vaisseau étant, pendant ce temps, sous le contrôle
d'un robot humanoïde, David (Michael
Fassbender).
Lorsque le Prometheus parvient au
terme de son voyage, David réveille l'équipage et l'assiste pendant ce pénible
processus.
Dès la première réunion de
débriefing, les tensions apparaissent. Après que Peter Weyland, le grand patron
de Weyland Corporation, un homme en fin de vie, ait exposé, lors d'une projection holographique
(il est censé être mort lors du départ de l'expédition), les objectifs de la
mission à l'équipe, le véritable chef se révèle être Meredith Vickers (Charlize Theron). Cette dernière, une
femme froide et autoritaire, s'empresse de contredire les objectifs exposés par
le patron. Quant aux deux archéologues qui sont à l'origine de la mission,
leurs objectifs sont purement scientifiques : rencontrer ceux qu'ils appellent
"les ingénieurs". Le reste de l'équipe est composé de mercenaires, du
commandant du vaisseau, le capitaine Janek et de son équipage, et de quelques
scientifiques. En fait, chacun a l'air de poursuivre son propre but, ce qui,
dès l'abord, augure bien mal pour la réussite d'une mission aux enjeux aussi
importants.
Mais on n'en a pas fini avec les
intérêts particuliers des uns et des autres car, pendant le voyage, on fait
connaissance avec le robot, David, et ce qu'on découvre sur lui nous met mal à
l'aise : en effet, David est un robot évolué qui a ses propres sentiments et
développe ses propres goûts (en particulier pour le cinéma!) et on sent que lui
aussi poursuit des buts particuliers qui n'apparaissent pas clairement. Je sais
que, personnellement, j'aurais eu une certaine réticence à mettre ma vie entre
ses mains. Pourtant, tout se passe bien jusqu'à l'arrivée. David effectue sa
tâche avec professionnalisme et le vaisseau atterrit sans encombre sur la
planète qui est le but de la mission.
A son arrivée sur la planète des
"ingénieurs", l'équipage découvre des infrastructures qui confirment
l'existence d'une civilisation technologiquement développée : des routes
rectilignes mènent à une gigantesque structure artificielle que les
protagonistes désignent sous le nom de "pyramide" bien qu'elle ait
plutôt la forme d'un dôme. L'atmosphère de la planète n'est pas respirable pour
les humains mais, une fois à l'intérieur de la "pyramide", un
inextricable complexe de couloirs et de salles, les cosmonautes s'aperçoivent
qu'ils peuvent enlever leurs casques car l'air y est respirable. Au cours de
leur exploration, ils doivent se rendre à l'évidence : ceux qu'ils pensaient
rencontrer sont morts. Les salles et les tunnels sont jonchés de monceaux de
cadavres de géants aux caractéristiques non-humaines. Dans une salle, ils
découvrent une tête humaine géante et inquiétante (celle de l'affiche),
entourée de milliers de ce qui semble être des urnes funéraires. Devant ces
découvertes inattendues, deux des membres de l'équipe prennent peur et décident
de retourner seuls au vaisseau, mais ils se perdent dans les méandres de la
"pyramide". Le robot David, lui, s'est écarté du groupe et semble
poursuivre un but précis : il pénètre dans une salle circulaire qui évoque
un centre de contrôle dans lequel un corps humanoïde, en état de vie suspendu,
est enfermé dans une sorte de sarcophage. En appuyant sur des symboles qu'il
semble connaître, David active un processus holographique montrant un système
solaire où flotte une planète : la nôtre.
Une tempête de sable oblige les
explorateurs à regagner d'urgence l'abri du Prométheus. A leur arrivée, ils s'aperçoivent que les
compagnons qu'ils croyaient les avoir devancés se sont perdus dans les méandres
de la pyramide dont ils sont devenus prisonniers. La tempête empêche d'aller
les secourir.
Avec elle, le professeur Shaw
rapporte au vaisseau une des têtes extraterrestres découverte dans la pyramide.
