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jeudi 3 novembre 2016

THE MORTAL INSTRUMENTS (USA-2013)



The Mortal Instruments : La Cité des ténèbres (The Mortal Instruments: City of Bones), est un film fantastique germano-canado-américain réalisé par Harald Zwart et sorti en 2013. C'est l'adaptation de La Coupe Mortelle, le premier roman de la série littéraire La Cité des ténèbres de Cassandra Clare.

Synopsis

Clarissa « Clary » Fray (Lily Collins), quinze ans, est une adolescente ordinaire qui vit à New York avec sa mère Jocelyne (Lena Headey) peintre, et son père adoptif, Luc (Aidan Turner). Lors d'une soirée dans le Pandemonium, un club new-yorkais où elle s’est rendue avec son meilleur ami, Simon (Robert Sheehan), elle assiste à une scène effrayante : trois personnes habillées de noir assassinent de sang-froid un jeune homme sans que personne ne semble voir ce qui se passe. Simon, lui, n’a rien vue et ne comprend pas sa réaction. Choquée, elle rentre chez elle mais ne dit rien à sa mère. Le lendemain, alors qu’elle prend un café avec Simon, elle reconnaît dans la rue l’un des assassins de la boîte de nuit qui semble l’attendre. Il s’appelle Jace et il lui dit que le jeune homme qu’elle a vu exécuter devant ses yeux était un démon. Pendant ce temps, sa mère est agressée chez elle par deux brutes accompagnées d’un molosse. Par téléphone, Jocelyne met en garde sa fille et lui recommande de ne pas revenir à la maison mais Clary, affolée, rentre chez elle pour trouver sa mère absente et l’appartement dévasté. Le molosse laissé par les deux agresseurs se transforme en monstre devant se yeux et la pourchasse à travers la maison. Pour s’en débarrasser, elle met le feu à l’appartement. Mais cela ne suffit pas car le démon se reconstitue devant elle jusqu’à ce que Jace, qui l’a suivie, le tue avec une arme spéciale. Puis il les entraîne, Simon et elle, jusqu’à l’Institut, un endroit à cheval sur plusieurs dimensions dirigé par Hodge (Jared Harris). Clary et Simon font alors connaissance des amis de Jace, Isabelle et Alec Lightwood (Jemima West et Kevin Zegers) qui sont, comme lui, des Chasseurs d’Ombres. Clary découvre alors tout un monde fantastique qu’elle n’imaginait pas, celui des Chasseurs d'Ombres et des Créatures Obscures telles que les vampires, les loups garous et les démons. Accompagnée de Jace, d’Isabelle et d’Alec, Clary va tenter de libérer sa mère de l’emprise de Valentin Morgenstern (Jonathan Rhys-Meyers).

Accueil

Le film a été un échec commercial ne récoltant que 70 millions de dollars de recettes pour un budget de 60 millions de dollars.

Critiques

Le film a reçu des critiques négatives, recueillant 12% de critiques positives, avec une note moyenne de 3,9/10, sur le site agrégateur de critiques Rotten Tomatoes. Sur Metacritic, il a obtenu un score de 33/100.

À la suite de l'échec du film au box-office mondial, l'adaptation du deuxième roman intitulé L'Épée mortelle (City of Ashes en V.O), le producteur a annoncé qu’il renonçait à son adaptation au cinéma. A la place, il a été produit une série télévisée en 13 épisodes, intitulée Shadowhunters (Chasseurs d’Ombres). La série est réalisée par McG [Joseph McGinty Nichol], qui a à son actif le film Terminator Renaissance (2009), à mon avis l’un des meilleurs opus de la saga. Le tournage de Shadowhunters, avec une distribution totalement nouvelle de celle du film, a commencé en mai 2015 à Toronto (Canada) et la 1ère saison, composée de 13 épisodes, est diffusée sur la chaîne câblée américaine Freeform depuis le 12 janvier 2016. Une 2ème saison, composée de 20 épisodes, est en cours de production. Elle sera diffusée sur la chaîne Freeform à partir de début 2017.

