Affichage des articles dont le libellé est Charlize Theron. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Charlize Theron. Afficher tous les articles

jeudi 13 février 2020

L'OEUVRE DE DIEU, LA PART DU DIABLE film dramatique de Lasse HALLSTROM (USA-1999)



L'Œuvre de Dieu, la Part du Diable (Titre original : The Cider House Rules) est un film américain réalisé par Lasse Hallström, sorti en 1999. Le film est une adaptation du célèbre roman du même nom de John Irving publié en 1985.

Résumé

Le roman se déroulait dans les années 20, pendant la 1ère Guerre mondiale. Le film de Lasse Hallström se déroule en 1943 pendant la 2nde Guerre mondiale mais toujours dans l’orphelinat de Saint-Cloud et la cidrerie Worthington à Ocean View, tous deux situés dans le Maine aux Etats-Unis.
Le héros du film est Homer Wells (Tobey Maguire), orphelin et élève du docteur Wilbur Larch (Michael Caine), un obstétricien excentrique et attachant, qui recueille des enfants non désirés mais pratique aussi des avortements lorsque les jeunes femmes qui viennent le consulter ne veulent pas garder leur enfant.

Un jour, un couple d’amoureux formé de Candy Kendall (Charlize Theron) et de Wally Worthington (Paul Rudd) vient à l’orphelinat pour un avortement. Candy est enceinte mais ne veut pas garder l’enfant car Wally, capitaine d’aviation, doit repartir au combat.

En partant, ils proposent à Homer, qui n’a rien vu d’autre du monde que les murs de l’orphelinat, de l’emmener avec eux. En effet, la mère de Wally est propriétaire d’une plantation de pommiers à cidre et a besoin de bras. Quant au père de Candy, il pèche des homards.

Homer, à qui le travail manuel ne fait pas peur, s’intègre à l’équipe d’ouvriers agricoles itinérants, formée de noirs, qui travaille sur l’exploitation Worthington.

Découvrant que Rose, la fille du chef de l’équipe, est enceinte de son propre père, il va l’aider à avorter et, lorsqu’il apprendra la mort du Dr. Larch, il reviendra prendre sa place à l’orphelinat et continuera son œuvre.    

Mon opinion  

Je connaissais le roman de John Irving mais je ne savais pas qu’un film en avait été tiré. J’ai retrouvé la « patte » de ce réalisateur dont j’ai apprécié quelques autres films (Gilbert Grape, Cher John, Les recettes du bonheur). A partir de situations difficiles, il sait mettre en valeur les notions de cœur et d’humanité de ses personnages, aidé par une photographie élégante et un casting bien choisi. Un an après Pleasantville, Tobey Maguire a encore des traits d’adolescent qui se cherche et Charlize Theron est craquante de fragilité. Un beau film qui n’hésite pas à aborder des sujets difficiles comme ceux de l’avortement et de l’inceste, sans jamais porter de jugement moral sur les situations dramatiques qui en découlent.

Si vous avez aimé ce film, je vous conseille aussi :

vendredi 24 janvier 2020

SCANDALE film dramatique de Jay ROACH (USA-2020)



Scandale (Titre original : Bombshell) est un film dramatique américain réalisé par Jay Roach, sorti en 2019. Il s'inspire de faits réels sur les accusations contre Roger Ailes, cofondateur de la chaîne d'information câblée Fox News.

Résumé

Le film se déroule en 2017, peu avant l’élection de Donald Trump, et retrace l’affaire de harcèlement sexuel qui a secoué la chaîne ultra-conservatrice Fox News après que Gretchen Carslon (Nicole Kidman), l’une de ses présentatrices vedettes ait accusé son PDG Roger Ailes (John Lithgow). Elle sera rejointe dans son combat par deux autres présentatrices de renom, Megyn Kelly (Charlize Theron) et Kayla Pospisil (Margot Robbie). Elles seront rejointes par plusieurs autres plaignantes qui n’auraient jamais parlé sans leurs révélations. Ce scandale a précédé de quelques années et ouvert la voie au mouvement #metoo et à celui qui a conduit à l’arrestation et au procès du magnat du cinéma Harvey Weinstein. Après le licenciement de Ailes, Fox News, qui appartenait au magnat Rupert Murdoch (Malcolm McDowell) fut reprise en mains par ce dernier qui continua dans la même ligne éditoriale et poursuivit son soutien à Donald Trump.

Mon opinion

Ce film est intéressant malgré une première partie très confuse. Cette confusion a peut-être été voulue par le scénariste qui a essayé de rendre l’aspect ambigu du combat de ces femmes hésitant entre leur ambition et le souhait de faire tomber leur monstre de patron. Le problème est aussi, pour nous européens, de s’y retrouver tant ces actrices sont formatées sur le modèle de poupées Barbie (elles sont toutes blondes, grandes, minces et élégantes). Sans doute, là aussi, est-ce voulu puisque Roger Aisles, le prédateur, les voit ainsi et, si elles ne correspondent pas à l’image qu’il s’en fait, les jette comme de vulgaires kleenex. Cela donne un film aseptisé, qui manque de substance, devant lequel le spectateur reste froid alors que l’on devrait s’enthousiasmer du combat de ces femmes et applaudir leur courage.     

A voir aussi :




mercredi 4 avril 2018

LA LEGENDE DE BAGGER VANCE de Robert REDFORD (USA-2000)



La Légende de Bagger Vance (The Legend of Bagger Vance) est un film américain de 126 min. réalisé par Robert Redford, sorti en 2000. Il est adapté du livre du même nom écrit en 1995 par Steven Pressfield. Le film se passe dans le cadre de la Géorgie des années 1920. Directeur de la photographie: Michael Ballhaus.

