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lundi 2 mars 2020

ENTRE DEUX RIVES film d'Alejandro AGRESTI (USA-2006)



Vu en DVD.

Entre deux rives (titre original : The Lake House) est un film romantique américain réalisé par Alejandro Agresti sorti en 2006, avec Keanu Reeves et Sandra Bullock. C'est un remake du film sud-coréen Il Mare.

Résumé

2006. Kate (Sandra Bullock) est médecin dans un hôpital de Chicago. Pour se ressourcer, elle part de temps en temps loin de la ville, dans une maison d’architecte qu'elle loue sur le bord du Lac Maple. Après son dernier séjour, elle laisse un message dans la boîte aux lettres pour le futur locataire avec son adresse, dans lequel elle demande au nouveau locataire de bien vouloir lui faire suivre son courrier.

2004. Alex (Keanu Reeves) est architecte et décide de rénover une maison construite au bord du même lac par son père avec qui il entretient des relations tendues. La maison n’a pas été habitée depuis des années. En arrivant, il trouve le message laissé par Kate et daté de 2006 (donc dans le futur) dans la boîte aux lettres. Un chien hirsute vient aussi lui rendre visite et laisse des marques de pattes sur le ponton de bois qu'il vient de repeindre, marques que Kate retrouvera deux ans plus tard.

Commence alors un échange de correspondances, qui se transforme en histoire d’amour, entre Kate et Alex séparés par le temps.

Mon opinion sur ce film

Je n’avais jamais vu ce film et j’ai profité de son passage à la télévision pour le voir. Certains critiquent la mièvrerie du film. C’est le lot de beaucoup de films romantiques. Mais j’y ai vu bien autre chose.  J’adore les histoires d’univers décalés et j’avais beaucoup aimé la série Demain à la une (1996-2000) où le héros Gary Hobson (Kyle Chandler) est réveillé tous les matins par un mystérieux chat roux nommé « Le chat de Mr. Snow » dont les miaulements lui indiquent l’arrivée sous sa porte du journal du lendemain. Entre deux rives n’omet pas de faire référence à cette série à travers le rappel du bâtiment historique du Chicago Fire Department où se trouve le McGinty’s Bar qui sert de décor à la série télévisée. On parle pas mal d’architecture, dans ce film, de Frank Lloyd Wright, de Le Corbusier, mais aussi de Richard Meier qui a conçu, entre autres, le magnifique musée de la Fondation Getty à Los Angeles, que j’ai découvert en 2016. J’ai aussi particulièrement apprécié la prestation de Keanu Reeves qui, quel que soit le rôle qu’il interprète, le fait toujours avec une élégance rare. Il est parfaitement à sa place dans le rôle d’Alex.

Dans le même esprit, vous pouvez voir : 

mercredi 6 mars 2019

JOHN WICK film d'action de D. LEITCH et C. STAHELSKI (USA-2014)


John Wick est un film d'action américain réalisé par David Leitch et Chad Stahelski, sorti en 2014. Il met en scène Keanu Reeves dans le rôle-titre.

Résumé

Johnatan « John » Wick (Keanu Reeves) est un ex-tueur à gages retiré des affaires après qu’il ait épousé Helen. Mais celle-ci vient de mourir d’un cancer et il se retrouve seul. Peu après l'enterrement, John reçoit un colis contenant un chiot femelle beagle nommée Daisy et une lettre : il s'agit d'un cadeau posthume d'Helen pour l'aider à surmonter sa disparition. John s'attache à Daisy et l'emmène faire un tour à bord de sa Ford Mustang de collection. Alors qu’il fait le plein trois jeunes mafieux russes l’abordent et l’un d’eux, Iosef, insiste pour acheter la Mustang. John refuse et répond à l'insulte de Joseph en russe. Le soir même, les trois jeunes viennent l’agresser chez lui, tuent Daisy et s’enfuient à bord de la voiture.

Bien que John ait promis à sa femme qu’il ne reprendrait pas du service, il décide de se venger et d'affronter seul le cartel russe.

Mon opinion

Ce genre de film d’action n’est généralement pas ma tasse de thé. Si je l’ai regardé, c’est surtout pour la présence de Keanu Reeves, qui est un de mes acteurs préférés et ne m’a jamais déçu. Ce serait beaucoup de dire que j’ai aimé ce que j’ai vu. Bien que je m’attende aux scènes de violence et de baston, le film en compte beaucoup, beaucoup trop à mon goût, sans beaucoup de substance. Une fois que l’on sait ça, on n’est pas déçu et l’attention ne se relâche pas jusqu’à la scène finale, que j’ai trouvée d’autant plus belle que j’adore les animaux.

lundi 13 avril 2015

JOHNNY MNEMONIC film de science-fiction de Robert Longo (CA/USA-1995)




Johnny Mnemonic est un film de science-fiction canado-américain de Robert Longo (1995).

Synopsis

Le film est adapté d'une nouvelle de science-fiction de William Gibson, parue dans le recueil « Gravé sur chrome » (Burning chrome), paru en 1987.

L'action est censée se dérouler en 2021. Les multinationales, craignant l'espionnage industriel, ont recours à des coursiers qui se sont fait poser un implant dans le cerveau pour pouvoir transporter des informations, prenant livraison de celles-ci en un endroit pour la délivrer dans un autre. Johnny Mnemonic (Keanu Reeves) est l’un de ces "coursiers". Les données qu'il transporte ayant une valeur inestimable, il se trouve malgré lui pris dans une guerre entre mafias japonaises sans pitié qui le poursuivent afin de s'approprier rien de moins que son cerveau. Il sera aidé dans sa fuite par les Lo-Teks, une sorte de rébellion qui lutte pour la liberté de l'information.

Mon opinion sur ce film

Je n'avais encore jamais vu ce film qui fait pourtant partie des classiques de la science-fiction et est classé, comme un incontournable de la culture cyberpunk, à l'instar des Matrix ou de Blade Runner mais il a bien mieux vieilli que ce dernier à l'esthétique complètement dépassée. 

