Ce blog est consacré au cinéma et aux séries TV. J'y traite principalement des films et des séries que j'aime mais je me réserve aussi le droit d'en critiquer certains.
L'Œuvre de Dieu, la Part du
Diable (Titre original : The Cider House Rules) est un film
américain réalisé par Lasse Hallström, sorti en 1999. Le film est une
adaptation du célèbre roman du même nom de John Irving publié en 1985.
Résumé
Le roman se déroulait dans les
années 20, pendant la 1ère Guerre mondiale. Le film de Lasse
Hallström se déroule en 1943 pendant la 2nde Guerre mondiale mais
toujours dans l’orphelinat de Saint-Cloud et la cidrerie Worthington à Ocean
View, tous deux situés dans le Maine aux Etats-Unis.
Le héros du film est Homer Wells
(Tobey Maguire), orphelin et élève du docteur Wilbur Larch (Michael
Caine), un obstétricien excentrique et attachant, qui recueille des enfants
non désirés mais pratique aussi des avortements lorsque les jeunes femmes qui
viennent le consulter ne veulent pas garder leur enfant.
Un jour, un couple d’amoureux
formé de Candy Kendall (Charlize Theron) et de Wally Worthington (Paul
Rudd) vient à l’orphelinat pour un avortement. Candy est enceinte mais ne
veut pas garder l’enfant car Wally, capitaine d’aviation, doit repartir au
combat.
En partant, ils proposent à Homer,
qui n’a rien vu d’autre du monde que les murs de l’orphelinat, de l’emmener
avec eux. En effet, la mère de Wally est propriétaire d’une plantation de
pommiers à cidre et a besoin de bras. Quant au père de Candy, il pèche des homards.
Homer, à qui le travail manuel ne
fait pas peur, s’intègre à l’équipe d’ouvriers agricoles itinérants, formée de
noirs, qui travaille sur l’exploitation Worthington.
Découvrant que Rose, la fille du
chef de l’équipe, est enceinte de son propre père, il va l’aider à avorter et,
lorsqu’il apprendra la mort du Dr. Larch, il reviendra prendre sa place à l’orphelinat
et continuera son œuvre.
Mon opinion
Je connaissais le roman de John
Irving mais je ne savais pas qu’un film en avait été tiré. J’ai retrouvé la
« patte » de ce réalisateur dont j’ai apprécié quelques autres films
(Gilbert Grape, Cher John, Les recettes du bonheur…). A partir de
situations difficiles, il sait mettre en valeur les notions de cœur et d’humanité
de ses personnages, aidé par une photographie élégante et un casting bien
choisi. Un an après Pleasantville, Tobey Maguire a encore
des traits d’adolescent qui se cherche et Charlize Theron est craquante
de fragilité. Un beau film qui n’hésite pas à aborder des sujets difficiles
comme ceux de l’avortement et de l’inceste, sans jamais porter de jugement
moral sur les situations dramatiques qui en découlent.
Si vous avez aimé ce film, je vous conseille aussi :
Scandale (Titre
original : Bombshell) est un film dramatique américain réalisé par Jay
Roach, sorti en 2019. Il s'inspire de faits réels sur les accusations
contre Roger Ailes, cofondateur de la chaîne d'information câblée Fox News.
Résumé
Le film se déroule en 2017, peu
avant l’élection de Donald Trump, et retrace l’affaire de harcèlement sexuel
qui a secoué la chaîne ultra-conservatrice Fox News après que Gretchen Carslon
(Nicole Kidman), l’une de ses présentatrices vedettes ait accusé son PDG
Roger Ailes (John Lithgow). Elle sera rejointe dans son combat par deux
autres présentatrices de renom, Megyn Kelly (Charlize Theron) et Kayla
Pospisil (Margot Robbie). Elles seront rejointes par plusieurs autres
plaignantes qui n’auraient jamais parlé sans leurs révélations. Ce scandale a
précédé de quelques années et ouvert la voie au mouvement #metoo et à celui qui
a conduit à l’arrestation et au procès du magnat du cinéma Harvey Weinstein. Après
le licenciement de Ailes, Fox News, qui appartenait au magnat Rupert Murdoch (Malcolm
McDowell) fut reprise en mains par ce dernier qui continua dans la même
ligne éditoriale et poursuivit son soutien à Donald Trump.
Mon opinion
Ce film est intéressant malgré
une première partie très confuse. Cette confusion a peut-être été voulue par le scénariste qui a essayé de rendre l’aspect
ambigu du combat de ces femmes hésitant entre leur ambition et le souhait de faire tomber leur monstre de patron. Le problème est aussi, pour nous européens, de s’y retrouver tant ces
actrices sont formatées sur le modèle de poupées Barbie (elles sont toutes
blondes, grandes, minces et élégantes). Sans doute, là aussi, est-ce voulu puisque Roger Aisles, le prédateur, les voit ainsi et, si elles ne
correspondent pas à l’image qu’il s’en fait, les jette comme de vulgaires kleenex. Cela
donne un film aseptisé, qui manque de substance, devant lequel le spectateur
reste froid alors que l’on devrait s’enthousiasmer du combat de ces femmes
et applaudir leur courage. A voir aussi :
La Légende de Bagger Vance
(The Legend of Bagger Vance) est un
film américain de 126 min. réalisé par Robert
Redford, sorti en 2000. Il est adapté du livre du même nom écrit en 1995
par Steven Pressfield. Le film se
passe dans le cadre de la Géorgie des années 1920. Directeur de la
photographie: Michael Ballhaus.