Résumé

Champion de golf à 16 ans, fiancé de la ravissante et richissime Adèle Invergordon (Charlize Theron), Rannulph Junuh (Matt Damon) est enrôlé pour aller se battre lors de la 1ère fuerre mondiale. A son retour, hanté par le souvenir des atrocités qu'il a vécues sur le front, il revient chez lui dans le plus parfait anonymat, se noyant dans l’alcool et les tournois de cartes. Ce sont aux Etats-Unis, les années noires de la Grande Dépression et John Invergordon, le perre d’Adèle, ruiné, se suicide, laissant comme seul héritage à sa fille le parcours de golf pour lequel il s’était endetté.  Acculée par ses créanciers, Adèle leur fait face et refuse de vendre le golf, qui était l’œuvre de la vie de son père, pour une bouchée de pain. Elle propose au contraire à la ville d'organiser un grand tournoi de golf pour remplir les caisses et faire renaître Savannah de ses cendres. Elle va trouver elle-même les deux plus grands champions que compte l'Amérique et les convainc de venir s'affronter sur son green. Bobby Jones (Joel Gretsch) est le premier à accepter, ainsi que son concurrent, Walter Hagen (Bruce McGill).

Il ne reste plus qu'à convaincre l’enfant prodige de Savannah, Rannulph Junuh de s’inscrire à son tour au tournoi. Mais personne, à part le jeune Hardy Greaves (J. Michael Moncrief), dont Januh était l’idole, ne sait où le trouver. Januh cède à l’innocence et à la candeur d’Hardy, chose qu’il n’aurait pas faite devant la délégation d’élus de la ville. Une fois cela fait, en pleine nuit, venant de nulle part, débarque Bagger Vance (Will Smith), un mystérieux vagabond, qui se propose de devenir le caddie de Junuh contre cinq dollars et une paire de chaussures, et le coache jusqu’à la victoire.

Mon opinion sur ce film

Ce film magnifique s’inscrit dans la ligne d’autres films de Redford, comme L’homme qui murmurait à l’oreille deschevaux ou Et au milieu coule une rivière. Une belle leçon de vie, avec des acteurs au sommet de leur art, que ce soit MattDamon, Charlize Theron ou Will Smith dans le rôle du mystérieux Bagger Vance. Sans oublier la belle prestation du jeune J. Michael Moncrief. Le tout servi par la photographie raffinée et précise de Michael Ballhaus. On peut, a priori, être rebuté par un film sur le golf. Mais, à l’instar d’autres films dont le thème central est un sport (par ex. Et au milieu coule une rivière ou Jusqu’aubout du rêve, qui est centré autour du baseball, sport particulièrement hermétique pour des non-américains), ce film va beaucoup plus loin et est une merveilleuse leçon de vie. Alors, de grâce, laissez vos préjugés de côté et regardez La légende de Bagger Vance. Vous ne le regretterez pas !       

samedi 2 mai 2015

CHARLIZE THERON (Actrice sud-africaine)


Charlize Theron, née le 7 août 1975 à Benoni (Afrique du Sud), est une actrice et ancienne mannequin sud-afro-américaine. Elle a commencé sa carrière d'actrice aux États-Unis et a connu la gloire dans les années 1990 avec les films L'Associé du diable (1997), That Thing You Do! (1998), et L'Œuvre de Dieu, la part du Diable (1999).

Elle acquiert le statut d'héroïne nationale dans son pays natal pour avoir remporté l'Oscar de la meilleure actrice pour son rôle dans Monster en 2003.

Suite au film Monster sorti en 2003, Charlize Theron devient une star mondiale et incarne des rôles délibérément très variés. Elle a désormais son étoile sur le célèbre Walk of Fame d'Hollywood.
Elle est la mère adoptive d'un garçon d'origine sud-africaine nommé Jackson. Elle vit à Los Angeles.

Jeunesse

Charlize Theron naît à Benoni, une cité minière du Transvaal située à 25 kilomètres de Johannesburg, de Charles, d'ascendance française, et de Gerda, d'origine allemande. Sa langue maternelle est l'afrikaans, l'anglais étant sa seconde langue. Charlize grandit en milieu rural dans la ferme de ses parents, par ailleurs propriétaires d'une entreprise de construction routière, et apprend le xhosa au contact des travailleurs de l'entreprise familiale.

À l'âge de 12 ans, Charlize est envoyée à la National School Of The Arts de Johannesburg. Elle y développe sa passion pour la danse, dont elle avait commencé la pratique dès l’âge de 6 ans. Ses performances font le ravissement de sa mère, qui l'encourage à développer ses talents artistiques. Ces expériences positives rendent les retours au domicile plus difficiles, tant sa situation familiale se dégrade. Son père Charles sombre peu à peu dans l'alcoolisme, et se montre de plus en plus distant vis-à-vis de sa famille. Puis, un jour de 1991, alors que Charlize est de retour de l'école pour le week-end, sa mère Gerda subit à nouveau les violences de son mari, et le tue par balles en état de légitime défense. Aucune poursuite judiciaire n'est engagée. Curieusement, ce type de situation, alcoolisme et violence incluse, se retrouveront dans son dernier film, Dark Places (2015).