On y retrouve les leitmotivs habituels : société dystopique, violence, société en décomposition, séparée entre riches dépravés qui vivent dans des ghettos hyperluxueux et populace qui, tout en survivant à coups d'expédients, s'avère en fin de compte plus fréquentable que celle des "élites" dirigeantes.

Mon classement


 Pas si dépassé que cela pour un film de 1995. A voir pour les amateurs du genre. Keanu Reeves est toujours d'une parfaite élégance.

dimanche 29 mars 2015

DRACULA de Francis Ford Coppola (USA-1992)

 

Dracula est un film fantastique réalisé et coproduit par Francis Ford Coppola en 1992. Il est adapté du roman homonyme de Bram Stoker. Il met également en avant le côté érotique du roman et introduit une romance entre Dracula et Mina Murray.

Résumé

Qui ne connaît l’histoire de Dracula, roman gothique publié en 1897 par l’écrivain irlandais Bram Stoker ?

Transylvanie, 1462. Le comte Vlad Dracula, chevalier roumain, part en guerre contre les Turcs en laissant derrière lui sa femme Elisabeta. Cette dernière met fin à ses jours lorsqu'elle apprend la fausse nouvelle de la mort de son mari. Le suicide étant considéré comme un péché mortel par l’Église, Elisabeta est damnée. Fou de douleur, Vlad Dracul (Gary Oldmand) renie l'Église et déclare vouloir venger la mort de sa princesse à l'aide des pouvoirs obscurs, devenant ainsi un vampire sous le nom de Dracula.

En 1897, à Londres, quatre siècles plus tard, Jonathan Harker (Keanu Reeves), un jeune clerc de notaire, est envoyé en Transylvanie pour conclure la vente de l'Abbaye de Carfax à un mystérieux et richissime comte Dracula, en remplacement de son collègue Renfield, devenu fou et interné à l’asile psychiatrique du Dr. Seward. Au moment de la signature finale de la vente, Dracula découvre un portrait de Mina (Winona Ryder, qui joue aussi le rôle d’Elisabeta), la fiancée de Harker, qui ressemble trait pour trait à son épouse défunte Elisabeta. Après avoir emprisonné Harker, Dracula s’embarque pour Londres dans le but de conquérir Mina.

Lors de son arrivée, il est transporté jusqu'à l'Abbaye de Carfax. Il cherche ensuite une proie en la personne de Lucy, la meilleure amie de Mina, qu'il transforme en vampire. Le comte possède désormais une apparence jeune et séduisante et emploie tous ses charmes à séduire Mina, dont le fiancé est toujours prisonnier en Transylvanie. La santé de Lucy se dégradant de plus en plus, son futur époux, Arthur Holmwood, fait appel au professeur Abraham Van Helsing (Anthony Hopkins), éminent spécialiste de l’occulte. Van Helsing se rend compte que Lucy est victime de vampirisme. Pendant ce temps, Harker a réussi à s'échapper du château de Dracula et se réfugie dans un couvent. Il écrit à Mina pour lui demander de venir au plus vite le retrouver afin qu'ils s'unissent. Dracula tue Lucy afin qu'elle devienne une de ses épouses vampires.

Après les funérailles de Lucy, Van Helsing et ses amis vont jusqu'au caveau familial, où est supposée être le corps de la jeune femme. Trouvant le cercueil vide, ils attendent son retour. Van Helsing la tue en lui enfonçant un pieu dans le cœur et en la décapitant. Il brûle ensuite son corps afin qu'elle trouve le repos éternel.

Les époux Harker reviennent à Londres et retrouvent Van Helsing et ses amis décidés à débarrasser l’Angleterre de Dracula. Mina est placée en sécurité dans l'asile dirigé par Seward tandis que le groupe détruit les caisses contenant la terre sacrée sans laquelle Dracula n’a plus d’encrage en Angleterre. Cependant Dracula rend visite à Mina et lui révèle sa véritable nature. Elle lui demande alors de lui donner la vie éternelle afin qu'ils restent unis. Le groupe de Van Helsing pénètre dans la chambre, interrompant Dracula qui s’échappe en se transformant en une horde de rats. Sous hypnose Mina révèle à Van Helsing le retour de Dracula dans ses terres. Van Helsing et son équipe le poursuivent jusqu’en Transylvanie.

Autour du film

Le scénario faillit être adapté sous forme de téléfilm avant que Winona Ryder ne manifeste son intérêt et le présente à Coppola, qui décida de le produire et de le réaliser.

Mon opinion

Je n'avais pas encore vu ce film, pourtant considéré comme un classique, énième adaptation du Dracula de Bram Stoker. Il faut dire que, si j'aime bien la science-fiction et le fantastique, je ne suis pas fan des films d'horreur. Comme il passait à la télévision, j'en ai profité pour le regarder.

Le film a été un grand succès commercial et les critiques ont été plutôt favorables. Il a même remporté plusieurs récompenses dont trois Oscars.

Je sais que je vais encore ne pas me faire que des amis avec cette critique mais je m'en moque.

Je m'attendais à nettement mieux de la part du réalisateur du Parrain et d'Apocalypse now  que cette pitrerie indigeste avec des scènes relevant plus du Grand-Guignol que du cinéma. Faut-il prendre cette adaptation au 2ème, voire au 3ème degré ? On pourrait le penser tant les attitudes des personnages, leurs maquillages, sont outrés et que leur jeu même confine au ridicule. Malheureusement, pour que ce soit le cas, il faudrait aussi à ce film une bonne dose d'humour et de distanciation, ce dont il manque complètement.

