Affichage des articles dont le libellé est espace. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est espace. Afficher tous les articles

dimanche 4 juillet 2021

GAGARINE Film de Fanny LIATARD et Jérémy TROUILH (FR-2020 - sortie publique en 2021)

 


Vu au cinéma le 28/6/2021. J'ai revu ce film hier soir (06/09/2024). Il était présenté en plein-air sur l'agora d'Aubenas dans le cadre du programme "Cinéma sous les étoiles" et le dispositif "Passeurs d'images". 

Gagarine est un film dramatique français coécrit et réalisé par Fanny Liatard et Jérémy Trouilh, sorti en 2020 (sortie publique décalée au printemps 2021 en raison du confinement). Il s'agit de leur premier long métrage.

Résumé

Le film commence par des images d’archives datant de 1963, date à laquelle la cité, bâtie en 1961 par la municipalité communiste d'Ivry S/Seine pour répondre à la crise du logement après-guerre, a été inaugurée par le cosmonaute russe Youri Gagarine. Les immigrés (d'abord espagnols, puis italiens, portugais, maghrébins et maliens) en constituaient le plus gros des habitants. Dans les années 80, la cité, gangrenée par le trafic de drogue, a commencé à se dégrader et a été en partie réhabilitée en 1995. Mais, devant les problèmes structurels cumulés qui auraient obligé les bailleurs à des travaux énormes de remise aux normes, il a été décidé de la raser.  

Le film se déroule juste avant la démolition de la cité en 2019.

Cette décision est un crève-cœur pour certains habitants qui n'ont connu que cet environnement et s'en sont accommodés, développant des activités en commun, dans un esprit de solidarité et d'amitié. C'est le cas de Youri (Alseni Bathily) et de son meilleur ami, Houssam (Jamil McCraven). Youri est né et a grandi à Gagarine. Il a seize ans et, depuis tout petit, il  rêve de devenir cosmonaute comme son illustre modèle. Lorsqu'il apprend que sa cité est menacée de démolition, il va tout faire pour la sauver avec ses amis…

Mais, malheureusement, c'est le pot de terre contre le pot de fer et ce ne sont pas les petites réparations cosmétiques auxquelles se livrent Youri et Hassam, avec l'aide d'une jeune gitane (Lyna Khoudri), qui vont inverser la donne.

Ses amis partis, abandonné par sa mère, sans ressources, Youri, passionné par la conquête spatiale, va se bâtir, à l'intérieur d'appartements abandonnés, une "capsule spatiale", s'imaginant cosmonaute à bord d'une station spatiale.  

Il ne rendra les armes que quelques minutes avant que les charges explosives que, dans son délire, il assimile au décollage d'une fusée de Cap Canaveral, ne fassent sauter la cité, l’épargnant de justesse.

Mon opinion

J’ai beaucoup aimé ce film. Les trois jeunes héros, Alseni Bathily en tête, et ses copains (Jamil McCraven et Lyna Khoudri), sans oublier Dali (Finnegan Oldfield) qui, sous sa carapace de petit caïd, s’avère être un môme désespéré, sont touchants de sincérité. Accompagné d'une musique planante (Amine Bouhafa, Evgueni et Sacha Galperine), ce film, qui traite un fait divers somme toute, hélas banal, avec une telle grâce et une telle poésie, représente, malgré sa confusion et ses maladresses, un beau tour de force.  

Comme je le disais en introduction de ce post, j'ai revu ce film hier soir avec d'autant plus de plaisir qu'en levant les yeux, on voyait le ciel étoilé et on imaginait l'immensité de l'espace qui nous entoure. J'ai une nouvelle fois été ébloui par la beauté des images, le cadrage soigné, le jeu des couleurs et la présence hypnotique que dégage Alseni Bathily qui est un acteur né. 

dimanche 31 janvier 2021

STAR TREK INTO DARKNESS Film de science-fiction de J. J. ABRAMS (USA - 2013)

 


Star Trek Into Darkness est un film de science-fiction américain produit et réalisé par J. J. Abrams, sorti en 2013. Star Trek Into Darkness s’inscrit dans l’univers Star Trek dont il est le douzième film. Il vient à la suite du Star Trek du même réalisateur sorti en 2009. Le scénario de ce dernier film, co-écrit par J. J. Abrams, Bryan Burk, Damon Lindelof, Alex Kurtzman et Roberto Orci, est inspiré de Star Trek 2 : La Colère de Khan, réalisé par Nicholas Meyer en 1982.

Résumé

L’action se place en 2259. Starfleet, l'institution chargée de la défense de la Fédération des planètes unies, est menacée par un terroriste du nom de John Harisson (Benedict Cumberbatch). Celui-ci vise à détruire la flotte et les valeurs de Tarfleet. Après avoir lancé une attaque sur un centre d'archives (en fait un centre de recherches militaires secrètes) situé à Londres, Harrison s'enfuit aux confins de la Galaxie, sur la planète des Klingons où il pense qu’aucun terrien ne viendra le chercher de peur de déclencher une guerre avec l’Empire Klingon. Mais, contre toute attente, l'amiral Marcus (Peter Weller) autorise le capitaine James T(iberius) Kirk (Chris Pine), une tête brûlée, à traquer celui dont la véritable identité est en fait Khan Noonien Singh à bord de l'USS Enterprise jusqu’à Kronos, la planète-mère des Klingons. Aidé de son second, Spock (Zachary Quinto), et soutenu par un équipage qui lui est tout dévoué, James Kirk se lance à la poursuite d’Harisson.

Mon opinion

Confinement oblige, j’ai vu ce film - que je ne serais pas allé voir au cinéma - à la télé. En effet, je n’ai jamais réussi à entrer dans l’univers Star Strek alors que je l’ai fait pour d’autres sagas (Star Wars, Terminator…)

J’ai pris ce film pour un bon divertissement qui ne m’a, cependant, pas convaincu. La mise en scène, les effets spéciaux, sont certes spectaculaires mais, pour moi, cela ne suffit pas à faire un bon film car il manque de substance.   

dimanche 1 décembre 2019

PROXIMA Film d'Alice WINOCOUR (FR-2019)



Proxima est un film français réalisé par Alice Winocour, sorti en 2019.

Présentation

Sarah Loreau (Eva Green) est spationaute et rêve depuis toujours de pouvoir partir dans l’espace. Lorsque l’occasion se présente d’intégrer la mission Proxima et de rejoindre la station spatiale internationale, elle est partagée entre son désir d’accomplir son rêve et celui de rester auprès de Stella, sa fille de huit ans. Avant de pouvoir partir, elle doit subir un difficile entraînement au Centre spatial européen de Cologne puis à la Cité des Etoiles en Russie.    

Mon opinion sur ce film

En allant voir ce film, je m’attendais à voir un film de science-fiction. En réalité, nous avons à faire presque à un documentaire sur l’entraînement que subissent les futurs spationautes avant de partir en mission. Certes, le film n’est pas que cela puisqu’il nous montre avant tout le déchirement que doivent surmonter les femmes, qu’elles aient choisi d’être spationautes ou pas, d’ailleurs – lorsqu’elles sont aussi mères. Le générique de fin est d’ailleurs éclairant à ce sujet puisqu’il nous montre une série de portraits de femmes astronautes et de leurs enfants. Ceci dit, et malgré tout son intérêt, le film m’a paru infiniment long alors qu’il ne dure que 107 minutes.

vendredi 27 septembre 2019

AD ASTRA, film de SF de James GRAY (USA - 2019)



Ad Astra (ou Vers les étoiles au Québec) est un film de science-fiction américain coécrit et réalisé par James Gray, sorti en 2019. Il a été présenté en compétition officielle lors de la Mostra de Venise 2019.