Sa mère a une influence positive dans sa vie et l'inscrit à un concours de mannequinat. Charlize, alors âgée de 16 ans, remporte ce concours et s'envole vers l'Italie pour représenter son pays au International New Model Today. Elle remportera le concours, ce qui lui offre l'opportunité de devenir mannequin professionnel. Elle quitte alors l'école et s'envole vers Milan, accompagnée de sa mère, pour commencer sa carrière de mannequin. Trois mois plus tard, sa mère Gerda retourne en Afrique du Sud à ses activités, tandis que Charlize s'installe à Milan et voyage à travers l'Europe pour son travail.

Après un an de travail en tant que mannequin, Charlize décide de s'adonner à sa passion pour le ballet et s'inscrit à la Joffrey Ballet School de New York, tout en acceptant quelques séances photos pour financer son séjour. Après 8 mois de cours, une blessure au genou la contraint à tirer un trait sur sa carrière de danseuse. Elle déménage alors vers Miami pour quelques mois et poursuit le mannequinat. Mais Charlize n'est pas intéressée par la vie de top model : elle veut avant tout développer ses talents artistiques.

Filmographie

Depuis son premier film, tout juste âgée de 20 ans, l’actrice, qui a  maintenant 40 ans mais a toujours un physique androgyne d’adolescente, a tourné une quarantaine de films, pas toujours, il faut le dire, de premier plan, même s’ils ont eu un succès commercial.

A voir dans :




DARK PLACES thriller de Gilles Paquet-Brenner (FR-USA 2015)

 

Dark Places est un film policier américano-français écrit et réalisé par Gilles Paquet-Brenner, sorti en 2015. Il s'agit de l'adaptation du roman homonyme de Gillian Flynn.

Synopsis

Libby Day (Charlize Theron) est une jeune femme qui a survécu au massacre de sa mère et de ses sœurs  dans les années 80. Elle est le seul témoin de la scène et affirma aux policiers que c'était son frère, Ben, alors âgé de 16 ans (Tye Sheridan, découvert dans Mud sur les rives du Mississippi), qui était le coupable de ces meurtres. 

Trente ans plus tard, un jeune homme du nom de Lyle Wirth (Nicholas Hoult) prend contact avec elle au nom de l’association qu’il dirige, « The Kill Club », dont les membres reprennent les affaires policières spectaculaires et refont l’enquête. Dans un premier temps, Libby, qui vit dans le déni et n’a jamais revu son frère, en prison depuis 20 ans, refuse de leur parler mais, comme elle a besoin d’argent, elle accepte de les rencontrer puis se prend au jeu et se met en quête des différents protagonistes de l’affaire. Grâce aux éléments glanés et à l’aide de Lyle, elle parviendra à découvrir ce qui s’est réellement passé « cette nuit-là ». Mais réveiller des démons est dangereux et, seule l’intervention de Lyle lui permettra d’échapper elle-même in extremis à la mort.

Mon opinion sur ce film

Bien que ne sois généralement pas un grand fan de thrillers ou de films policiers, je suis allé voir ce film à cause de la présence de CharlizeTheron, mais surtout de celle de Nicholas Hoult, déjà remarqué comme acteur-enfant dans Pour un garçon, puis dans la série britannique Skins. Comme son titre l’indique, 

Dark Places (qui signifie « Les endroits sombres »), est un thriller particulièrement noir qui nous emmène dans l’Amérique profonde, ravagée par la misère, l’alcool et la drogue. Ici, le jeu de Charlize Theron, trop souvent confinée aux rôles de victimes hystériques (L’associé du diable, Intrusion, etc.) est d’une sobriété qui confine au mutisme, voire à l’autisme (sa façon de refuser tout contact physique nous laisse même à penser qu’elle aurait pu être violée dans son enfance, ce qui n’est pas confirmé par le scénario). Personnellement, j’aurais aimé que Nicholas Hoult soit plus mis en avant car son rôle dans l'histoire est visiblement très important mais le scénario ne lui en a pas laissé l'occasion, ce que je regrette car j'ai pressenti, chez ce jeune acteur, dès que je l'ai découvert dans Skins, une personnalité intéressante qui aurait pu mieux s'exprimer dans ce rôle.

En conclusion, un honnête thriller, certes bien mené, mais auquel il manque malgré tout la patte d’un grand metteur en scène. Tous les critiques comparent ce film à Gone girl,  l’autre roman de Gillian Flynn, adapté au cinéma par David Fincher, et le donnent comme bien supérieur à celui-ci. Ne l’ayant pas vu, je ne peux juger et j’attends, pour le faire, d’avoir vu le film de Fincher, qui est par ailleurs le spécialiste incontesté des thrillers (Seven, Panic room, Zodiac…). J'avais beaucoup apprécié  The Social Network, qu'il avait réalisé.


Le réalisateur français Gilles Paquet-Brenner ne s’est pas, jusque-là, illustré par des films d’envergure, si ce n’est peut-être dans Elle s’appelait Sarah (2010), certes dans un style complètement différent. 

mercredi 15 avril 2015

PROMETHEUS de Ridley SCOTT (USA-2012)


Prometheus est un film de science-fiction américain en 3 D, réalisé par Ridley Scott et sorti en mai 2012. 

Synopsis

Ridley Scott avait, depuis longtemps, déclaré vouloir écrire un prequel à Alien, réalisé en 1979. Tout en faisant référence de manière assez confuse (en particulier à l'extrême fin du film) à cette œuvre mythique pour des millions de spectateurs, Prometheus s'en écarte avec l'ambition de créer sa propre mythologie.