Mon opinion sur ce film


Je n’avais pas vu ce film lors de sa sortie au cinéma. Je l’ai finalement vu en DVD. J’ai bien aimé le 1er tiers du film, disons jusqu’à la rencontre de Clary et de Jace, qui m’en a rappelé d’autres où des adolescents, qui mènent une vie apparemment normale se trouvent projetés dans un monde fantastique parallèle au nôtre où ils doivent s’affronter à des forces surnaturelles. C’est le pitch de départ de la plupart des sagas pour adolescents, que ce soit Harry Potter, Twilight, ou Percy Jackson. Le problème avec ces films, tous adaptés de sagas littéraires, c’est que les choses dérapent très vite et que l’on finit par être sursaturés d’effets spéciaux et de situations totalement improbables, avec monstres, mutants et autres créatures fantastiques démoniaques. Avec celui-ci, on se laisse cependant embarquer grâce à l’humour dont font preuve les personnages, celui de Jace, en particulier, très au second degré, ce qui donne lieu à quelques dialogues amusants. Parmi les acteurs, j’avais déjà remarqué dans MisfitsRobert Sheehan, plutôt sage dans ce rôle, par rapport à celui qu’il tient dans la série anglaise, mais aussi Lena Headey (qui jouait le rôle de Sarah Connor (dans la mini-série, prequel à la saga des TerminatorLes Chroniques de Sarah Connor). J’ai découvert un acteur étonnant : Jamie Campbell Bower. D’après sa filmographie, j’ai vu qu’il avait joué un petit rôle, passé inaperçu, dans Harry Potter, celui de Gellert Grindelwald adolescent, ou dans Twilight (il jouait le rôle du glaçant Caïus, le vampire millénaire de la famille Volturi), mais, dans ce dernier film, il excelle dans le rôle de Jace et on ne voit que lui, à telle enseigne qu’fait totalement oublier la prestation très moyenne de Jonathan Rhys-Meyers, que j’ai connu mieux inspiré. Encore un mot d'un autre jeune acteur, Kevin Zegers (qui joue le rôle d'Alec). Eclipsé dans ce film par Jamie Campbell Bower, je pense qu'il a du potentiel, pour autant qu'on lui donne à l'avenir la possibilité d'exprimer son talent.

samedi 13 septembre 2014

LES TUDORS série historique (2007-2010)


Les Tudors (The Tudors) est une série télévisée historique réalisée en coproduction par les télévisions canadienne et irlandaise. Elle compte 4 saisons de 38 épisodes de 52 minutes. Créé par Michael Hirst, elle a été tourné en Irlande. Elle a été diffusée sur Arte à partir de 2007. 

Présentation

Le fait que Les Tudors soit une coproduction canado-irlandaise et non britannique a peut-être permis aux scénaristes de prendre des libertés (Ô combien !!!) que n'auraient pas pris les "Sa Gracieuse Majesté" avec leur histoire.

On n'attendait pas Jonathan Rhys Meyers en Henry VIII d'Angleterre tant nous en avons gardé de ce roi l'image d'un ogre vieillissant, énorme et bouffi par les excès de tout ordre qui l’achevèrent. A sa mort, à 56 ans, d'un ulcère infecté, il pesait 178 kg, ce qui, de nos jours est considéré pour de l'obésité morbide, même pour un homme de haute taille, puisqu'il mesurait 1,83, ce qui le faisait apparaître comme un géant pour ses contemporains.   

Le jeune acteur irlandais incarne Henri VIII au début de son règne, alors qu'il était appelé à succéder à 18 ans à son père décédé subitement. Ses débuts furent d'autant plus difficiles qu'on le maria, contre sa volonté, et pour des raisons purement politiques, à l'austère Catherine d'Aragon, qui, pour arranger les choses, était sa propre belle-mère puisqu'elle était la veuve de son père ! O tempora, o mores où la raison politique était la loi et passait par-dessus toute autre considération.

Comme de nombreux autres monarques, le jeune Henry dut affronter, dès son accession au pouvoir, les grands du royaume qui, plus encore en Angleterre qu’ailleurs, croyaient pouvoir manipuler à leur guise ce tout jeune homme sans expérience. Cette réalité des débuts du règne d’Henri VIII est fidèlement rendue.

Jonathan Rhys Meyers incarne à merveille ce jeune monarque, plein d'énergie, insistant peut-être un peu beaucoup (trop à mon avis) sur son attrait pour le sexe qui s'explique aussi en partie par le fait que son épouse officielle était beaucoup plus âgée que lui et d’une pruderie qui ne convenait pas à un jeune homme débordant de vitalité. En outre, elle était espagnole, très portée sur la religion et sur la morale et on peut comprendre que, dans ces conditions, le monde qui les séparait.

Une fois le premier choc de voir le beau Jonathan RhysMeyers incarner Henry VIII, on apprécie une réalisation dégagée de tout complexe et où l'on n'a lésiné ni sur les décors, ni sur les costumes, qui sont somptueux.

