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mardi 17 mars 2015

INGLOURIOUS BASTERDS de Quentin Tarantino (USA - D 2009)


Inglourious Basterds, est un film de guerre germano-américain écrit et réalisé par Quentin Tarantino, sorti en 2009. Le titre du film est un hommage à Une poignée de salopards (dont le titre original anglais était « The Inglorious Bastards », 1978), un film italien réalisé par Enzo G. Castellari, qui s'inspirait lui-même en partie des Douze salopards (1967). Si le film de Tarantino a été, par erreur, annoncé comme un remake de celui de Castellari, les deux long-métrages ont des scénarios très différents. Le titre du film de Tarantino se distingue de l'original par deux fautes d'orthographe volontaires (Inglourious Basterds).

Scénario

Dans la France occupée, Shosanna Dreyfus (Mélanie Laurent), une jeune Juive, assiste à l’exécution de sa famille par le colonel SS Hans Landa (Christoph Waltz). Elle parvient néanmoins à s’échapper et s’enfuit à Paris où elle se construit une nouvelle identité et, devient la propriétaire d’un cinéma de quartier.

Pendant ce temps, le lieutenant Aldo Raine (Brad Pitt) recrute un petit groupe de soldats juifs américains dans le but de se venger des troupes d’occupation allemandes en les terrorisant. Très vite, cette troupe d'élite, est connu sous le nom des « Bâtards », car ils ne respectent pas les lois de la guerre et scalpent leurs ennemis, Raine et ses hommes sont amenés à faire équipe avec Bridget von Hammersmark (Diane Kruger), une actrice allemande qui est aussi agent double pour les services secrets britanniques. Ils doivent tenter d’assassiner les principaux dirigeants du Troisième Reich, réunis pour la première d’un film de propagande, « La Fierté de la Nation ». C’est alors qu’ils croisent la route de Shosanna (Mélanie Laurent), qui mène sa propre vendetta. Le soir de la première, elle met le feu au cinéma parisien où sont rassemblés les dignitaires nazis, tandis que le commando organise de son côté avec succès un attentat. La fin du film est uchronique puisque, dans le film, plusieurs nazis sont tués, dont le Caporal (Gefreiter) Fredrick Zoller (Daniel Brühl), Goebels (Sylvester Groth) et Hitler (Martin Wuttke), ce qui ne correspond pas, hélas, à ce qui s'est passé dans la réalité.      

Mon jugement sur ce film

Je ne suis pas un accro de Quentin Tarentino et je craignais d'aller voir ce film à cause des scènes violentes et difficiles à supporter mais, l'humour et la drôlerie des dialogues et des situations en font un film jouissif. Remarquable jeu d'acteurs : Brad Pitt, est bien entendu excellent, mais aussi Diane Kruger, Mélanie Laurent, Daniel Brühl (que j'avais découvert dans Ladies inlavender) et surtout Christoph Waltz (déjà vu dans De l’eau pour les éléphants) en ignoble gestapiste cultivé et manipulateur.

mercredi 15 mai 2013

LES ÂMES VAGABONDES d'Andrew Niccol (2013)



Les âmes vagabondes est l'adaptation cinématographique par Andrew Niccol (2013) du livre de Stephenie Meyer,l'auteur de la saga TwilightThe host (l'hôte).   

Synopsis

A une date indeterminée du futur, la Terre a été envahie par une race extraterrestre, les Âmes (The souls), qui, ne possédant pas de corps, utilisent les corps des humains comme des "hôtes". Leur but en venant sur Terre est, d'une part de trouver des corps, mais aussi de sauver la planète de la destruction et de transformer les humains en une espèce pacifique, qui ne se fera plus la guerre et ne passera pas son temps à menacer la survie de son espèce. Mais, en faisant cela, ils détruisent aussi tout ce qui fait qu'un être humain est humain. 

Ce dilemme a souvent déjà été abordé par la science-fiction, en particulier dans Le jour où la terre s'arrêta, de Robert Wise de 1951 (remake par Scott Derrickson en 2008 avec Keanu Reeves).
   
Mélanie Stryder (Saoirse Ronan) est une jeune fille humaine qui a réussi, avec son jeune frère Jamie Stryder (Chandler Canterbury), à échapper aux aliens qui ont voulu s'emparer de sa famille et survit en s'introduisant dans les maisons abandonnées pour y voler de la nourriture.

Un jour, elle tombe sur Jared (Max Irons), un humain rescapé, dont elle tombe amoureuse. Ensemble, ils survivent quelque temps jusqu'à ce que Mélanie, lors d'une de ses expéditions de survie, ne soit faite prisonnière par une équipe de Traqueurs, chargés, comme leur nom l'indique, de "traquer" les humains restants pour les "implanter". Pour leur échapper, elle choisit de se suicider en se jetant du haut d'un immeuble (dans le livre, elle se précipite dans une cage d'ascenseur vide). En se sacrifiant ainsi, elle pense permettre à son petit frère et à Jared de s'enfuir.