L'histoire commence en 2089 avec la découverte par des archéologues, Elisabeth Shaw (Noomi Rapace) et Charlie Holloway (Logan Marshall-Green), dans une grotte de l'île de Skye en Ecosse, de signes d'une civilisation extraterrestre.

Les deux archéologues sont convaincus que les signes trouvés indiquent la direction d'une planète située au-delà du système solaire d'où est originaire une espèce d'extraterrestres très évolués qu'ils appellent "les ingénieurs". Selon eux, ils seraient les créateurs de l'humanité. Ils convainquent une puissante société, la Weyland Corporation, de monter une expédition pour se rendre sur cette planète très éloignée de la Terre. Le voyage doit durer deux ans et se fera en état de vie suspendue, le vaisseau étant, pendant ce temps, sous le contrôle d'un robot humanoïde, David (Michael Fassbender). 

Lorsque le Prometheus parvient au terme de son voyage, David réveille l'équipage et l'assiste pendant ce pénible processus.

Dès la première réunion de débriefing, les tensions apparaissent. Après que Peter Weyland, le grand patron de Weyland Corporation, un homme en fin de vie, ait  exposé, lors d'une projection holographique (il est censé être mort lors du départ de l'expédition), les objectifs de la mission à l'équipe, le véritable chef se révèle être Meredith Vickers (Charlize Theron). Cette dernière, une femme froide et autoritaire, s'empresse de contredire les objectifs exposés par le patron. Quant aux deux archéologues qui sont à l'origine de la mission, leurs objectifs sont purement scientifiques : rencontrer ceux qu'ils appellent "les ingénieurs". Le reste de l'équipe est composé de mercenaires, du commandant du vaisseau, le capitaine Janek et de son équipage, et de quelques scientifiques. En fait, chacun a l'air de poursuivre son propre but, ce qui, dès l'abord, augure bien mal pour la réussite d'une mission aux enjeux aussi importants.

Mais on n'en a pas fini avec les intérêts particuliers des uns et des autres car, pendant le voyage, on fait connaissance avec le robot, David, et ce qu'on découvre sur lui nous met mal à l'aise : en effet, David est un robot évolué qui a ses propres sentiments et développe ses propres goûts (en particulier pour le cinéma!) et on sent que lui aussi poursuit des buts particuliers qui n'apparaissent pas clairement. Je sais que, personnellement, j'aurais eu une certaine réticence à mettre ma vie entre ses mains. Pourtant, tout se passe bien jusqu'à l'arrivée. David effectue sa tâche avec professionnalisme et le vaisseau atterrit sans encombre sur la planète qui est le but de la mission.

A son arrivée sur la planète des "ingénieurs", l'équipage découvre des infrastructures qui confirment l'existence d'une civilisation technologiquement développée : des routes rectilignes mènent à une gigantesque structure artificielle que les protagonistes désignent sous le nom de "pyramide" bien qu'elle ait plutôt la forme d'un dôme. L'atmosphère de la planète n'est pas respirable pour les humains mais, une fois à l'intérieur de la "pyramide", un inextricable complexe de couloirs et de salles, les cosmonautes s'aperçoivent qu'ils peuvent enlever leurs casques car l'air y est respirable. Au cours de leur exploration, ils doivent se rendre à l'évidence : ceux qu'ils pensaient rencontrer sont morts. Les salles et les tunnels sont jonchés de monceaux de cadavres de géants aux caractéristiques non-humaines. Dans une salle, ils découvrent une tête humaine géante et inquiétante (celle de l'affiche), entourée de milliers de ce qui semble être des urnes funéraires. Devant ces découvertes inattendues, deux des membres de l'équipe prennent peur et décident de retourner seuls au vaisseau, mais ils se perdent dans les méandres de la "pyramide". Le robot David, lui, s'est écarté du groupe et semble poursuivre un but précis : il pénètre dans une salle circulaire qui évoque un centre de contrôle dans lequel un corps humanoïde, en état de vie suspendu, est enfermé dans une sorte de sarcophage. En appuyant sur des symboles qu'il semble connaître, David active un processus holographique montrant un système solaire où flotte une planète : la nôtre.

Une tempête de sable oblige les explorateurs à regagner d'urgence l'abri du Prométheus.  A leur arrivée, ils s'aperçoivent que les compagnons qu'ils croyaient les avoir devancés se sont perdus dans les méandres de la pyramide dont ils sont devenus prisonniers. La tempête empêche d'aller les secourir.

Avec elle, le professeur Shaw rapporte au vaisseau une des têtes extraterrestres découverte dans la pyramide. David, lui aussi, a rapporté en cachette une minuscule capsule extraite de l'une des urnes. L'équipe de scientifiques analyse la tête rapportée : il s'avère qu'elle est composée de deux parties, la partie externe n'étant qu'un casque qui renferme une tête parfaitement humaine. Soumis à des tests, celle-ci semble reprendre vie puis explose. Pendant ce temps, on voit David proposer une boisson à Charly Holloway, dans laquelle il a subrepticement glissé la mystérieuse capsule. Charly, n'ayant aucune raison de se méfier de David, boit le verre. Peu après, il fait l'amour avec Elisabeth Shaw, avec qui il est amant. Au réveil, on découvre qu'il a été infecté par la capsule absorbée avec sa boisson et que sa santé se détériore très vite. 

Pendant ce temps, les deux membres de l'équipe restés dans la pyramide sont tués par une créature reptilienne.