Mais la série n'est pas, loin de là, « tous publics », tant en raison de certaines scènes ouvertement sexuelles qu'en raison d'autres, même si elles correspondent aux mœurs de l'époque, d'une cruauté à laquelle on n'est pas habitué dans une série télévisée grand public.
C'est dommage car, si les producteurs avaient été un peu plus modérés dans ces deux domaines, cela aurait permis de montrer de manière nettement plus ludique que dans des manuels poussiéreux une partie de l'histoire de l'Angleterre à des élèves ou des étudiants de langue et de littérature anglaise (tout en rectifiant certaines libertés prises par la série comme certains faits omis - ou de  pure invention - ainsi qu'une chronologie par moments parfaitement arbitraire). Les spécialistes reconnaissent cependant que l'œuvre reste, dans ses grandes lignes, proche de la vérité.

Outre l'acteur qui joue Henri VIII, la distribution est particulièrement soignée avec des acteurs de grand talent, notamment Sam Neill dans le rôle du cardinal Thomas Wolsey, Jeremy Northam dans celui de l'érudit Thomas More, Max von Sydow dans le rôle du cardinal Von Waldburg ou Peter O'Toole dans celui du Pape Paul III ainsi qu'une pléiade de jeunes acteurs moins connus mais tout aussi sympathiques comme l'ami intime d'Henry III, Charles Brandon (Henry Cavill qui faillit jouer le rôle-titre du beau vampire Edward Cullen dans Twilight, ce qui aurait sans doute été une promotion pour lui, en tant qu'acteur, mais une erreur de casting manifeste).

Quant aux costumes et aux décors, ils sont tout simplement sublimes. Le problème, avec cette série, est sa durée. Quatre saisons, là où deux auraient amplement suffi, c'est beaucoup trop. En effet, quelles que soient ses qualités, on est très vite lassé de voir se répéter, saison après saison, les mêmes scènes de chasse, de repas, de réceptions mondaines, de ballets (on finit par être saturé de menuets !!!) et de coucheries...

samedi 30 août 2014

MATCH POINT de Woody Allen (USA-GB 2005)

Match point est un film américano-britannique dramatique, réalisé par Woody Allen et sorti en 2005. 

Synopsis

Le film commence avec l'embauche de Chris Wilton (Jonathan Rhys-Meyers), jeune et séduisant prof de tennis d'origine modeste, dans un club huppé de Londres. Ses bonnes manières lui permettent de s'intégrer rapidement parmi les sociétaires du club. Il sympathise entre autres avec Tom Hewett (Matthew Goode), richissime "fils à papa" venu parfaire son tennis.

Chris aime l'opéra et se cultive en lisant les classiques comme Dostoïevski car il a compris que son talent au tennis et son aisance ne seront pas suffisants pour le faire accepter dans la haute société. Il a compris que la culture peut être un précieux sésame pour se faire admettre dans le cercle fermé de la "hupper middle-class".

Comme les Hewett disposent d'une loge permanente à Covent Garden, Tom invite Chris à une soirée à l’opéra. Chris est ébloui par ce monde dont il a toujours rêvé de faire partie. Lors de cette première soirée, il rencontre la sœur de Tom, Chloé (Emily Mortimer), une jeune femme, candide et superficielle. Elle tombe immédiatement amoureuse de ce jeune homme, bien sous tout rapport. Chris ne se fait pas prier pour céder à ses avances. Est-il sincère ? Peut-être... mais il voit surtout dans cette opportunité une chance pour lui d'accéder à une condition plus élevée que son actuelle situation. Après le fils et la fille, Chris sait se faire apprécier des parents et l'idée d'en faire leur gendre ne les effarouche pas. Il devient leur familier et a désormais régulièrement ses entrées à l'opéra. Ils l'invitent en week-end dans leur domaine familial où, entre deux parties de chasse et d'équitation, on s'ennuie avec élégance.