Quand je me trouve confronté à des navets réalisés par de grands metteurs en scène et bénéficiant d’un casting prestigieux, je suis toujours stupéfait que des comédiens de renom aient pu se laisser embarquer dans un scénario aussi grotesque et enfermer dans des rôles aussi caricaturaux. Bon, peut-être que résister à l'attrait d'une grosse production dirigée par Coppola ne se refuse pas, mais tout de même... Ce film me rappelle douloureusement d'autres détestables adaptations (Les frères Grimm de Terry Gilliam avec Matt Damon et Heath Ledger, ou le pitoyable Sherlock Holmes de Guy Ritchie avec Jude Law). Que ces films aient obtenu un succès commercial ne me surprend pas vraiment. Ce qui me surprend, c'est que ce Dracula-là ait pu obtenir trois Oscars (meilleurs montage sonore, costumes et maquillage !!!) car on serait en droit d'attendre de la profession un peu plus de discernement, à moins que les critiques n'aient pas osé  soulever la fureur du "Napoléon du cinéma".

 Décidément, je n'ai pas le feeling avec la famille Coppola. J'avais déjà détesté la fille. Avec ce film, j'en viendrais aussi à détester le père.

Mon jugement

 L'une des plus grosses "nouilleries" de l'histoire du cinéma. Plus ridicule qu'effrayant ! 


vendredi 19 décembre 2014

MY OWN PRIVATE IDAHO film de Gus Van Sant (USA-1991)


My Own Private Idaho est un film écrit et réalisé par Gus Van Sant en 1991. Le titre du film a été inspiré au réalisateur par la chanson « Private Idaho » des B-52's. Les dialogues sont en grande partie tirés de Henry IV de Shakespeare.

Synopsis

 Le film commence par la magnifique image d’une route déserte  sinuant parmi les champs de blés et sous un ciel d’orage qui se perd à l’horizon. Sur la route, un jeune zonard, Mike ‘Miky’ Waters (RiverPhoenix), s’écroule pris d’une des crises de narcolepsie qui surviennent sans prévenir.

Plus tard, on le découvre se prostituant dans la chambre miteuse d’un hôtel de Portland. On fait ensuite la connaissance de tout un groupe de jeunes gens plus ou moins réunis autour d’un vieil excentrique homosexuel,  Bob Pigeon (stupéfiant William Richert), qui, comme le Fagin d'Oliver Twist, héberge sa troupe d'éclopés dans un ancien hôtel désaffecté. Parmi ces jeunes gens, l’un d’entre eux détonne par son élégance naturelle et ses manières raffinées : il s’agit de Scott Favor (Keanu Reeves), le fils du maire de Portland, un gosse de riche qui s’est encanaillé et se prostitue plus pour faire enrager son père que par conviction ou besoin véritable. Scott prend soin de Micky et, à l’occasion, couche avec lui. Micky, drogué et sous-alimenté, a été abandonné quand il était enfant par une mère qu’il idéalise ; il souffre de crises de narcolepsie foudroyantes qui surviennent dès qu’il est soumis à un stress. Et le stress fait partie de son quotidien. A un moment du film, dans une scène d’une intense émotion, il confie à Scott son amour pour lui mais Scott ne lui cache pas qu’il n'est homosexuel que par opportunisme et ne ressent rien pour lui. Il lui dit aussi qu’il reprendra sa vie d’avant dès qu’il aura été débarrassé de l’autorité de son père, c’est-à-dire dès qu’il sera  majeur et aura touché son héritage.

Les deux amis partent pour l’état de l’Idaho pour essayer de retrouver la mère de Miky, Sharon, dont ils ont appris qu’elle travaillait dans un hôtel. Lorsqu’ils arrivent, la déception est grande car le réceptionniste leur apprend que, si une certaine Sharon Waters a bien travaillé chez eux, elle est partie depuis longtemps pour l’Italie. Comme elle a laissé une adresse dans la région de Rome, les deux amis revendent la moto volée qui leur a permis de rejoindre l’Idaho et achètent des billets d’avion pour Rome. A l’arrivée dans la ferme miteuse dont elle avait donné l’adresse, ils ne trouvent pas Sharon, qui est repartie pour les USA, mais Scott tombe amoureux de Carmela (Chiara Caselli), la fille de la ferme et, laissant à son copain son billet de retour et un peu d’argent, il repart avec elle à Portland. Lorsque Mike revient à son tour aux Etats-Unis, Scott a abandonné le squat. Bob et sa bande viennent le trouver dans un hôtel de luxe où, bien habillé et parfaitement à l’aise, avec une Carmela, délicate comme une porcelaine transfigurée à son bras, il renie ses anciens amis avec une froideur glaciale.

Bob meurt peu après de chagrin et de honte. Quant à Mike, désespéré et blessé par la trahison de Scott qu'il croyait être son ami et son amant, il repart seul pour l’Idaho. On le revoit sur la même route désespérément vide qu’au début du film. Pris d’une de ses crises de narcolepsie, il s’écroule sur l’asphalte. Une camionnette s’arrête à son niveau. En descendent deux « red-necks » qui le délestent de ses maigres biens. Peu après, un second véhicule s’arrête à son tour. Un homme, dont on ne connaît pas les intentions, le charge, toujours inconscient, à l’arrière de la voiture. Sauveur ou assassin ? On ne saura jamais ce qui advient au pauvre Mike.