Présentation

Le film se déroule dans un futur proche. Roy McBride (Brad Pitt), ingénieur et astronaute employé par la NASA comme opérateur d'un télescope installé en orbite autour de la Terre. Pendant qu’il était en mission de réparation, le télescope est frappé par une surcharge électrique (« surge » en anglais) d’une violence inhabituelle et plusieurs de ses collègues sont tués. Roy s’en sort in extremis. On apprend ensuite que cette surcharge électrique provient et serait la conséquence du dysfonctionnement de la centrale énergétique à antimatière d’une station dénommée « Projet Lima », en orbite autour de Neptune, et conduite seize années plus tôt par Clifford McBride (Tommy Lee Jones), son propre père. Le but de cette mission était de tenter un contact avec une intelligence extraterrestre. 

Roy est alors chargé par le commandement spatial (SpaceCom) de se rendre sur Neptune pour comprendre ce qui se passe sur Neptune.

Au cours du voyage sur la Lune, d’où il doit rejoindre Mars puis Neptune, le colonel Pruitt (Donald Sutherland), qui a été un ami de son père et a connu Roy enfant, lui révèle que, selon ses renseignements, Clifford serait toujours vivant.

Sur Mars, après que Roy a compris que le but secret de la mission était de détruire le Projet Lima, on tente de l’empêcher de monter à bord du vaisseau Cepheus qui doit rejoindre Neptune. Mais au dernier moment, il parvient à monter à bord. Lors de son coup de force, l’équipage est tué et il se retrouve seul à bord du Cepheus. Arrivé sur place, il découvre que son père est vivant. Il tente de le sauver et de le ramener sur Terre avec lui mais Clifford s’y refuse et préfère dériver dans l’espace. Roy fait exploser la station, sauvant ainsi l’humanité de la menace d’une destruction par l’antimatière échappée de la station Lima.  

Mon opinion sur ce film

Je ne pouvais pas rater la sortie d’un film de science-fiction avec Brad Pitt en vedette principale, qui plus est présenté en sélection officielle à Venise. Mais quelle déception ! Le problème avec la science-fiction est, sauf lorsqu'il s'agit d'un exercice de poésie pure ou dont le propos est plus politique ou philosophique que scientifique (par ex. 2001, l'odyssée de l'espace, Avatar, Bienvenue à Gattaca, Solaris...) qu'il faut qu'elle soit crédible. Or, même si je ne suis pas assez calé en astrophysique pour dire si tel ou tel élément du film tient ou ne tient pas la route, j'ai néanmoins relevé un tel nombre d’incohérences que j’en suis resté baba. Sans en faire le catalogue exhaustif, je voudrais en donner quelques exemples criants: Comment se fait-il que les astronautes qui travaillent sur l'antenne géante ne soient pas sécurisés alors qu'un simple ouvrier de chantier travaillant sur un toit l'est ? Autre exemple : l'âge relatif du père et du fils. Le colonel Pruitt (Donald Sutherland) a connu Roy McBride (Brad Pitt) enfant. On ne nous dit pas quel est son âge dans le film mais on peut estimer que le héros a le même âge de l'acteur, soit 55 ans. Alors quel âge peut bien avoir Clifford McBride qui n'a pas donné signe de vie depuis 16 ans ? Autre élément troublant : comment Roy parvient-il à se glisser dans le Cepheus au moment de son départ de Mars ? Etc. Bref, sur ce plan, c'est raté. Quant aux relations père-fils, pour lesquelles on aurait pu attendre un meilleur traitement de la part de James Gray, on reste aussi sur sa faim, le duo Brad Pitt/Tommy Lee Jones ne fonctionnant pas. Alors qu'on aurait pu s'attendre à ressentir au moins une émotion lorsqu'ils se retrouvent sur Neptune, on ne ressent strictement rien, alors que Roy a mis tant d'espoir dans ces retrouvailles. Il nous reste quelques belles images (en particulier du trajet sur la Lune ou des vues de l'espace) mais on a ça aussi - et beaucoup mieux rendu - dans de nombreux autres films...
Décidément, la science-fiction ne réussit pas ni aux metteurs en scène (Alfonso Cuaron avec Gravity; Jeff Daniels avec Midnight Special), ni - quel que soit leur talent - aux acteurs (Brad Pitt dans Ad Astra, Matt Damon dans Seul sur Mars, Tom Cruise dans Oblivion ou Edge of Tomorrow, ou Johnny Depp dans Intrusion).

lundi 16 septembre 2019

PASSENGERS film de SF de Morten TYLDUM (USA-2016)


Passengers est un film de science-fiction américain réalisé par Morten Tyldum, sorti en 2016. Il s’inspire de la nouvelle Le Voyage gelé, de Philip K. Dick, parue en 1980.

Résumé

Le film se déroule à bord du vaisseau spatial, Starship Avalon, qui fait route vers une lointaine planète colonisée, Homestead II. À son bord, plus de 5 000 passagers sont maintenus en hibernation et doivent se réveiller dans 120 ans, à l’arrivée sur la future colonie. Mais, suite à un bombardement de météorites qui touche l’ordinateur central, l'un des passagers, Jim Preston (Chris Pratt), sort d’hibernation 90 ans trop tôt. A son réveil, il se rend compte qu’il est l’unique passager éveillé. Il essaie d'avertir la Terre, mais il y renonce en découvrant que la réponse n'arrivera pas avant 55 ans. Il essaie ensuite de réactiver sa capsule pour se rendormir mais il n’y parvient pas. Il cherche alors du réconfort auprès d'Arthur le barman androïde (Michael Sheen) qui ne peut lui conseiller que de jouir du luxe du vaisseau à défaut de trouver une solution. Jim s'y essaie, faisant le tour des nombreuses distractions proposées par l'Avalon, mais il se lasse vite et sombre dans l'alcool et la dépression. Après plus d'un an en solitaire, il découvre deux scaphandres permettant d'effectuer des sorties sécurisées dans l'espace. Jim contemple l'immensité de l'Univers dans lequel il est perdu et, au retour, il songe à se suicider en se projetant dans l'espace sans protection, mais y il renonce au dernier moment. De retour dans la salle des capsules d'hibernation, il trouve celle d'Aurora Lane (JenniferLawrence), une jeune journaliste et écrivain et il finit par en tomber amoureux. Poussé par l'ennui et la solitude, il va finir par céder à la tentation de la réveiller à son tour. Lorsque, par une indiscrétion d’Arthur, elle découvrira la vérité, elle deviendra folle de rage envers Jim. Mais, lorsqu’ils découvriront que la survie du vaisseau et de ses 5000 passagers repose sur eux, ils feront tout pour le sauver, y compris au péril de leur propre vie qu’ils savent condamnée…

Mon opinion

Le scénario n’est pas entièrement satisfaisant et nous perd plusieurs fois en route à cause de ses incohérences. Quant à la mise en scène, elle est d’une platitude intersidérale. Malgré tout, le film, qui se déroule entièrement dans l’espace, se laisse regarder surtout grâce à sa beauté visuelle et à ses effets spéciaux ainsi qu'à l’attention portée aux décors. L'humour dont fait preuve le barman-androïde (Michael Sheen) allège agréablement ce long pensum.    

samedi 13 avril 2019

THE SPACE BETWEEN US film de Sci-Fi de Peter CHELSOM (USA-2017)



Un monde entre nous (Titre original : The Space Between Us) est un film de science-fiction américain réalisé par Peter Chelsom, sorti en 2017. Durée : 121 min. 

Présentation

Le film se déroule dans un futur proche. Nathaniel Shepard (Gary Oldman), PDG de Genesis, lance la toute première mission de colonisation sur la planète Mars. Pendant le voyage, l'astronaute en chef, Sarah Elliot (Janet Montgomery) découvre qu'elle attend un enfant. Elle meurt sur la base en donnant naissance à son fils, premier être humain à naître sur Mars. On retrouve l’enfant, 16 ans plus tard, sous le nom de Gardner Elliot (Asa Butterfield).