C'est lors de l'un de ces interminables week-ends que Chris fait la connaissance de Nola Rice (Scarlett Johansson), la fiancée de Tom, une actrice américaine qui n'a pas réussi à faire carrière en Amérique et est venue à Londres pour trouver du travail. Chris est physiquement attiré par elle, plus qu'il ne l'est par sa propre fiancée. Mais il sait aussi où sont ses intérêts : s'il rompait maintenant avec Chloé, il pourrait faire une croix sur son mariage.  C'est d'autant moins le moment de rompre avec Chloé que le paradis est à portée de main : le père de Tom lui propose un poste à responsabilité dans une de ses entreprises. Or Chris n'est pas prêt à renoncer à ses projets d'ascension sociale et la raison l'emporte sur la passion. Chris accepte donc d'épouser Chloé et devient membre à part entière de la famille Hewett et de tout ce qui va avec : l'appartement et les costumes de luxe, les belles voitures, les sorties à l'opéra, etc. La seule ombre au tableau, c'est que Chris et Chloé, malgré tous leurs efforts, ne peuvent avoir d'enfant.

Or, son futur beau-frère et ami, Tom, à quelques jours d'épouser Nola, sa fiancée, la rejette cyniquement pour en épouser une autre, mieux vue de ses parents et mieux en accord avec le niveau social de sa famille.

Nola, désemparée, retourne aux USA mais elle revient à Londres pour son plus grand malheur et celui de Chris. Le hasard, qui est omniprésent dans les films de Woody Allen, les fait se rencontrer à la Tate Modern, un grand musée d'art contemporain de Londres où Chris a rendez-vous avec sa propre femme, passionnée d'art moderne et qui envisage d'ouvrir une galerie.

Bien que marié et apparemment heureux avec Chloé, Chris, sachant que Nola est désormais "libre", ne réfrène plus son attirance pour elle et laisse libre cours à la passion qu'il a éprouvée dès leur première entrevue. S'instaure alors entre eux un trouble jeu de "cinq à sept" que Chris vit de plus en plus mal, jusqu'au jour fatal où Nola lui annonce qu'elle est enceinte de lui et, le sachant malheureux avec sa femme, exige qu'il divorce, reconnaisse leur enfant et vienne vivre avec eux.
Chris, mis dans une situation impossible, harcelé par Nola,  et voyant le piège se refermer, n’hésite pas avant de prendre sa décision : il opte pour la sécurité et décide de se débarrasser de sa maîtresse. Pour y parvenir, il élabore un plan diabolique.

Malgré les doutes de la police, son plan réussit et il ne sera pas inquiété. Mais il continuera son existence dorée rongé par le remords et la culpabilité.

Mon opinion sur ce film

Le scénario avait été parfait presque jusqu’au bout mais tout dérape à la fin. Tout allait bien tant que Woody Allen se contentait de traiter le thème de la comédie de mœurs où l'on sait qu'il excelle, mais il est nettement moins convaincant lorsqu'il tente maladroitement de "faire du Hitchcock". Dans la "vraie vie", son héros, pour malin et sympathique qu'il soit (car, malgré tous ses mensonges, sa veulerie et le fait qu'il soit un assassin, on ne parvient pas à le trouver antipathique), on a du mal à croire que, dans la réalité, il ne se soit pas fait coincer. Tout cela est un peu trop "gros" pour paraître plausible. Alors que l'inspecteur démonte devant nous, spectateurs, qui connaissons l’assassin, le plan machiavélique de Chris, il ne va pas jusqu'à le confondre, abandonnant un peu trop facilement les pistes qui l'auraient immanquablement condamné (analyses ADN qui auraient prouvé que Chris était le père de l'enfant, carnet intime de Nola, etc.) On m’objectera qu’il en est de même avec un autre film, que j’adore, Le talentueux Mr Ripley où Matt Damon, à chaque fois que lui-même (et nous avec) croit qu’il va être confondu, la menace tombe d’elle-même.

Sans doute les fans de Woody Allen n'en voudront pas trop à leur cher génie pour son échec manifeste sur ce plan car il ne cache pas que son propos n'était pas celui de réaliser un thriller mais plutôt de développer ses sujets de prédilection : le double-jeu, la satire sociale (la réussite repose moins sur le mérite personnel que sur la faculté de "rentrer dans le rang" et de se plier aux bons usages) et... l'élément hasard (celui-ci est ici souligné, comme un clin d'œil, par deux plans très réussis où l'on admire la patte du maître : tout au début du film, la balle de tennis hésitant sur le haut du filet avant de retomber de l'autre côté et, à la fin, la bague volée à la vieille dame hésitant à son tour, sur la rambarde métallique des quais de la Tamise avant de basculer du côté opposé). Ces deux détails feront en fait toute la différence entre la culpabilité et l'innocence du héros.

Heureusement cependant que le film est porté par d'excellents acteurs (Jonathan Rhys-Meyers est un impeccable "Rastignac de la City", Scarlett Johansson, dont le double-jeu - à la fois provocante, fragile et révoltée -  s'avèrera fatal, et Emily Mortimer, touchante dans sa candeur limpide et un peu fade...)