David, lui aussi, a rapporté en cachette une minuscule capsule extraite de
l'une des urnes. L'équipe de scientifiques analyse la tête rapportée : il s'avère
qu'elle est composée de deux parties, la partie externe n'étant qu'un casque
qui renferme une tête parfaitement humaine. Soumis à des tests, celle-ci semble
reprendre vie puis explose. Pendant ce temps, on voit David proposer une
boisson à Charly Holloway, dans laquelle il a subrepticement glissé la
mystérieuse capsule. Charly, n'ayant aucune raison de se méfier de David, boit
le verre. Peu après, il fait l'amour avec Elisabeth Shaw, avec qui il est
amant. Au réveil, on découvre qu'il a été infecté par la capsule absorbée avec
sa boisson et que sa santé se détériore très vite.
Pendant ce temps, les deux
membres de l'équipe restés dans la pyramide sont tués par une créature
reptilienne.
Toujours sur le vaisseau,
Elisabeth Shaw est prise de malaises et il s'avère qu'elle est enceinte de plusieurs
mois. Les examens révèlent que la créature qu'elle héberge n'est pas humaine
et, échappant aux mains de David qui voudrait qu'elle mène cette grossesse
monstrueuse à terme, elle utilise l'équipement chirurgical sophistiqué du bord
pour pratiquer sur elle-même une césarienne et extraire la créature qui
ressemble à un poulpe.
On découvre aussi que Peter
Weyland, que l'on croyait mort, vit sur le vaisseau et poursuit ses propres
objectifs : découvrir le secret des "ingénieurs" pour pouvoir
combattre la mort qui l'attend. David, qu'il a créé à cet effet, lui est
entièrement dévoué et est son assistant secret. Il équipe Peter Weyland d'un
scaphandre qui doit lui permettre de se rendre dans la pyramide et le centre de
contrôle découvert par le robot.
Malgré ce qu'elle vient de subir,
Elisabeth Shaw et Holloway, de plus en plus malade, participent aussi à
l'expédition. De retour dans la pyramide, ils découvrent les corps sans vie de
leurs deux collègues : leurs scaphandres ont été lacérés et leurs casques
détruits. Puis, David amène toute l'équipe dans le "Centre de
contrôle" qu'il a découvert et, avant que quiconque n’ait pu s'y opposer,
il active le sarcophage. L'humanoïde se réveille, tue le vieux Weyland et
massacre plusieurs membres de l'équipe, dont David. Les autres parviennent à
s'enfuir. Au moment où ils se présentent devant le Prometheus, Vickers leur
refuse l'entrée et tue Holloway au lance-flammes pour éviter que la
contamination ne se propage au vaisseau.
Pendant ce temps, le pilote alien
a pris place dans ce qui ressemble à un fauteuil et il active la pyramide. Shaw
comprend in extremis que ce qu’ils ont pris pour un mausolée est en fait un
gigantesque vaisseau extraterrestre programmé pour se rendre sur Terre et
détruire l'humanité. Alors que le processus de décollage est enclenché, elle
convainc le capitaine Janek et son équipage de se sacrifier en lançant le
Prometheus contre le vaisseau extraterrestre afin d'empêcher son décollage.
Avant cela, Janek éjecte Meredith Vickers dans une capsule de survie. Les seuls
membres encore en vie de l'équipe terrienne sont alors Shaw, Vickers et la tête
de David, détachée de son tronc, qui continue cependant à donner des
instructions à Elisabeth Shaw. Peu après que l'explosion ait détruit le
vaisseau extraterrestre, celui-ci retombe en morceaux sur la planète, l'un des
débris tuant Vickers. Il ne reste plus désormais que Shaw et la tête de David.
Shaw, à court d'oxygène, se réfugie dans les débris de la capsule de survie
mais elle y est attaquée par le pilote alien qui a miraculeusement survécu
uniquement pour être confronté au monstre mis au monde par Shaw lors de son
accouchement. La tempête retombée, l'équipe, composée des archéologues, de
David et de Peter Weyland, retourne à la pyramide. Ils découvrent que leurs
compagnons sont morts. La santé de Holloway s'étant dramatiquement détériorée,
ils retournent au vaisseau mais Meredith Vickers, armée d'un lance-flammes, lui
en interdit l'accès et le détruit comme elle l'aurait fait d'un insecte
dangereux. Comme ils ne peuvent regagner la terre, la tête de David se fait
forte de conduire Shaw, en utilisant l'un des nombreux autres vaisseaux aliens
encore enfouis sur la planète pour retrouver les "ingénieurs".