Nathaniel Shepard décide de garder la naissance de Garder secrète, d’une part pour éviter le scandale, mais d’autre part parce que le fait, pour Gardner, d’être né sur Mars, a déterminé des conditions de développement physique (cœur surdimensionné, squelette trop fragile pour la pesanteur terrestre) qui rendent impossible à jamais son retour sur la Terre.

Gardner, qui a été élevé par des scientifiques, est devenu un adolescent curieux et d’une intelligence supérieure à la moyenne. Un jour, afin d'en savoir plus sur sa mère, il obtient de Centaur, son alter-ego cybernétique, les informations qui lui permettront d'accéder aux affaires de sa mère conservées sur la base martienne. Parmi ces objets, il met la main sur un anneau de mariage indien et sur une clé USB dans laquelle il découvre une vidéo d'elle et d’un homme dans une maison sur le bord d'une plage. Convaincu que l'homme est son père, il est déterminé à le trouver.

Il a aussi établi en secret une relation virtuelle sur terre avec une lycéenne de son âge, qui se fait appeler Tulsa (Britt Robertson), à laquelle il cache sa véritable identité et qui ignore qu’il vit sur une base martienne.  

Malgré les risques pour la survie de Gardner, Kendra (Carla Gugino), l’une des scientifiques qui lui a servi de mère de substitution jusqu’à ses 16 ans, accepte de tenter l’expérience, et de l’accompagner sur terre.

Arrivé sur Terre, Gardner est mis en quarantaine dans l’attente d’une greffe de cœur qui, seule, lui permettrait de survivre sous une gravité bien plus grande que celle qu’il a connue depuis sa naissance. Mais, ne supportant pas de rester enfermé, il s’échappe pour retrouver Tulsa. Dans un premier temps, celle-ci, croyant avoir affaire à un mythomane, le rembarre puis, devant la fragilité et la gaucherie du jeune homme, son armure se craquelle et elle décide de l’aider dans sa quête d’identité.

Mais les dures lois de la physique et de la biologie continuent leur œuvre dans le corps de Gardner et il doit regagner Mars d’urgence s’il veut survivre.  

Mon opinion

J’ai découvert le DVD de ce film par le plus grand des hasards et, étant un fan inconditionnel de science-fiction et d’espace, d’une part, et d’AsaButterfield, dont je suis la carrière depuis ses toutes premières apparitions au cinéma (depuis la série Merlin ou le film Le garçon au pyjama rayé), d’autre part, je ne pouvais pas passer à côté. Bien entendu, le scénario est passablement tiré par les cheveux et les invraisemblances nombreuses (on n’évoque nulle part le risque mortel, pour un individu préservé de tout contact infectieux depuis sa naissance, d’une immersion brutale sur Terre – mais ce n’est qu’une des nombreuses invraisemblances du film !) Cela dit, l’idée de base est intéressante et le jeu des acteurs (à commencer par Asa Butterfield, que j’apprécie de plus en plus), formidable. Magnifiques aussi les paysages (le film a été tourné dans l’Ouest américain : Colorado, côte californienne et même un épisode tragi-comique à Las Vegas). En résumé : très beau film, émouvant et touchant sur la différence, qui fait aussi réfléchir sur les enjeux et les conséquences de la conquête spatiale.   

Dans le même esprit, je vous conseille :

Un film incontournable avec Asa Butterfield : 


dimanche 10 juin 2018

SOLO : A STAR WARS STORY film de science-fiction (USA-2018)


Solo: A Star Wars Story est un film de science-fiction américain réalisé par Ron Howard, sorti en 2018.

Écrit par Lawrence Kasdan et son fils Jonathan Kasdan, le film raconte la jeunesse du contrebandier Han Solo, l'un des principaux personnages de la saga Star Wars. Alden Ehrenreich (Sublimes créatures) y interprète le rôle de Han Solo à ses débuts, rôle incarné par Harrison Ford dans les quatre longs films de la saga entre 1977 et 2015 de Star Wars, épisode IV (1977) à l’ép. VII Le réveil de la force (2015). Donald Glover reprend le rôle de Lando Calrissian ; Emilia Clarke (Sarah Connor dans Terminator :Genysis) tient le rôle de Qi'ra, la première compagne de Han ; Woody Harrelson endosse celui de Beckett, son mentor.

Second long-métrage dérivé de la franchise Star Wars après Rogue One: A Star Wars Story (2016), le film a d'abord été confié aux réalisateurs Phil Lord et Chris Miller, mais en juin 2017, après plusieurs mois de tournage, ceux-ci sont renvoyés au profit de Ron Howard. Ce dernier dévoile le titre du film en octobre de la même année : « Solo », lequel, comme « Rogue One », est sous-titré « A Star Wars Story ».

Le film a fait partie de la sélection officielle de la 71e édition du Festival de Cannes dans la catégorie hors compétition.

Résumé

Le film commence sur la planète Corellia, où le jeune Han (Alden Ehrenreich) parvient à voler une dose de coaxium, un carburant très cher qui permet aux vaisseaux d’atteindre l’hyperespace. Han compte le vendre pour s’évader de Corellia, en compagnie de sa petite amie, Qi'Ra (Emilia Clarke). Mais, au moment de franchir la douane, les deux jeunes gens sont repérés et seul Han peut s’enfuir. Il s'enrôle dans l'armée de l’air de l’Empire sous le nom de Han Solo en se promettant de revenir au plus tôt libérer Qi’Ra.

Trois ans plus tard, on retrouve Han sur un champ de bataille de la planète Mimban. Ayant échoué à l’académie des pilotes, il a dû s’enrôler dans l’armée de l’Empire comme simple soldat. Arrêté comme déserteur au moment où il s’apprêtait à rejoindre un groupe de contrebandiers dirigés par Tobias Beckett, il est jeté dans un cul-de-basse-fosse où est détenu le wookie Chewbacca. Ensemble, ils s’évadent et montent in extremis à bord du vaisseau de Tobias Beckett dont le but est d’aller subtiliser un précieux chargement de coaxium pour le compte d’un gros trafiquant du nom de Dryden Vos qui travaille pour le compte de l’Aube écarlate. Le vol échoue à cause de l'intervention d’un groupe de pirates conduit par Enfys Nest.

Lorsque Han, Chewbacca et Tobias sont conduits devant Dryden Vos pour lui rendre des comptes, Han retrouve Qi'ra, qui est devenue la compagne et le bras droit de Dryden. Dryden leur donne une seconde chance et Han propose de dérober du coaxium brut sur la planète Kessel. Comme le coaxium est très instable, il faudra le faire stabiliser sur la planète Savareen, indépendante de l’Empire. Dryden Vos accepte le marché mais il leur adjoint Qi'ra pour s'assurer du bon déroulement de l'opération. Le seul vaisseau suffisamment rapide pour transporter le coaxium de Vandor à Savareen en franchissant l’hyperespace est le Faucon Millenium du trafiquant Lando Calrissian. Lando accepte de se joindre au groupe en échange d'une partie des bénéfices sur la revente du coaxium.

Han, Chewbacca, Qi’ra, Beckett et Lando, accompagné de son droïde féminin L3-37, s’envolent ensuite à bord du Faucon Millenium pour la planète Kessel où ils parviennent à s’emparer du minerai. Mais, durant le raid de Kessel, L3-37 est détruite et Lando grièvement blessé. Han, assisté par la mémoire de L3-37 et de Chewbacca, qui s’avère un co-pilote émérite, prend le contrôle du Faucon Millenium et les conduit sur Savareen pour effectuer le raffinage du coaxium. Mais, surpris par les pirates d’Enfys Nest, alors que le raffinage était terminé, ils se retrouvent pris au piège sur la planète désertique, car Lando a repris le contrôle de son vaisseau en les y a abandonnant.
Han, découvrant que les pirates d’Enfys Nest sont des rebelles qui luttent contre l’Empire, il se rallie à leur cause et décide de duper Dryden Vos, venu récupérer le coaxium. Qi'ra combat Dryden Vos et le tue, ce qui permet à Han de s’enfuir.