La bande son répétitive de l'interprétation par Caruso de l'air de Donizetti "Una furtiva lagrima", dans un enregistrement grinçant à souhait, fournit un contrepoint tragique à cette histoire d'adultère par ailleurs assez convenue. 

Tout cela se laisse regarder mais ne fait cependant pas un "grand" Woody Allen. Je reste persuadé que ce film n'aurait pas obtenu toutes les récompenses qu'on lui a décernées (César du meilleur film étranger, Golden Globe du meilleur film dramatique, meilleur réalisateur, meilleur scénario, etc.)  s'il n'avait été signé par un aussi prestigieux réalisateur à qui la profession ne peut rien refuser.

mardi 12 août 2014

LES ORPHELINS DE HUANG SHI film de R. Spottiswoode (2008)



Les Orphelins de Huang Shi (The Children of Huang Shi) est un film dramatique historique réalisé par Roger Spottiswoode. Il est sorti en France le 11 juin 2008.

Synopsis

Le film est inspiré de l’histoire vraie de George Aylwin Hogg, un journaliste anglais, correspondant de l’Associated Press, qui assista au conflit sino-japonais (1937-1945). Avec l’aide d’une infirmière américaine  (inspirée de la néo-zélandaise Kathleen Hall) et d’un résistant chinois, il sauva la vie de 60 orphelins chinois en les conduisant pendant plus de 1100 km en suivant la route de la soie à travers la Chine orientale et la chaîne montagneuse de Liu Pan Shan, pour se mettre hors d'atteinte de l'armée impériale japonaise.
Distribution (acteurs principaux)
  • ·         George Hogg : Jonathan Rhys-Meyers
  • ·         Mrs. Wang : Michelle Yeoh
  • ·         Chen Hansheng : Chow Yun-fat
  • ·         Lee Pearson : Radha Mitchell
Mon jugement sur ce film

Je n’aime pas trop les films de guerre mais j’ai regardé celui-là, qui passait hier soir sur France Ô, parce que le rôle principal était tenu par Jonathan Rhys-Meyers, un acteur que j’apprécie particulièrement. Il y joue le rôle de Hogg, le journaliste qui sauve les enfants et mourra du tétanos un mois avant la fin du conflit. Radha Mitchell, dont le visage et les expressions m’ont plusieurs fois évoqué Nicole Kidman, quant à Michelle Yeoh, qui a incarné magnifiquement la résistante birmane Aung San Suu Kyi  dans The Lady de Luc Besson, elle joue ici, avec une classe sans égale, le rôle d’une tenancière de fumerie d’opium au grand coeur.  

J’ai trouvé ce film, qui raconte des événements réels, absolument magnifique, non seulement pour ses paysages à couper le souffle (dans la 2ème partie) mais pour son contenu. Une fois de plus je suis en désaccord profond avec la critique négative de Mathilde Blottière dans Télérama :

«Gentiment pompier, Les Orphelins de Huang Shi déploie artillerie lourde et pathos à grande échelle. A chaque séquence ou presque, sa terrible leçon de vie, portée par des personnages faussement ambigus et vraiment lisses : le journaliste n'a aucun défaut si ce n'est l'intrépidité, l'infirmière est un intimidant monument d'abnégation et de courage... Reste que Roger Spottiswoode (Under fire, Demain ne meurt jamais) demeure un bon faiseur, capable de réussir des scènes d'action à couper le souffle (la tuerie de Nankin, notamment) et de tirer le meilleur parti des paysages grandioses. Même boursouflée, la fresque demeure efficace, sauvée par le rythme et la science du récit. »

Quel dommage car, pour une fois que France Ô ne nous sert pas une énième resucée de « Plus belle la vie » ou de « Pablo Escobar », on aurait eu la chance de voir un beau film.  

samedi 9 août 2014

Jonathan RHYS-MEYERS (acteur irlandais)


Jonathan Rhys-Meyers, né Jonathan Michael Francis O'Keeffe le 27 juillet 1977 à Dublin, est un acteur, chanteur et mannequin irlandais.