Lors de la dernière image du
film, on voit apparaître, jaillissant de l'écran grâce à la 3D, la créature
d'Alien, piteuse tentative du réalisateur pour nous rappeler ce lointain
héritage.
Mon opinion sur ce film
Bien que passionné de
science-fiction, je ne suis pas fan de films où les extraterrestres sont
dépeints comme des monstres abjects armés de griffes et de crocs dégoulinant de
bave uniquement préoccupés de détruire l'espèce humaine. J'ai beaucoup hésité à
aller voir ce film et c'est après avoir lu plusieurs critiques pro et contre
que je me suis décidé. Je n'ai pas regretté pour les effets 3D qui sont
vraiment stupéfiants. Quant au contenu lui-même du film, je suis beaucoup plus
circonspect. Je ne veux pas faire la liste de toutes les invraisemblances
constatées, à commencer par le début où l'on reconnaît, dans les peintures
rupestres découvertes dans la grotte de l'île de Skye, une vague évocation de
notre grotte Chauvet ardéchoise. En outre, le comportement des archéologues est
bien peu scientifique du début à la fin du film: quand on connaît les
précautions invraisemblables que prennent de nos jours les archéologues pour ne
pas contaminer le site de leur étude (on peut imaginer qu'en 2089, ces
précautions seront encore plus draconiennes), on a du mal à les prendre au
sérieux. Idem pour l'ensemble de l'expédition. Une telle mission, montée avec
une équipe aussi disparate, des objectifs aussi différents entre les membres de
l'expédition, n'avait pas la moindre chance d'aboutir. Quant à leur arrivée sur
cette planète inconnue, leur confrontation avec une civilisation aussi
différente de la nôtre, elle aurait dû les inciter à une prudence extrême. Or,
leur première réaction en arrivant à l'intérieur de la structure alien, et bien
qu'ayant constaté qu'elle renferme des milliers de cadavres, est d'ôter leur
casque ( !), comme si seul l'oxygène était important !!! C'est de la folie
pure totalement contraire à toute démarche scientifique. Je m'arrêterai là.
Quant au propos
"philosophique" du film, j'ai déjà dit plus haut ce que j'en pensais.
Sans vouloir faire systématiquement des "petits hommes verts" de
joyeux drilles (en fait, tout en étant convaincu qu'on ne peut pas être seuls
dans l'univers, je ne sais pas, pas plus que personne au monde, si les aliens
nous sont favorables ou pas). Mon espoir est qu'ils soient moins agressifs,
moins mauvais, moins destructeurs que ne l’est l’humanité. D’autre part, je
suis convaincu que, si une espèce mille fois techniquement plus développée que
la nôtre était à l'origine de la vie sur Terre, elle n'aurait aucun intérêt à
détruire ce qu'elle a créé, à moins que, par nos agissements, nous ne représentions
pour elle une menace. C'est généralement ce qui se passe : lorsqu’une espèce en
attaque une autre, c’est soit pour se nourrir, soit pour se défendre. Seul
l'être humain agresse délibérément une autre espèce (voire la sienne). Seul
l'être humain est capable de faire le mal gratuitement.
Alors faire des aliens
d'horribles monstres assoiffés de carnage est une attitude tellement convenue
et infantile qu'elle m'est insupportable.
Et ce n'est pas tout : le propos
du réalisateur est brouillé. Qui sont ces "ingénieurs", qui sont les
corps enfermés dans les monstrueux scaphandres dans la pyramide, que vient
faire le calmar dans le ventre de l'archéologue, pourquoi s'en prend-il à
l'alien dans la capsule de survie, quel but poursuit le robot David ? Et, last
but not least, que vient faire la créature monstrueuse sortant de l'écran à le
toute fin du film si ce n'est pour donner au spectateur un ultime frisson
d'horreur. Tout cela n'est pas sérieux et même parfaitement ridicule et, tout
en sachant qu'il s'agissait d'un film de divertissement à grand spectacle, je
m'attendais à mieux. A côté de ce film, Avatar, de James Cameron, est un chef d'œuvre de poésie et d'intelligence que
je regrette de ne pas avoir vu en 3D. Mais même des séries à bien petit budget
comme The Event ou V sont, en ce qui me concerne,
préférables à une idiotie pareille.