Résumé
Champion de golf à 16 ans, fiancé
de la ravissante et richissime Adèle Invergordon (Charlize Theron), Rannulph Junuh (Matt Damon) est enrôlé pour aller se battre lors de la 1ère
fuerre mondiale. A son retour, hanté par le souvenir des atrocités qu'il a
vécues sur le front, il revient chez lui dans le plus parfait anonymat, se
noyant dans l’alcool et les tournois de cartes. Ce sont aux Etats-Unis, les
années noires de la Grande Dépression et John Invergordon, le perre d’Adèle, ruiné,
se suicide, laissant comme seul héritage à sa fille le parcours de golf pour
lequel il s’était endetté. Acculée par
ses créanciers, Adèle leur fait face et refuse de vendre le golf, qui était
l’œuvre de la vie de son père, pour une bouchée de pain. Elle propose au
contraire à la ville d'organiser un grand tournoi de golf pour remplir les
caisses et faire renaître Savannah de ses cendres. Elle va trouver elle-même
les deux plus grands champions que compte l'Amérique et les convainc de venir
s'affronter sur son green. Bobby Jones (Joel
Gretsch) est le premier à accepter, ainsi que son concurrent, Walter Hagen
(Bruce McGill).
Il ne reste plus qu'à convaincre l’enfant
prodige de Savannah, Rannulph Junuh de s’inscrire à son tour au tournoi. Mais
personne, à part le jeune Hardy Greaves (J. Michael Moncrief), dont Januh était
l’idole, ne sait où le trouver. Januh cède à l’innocence et à la candeur
d’Hardy, chose qu’il n’aurait pas faite devant la délégation d’élus de la
ville. Une fois cela fait, en pleine nuit, venant de nulle part, débarque
Bagger Vance (Will Smith), un
mystérieux vagabond, qui se propose de devenir le caddie de Junuh contre cinq
dollars et une paire de chaussures, et le coache jusqu’à la victoire.
Mon opinion sur ce film
Ce film magnifique s’inscrit dans
la ligne d’autres films de Redford, comme L’homme qui murmurait à l’oreille deschevaux ou Et au milieu coule une rivière. Une belle leçon de vie, avec des
acteurs au sommet de leur art, que ce soit MattDamon, Charlize Theronou Will Smith dans
le rôle du mystérieux Bagger Vance. Sans oublier la belle prestation du jeune J. Michael Moncrief. Le tout servi par
la photographie raffinée et précise de Michael
Ballhaus. On peut, a priori, être rebuté par un film sur le golf. Mais, à l’instar
d’autres films dont le thème central est un sport (par ex. Et au milieu coule une rivièreou
Jusqu’aubout du rêve, qui est centré autour du baseball, sport particulièrement
hermétique pour des non-américains), ce film va beaucoup plus loin et est une
merveilleuse leçon de vie. Alors, de grâce, laissez vos préjugés de côté et
regardez La légende de Bagger Vance. Vous ne le regretterez pas !
Charlize Theron, née le 7 août 1975 à Benoni (Afrique du Sud), est
une actrice et ancienne mannequin sud-afro-américaine. Elle a commencé sa
carrière d'actrice aux États-Unis et a connu la gloire dans les années 1990
avec les films L'Associé du diable (1997), That Thing You Do!
(1998), et L'Œuvre de Dieu, la part du Diable (1999).
Elle acquiert le statut d'héroïne
nationale dans son pays natal pour avoir remporté l'Oscar de la meilleure
actrice pour son rôle dans Monster en 2003.
Suite au film Monster
sorti en 2003, Charlize Theron
devient une star mondiale et incarne des rôles délibérément très variés. Elle a
désormais son étoile sur le célèbre Walk of Fame d'Hollywood.
Elle est la mère adoptive d'un
garçon d'origine sud-africaine nommé Jackson. Elle vit à Los Angeles.
Jeunesse
Charlize Theron naît à Benoni,
une cité minière du Transvaal située à 25 kilomètres de Johannesburg, de
Charles, d'ascendance française, et de Gerda, d'origine allemande. Sa langue
maternelle est l'afrikaans, l'anglais étant sa seconde langue. Charlize grandit
en milieu rural dans la ferme de ses parents, par ailleurs propriétaires d'une
entreprise de construction routière, et apprend le xhosa au contact des
travailleurs de l'entreprise familiale.
À l'âge de 12 ans, Charlize est
envoyée à la National School Of The Arts de Johannesburg. Elle y développe sa
passion pour la danse, dont elle avait commencé la pratique dès l’âge de 6 ans.
Ses performances font le ravissement de sa mère, qui l'encourage à développer
ses talents artistiques. Ces expériences positives rendent les retours au
domicile plus difficiles, tant sa situation familiale se dégrade. Son père
Charles sombre peu à peu dans l'alcoolisme, et se montre de plus en plus
distant vis-à-vis de sa famille. Puis, un jour de 1991, alors que Charlize est
de retour de l'école pour le week-end, sa mère Gerda subit à nouveau les
violences de son mari, et le tue par balles en état de légitime défense. Aucune
poursuite judiciaire n'est engagée. Curieusement, ce type de situation,
alcoolisme et violence incluse, se retrouveront dans son dernier film, Dark Places (2015).