Biographie

Il est le fils de Geraldine Meyers et du musicien John O'Keeffe. Il tient son nom de scène du nom de sa mère, Meyers.
Né avec une grave maladie cardiaque, il passe les premiers mois de sa vie à l'hôpital et ses parents décident de le faire baptiser peu de temps après sa naissance, pensant qu'il ne survivra pas. Sa famille emménage dans la ville de Cork alors qu'il n’est âgé que d’un an. Il a trois jeunes frères, Jamie, Alan, et Paul, tous musiciens professionnels, et deux sœurs, Sharon et Maria, toutes aussi musiciennes.
Ses parents se séparent quand il a trois ans. Sa mère l'élève, lui et son frère Alan, alors que ses deux autres frères partent vivre chez leur grand-mère avec leur père. Le 20 novembre 2007, il perd sa mère d'une maladie foudroyante.
Etudes
Après des études chaotiques (il est renvoyé de son collège à l’âge de 16 ans), il passe beaucoup de temps à traîner dans des salles de billard. C’est dans une de ces salles, à Cork, que des agents de casting à la recherche d’un garçon pour le film irlandais La Guerre des boutons le repèrent et l’invitent à une audition. Même s’ils ne lui attribuent pas le rôle, ils lui conseillent vivement de poursuivre une carrière d’acteur.
Peu après, il décroche son premier rôle au cinéma avec A Man of No Importance (1994). En 1996, il figure dans le film sur le révolutionnaire irlandais, Michael Collins. Trois ans plus tard, il incarne le cowboy psychopathe Pitt Mackeson dans Chevauchée avec le diable, de Ang Lee. Il apparaît ensuite aux côtés de Parminder Nagra et Keira Knightley, dans Joue-la comme Beckham, en 2002. La même année il donne la réplique à Reese Witherspoon dans Vanity Fair, la foire aux vanités. Il partage l’affiche du film Alexandre, d’Oliver Stone, avec son compatriote Colin Farrell.
En 2005, Rhys Meyers joue dans le film de Woody Allen, Match Point, pour lequel il reçoit un Trophée Chopard au Festival de Cannes. En 2006, il apparaît dans Mission impossible 3. En 2007, ce sera August Rush aux côtés de Keri Russell sous la direction de Kirsten Sheridan. Suivront au cinéma, respectivement en 2008 et 2009, Les Orphelins de Huang Shui puis Le Silence des ombres, avec Julianne Moore sous la direction des Suédois Måns Mårlind et Björn Stein. 2010 verra arriver From Paris with Love (réalisé par Pierre Morel) dans lequel il donne la réplique à John Travolta. Il fait aussi la publicité pour Hugo Boss cette même année.
À la télévision, Rhys-Meyers a joué dans des séries comme Gormenghast (2000) ou le téléfilm Elvis : Une étoile est née, en tant qu’Elvis Presley où la ressemblance avec le chanteur est surprenante, aux côtés de Rose McGowan. Ce rôle lui valut une nomination aux Emmy Awards, et un Golden Globe. Il est également la vedette de la série Les Tudors, où il joue le jeune roi Henri VIII entre 2007 et 2010. Sa performance lui vaut une nomination pour le Golden Globe du meilleur acteur dans une série télévisée dramatique, en 2007 et en 2008.

En 2012, il joue dans le film Albert Nobbs de Rodrigo García, retrouvant dans le rôle-titre l'actrice Glenn Close avec laquelle il avait déjà joué dans le téléfilm Le Lion en hiver. Il y côtoie également l'actrice et chanteuse Maria Doyle Kennedy, qui interprétait sa première épouse dans la série télévisée Les Tudors. Toujours en 2012, il joue le rôle de Solal dans Belle du Seigneur, d'après le roman d'Albert Cohen, aux côtés de Natalia Vodianova, Ed Stoppard et Maria Bonnevie.
En 2013, il fait également plusieurs apparitions dans le clip "Elements (Orchestral version)" de Lindsey Stirling, réalisé à l'occasion de la série Dracula dans laquelle il tient l'un des rôles principaux, série premièrement diffusée sur NBC aux États-Unis en novembre 2013. Il joue également le rôle de Valentin Morgenstern dans le film The Mortals Instruments où son rôle n'est pas à la hauteur de son talent.

Musicien

Jonathan Rhys Meyers est aussi chanteur et guitariste. Il est apparu dans un certain nombre de rôles musicaux. Son premier rôle est celui de la rock star Brian Slade dans Velvet Goldmine (1998), trois des chansons qu'il a chantées ("Hot One", Baby's On Fire et Tumbling Down) figurent sur la bande sonore du film. Il a brièvement chanté dans la version TV du film La Splendeur des Amberson. En 2007, dans le drame musical August Rush, Rhys Meyers a incarné à l’écran un chanteur-compositeur, Louis Connelly, et est crédité de quatre chansons sur la bande sonore - Pause, Moondance, Something Inside et This Time. Sur les quatre, This Time et Break ont été nommées dans la catégorie meilleure chanson originale à la 80e cérémonie des Oscars.