Distribution
  • ·         Michael ‘ Miky’» Waters (River Phoenix)
  • ·         Scott Favor (Keanu Reeves)
  • ·         Richard Waters (James Russo)
  • ·         Bob Pigeon (William Richert)
  • ·         Carmela (Chiara Caselli)

Critique

Malgré son côté désespéré et sa noirceur, ce film est un chef d'oeuvre, sans doute l'un des plus beaux films de Gus Van Sant. On y retrouve tous les leitmotivs de ce réalisateur particulièrement doué:  une jeunesse abandonnée à elle-même (voire trahie) par les adultes démissionnaires ou incapables de s’assumer, la drogue, la déchéance, l'homosexualité... Tout cela filmé avec un talent stupéfiant. Dans ce film, la 1ère scène (et la dernière qui lui fait écho et "boucle la boucle"), sont d'une beauté à couper le souffle. Dans son rôle de gosse perdu, River Phoenix (21 ans à l'époque), dégage une intense fragilité et un mal être qui sont sans doute plus authentiques qu'il y paraît puisqu'il devait mourir, deux ans après ce film, d'une overdose. Quant à Keanu Reeves, il est flamboyant dans le rôle d’orgueilleux salopard qu’il joue avec l'élégance détachée qu'on lui connaît.  Dans la réalité, River et Keanu étaient liés par une amitié sincère et profonde et la mort du premier plongea Keanu dans une terrible dépression dont il se remit avec difficulté après avoir sombré pendant plusieurs années dans l'alcoolisme.  

mercredi 28 mai 2014

L'ASSOCIE DU DIABLE de Taylor Hackford (USA-1997)


L'Associé du diable est un film thriller fantastique américain réalisé par Taylor Hackford en 1997 d'après le roman The Devil's Advocate d'Andrew Neiderman.

Synopsis

Kevin Lomax (Keanu Reeves) est un jeune et brillant avocat, récemment diplômé, qui vit en Floride avec sa  charmante épouse, Marie-Ann (CharlizeTheron). Il est amené à défendre un client, un professeur qu'il sait coupable d'abus sexuel sur une mineure, ou d'abandonner le procès. Cependant, pour quelqu’un qui a de l'ambition comme lui, ce serait déchoir que de s’avouer vaincu et, tout en ayant la conviction que son client est coupable, il choisit de passer outre et gagne le procès.

Le procès ayant été très médiatisé, il reçoit alors une proposition inattendue : celle de rejoindre un grand cabinet d'avocats new-yorkais dirigé par John Milton (Al Pacino). Kevin est peu enthousiaste à l’idée de quitter la Floride, mais sa femme, Marie-Ann parvient à le convaincre d'accepter l'alléchante offre de Milton bien que sa mère, Alice, une femme très croyante, le mette en garde contre les dangers que représente New-York,  pour elle, ville de tous les vices. La suite des événements prouvera que les craintes d'Alice, qui nous paraissaient au départ marquées par la superstition, étaient celles d'une visionnaire.

            Le jeune couple part alors pour New-York. Ils y sont accueillis comme des princes : le cabinet offre à Kevin un salaire mirobolant qu'il n'aurait jamais espéré s'il était resté en Floride avec, en prime, un splendide appartement. Mais la contrepartie, c'est que Milton, sous son apparence bon enfant, est un véritable tyran. Pour lui plaire, Kevin doit se plier à des horaires déments et délaisser de plus en plus sa femme au profit de son travail. Jusque là, rien que de très normal lorsqu'on commence dans la carrière d’avocat, surtout aux Etats-Unis. Tout ne va cependant pas trop mal pour Kevin jusqu'au jour où son patron lui confie un très gros dossier : défendre Alexander Cullen, un richissime client,  accusé d'avoir tué sa femme, son beau-fils et sa domestique.
            Alors que Marie-Ann, seule dans l'immense appartement, souffre de l'absence de son mari, elle commence à être victime d'hallucinations de plus en plus graves qui l'entraînent vers la folie. Kevin, plongé corps et âme dans le dossier de son client, ne se rend pas compte que la santé mentale de sa femme que, par ailleurs il adore, se détériore d'une manière inquiétante. 
            Milton, toujours très paternaliste, suggère à Kevin d'abandonner l’affaire à un autre avocat du cabinet pour mieux s’occuper de sa femme tout en lui faisant comprendre que, s'il lâche l'affaire, sa carrière en souffrira forcément. Kevin, littéralement obsédé par l'idée de gagner, refuse... Cela l'entraîne dans une spirale infernale (au sens propre) où il laissera son âme et perdra sa femme adorée.

Mon opinion sur ce film

       Al Pacino est véritablement démoniaque dans ce rôle ambigu, Charlize Théron, est touchante de fragilité en épouse sacrifiée et Keanu Reeves parfait dans le rôle du jeune avocat auquel l’ambition fait perdre tout sens des réalités. Le film aurait pu être excellent si le réalisateur avait su s'arrêter à temps. Hélas, il bascule, dans le dernier tiers, dans des scènes grand-guignolesques qui confinent au ridicule. Le film n'y gagne rien car le spectateur aurait parfaitement compris le propos sans avoir à supporter ces scènes excessives qui m'ont rappelé les grotesques excès du Dracula de Coppola (avec aussi, d'ailleurs, hélas pour lui, un certain Keanu Reeves)

Par certains côtés, ce film rappelle La firme, un autre thriller, où un jeune avocat (Tom Cruise),  fraîchement diplômé, est embauché par un grand cabinet qui lui fait un pont d'or, avant qu'il ne s'aperçoive qu'il défend la mafia et n'essaie de s'affranchir de son emprise, au péril de sa vie. A la différence de l'Avocat du diable, La firme, réalisé par Sydney Pollack, est d'une toute autre envergure. 

Une dernière précision, le réalisateur Taylor Hackford est aussi le réalisateur du beau film Soleilde nuit, avec le danseur étoile Mikhail Barychnikov

jeudi 6 juin 2013

Keanu REEVES (Acteur canadien)


Keanu Charles Reeves est un acteur canadien né le 2 septembre 1964

Il accède à la célébrité avec Point Break, à la reconnaissance avec Speed et devient une star mondiale pour son rôle de Neo dans Matrix. Parallèlement à sa carrière d'acteur, il fut bassiste dans le groupe grunge Dogstar de 1991 à 2002, et plus récemment dans le groupe Becky.

Dans l'émission Entertainment Tonight en 2006, Keanu Reeves a été inclus dans le « Top 10 des stars préférées des Américains ». Le 31 janvier 2005, il a reçu une étoile sur le Walk of Fame à Hollywood.