Toujours sur le vaisseau, Elisabeth Shaw est prise de malaises et il s'avère qu'elle est enceinte de plusieurs mois. Les examens révèlent que la créature qu'elle héberge n'est pas humaine et, échappant aux mains de David qui voudrait qu'elle mène cette grossesse monstrueuse à terme, elle utilise l'équipement chirurgical sophistiqué du bord pour pratiquer sur elle-même une césarienne et extraire la créature qui ressemble à un poulpe.

On découvre aussi que Peter Weyland, que l'on croyait mort, vit sur le vaisseau et poursuit ses propres objectifs : découvrir le secret des "ingénieurs" pour pouvoir combattre la mort qui l'attend. David, qu'il a créé à cet effet, lui est entièrement dévoué et est son assistant secret. Il équipe Peter Weyland d'un scaphandre qui doit lui permettre de se rendre dans la pyramide et le centre de contrôle découvert par le robot.

Malgré ce qu'elle vient de subir, Elisabeth Shaw et Holloway, de plus en plus malade, participent aussi à l'expédition. De retour dans la pyramide, ils découvrent les corps sans vie de leurs deux collègues : leurs scaphandres ont été lacérés et leurs casques détruits. Puis, David amène toute l'équipe dans le "Centre de contrôle" qu'il a découvert et, avant que quiconque n’ait pu s'y opposer, il active le sarcophage. L'humanoïde se réveille, tue le vieux Weyland et massacre plusieurs membres de l'équipe, dont David. Les autres parviennent à s'enfuir. Au moment où ils se présentent devant le Prometheus, Vickers leur refuse l'entrée et tue Holloway au lance-flammes pour éviter que la contamination ne se propage au vaisseau.

Pendant ce temps, le pilote alien a pris place dans ce qui ressemble à un fauteuil et il active la pyramide. Shaw comprend in extremis que ce qu’ils ont pris pour un mausolée est en fait un gigantesque vaisseau extraterrestre programmé pour se rendre sur Terre et détruire l'humanité. Alors que le processus de décollage est enclenché, elle convainc le capitaine Janek et son équipage de se sacrifier en lançant le Prometheus contre le vaisseau extraterrestre afin d'empêcher son décollage. Avant cela, Janek éjecte Meredith Vickers dans une capsule de survie. Les seuls membres encore en vie de l'équipe terrienne sont alors Shaw, Vickers et la tête de David, détachée de son tronc, qui continue cependant à donner des instructions à Elisabeth Shaw. Peu après que l'explosion ait détruit le vaisseau extraterrestre, celui-ci retombe en morceaux sur la planète, l'un des débris tuant Vickers. Il ne reste plus désormais que Shaw et la tête de David. Shaw, à court d'oxygène, se réfugie dans les débris de la capsule de survie mais elle y est attaquée par le pilote alien qui a miraculeusement survécu uniquement pour être confronté au monstre mis au monde par Shaw lors de son accouchement. La tempête retombée, l'équipe, composée des archéologues, de David et de Peter Weyland, retourne à la pyramide. Ils découvrent que leurs compagnons sont morts. La santé de Holloway s'étant dramatiquement détériorée, ils retournent au vaisseau mais Meredith Vickers, armée d'un lance-flammes, lui en interdit l'accès et le détruit comme elle l'aurait fait d'un insecte dangereux. Comme ils ne peuvent regagner la terre, la tête de David se fait forte de conduire Shaw, en utilisant l'un des nombreux autres vaisseaux aliens encore enfouis sur la planète pour retrouver les "ingénieurs".

Lors de la dernière image du film, on voit apparaître, jaillissant de l'écran grâce à la 3D, la créature d'Alien, piteuse tentative du réalisateur pour nous rappeler ce lointain héritage.    
 
Mon opinion sur ce film

Bien que passionné de science-fiction, je ne suis pas fan de films où les extraterrestres sont dépeints comme des monstres abjects armés de griffes et de crocs dégoulinant de bave uniquement préoccupés de détruire l'espèce humaine. J'ai beaucoup hésité à aller voir ce film et c'est après avoir lu plusieurs critiques pro et contre que je me suis décidé. Je n'ai pas regretté pour les effets 3D qui sont vraiment stupéfiants. Quant au contenu lui-même du film, je suis beaucoup plus circonspect. Je ne veux pas faire la liste de toutes les invraisemblances constatées, à commencer par le début où l'on reconnaît, dans les peintures rupestres découvertes dans la grotte de l'île de Skye, une vague évocation de notre grotte Chauvet ardéchoise. En outre, le comportement des archéologues est bien peu scientifique du début à la fin du film: quand on connaît les précautions invraisemblables que prennent de nos jours les archéologues pour ne pas contaminer le site de leur étude (on peut imaginer qu'en 2089, ces précautions seront encore plus draconiennes), on a du mal à les prendre au sérieux. Idem pour l'ensemble de l'expédition. Une telle mission, montée avec une équipe aussi disparate, des objectifs aussi différents entre les membres de l'expédition, n'avait pas la moindre chance d'aboutir. Quant à leur arrivée sur cette planète inconnue, leur confrontation avec une civilisation aussi différente de la nôtre, elle aurait dû les inciter à une prudence extrême. Or, leur première réaction en arrivant à l'intérieur de la structure alien, et bien qu'ayant constaté qu'elle renferme des milliers de cadavres, est d'ôter leur casque ( !), comme si seul l'oxygène était important !!! C'est de la folie pure totalement contraire à toute démarche scientifique. Je m'arrêterai là.