Sa mère a une influence positive
dans sa vie et l'inscrit à un concours de mannequinat. Charlize, alors âgée de
16 ans, remporte ce concours et s'envole vers l'Italie pour représenter son
pays au International New Model Today. Elle remportera le concours, ce qui lui
offre l'opportunité de devenir mannequin professionnel. Elle quitte alors
l'école et s'envole vers Milan, accompagnée de sa mère, pour commencer sa
carrière de mannequin. Trois mois plus tard, sa mère Gerda retourne en Afrique
du Sud à ses activités, tandis que Charlize s'installe à Milan et voyage à
travers l'Europe pour son travail.
Après un an de travail en tant
que mannequin, Charlize décide de s'adonner à sa passion pour le ballet et
s'inscrit à la Joffrey Ballet School de New York, tout en acceptant quelques
séances photos pour financer son séjour. Après 8 mois de cours, une blessure au
genou la contraint à tirer un trait sur sa carrière de danseuse. Elle déménage
alors vers Miami pour quelques mois et poursuit le mannequinat. Mais Charlize
n'est pas intéressée par la vie de top model : elle veut avant tout développer
ses talents artistiques.
Filmographie
Depuis son premier film, tout
juste âgée de 20 ans, l’actrice, qui a maintenant 40 ans mais a toujours un physique
androgyne d’adolescente, a tourné une quarantaine de films, pas toujours, il
faut le dire, de premier plan, même s’ils ont eu un succès commercial.
Dark Places est un film policier américano-français écrit et
réalisé par Gilles Paquet-Brenner, sorti en 2015. Il s'agit de l'adaptation du
roman homonyme de Gillian Flynn.
Synopsis
Libby Day (Charlize Theron) est une jeune femme qui a survécu au massacre de
sa mère et de ses sœurs dans les années
80. Elle est le seul témoin de la scène et affirma aux policiers que c'était son
frère, Ben, alors âgé de 16 ans (Tye Sheridan,
découvert dans Mud sur les rives du Mississippi), qui était le coupable de ces meurtres.
Trente ans plus
tard, un jeune homme du nom de Lyle Wirth (Nicholas Hoult) prend contact avec elle au nom de l’association qu’il dirige, « The
Kill Club », dont les membres reprennent les affaires policières spectaculaires
et refont l’enquête.
Dans un premier temps, Libby, qui vit dans le déni et n’a jamais revu son
frère, en prison depuis 20 ans, refuse de leur parler mais, comme elle a besoin d’argent, elle accepte
de les rencontrer puis se prend au jeu et se met en quête des différents
protagonistes de l’affaire. Grâce aux éléments glanés et à l’aide de Lyle, elle
parviendra à découvrir ce qui s’est réellement passé « cette nuit-là ».
Mais réveiller des démons est dangereux et, seule l’intervention de Lyle lui
permettra d’échapper elle-même in extremis à la mort.
Mon opinion sur ce film
Bien que ne sois généralement pas un grand fan de thrillers ou de films policiers, je suis allé voir ce
film à cause de la présence de CharlizeTheron, mais surtout de celle deNicholas Hoult, déjà remarqué comme acteur-enfant dans Pour un garçon, puis dans la série britannique Skins. Comme son titre l’indique,
Dark Places (qui signifie « Les
endroits sombres »), est un thriller particulièrement noir qui nous emmène
dans l’Amérique profonde, ravagée par la misère, l’alcool et la drogue.
Ici, le jeu de Charlize Theron, trop
souvent confinée aux rôles de victimes hystériques (L’associé du diable,Intrusion, etc.) est d’une sobriété qui confine au mutisme, voire à l’autisme
(sa façon de refuser tout contact physique nous laisse même à penser qu’elle
aurait pu être violée dans son enfance, ce qui n’est pas confirmé par le
scénario). Personnellement, j’aurais aimé que Nicholas Hoult soit plus mis en avant car son rôle dans l'histoire est visiblement très important mais le scénario ne lui en a pas laissé l'occasion, ce que je regrette car j'ai pressenti, chez ce jeune acteur, dès que je l'ai découvert dans Skins, une personnalité intéressante qui aurait pu mieux s'exprimer dans ce rôle.
En conclusion, un honnête thriller, certes bien
mené, mais auquel il manque malgré tout la patte d’un grand metteur en scène. Tous
les critiques comparent ce film à Gone girl, l’autre roman de Gillian
Flynn, adapté au cinéma par David Fincher, et le donnent comme bien supérieur à
celui-ci. Ne l’ayant pas vu, je ne peux juger et j’attends, pour le faire, d’avoir
vu le film de Fincher, qui est par ailleurs le spécialiste incontesté des thrillers (Seven,
Panic room, Zodiac…). J'avais beaucoup apprécié The Social Network, qu'il avait réalisé.
Le réalisateur français Gilles Paquet-Brenner ne s’est pas,
jusque-là, illustré par des films d’envergure, si ce n’est peut-être dans Elle
s’appelait Sarah (2010), certes dans un style complètement différent.
Prometheus est un film de
science-fiction américain en 3 D, réalisé par Ridley Scott et sorti en mai 2012.
Synopsis
Ridley Scott avait, depuis longtemps, déclaré vouloir écrire un
prequel à Alien, réalisé en 1979. Tout en faisant référence de manière assez
confuse (en particulier à l'extrême fin du film) à cette œuvre mythique pour
des millions de spectateurs, Prometheus s'en écarte avec
l'ambition de créer sa propre mythologie.
L'histoire commence en 2089 avec
la découverte par des archéologues, Elisabeth Shaw (Noomi Rapace) et Charlie Holloway (Logan Marshall-Green), dans une grotte de l'île de Skye en Ecosse,
de signes d'une civilisation extraterrestre.