Filmographie

A 37 ans seulement, la filmographie de Jonathan Rhys-Meyers, est impressionnante et compte à ce jour, près de 50 films même si tous les rôles qu'il a interprétés ne sont, hélas, pas inoubliables.

1994 : A man of no importance
1996 : The killer tongue : Rudolph
1996 : The disappearence of Finbar : Finbar Flynn
1996 : Michael Collins
1996 : Samson and Delilah
1996 : The Tribe
1997 : The maker : Josh Minnell
1997 : Telling Lies in America: Kevin Boyle
1998 : The governess
1998 : Velvet Goldmine : Brian Slade
1999 : The loss of sexual innocence : Nic
1999 : B. Monkey : Bruno
1999 : Ride with the devil : Pitt Mackeson
1999 : Titus : Chiron
2000 : Gormenghast : Finelame
2001 : Sex Trouble
2002 : Prozac Nation : Noah
2002 : Happy now : Mark Wraith
2002 : La Splendeur des Amberson
2002 : Joue-la comme Beckham : Joe
2002 : The tesseract : Sean
2002 : Octane
2003 : Seule la mort peut m'arrêter (I'll sleep when I'm dead)
2003 : The emperor's wife : Chamberlain
2003 : The Lion in Winter (TV)
2004 : Vanity fair, la foire aux vanités de Mira Nair : George Osborne
2004 : Alexandre d'Oliver Stone : Cassandre
2005 : Elvis : Une étoile est née
2005 : Match Point de Woody Allen : Chris Wilton
2006 : Mission impossible 3 de J. J. Abrams : Declan Gormley
2007 - 2010 : Les Tudors (série) : Henry VIII
2007 : Brönté
2007 : August Rush : Louis Connelly
2008 : LesOrphelins de Huang Shui (The Children of Huang Shi)
2009 : FromParis with love de Pierre Morel: James Reese
2011 : Le Silence des ombres de Måns Mårlind et Björn Stein
2012 : Belle du Seigneur de Glenio Bonder : Solal
2012 : Albert Nobbs de Rodrigo García: Viscount Yarrell
2013 : The Mortal Instruments (La Cité des ténèbres) de Harald Zwart
2013 : Panda Eyes de Isabel Coixet : John
2013 : Dracula (série sur NBC) : Dracula
2015 : Stonewall de Roland Emmerich

vendredi 30 mai 2014

FROM PARIS WITH LOVE de Pierre Morel (FR-2008)




From Paris with love est un film d'action français réalisé en 2008 par Pierre Morel avec Jonathan Rhys-Meyers et John Travolta sur un scenario de Luc Besson et Adi Hasak.

Synopsis

James Reese (Jonathan Rhys-Meyers) est un jeune homme bien sous tous rapports qui travaille comme assistant personnel de l'ambassadeur des Etats-Unis à Paris. En raison de la position qu'il occupe à l'ambassade, il fait de petites missions pour les services secrets américains mais il rêve de devenir un "vrai" agent spécial.

L'arrivée de Wax (John Travolta), un drôle de type complètement déjanté qui ne passe pas inaperçu, lui en donnera l'occasion. Sans qu'il ait le temps de protester, James se retrouvera entraîné à la suite de Wax dans une expédition punitive contre le cartel chinois de la drogue.

Mais cette opération en cache une autre. En réalité, Wax est à Paris, non pour s'occuper du trafic de drogue dans les milieux chinois, mais pour James Reese.

En effet, James est sur le point d’épouser Carolyn (Kasya Smutniak). Or la belle est en réalité une terroriste qui utilise le naïf James pour arriver à ses fins. Dans quelques jours, elle a prévu de commettre un attentat suicide lors d'un sommet international qui doit se tenir dans la capitale française. Malgré ses sentiments pour elle, James Reese l'abattra in extremis avant qu'elle ne commette l'irréparable.

Mon opinion sur ce film

J’avais très envie de voir ce film car j'aime beaucoup Jonathan Rhys-Meyers. Le film aurait pu être une réussite car tous les ingrédients étaient pourtant réunis pour faire un bon film d'action : de bons acteurs (John Travolta, qui surprend à chaque nouveau rôle, Jonathan Rhys-Meyers, toujours aussi beau et craquant dans celui du jeune agent naïf et amoureux), un scénario intéressant, même s'il ne brille pas par son originalité, un cadre idéal, celui de la capitale française qui fait rêver le monde entier... De l'action (beaucoup), de l'humour (pas mal) mais, hélas, la sauce ne prend pas... 