On voit ensuite Qi'ra, restée seule, fait allégeance à l’infâme Maul (Cf. Star Wars ép. 1 : La menace fantôme), le véritable chef de l'Aube écarlate. Il invite alors Qi'ra, qui prend la place de Vos dans l’Aube écarlate, à le rejoindre sur sa planète natale, Dathomir. Elle part donc sous les yeux de Han.
Ce dernier rejoint alors Lando et gagne le Faucon durant une autre partie de Sabacc, une sorte de poker galactique. Han et Chewbacca s'envolent pour Tatooine où on leur a dit qu'une personne importante recherche des contrebandiers.

La place de Solo : A Star Wars story dans le contexte de la saga Star Wars

Solo, A Star Wars Story se place entre les épisodes III et IV de la saga Star Wars, après la fin de la République galactique et après la création de l'Empire.

L'univers de Star Wars tourne autour des tentatives de séparation d'un groupe favorable à un Empire de la République galactique. Pour ce faire, les séparatistes, grâce aux manigances du Chancelier Suprême Palpatine, entraînent certains dirigeants de la République dans une rébellion. Palpatine joue un double jeu, se présentant comme un serviteur de la démocratie alors qu’il vise à instaurer l’Empire. Pour maintenir la paix en place, les chevaliers Jedi combattent les ennemis de la République, mais ils doivent affronter les Seigneurs Sith (dont Palpatine est membre, sous le nom de Dark Sidious).

Au fil des années, tandis que les séparatistes gagnent toujours plus de terrain, les manipulations du Chancelier Palpatine, qui cache toujours son jeu, ne cessent d'affecter la République, à tel point qu'une guerre éclate entre les deux camps. Cette période restera connue sous le nom de « Guerre des clones ». Les soldats clones représentent l'armée de la République et se battent des années durant contre les droïdes des séparatistes.

La République est particulièrement en péril lorsque le Jedi Anakin Skywalker tue le comte Dooku (aussi connu sous le nom de Dark Tyrannus), le chef de l'armée séparatiste. Depuis l’enfance, Anakin est amoureux de Padmé Amidala. Mais, devenus adultes, leur amour doit rester secret car Anakin est un guerrier Jedi et Padmé est devenue sénatrice. Palpatine exploite cette faiblesse pour faire basculer  Anakin « du côté obscur de la force ». Sous le nom de Vador, il exécute sa première mission en tant que Sith, qui consiste à massacrer tous les Jedi, le seul obstacle que rencontre encore Palpatine pour instaurer l’Empire. Anakin/Vador est également chargé par Palpatine d'éliminer tous les membres du conseil séparatiste afin de mettre un terme une fois pour toutes à la Guerre des clones. S'ensuit un combat acharné entre Anakin et son ancien Maître, Obi-Wan Kenobi à la fin duquel Anakin est grièvement blessé. Entre-temps, la République disparaît et laisse place à l'Empire galactique, dirigé par Palpatine, qui s'autoproclame empereur à vie. Au même moment, Padmé meurt en donnant naissance à deux jumeaux, Luke (le futur Luke Skywalker) et Leia (future princesse Leia). Anakin, échappant de peu à la mort et atrocement mutilé doit s'enfermer dans une sombre armure mécanique et devient le terrifiant Dark Vador, un monstre cyborg mi-humain, mi-machine, obéissant aveuglement aux ordres de l'Empereur. Quant aux jumeaux de Padmé, ils sont séparés et cachés à l'Empereur ainsi qu'à leur père. Le garçon, Luke, est confié à son oncle Owen Lars sur Tatooine, et la fille, Leia, est prise en charge par le sénateur Bail Organa sur la planète pacifique Alderaan. C'est le début des âges sombres et de la tyrannie de l'Empire.

Mon opinion sur ce film

J'avoue être un peu lassé par cette énième déclinaison de la saga Starwars qui est devenu, comme la saga Terminator d'ailleurs, plus une "pompe à fric" que du véritable cinéma. J'y suis cependant allé en me poussant un peu aux fesses car je voulais voir comment les scénaristes trouveraient le moyen d'intéresser les spectateurs en axant uniquement leur propos sur un héros : Han Solo. Eh bien, j'ai trouvé l'exercice plutôt réussi car cet épisode nous révèle beaucoup de choses que nous ignorions sur lui ou que nous avions oubliées, noyés que nous avons été au cours des décennies par les autres épisodes. Ceci dit, j'ai regretté que le film soit tourné, presque du début à la fin, dans une semi-pénombre qui finit par lasser. On peut comprendre le parti pris du réalisateur qui fait commencer le film sur la planète Corellia, qui n'est pas l'endroit le plus idyllique de l'univers. Ensuite, le pauvre Han, qui s'est enfui de cette planète prison pour devenir pilote, tombe encore plus bas, pataugeant dans la boue sur une planète en guerre. On croyait en avoir terminé, mais non, hélas. Le monde de Kessel est encore pire... On tient bon, malgré tout jusqu'au bout, grâce à l'incroyable optimisme de Han Solo, qui, de personnage secondaire, devient personnage principal du film qui lui est dédié. Certes, l'acteur choisi n'est pas un Apollon, mais il est sympathique et le petit sourire narquois qui ne le quitte jamais correspond bien au caractère de notre cow-boy de l'espace. Un regret tout de même : un son (beaucoup) trop - mais vraiment trop - envahissant et un rythme dément qui fait qu'on sort de la salle avec une horrible migraine. 

lundi 19 mars 2018

SEUL SUR MARS film de science-fiction de Ridley SCOTT (USA-2015)



Seul sur Mars (Titre original : The Martian) est un film de science-fiction américain réalisé par Ridley Scott, sorti en 2015. Le film est basé sur le roman de science-fiction du même nom de l'auteur américain Andy Weir.

Résumé

L’action est censée se dérouler en 2035. Les six membres de la mission américaine Ares III sont occupés à prélever des échantillons de Mars lorsqu’une violente tempête se lève, les obligeant à redécoller en urgence, en abandonnant à son sort l'un des leurs, Mark Warney (Matt Damon), qu’ils croient mort.

Mais Mark, qui bien que grièvement blessé, a survécu et a réussi à regagner la base. Il découvre qu’il a été abandonné par ses camarades et qu'il n'a plus aucun moyen de communiquer ni avec l’Arès ni avec la Terre. Il dispose cependant de ressources en nourriture et en eau mais ses calculs lui montrent que, malgré l’absence de ses camarades, elles ne pourront lui permettre de survivre jusqu'à l'arrivée de la prochaine mission habitée sur Mars, Ares IV, prévue dans quatre ans. 

Comme il est botaniste, il a l'idée de cultiver les pommes de terre en aménageant une serre à l'intérieur de la base afin de prolonger suffisamment son stock de nourriture.

Deux mois plus tard, les ingénieurs de la NASA comprennent, en analysant les images de Mars, que Watney a miraculeusement survécu. Warney parvient à communiquer avec la Terre en utilisant l'émetteur de la sonde spatiale Pathfinder, abandonnée sur Mars depuis 1997. 

Après la destruction par une nouvelle tempête de la serre aux pommes de terre, la NASA décide de lancer une mission de ravitaillement qui échoue, puis de tenter le tout pour le tout en montant une expédition risquée de sauvetage qui obligera l’équipage d’Ares III de prolonger son séjour dans l’espace. 

Après l’échec de la mission de ravitaillement, la NASA n’étant plus en mesure d’utiliser un nouveau lanceur, c’est l'agence spatiale chinoise CNSA qui met à sa disposition un nouveau lanceur.

En fin de compte, Watney sera récupéré in-extremis par Arès III.

Après son retour sur Terre, on le voit donner des cours aux futurs candidats astronautes.  