Biographie

Keanu Reeves est né à Beyrouth, au Liban, le 2 septembre 1964, d’une mère anglaise Patricia Taylor et d'un père, un américain d'origines hawaïenne et chinoise. Sa mère travaillait à Beyrouth quand elle rencontra son père qui a abandonné sa famille quand Keanu avait trois ans. Depuis, Keanu n’a plus eu de contacts avec son père biologique. Keanu [se prononce ki-: a-nu] est un mot hawaïen qui signifie « brise fraîche au-dessus des montagnes ». Quand Keanu est arrivé à Hollywood, son agent a pensé que son prénom était trop exotique, ainsi pendant les débuts de sa carrière il a parfois été crédité comme K.C. Reeves.

Keanu Reeves a une sœur biologique appelée Kim (née en 1966 en Australie) qui a été atteinte de leucémie au début des années 1990. De plus, du côté de sa mère, il a une demi-sœur appelée Karina Miller (né en 1976 à Toronto) et du côté de son père une autre demi-sœur appelée Emma Rose Reeves (née en 1980 à Hawaï).

Keanu Reeves a eu une enfance instable marquée par de nombreux déménagements et a connu une succession de beaux-pères. Ses parents ont divorcé en 1966. Sa mère est devenue créatrice de costumes. La famille a alors déménagé en Australie, puis à New York. Là elle a rencontré et a épousé Paul Aaron, un réalisateur de Broadway et de Hollywood. Le couple a déménagé à Toronto mais a divorcé en 1971. La mère de Keanu a alors épousé Robert Miller, un promoteur de rock, en 1976, mais le couple a de nouveau divorcé en 1980. Son quatrième mari, Jack Bond, était coiffeur. Ce dernier mariage s'est terminé en 1994.

Keanu grandit principalement à Toronto. En moins de cinq ans, il a étudié dans quatre écoles secondaires différentes, y compris l'école d'arts d'Etobicoke, de laquelle il a plus tard été expulsé. Keanu brillait plus dans le hockey sur glace que dans les études, car il était dyslexique. Il tenait le poste de gardien de but. Son équipe l'a surnommé « le mur » et l'a élu meilleur joueur. Keanu affirme qu'il rêvait de devenir un joueur olympique défendant les couleurs du Canada. N'arrivant pas à obtenir son diplôme de fin d'étude, il abandonna l'école secondaire.

Carrière

Keanu commence sa carrière d'acteur à l'âge de neuf ans. Il apparaît dans la production Damn Yankees. À quinze ans, il joue Mercutio dans Roméo et Juliette au théâtre de Leah Posluns. Il fait ses débuts à l'écran dans une série comique sur la CBC, Hangin'in. Au début des années 1980, il apparaît dans des publicités (dont une pour Coca-Cola), des courts-métrages comprenant un drame sur NFB One Step Away, Il connaît  son premier succès dans le film Wolf Boy mais son premier film notable est Youngblood, un film tourné au Canada où il incarne un joueur de hockey sur glace aux côtés de Patrick Swayze et de Rob Lowe. Peu de temps après la sortie du film, il décide de quitter Toronto pour Los Angeles.

Après quelques rôles mineurs, un rôle plus important se présente pour lui en 1986 dans River's Edge. Après le succès du film, Keanu apparait dans un certain nombre de films pour adolescents, comme Permanent Record et la comédie à succès de 1989, Bill & Ted's Excellent Adventure, et sa suite en 1991, Les Aventures de Bill et Ted. Ce rôle a beaucoup marqué Keanu. Il a indiqué : « j'avais l'habitude d'avoir des cauchemars dans lesquels on mettait Ted [il a joué Ted] sur ma pierre tombale ». Il s'illustre dans la même période dans une adaptation des Liaisons dangereuses de Stephen Frears.

Au début des années 1990, Keanu commence à sortir de sa période de films pour adolescents. Il apparaît dans des films d'action comme Point Break. Devenu une valeur sûre d'Hollywood, Keanu Reeves tente d'échapper à l'image de jeune premier, sex-symbol, qui lui colle à la peau, et d'acquérir la reconnaissance de ses pairs en tournant sous la direction de réalisateurs renommés : Gus Van Sant dans My Own Private Idaho (où il incarne un jeune débauché aux côtés de son meilleur ami River Phoenix), Francis Ford Coppola Dracula (où il est le seul acteur à sortir la tête haute de cette farce grotesque), Kenneth Branagh dans Beaucoup de bruit pour rien ou encore Bernardo Bertolucci dans Little Buddha.

En 1994, il partage l'affiche de Speed avec Sandra Bullock qui lui apporte une reconnaissance internationale. Ce succès est suivi de quelques échecs commerciaux : la romance Les Vendanges de feu, ou encore, le thriller d'action Poursuite d'Andrew Davis. Malgré tout, Keanu Reeves refuse dix millions de dollars pour jouer dans Speed 2 : Cap sur le danger et préfère être le partenaire d'Al Pacino dans L'Associé du diable, un thriller pas très réussi de Taylor Hackford qui revisite la légende de Faust. Il refusera également le rôle principal dans Heat de Michael Mann pour jouer Hamlet dans une petite production au Canada.

Le révolutionnaire Matrix des Wachowski donne un nouveau souffle à sa carrière. Ce chef-d'œuvre d'effets spéciaux est l'un des plus gros succès mondiaux de l'année 1999. Suivront deux autres épisodes, Matrix Reloaded et Matrix Revolutions (2003), dans lesquels il reprendra le rôle de Neo, le héros du film.

À partir de 2000, Keanu Reeves décide de jouer les mauvais garçons en interprétant un tueur en série dans The Watcher de Joe Charbanic, ainsi qu'un mari violent dans Intuitions de Sam Raimi. Il incarne ensuite en 2001 l'entraîneur d'une jeune équipe de baseball dans Hardball. Avec Constantine, l'acteur joue cette fois un exorciste fumeur et dépressif.