Les deux archéologues sont
convaincus que les signes trouvés indiquent la direction d'une planète située
au-delà du système solaire d'où est originaire une espèce d'extraterrestres
très évolués qu'ils appellent "les ingénieurs". Selon eux, ils
seraient les créateurs de l'humanité. Ils convainquent une puissante société,
la Weyland Corporation, de monter une expédition pour se rendre sur cette
planète très éloignée de la Terre. Le voyage doit durer deux ans et se fera en
état de vie suspendue, le vaisseau étant, pendant ce temps, sous le contrôle
d'un robot humanoïde, David (Michael
Fassbender).
Lorsque le Prometheus parvient au
terme de son voyage, David réveille l'équipage et l'assiste pendant ce pénible
processus.
Dès la première réunion de
débriefing, les tensions apparaissent. Après que Peter Weyland, le grand patron
de Weyland Corporation, un homme en fin de vie, ait exposé, lors d'une projection holographique
(il est censé être mort lors du départ de l'expédition), les objectifs de la
mission à l'équipe, le véritable chef se révèle être Meredith Vickers (Charlize Theron). Cette dernière, une
femme froide et autoritaire, s'empresse de contredire les objectifs exposés par
le patron. Quant aux deux archéologues qui sont à l'origine de la mission,
leurs objectifs sont purement scientifiques : rencontrer ceux qu'ils appellent
"les ingénieurs". Le reste de l'équipe est composé de mercenaires, du
commandant du vaisseau, le capitaine Janek et de son équipage, et de quelques
scientifiques. En fait, chacun a l'air de poursuivre son propre but, ce qui,
dès l'abord, augure bien mal pour la réussite d'une mission aux enjeux aussi
importants.
Mais on n'en a pas fini avec les
intérêts particuliers des uns et des autres car, pendant le voyage, on fait
connaissance avec le robot, David, et ce qu'on découvre sur lui nous met mal à
l'aise : en effet, David est un robot évolué qui a ses propres sentiments et
développe ses propres goûts (en particulier pour le cinéma!) et on sent que lui
aussi poursuit des buts particuliers qui n'apparaissent pas clairement. Je sais
que, personnellement, j'aurais eu une certaine réticence à mettre ma vie entre
ses mains. Pourtant, tout se passe bien jusqu'à l'arrivée. David effectue sa
tâche avec professionnalisme et le vaisseau atterrit sans encombre sur la
planète qui est le but de la mission.
A son arrivée sur la planète des
"ingénieurs", l'équipage découvre des infrastructures qui confirment
l'existence d'une civilisation technologiquement développée : des routes
rectilignes mènent à une gigantesque structure artificielle que les
protagonistes désignent sous le nom de "pyramide" bien qu'elle ait
plutôt la forme d'un dôme. L'atmosphère de la planète n'est pas respirable pour
les humains mais, une fois à l'intérieur de la "pyramide", un
inextricable complexe de couloirs et de salles, les cosmonautes s'aperçoivent
qu'ils peuvent enlever leurs casques car l'air y est respirable. Au cours de
leur exploration, ils doivent se rendre à l'évidence : ceux qu'ils pensaient
rencontrer sont morts. Les salles et les tunnels sont jonchés de monceaux de
cadavres de géants aux caractéristiques non-humaines. Dans une salle, ils
découvrent une tête humaine géante et inquiétante (celle de l'affiche),
entourée de milliers de ce qui semble être des urnes funéraires. Devant ces
découvertes inattendues, deux des membres de l'équipe prennent peur et décident
de retourner seuls au vaisseau, mais ils se perdent dans les méandres de la
"pyramide". Le robot David, lui, s'est écarté du groupe et semble
poursuivre un but précis : il pénètre dans une salle circulaire qui évoque
un centre de contrôle dans lequel un corps humanoïde, en état de vie suspendu,
est enfermé dans une sorte de sarcophage. En appuyant sur des symboles qu'il
semble connaître, David active un processus holographique montrant un système
solaire où flotte une planète : la nôtre.
Une tempête de sable oblige les
explorateurs à regagner d'urgence l'abri du Prométheus. A leur arrivée, ils s'aperçoivent que les
compagnons qu'ils croyaient les avoir devancés se sont perdus dans les méandres
de la pyramide dont ils sont devenus prisonniers. La tempête empêche d'aller
les secourir.
Avec elle, le professeur Shaw
rapporte au vaisseau une des têtes extraterrestres découverte dans la pyramide.
David, lui aussi, a rapporté en cachette une minuscule capsule extraite de
l'une des urnes. L'équipe de scientifiques analyse la tête rapportée : il s'avère
qu'elle est composée de deux parties, la partie externe n'étant qu'un casque
qui renferme une tête parfaitement humaine. Soumis à des tests, celle-ci semble
reprendre vie puis explose. Pendant ce temps, on voit David proposer une
boisson à Charly Holloway, dans laquelle il a subrepticement glissé la
mystérieuse capsule. Charly, n'ayant aucune raison de se méfier de David, boit
le verre. Peu après, il fait l'amour avec Elisabeth Shaw, avec qui il est
amant. Au réveil, on découvre qu'il a été infecté par la capsule absorbée avec
sa boisson et que sa santé se détériore très vite.
Pendant ce temps, les deux
membres de l'équipe restés dans la pyramide sont tués par une créature
reptilienne.
Toujours sur le vaisseau,
Elisabeth Shaw est prise de malaises et il s'avère qu'elle est enceinte de plusieurs
mois. Les examens révèlent que la créature qu'elle héberge n'est pas humaine
et, échappant aux mains de David qui voudrait qu'elle mène cette grossesse
monstrueuse à terme, elle utilise l'équipement chirurgical sophistiqué du bord
pour pratiquer sur elle-même une césarienne et extraire la créature qui
ressemble à un poulpe.