Mon opinion sur ce film

Je n’avais pas vu ce film lors de sa sortie au cinéma et je l’ai découvert lors de sa diffusion sur TF le 18 mars 2018. Ce n’est pas une réussite. Long (141 minutes), lent, basé sur un scenario alambiqué, bourré de notions d’astrophysique (réelles ou inventées) pas forcément accessibles à tous, mai surtout de tellement d’invraisemblances grossières, que le film perd toute chance de convaincre même un public peu critique. Sans entrer dans les détails techniques, on tiquera forcément sur le colmatage de l’habitat par une simple bâche en plastique renforcée de ruban adhésif, les mouvements des acteurs beaucoup trop rapides pour une pesanteur trois fois plus faible que sur Terre, ou tout bêtement, le fait de faire pousser des pommes de terre non germées (dont on se demande en outre ce qu’elles pouvaient bien faire dans les réserves d'une station sur Mars !) On en vient à préférer les parties qui se passent sur terre, beaucoup plus réalistes et intéressantes, que les parties sur Mars ou dans l’espace, ce qui est un comble pour un film de ce genre.     

vendredi 16 juin 2017

LES 100 - SAISON 2 (Série TV US -2014-2015)



Les 100 – Saison 2 (2014-2015)

Composée de seize épisodes, elle a été diffusée du 22 octobre 2014 au 11 mars 2015 sur The CW, aux États-Unis. Elle est disponible en DVD (VF)

Résumé

La saison 1 se termine sur le siège du camp des 100 par les Natifs conduits par Anya (Dichen Lachman). Malgré une résistance acharnée, les Natifs parviennent à s’infiltrer à l’intérieur du camp et massacrent beaucoup d’adolescents. Quelques-uns parviennent cependant à s'enfuir par les tunnels et d'autres à se réfugier dans la capsule où Raven (Lindsay Morgan), paralysée des jambes après qu’une balle tirée par Murphy (Richard Harmon) lui ait touché la colonne vertébrale, met au point un stratagème pour se débarrasser de leurs ennemis restés à l'extérieur : utiliser les dernières réserves de combustible de la fusée pour les carboniser.

Pendant ce temps, les rescapés de l’Arche tentent un atterrissage risqué sur Terre. Seul Jaha (Isaiah Washington) reste en orbite tout en sachant qu’il n'a aucune chance de retrouver la Terre.

Des soldats en scaphandre anti-radiations venus de la base du Mont Weather (les « Hommes de la montagne ») font prisonniers les adolescents survivants qu’ils retrouvent dans le camp des 100. Parmi eux Clarke (Eliza Taylor), Monty (Christopher Larkin) et Jasper (Devon Bostick) qui se réveillent en quarantaine dans des chambres stériles sans savoir ce qui leur est arrivé.

On ne sait pas ce que sont devenus Bellamy (Bob Morley), Octavia (Marie Avgeropoulos) et Finn (Thomas McDonell), ni même s'ils ont survécu.

Bien qu’on leur assure qu’ils sont en sécurité au Mont Weather et qu'on les traite comme des invités, Clarke a des doutes sur les motivations de leurs hôtes.

Bellamy retrouve Finn qui a été fait prisonnier par un Natif, Tristan, et le libère.

De leur côté, Abby (Paige Turco), Marcus (Henry Ian Cusick) et le reste des survivants de l’Arche qui survécu à l'atterrissage partent à la recherche des 100 sans savoir qu'ils ont été emmenés au Mont Weather et se heurtent à l'hostilité des Natifs.

Pour sauver Octavia, blessée par la lance empoisonnée d’un Natif, Lincoln (Ricky Whittle) la conduit à son peuple tout en sachant qu’il risque d'être mis à mort.

Raven, paralysée, se retrouve seule avec Murphy dans la capsule abandonnée. Elle est emmenée sur une civière par Marcus et Abby qui arrêtent Bellamy et Murphy pour avoir voulu s'entretuer devant eux. Tous sont emmenés au camp de l’Arche.

Maintenant que le départ des occupants de l’Arche a libéré de l’oxygène, Jaha se prend à penser qu'il peut survivre et regagner la Terre.


Sur le Mont Weather, Clarke a découvert l’horrible secret que leurs « hôtes » tentaient de lui cacher : ils vident de leur sang les Natifs faits prisonniers pour soigner leurs blessés.  Elle s’enfuit avec Anya mais au moment où elle s’approche du camp, les défenseurs de l’Arche, croyant avoir affaire à une attaque ne Natifs, tirent sur Anya.   

Mon opinion sur cette série

Ayant découvert la saison 1 lors de sa diffusion à la télévision, j'ai commencé à la regarder sans beaucoup d'enthousiasme et j'ai raté plusieurs épisodes. J'ai fini malgré tout par acheter le DVD de la 1ère saison puis, après l'avoir vu, j'ai commandé celui de la 2ème saison et je rejoins la plupart des critiques, à savoir que plus on avance dans les épisodes, plus on s'attache aux personnages et on a envie de voir la suite. Avec les épreuves qu'ils traversent, les adolescents ont mûri et la série gagne en complexité et le spectateur devient de plus en plus accro.

dimanche 28 décembre 2014

BATTLESTAR GALACTICA série de SF (2004-2009)


Battlestar galactica (Série TV 2004-2009)

Pas facile de s’y retrouver lorsqu’on parle de Battlestar Galactica. En fait il y a eu deux séries différentes en 30 ans et plusieurs « sequels », terme anglais que l’on traduit souvent par erreur en français par « suites » alors que le terme de « dérivés » serait plus approprié.

La 1ère série, que je n’ai jamais vue, remonte aux années 70. En réalité, elle s’appelait Galactica tout court et, pour la différencier de sa suite, on la dénomme actuellement soit Galactica, Battlestar Galactica ou Battlestar galactica 1978. Les spécialistes disent G78). En ce qui me concerne, dans cet article, et pour que les choses soient claires, j’utiliserai les abréviations de G78 pour la 1ère série et Battlestar Galactica (abrévié BSG) pour le remake (2004-2007).

Le créateur de G78 était Glen A. Larson et l’un de ses réalisateurs Donald P. Bellisario, auteur d’excellentes séries comme NCIS ou JAG, dont j’ai regardé beaucoup d’épisodes sans pour autant ressentir le besoin de les acheter en DVD, chose que j’ai fait pour BSG
La série initiale, G78, comportait un pilote de 135 min. suivi de 20 épisodes de 45 min. et fut diffusée aux USA entre 1978 et 1979. En France, seuls quelques épisodes ont été dIffusés sur TF1 en 1981 mais je ne les ai pas vus.

J’ai d’abord vu quelques épisodes du remake la télévision (je pense que c’était sur M6) et cela m’a donné envie d’en savoir davantage à son sujet, comme à l'instar de pas mal d’autres séries comme Kyle XY, Smallville, Roswell, ou plus récemment Dollhouse…) J’ai fini par acheter les 4 saisons en DVD au fur et à mesure qu’elles étaient disponibles en France. Cette 2ème BSG était beaucoup plus longue que la 1ère version puisqu’elle comportait 73 épisodes et qu’elle dura de 2004 à 2009. Son créateur est Ronald D. Moore. Il y a eu plusieurs séries dérivées (des « sequels »), Battlestar Galactica : Razor, Caprica et Battlestar Galactica : Blood and Chrome mais j’ai personnellement « décroché » à la fin du 73ème épisode, à mon avis complètement bâclé, de la série initiale.

 Synopsis

Les deux Galactica sont basées sur le même schéma. Les humains ont quitté depuis longtemps leur planète d’origine, la Terre, devenue inhabitable suite à une guerre nucléaire, à la destruction de ses ressources naturelles, à la pollution, etc. Les humains l’ont donc quittée pour s’établir dans un lointain système solaire (dont le nom varie selon les séries) et y ont fondé les « 12 colonies de Kobol » qui empruntent leurs noms aux 12 signes du zodiaque. On parle aussi d’une 13ème colonie, plus ou moins mythique, qui n’est peut-être rien d’autre que la Terre initiale (mais on  reste dans le flou jusqu'à la fin). L’une des planètes du système de Kobol s’appelle Caprica et elle joue un rôle central dans l’histoire.