Mais c'est sans compter sur l'extraordinaire technologie des aliens qui ramènent son corps à la vie et, après l'avoir "réparé" (car, pour eux il n'est rien d'autre qu'une machine biologique), ils l'implantent avec l'âme de Vagabonde. 

La cohabitation entre Mélanie 'Mel' et Vagabonde, l'entité extraterrestre, se passe plutôt mal car l'humaine qui a toujours été très combative, refuse de s'effacer au profit de l'entité qui l'habite. Finissant par reprendre le contrôle de son corps, Mélanie/Vagabonde échappe à la Traqueuse (glaciale Diane Kruger) qui lui est affectée et s'enfuit en voiture dans le désert pour retrouver Jared et Jamie.

Après une dispute entre Mélanie et Vagabonde, la voiture quitte la route et se retourne. Mélanie/Vagabonde, blessée, s'extrait de la voiture et elle part à pied  dans le désert en direction du refuge où Mélanie pense retrouver son frère et Jared.

Elle est retrouvée, déshydratée, sous un arbre, par Jebediah Stryder 'oncle Jeb' (William Hurt) et un groupe de résistants qui, découvrant qu'elle héberge un alien, veulent la mettre à mort. Mais oncle Jeb s'oppose à cette exécution et la ramène au refuge aménagé dans les grottes d'un massif volcanique où se cache une petite communauté d'humains.

Dans un premier temps, la communauté, craignant que Mélanie ne soit un traître envoyé par les aliens pour infiltrer leur refuge, la tient en quarantaine. L'un de ses ennemis les plus acharnés est Jared. Mais Jamie, reconnaissant en elle sa sœur, prend sa défense et, peu à peu, la communauté la tolère et commence à lui faire confiance. L'un d'entre eux, Ian (Jake Abel), sensiblement du même âge que Jared, en tombe même amoureux.

Mais la Traqueuse n'a pas dit son dernier mot et elle poursuit avec acharnement ses recherches qui la rapprochent toujours davantage du refuge.

Un jour, alors qu'ils récoltent du blé, Jamie se blesse à la jambe d'un coup de faucille; sans antibiotiques, la blessure s'infecte et sa vie est en danger. En effet, la technologie des aliens est tellement plus évoluée que la technologie humaine que plus aucun hôte ne tombe malade. De ce fait, il n'existe plus aucun stock de médicaments. La seule manière de sauver Jamie est d'aller voler des médicaments aliens directement chez l'ennemi. Mélanie/Vagabonde propose donc une opération risquée : se faisant passer pour une alien blessée, elle ira voler parmi les siens le traitement qui guérira Jamie.

Enfin convaincus qu'elle n'est pas dangereuse pour la communauté des réfugiés, ceux-ci finissent par l'adopter comme une des leurs.

La fin est surprenante et inattendue, mais je n'en dirai pas plus pour ne pas déflorer l'histoire pour ceux qui n'ont pas encore vu le film ou lu le livre.

Mon opinion sur le film

Je n'avais pas du tout accroché avec le récit original de Stephenie Meyer dont j'avais pourtant beaucoup aimé la saga Twilight. Pour moi, le livre "The host"  est loin d'être un chef d'œuvre et je me demandais ce que donnerait un film qui en serait tiré. 

Eh bien, je dois reconnaître que, pour une fois, le film m'a paru bien supérieur au livre. Il faut dire que plus qu'une simple adaptation, le scénario a été entièrement réécrit par Andrew Niccol qui est aussi le réalisateur de Bienvenue à Gattaca (1997), de Lord of war (2006) ou de Time out (2011), trois films excellents. Il n'a gardé du livre que sa trame principale, l'a allégé d'une bonne partie de ses confuses péripéties, y ajoutant une approche poétique et l'émotion qui manque au livre, le tout filmé sur fond de splendides panoramas du désert du Nouveau Mexique.

Dans ce film, comme il avait su le faire dans Bienvenue à Gattaca, le côté science-fiction est plus suggéré que montré, ce qui me convient personnellement très bien car je déteste la surenchère d'effets spéciaux absurdes auxquels se livrent actuellement la plupart des réalisateurs. Au contraire, Andrew Niccol privilégie la dimension philosophique de l'histoire qui est celle de la cohabitation difficile de deux espèces vivantes qui n'ont pas les mêmes buts et que tout oppose.          

Mon classement

4/5 : Un grand bravo au réalisateur pour avoir fait d'un livre très moyen un bon film de science-fiction.