Il joue en 2006 dans A Scanner Darkly qui reçoit de bonnes critiques. Il retrouve Sandra Bullock en 2006 dans la romance Entre deux rives d'Alejandro Agresti.

En 2008, il interprète les personnages de Tom Ludlow dans Au bout de la nuit et de l’extra-terrestre Klaatu dans le remake de Le Jour où la Terre s'arrêta. En février 2009, The Private Life of Pippa Lee.

Vie privée

Pendant presque une décennie, Keanu Reeves a vécu dans des maisons louées et des hôtels, et il fut un des résidents du fameux Château Marmont à Los Angeles, qui sert de décor au film Somewhere de Sofia Coppola. Il a acheté sa première maison dans les collines d'Hollywood seulement en 2003, et il est également propriétaire d’un appartement près de Central Park West à New York.

Bien que né au Liban, Keanu Reeves n'est pas un citoyen libanais mais il a la nationalité canadienne et il possède également la citoyenneté américaine et britannique par ses parents.

Keanu Reeves se considère comme non-religieux mais s'intéresse malgré tout au bouddhisme.

Keanu Reeves n'a jamais été marié. Il a vécu plusieurs années avec Jennifer Syme qui s’est tuée dans un accident de voiture en 2001. Son meilleur ami était River Phoenix, mort d'une overdose en 1993.

Filmographie sélective (Cinéma)

  • 1986 : Youngblood, de Peter Markle : Heaver Lempelius
  • 1988 : Les Liaisons dangereuses (Dangerous Liaisons), de Stephen Frears : Le chevalier Danceny
  • 1991 : Point Break, extrême limite, de Kathryn Bigelow: Johnny Utah
  • 1991 : My Own Private Idaho, de Gus Van Sant : Scott Faver
  • 1992 : Dracula, de Francis Ford Coppola : Jonathan Harker
  • 1993 : Beaucoup de bruit pour rien (Much Ado About Nothing), de Kenneth Branagh : Don Juan
  • 1993 : Little Buddha, de Bernardo Bertolucci : Siddhartha
  • 1994 : Speed, de Jan de Bont : Jack Traven
  • 1995 : Johnny Mnemonic, de Robert Longo : Johnny Smith
  • 1995 : Les Vendanges de feu (A Walk in the Clouds), d'Alfonso Arau : Paul Sutton
  • 1997 : L'Associé du diable (The Devil's Advocate), de Taylor Hackford : Kevin Lomax
  • 1999 : Matrix (The Matrix), des Wachowski : Neo/Thomas A. Anderson
  • 2001 : Sweet November, de Pat O'Connor : Nelson Moss
  • 2002 : Matrix Reloaded (The Matrix Reloaded), des frères Wachowski : Neo
  • 2003 : Matrix Revolutions (The Matrix Revolutions), des frères Wachowski : Neo
  • 2005 : Constantine, de Francis Lawrence : John Constantine
  • 2006 : Entre deux rives (The Lake House), d’Alejandro Agresti : Alex Wyler
  • 2008 : Le Jour où la Terre s'arrêta (The Day the Earth Stood Still) : Klaatu
  • 2009 : Les Vies privées de Pippa Lee de Rebecca Miller : Chris
Années 2010
  • 2011 : Braquage à New York de Malcolm Venville : Henry Torne
  • 2012 : Generation Um... (en) de Mark Mann : John
  • 2012 : Side by Side de Christopher Kenneally : Lui-même
  • 2013 : L'Homme du Tai Chi (Man of Tai Chi) de Keanu Reeves : Donaka Mark
  • 2013 : 47 Ronin de Carl Erik Rinsch : Kai
  • 2014 : John Wick de Chad Stahelski et David Leitch : John Wick
  • 2015 : Knock Knock d'Eli Roth : Evan Webber
  • 2016 : Suspicions (Exposed) de Declan Dale : Scott Galban
  • 2016 : The Whole Truth de Courtney Hunt : Richard Ramsey
  • 2016 : The Neon Demon de Nicolas Winding Refn : Hank
  • 2017 : John Wick 2 de Chad Stahelski : John Wick
  • 2017 : The Bad Batch d'Ana Lily Amirpour : The Dreamer
  • 2017 : To the Bone de Marti Noxon : Dr. William Beckham
  • 2017 : SPF-18 de Alex Israel : Lui-même
  • 2018 : Siberia de Matthew Ross : Lucas Hill
  • 2018 : Destination Wedding de Victor Levin : Frank
  • 2018 : Replicas de Jeffrey Nachmanoff : Will Foster
  • 2019 : John Wick Parabellum de Chad Stahelski : John Wick
Récompenses

  • 1991 : MTV Movie Awards du meilleur acteur dans Point Break)
  • 1995 : MTV Movie Awards du meilleur duo (Sandra Bullock dans Speed)

SWEET NOVEMBER (Film US 2001)

Sweet november


Sweet November est un film romantique américain réalisé par Pat O'Connor sorti en 2001. Ce film est le remake du film homonyme de 1968. Il a été originellement écrit par Herman Raucher.

Synopsis

Nelson Moss (Keanu Reeves) est un publicitaire ambitieux, obsédé par le travail pour lequel seule importe sa carrière ; il considère tous ceux qui l'entourent comme des marchepieds destinés à l'aider à atteindre ses objectifs. Il n'a pas de temps à consacrer à ses amis ou à ses collègues. Lors de l'examen pour repasser son permis de conduire qui lui a été retiré, il fait la connaissance d'une jeune femme un peu baba-cool, Sara Deever (Charlize Theron). Sara est son opposé : joviale, cool, un peu "fofolle". Elle décide qu'il vaut mieux que ce qu'il a choisi d'être et se fixe un mois pour en faire quelqu'un de bien. Lors d'une réunion catastrophique avec un gros client de son agence qui n'a pas aimé son projet et a choisi la concurrence, Nelson sort de ses gonds et se comporte avec le client comme un malotru. A la suite de cela, son patron le vire. Il se retrouve sans emploi et sans copine. Sara l'invite Nelson à venir habiter avec elle. Dans un premier temps, Nelson refuse mais elle le convainc de tenter l'aventure. Avec elle, il apprécie la simplicité de la vie, la gentillesse sans contrepartie, l'amitié véritable et il se met à aimer Sara. Mais elle est malade, en phase terminale d'un cancer et doit le quitter. Le mois qu'il aura vécu avec elle aura profondément changé sa vie et sa façon de voir le monde. 