Les humains ont créé des robots humanoïdes, les Cylons, afin de les aider à s’installer sur les mondes colonisés mais ceux-ci se sont révoltés contre leurs créateurs. Après un premier conflit entre Humains et Cylons qui s’est conclu par un armistice signé une 40e d’années avant le début de la série, les Cylons ont quitté le système solaire des 12 colonies pour s’installer sur une planète lointaine, inconnue des humains. Une station spatiale a été construite en territoire neutre où, chaque année à date fixe, les Humains sont censés rencontrer les Cylons pour proroger le traité. Mais, pendant 40 ans, à chaque date anniversaire, les Humains se retrouvent seuls sur la station et finissent par penser que les Cylons ont définitivement fait leurs bagages et ne sont plus une menace.

Malheureusement pour eux, ce n’est pas ainsi que les Cylons fonctionnent. Au moment où la série commence, l’émissaire humain arrive sur la station orbitale, comme chaque année et, par extraordinaire, les Cylons envoient aussi leur émissaire mais c’est pour en finir à jamais avec l’humanité. Parallèlement, ils lancent une attaque nucléaire simultanée sur les 12 Colonies de Kobol qui sont détruites avec toute leur population, à l’exception de quelques rares survivants, immédiatement réduits en esclavage par les Cylons qui, en tant que machines, ne craignent pas les radiations.

Les seuls rescapés de la destruction éclair des 12 colonies sont les humains qui se trouvaient au moment de l’attaque sur des vaisseaux en transit dans le système solaire. Parmi ces vaisseaux, il y a un vaisseau militaire, le Battlestar Galactica, qui s’est illustré dans la première guerre contre les Cylons mais que son âge destine, au moment où la série commence, à être désarmé et transformé en musée de l’espace en orbite au large de la planète Caprica.  Le jour de l’inauguration du musée correspond à celui de l’attaque des Cylons.

A bord du Galactica se trouvent l’amiral William Adama et tout son équipage ainsi que Laura Roslin, (Mary McDonnell) secrétaire d’Etat à l’Education, venue en tant que représentante du gouvernement des 12 Colonies. Le Battlestar a un inconvénient qui s’avère, dans le cas présent, être un atout majeur car, du fait de sa vétusté, son système informatique est autonome et, n’étant pas relié à celui des 12 colonies, il n’est pas détruit par le virus que les Cylons, pour faire bonne mesure, ont envoyé sur tous les réseaux humains afin d’en prendre le contrôle.

Se trouvant sans aucune hiérarchie au-dessus de lui, l’amiral Adama, aidé de son second, le colonel Tig, prend de fait le commandement militaire de la flotte hétéroclite de vaisseaux civils et de quelques vaisseaux militaires rescapés, avec à leur bord 500 000 humains qui sont désormais les seuls  représentants de la race humaine. Ces vaisseaux, coupés de toute communication avec les planètes  détruites, se trouvent errants, désemparés, dans l’espace. Adama décide de réactiver l’armement du Galactica, qui deviendra par la force des choses, le bateau amiral de la flotte des survivants. Bien qu’ancien le Galactica est encore équipé d’armes puissantes et surtout d’une flotte de « vipers », des avions d’attaque, pilotés par des pilotes émérites (en particulier par son fils, le lieutenant Lee ‘Apollo’ Adama). Conduite par le Battlestar, la flotte terrestre tente de mettre le cap sur la mythique 13ème colonie que leur religion leur présente comme le berceau de la race humaine. Comme à bord du Galactica se trouve aussi Laura Roslin (Mary McDonnell), une lutte d’influence va se développer entre elle, qui représente le gouvernement civil des Douze colonies, et l’amiral Adama, qui représente la force militaire. Comme tous les deux ont des personnalités bien marquées et des tempéraments bien trempés, des conflits incessants vont les opposer quant à la manière de conduire la guerre contre les Cylons et à tenter de sauver l’humanité.

La série connaîtra 4 saisons dans lesquelles viendront s’intercaler des « webisodes » (Battlestar Galactica : The Resistance dont les 10 épisodes se placent entre la 2ème et la 3ème saison, Battlestar Galactica : Razor (formé de 8 mini-épisodes, repris ensuite en film) qui se place avant le début de la 4ème saison, etc.) Je vous passe aussi les deux « sequels » qui, chronologiquement, se placent avant le début de BSG puisque Caprica et Battlestar Galactica : Blood and Chrome traitent d’évènements antérieurs à la destruction des 12 colonies et correspondent à la 1ère guerre contre les Cylons et à l’élaboration du traité de paix. On le voit, avec BSG, les choses ne sont vraiment pas  simples. Il n’empêche que cette série est passionnante et, dans sa construction sous forme de puzzle, elle rappelle la saga Star Wars ou la série des films Terminator dans laquelle s’intercalent Les Chroniques de Sarah Connor dont j’ai parlé ici même.

Plusieurs éléments font la richesse de cette série : d’abord le fait que les choses ne sont jamais ni noires ni blanches. Les « méchants » Cylons sont, certes, des machines sans émotion et sans âme (du moins pour les modèles de base) et ils sont particulièrement effrayants, surtout sous leur forme de «centurions », les tout premiers robots combattants, exclusivement conçus pour tuer - les humains les appellent par dérision les « grille-pains ». Mais, si ces machines sont effrayantes, de par leur force et leur « relative » invulnérabilité, le pire est à venir avec les nouvelles versions de Cylons qui, après être passés par une phase intégrant des éléments organiques (à ce sujet, certaines scènes sont assez répugnantes), ont pris l’apparence humaine et peuvent se répliquer à l’infini dans de gigantesques vaisseaux-mère où sont conservés leur matériel génétique et leur "mémoire humaine". Au fond, lorsqu'on y réfléchit, tout cela est bien plus effrayant que de simples "robots". Plus la série évolue, plus les choses se complexifient car les « cylons-humains », que rien, dans leur apparence, ne différencie des humains véritables, se mêlent à ceux-ci sans qu’on ait le moyen de les identifier. Pire que cela, certains d’entre eux croient être des êtres humains à part entière et agir pour le bien de l’humanité jusqu’à ce qu’ils découvrent (certains avec horreur) qu’ils sont des cylons et n’ont jamais été autre chose que cela.

On le voit, tout cela va très loin, beaucoup plus loin que ceux qui ne connaissent pas (et disent « ne pas aimer) la science-fiction peuvent l’imaginer : cette série aborde des sujets moraux, philosophiques, mythologiques et religieux qui nous amènent à réfléchir sur la destinée de notre espèce. Il y a même dans  une dimension environnementaliste non négligeable car il s’avère, à la toute dernière fin (si toutefois on peut parler de « fin » avec ce type de séries), que ce sont les humains les seuls responsables de ce qui leur arrive, leur première erreur ayant été de détruire leur propre planète et leur seconde de créer les Cylons. On en viendrait même à plaindre ces pauvres Cylons, comme on plaint les robots-humains abandonnés par leurs « maîtres » dans IA (Intelligence artificielle), le terrifiant film de Steven Spielberg qui m’a laissé un goût tellement amer que je ne peux y repenser sans en avoir froid dans le dos tellement les « humains » (et non les robots) s’y montrent inhumains. Au fond, les Cylons, créés par l’homme, ne sont responsables de rien et en tout cas pas de la destruction de l’humanité qui ne peut s’en prendre qu’à elle-même si elle s’est autodétruite.
La réalisation

Là encore, BSG est un chef d’œuvre de duplicité. Le plus intéressant est ce qui se passe dans l’espace, car les scènes qui se déroulent sur terre (ou plus exactement sur les planètes des 12 Colonies) sont assez peu travaillées. Le parti pris des décors est unique à cette série : la technologie que l’on voit à bord du vaisseau est volontairement dépassée, le matériel d’un autre âge, les parois usées, comme sur un vieux rafiot… Les costumes sont au diapason et semblent appartenir à un film des années 50. Pourtant, les images de synthèse jouent à plein lorsqu’on aborde le monde des Cylons et les combats qu’ils livrent aux humains n’ont rien à envier à des techniques actuelles.