Le film aurait gagné à jouer sur le contraste de la mise en parallèle du Paris-carte postale et des images d'action mais, à part la Tour Eiffel, on ne voit rien de Paris à telle enseigne que l'action aurait pu se dérouler dans n'importe quelle ville du monde. Alors, pourquoi avoir intitulé ce film "From Paris with love" ???  Le titre en rappelle un autre, Midnight in Paris, de Woody Allen. Mais dans ce film, qui est à mon avis l’un des meilleurs du réalisateur américain, ce dernier a su faire de Paris un personnage à part entière, en nous replongeant dans les différentes époques qui ont marqué la mode, la littérature, la musique et la peinture avec juste assez de nostalgie et de distance pour réussir, sinon un chef-d'oeuvre, du moins un excellent film. Rien de tel, hélas, avec From Paris with love. Quand on a la chance de disposer d'acteurs aussi talentueux, il est dommage que l'on n'en profite pas davantage. En fait, on reste toujours dans l'action et le superficiel. J'aurais aimé que les relations entre James et Wax soient approfondies, de même que celles entre James et Carolyn, que leur psychologie (qui n'est qu'effleurée) soit plus travaillée (on ne nous dit nulle part pourquoi Carolyn est devenue une terroriste ni pourquoi James est fasciné par le destin d'agent secret...) 

Il est vrai que le scénario est de Luc Besson qui privilégie, une fois de plus la violence et l'action au détriment de la psychologie de ses personnages.  

lundi 20 mai 2013

AUGUST RUSH

[Article rédigé en novembre 2008]



August Rush est un film musical américain de Kirsten Sheridan sorti en 2007. Avec Freddie Highmore, Jonathan Rhys-Meyers et Robin Williams.

Synopsis

August Rush (Freddie Highmore) est orphelin. Il a un talent inné pour la musique et est persuadé que, s'ils entendent la symphonie qu'il a composée pour eux, ses parents le reconnaîtront où qu'ils soient.

Le film

J'attendais impatiemment la sortie de ce film en France mais il n'est jamais sorti, du moins dans notre bonne ville d'Aubenas. Je voulais surtout voir ce que donnait l'interprétation de Freddie Highmore, que j'avais découvert dans le rôle de Peter aux côtés de Johnny Depp dans le magnifique Neverland.
Bien entendu les fines bouches feront ce que l'on attend d'eux, la grimace : trop de bons sentiments, de situations tirées par les cheveux, d'invraisemblances et on comprend assez vite comment tout cela se terminera, en "Happy end" à l'américaine.
Mais en ce qui me concerne, j'aime bien les bluettes et je vais au cinéma pour rêver, pas pour voir des horreurs et en être marqué pendant des jours.


Je n'ai en tout cas pas été déçu par la prestation du jeune Freddie, que j'ai trouvé époustouflant, comme savent l'être les enfants-acteurs. Il faut aussi voir son interview dans le bonus : une maturité et une lucidité incroyable ! Il faut aussi saluer les prestations des autres enfants, le petit garçon noir qui découvre August dans la rue et l'amène à son "rabatteur" (Robin Williams) et la petite choriste noire, Hope, qui est fabuleuse (Jamia Simone Nash).

Quant à Jonathan Rhys-Meyer, il est excellent en rocker et sa prestation est, elle aussi, étonnante quand on sait qu'il joue vraiment et chante les chansons du film (qui sont toutes très belles).

J'ai beaucoup apprécié la photo. Les plans sont très travaillés et cela nous change de l'amateurisme de certains films français... Je reste très admiratif devant cette manière efficace de faire du cinéma, quels que soient les autres reproches que 'on peut faire à nos amis américains...

Le seul dont la prestation m'ait un peu déçu, c'est Robin Williams. Il nous a habitué à tellement de bons rôles qu'on aimerait qu'il soit toujours au niveau de l'acteur que l'on a aimé dans le Cercle des poètes disparus, Will Hunting ou Mrs. Doubtfire. Mais, dans le rôle de Maxwell 'Wizard' Wallace, il est mâtin à souhait et émouvant dans sa déchéance, comme au fond l'était le Fagin d'Oliver Twist.