Mon opinion 

Une bonne comédie romantique qui se laisse regarder et ne prend pas la tête. Charlize Theron (toujours aussi craquante) et Keanu Reeves forment un couple magnifique. 

Ma note : 3,5/5

Le film existe en DVD

jeudi 30 mai 2013

LES LIAISONS DANGEREUSES de Stephen Frears


Les liaisons dangereuses, film américano-britannique de Stephen Frears (1988), d'après le roman du même nom de Choderlos de Laclos.

Synopsis


La marquise de Merteuil (Glenn Close) demande à son ancien amant, le vicomte de Valmont (John Malkovich), de séduire la très jeune fille de sa cousine, Madame de Volanges (Swoosie Kurtz). Elle veut ainsi se venger d'un autre ancien amant à qui on a promis en mariage la jeune Cécile de Volanges (Uma Thurman). Au début, Valmont refuse cette proposition : celle qu'il choisit de séduire est la prude Madame de Tourvel (Michelle Pfeiffer) qui séjourne chez la tante du vicomte, pendant que son mari préside un procès en Bourgogne.

Ayant découvert que Madame de Volanges avait écrit en secret à Madame de Tourvel pour dénoncer sa fourberie, Valmont change d'avis et décide de suivre le projet de la marquise de Merteuil. Ils profitent du fait que la jeune Cécile est amoureuse de son maître de musique, le chevalier Danceny (Keanu Reeves), qui, aux yeux de la mère, n'a pas les qualités requises pour être accepté comme prétendant.

Chez sa tante, Valmont séduit facilement Cécile qui devient enceinte de ses œuvres, mais une fausse couche évite le scandale. Valmont, pendant ce temps, revient auprès de la femme qu'il convoitait principalement, Madame de Tourvel, qui finit par céder à ses avances infatigables.

Contre ses attentes, l'amour qu'il voue à madame de Tourvel le fait trembler jusqu'au plus profond de lui-même. Trop tard pour lui cependant pour s'arrêter et d'autres tombent dans le sombre tourbillon des plans diaboliques que Madame de Merteuil et lui avaient mis au point.

Mon opinion


 Encore sous le coup de l'enthousiasme de Chéri  et de The Queen du même Stephen Frears, avec des acteurs aussi prestigieux que ceux annoncés dans la distribution, je m'attendais à un bien meilleur film que celui là. A part les costumes et les décors, l'adaptation du livre de Choderlos de Laclos méritait mieux. Rien de jubilatoire dans ce pensum lourd et indigeste où le jeu des acteurs est convenu et la mise en scène terriblement ennuyeuse. 

Mon classement : 2/5 (Un pénible pensum)

Existe en DVD

mercredi 22 mai 2013

LE JOUR OU LA TERRE S'ARRÊTA (Remake-2008)


[1ère rédaction : 20/12/2008]

Film américain de science-fiction de Scott Derrickson (2008) avec Keanu Reeves.

Synopsis

Une soucoupe volante atterrit à CentraL Park avec à son bord Klaatu (Keanu Reeves), un extraterrestre d'apparence humaine chargé de venir sauver la Terre, avec ou sans ses habitants, responsables de la dégradation de son environnement. 

Mon opinion sur ce film

Ce film est un remake du film de Robert Wise sorti en 1951. A l'origine de ces deux films, il y a une nouvelle de science fiction "Farewell to the master" publiée par Harry Bates dans Astounding Science-Fiction (1940). J'avais vu le film de Robert Wise dans les années 70 lors d'un festival de la SF à la Maison de la Culture de Grenoble alors que j'étais étudiant. Je n'y serais pas allé si, baignant à l'époque dans les histoires d'extraterrestres et de soucoupes volantes (même si j'ai pris, depuis, un peu de champ, ces sujets n'ont jamais vraiment cessé de m'intéresser), je n'y avais été engagé par P. (Je donne ici seulement l'initiale du prénom - ceux qui l'ont connu sauront de qui je veux parler), car il nous avait dit que la soucoupe volante apparaissant dans le film était une excellente reproduction de ce que certains témoins avaient vu. 


Je craignais le pire de cette nouvelle adaptation et j'y suis allé uniquement pour Keanu Reeves que j'aime bien en tant qu'acteur. Il incarne à merveille le rôle d'un extraterrestre venu sur terre, non pour sauver l'humanité, mais la Terre et son matériel génétique. Bien sûr, on ne peut éviter les déploiements de forces militaires et les effets spéciaux sans lesquels un film américain ne trouverait pas son public, mais l'aspect philosophique qui fait tout l'intérêt du film et les questions que l'on peut se poser sur la rencontre entre une pensée non humaine et l'Humanité, sont, à mon sens, suffisamment bien traités.


En conclusion, j'ai apprécié ce film, particulièrement le jeu de KeanuReeves et le message de mise en garde qui était déjà celui d'Hary Bates et du film de Robert Wise.    

Ma note : 3,5/5   
    

mercredi 15 mai 2013

LES ÂMES VAGABONDES d'Andrew Niccol (2013)



Les âmes vagabondes est l'adaptation cinématographique par Andrew Niccol (2013) du livre de Stephenie Meyer,l'auteur de la saga TwilightThe host (l'hôte).   