On découvre aussi que Peter
Weyland, que l'on croyait mort, vit sur le vaisseau et poursuit ses propres
objectifs : découvrir le secret des "ingénieurs" pour pouvoir
combattre la mort qui l'attend. David, qu'il a créé à cet effet, lui est
entièrement dévoué et est son assistant secret. Il équipe Peter Weyland d'un
scaphandre qui doit lui permettre de se rendre dans la pyramide et le centre de
contrôle découvert par le robot.
Malgré ce qu'elle vient de subir,
Elisabeth Shaw et Holloway, de plus en plus malade, participent aussi à
l'expédition. De retour dans la pyramide, ils découvrent les corps sans vie de
leurs deux collègues : leurs scaphandres ont été lacérés et leurs casques
détruits. Puis, David amène toute l'équipe dans le "Centre de
contrôle" qu'il a découvert et, avant que quiconque n’ait pu s'y opposer,
il active le sarcophage. L'humanoïde se réveille, tue le vieux Weyland et
massacre plusieurs membres de l'équipe, dont David. Les autres parviennent à
s'enfuir. Au moment où ils se présentent devant le Prometheus, Vickers leur
refuse l'entrée et tue Holloway au lance-flammes pour éviter que la
contamination ne se propage au vaisseau.
Pendant ce temps, le pilote alien
a pris place dans ce qui ressemble à un fauteuil et il active la pyramide. Shaw
comprend in extremis que ce qu’ils ont pris pour un mausolée est en fait un
gigantesque vaisseau extraterrestre programmé pour se rendre sur Terre et
détruire l'humanité. Alors que le processus de décollage est enclenché, elle
convainc le capitaine Janek et son équipage de se sacrifier en lançant le
Prometheus contre le vaisseau extraterrestre afin d'empêcher son décollage.
Avant cela, Janek éjecte Meredith Vickers dans une capsule de survie. Les seuls
membres encore en vie de l'équipe terrienne sont alors Shaw, Vickers et la tête
de David, détachée de son tronc, qui continue cependant à donner des
instructions à Elisabeth Shaw. Peu après que l'explosion ait détruit le
vaisseau extraterrestre, celui-ci retombe en morceaux sur la planète, l'un des
débris tuant Vickers. Il ne reste plus désormais que Shaw et la tête de David.
Shaw, à court d'oxygène, se réfugie dans les débris de la capsule de survie
mais elle y est attaquée par le pilote alien qui a miraculeusement survécu
uniquement pour être confronté au monstre mis au monde par Shaw lors de son
accouchement. La tempête retombée, l'équipe, composée des archéologues, de
David et de Peter Weyland, retourne à la pyramide. Ils découvrent que leurs
compagnons sont morts. La santé de Holloway s'étant dramatiquement détériorée,
ils retournent au vaisseau mais Meredith Vickers, armée d'un lance-flammes, lui
en interdit l'accès et le détruit comme elle l'aurait fait d'un insecte
dangereux. Comme ils ne peuvent regagner la terre, la tête de David se fait
forte de conduire Shaw, en utilisant l'un des nombreux autres vaisseaux aliens
encore enfouis sur la planète pour retrouver les "ingénieurs".
Lors de la dernière image du
film, on voit apparaître, jaillissant de l'écran grâce à la 3D, la créature
d'Alien, piteuse tentative du réalisateur pour nous rappeler ce lointain
héritage.
Mon opinion sur ce film
Bien que passionné de
science-fiction, je ne suis pas fan de films où les extraterrestres sont
dépeints comme des monstres abjects armés de griffes et de crocs dégoulinant de
bave uniquement préoccupés de détruire l'espèce humaine. J'ai beaucoup hésité à
aller voir ce film et c'est après avoir lu plusieurs critiques pro et contre
que je me suis décidé. Je n'ai pas regretté pour les effets 3D qui sont
vraiment stupéfiants. Quant au contenu lui-même du film, je suis beaucoup plus
circonspect. Je ne veux pas faire la liste de toutes les invraisemblances
constatées, à commencer par le début où l'on reconnaît, dans les peintures
rupestres découvertes dans la grotte de l'île de Skye, une vague évocation de
notre grotte Chauvet ardéchoise. En outre, le comportement des archéologues est
bien peu scientifique du début à la fin du film: quand on connaît les
précautions invraisemblables que prennent de nos jours les archéologues pour ne
pas contaminer le site de leur étude (on peut imaginer qu'en 2089, ces
précautions seront encore plus draconiennes), on a du mal à les prendre au
sérieux. Idem pour l'ensemble de l'expédition. Une telle mission, montée avec
une équipe aussi disparate, des objectifs aussi différents entre les membres de
l'expédition, n'avait pas la moindre chance d'aboutir. Quant à leur arrivée sur
cette planète inconnue, leur confrontation avec une civilisation aussi
différente de la nôtre, elle aurait dû les inciter à une prudence extrême. Or,
leur première réaction en arrivant à l'intérieur de la structure alien, et bien
qu'ayant constaté qu'elle renferme des milliers de cadavres, est d'ôter leur
casque ( !), comme si seul l'oxygène était important !!! C'est de la folie
pure totalement contraire à toute démarche scientifique. Je m'arrêterai là.
Quant au propos
"philosophique" du film, j'ai déjà dit plus haut ce que j'en pensais.