Distribution

Quant aux personnages, ils sont tous ambivalents et, justement parce qu’ils sont ainsi, particulièrement attachants et intéressants : on se demande comment l’acteur qui joue le rôle de l’amiral Adama, (Edward James Olmos), a pu faire carrière dans le cinéma car, à la différence de son fils Lee ‘Apollo’  il n’a rien d’un apollon, avec son visage vérolé et son corps avachi, mais il est parfait dans le rôle du chef militaire ; son second, le colonel Saul Tigh (Michael Hogan) est un pochtron de 1ère qui est fou amoureux de sa garce de femme, Ellen, qui le fait cocu avec le premier mâle qui passe. Par contre, il y a quelques très beaux spécimens d’humains (Lee ‘Apollo’ Adama, le fils de l’amiral avec lequel il entretient des relations conflictuelles, interprété par Jamie Bamber ; Karl C. ‘Helo’ Agathon, interprété par Tahmoh Penikett, etc…) Mais celle qui a la plus belle plastique est sans conteste une « cylonne », portant successivement le nom de n°6, Caprica, etc. interprétée par la sublime Tricia Helfer. Cette actrice sait insuffler à son personnage de Cylon-humain à la fois l’impitoyable dureté du robot et la fragilité et le doute de l’être humain. C’est, dans un genre différent, une autre Summer Glau. C’est aussi une actrice qui se démarque tellement de ses consœurs américaines, archi-formatées, qu’une fois qu’on l’a vue, on ne peut ni la confondre avec une autre ni l’oublier.  

Le rôle tenu par Mary McDonnell, promue "présidente des douze colonies", est lui aussi extrêmement complexe et intéressant : à l'origine, simple ministre de l'éducation, elle est promue par les circonstances à un rôle suprême où elle doit représenter le pouvoi civil, a priori éclairé, face au pouvoir militaire, représenté par l'Amiral Adama. Mais au fur et à mesure que la situation se dégrade sur le vaisseau Battlestar et que les conditions d'exercice du pouvoir deviennent de plus en plus difficiles, on aura l'occasion à plusieurs reprises de se demander qui est le plus éclairé des deux, du militaire ou du civil.

La musique

La musique de la série a été écrite par Bear McCreary. Dans un des nombreux bonus des DVD (pour une fois, presque tous intéressants), ce musicien très connu dans le milieu du cinéma et des séries TV (il a réalisé – tiens donc ! - la bande originale des Chroniques de Sarah Connor, entre autres et de Twilight), il explique comment il a travaillé pour cette série, avec des orchestres symphoniques, des musiciens d’instruments traditionnels, etc. Toutes ses créations ne sont pas à la hauteur de la bande son de BSG si l’on fait abstraction de la répétitivité des scènes de combat, certaines parties musicales confinent au sublime et contribuent beaucoup au fait que l’on n’a aucune peine à se croire sur un « viper » lancé dans le vide intersidéral à la poursuite des terribles Cylons ou à bord d’un vieux rafiot de combat fissuré mais luttant vaillamment pour sauver ce qui reste d’humanité.

Conclusion

Vous l’aurez compris, cette série est vraiment réservée aux amateurs de science-fiction « pure et dure » mais, si vous l’êtes, vous serez happé par elle comme on l’est par un trou noir. Quant à ceux qui sont (ou se croient) imperméables à ce genre, je ne peux rien faire pour eux si ce n’est leur redire qu’ils passent à côté de beaucoup de choses en s’interdisant par principe de regarder (ou de lire) de la science-fiction.  

mardi 29 avril 2014

2001 L'ODYSSEE DE L'ESPACE de Stanley Kubrick (1968)


[1ère version de ce texte publié sur Overblog : 05/11/2010, revu et augmenté le 29/4/2014]

2001 l'Odyssee de l'espace est un film de science-fiction de Stanley Kubrick sorti en 1968. Le scénario a été écrit par Stanley Kubrick et Arthur C. Clarke à partir d’une nouvelle de Clarke intitulée "La Sentinelle". Parallèlement au tournage, A. C. Clarke rédigea le roman « 2001 : l'Odyssée de l'espace », qui sortira après la sortie du film.

Synopsis

Il est difficile de présenter un tel film car il ne rentre dans aucun cadre. Le qualifier simplement de "film de science-fiction" est réducteur et injuste pour une oeuvre aussi ambitieuse.

Néanmoins, si l'on veut résumer, le scénario traite de plusieurs rencontres entre humains (ou humanoïdes, dans la toute première séquence) et de mystérieux monolithes noirs à différents moments de l’évolution humaine.

A chaque fois, la découverte de ces monolithes marque une étape pour l'humanité. Les monolithes, de grands parallélépipèdes de couleur noire, ne portent aucune inscription et sont indestructibles. On suppose qu'ils ont été placés (sur Terre, puis sur la Lune, puis en direction de Jupiter), à la fois pour indiquer à la civilisation qui les a implantés qu'une nouvelle étape de l'évolution humaine a été franchie, mais aussi à entraîner l'humanité un peu plus loin.

Dans la dernière étape, qui se déroule en 2001, des astronautes entreprennent le voyage vers Jupiter, dans un vaisseau dont le véritable pilote est un super-ordinateur dénommé Hal (ou Karl dans la version française) qui est le seul à connaître le but de la mission. Comme Karl juge les humains inaptes à la mener à terme, il entreprend de les tuer un à un avant d'être "débranché" in extremis par Dave, l'un des survivants. 

Ce film va bien au-delà d'un simple film de science-fiction : en effet 2001, l'Odyssée de l'espace nous interroge sur notre devenir, sur la place de la technologie et de l'intelligence artificielle dans notre évolution, ou encore sur la perspective d'une vie (ou du moins d'une intelligence) extraterrestre.

Le film est resté célèbre par sa précision scientifique, ses effets spéciaux révolutionnaires pour l'époque, ses scènes ambiguës, son usage d'œuvres musicales au lieu d'une narration traditionnelle, et le rôle secondaire qu'occupent les dialogues dans l'intrigue. La bande-son mémorable du film a été conçue par Kubrick comme une association entre le mouvement de rotation des satellites et ceux des mouvements de la valse (« Le beau Danube bleu » de Johann Strauss). II en va de même du poème symphonique de Richard Strauss « Ainsi parlait Zarathoustra », qui ouvre le film, afin d'aborder le concept philosophique nietzschéen du surhomme, mentionné dans le poème philosophique éponyme.

Réception

Lors de sa sortie, le film de Kubrick, trop révolutionnaire pour l'époque, n'a pas été une réussite commerciale. Le grand public, qui s’attendait à voir un film de science-fiction dans l'esprit de ce qui se faisait en 1968, a été désarçonné et n'a pas compris la portée de la réflexion d'un Kubrick qui voulait entraîner ses spectateurs dans une réflexion sur le devenir et l’évolution de l’humanité.

Mais pour moi, pour qui Arthur C. Clarke est, avec Ray Bradbury, un scientifique et l'un des plus grand auteurs de science-fiction en même temps qu'un humaniste hors pair, 2001 l’Odyssée de l’espace restera "le" chef d'œuvre absolu de Stanley Kubrick et un très grand film. Le grand danger des films en général et les films de science-fiction en particulier, c'est qu'ils vieillissent souvent mal. Celui-ci n'échappe, hélas pas à la règle, non dans son esthétique, mais pour sa réalisation, très (trop) lente : la séquence des humanoïdes au début est la plus pénible en plus d'être passablement ridicule (on a tellement fait mieux depuis avec les images de synthèse !) et la scène finale du voyage à travers les galaxies aurait pu être largement écourtée sans nuire au propos du réalisateur.