Quant au propos "philosophique" du film, j'ai déjà dit plus haut ce que j'en pensais. Sans vouloir faire systématiquement des "petits hommes verts" de joyeux drilles (en fait, tout en étant convaincu qu'on ne peut pas être seuls dans l'univers, je ne sais pas, pas plus que personne au monde, si les aliens nous sont favorables ou pas). Mon espoir est qu'ils soient moins agressifs, moins mauvais, moins destructeurs que ne l’est l’humanité. D’autre part, je suis convaincu que, si une espèce mille fois techniquement plus développée que la nôtre était à l'origine de la vie sur Terre, elle n'aurait aucun intérêt à détruire ce qu'elle a créé, à moins que, par nos agissements, nous ne représentions pour elle une menace. C'est généralement ce qui se passe : lorsqu’une espèce en attaque une autre, c’est soit pour se nourrir, soit pour se défendre. Seul l'être humain agresse délibérément une autre espèce (voire la sienne). Seul l'être humain est capable de faire le mal gratuitement.

Alors faire des aliens d'horribles monstres assoiffés de carnage est une attitude tellement convenue et infantile qu'elle m'est insupportable.


Et ce n'est pas tout : le propos du réalisateur est brouillé. Qui sont ces "ingénieurs", qui sont les corps enfermés dans les monstrueux scaphandres dans la pyramide, que vient faire le calmar dans le ventre de l'archéologue, pourquoi s'en prend-il à l'alien dans la capsule de survie, quel but poursuit le robot David ? Et, last but not least, que vient faire la créature monstrueuse sortant de l'écran à le toute fin du film si ce n'est pour donner au spectateur un ultime frisson d'horreur. Tout cela n'est pas sérieux et même parfaitement ridicule et, tout en sachant qu'il s'agissait d'un film de divertissement à grand spectacle, je m'attendais à mieux. A côté de ce film, Avatar, de James Cameron, est un chef d'œuvre de poésie et d'intelligence que je regrette de ne pas avoir vu en 3D. Mais même des séries à bien petit budget comme The Event ou V sont, en ce qui me concerne, préférables à une idiotie pareille.

samedi 28 mars 2015

INTRUSION film de science-fiction de Rand Ravich (USA-1999)



Intrusion est un thriller de science-fiction sorti  en 1999. Plusieurs films portent le même titre. Je veux parler ici du film américain de science-fiction réalisé par Rand Ravich (anglais) et sorti sous le titre anglais de « The Astronaut's wife » (La femme de l'astronaute), avec Johnny Depp et Charlize Theron.

Synopsis

Le commandant Spencer Armacost (Johnny Depp) est astronaute à la NASA. Sa jolie épouse, Jillian (CharlizeTheron) et lui forment le jeune couple parfait. Bien entendu, à chaque nouvelle mission, Jillian est inquiète car Spencer risque chaque fois sa vie.

Or, la mission sur laquelle Spencer vient d'embarquer, avec son ami Alex Streck (Nick Cassavettes) se passe mal. Une explosion a lieu sur la navette et les communications sont interrompues pendant deux minutes avec la Terre. Néanmoins, les pilotes reviennent sains et saufs. Cependant, à leur retour, leur comportement change, celui d'Alex en particulier qui accuse Spencer de ne plus être celui qu'il prétend être.  Peu de temps après, lors d'une conférence, Alex meurt d'une hémorragie foudroyante. La NASA conclut qu'il a été victime d'une rupture d'anévrisme rare. Quelques jours après, la femme de Streck se suicide en s'électrocutant dans sa douche.

Après cela, Spencer quitte la NASA et trouve un emploi de cadre à New York. Tout semble cependant aller pour le mieux dans le couple d'autant que Jillian apprend qu'elle attend des jumeaux. Elle est malgré tout inquiète des changements d'humeur qu'elle constate chez son époux. Spencer n’est plus le même : il est devenu irritable, distant, a des réactions inexpliquées et, bizarrement, Jillian commence à être mal à l’aise en sa présence, ne reconnaissant plus l’homme qu’elle aime dans ce quasi-étranger qui vit avec elle. Elle s'ouvre de ses doutes à sa sœur, Nan, qui ressent la même chose qu’elle en présence de son beau-frère. Cependant, les deux sœurs mettent ce changement de comportement sur le compte de l’accident auquel a été confronté Spencer et de son nouvel emploi. Alors qu'elle se pose toutes ces questions, Jillian est contactée, en l'absence de son mari, par Sherman Reese (Joe Morton), un des anciens collègues de Spencer, licencié par la NASA peu après la fameuse mission qui a mal tourné. Il lui révèle que Spencer n'est plus celui qu'elle croit être et il lui propose un rendez-vous pour lui en apporter les preuves. Jillian est d'autant plus bouleversée que ce que lui raconte Reese confirme ses propres doutes et ceux de sa sœur.

 Mais, avant que le rendez-vous avec Reese n'ait pu avoir lieu, Spencer le tue. Il tue aussi Nan, la sœur de Jillian, qui l'avait démasqué. Entre-temps, Jillian a reçu une cassette vidéo que Reese lui avait postée. Convaincue que son mari est habité par une entité extra-terrestre, elle essaie d’électrocuter Spencer en se suicidant avec lui mais l'entité qui occupait le corps de Spencer parvient à passer dans celui de Jillian et à survivre.

On retrouve Jillian plusieurs années après. Elle s'est remariée avec un pilote et a donné naissance à des jumeaux. On les voit intégrer leur nouvelle école. Le film nous laisse entendre que les fils de Jillian  sont le résultat d’une mutation réussie entre aliens et humains et qu'ils sont destinés à suivre la carrière de leur père.