Sans vouloir faire systématiquement des "petits hommes verts" de
joyeux drilles (en fait, tout en étant convaincu qu'on ne peut pas être seuls
dans l'univers, je ne sais pas, pas plus que personne au monde, si les aliens
nous sont favorables ou pas). Mon espoir est qu'ils soient moins agressifs,
moins mauvais, moins destructeurs que ne l’est l’humanité. D’autre part, je
suis convaincu que, si une espèce mille fois techniquement plus développée que
la nôtre était à l'origine de la vie sur Terre, elle n'aurait aucun intérêt à
détruire ce qu'elle a créé, à moins que, par nos agissements, nous ne représentions
pour elle une menace. C'est généralement ce qui se passe : lorsqu’une espèce en
attaque une autre, c’est soit pour se nourrir, soit pour se défendre. Seul
l'être humain agresse délibérément une autre espèce (voire la sienne). Seul
l'être humain est capable de faire le mal gratuitement.
Alors faire des aliens
d'horribles monstres assoiffés de carnage est une attitude tellement convenue
et infantile qu'elle m'est insupportable.
Et ce n'est pas tout : le propos
du réalisateur est brouillé. Qui sont ces "ingénieurs", qui sont les
corps enfermés dans les monstrueux scaphandres dans la pyramide, que vient
faire le calmar dans le ventre de l'archéologue, pourquoi s'en prend-il à
l'alien dans la capsule de survie, quel but poursuit le robot David ? Et, last
but not least, que vient faire la créature monstrueuse sortant de l'écran à le
toute fin du film si ce n'est pour donner au spectateur un ultime frisson
d'horreur. Tout cela n'est pas sérieux et même parfaitement ridicule et, tout
en sachant qu'il s'agissait d'un film de divertissement à grand spectacle, je
m'attendais à mieux. A côté de ce film, Avatar, de James Cameron, est un chef d'œuvre de poésie et d'intelligence que
je regrette de ne pas avoir vu en 3D. Mais même des séries à bien petit budget
comme The Event ou V sont, en ce qui me concerne,
préférables à une idiotie pareille.
Intrusion est un thriller de
science-fiction sorti en 1999. Plusieurs films portent le même titre. Je veux parler ici du film américain de
science-fiction réalisé par Rand Ravich (anglais) et sorti sous le
titre anglais de « The Astronaut's wife » (La femme de l'astronaute), avec
Johnny Depp et Charlize Theron.
Synopsis
Le commandant Spencer Armacost (Johnny Depp) est astronaute à la NASA.
Sa jolie épouse, Jillian (CharlizeTheron) et lui forment le jeune couple parfait. Bien entendu, à chaque
nouvelle mission, Jillian est inquiète car Spencer risque chaque fois sa vie.
Or, la mission sur laquelle
Spencer vient d'embarquer, avec son ami Alex Streck (Nick Cassavettes) se passe mal. Une explosion a lieu sur la navette
et les communications sont interrompues pendant deux minutes avec la Terre.
Néanmoins, les pilotes reviennent sains et saufs. Cependant, à leur retour,
leur comportement change, celui d'Alex en particulier qui accuse Spencer de ne
plus être celui qu'il prétend être. Peu
de temps après, lors d'une conférence, Alex meurt d'une hémorragie foudroyante.
La NASA conclut qu'il a été victime d'une rupture d'anévrisme rare. Quelques
jours après, la femme de Streck se suicide en s'électrocutant dans sa douche.
Après cela, Spencer quitte la
NASA et trouve un emploi de cadre à New York. Tout semble cependant aller pour
le mieux dans le couple d'autant que Jillian apprend qu'elle attend des
jumeaux. Elle est malgré tout inquiète des changements d'humeur qu'elle
constate chez son époux. Spencer n’est plus le même : il est devenu irritable,
distant, a des réactions inexpliquées et, bizarrement, Jillian commence à être
mal à l’aise en sa présence, ne reconnaissant plus l’homme qu’elle aime dans ce
quasi-étranger qui vit avec elle. Elle s'ouvre de ses doutes à sa sœur, Nan,
qui ressent la même chose qu’elle en présence de son beau-frère. Cependant, les
deux sœurs mettent ce changement de comportement sur le compte de l’accident
auquel a été confronté Spencer et de son nouvel emploi. Alors qu'elle se pose
toutes ces questions, Jillian est contactée, en l'absence de son mari, par
Sherman Reese (Joe Morton), un des
anciens collègues de Spencer, licencié par la NASA peu après la fameuse mission
qui a mal tourné. Il lui révèle que Spencer n'est plus celui qu'elle croit être
et il lui propose un rendez-vous pour lui en apporter les preuves. Jillian est
d'autant plus bouleversée que ce que lui raconte Reese confirme ses propres
doutes et ceux de sa sœur.
Mais, avant que le rendez-vous avec Reese
n'ait pu avoir lieu, Spencer le tue. Il tue aussi Nan, la sœur de Jillian, qui
l'avait démasqué. Entre-temps, Jillian a reçu une cassette vidéo que Reese lui
avait postée. Convaincue que son mari est habité par une entité extra-terrestre,
elle essaie d’électrocuter Spencer en se suicidant avec lui mais l'entité qui
occupait le corps de Spencer parvient à passer dans celui de Jillian et à
survivre.
On retrouve Jillian plusieurs
années après. Elle s'est remariée avec un pilote et a donné naissance à des
jumeaux. On les voit intégrer leur nouvelle école. Le film nous laisse entendre
que les fils de Jillian sont le résultat
d’une mutation réussie entre aliens et humains et qu'ils sont destinés à suivre
la carrière de leur père.