Cependant, bien que 2001 soit depuis longtemps derrière nous, et bien que les films de science-fiction aient, depuis, fait des progrès spectaculaires, on doit reconnaître que 2001 l'odyssée de l'espace  était  un film visionnaire : certaines images sont toujours aussi belles et les questions posées n'ont toujours pas trouvé de réponse (en trouveront-elles d'ailleurs jamais une ?). Mais la question cruciale qui se pose avec de plus en plus d'acuité de nos jours, outre l'émotion que l'on ressent lors du "débranchement" de Karl,  est celle de la compétition entre l'intelligence artificielle et le cerveau humain. C'est aussi la question qui est posée dans la série des Terminator

Quant à la fin, elle reste toujours aussi énigmatique.


La bande son

J’ai aussi été extrêmement sensible à l'utilisation si particulière de la musique, depuis les 1ères images avec l'ouverture tonitruante d' « Ainsi parlait Zarathoustra » de Strauss, en passant par l’envoûtant mouvement du « Beau Danube bleu » accompagnant la valse lente de la station spatiale sur fond de ciel noir, toujours aussi décalé et nostalgique, et les éprouvantes stridulations de Ligetti  qui souligne de façon géniale la quête initiatique de l'humanité.

vendredi 8 novembre 2013

GRAVITY d'Alfonso Cuaron (USA-2013)


Film américain de science-fiction réalisé par Alfonso Cuaron, sorti fin octobre 2013.

Synopsis


Lors d'une mission de routine, l'équipage, sorti pour réparer le module spatial, est victime d'un bombardement de débris. Tous sont tués et le module en partie détruit, à part deux astronautes, Matt Kowalski (George Clooney), un commandant aguerri, et le Dr. Ryan Stone (Sandra Bullock), un médecin, dont c'est la première mission dans l'espace. Arrachés au module, ils dérivent dans l'espace, tentant de rallier la station spatiale internationale (ISS). Mais elle aussi a subi de graves avaries et a été évacuée. Sur les deux modules de secours, un seul est encore en état. Matt se sacrifiera pour que sa collègue survive et revienne sur terre. 

Mon opinion sur ce film 


M'étant, d'une part, fié aux bonnes critiques que j'avais lues sur ce film dont certaines (et non des moindres !) n'hésitent pas à le comparer à 2001, l'odyssée de l'espace ou Avatar, j'ai été extrêmement déçu par ce que j'ai vu. J'ai été d'autant plus déçu que j'avais beaucoup aimé l'un des précédents films d'Alfonso Cuaron, De grandes espérances. Il faut dire que depuis ce film, qui remonte à plus de 15 ans, le réalisateur ne s'est pas illustré par des chef-d'oeuvre, sa seule gloire ayant été la réalisation formatée de l'un des épisodes d'Harry Potter (Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban (2004), qui n'est ni le pire ni le meilleur de la sage du jeune sorcier.  

Pour en revenir aux critiques laudatives, elles sont la majorité. Des Cahiers du Cinéma (« Le grand spectacle renoue ici avec des notions primitives de distance et de proximité, de coupe impossible et de plénitude du temps, qui ont toujours constitué le substrat du « réalisme » de l’expression cinématographique ») à  Première (« La 3D a rarement été aussi justifiée et Cuarón en repousse les limites avec une virtuosité technique d'autant plus efficace qu'elle se fait totalement oublier »), en passant par Le Journal du Dimanche ( « Houston, on a un chef d'œuvre. Préparez-vous à une expérience sensorielle inédite »), ou encore Ecran Large (« Un film unique dans l’Histoire du cinéma. Du jamais vu à voir impérativement sur un très, très grand écran. L’expérience sensorielle la plus aboutie jamais filmée. A la sortie, on envie déjà tous ceux qui vont la vivre pour la première fois »), elles sont toutes élogieusesIl faut beaucoup chercher pour en trouver quelques-unes de négatives. 

- « Alfonso Cuarón (...) n'atteint ni la perfection géométrique, l'hermétisme sublime de "2001 : l'Odyssée de l'espace", de Stanley Kubrick, ni le spiritualisme, la lancinante métaphysique de "Solaris", d'Andrei Tarkovski. Rapporté à ces deux références, le scénario de "Gravity" est minuscule. » (Télérama)

Quant à Charlie Hebdo, il est le seul à traduire en partie, ce que j'ai ressenti en voyant ce film  :

-  « Qu'on ose invoquer "2001" ou encore "Avatar" pour évoquer cet honnête survival, sorte de croisement entre « Mission to mars » de De Palma (...) et « The Descent », produit, sinon de la consternation, en tout cas de la stupéfaction. »

Je rejoins même entièrement cette deuxième opinion. Certes, on en a plein les yeux grâce à la 3D (on se demande d'ailleurs ce que peut donner un tel film en 2D !?) : c'est même pratiquement à mon sens sa seule justification car le scénario est inexistant, les dialogues indigents, quant au jeu des acteurs, Sandra Bullock est aussi expressive que C3PO, l'androïde protocolaire de Star Wars, en beaucoup moins drôle. Car le film souffre en outre d'un manque total de l'humour ou de la distanciation qui permettent d'endurer certains scenarii un peu pesants. Enfin, le film (qui en réalité ne dure qu'1.30 H) m'a semblé durer une éternité. Car, dans les deux premiers tiers, il ne se passe rien. On flotte gentiment dans l'espace en écoutant les plaisanteries débiles que fait Matt, le chef de la mission, en laissant se débrouiller comme elle peut le Dr. Ryan avec la mécanique. D'autant plus que ce n'est pas son métier puisqu'on nous dit qu'elle est médecin (et non mécanicien) ! Heureusement que tout s'accélère dans la dernière partie, après que les astronautes aient été bombardés par des débris d'un satellite russe. Il s'agit alors de survivre à l'espace. Mais ce n'est pas pour autant que l'on ressent de l'empathie pour le personnage de Ryan qui manque sérieusement de charisme.

Quant au réalisme, que certains critiques ont cru voir dans ce film, je regrette d'avoir à dire que je ne suis pas de leur avis : comment, en effet, peut-on seulement imaginer confier une telle mission (même s'il s'agit d'une mission de routine) à une spationaute débutante dont l'état psychologique laisse à désirer (elle vient de perdre sa fille unique de 3 ans dans un accident). Autre invraisemblance de taille : lorsque le Dr. Stone arrive sur terre et se débarrasse de son scaphandre, elle nous apparaît aussi fraîche qu'une rose, sans la moindre échymose, alors qu'elle vient de passer plusieurs heures à être projetée par des forces de  plusieurs g, écrasée contre des obstacles en métal, qu'elle a failli être gelée dans son scaphandre, puis grillée lors de la rentrée dans l'atmosphère et enfin noyée lors de l'amerrissage... Sans être un grand spécialiste des vols spatiaux, on peut pour le moins avoir un sérieux doute sur la vraisamblance de cette scène ! 

Certaines critiques citées comparent sans rire ce film à "Avatar", à "Solaris" ou même à "2001, l'Odyssée de l'espace". C'est oublier que ces films (même l'hermétique "Solaris") ont une autre dimension philosophique que celui-ci n'a pas. Avatar, au-delà du message écologique (qui peut n'avoir pas convaincu), est empreint d'une poésie et d'une esthétique insurpassée. Rien à voir non plus avec le troublant "Solaris" qui est un film difficile, abscons, qui en a désarçonné plus d'un et n'a pas convaincu la majorité, mais qui pose des questions passionnantes sur la mémoire, sur le souvenir et sur la folie. Quant au film de Kubrick, c'est un chef d'oeuvre absolu qui restera à jamais inégalé aussi bien par son esthétique que par son propos en forme de labyrinthe. Il n'y a rien de tel dans Gravity. 

Mon classement : 3/5