Critique

Malgré un début prometteur et de très bons acteurs, le film dérape, hélas complètement dans sa dernière partie (l'assassinat de Nan, la sœur de Jillian, était tout à fait inutile). Johnny Depp est par contre épatant dans sa transformation du mari aimant et attentionné en un individu de plus en plus inquiétant qui finit par devenir cet inconnu glacé qui n'a plus rien d'humain. Mais quel dommage que le réalisateur ne s'en soit pas tenu là et qu’il ait fait de Charlize Theron cette trop fragile et hystérique Jillian (rôle qui rappelle de manière surprenant celui qu’elle incarne dans un autre film l'Associé du diable, face à un mari (Keanu Reeves) qui devient lui aussi un monstre d’un autre ordre) La jolie Charlize n'a décidément pas de chance avec les scénaristes!

Le film tourne au Grand Guignol lorsque l'alien se révèle au grand jour. Il faut dire que, dans ce domaine, quel que soient le talent des réalisateurs, on en est souvent réduit, lorsqu'on nous montre des entités extraterrestres, à nous dépeindre des créatures plus ridicules qu’effrayantes (ET, Rencontres de troisième type, etc. Même d'excellentes séries comme Taken ["Disparition" en français], n'échappent pas à ce travers alors que tout le reste de la série est par ailleurs remarquablement mené). Mieux vaudrait que les réalisateurs ne montrent rien (comme dans « Solaris », où l’on ressent la menace sans qu’elle prenne une forme physique ou, à la rigueur, dans le remake des Visiteurs, version 2009, où les corps de lézard ne sont qu’entrevus...)

Réception

Comme on pouvait s'y attendre, malgré la présence d'acteurs aussi réputés que Johnny Depp ou CharlizeTheron, le film n'a pas été une réussite. Il a même perdu de l'argent : il n’a rapporté que 19 millions de dollars pour un coût de 75 millions, ce qui est plutôt rare, même avec de francs navets ! Ce qui démontre une fois de plus qu'un casting excellent et de bons acteurs (je parle pour Johnny Depp), ne suffit jamais à faire un bon film si le scénario est indigent ou insuffisamment crédible. A part une mince récompense au Catalonian International film Festival de Sitges (Espagne), le film n'a obtenu qu'un pourcentage ridicule d’opinions favorables (16%) sur le site Rotten Tomatoes qui, il faut le reconnaître, ne fait généralement pas dans la complaisance. Cet échec a sans doute fortement entravé la carrière de Rand Ravich réalisateur qui n'a plus, depuis cet échec, réalisé de film. Il s'est surtout consacré à la télévision avec la série Life sur NBC.

lundi 8 septembre 2014

THE YARDS de James Gray (USA-2000)


The Yards est un drame américain réalisé par James Gray, sorti en 2000.

Synopsis

Le film commence par une fête : la famille attend Léo (Mark Wahlberg) qui vient de sortir de prison pour une série de petits vols de voitures. Léo est bien décidé à se ranger et à trouver un boulot honnête et compte, pour ce faire, sur l'aide du nouveau mari de sa tante, l'oncle Frank (James Caan), qui dirige une grosse boîte, l'Electric Rail Corporation, travaillant pour la mairie de New York. Celui-ci lui trouve en effet du travail mais, hélas pour Leo, c’est dans la cadre des magouilles mafieuses qu’il dirige auxquelles Willie (Joaquin Phoenix), son amie d’enfance, va l’initier. Lorsque Léo comprend dans quelle sale combine il a mis le doigt, il est trop tard : le commando destiné à saccager les machines au dépôt du Queens, est trahi. Willie tue le gardien et Léo, pris à partie par un flic, le blesse grièvement en voulant se défendre. Léo doit s'enfuir. Par amour pour sa mère, il préfère se livrer et dénonce le système mafieux dans lequel son oncle et toute la classe politique municipale sont impliqués.

Mon opinion

Malgré la présence d’excellents acteurs (Mark Wahlberg, Joaquin Phoenix, Faye Dunaway et Charlize Theron), le film n'est pas à la hauteur de ses ambitions. On imagine ce qu'aurait pu faire d'un tel scénario et avec de tels acteurs un Michael Mann (Collateral) par exemple. On en est loin. Le film est lent, lourd, le spectateur devine  (avant le héros, ce qui n'est jamais bon signe) dans quel piège il va tomber... Le dénouement, en forme de leçon de morale est loin d'être convaincant. Décidemment, James Gray ne fait pas partie de mes réalisateurs de prédilection. Je n'avais déjà pas aimé Two lovers, du même réalisateur, dont l’acteur principal était déjà Joaquin Phoenix, j’ai encore moins aimé ce film.

mercredi 28 mai 2014

L'ASSOCIE DU DIABLE de Taylor Hackford (USA-1997)


L'Associé du diable est un film thriller fantastique américain réalisé par Taylor Hackford en 1997 d'après le roman The Devil's Advocate d'Andrew Neiderman.

Synopsis

Kevin Lomax (Keanu Reeves) est un jeune et brillant avocat, récemment diplômé, qui vit en Floride avec sa  charmante épouse, Marie-Ann (CharlizeTheron). Il est amené à défendre un client, un professeur qu'il sait coupable d'abus sexuel sur une mineure, ou d'abandonner le procès. Cependant, pour quelqu’un qui a de l'ambition comme lui, ce serait déchoir que de s’avouer vaincu et, tout en ayant la conviction que son client est coupable, il choisit de passer outre et gagne le procès.