Synopsis

A une date indeterminée du futur, la Terre a été envahie par une race extraterrestre, les Âmes (The souls), qui, ne possédant pas de corps, utilisent les corps des humains comme des "hôtes". Leur but en venant sur Terre est, d'une part de trouver des corps, mais aussi de sauver la planète de la destruction et de transformer les humains en une espèce pacifique, qui ne se fera plus la guerre et ne passera pas son temps à menacer la survie de son espèce. Mais, en faisant cela, ils détruisent aussi tout ce qui fait qu'un être humain est humain. 

Ce dilemme a souvent déjà été abordé par la science-fiction, en particulier dans Le jour où la terre s'arrêta, de Robert Wise de 1951 (remake par Scott Derrickson en 2008 avec Keanu Reeves).
   
Mélanie Stryder (Saoirse Ronan) est une jeune fille humaine qui a réussi, avec son jeune frère Jamie Stryder (Chandler Canterbury), à échapper aux aliens qui ont voulu s'emparer de sa famille et survit en s'introduisant dans les maisons abandonnées pour y voler de la nourriture.

Un jour, elle tombe sur Jared (Max Irons), un humain rescapé, dont elle tombe amoureuse. Ensemble, ils survivent quelque temps jusqu'à ce que Mélanie, lors d'une de ses expéditions de survie, ne soit faite prisonnière par une équipe de Traqueurs, chargés, comme leur nom l'indique, de "traquer" les humains restants pour les "implanter". Pour leur échapper, elle choisit de se suicider en se jetant du haut d'un immeuble (dans le livre, elle se précipite dans une cage d'ascenseur vide). En se sacrifiant ainsi, elle pense permettre à son petit frère et à Jared de s'enfuir.

Mais c'est sans compter sur l'extraordinaire technologie des aliens qui ramènent son corps à la vie et, après l'avoir "réparé" (car, pour eux il n'est rien d'autre qu'une machine biologique), ils l'implantent avec l'âme de Vagabonde. 

La cohabitation entre Mélanie 'Mel' et Vagabonde, l'entité extraterrestre, se passe plutôt mal car l'humaine qui a toujours été très combative, refuse de s'effacer au profit de l'entité qui l'habite. Finissant par reprendre le contrôle de son corps, Mélanie/Vagabonde échappe à la Traqueuse (glaciale Diane Kruger) qui lui est affectée et s'enfuit en voiture dans le désert pour retrouver Jared et Jamie.

Après une dispute entre Mélanie et Vagabonde, la voiture quitte la route et se retourne. Mélanie/Vagabonde, blessée, s'extrait de la voiture et elle part à pied  dans le désert en direction du refuge où Mélanie pense retrouver son frère et Jared.

Elle est retrouvée, déshydratée, sous un arbre, par Jebediah Stryder 'oncle Jeb' (William Hurt) et un groupe de résistants qui, découvrant qu'elle héberge un alien, veulent la mettre à mort. Mais oncle Jeb s'oppose à cette exécution et la ramène au refuge aménagé dans les grottes d'un massif volcanique où se cache une petite communauté d'humains.

Dans un premier temps, la communauté, craignant que Mélanie ne soit un traître envoyé par les aliens pour infiltrer leur refuge, la tient en quarantaine. L'un de ses ennemis les plus acharnés est Jared. Mais Jamie, reconnaissant en elle sa sœur, prend sa défense et, peu à peu, la communauté la tolère et commence à lui faire confiance. L'un d'entre eux, Ian (Jake Abel), sensiblement du même âge que Jared, en tombe même amoureux.

Mais la Traqueuse n'a pas dit son dernier mot et elle poursuit avec acharnement ses recherches qui la rapprochent toujours davantage du refuge.

Un jour, alors qu'ils récoltent du blé, Jamie se blesse à la jambe d'un coup de faucille; sans antibiotiques, la blessure s'infecte et sa vie est en danger. En effet, la technologie des aliens est tellement plus évoluée que la technologie humaine que plus aucun hôte ne tombe malade. De ce fait, il n'existe plus aucun stock de médicaments. La seule manière de sauver Jamie est d'aller voler des médicaments aliens directement chez l'ennemi. Mélanie/Vagabonde propose donc une opération risquée : se faisant passer pour une alien blessée, elle ira voler parmi les siens le traitement qui guérira Jamie.

Enfin convaincus qu'elle n'est pas dangereuse pour la communauté des réfugiés, ceux-ci finissent par l'adopter comme une des leurs.

La fin est surprenante et inattendue, mais je n'en dirai pas plus pour ne pas déflorer l'histoire pour ceux qui n'ont pas encore vu le film ou lu le livre.

Mon opinion sur le film

Je n'avais pas du tout accroché avec le récit original de Stephenie Meyer dont j'avais pourtant beaucoup aimé la saga Twilight. Pour moi, le livre "The host"  est loin d'être un chef d'œuvre et je me demandais ce que donnerait un film qui en serait tiré. 

Eh bien, je dois reconnaître que, pour une fois, le film m'a paru bien supérieur au livre. Il faut dire que plus qu'une simple adaptation, le scénario a été entièrement réécrit par Andrew Niccol qui est aussi le réalisateur de Bienvenue à Gattaca (1997), de Lord of war (2006) ou de Time out (2011), trois films excellents. Il n'a gardé du livre que sa trame principale, l'a allégé d'une bonne partie de ses confuses péripéties, y ajoutant une approche poétique et l'émotion qui manque au livre, le tout filmé sur fond de splendides panoramas du désert du Nouveau Mexique.

Dans ce film, comme il avait su le faire dans Bienvenue à Gattaca, le côté science-fiction est plus suggéré que montré, ce qui me convient personnellement très bien car je déteste la surenchère d'effets spéciaux absurdes auxquels se livrent actuellement la plupart des réalisateurs. Au contraire, Andrew Niccol privilégie la dimension philosophique de l'histoire qui est celle de la cohabitation difficile de deux espèces vivantes qui n'ont pas les mêmes buts et que tout oppose.          

Mon classement

4/5 : Un grand bravo au réalisateur pour avoir fait d'un livre très moyen un bon film de science-fiction.