Critique
Malgré un début prometteur et de
très bons acteurs, le film dérape, hélas complètement dans sa dernière partie
(l'assassinat de Nan, la sœur de Jillian, était tout à fait inutile). Johnny Deppest par contre épatant dans
sa transformation du mari aimant et attentionné en un individu de plus en plus
inquiétant qui finit par devenir cet inconnu glacé qui n'a plus rien d'humain.
Mais quel dommage que le réalisateur ne s'en soit pas tenu là et qu’il ait fait
de Charlize Theron cette trop
fragile et hystérique Jillian (rôle qui rappelle de manière surprenant celui qu’elle
incarne dans un autre film l'Associé du diable, face à un mari (Keanu Reeves)
qui devient lui aussi un monstre d’un autre ordre) La jolie Charlize n'a décidément
pas de chance avec les scénaristes!
Le film tourne au Grand Guignol
lorsque l'alien se révèle au grand jour. Il faut dire que, dans ce domaine,
quel que soient le talent des réalisateurs, on en est souvent réduit, lorsqu'on
nous montre des entités extraterrestres, à nous dépeindre des créatures plus
ridicules qu’effrayantes (ET,Rencontres de troisième type, etc. Même
d'excellentes séries comme Taken ["Disparition" en français], n'échappent pas à
ce travers alors que tout le reste de la série est par ailleurs remarquablement
mené). Mieux vaudrait que les réalisateurs ne montrent rien (comme dans «
Solaris », où l’on ressent la menace sans qu’elle prenne une forme physique ou,
à la rigueur, dans le remake des Visiteurs, version 2009, où les corps de
lézard ne sont qu’entrevus...)
Réception
Comme on pouvait s'y attendre,
malgré la présence d'acteurs aussi réputés que Johnny Depp ou CharlizeTheron, le film n'a pas été une réussite. Il a même perdu de l'argent : il
n’a rapporté que 19 millions de dollars pour un coût de 75 millions, ce qui est
plutôt rare, même avec de francs navets ! Ce qui démontre une fois de plus
qu'un casting excellent et de bons acteurs (je parle pour Johnny Depp), ne
suffit jamais à faire un bon film si le scénario est indigent ou insuffisamment
crédible. A part une mince récompense au Catalonian
International film Festival de Sitges (Espagne), le film n'a obtenu qu'un
pourcentage ridicule d’opinions favorables (16%) sur le site Rotten Tomatoes
qui, il faut le reconnaître, ne fait généralement pas dans la complaisance. Cet
échec a sans doute fortement entravé la carrière de Rand Ravich réalisateur qui n'a plus, depuis cet échec, réalisé de
film. Il s'est surtout consacré à la télévision avec la série Life
sur NBC.
The Yards est un drame américain
réalisé par James Gray, sorti en 2000.
Synopsis
Le film commence par une fête :
la famille attend Léo (Mark Wahlberg) qui vient de sortir de prison pour une
série de petits vols de voitures. Léo est bien décidé à se ranger et à trouver
un boulot honnête et compte, pour ce faire, sur l'aide du nouveau mari de sa
tante, l'oncle Frank (James Caan), qui dirige une grosse boîte, l'Electric Rail
Corporation, travaillant pour la mairie de New York. Celui-ci lui trouve en
effet du travail mais, hélas pour Leo, c’est dans la cadre des magouilles
mafieuses qu’il dirige auxquelles Willie (Joaquin Phoenix), son amie d’enfance, va
l’initier. Lorsque Léo comprend dans quelle sale combine il a mis le doigt, il est
trop tard : le commando destiné à saccager les machines au dépôt du Queens, est
trahi. Willie tue le gardien et Léo, pris à partie par un flic, le blesse
grièvement en voulant se défendre. Léo doit s'enfuir. Par amour pour sa mère,
il préfère se livrer et dénonce le système mafieux dans lequel son oncle et toute
la classe politique municipale sont impliqués.
Mon opinion
Malgré la présence d’excellents
acteurs (Mark Wahlberg, Joaquin Phoenix, Faye Dunaway et Charlize Theron), le film n'est pas
à la hauteur de ses ambitions. On imagine ce qu'aurait pu faire d'un tel
scénario et avec de tels acteurs un Michael Mann (Collateral) par exemple. On
en est loin. Le film est lent, lourd, le spectateur devine (avant le héros, ce qui n'est jamais bon
signe) dans quel piège il va tomber... Le dénouement, en forme de leçon de
morale est loin d'être convaincant. Décidemment, James Gray ne fait pas partie
de mes réalisateurs de prédilection. Je n'avais déjà pas aimé Two
lovers, du même réalisateur, dont l’acteur principal était déjà Joaquin
Phoenix, j’ai encore moins aimé ce film.
L'Associé du diable est un film thriller
fantastique américain réalisé par Taylor Hackford en 1997 d'après le roman The
Devil's Advocate d'Andrew Neiderman.
Synopsis
Kevin Lomax (Keanu Reeves) est un
jeune et brillant avocat, récemment diplômé, qui vit en Floride avec sa charmante épouse, Marie-Ann (CharlizeTheron). Il est amené à défendre un client, un professeur qu'il sait coupable
d'abus sexuel sur une mineure, ou d'abandonner le procès. Cependant, pour
quelqu’un qui a de l'ambition comme lui, ce serait déchoir que de s’avouer
vaincu et, tout en ayant la conviction que son client est coupable, il choisit de
passer outre et gagne le procès.