Le procès ayant été très médiatisé, il reçoit alors une proposition inattendue : celle de rejoindre un grand cabinet d'avocats new-yorkais dirigé par John Milton (Al Pacino). Kevin est peu enthousiaste à l’idée de quitter la Floride, mais sa femme, Marie-Ann parvient à le convaincre d'accepter l'alléchante offre de Milton bien que sa mère, Alice, une femme très croyante, le mette en garde contre les dangers que représente New-York,  pour elle, ville de tous les vices. La suite des événements prouvera que les craintes d'Alice, qui nous paraissaient au départ marquées par la superstition, étaient celles d'une visionnaire.

            Le jeune couple part alors pour New-York. Ils y sont accueillis comme des princes : le cabinet offre à Kevin un salaire mirobolant qu'il n'aurait jamais espéré s'il était resté en Floride avec, en prime, un splendide appartement. Mais la contrepartie, c'est que Milton, sous son apparence bon enfant, est un véritable tyran. Pour lui plaire, Kevin doit se plier à des horaires déments et délaisser de plus en plus sa femme au profit de son travail. Jusque là, rien que de très normal lorsqu'on commence dans la carrière d’avocat, surtout aux Etats-Unis. Tout ne va cependant pas trop mal pour Kevin jusqu'au jour où son patron lui confie un très gros dossier : défendre Alexander Cullen, un richissime client,  accusé d'avoir tué sa femme, son beau-fils et sa domestique.
            Alors que Marie-Ann, seule dans l'immense appartement, souffre de l'absence de son mari, elle commence à être victime d'hallucinations de plus en plus graves qui l'entraînent vers la folie. Kevin, plongé corps et âme dans le dossier de son client, ne se rend pas compte que la santé mentale de sa femme que, par ailleurs il adore, se détériore d'une manière inquiétante. 
            Milton, toujours très paternaliste, suggère à Kevin d'abandonner l’affaire à un autre avocat du cabinet pour mieux s’occuper de sa femme tout en lui faisant comprendre que, s'il lâche l'affaire, sa carrière en souffrira forcément. Kevin, littéralement obsédé par l'idée de gagner, refuse... Cela l'entraîne dans une spirale infernale (au sens propre) où il laissera son âme et perdra sa femme adorée.

Mon opinion sur ce film

       Al Pacino est véritablement démoniaque dans ce rôle ambigu, Charlize Théron, est touchante de fragilité en épouse sacrifiée et Keanu Reeves parfait dans le rôle du jeune avocat auquel l’ambition fait perdre tout sens des réalités. Le film aurait pu être excellent si le réalisateur avait su s'arrêter à temps. Hélas, il bascule, dans le dernier tiers, dans des scènes grand-guignolesques qui confinent au ridicule. Le film n'y gagne rien car le spectateur aurait parfaitement compris le propos sans avoir à supporter ces scènes excessives qui m'ont rappelé les grotesques excès du Dracula de Coppola (avec aussi, d'ailleurs, hélas pour lui, un certain Keanu Reeves)

Par certains côtés, ce film rappelle La firme, un autre thriller, où un jeune avocat (Tom Cruise),  fraîchement diplômé, est embauché par un grand cabinet qui lui fait un pont d'or, avant qu'il ne s'aperçoive qu'il défend la mafia et n'essaie de s'affranchir de son emprise, au péril de sa vie. A la différence de l'Avocat du diable, La firme, réalisé par Sydney Pollack, est d'une toute autre envergure. 

Une dernière précision, le réalisateur Taylor Hackford est aussi le réalisateur du beau film Soleilde nuit, avec le danseur étoile Mikhail Barychnikov

jeudi 6 juin 2013

SWEET NOVEMBER (Film US 2001)

Sweet november


Sweet November est un film romantique américain réalisé par Pat O'Connor sorti en 2001. Ce film est le remake du film homonyme de 1968. Il a été originellement écrit par Herman Raucher.

Synopsis

Nelson Moss (Keanu Reeves) est un publicitaire ambitieux, obsédé par le travail pour lequel seule importe sa carrière ; il considère tous ceux qui l'entourent comme des marchepieds destinés à l'aider à atteindre ses objectifs. Il n'a pas de temps à consacrer à ses amis ou à ses collègues. Lors de l'examen pour repasser son permis de conduire qui lui a été retiré, il fait la connaissance d'une jeune femme un peu baba-cool, Sara Deever (Charlize Theron). Sara est son opposé : joviale, cool, un peu "fofolle". Elle décide qu'il vaut mieux que ce qu'il a choisi d'être et se fixe un mois pour en faire quelqu'un de bien. Lors d'une réunion catastrophique avec un gros client de son agence qui n'a pas aimé son projet et a choisi la concurrence, Nelson sort de ses gonds et se comporte avec le client comme un malotru. A la suite de cela, son patron le vire. Il se retrouve sans emploi et sans copine. Sara l'invite Nelson à venir habiter avec elle. Dans un premier temps, Nelson refuse mais elle le convainc de tenter l'aventure. Avec elle, il apprécie la simplicité de la vie, la gentillesse sans contrepartie, l'amitié véritable et il se met à aimer Sara. Mais elle est malade, en phase terminale d'un cancer et doit le quitter. Le mois qu'il aura vécu avec elle aura profondément changé sa vie et sa façon de voir le monde. 

Mon opinion 

Une bonne comédie romantique qui se laisse regarder et ne prend pas la tête. Charlize Theron (toujours aussi craquante) et Keanu Reeves forment un couple magnifique. 

Ma note : 3,5/5

Le film existe en DVD