Le procès ayant été très médiatisé,
il reçoit alors une proposition inattendue : celle de rejoindre un grand
cabinet d'avocats new-yorkais dirigé par John Milton (Al Pacino). Kevin est peu
enthousiaste à l’idée de quitter la Floride, mais sa femme, Marie-Ann parvient à le convaincre d'accepter l'alléchante offre de Milton bien que sa mère, Alice, une femme très croyante, le mette en garde contre les dangers
que représente New-York, pour elle,
ville de tous les vices. La suite des événements prouvera que les craintes d'Alice, qui nous paraissaient au départ marquées par la superstition, étaient celles d'une visionnaire.
Le jeune couple part
alors pour New-York. Ils y sont accueillis comme des princes : le cabinet offre à Kevin un salaire mirobolant qu'il n'aurait jamais espéré s'il était resté en Floride avec, en prime, un splendide appartement. Mais la
contrepartie, c'est que Milton, sous son apparence bon enfant, est un véritable tyran. Pour lui plaire, Kevin doit se plier
à des horaires déments et délaisser de plus en plus sa femme au profit de son
travail. Jusque là, rien que de très normal lorsqu'on commence dans la carrière
d’avocat, surtout aux Etats-Unis. Tout ne va cependant pas trop mal pour Kevin jusqu'au jour où son
patron lui confie un très gros dossier : défendre Alexander
Cullen, un richissime client, accusé
d'avoir tué sa femme, son beau-fils et sa domestique.
Alors que Marie-Ann, seule dans
l'immense appartement, souffre de l'absence de son mari, elle commence à être victime d'hallucinations de plus en plus graves qui l'entraînent vers la folie. Kevin, plongé corps et âme dans le
dossier de son client, ne se rend pas compte que la santé mentale de sa femme que,
par ailleurs il adore, se détériore d'une manière inquiétante.
Milton, toujours très paternaliste,
suggère à Kevin d'abandonner l’affaire à un autre avocat du cabinet pour mieux
s’occuper de sa femme tout en lui faisant comprendre que, s'il lâche l'affaire, sa carrière en souffrira forcément. Kevin, littéralement obsédé par l'idée de
gagner, refuse... Cela l'entraîne dans une spirale infernale (au sens propre)
où il laissera son âme et perdra sa femme adorée.
Mon opinion sur ce film
Al Pacino est véritablement démoniaque dans ce rôle ambigu, Charlize Théron, est touchante de fragilité en épouse sacrifiée et Keanu Reeves parfait dans le rôle du jeune avocat auquel l’ambition fait
perdre tout sens des réalités. Le film aurait pu être excellent si le réalisateur avait su s'arrêter à temps. Hélas, il bascule, dans le dernier tiers, dans des scènes grand-guignolesques qui confinent au ridicule. Le film n'y gagne rien car le spectateur aurait parfaitement compris le propos sans avoir à supporter ces scènes excessives qui m'ont rappelé les grotesques excès du Draculade Coppola (avec aussi, d'ailleurs, hélas pour lui, un certain Keanu Reeves).
Par certains côtés, ce film
rappelle La firme, un autre thriller, où un jeune avocat (Tom Cruise),
fraîchement diplômé, est embauché par un grand cabinet qui lui fait un pont d'or, avant qu'il ne s'aperçoive qu'il défend la mafia et n'essaie de s'affranchir de son emprise, au péril de sa vie. A la différence de l'Avocat du diable, La firme, réalisé par Sydney Pollack, est d'une toute autre envergure.
Une dernière précision, le
réalisateur Taylor Hackford est aussi le réalisateur du beau film Soleilde nuit, avec le danseur étoile Mikhail Barychnikov.
Sweet November est un film romantique américain réalisé par
Pat O'Connor sorti en 2001. Ce film est le remake du film homonyme de 1968. Il
a été originellement écrit par Herman Raucher.
Synopsis
Nelson Moss (Keanu Reeves) est un publicitaire ambitieux, obsédé par le
travail pour lequel seule importe sa carrière ; il considère tous ceux qui l'entourent comme des marchepieds destinés à l'aider à
atteindre ses objectifs. Il n'a pas de temps à consacrer à ses amis ou à ses
collègues. Lors de l'examen pour repasser son permis de conduire qui lui a été retiré, il fait la connaissance d'une jeune femme un peu baba-cool, Sara Deever (Charlize Theron). Sara est son opposé : joviale, cool, un peu "fofolle". Elle décide qu'il vaut mieux que ce qu'il a choisi d'être et se fixe un mois pour en faire quelqu'un de bien. Lors d'une réunion catastrophique avec un gros client de son agence qui n'a pas aimé son projet et a choisi la concurrence, Nelson sort de ses gonds et se comporte avec le client comme un malotru. A la suite de cela, son patron le vire. Il se retrouve sans emploi et sans copine. Sara l'invite Nelson à
venir habiter avec elle. Dans un premier temps, Nelson refuse mais elle le convainc de tenter l'aventure. Avec elle, il apprécie la simplicité de la vie, la gentillesse sans contrepartie, l'amitié véritable et il se met à aimer Sara. Mais elle est malade, en phase terminale d'un cancer et doit le quitter. Le mois qu'il aura vécu avec elle aura profondément changé sa vie et sa façon de voir le monde.
Mon opinion
Une bonne comédie romantique qui se laisse regarder et ne prend pas la tête. Charlize Theron(toujours aussi craquante) et Keanu Reeves forment un couple magnifique.